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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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10 mars 2017

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !  Un petit village classé parmi les plus beaux villages de France se cache en Ariège à la limite départementale de l'Aude. Je vous propose une escapade en Ariège à la découverte de ce village au passé historique et religieux important pour la région au moyen âge.

Je constate que vous appréciez mes reportages, qu'ils ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus, et si vous avez des idées d'articles futurs, contactez moi... Merci de faire suivre à vos relations l'adresse de mon site  www.belcaire-pyrenees.com

Je vous souhaite une bonne découverte.

 

Le village de Camon se situe à 101 km de Toulouse, 43 km de Foix, 55 km de Carcassonne, 31 km de Limoux, 124 km de Narbonne, 153 km de Béziers et 210 km de Cahors.

Camon entre Mirepoix et Puivert en passant par Chalabre (des villages dont un reportage leur a été consacré sur mon site, voir les sommaires), Montségur tout proche, vraiment un secteur où il y a de quoi éveiller en vous une passion d'historien.

Camon proche de la base de loisirs de Léran-Montbel. La voie verte en Pyrénées cathares (GR7) vous permet de rejoindre le village de Chalabre à pied. Le village de Léran le fief de la famille de Lévis.

Blason du village de Camon (Ariège).

Une vue aérienne du village de Camon.

Camon et son abbaye avec jardins en terrasse.

Camon est une commune limitrophe avec le département de l'Aude région Languedoc-Roussillon, le village s'est construit dans un méandre de l'Hers-Vif.

En 2013, la commune comptait 152 habitants. L'évolution du nombre d'habitants a connu son apogée en 1831 avec 628 habitants que l'on appelle les Camonais et Camonaises.

La commune fait partie de l'association Les plus beaux villages de France.

          

Camon, à gauche, la tour clocher fortifié de l'abbaye datant du XIVème siècle. A droite, porte d'entrée à l'abbaye du XIIème siècle, au moyen âge s'était l'entrée principale de village.

Camon, l'ancienne abbatiale.

Camon, les fortifications au Nord de l'abbaye avec sa tour carrée, rue des Remparts.

Toponymie : l'adjectif gaulois cambos,  camba,  cambon, paraît issu le substantif masculin cambo-, qui se retrouve sous cette forme ou celle de chambo, plus ou moins déclinés à la latine, dans les textes du moyen âge, et a donné généralement en France Cambo, Cambon ou Chambon, précédés ou non de l'article ; ce substantif devient au féminin Camba ou Cambe, en français Cambe ou Cambre, Chambe ou Chambre, parfois Champ, avec ou sans article ; le neutre Cambonum, qui est peut-être une contraction de Cambodunum, donne ordinairement Chambon, quelquefois Camon. (Dictionnaire archéologique de la Gaulle : Cambonum in pago Tolosano, Camon (Ariège).

Camon, le village aux mille rosiers.

Camon, une rue du village.

Le marché de Mirepoix tout proche du village de Camon.

Camon, ancienne fontaine du village.

Lors de la création des départements, Camon fut compris dans l'Aude et fut réuni à l'Ariège en 1794. Camon fait parti du canton de Mirepoix (Ariège), à 13 km au sud-est de cette ville, sur la route de Mirepoix  à Quillan, un petit monastère, dit de Notre-Dame de Camon.

Le village de Camon vu côté Sud.

Le village de Camon vu côté Nord avec la chaîne pyrénéenne au fond.

Camon a conservé avec ses vieilles maisons de style renaissance, dont l'une n'est autre que la maison du prieur, son église et son couvent, un cachet archaïque que l'on retrouve dans presque toutes les localités des environs ; les Bénédictins du couvent de Camon, si puissants au moyen âge, se partageaient avec les seigneurs de Chalabre et de Mirepoix, la suzeraineté de ces régions.

Le village de Camon, l'abbaye placée sous l'invocation de la Vierge Marie.

Camon, porte en arc du XIIème siècle, entrée de la citadelle.

Camon, rue verdoyante et ombragée du village.

Camon, porte d'accès à l'abbaye avec ses fortifications.

On pénètre dans la vieille citadelle par une porte en arc surmontée d'une petite vierge en pierre, et en remontant une petite rue, on arrive au pied d'un vieux perron.

Camon avec ses remarquables restes du passé religieux et féodal permet d'admirer du haut de la terrasse de l'abbaye, le beau panorama qui se déroule sur la vallée de l'Hers, petit cirque en cet endroit, limité par les collines boisées, arrosé par le cours méandreux de la rivière.  

Camon, le pont sur l'Hers à l'Ouest de village.

Camon, l'abbaye vue du pont sur l'Hers.

Camon, une vue sur l'abbaye et la chaîne pyrénéenne.

La tradition veut que ce soit Charlemagne qui ait, en 778, fondé un monastère sur cette petite éminence rocheuse située dans une courbe de l'Hers, placé sous l'invocation de la Vierge Marie et dénommé à l'origine : Sancta Maria monasterii Cambionis, l'abbaye fortifiée fut bâtie par la suite, donnée en 943 à l'abbaye de Lagrasse. Au XIIème siècle elle en devint un simple prieuré. La première enceinte fortifiée fut édifiée à la même époque, ainsi que le château de Montaragou. Le 18 juin 1279, l'abbaye avec ses fortifications fut détruite par la rupture du barrage de Puivert, qui emporta également Mirepoix et les autres villages de la vallée. En 1494, le village et son abbaye sont de nouveau mis à sac, cette fois par une bande de pillards.

Camon, une vue sur l'abbaye côté Ouest.

Camon, une vue sur l'abbaye côté Nord.

Camon, une vue sur l'abbaye côté Sud-Ouest.

Camon, une vue sur l'abbaye côté Sud-Ouest.

Camon, une vue sur l'abbaye côté Sud-Ouest.

    

Camon, à gauche, la rose est omniprésente dans les ruelles du village. A droite, rue Charlemagne.

Camon, l'abbaye et ses remparts côté Nord.

Camon, la porte de l'horloge autrefois entrée principale du village fortifié.

Camon, la porte de l'horloge autrefois entrée principale du village fortifié.

    

Camon, autres vues de la porte de l'horloge avec sa tour clocher.

C'est Philippe de Lévis-Mirepoix, évêque de Mirepoix et prieur de Camon, qui va reconstruire au début du XVIème siècle l'ensemble des bâtiments que l'on voit aujourd'hui, dont le rempart du village. Entre 1560 et 1570, le cardinal Georges d'Armagnac, alors prieur de Camon, termine l'enceinte en y accolant une tour ronde.

Camon, l'ancienne abbatiale.

Camon, la tour clocher de l'abbaye avec ses contreforts côté Nord.

 

L'ANCIEN PRIEURÉ, ANCIENNE ABBATIALE DE LA NATIVITÉ DE LA VIERGE ET LES REMPARTS 

Lorsqu'on arrive à Camon, que l'on appelle aussi la "petite Carcassonne", on ne peut rater cette imposante bâtisse à l'architecture sévère. La légende veut que cette abbaye bénédictine fondée au VIIIème siècle ait été construite sur ordre de Charlemagne en 778. Quoi qu'il en soit, le premier acte mentionnant ce palais fortifié date de 943 comme simple couvent dépendant de la puissante abbaye de Lagrasse, dont au XIIème siècle elle est devenue un prieuré simple. Le pape Jean XXII (1316-1334), après avoir créé l'évêché de Mirepoix le 27 septembre 1317, décréta, par une bulle du 17 juillet 1318, que douze moines de Lagrasse viendraient mener la vie régulière au prieuré de Camon. Le prieur était seigneur féodal des habitants de la localité, ainsi que l'établit un acte d'hommage des gens de Camon au prieur Jordan de Roquefort, daté du 9 juin 1311, existant dans les archives de M. le duc de Lévis-Mirepoix. Des documents du 8 avril 1326, 16 mars 1331, le janvier 1356, montrent ce dignitaire de l'Eglise accomplissant ses fonctions de seigneur féodal, pour autoriser des paysans à faire moudre du grain ailleurs qu'à Camon, pour transformer des redevances en rentes annuelles, pour consentir et régulariser des baux de location.

   

Camon, à gauche la tour clocher. A droite, l'entrée de l'abbaye avec le chevet de l'église au fond.

Camon, l'abbaye et ses remparts côté Nord-Ouest.

Camon, la cour intérieur de l'ancien couvent.

L'ensemble conventuel fut abandonné et détruit en 1420 à la suite des troubles qui marquèrent cette période, le pape Alexandre VI donna ce prieuré de Camon à Philippe de Lévis, devenu évêque de Mirepoix (1497-1537) aux termes d'une bulle du 3 novembre 1498, confirmée par une seconde du 21 juin 1501, il entreprit, vers 1504, une reconstruction et une extension du prieuré et de l'église qui s'achevèrent en 1535. Il y fit installer un mobilier et des stalles, en 1515. Les bâtiments du prieuré, protégés par la rivière, furent défendus par une enceinte irrégulière dont on voit une grande partie le long du mur nord. Philippe de Lévis évêque de Mirepoix et prieur de Camon fit dresser les tours, mais les murs furent surélevés au moment des guerres de Religion. Les tours sont bâties à la fin du XVème siècle. À la fin du XVIème siècle, au moment des guerres de Religion, on surélève les murs. Il subsiste de l'enceinte principalement le mur nord. La forteresse du méandre, en référence au cours de l'Hers-Vif, fut fortifiée à trois reprises. Les vestiges de l'église et des remparts sont inscrits Monuments historiques.

La façade à 3 étages est percée de fenêtres de style Renaissance.

Camon, l'ancien couvent.

    

Camon, la cour intérieur de l'ancien couvent.

La porte d'entrée imposante, à deux battants, est surmontée d'une imposte ornée d'une grille en fer forgé et précédée d'un palier dans le mur duquel on peut admirer une croix romane sculptée en pierre avec encorbellement. Ce palier est précédé de sept marches.

Cette immense demeure, a conservé son dallage de forme spéciale qui pave le vestibule. C'est un assemblage de briques rouges placées de champ, et les dessins du carrelage sont coupés de briques de couleur noire.

A gauche par des baies ouvertes sur une cour, on aperçoit l'église, avec des fenêtres trilobées du meilleur style et des murs bâtis en pierre taillée, le tout du XIVème et du XVème siècle.

A droite sont établis les appartements de l'abbaye que l'on traite aujourd'hui de château : un cabinet de travail, où l'on remarque sur les murs, et au plafond des sculptures Louis XV (attributs de musique, école espagnole), un salon dont les murs sont recouverts de tapisseries, œuvre des religieux de Camon, et représentant les quatre saisons ; ces toiles sont remarquablement bien conservées, d'un bleu camaïeu et brun sépia, elles font un ensemble très gai ; une salle à manger meublée dans le style Louis XVI, dont les murs sont ornés de peintures naïves ; deux salles voûtées en ogive avec arcs doubleaux font suite à la vaste cuisine ornée d'un fourneau en pierre datant des moines et d'une belle collection d'ustensiles de cuisine en cuivre.

    

Camon, les fortifications de l'abbaye au Nord, rue des Remparts.

Camon, accès Nord à l'abbaye.

    

Camon, à gauche, accès à la cour intérieur à l'abbaye côté Nord. A droite, le clocher avec ses contreforts et une première ligne de muraille défensive.

    

Camon, les fortifications de l'abbaye au Nord, rue des Remparts.

Un escalier à dalles très larges et à cage très spacieuse amène au premier étage dont les ouvertures sont en pierre de taille à arc surbaissé ; les appartements sont spacieux avec des plafonds à caisson. On y trouve une salle voûtée en berceau, dont les murs récemment dépouillés de la couche de plâtre qui les cachait, montrent des peintures à fresque du génie italien. A côté, grande salle dite du Prieur avec un plafond à caissons reliés par des poutres merveilleusement sculptées, touillées et peintes de fleurs de l'époque Louis XV. Au milieu, superbe cheminée en pierre. Cette salle est pavée de petits carreaux XVIIème siècle. Une terrasse ouverte vers le midi permet d'admirer un splendide panorama sur la vallée de l'Hers et les collines boisées qui en limitent le cours.

    

Camon, à gauche, le clocher avec ses contreforts. A droite, la tour Nord-Ouest à l'angle de la rue de la poste.

    

Camon, à gauche, la rue des Remparts situé au Nord. A droite, le clocher et le chevet de l'église avec ses contreforts. 

Camon, porte de l'église autrefois abbatiale.

Cette vieille demeure est entourée de fortifications ou plutôt de murs d'enceinte. Le Prieuré de Camon était un monastère de l'ordre de Saint-Benoît situé sur les bords de la rivière de l'Hers, dédié à Saint-Sauveur et à la Vierge. On lit dans l'histoire des Ariégeois de Duclos que "d'après d'anciens manuscrits, l'Eglise et le monastère furent bâtis par Charlemagne à son retour d'Espagne". Le Prieuré de Camon existait en réalité depuis le commencement du Xème siècle. La première année du règne du roi Raoul, en 929, le Prieuré reçut une donation de Tendad et de Béliarde, sa femme.

Avant la grande réforme de la deuxième moitié du XIème siècle, plusieurs monastères lui avaient été déjà soumis. Ainsi, dès l'année 943, un archidiacre de Toulouse du nom de Sulpice avait rattaché à Lagrasse le monastère de Sainte-Marie de Camon, en Toulousain.

    

Camon, le clocher de l'église et son chevet, entrée Ouest. 

    

Camon, ancien couvent de l'abbaye et le château.

A cette époque donc, il était gouverné par l'abbé Sulpice auquel appartenait le fond sur lequel il était construit. Comme dit ci-avant, ce même Sulpice le soumit en 943 à l'abbaye de Lagrasse au moment où Sunarius était abbé de Lagrasse à condition de jouir, sa vie durant, du couvent, sous l'autorité de l'abbé de ce monastère.

Après sa mort, son neveu Bernard devait le régir de même, et après lui un autre Sulpice. Ils devaient professer la règle de Saint-Benoît. Après la mort de ces trois abbés, le pouvoir de l'abbé de Lagrasse fut absolu.

Le premier abbé de Camon choisi par l'abbé de Lagrasse en 999 fut Etienne qui était à la tête de Camon avec douze religieux. Arnaud fut abbé au moment du partage entre Pierre Roger, évêque de Girone et comte de Carcassonne, et Roger Bernard, comte de Foix. Camon avait encore titre d'abbaye ; l'évêque se la réserva avec celle du Mas d'Azil en1034.

En 1068, Camon est considéré comme une simple prévôté dépendant de Lagrasse avec Rigaud comme prieur dans est mentionné comme comptant parmi les possessions de Lagrasse.

L'ÉGLISE

L'église faisait partie du système défensif de la ville, sa façade nord étant appuyée sur les murs d'enceinte. Étroite et longue, l'église est resserrée entre les bâtiments claustraux et le chemin de ronde. Le clocher fortifié carré du XIVème siècle, soutenu par deux contreforts d'angle. L'état actuel date des XIVème et XVIème siècle.

Camon, le chevet de l'église avec ses contreforts, côté Ouest.

Le prieuré devint, à dater de 1580 l'apanage des cadets de la Maison Villemeur-Pailhès, le baron de Pailhès était gouverneur du comté de Foix et ami du roi Henri de Navarre (1572-1610), futur roi de France (1589-1610) ce qui évita la destruction.

Détruite en 1420 à la suite des troubles qui marquèrent cette période, elle fut reconstruite par Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix (1497-1537). En 1566, l'église fut incendiée accidentellement par les gardes du prieur Georges d'Armagnac. En 1660, elle est réparée ; mais ce n'est que vers 1699 que les bénédictins de Saint-Maur se réinstallent et entreprennent de refaire le mobilier. À la Révolution, elle est en partie détruite. Elle ne sera restaurée qu'au début du XXème siècle.

L'église de Camon, porte les armes de Philippe de Lévis et que l'on rencontre reproduites dans un certain nombre d'endroits : clef de voûte de l'abside, vitraux, etc.

L'église n'a rien conservé de l'ancienne abbatiale et de la reconstruction réalisée sous Philippe de Lévis. La reconstruction de 1699 n'a rien modifié à ses dispositions. L'édifice étroit et long est resserré entre les bâtiments claustraux au midi et le chemin de ronde au nord. Pour y pénétrer il faut suivre un étroit passage qui fait communiquer la porte nord avec les maisons du village. Les moines, quant à eux, entraient par un petit couloir, au sud, situé entre la chapelle et la sacristie.

L'église a une abside ronde sans transept ; elle a été complétée de deux chapelles latérales construites en 1661 et en 1664, ainsi que deux sacristies : celle du nord n'étant que le rez-de-chaussée du clocher carré.

Cette église possède un retable en bois doré avec colonnes en bois à torsades, des stalles gothiques en chêne sculpté. Seul, le chœur est voûté. Il est de style gothique élégant, il est ajouré par des vitraux de l'époque de Philippe de Lévis. La clé de voûte et ses vitraux portent les armes des Lévis et la légende SPES MEA DEVS.

Camon, la clé de voûte de l'église la nativité de la Vierge, porte les armes des Lévis.

L'église possède un bénitier en granit de forme polygonale sur le pourtour brisé duquel sont sculptés : JESVSMARIE-JOSEPH.

On y trouve encore une petite croix pastorale en argent et fleurdelisée qui a dû renfermer des reliques, données par Monseigneur et Prieur, Philippe de Lévis. Dans la grande chasse de Saint-Félicien, relique obtenue de Rome par Monseigneur de Lévis "une boîte en argent carrée avec le mot PAX et la couronne d'épines".

L'abbé Duclos dans son ouvrage "l'Histoire des Ariégeois" reproduit cette couronne qu'il considère comme le sceau des Bénédictins en 1620 ; "c'est une couronne d'épines et dans l'intérieur une croix grecque dont la branche horizontale est formée par le mot PAX, les extrémités de la branche verticale par une fleur de lys en haut, trois clous en bas".

Une grande croix en fer forgé est appendue très-haut dans la nef à droite. À gauche, sculptés dans le mur, on voit les quatre évangélistes avec leurs attributs.

Il existe aussi dans une chapelle la tombe des derniers abbés.

Il existe aux archives du château de Léran 47 pièces authentiques ou parchemins intéressant l'abbaye et l'église de Camon.

Le clocher carré, de style roman, un petit escalier à vis de 118 marches permet d'accéder à la porte d'entrée du clocher qui renferme quatre cloches. La plus ancienne date de 1513 et a été offerte par Philippe de Lévis, deux autres cloches datent du XVIIème siècle et la plus récente du XIXème siècle.

Il fut découvert en 1908, chez Maître d'Esperonnat, notaire à Tuchan (Aude), au milieu de ses minutes, un sceau en bronze ayant appartenu au prieuré de Camon. En voici sa description :

Le sceau en question porte l'inscription circulaire suivante : + S : CVRIE : BEATE : MAIE : DE : CAMONE = + Sceau de la Cure de la bienheureuse Marie de Camon.

Il y a sur l'autre face un renflement central, terminé par un trèfle ajouré dans le style du XIVème siècle et destiné à faciliter l'apposition sur la cire.

Un autel, un tabernacle à ailes et un petit retable en bois doré, accompagnés de plusieurs toiles-peintes présentent aux visiteurs un décor de qualité. Aménagements intérieurs et décors datent du XVIIIème siècle. La voûte du chœur, le bénitier, le maître-autel sont classés.

 

Camon, secteur rue Charlemagne et la Terrasse.

    

Camon, ancienne porte médiévale avec son clocher, accès à la zone fortifiée.

    

Camon, et ses ruelles pleines de charmes.

Camon, la rue des Remparts.

Camon, ruelles étroites et ombragées.

    

Camon, ruelles étroites et ombragées, belles rénovations de maisons à colombages, caractéristiques au Moyen-âge.

    

Camon, ruelles étroites et ombragées, ancien couvent.

LE CHÂTEAU DE CAMON

Les appartements de l'abbaye que l'on nomme "château" possèdent de riches aménagements intérieurs du XVIIIème siècle qui témoignent de la puissance de ce lieu religieux. Actuellement la bâtisse est un hôtel.

Camon, salon du XVIIIème siècle, une des pièces de château, aujourd'hui aménagé en hôtel.

LE JARDIN D'AGRÉMENT DE L'ABBAYE DE CAMON

Le jardin d'agrément de l'abbaye de Camon, propriété privée, est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel (documentation préalable).

Camon, les jardins de l'abbaye.

Camon, les jardins de l'abbaye.

LA MAISON DES PÉNITENTS BLANCS

Une façade ornée de symboles théologaux : l'ancienne chapelle des pénitents blancs du XVIème siècle ; elle est aujourd'hui privée et habitée.

LA MAISON HAUTE

Ancienne tour des remparts, intégrée au système défensif du bourg fortifié, la maison haute fut transformée au XVIIème siècle en demeure seigneuriale. Aujourd'hui privée et habitée, elle est inscrite au Monuments historiques.

Camon, la maison Haute.

COMBAT DE CASTELNAUDARY – Le duc de Montmorency est fait prisonnier le mercredi 1er septembre 1632 suite à de nombreuses blessures. Le maréchal de Schomberg ne voulant pas laisser le duc de Montmorency à Castelnaudary. Il transporter le duc le 05 septembre pour le mettre en lieu sûr au château de Lectoure dont le maréchal de Roquelaure était gouverneur. Il posta aux environs huit cornettes de cavalerie pour la sûreté du prisonnier. Henri de Montmorency fut envoyé devant le Parlement de Toulouse présidé par le garde des sceaux. Sur ordre de Richelieu le parlement le condamna à mort. Le duc fut décapité dans la cour de l'hôtel de ville le samedi 30 octobre 1632.

Selon une légende, dans la maison "haute" à Camon on prétend qu'en 1632 après sa défaite de Castelnaudary par les troupes royales, le duc Henri de Montmorency aurait trouvé refuge jusqu'au jour où il aurait été livré à Richelieu qui lui fit trancher la tête à Toulouse.

Camon, autre prise de vue de la maison Haute.

La Maison Haute du XVIIème siècle, intégrée au système défensif du bourg fortifié présente, sur un puissant soubassement maçonné, un remarquable exemple de mise en oeuvre des techniques du pan de bois et du torchis attribuable au XVIIème siècle. La Maison est un ensemble résidentiel conséquent, réunissant au moins trois propriétés distinctes, installé sur un soubassement à vocation défensive. Il s'agit peut-être d'un programme mixte, à la fois civil et militaire.

LE MÉTIER À FERRER LES BŒUFS

Jadis dans les villages ruraux, il était de tradition de ferrer les bœufs pour éviter l'usure de la corne de leurs sabots. Le ferrage s'effectuait pour les animaux les moins dociles avec un métier à ferrer. Celui de Camon a été utilisé jusque dans les années 1970. Restauré en 1993, il est l'un des rares en état de fonctionner dans la région Midi-Pyrénées.

Vieux métier à ferrer les boeufs en 1905.

Les environs de Camon.

LES CABANES DE CAMON

Une des 120 cabanes en pierres sèches de Camon "La Gaita".

Autre nom donné à ces cabanes : capitelle, l'orthographe capitèle est des plus rares, cette forme francisée de l'occitan capitèl, employé en Ardèche, employé dans les garrigues du Gard, est attestée dès 1620 (sous la forme "cappitelle") en français notarial à Nîmes, où il désigne une cabane de vigne ; propagé par les érudits gardois et ardéchois du XXème siècle, "capitelle" a connu un franc succès et une grande diffusion, supplantant totalement ou partiellement les vocables vernaculaires dans d'autres régions ainsi dans les Pyrénées-Orientales, dans l'Hérault et dans l'Aude et même tendant à prendre le sens générique de "cabane de pierre sèche" dans l'ensemble du Languedoc-Roussillon; le terme capité, employé dans la région du Monastier, en Haute-Loire, est une forme locale de capitèl.

Témoins du passé viticole de Camon, les constructions en pierres sèches ont défié les lois du temps. Au Xème siècle alors que l'abbaye devient possession de Lagrasse, les paysans vont commencer à cultiver les terres autour du village. Pour faciliter la culture de la vigne et des céréales, ils construiront aidés du savoir-faire des moines, terrasses, cabanes, puits, aqueducs en pierres sèches. Ces cabanes et la culture en terrasse seront utilisées jusqu'à l'épidémie du phylloxera à la fin du XIXème siècle. Ces constructions en pierres sèches ont bénéficié d'une attention particulière au travers d'un inventaire et de restauration. On peut les découvrir aujourd'hui lors d'une très agréable balade guidée.

Cabane en pierre sèche de Camon.

A SAVOIR : Un inventaire de titres et de documents historiques de Camon a été réalisé par l'abbé Edmond Baichère le 31 janvier 1790 et 12 août 1791. L'inventaire détaillé fait la liste des meubles et effets du monastère de Camon à cette période (Mémoires de la société des arts et des sciences de Carcassonne 1910).

LISTE DES PRIEURS DE CAMON

Le premier abbé de Camon choisi par l'abbé de Lagrasse en 999 fut Etienne qui était à la tête de Camon avec douze religieux.

- Arnaud fut abbé au moment du partage entre Pierre Roger, évêque de Girone et comte de Carcassonne, et Roger Bernard, comte de Foix. Camon avait encore titre d'abbaye ;

En 1068, Camon est considéré comme une simple prévôté dépendant de Lagrasse avec Rigaud comme prieur.

- Bertrand de Villemur en 1172 plus tard évêque de Toulouse.

- Pierre de Clermonl de 1180 à 1190.

- Palassin de 1221 à 1227.

- Guilhem de la Crouzille qui en 1237 avait des différends avec les seigneurs de Lordat et de Mirepoix ; il vivait encore en 1247.

- Peitavin 1247-1251.

- Pons de Vilar, appelé par l'abbé Duclos : Pons de Villiers en1272 qui en 1273 transigea avec Jean Ier de Bruyères, seigneur de Puivert et de Chalabre, au sujet de certaines rentes.

- Bertrand de Caslelnau, religieux de l'abbaye de Lagrasse 1296-1298.

- Jourdain de Roquefort, 1316-1328.

- Baynaud Foucault 1328-1366 qui devint chapelain du roi Jean le Bon en 1351, succéda à Jourdain de Rochefort. Il eut une querelle avec François et Pierre de Lévis qui avaient tué des vassaux du monastère. Puis vinrent :

- Guilhaume de Folcrand 1336.

- Olivier de Pompilin 1396-1401.

- Bernard de Laroque 1420.

- Bernard de Queysses 1470-1481.

- Ondouin d'Abzac 1482.

- En 1494, l'Église et le monastère étaient ruinés et détruits ; les religieux, manquant de ressources, abandonnèrent le monastère. Seul resta le Sacristain.

- En 1501, Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix depuis l'an 1497, plus tard nommé par François Ier abbé de Lagrasse, fut élu Prieur de Camon.

- En 1538, Charles Bernard d'Enonville, cardinal évêque de Macôn remplaça Philippe de Lévis.

Puis vinrent successivement :

- Georges d'Armagnac 1531-1560, cardinal archevêque de Toulouse.

- Jacques de Villemur, 1580.

- Jacques.de Villemur 1600-1603, son neveu.

- Jacques Philibert de Villemur 1650-1712, par suite de la résignation du précédent.

- Georges de Villemur, 1712-1718.

- Thomas Lavaur, 1720.

Les religieux restèrent au couvent de Camon jusqu'en 1608, à cette époque le monastère fut abandonné, la régularité n'y fut rétablie qu'en 1699 longtemps après l'union de Lagrasse à la Congrégation de Saint-Maur.

Pour les amateurs de photos anciennes en voici quelques unes du village de Camon :

L'abbaye de Camon vu du pont sur l'Hers situé à l'Ouest du village, en 1905.

Camon, entrée de la citadelle porte de l'horloge en 1905.

    Camon, entrée de la citadelle porte de l'horloge en 1905.

        

Camon, à gauche, résidence seigneuriale du XIème siècle, en 1905. A droite, entrée principale de l'abbaye habitée par les Bénédictins dés le VIIIème siècle, en 1905. L'abbaye selon la légende, servit de cachette au duc de Montmorency.

Camon, l'église de l'ancienne abbaye des Bénédictins datant du VIIIème siècle, photo datant de 1905.

Camon, une vue générale du village en 1955.

  

Camon, à gauche, "la maison haute" résidence seigneuriale du XIème siècle, en 1905. A droite, le clocher de l'abbaye datant du XVème siècle, en 1950.

 

Bibliographie :

- Mahul, Carlulaire et archives de l'ancien diocèse de Carcassonne T. 11, p221 et 305.

- Chartrier de M. le duc de Lévis-Mirepoix.

- L'histoire des Ariégeois, par M. l'abbé Duclos.

- Bulletins de la société d'études scientifiques de l'Aude SESA T31.

- Histoire du Languedoc.

- Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale T75.

- Revue d'histoire de l'Église de France.

- Mémoires de la société des arts et des sciences de Carcassonne tome 1.

 

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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15 février 2017

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! J'avais déjà abordé le sujet du château de Durfort lors du reportage sur celui de Termes, mais je m'étais dit qu'un jour je peaufinerai l'article et lui consacrerai un reportage à part entière. Retour dans les corbières, après avoir visité Villerouge –Termenès et Termes, c'est en empruntant cette petite route que j'aperçue émergeant de la cime des arbres ces remparts sortis comme dans un conte de fées. Je me suis arrêté pour prendre quelques photos et tenter de l'approcher, mais dommage le propriétaire n'était pas là pour me donner l'autorisation de visiter les ruines et de prendre des photos plus intimes avec ces ruines pour le reportage. Cette forteresse à vraiment un côté mystérieux, elle mériterait que l'on entreprenne une sauvegarde de ses murs. Vous aussi, si vous voulez faire découvrir votre village audois ou ariègeois, votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de la lecture de cet article et n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage.

Le village de Vignevieille et le château de Durfort se trouve à 132 km de Toulouse, 43 km de Carcassonne, 65 km de Narbonne, 89 km de Béziers, 77 km de Perpignan et 242 km de Cahors.

Au centre de Corbières vous avez des forteresses et abbayes splendides à visiter. C'est un secteur où il faut prendre son temps en empruntant les petites routes dans un magnifique cadre verdoyant au son des cigales. A voir aussi, les châteaux de Termes, de Villerouge-Termenès, Bouisse, Arques, Couiza, les abbayes de Saint-Polycarpe, d'Alet-les-Bains et de Lagrasse. Retrouvez tout ce patrimoine sur mon site en consultant les 3 sommaires.

Dans le secteur du village de Vignevieille et du château de Durfort, deux autres sites intéressants sont à visiter, il s'agit des châteaux de Termes et de Villerouge-Termenès.

Une vue aérienne du village de Vignevieille.

Blason du village de Vignevieille tel qu'il est dessiné dans l'armorial général de France par Charles d'Hozier en 1696.

Blason du village de Vignevieille.

VIGNEVIEILLE

Commune située dans les Corbières au sud-est de Carcassonne, elle compte 99 habitants (2013), en 1831 il y avait 372 habitants c'est l'apogée en nombre d'habitants que l'on appelle les Vignevieillais.

Toponymie concernant le village de Vignevieille : Attestée dans un texte en 1215 sous la forme villa Vinea Vetula. Le nom du village indique qu'elle était l'activité de ses premiers habitants. Dans la France du Moyen Âge ce type de village était souvent situé à proximité d'un établissement religieux afin de produire le vin de messe. Le développement de la vigne dans notre pays doit en effet beaucoup au christianisme car monastères et abbayes s'entourèrent de vastes vignobles.

Le village de Vignevieille.

Le village de Vignevieille, les ruines du château de DURFORT.

Toponymie concernant Durfort : une hypothèse est privilégiée, dans un manuscrit daté de 1093, il est fait mention du castrum quod vocator Durfort, traduction "château qu'on appelle Durfort". Certains l'interprète comme une juxtaposition des adjectifs dur et fort, au sens château fort qui constitueraient une allusion à un ouvrage militaire défensif réputé imprenable.

Le village de Vignevieille, la mairie.

Au XIIème siècle, les seigneurs de Gléon possédaient des biens sis au bourg de Vignevieille. Après la guerre des Albigeois, Alain de Roucy fut seigneur de Vignevieille. Du XIIIème aux XVIème siècles, les de Mage seigneurs de Salsa possède la seigneurie de Vignevieille. Les sieurs de Mage étaient, à la même époque, seigneurs de Nouvelles.

Le village de Vignevieille, fut toujours la propriété de l'abbaye de Lagrasse, elle se consacrait à l'élevage et la culture de céréales. Au XIVème siècle, les habitants n'échappèrent pas aux horreurs de la guerre de Cent Ans (1337-1453) et à l'épidémie de peste Noire (1347-1349). Par contre, ils furent protégés des condamnations abusives prononcées par les tribunaux de l'Inquisition. Même remarque lors des Guerres de Religions (1562-1598) qui virent s'affronter le gouverneur du Languedoc François de Joyeuse qui était aussi abbé de Lagrasse.

La "fontaine de la place" construite en 1897. Elle est constituée d'un bassin rond  en marbre rose de la carrière du Pic de Berlès située sur les Communes de Vignevieille et Salza. Cette Fontaine  monumentale, a en son centre une colonne où est inscrit : République Française 1897, Jouve. Elle coulait en permanence même pendant les années de grande sécheresse mais depuis 2014, le circuit d'eau a été automatisé, l'eau venant à manquer aux habitants.

Le village de Vignevieille, la place de la Fontaine.

Le village de Vignevieille, la place de la Fontaine.

Le village de Vignevieille, la place de la Fontaine.

Le marbre rouge du Pic de Berlès a servi aussi à la réalisation du bénitier de la petite et modeste église romane et l'autel style Louis XV de la chapelle de la Vierge. Cet autel avait appartenu à l'église du château de Durfort. Le pupitre, à ornements gothiques, à pied triangulaire, que l'on remarque dans le sanctuaire, est l'oeuvre d'un des derniers desservants de la paroisse.

Le village de Vignevieille, l'église Sainte Eulalie.

La chapelle Sainte Eulalie de Vignevieille est bâtie en dehors du village, sur une place ombragée par huit magnifiques platanes plantés en 1708. L'église est un édifice roman, vraisemblablement du XIIème siècle qui n'est apparu dans les textes qu'en 1351.

 

LA MAISON DE DURFORT

La communauté du hameau de Durfort était déjà unie à celle de Vignevieille dés le début du XVIIIème siècle. L'ordonnance du roi Charles V, du mois de mai 1366, attribue à Durfort 14 feu d'imposition.

Le château de Durfort est compris dans l'énumération des terres et seigneuries adjugées à Alain de Roucy seigneur de Termes, à titre de fief de l'abbaye de Lagrasse.

Ce château fut entrainé dans le parti des Espagnoles en même temps que celui de Termes, par le capitaine Saint-Aunès qui y commandait.

Une charte du XIème siècle, découverte depuis la publication du P. Anselme, fait mention de Foulques, seigneur de Durfort, au diocèse de Narbonne, vivant en 1050, premier auteur connu de cette maison Durfort Duras.

Donation de Bertrand de Durfort à Saint-Martin-des-Puits en 1093. Bertrand de Durfort reconnaît qu'il a retenu contre le droit l'abbaye de Saint-Martin-des-Puits qu'il avait reçue en héritage de son père Foulque, et décide, en accord avec ses frères et ses cousins, de la donner au monastère de Lagrasse.

Le château de Durfort, émergeant de la végétation abondante du lieu.

Le château de Durfort, les remparts Est de l'extrémité Sud où se trouve la tour.

Le nom de Durfort fut adopté par une branche de la maison de Foix. Lorsque les Anglais furent contraints d'abandonner la Guyenne, ils transportèrent en Angleterre la plupart des chartes de cette province, ainsi que celles des autres provinces du Midi, ce qui rend difficile de rechercher cette première origine, et la filiation qui remonte à la maison de Foix.

Les Durfort avaient le rang le plus distingué parmi les grands seigneurs du comté de Toulouse. Cette famille était tellement considérable que ses branches étaient établies dans les provinces du comté de Foix, dans le Quercy, le Languedoc et la Guyenne. Un grand nombre de localités portent encore aujourd'hui le nom de Durfort, dans les départements du midi de la France, l'Aude, le Gard, l'Ariège, le Lot, et la Lozère.

En 1138, Bertrand de Durfort épousa Melicente, cousine de Gaudefroy de Bouillon, roi de Jérusalem.

En 1163, le seigneur de Terme rend hommage au Vicomte Raymond de Trencavel, pour le château de Durfort.

Bernard de Durfort s'allia à Bernarde de Treilles en 1163.

Guillauniette de Durfort fut mariée en 1270 à Jourdain V, seigneur de l'Ile Jourdain ; en 1032 noble Pierre d'Auriac, seigneur de Durfort, épousa Louise de Couzina.

Le château de Durfort, la façade Ouest. 

Pendant les croisades, les Durfort se distinguèrent à la suite des rois de France. Philippe-Auguste s'embarqua en même temps que Richard Cœur-de-Lion, roi d'Angleterre, pour la croisade qui fut entreprise, en 1190, contre Saint-Jean d'Acre. Le roi de France et le roi d'Angleterre avaient imposé tous ceux de leurs sujets qui ne prendraient pas les armes, de la dîme appelée dîme saladine. Bernard de Durfort se mit à la tête de quelques chevaliers français.

En 1209, début de la croisade des Albigeois. Le seigneur de Durfort se range du coté des cathares par son alliance avec Olivier de Termes son voisin. Il va donc subir une attaque des Barons du Nord.

La guerre des albigeois fournit à la famille de Durfort l'occasion de signaler sa valeur. Cette famille suscita en 1212 une opposition formidable à Simon de Montfort dans les provinces de l'Agenais.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Olivier de Termes (1200-1274), seigneur de Termes était aussi celui de Vignevieille.

Durant les XIIème et XIIIème siècles, les seigneurs de Durfort furent les témoins constants de tous les actes officiels de leurs suzerains, des restitutions faites par les seigneurs les plus puissants du midi au Chapitre de Carcassonne, à l'Abbaye de Lagrasse, à l'Abbaye de Villelongue ; ils assistèrent aux plaids donnés par le comte Alphonse Jourdain, à Toulouse, et plus tard par Raymond Trencavel, vicomte de Béziers. Ils furent témoins des hommages rendus par les seigneurs vassaux à leurs suzerains, ainsi que des traités signés entre le comte de Toulouse et le comte de Foix (1229), de la transaction passée entre Pierre d'Aragon et Raymond, comte de Toulouse (1201). Très puissants eux-mêmes et alliés à d'illustres familles, les Durfort étaient vassaux des seigneurs de Termes, qui prêtent serment à Raymond Trencavel non seulement pour Termes mais aussi pour le château de Durfort.

Le château de Durfort, sa façade Nord-Est.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, sa façade Nord-Est.

Le château de Durfort, l'éperon Nord avec l'échauguette.

Un seigneur redoutable, Robert de Mauvoisin, qui commandait sous les ordres de Simon de Montfort, s'étant emparé de la ville de Marmande, en fut récompensé par un don que lui fit Simon de Montfort, de toutes les propriétés que possédait à Fanjeaux Guillaume Durfort  en 1212.

Le 24 août 1215, à Alain de Roucy lieutenant du chef des Croisés sont adjugés les châteaux de Durfort, Laroque-de-Fa et Tuchan, les villages de Paziols, Maisons, Fauste, Bouisse, sept casals de Cazapié, les villages de Vignevieille, Villaret, Massac, les hameaux de Massaguel, Fourques, Cedeilhan, Couisse, les vallées de Caulière et Caudelière, Aureria et Lauriol, les châteaux de Triviac et Montrouch, la moitié des mines de Palairac et de son terroir, une albergue de deux chevaliers sur chaque casal "acasalé" de Palairac, Quintillan, Lairière et autres lieux du Termenès sauf le bourg de Lagrasse. Simon de Montfort confirme la sentence.

Irrités par cette spoliation les seigneurs du Termenès s'allièrent avec Ollivier de Termes et le fils de Trencavel, et se révoltèrent contre les agissements de Simon de Montfort. Mais ils furent obligés de se rendre et Hugues de Durfort est cité parmi les seigneurs et barons du Termenès qui prêtèrent serment de fidélité au roi.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, le côté Nord-Ouest.

19 novembre 1234, un acte de vente où Guilhem de Durfort, et sa femme Maceldis, sont cités.

 

En juillet 1241, délibération pour un contentieux entre l'abbé de Lagrasse, et son monastère, à Simon de Montfort et à Alain de Roucy, seigneur de Termes. L'abbé et le monastère de Lagrasse assurent que les villages et châteaux de Palairac, Lairière, Quintillan, Triviac, du Taichou, de Boussac et de Maisons et le terroir de Fourques sont de leur propriété et que les villages de Bouisse, Aureria et Lauriol, de Castillou, Fauste, Paziols, le Villaret, Massac, Massaguel, Cedeilhan, la Roque-de-Fa, Caulière et Caudelière, Tuchan, la moitié de Vignevieille et le château de Durfort sont tenus d'eux en fief Simon de Montfort et Alain de Roucy assurent que tout cela relève de la seigneurie de Termes, tombée entre les mains de Simon pour cause de l'hérésie des précédents seigneurs de Termes.

 

Les seigneurs de Durfort avaient adopté les idées religieuses de leurs suzerains ; car, en 1244, Bernard, Pierre-Raymond, Hugues et Guillaume, tous seigneurs de la Maison de Durfort, furent cités devant l'Inquisition de Carcassonne comme ayant assisté à une assemblée d'hérétiques albigeois.

En 1256 le roi se saisit du château de Durfort mais le restitua peu de temps après à Gaucelin de Durfort.

En 1263, on trouve Hugues de Durfort servant au siège de Montségur contre les hérétiques enfermés dans la forteresse.

En 1353, Guillaume de Durfort chevalier banneret fut commis à la garde du pays albigeois.

En 1376, on trouve un seigneur de Durfort, Guillaume Raymond, à la tête d'un corps de troupes du comte d'Armagnac, vassal du rai d'Angleterre, et en 1377, Gaillard de Durfort, seigneur de Duras, fut fait prisonnier par le comte d'Anjou en même temps que plusieurs barons de Gascogne, du parti des Anglais.

Raymond de Durfort, coseigneur de Saverdun, fut un des nobles qui, en 1331, cautionnèrent pour le payement de la dot assignée par Gaston II, comte de Foix, à sa sœur, Jeanne de Foix, qui épousa Pierre-Joseph d'Aragon.

Le château de Durfort, dans son écrin de verdure qui peut lui être néfaste si la végétation envahissante n'est pas contrôlée.

Le blason de Raymond de Durfort, chevalier français, tel qu'il est représenté par l'auteur des trobes, est un château fort qu'un lion s'efforce d'abattre. Sur les murs du château est l'inscription suivante : "SI ELL DUR, YO FORT" "S'il est dur, je suis fort".

La seigneurie de Durfort passa en 1652 à noble Pierre d'Auriac.

En 1659, le traité des Pyrénées scelle une paix entre l'Espagne et la France. Dans cette période de calme, le château est remanié pour donner plus de confort.

C'est le comte de Grave qui était seigneur de Durfort en 1789 ; l'archevêque de Narbonne possédait un fief sur ce domaine.

François Saury le grand père de Maître François Saury, notaire à Vignevieille, décédé en 1828, avait été fermier à Durfort et demeurait dans la partie encore habitable du château.

A la suite de l'émigration du comte de Grave, Durfort fut confisqué et vendu comme bien national à M. Malavialle, originaire de Pézenas, lequel le transmit, par ordre de primogéniture, à ses descendants jusqu'en 1885, époque à laquelle M. Brousté-Vié en devint propriétaire suivant jugement d'adjudication du tribunal civil de Carcassonne, sur licitation du bien de feu Hippolyte Malavialle, dernier de ce nom, ayant possédé le domaine et le château.

Au XVIIIème siècle, le château semble abandonné. Le fait que le château soit éloigné d'un village important, la ruine survirera car il y eut très peu de pillage de pierres.

La forteresse aurait besoin d'une sauvegarde, de consolidations de ses murs, pour permettre de la visiter car elle vaut le détour dans un cadre naturel splendide.

 

Le château de Durfort, sa façade Est.

Un petit mot sur les Durfort-Duras :

Les Durfort possédèrent cette seigneurie fort longtemps puisque en 1609 Duras lut érigé en marquisat, en duché en 1689 et en duché paierie en 1757 en faveur de la maison de Durfort. Duras est aujourd'hui un chef-lieu de canton du département de Lot-et-Garonne. Le premier nom que l'on trouve de la famille des Durfort dans les généalogies du père Anselme, est celui de Bernard de Durfort et de Ava, son épouse, lesquels eurent une fille nommée Aiguina, dont le nom a été conservé dans un acte de donation fait en faveur de l'abbaye de Moissac en 1063 ; mais quelle que soit l'ancienneté des Durfort, la terre de Duras n'est entrée dans cette maison que depuis l'année 1306, par le mariage de Marquésie de Goth, fille d'Arnaud Garcie de Goth, vicomte de Lomagne, avec Arnaud de Durfort, seigneur de Bajaumont. Arnaud Garcie de Goth était frère du pape Clément V, et de Galhard de Goth.

Blason de la maison Durfort-Duras.

Béraud de Goth, père de Bertrand de Goth, qui fut Clément V, d'Arnaud Garcie de Goth, et de Galhard de Goth, était seigneur de Villandraut, d'Uzeste, de Rouillac et d'Auvillars. La famille de Goth fonda un grand nombre de châtellenies dans l'Agenais et le Périgord. Un anniversaire était célébré dans l'église de Saint-Caprais d'Agen pour le repos de l'âme des principaux membres de cette famille. Ces souvenirs pieux ayant été abandonnés, Marquésie de Goth les renouvela par un obit. Galhard de Goth, frère de Clément V, avait fait testament le seize janvier 1305, en faveur de sa nièce ; et parmi les biens considérables qu'il léguait se trouvait la terre de Duras que Marquésie de Goth apporta en mariage en 1306. Galhard de Goth est qualifié de damoiseau dans les vieilles chroniques : Il portait le titre de seigneur de Duras. Telle fut l'origine de la maison de Durfort Duras. Ces deux mots Durfort et Duras ayant quelque similitude, les chroniqueurs ont écrit tantôt Durfort, Durefort et Duras-fort.

Extrait de carte IGN, le château de Durfort en partie ceinturé par une boucle de l'Orbieu, le chemin de grande randonnée GR36A passe à proximité.

Une vue aérienne du château de Durfort. 

LE CHÂTEAU DE DURFORT

Voici une photo datant de 1910, le château de Durfort majestueux entouré d'olivier et d'une végétation maîtrisée par nos anciens. Comparez la, avec celle ci-dessous, où tout l'environnement est laissé à l'abandon, la nature a repris ses droits, c'est dommage qu'un site comme celui-ci soit laissé dans cette état, il est temps de sauver ce patrimoine.

Le château de Durfort envahit par la végétation.

Le château de Durfort, sa façade Nord-Est.

Le château de Durfort, sa façade Nord-Est.

Le château de Durfort, sa façade Nord-Est.

Le château de Durfort, zoom sur sa façade Nord-Est.

Le chemin d'accès au château de Durfort.

Sur un éperon à pic, les ruines de Durfort s'allonge et s'étirent, façade de grés jaune aux puissants contreforts, beau navire soutenu par des cales robustes, vaisseau de guerre démâté ; ce château était la première sentinelle avancée. La forteresse médiévale est posée sur une masse rocheuse, ses murailles massives venant se fondre dans la roche, entourée sur trois cotés par une boucle de la rivière Orbieu, rendant sa prise par l'ennemi difficile. Au XIXème siècle les collines autour du château  étaient couvertes de chênes verts, de champs cultivés et d'olivettes jusqu'au bord de l'Orbieu. Côté Est les vieilles murailles du château sont soutenues par de puissants contreforts.

Une vue aérienne du château de Durfort.

Une autre vue aérienne du château de Durfort.

Une échauguette désignait, du XIVème au XVIème siècle, la sentinelle. Le terme désigne une petite loge carrée ou cylindrique contenant une petite pièce, le plus souvent construite en encorbellement, munie de mâchicoulis et de meurtrières, destinée à abriter, dans un château fort ou une fortification, le veilleur surveillant le territoire environnant sur un large horizon, et à jeter des projectiles sur les assaillants.

L'éperon Nord du château de Durfort avec son échauguette encore debout.

Au rez-de-chaussée du château côté Est se trouvait une grande salle voûtée qui fut le corps de garde. Vers le Nord des baies en plein cintre sont encore là éclairaient l'intérieur d'un couloir et votre regard porte jusqu'au fond du ravin et au lit de l'Orbieu. A l'Ouest existe encore un passage couvert qui devait être un chemin de ronde, où se trouve une échauguette encore en état de bonne conservation. Au-dessus de la salle de garde on peut reconnaître les vestiges de la chapelle à l'architecture romane. Côté Sud les murailles épousent le rocher à pic de 50 à 60 mètres de hauteur. Le château comportaient d'anciennes oubliettes, et à partir de l'une d'elle un souterrain permettait aux gens du château d'arriver en cas de siège jusqu'au bord de l'Orbieu pour renouveler leurs vivres et leur eau.

Le château de Durfort, sur cette photo datant de 1910 on aperçoit très bien la tour ronde située à l'extrémité Sud-Est.

Le château de Durfort, la partie Sud-Est avec les contreforts.

Le château de Durfort, la partie Nord-Est, avec l'échauguette.

    

Le château de Durfort, à gauche, salle voûtée en partie effondrée. A droite, la tour de l'extrémité Sud vu de l'intérieur de l'enceinte.

Le château de Durfort, la tour de l'extrémité Sud.

Le château de Durfort, la muraille Sud-Est, au fond la tour.

     

Le château de Durfort, à gauche, l'extrémité Sud-est en contre bas que des contreforts, on remarque les salles voûtées en partie écroulées et des arbres poussent dans l'enceinte même du château, ce qui est très néfaste pour ses ruines. A droite, une vue Nord-Est très courante du château.

Le château de Durfort, salles voûtées en partie écroulées, à cause de la végétation envahissante.

Le château de Durfort, la façade Est.

Le château de Durfort, la partie Nord-Est.

Le château de Durfort, une des rares photos de la partie Nord-Ouest.

Le château de Durfort, une des rares photos de la partie Ouest comme celle ci-dessous.

Le château de Durfort, une des rares photos de la partie Ouest

Les ruines actuelles de la forteresse, comprenant une chapelle, des logis à fenêtres rectangulaires et une tour. De hauts murs épais, des caves et puits, des salles voûtées de bâtiments carrés, des tourelles d'angle, des échauguettes et une tour maîtresse sont encore visibles de nos jours.

Le château de Durfort, l'éperon Nord.

Le château de Durfort, une vue d'ensemble de la face Est.

Le château de Durfort, la façade Est.

Le château de Durfort, vestiges de la tour carrée et de l'échauguette.

Le château de Durfort, une vue aérienne de l'extrémité Sud avec son cloisonnement de murs intérieurs.

ARCHÉOLOGIE 

 

Lors de travaux agricoles (année non précisée) ont mis au jour une fosse de 1,80 m de diamètre et de 0,70 m de profondeur, paraissant isolée : elle contenait une dizaine d'amphores écrasées (type IA et IC de Dressel). Ce type d'amphore trouve son origine sur la côte tyrrhénienne de l’Italie, la Dressel 1A est utilisée pour le transport du vin. L’époque de circulation constatée commence au 3ème tiers de IIème siècle avant JC jusqu’au 1er tiers du Ier siècle avant JC.

 

Voici quelques photos anciennes que les amateurs apprécieront :

Le village de Vignevieille, pont sur l'Orbieu en 1960. 

Le village de Vignevieille, et le pic Berlès (692 m) en 1960.

Entrée du village de Vignevieille, en 1975.

Le village de Vignevieille, place de la Fontaine en 1905.

Le village de Vignevieille, l'église en 1925.

Le village de Vignevieille, l'église en 1975.

Le village de Vignevieille, en 1980.

Le village de Vignevieille, le pont sur l'Orbieu en 1905.

Le village de Vignevieille, une vue aérienne en 1955.

Le village de Vignevieille, place de la Fontaine en 1975.

Le village de Vignevieille, en 1955.

     

Le village de Vignevieille, à gauche, l'ancien château en 1955. A droite, place de la Fontaine en 1975

Le village de Vignevieille, place de la Fontaine en 1905.

Le village de Vignevieille, en 1955.

Le village de Vignevieille, en 1970.

Le village de Vignevieille, la place de la Fontaine en 1905.

Le village de Vignevieille, en 1955.

Le village de Vignevieille, l'ancien château transformé en café hôtel "Hôtel Sourgnies" en 1905.

Le village de Vignevieille, carte postale double en 1925.

Le village de Vignevieille, le château de Durfort en 1980.

Le village de Vignevieille, le château de Durfort en 1955.

A voir sur ce site d'autres reportages sur les châteaux proches de celui de Durfort :

- Le château de Termes 1ère partie ICI.

- Le château de Termes 2ème partie ICI.

- Le château de Villerouge-Termenès ICI.

 

Bibliographie,  je citerai simplement les documents les plus pertinents :

- Cartulaire de Jacques Alphonses MAHUL.

- Précis historique sur la famille de Durfort-Duras.

- Recueil des chartes de l'Abbaye de Lagrasse. T. II, 1117-1279.

- Histoire générale du Languedoc.

- Bulletin de la société d'études scientifiques de l'Aude SESA.

- Chartes de l'abbaye de Lagrasse.

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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30 janvier 2017

 Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Un petit coucou aux ami(e)s canadiens, américains et australiens qui consultent ce site régulièrement. Une petite balade dans le Minervois cela vous dit ? Le village d'Ouveillan vous savez où il se trouve ? Non ! Alors suivez-moi.
Vous aussi, si vous voulez faire découvrir votre village audois ou ariégeois, votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez.
Je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de la lecture de cet article et n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage. 

 

Le village d'Ouveillan, se situe à 151 km de Toulouse, 56 km de Carcassonne, 15 km de Narbonne, 24 km de Béziers, 80 km de Perpignan et 262 km de Cahors.

Ouveillan, dans le Minervois, pays viticole.

Ouveillan, extrait de carte IGN avec les ruines de la Grange cistercienne Foncalvy.

Une vue aérienne d'Ouveillan.

Blason du village d'Ouveillan.

Ouveillan en occitan Auvelhan, ses habitants sont appelés les Ouveillanais.
Située dans le Minervois, elle est limitrophe avec le département de l'Hérault.
En 2013, la commune comptait 2 277 habitants. Son plus fort taux de population fut atteint en 1901 avec 2845 habitants. En 1793 le village comptait 900 âmes.

Toponymie : nom patronymique romain Ovilius,-anum. Le hameau primitif s'est donc développé à partir du domaine d'Ovilius.
Le nom d'Ouveillan peut avoir deux acceptions selon que l'on considère son origine latine ou occitane :
– en bas latin Ovilianum ou Ovelianum, vient de ovile, is, signifiant "bergerie", oveillo "berger", pourrait faire référence à l'élevage de la brebis, dont la bergerie de la grange cistercienne de Fontcalvy deviendra emblématique ;
– en occitan, Auvelhan, pourrait venir de auve, " île d'alluvion", et ferait référence à sa situation géophysique de promontoire au milieu d'un étang salin, aujourd'hui asséché.

La sortie du village d'Ouveillan.

Au petit matin l'église Saint-Jean d'Ouveillan.

Selon les époques, le village a porté les noms suivants :
Ovilianum en 924 ; Ecclesia Sancti Johannis de Oviliano en 1129 ; Castrum inferius de Oviliano en 1188 ; Ovelhanum en 1319 ; Ovelhan au XIVèm siècle ; Oveilhan en1639 ; Ouveillan en 1781. On trouve aussi castrum d'Ovilhiaino dans les archives.

La fondation d'Ouveillan est estimée au Xème siècle. À cette époque on parlait de la "villa (ou villare) de Oviliano", petit hameau d'exploitation agricole. Ouveillan ne sera qualifié de "château" (castrum) qu'à partir du XIIème siècle.
Extrait du Dictionnaire topographique du département de l'Aude, comprenant les noms de lieu anciens et modernes rédigé en 1912 par l'abbé Sabarthès curé de Leucate  : 
- Ouveillan, canton de Ginestas ; église paroissiale dédiée à saint Jean l'Évangéliste ; la cure était à la collation du chapitre Saint-Just de Narbonne ; fief du domaine royal ; sénéchaussée de Carcassonne. Les documents mentionnent le Château-Bas ou Vieux, sur le bord de l'étang desséché, et le Château-Haut, dans le fort. Première citation en 993 sous le nom "d'Ovelianum", puis "Ecclesia Sancti Johannis de Ociliano" en 1139.
- Le Terral, fief de la commune d'Ouveillan ; ancien prieuré sous le vocable de saint Martin ; ancienne propriété de l'abbaye de Fontfroide. Première citation en 1176 sous le nom "Castrum de Terrallo".
- Fontcalvi, fief de la commune d'Ouveillan ancienne propriété de l'ordre de Malte, puis de l'abbaye de Fontfroide. Première citation en 1275 sous le nom " Grangia de Fonte Calvio ".

Le village d'Ouveillan.

Le village d'Ouveillan.

Le village d'Ouveillan.

Ouveillan a été le nom d'une famille qui, pendant deux siècles du XIIe au XIIIe, comptait parmi les chevaliers du Narbonnais, dont on trouve trace dans des actes notariaux : Pierre d'Ouveilhan (1121), Raymond d'Ouveilhan et son épouse Adalaïs (1152), Guiraud ou Géraud d'Ouveilhan et Bernard son frère (1153), Bérenger d'Ouveilhan (1163), Guillaume d'Ouveilhan (1188), Raymond-Bérenger d'Ouveilhan (1188), Bernard ou Bertrand l'Ouveilhan (1208), Raymond d'Ouveilhan (1208), Pierre d'Ouveilhan et sa fille Adalaîs (1217), Bernard d'Ouveilhan (1229), Raymond d'Ouveilhan et sa femme Grègue (1239), Pierre-Raymond d'Ouveilhan et son frère Bertrand (1240), Raymond-Bérenger d'Ouveilhan (1260), Bérenger d'Ouveilhan (1323).


Vers 950, les archevêques de Narbonne exhortaient les chanoines à vivre à l'avenir des revenus de cette terre de l'Aude dans une commune fraternité. Afin d'encourager cette exhortation, des droits et avantages furent accordés. L'archevêque Arnaud de Lévezon, confirma en 1129 les donations que Dalmace, son prédécesseur, avait faites aux chanoines, et toutes les dimes et autres droits dont il jouissait dans Ouveillan et autres lieux.
Le 2 août 1119, Raymond Bérenger, du consentement de Pierre Bérenger son frère, donne à Dieu, à sainte Marie, à saint Just et saint Pasteur et à Richard, archevêque de Narbonne, l'église d'Ouveillan (d'Oviliano) avec ses appartenances, excepté la forteresse du dit lieu qu'il promet tenir en fief dudit archevêque, en présence d'Aton, archevêque d'Arles.

Le village d'Ouveillan.

L'hôtel de ville d'Ouveillan.

Le 9 mars 1129, Bernard III de Luc, signe l'acte de donation de la seconde église d'Ouveillan faite par l'archevêque Arnaud de Lévezon au chapitre de Narbonne. Cette donation aux chanoines réguliers de Saint-Just de l'église d'Ouveillan, par l'avis de Bermond, évêque de Béziers, d'Adalbert, évêque d'Agde, et d'Arnaud, évêque de Carcassonne. L'église ainsi que les dîmes et prémices, droits et appartenances d'Ouveillan furent cédés pour en jouir à perpétuité "pour la restauration de la misérable captivité où cette église était réduite ". Cette église avait été donnée autrefois aux chanoines par l'archevêque Dalmace.
L'église d'Ouveillan, dit l'inventaire Ducarouge, "est du plus ancien patrimoine de Saint-Just. Aussi fut-elle donnée par un grand archevêque au vénérable chapitre qui dans le XIème siècle avait besoin d'un tel secours pour la subsistance des ministres de Saint-Just, puisqu'on voit clairement par les actes que cette même église d'Ouveillan avait des biens considérablement pour l'entretien des clercs ou chanoines qui desservaient cette église, laquelle, malgré tous ses biens, était réduite dans une misérable captivité ; ce qui obligea Arnaud, archevêque de Narbonne, d'unir cette église à la mense de son chapitre, autant pour la restauration d'icelle église que pour augmenter les rentes de Saint-Just".

Chaque chanoine recevait tous les ans, y compris la portion de son vicaire, 85 setiers de blé payables en espèces de trois mois en trois mois, outre ces revenus les chanoines jouissaient d'une grosse en blé et autres grains provenant des dîmes d'Ouveillan, Saliès, et de l'abonnement du Terral et de Fontcalvy.
Deux domaines, le Terral et Foncalvy occupent une large part du territoire ouveillanais. Deux ordres monastiques occupèrent dans la région une place importante au Moyen Âge : les hospitaliers, avec la grange de Preissan et surtout Cîteaux, avec celles du Terral et de Foncalvy.

La meilleure partie des biens de l'église sont les diverses acquisitions de dîmes et prémices faites par le clergé soit par achats, donations ou fondations, elles y sont en très grand nombre dans le Chapitre Saint-Just. Exemples : La dîme du vin, le 26 septembre 1741, il afferme la dîme du vin d'Ouveillan à Jean Calas, Jean-Pierre Rivière et Paul Pellety, habitants du lieu, moyennant la rente annuelle de 30 muids 5 pagelles de vin. Où encore, Le 15 septembre 1774, il afferme la dîme de la vendange d'Ouveillan à Guillaume Pailhès, Paul Pezetis, Jean Barthas et Baptiste Calcat, ménagers, du dit lieu, moyennant la rente de 96 muids de vin rouge. Il en est de même pour le grain, les olives etc …

Le village fut le théâtre de la guerre entre Roger, vicomte de Carcassonne, et Pierre Raynard de Béziers, qui le donna à sa fille, veuve de Pierre Armengard et épouse de Pierre de Minerve.
Fortifié dès le XIIème siècle, ses défenses consistaient dès le siècle suivant en deux châteaux, tous deux couverts par des remparts percés de trois portes, le portail d'amont, le portail d'aval et le portail salinier. Le château bas, ou vieux château, était situé près de l'étang. Le château haut, ou château fort, était situé sur la colline.
Ruinées en 1355 par le Prince noir, Édouard de Woodstock, ces fortifications furent relevées en 1365, réparées en 1565, 1571 et 1574. La muraille du fort fut refaite en 1627, les portes et les murs restaurés en 1628.

Le village d'Ouveillan, passage couvert.

Le village d'Ouveillan, trompe l'oeil.

Les seigneurs, surtout ceux dont les terres touchaient à la frontière, faisaient surveiller les routes et les passages pour empêcher l'exportation des laines. En 1294, suite à des plaintes de marchands de laine, on apprend qu'Étienne Auriol, juge de la terre d'Amauri de Pérignan dans le château d'Ouveillan, siégeant sur la place du château, procéda au jugement de contrebandiers.
Le 4 décembre 1294, à Ouveillan, sentence d'acquittement prononcée par Étienne Auriol, juge de la terre d'Amauri de Pérignan, au château d'Ouveillan, en faveur des gardes des laines de Fitou qui avaient tué un contrebandier, dans une rixe où le dit contrebandier et ses compagnons s'étaient défendus à main armée.

Amalric de Narbonne, seigneur de Talairan, second fils d'Aymery V vicomte de Narbonne, eut un différent avec Aymery vicomte de Narbonne son frère aîné, au sujet de son partage et ils s'en remirent à Guy de Lévis, seigneur de Mirepoix, lequel par sentence arbitrale donnée le 7 des calendes de septembre 1281, adjugea à Amalric pour sa part les châteaux, s'en suit une liste impressionnante de châteaux dont celui d'Oveilhan. Amalric mourut en 1311.

Le 9 octobre 1305, Amauri de Pérignan seigneur d'Ouveillan et de Pérignan, autorisa l'abbaye de Fontfroide à dessécher l'étang d'Ouveillan.
Amauri de Pérignan décédera entre mai 1309 et avril 1313. Il a comme héritier deux fils, Amauri et Aimeri. Son second fils Aimeri de Pérignan né en décembre 1295, porte le titre de seigneur d'Ouveillan et de Pérignan.
Le 7 avril 1322, Aimeri promet de vendre Ouveillan à l'archevêque, mais les consuls et la communauté d'Ouveillan obtiennent de se racheter du pouvoir d'Aimeri et de revenir sous la domination royale.
Constance de Lévis née vers1345 épousa le 17 juin  1371 Amalric IV de Narbonne né vers1335/45 + après 24/04/1381, baron de Talairan, seigneur de Pérignan, Malagas, Ouveillan et Cruzy, il est le fils d’Amalric de Narbonne, baron de Talairan, et de Sibylle d’Arpajon ; veuf de Jeanne de Boussa(r)gues, dame de Montbazens.


La seigneurie d'Ouveillan appartint d'abord au roi ; elle passa ensuite aux de Conti et à plusieurs autres engagistes, de Gléon, d'Olive, de Nigri. L'archevêque avait perdu sur l'église d'Ouveillan une pension annuelle de 18 setiers une quartière de blé, 28 setiers une quartière de froment et 28 sous d'argent. A Saint-Paul-de-Preissan (chapelle de la commanderie de Preisse), autrefois rectorie du taillable d'Ouveillan, l'archevêque percevait primitivement deux tiers de la dime, le commandeur prenant l'autre tiers. L'archevêque percevait seulement une pension annuelle de 14 setiers de blé et autant d'orge, mesure de Narbonne.

Aux archives de l'Aude j'ai glané des informations sur ces différents seigneurs qui se sont succédés au château d'Ouveillan.
En 1596, le village d'Ouveillan était géré par trente et un régents.
En 1723-1777, procuration de Louis-Antoine Nigri de La Redorte, seigneur d'Ouveillan, à Me Pierre Bétirac pour foi et hommage pour la seigneurie directe du lieu d'Ouveillan et un fief noble à Cuzac.
En 1760-1763, aliénation par le roi des domaines de Coursan, Cuxac et Ouveillan, échangés ensuite avec Louis-François, prince de Conti, contre ceux de Pézenas et Cessenon.
En 1760-1786, un procès intenté devant le Conseil du roi par la communauté de Coursan à l’encontre de Jean-Baptiste, marquis de Gléon, déclaré seigneur engagiste de Coursan, de Cuxac et d’Ouveillan par l’arrêt du Conseil du 17 avril 1760.

Le chevet roman de l'église Saint-Jean d'Ouveillan.

L'ÉGLISE SAINT-JEAN D'OUVEILLAN

Au IXème siècle, une modeste chapelle carolingienne se dresse sur le site de l'église actuelle, l'existence de cette chapelle située sous l'église actuelle est attestée par un document de 895 qui mentionne une donation "d'une pièce de vigne" faite à l'église d'Ouveillan.

En 1090, l'archevêque Dalmace rattache l'église et son patrimoine devenu important au Chapitre Saint-Just de Narbonne et y crée une communauté de chanoines.
Plus tard, le patrimoine de l'église ayant encore augmenté, on détruit l'ancien édifice carolingien au début du XIIème siècle pour le remplacer par une église de style roman plus majestueuse dont il subsiste principalement le chevet et la façade occidentale et son porche.

     

A gauche, le chevet roman de l'église Saint-Jean. En architecture religieuse, le chevet désigne généralement l'extrémité du chœur d'une église derrière le maître-autel et le sanctuaire de l'église, parce que, dans les édifices au plan en croix latine, le chevet correspond à la partie de la croix sur laquelle le Christ crucifié posa sa tête. A droite, l'entrée du sanctuaire avec en surplomb une croix pattée en basalte noir, inscrite dans un cercle. Elle signifie entre autre que vous êtes sur un site chrétien.

L'église romane d'Ouveillan subira ensuite de nombreuses modifications au cours des siècles.
Au XIVème siècle, construction d'une chapelle aujourd'hui disparue sur le flanc Sud, à hauteur de la travée de chœur. En 1368, fut le premier épisode de fortification de l'église, à l'époque des chevauchées du Prince Noir en Languedoc. En 1565 le clocher, endommagé par la foudre, est entièrement refait. En 1570, le deuxième épisode de fortification de l'église durant les guerres de religion fut entrepris, les murs des nefs latérales et du chœur sont rehaussés en forme de courtine, les toitures des collatéraux servants de chemin de ronde. En 1597, la paix revenue, destruction des fortifications construites sur le toit des collatéraux.
En 1676, le percement de fenêtres ovales dans la partie haute des murs de la nef centrale provoque l'effondrement des toitures et de quatre des six piliers.
Fin XVIIème siècle, reconstruction de l'intérieur de l'église, les toitures de la nef centrale et des nefs latérales ne sont pas reconstruites et sont remplacées par une toiture unique.
En 1981, suppression des bâtiments qui s'étaient accumulés au cours des siècles le long du mur Sud et destruction, à l'intérieur, d'une tribune disgracieuse qui cachait une niche datant probablement de la première église.

Le décor voûté d'une des chapelles latérales de l'église Saint-Jean d'Ouveillan.

Ouveillan, le côté Nord de l'abside de l'église Saint-Jean.

Différentes chapelles latérales de l'église Saint-Jean.

Le 24 novembre 1613 M. Raphanel, chanoine et syndic de Saint-Just, répondant à M. Guillaume Fabre, second consul d'Ouveillan, lui indique, à propos d'une réparation à faire à l'église de cette paroisse, de prendre le bois à Sallèles, et les briques à Truillas.

Facture datant du 22 janvier 1619 pour la réalisation de la peinture sur le retable de l'église d'Ouveillan par Antoine Rodière. Ce retable fut doré seulement en octobre 1638 par le même artiste. Les prix payés pour ces travaux indiquent bien que le prix de l'or y entrait pour une part considérable. Tandis qu'Antoine recevait seulement 90 livres pour les peintures, il recevait 500 livres pour la dorure.
Le 4 février 1619 Barthélémy de Raynoard, aussi chanoine et vicaire perpétuel d'Ouveillan, baillent à prix conclu à Jean Solignac, maître-menuisier, de Béziers, pour la réalisation d'un retable avec deux colonnes sur le devant, et ses pilastres par derrière, et suivant l'ordre Corinthe, avec son fronton dessus et même ordre, avec son piédestal par le bas, jusques à terre, avec ses socles, ses molures et ses pilastres cannelés, de même que les colonnes  avec son chapiteau et sa base ; et au milieu un tabernacle en dehors avec deux colonnes sur le devant, ses chapiteaux et sa base ionique ; le tout décemment et à proportion du cadre, qui sera de douze pans d'hauteur et de huit de largeur, de bon bois de chêne, bien façonné et recevable, suivant le dessin signé "desd. sieurs et dud. Solignac, demeuré au pouvoir dud. Solignac".
Ce retable devait lui être payé 150 livres. La livraison fut effectuée le 20 juin 1619.
François Laucel, sculpteur et architecte de Narbonne, est cité comme ayant restauré, en 1688, le retable d'Ouveillan moyennant 550 livres.

Le 3 novembre 1662, au sujet d'une réparation à faire par le chapitre Saint-Just à l'église d'Ouveillan, Jean Gabriel Malbert, consul et député d'OuveilIan, déclare au chapitre que la communauté est prête à faire le charroi des matériaux pour la réparation de l'église de la paroisse, à la condition qu'ils seront sur le territoire de la communauté, qui n'est pas obligée d'aller les chercher plus loin.
Le 10 septembre 1662, Pierre Casalbou sculpteur de Narbonne réalise une chaire à prêcher dans l'église.

Le choeur de l'église Saint-Jean.

Le choeur et la nef de l'église Saint-Jean.

Décor des voûtes de différentes chapelles latérales de l'église Saint-Jean.

Une des chapelles latérales de l'église Saint-Jean.

Le choeur et la nef de l'église Saint-Jean.


Comme il a été dit plus haut, l'église d'Ouveillan est du plus ancien patrimoine de Saint-Just aussi fut-elle donnée par un grand archevêque au Chapitre qui, dans le XIème siècle, avait besoin d'un tel secours pour la subsistance des ministres de Saint-Just, puisqu'on voit clairement par les actes que cette même église d'Ouveillan avait des biens considérable pour l'entretien des clercs ou chanoines qui desservaient cette église, laquelle, malgré tous ces biens, était réduite dans une misérable captivité ; ce qui obligea Arnaud, archevêque de Narbonne, d'unir cette église à la mense de son Chapitre, autant pour la restauration d'icelle que pour augmenter les rentes de Saint-Just.

LE CHEVET ROMAN
L'église possède un impressionnant chevet roman à triple abside orné d'une très belle polychromie. Le chevet, édifié en pierre de taille, a été surélevé en moellon lors de la fortification de l'église. Le soubassement d'origine de l'abside et de ses absidioles est maintenant caché par un empâtement de maçonnerie à l'esthétique très discutable rendu nécessaire par l'abaissement du sol de la rue. Ce chevet est de style roman lombard, l'abside et les absidioles sont rythmées de pilastres au relief marqué supportant des arcades au nombre de quatre pour l'abside centrale et de trois pour chacune des absidioles.
L'abside est percée de deux fenêtres à double ébrasement tandis que chacune des absidioles est percée d'une fenêtre à simple ébrasement. Les arcs des fenêtres et les arcades du chevet sont mis en valeur par un cordon de lave noire qui en borde l'extrados.
L'encadrement de la fenêtre de l'absidiole gauche présente encore les traces d'une décoration en forme de frise d'oves.
LA FAÇADE OUEST
La façade ouest est percée d'un beau portail s'articulant sur une simple porte de bois surmontée d'un linteau monolithe, d'un tympan non décoré, et d'un arc en plein cintre à l'intrados partiellement souligné de basalte noir. Cette porte est protégée par un massif saillant porté par deux hauts pilastres aux impostes sculptées. Le portail présente une remarquable composition ornementale constituée de plusieurs éléments ; une croix pattée en basalte noir, inscrite dans un cercle ; une corniche moulurée ; deux baies aveugles géminées surmontées par un cordon de basalte et séparées par une colonne de marbre blanc au chapiteau orné de feuilles d'acanthe et d'entrelacs ; un grand arc de décharge mis en valeur par un cordon de basalte.

Le clocher de l'église Saint-Jean d'Ouveillan.


LE CLOCHER
Au sud, dominant la rue du Capitoul et l'impasse du Calvaire, l'église présente un beau clocher. Ce clocher compte trois niveaux, séparés l'un de l'autre par un cordon de pierre. Le premier niveau est aveugle tandis que le deuxième niveau, percé d'une minuscule baie sur sa face orientale, porte les horloges sur les autres faces. Le dernier niveau, percé sur chaque face d'une baie campanaire à abat-sons, est orné à chaque angle d'une gargouille en forme d'animal et surmonté d'une flèche octogonale en pierre.

L'église Saint-Jean l'évangéliste d'Ouveillan. Surplombant l'entrée du sanctuaire une croix pattée en basalte noir, inscrite dans un cercle.

             

Ouveillan, clocher de l'église Saint-Jean.

Le 2 mai 1562, Bertrand Barral ou Barrau maçon de Narbonne, remporta le marché pour réparer le clocher.
Le 19 mai 1582, André Solier maçon de Narbonne fit des travaux de réparation de l'église et des greniers de la maison presbytérale.
Le 5 mai 1597, François Solier charpentier de Peyriac intervient sur la charpente de l'église.
Le 11 août 1638, réparation du clocher.

 

LES CHÂTEAUX D'OUVEILLAN

Les deux châteaux médiévaux d'Ouveillan : le château bas, ou château vieux d'Ouveillan, placé au bord de l'étang et le château haut, ou "le fort", placé sur la colline.
Tous deux étaient couverts par des remparts percés de trois portes, dites le Portail d'Amont, le Portail d'Aval et le portail-Salinier ou Portail-Salé. Des fossés communaux en défendaient les approches.

Reconstitution de ce qu'était le castrum d'Ouveillan en 1498.

Extrait de carte IGN vous situant les châteaux privés de Preissan et du Terral par rapport au village d'Ouveillan.

LE CHÂTEAU DE PREISSAN

Les Frégoze, illustre famille génoise inféodée à Ouveillan en 1594 par un parent alors abbé commendataire de l'Abbaye de Fontfroide.
Le territoire de Preissan, dont l’histoire se perd dans la nuit des temps, devient un bien Hospitalier (une commanderie) en 1193. Mais bien avant, les romains s’y installèrent (Prexanus), puis les wisigoths (présence encore aujourd’hui de tombes trapézoïdales).

Une vue aérienne du château de Preissan.

Le château de Preissan en 1905.

L'intérieur du château de Preissan en 1935.

Son histoire prend un tournant lorsqu'au XIIème siècle, sous la pression de l’archevêque de Narbonne, Adémar de Murviel, sympathisant des cathares, cède ses droits sur les terres de Preissan au profit des Hospitaliers, qui donneront plus tard l’ordre de Malte, créant une commanderie stratégique par son emplacement sur la minervoise, route reliant Carcassonne à Béziers, deux fiefs cathares, quelques années seulement avant la croisade des albigeois en 1209. Passé sous le giron de l’abbaye de Fontfroide, au XVIème siècle, l’abbé commendataire de Frégose, issu d’une illustre famille génoise, donna ce domaine à son neveu (ou fils ?) Alexandre, natif de Padouen, qui le transmis en sa descendance, jusqu’au comte de Frégose, qui épousa en 1774 la nièce de Mgr de Bausset, évêque de Béziers, provençal aimé.
Débuta alors une dévolution largement féminine avec leur fille et héritière mariée en pleine révolution à Pascal Dubreuil, né à Montauban en 1765 devenu général et titré en 1810 baron de Frégose, avec majorat. Il décéda à Béziers en 1844, laissant ce vaste ensemble à leur fille, qui épousa en Provence en 1815, J.P.A., vicomte de Villeneuve-Bargemont, leur postérité s’étant alliée en 1837 avec la famille du fameux Bailli de Suffren de Saint Tropez, et avec la famille de Boigne qui ajoutèrent à l’histoire de Preissan.

Le château de Preissan en 1905.

L'intérieur du château de Preissan en 1935.

Aujourd’hui s’est ajouté le domaine voisin du Bousquet, et s’y poursuit une activité viticole à l’ombre de ce château de briques et de pierre, l’un des fleurons de ce qui fut l’eldorado viticole, agrémenté d’un lac qu’alimente l’eau du proche canal du midi.

L'état actuel du château néo-Louis XIII date de 1860, bâti, rénové par l'un des derniers descendants du Bailli de Suffren faisait parti de l'Ordre de Malte, dont il devint commandeur et bailli. 
 

LE CHÂTEAU DU TERRAL  

La métairie du Terral, située dans la commune d'Ouveillan, appartenait à l'abbaye de Fontfroide depuis l'année 1188, classé aux monuments historiques en 2005.
Le château du Terral est un château situé sur le territoire de la commune d'Ouveillan dans le département de l'Aude, à environ 2 km au nord-est du chef-lieu. Il a été édifié entre 1889 et 1909, suivant les plans des architectes Louis Garros et son fils Alexandre. L'architecture s'inspire du XVIIème siècle pour les extérieurs, et du XVIIIème siècle en ce qui concerne les intérieurs.

Une vue aérienne du château du Terral.

Le château du Terral dans les années 1950.

L'intérieur du château du Terral en 1905.

L'intérieur du château du Terral en 1905.

L'ensemble se compose d'un corps central jouxté de deux pavillons. Sur les façades se trouvent des chaînages à refends, de larmiers sur consoles, ainsi que des balcons à balustres de pierre.
À l'intérieur, l'agencement d'origine a été maintenu. Au sud, donnant sur la route de Capestang, se trouvent une terrasse et des escaliers qui descendent vers un plan d'eau par devant le château.
Achevée en 1909, la chapelle possède un plan rectangulaire dont la nef est couverte par une coupole ajourée. Pour compléter l'ensemble figurent les anciennes écuries, le pavillon de la conciergerie, la clôture et la grille d'entrée.
Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 2005. Cela concerne les façades et toitures du château, de la chapelle, de la loge du gardien et des anciennes écuries, ainsi que, à l'intérieur, les trois salons, la salle à manger, la galerie du rez-de-chaussée et le hall avec la cage d'escalier. À l'extérieur, le parc est concerné à l'exception des parties dites de la métairie et du vieux parc.

Le château du Terral en 1905.

Georges Le Breton, né le 10 août 1862 à Orléans et mort le 28 juin 1913 à Orléans, est un architecte-paysagiste du XIXème siècle. L'une de ses principales réalisations est le parc du Château du Terral à Ouveillan dans l'Aude chez Monsieur le comte d'Andoque.


Le château du Terral appartenait au Comte André d'Andoque.
Le comte André d'ANDOQUE de SÉRIÈGE né le 22 août 1870 à Béziers (34) Décédé le 15 octobre 1954, à l’âge de 84 ans. Fils d'Alban d'ANDOQUE de SÉRIÈGE 1842-1875 et de Marie-Isaure de CASSAGNE 1844-1906.
Il obtient du Tribunal civil de Béziers en 1896 de s'appeler d'Andoque de Sériège et rachète le domaine de Sériège en 1910, son cousin Alexandre d'Andoque de Sériège, chef de la branche aînée de Sériège l'ayant vendu et n'ayant pas de postérité mâle.
Acheva la construction de l'imposant château au Terral à Ouveillan, légué par la suite à son fils cadet Pierre.
André d'ANDOQUE de SÉRIÈGE se maria le 10 juin 1896 avec Germaine de LAMBERT des GRANGES, née le 3 août 1877 - Béziers (34), décédée le 27 avril 1915 - Montpellier (34) à l’âge de 37 ans dont il eut :
- Alban d'ANDOQUE de SÉRIÈGE 1898-1980  marié avec Yseult FAYET 1895-1972 
- Pierre d'ANDOQUE de SÉRIÈGE 1907-1980  marié le 3 janvier 1931, Béziers (34), avec Charlotte VIENNET 1909-1996
- Françoise d'ANDOQUE de SÉRIÈGE 1911-2000  mariée en 1933 avec Pierre-Marie de THÉLIN 1896-1957 

André d'ANDOQUE de SÉRIÈGE épousa en secondes noces : Edith NIXON

 

Extrait de carte IGN vous situant la grange cistercienne Foncalvy au Sud-Est d'Ouveillan.

 

LA GRANGE CISTERCIENNE DE FONCALVY - OUVEILLAN

 

Fontcalvy est la mieux conservée des 24 granges cisterciennes rattachées à l'abbaye de Fontfroide au XIIIème siècle. Elle est située sur la commune d'Ouveillan, sur la départementale D13.
En 1097, Guillaume Pierre de Comson, seigneur d'Ouveillan, s'apprête à partir en croisade en terre Sainte. Il fait don des terres d'Ouveillan à l'abbaye Bénédictine de Sainte Marie de Fontfroide.

 Une vue aérienne des ruines de la grange cistercienne de Foncalvy.

La grange cistercienne de Foncalvy parmi les vignes.


En 1146, l'abbaye de Fondfroide est rattachée aux Cisterciens de Clervaux.
En 1203, la partie Sud de l'immense plaine est acheté par les Cisterciens aux Hospitalers.
En 1287, la petite grange d'origine ne suffit plus. Fondfroide fait construire à Fontcalvy une grange fortifiée. En 1315, la grange est terminée.

Ouveillan, ruines de la grange Foncalvy en 1905.

Ouveillan, ruines de la grange Foncalvy en 1980.

Ouveillan, ruines de la grange Foncalvy en 1910.

La construction se fit entre 1297 et 1320 par des frères convers, la grange servait de bergerie au rez-de-chaussée, et de lieu de stockage des denrées sensibles à l'humidité dans sa partie haute. Fontcalvy est une grange forteresse de 20 sur 70 mètres. Sa cour est entourée de murs percés de meurtrières. Les frères convers parcouraient tous les dimanches les 20 km qui les séparent de l'abbaye de Fontfroide pour assister à la messe.
Durant le XIVème et XVème siècle, Foncalvy prospère malgré les attaques des troupes de l'Archevêque et des Vicomtes de Narbonne.
En 1595, Fonfroide inféode Fontcalvy à Alexandre de Frégoze.
Vers 1792, la grange est réquisitionnée comme bien national par les révolutionnaires. Elle est vendue à plusieurs familles.
Au XIXème siècle, la grange tombe et ruine et sert de carrière de pierres.
En 1943, la grange a échappé à la destruction au cours de la Seconde Guerre mondiale, grâce à l'abbé Sigal et l'architecte Nodet. La zone libre était occupée et les troupes allemandes chargées de mettre en défense le littoral audois contre un éventuel débarquement des Alliés en Méditerranée, avaient décidé de récupérer les pierres de la grange pour construire leurs défenses avec des blockhaus.
 En 1977, la commune décide de sauver la ruine. Elle récupère les parts des héritiers et commence une campagne de consolidation. En 1983, la grange est inscrite aux Monuments Historiques. A la fin du XXème siècle, en été, le festival de Fontcalvy redonne vie à ces vieilles pierres. Au début du XXIème siècle, la découverte de l'extérieur de la grange est libre et gratuite. 

Ouveillan, la grange cistercienne de Foncalvy, la façade Est.

Ouveillan, la grange cistercienne de Foncalvy, la façade Sud.

Ouveillan, la grange cistercienne de Foncalvy, la façade Est.

Ouveillan, la grange cistercienne de Foncalvy, la façade Est.


ARCHITECTURE :
L'édifice est de plan carré, à un étage sur rez-de-chaussée. Ce dernier était constitué, à l'origine, d'une seule et vaste salle, divisée plus tard en salles plus petites par des murs séparatifs dont l'un d'eux subsiste encore. Cette salle est couverte de quatre voûtes sur croisées d'ogives séparées entre elles par des arcs doubleaux. Arcs doubleaux et diagonaux prennent appui au centre sur un imposant pilier fasciculé dont le profil est engendré par la rencontre des différents arcs. L'entrée est placée à l'est, à la base d'une tour de section carrée, volontairement désaxée par rapport à la façade en raison de la retombée d'un arc doubleau et de deux arcs diagonaux dans l'axe médian. L'entrée constitue une sorte de sas entre deux portes en plein cintre, au-dessus duquel un plancher ajouré pouvait faire office d'assommoir. Un plancher divisait, dès l'origine, la vaste salle du rez-de-chaussée en deux niveaux. L'accès à l'étage est assuré par une rampe extérieure adossée à la façade est. Cette disposition, qui ne tient pas compte du système défensif, n'est pas d'origine. Une trappe munie de marches et ménagée dans la voûte au revers de la façade est, semble avoir été l'accès primitif, probablement assuré par une échelle légère. Il y a tout lieu de penser qu'un second système à échelles mobiles devait exister dans la tour est. L'édifice était couvert d'un toit à deux versants dont l'arête supérieure était portée par deux arcs diaphragmes brisés. A l'extérieur, le contrefort médian de la façade sud est évidé à partir d'une certaine hauteur jusqu'à l'étage supérieur, formant ainsi une sorte de gaine dont l'usage est encore mal défini. Au devant de la façade est et dans sa partie supérieure, deux arcs appareillés prennent appui sur les contreforts d'angles et sur la tour centrale. Il est probable que ces arcs supportaient à l'origine une courtine qui ceinturait l'édifice comme paraissent l'indiquer les corbeaux en saillie. Faisant partie du système défensif, les quatre contreforts d'angle étaient aménagés en guettes. Leur partie supérieure correspond à une logette, protégés par un garde-fou, et à laquelle on accède depuis l'étage par un étroit passage.

 

La grange de Foncalvy organisation de dîner spectacle en été.

La grange de Foncalvy organisation de dîner spectacle en été.

A découvrir, tous les ans, pendant la période estivale, un festival pluridisciplinaire ce déroule sur le site de la grange cistercienne de Foncalvy au milieu des vignobles. Festival proposant des repas conviviaux de spécialités régionales et médiévales suivis de spectacles et concerts.

La ferme de Bonne Terre, magnifique bâtiment du début du XIX ème siècle, située au Nord-Ouest du village, sur la route D13 à mi distance entre Ouveillan "La Croisade" sur le canal du Midi .

La ferme de Bonne Terre, façade Sud-Est.

La ferme de Bonne Terre, façade Nord-Ouest.

AU FIL DES SIÈCLES


- La création du canal du Midi fut certainement l'un des plus importants travaux, sinon le plus important de la fin du XVIIème siècle, tous les habitants proches du canal sont impliqués dans la réalisation de ce projet comme on peut le lire ici "Le 28 du mois de mars 1688, Jean Matton architecte de Lyon traite avec les frères Coste d'Ouveillan pour faire tout l'ouvrage qui conviendra pour l'approfondissement et élargissement de la Robine depuis Narbonne jusqu'à la rivière d'Aude, et les fondements de trois écluses, à raison de 19 sols la toise cube". Voir mes 4 reportages sur l'histoire du canal du Midi avec de très nombreuses photos ICI.

- Révolte des vignerons du Languedoc en 1907 voir reportage ICI.


ARCHÉOLOGIE


Lors de mes recherches j'ai trouvé parmi une liste de dons pour le musée de Narbonne que deux fragments de poterie de Milhau dont un orné et l'autre portant une marque de potier, OF-RVTHEN. Trouvés à Ouveillan.

Voici quelques photos anciennes que les amateurs apprécieront :

Ouveillan en 1950.

La cave coopérative d'Ouveillan en 1970.

 

Monument aux morts de 1914-1918 réalisé par le sculpteur René Iché (1897-1954) en 1927. Inauguré le 11 novembre de la même année, en présence de Léon Blum, futur député de l'Aude et d'Albert Sarraut, ami de son père.

Ouveillan, les écoles en 1910.

Ouveillan, l'intérieur de l'église en 1905.

Ouveillan, avenue de la gare en 1905.

Ouveillan, une vue générale au Nord en 1955.

Ouveillan, boulevard Jean Jaurès et l'hôtel restaurant Jalabert en 1955.

Ouveillan, la place Carnot et le marché couvert en 1905.

Ouveillan, l'église Saint Jean du XIIème siècle en 1980.

Ouveillan, parc et château d'Andoque appartenant au comte d'Andoque en 1950 (château du Terral).

Ouveillan, parc et château d'Andoque appartenant au comte d'Andoque en 1955 (château du Terral).

Ouveillan, la place Carnot et le marché couvert en 1905.

Ouveillan, l'intérieur de l'église en 1905.

    

Ouveillan, à gauche, le clocher et la croix. A droite, place de la Lauze. Deux photos prises le 19 décembre 1920 où l'hiver fut très rigoureux moins 13°. un cyclone de verglas c'est abattu sur la région, Narbonne fut paralysée.

Ouveillan, l'école maternelle en 1905.

Ouveillan, l'église, croix du calvaire et la pharmacie Cabanes en 1930.

Ouveillan, groupe scolaire en1905.

Ouveillan, une vue générale en 1905.

Ouveillan, avenue Saint-Chinian en 1905.

Ouveillan, place de la Lauze avec le coiffeur "salon Louis XV" en 1905.

Ouveillan, boulevard Gambetta.

Ouveillan, avenue de la Poste en 1905. 

Ouveillan, avenue de Saint-Chinian en 1945. 

Ouveillan, place de la Lauze et les cafés, en 1905.

Ouveillan, place de la Lauze et Fontaine, en 1905.

Ouveillan, boulevard Carnot, en 1905.

Ouveillan, la place Carnot et la halle, en 1905.

Ouveillan, place de la Lauze et Fontaine, en 1905.

Ouveillan, ancienne chapelle des Pénitents, en 1905.

Ouveillan, l'intérieur de l'église Saint-Jean, en 1965.

Ouveillan, l'église Saint-Jean, en 1980.

Ouveillan, avenue de la gare, télégraphe et téléphone à gauche, en 1905.

Ouveillan, avenue de la gare, en 1905.

Ouveillan, place de la Lauze et Fontaine, en 1905.

Ouveillan, rue Victor Hugo et rue Danton en 1955.

Ouveillan, une vue générale en 1905. 

Ouveillan, boulevard Jean Jaurès en 1955. On aperçoit le maréchal Ferrant au fond à droite.

Ouveillan, boulevard Jean Jaurès et l'hôtel restaurant Jalabert en 1955.

Ouveillan, le calvaire oratoire en 1980.

Ouveillan, la place de la Lauze avec sa fontaine en 1950.


Bibliographie,  je citerai simplement les documents les plus pertinents :
 

- Notice no PA00102844, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Dictionnaire topographique du département de l'Aude, rédigé en 1912 par l'abbé Sabarthès.
- Le dernier Livre vert de l'archevêque de Narbonne  par l'abbé Sabarthès.

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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5 janvier 2017

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Ce château de Serres au Pays de Couiza ressemble étrangement à celui d'Arques tout proche, il est situé dans décor végétal et de moyenne montagne superbe. Malgré le fait, que je possède très peu d'information historique ou architectural sur ce château, j'ai quand même décidé de monter ce reportage afin de vous faire découvrir cette belle forteresse et profiter des belles photos de Franc Bardou que je salue.

Je précise que ce château ne se visite pas, mais le cadre à lui seul vaut le déplacement. Et le château d'Arques et Rennes-le-Château ne sont pas très éloignés de là.

Je constate que mes reportages ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus. Je vous souhaite une bonne lecture  ... 

 

Le village de Serres se situe sur la D613, à 7 km de Couiza, 20 km de Limoux, 45 km de Carcassonne, 80 km de Narbonne et 116 km de Toulouse.

Au Pays de Couiza, vous avez de nombreux lieux à visiter, consultez les 3 sommaires de mon site pour découvrir mes reportages sur les villages de ce secteur, comme Couiza, Rennes-le-Château, Arques, Rennes-les-bains.

Aux alentours, des sites à visiter comme Rennes-le-Château, Rennes-les-Bains, Arques (ce château se visite), Couiza et Coustaussa et d'autres encore...

Une vue aérienne du village de Serres.

Blason du village de Serres.

Blason du village de Serres tel qu'il figure dans l'Armorial général de France par Charles d'Hozier 1696.

Petit village situé en bordure de la route départementale D613 à 5 km de Couiza et traversé par le méridien de Paris et de la méridienne verte.

Sous Louis XIII le méridien d'origine fut déplacé le 21 juin 1667, des îles de Fer aux Açores pour devenir le "Méridien de Paris", situé précisément à 2°20'14.025" à l'est de celui de Greenwich et passant par le centre de l'Observatoire de Paris. Puis il fut abandonné en 1911 au profit du méridien de Greenwich. En l'an 2000 la "Méridienne Verte" matérialise l'ancien tracé du Méridien de Paris par des bornes de Dunkerque à Barcelone. Dans l'Aude, les bornes sont implantées à Peyrolles - Serres - Rennes-les-Bains - Sougraigne - Bugarach. 

Serres : de l'occitan serre "mamelon peu élevé, croupe de collines, colline souvent de forme allongée". Provenant d'un terme pré-indo-européen ou au moins prélatin serre/serra "montagne allongée, crête en dos d'âne". Autre définition qui recoupe ce qui est dit précédemment, Serre est un toponyme celtique issu du pré-latin serra désignant une hauteur et, plus particulièrement, un sommet de forme allongée. Dans les Pyrénées, une serre est une crête formant contrefort d'une montagne, une colline élevée.

Le château de Serres dans son écrin de verdure et de calme. Le sommet culminant derrière est le Pech Cardou altitude 795 m.

Zoom sur la photo ci-dessus.

Le château de Serres façade Nord, avec le Pech Cardou (795m) derrière lui.

En 2013, la commune comptait 55 habitants. Alors qu'on en dénombrait en 1836 avec 196 habitants, date à laquelle le village était le plus peuplé. Les habitants de Serres se nomment les Serrains et les Serraines.

Ce village se caractérise par la diversité du paysage. En effet, l’association de la vigne dominante, située en zone d’appellation blanquette, et qui produit un excellent chardonay, et de la forêt du Rialsesse dominée par le Cardou à 795 mètre d’altitude autour duquel a été tracé un magnifique sentier de randonnée. En automne, cette association donne un paysage coloré et somptueux.

Une rue du village de Serres au petit matin.

Serres est un petit village au carrefour de plusieurs voies importantes de l'antiquité, jusqu'au moyen-âge. C'est un lieu extrêmement charmant, où la mémoire du passé est présente un peu partout. La petite rivière, le Rialsesse y charrie un sable très particulier, aux pigments de rouille donnant aux constructions des couleurs d'une beauté rehaussée encore le soir venu au soleil couchant. Un pont médiéval du XVIIème siècle en dos d'âne l'enjambe, et sert parfois de décor pour des fresques historiques. Il a été entièrement restauré, il constitue, également, un atout pour le village.

Le château de Serres vu de la D613, façade Est.

Le château de Serres vu de la D613, façade Est.

La rivière Rialsesse et le pont médiéval du XVIIème siècle en dos d'âne.

Le village de serres, le pont médiéval du XVIIème siècle en dos d'âne.

Serres est situé dans une région des Hautes Corbières, plutôt célèbre par la proximité de Rennes-le-Château.

Église du XVIème siècle dédiée à Saint Pierre, est un sanctuaire d'origine romane et dotée de peintures du XIIIème siècle. L’abbé Sabarthès (Dictionnaire Topographique du Département de l’Aude datant de 1912) fait mention d’un document de 1283 à propos de cette construction (Praepositus de Serris)… L'église présente une belle abside semi-circulaire en cul-de-four, ainsi qu’une travée de chœur en berceau de l’époque romane. Les services des Monuments de France, en enlevant minutieusement les derniers enduits, mirent à jour une série de peintures, sur les côtés et au sommet de la voûte.

Une double croix de couleur ocre est peinte au sommet de l’arche dans le chœur de l’église. Les deux croix sont unies par leurs branches horizontales. Une des croix est surmontée d’un petit phylactère comportant le "INRI" habituel. L’autre porte le même support … mais vide ! De plus cette croix se trouve devant la précédente et plus grande. Que semble vouloir indiquer la double croix de l'église de Serres, l'une avec INRI et l'autre sans ?

Croix pattée munie d’un manche de préhension gravée sur une des façades de l'église de Serres.

Le château de Serres sa façade Nord.

Le château de Serres sa façade Sud.

Le château de Serres sa façade Nord.

Le château de Serres sa façade Sud.

Le château de Serres des XVème – XVIIème siècles, manoir seigneurial perché sur une petite colline veille sur le village. C'est une ancienne maison forte qui fut construite par un bourgeois anobli à qui l'évêque d'Alet avait cédé ce village moyennant le paiement de la mense. Donc le château fut pendant un certain temps une ancienne dépendance de la mense capitulaire de la cathédrale d'Alet. D'après un acte qui fait partie du cartulaire de Serres, ce manoir fut édifié sur les ruines d’un château fort remontant à une haute antiquité, il fut la forteresse wisigothe de Serrae. Ce château primitif gardait le défilé qui était le point de jonction des vallées de la Sals et du Rialsesse, et qui comme l'ancienne forteresse d'Arques fut détruit par les Sarrasins. Après sa reconstruction, dans ce château résidèrent les seigneurs des environs et notamment les évêques d’Alet. C'est une belle propriété privée habitée qui ne se visite pas.

Le château de Serres ses façades Nord et Ouest.

Le château de Serres sa façade Nord.

Le château de Serres. 

Aujourd'hui, le château est la propriété de la famille Deschamps. Jean Deschamps  acteur et metteur en scène français né le 20 juin 1920 à Strenquels et mort le 17 septembre 2007 à Toulouse, amoureux de la région avait acheté le château pour le rénover.

Si vous avez des infos historiques, architecturales ou photos de l'intérieur du château, du village et de l'église, pour compléter ce reportage, contactez-moi.

Paysage vu du village de Serres. 

Le château de Serres vu de la D613, façade Sud.

Paysage vu du village de Serres. 

Le château de Serres, rivière Rialsesse et le rocher de Blanchefort au loin.

Extrait de carte IGN, les chemins de randonnées ont leur départ au pont médiéval.

Au départ de Serres, vous avez deux circuits de randonnée :

•  les Terres Rouges : parcours de 5h, magnifique sentier avec des paysages très variés, assez facile.

•  le sentier de la Méridienne et du Cardou (795 m) : ascension, dénivelé 530 m pour marcheurs confirmés, aller retour 2h, le tour du Cardou, durée : 3h30.

 

Pour les amateurs de vieilles photos, malheureusement je n'ai pas de photos du village de Serres, en voici quelques unes des environs :

La vallée de la Sals, route de Rennes-les-Bains avec en haut les ruines du château de Coustaussa en 1905.

Couiza, route de Rennes-les-Bains avec au fond les ruines du château de Coustaussa en 1905.

La vallée de la Sals, route de Rennes-les-Bains avec en haut les ruines du château de Coustaussa en 1905.

Bibliographie :

Cartulaire et archives des communes de l'ancien diocèse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne par Mahul, 1857.

- Dictionnaire Topographique du Département de l’Aude, L’abbé Sabarthès.

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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5 novembre 2016

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Dans cette troisième et dernière partie je vous propose de découvrir l'environnement du village de Bélesta. Je vais très certainement omettre des informations, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. N'oubliez pas, ce reportage qui a été réalisé en trois parties du fait de la quantité de photos proposée.

Je constate que mes reportages ne vous laissent pas indifférents et qu'ils aiguisent votre curiosité, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin de l'article, ils sont les bienvenus. Je vous souhaite une bonne lecture …

 

 

Plan des ruines du château d'Audou de Bélesta datant du XVIIIème siècle archives départementales de l'Ariège référence : 70EDT-CC2. 

 

LE CHÂTEAU D'AUDOU

 

Au sommet du roc Saint-James, une croix en bois se dresse au point le plus élevé du rocher. Elle a été plantée là par les habitants du hameau de Millet, et elle est destinée à détourner les orages. A l'endroit où se dresse actuellement la croix, s'élevait autrefois une tour ronde, dont la circonférence est encore très nettement indiquée par les restes de la muraille ; des lignes de pierres que le mortier unit encore tracent sur le sol le plan du bâtiment qui, jadis, recouvrait cet emplacement. Etait-ce un château ou un couvent ? Pour les anciens du pays, cette construction en ruines date de l'époque des Romains.

Bélesta, le sentier permettant l'accès aux ruines du château d'Audou.

Bélesta, l'entrée de la forteresse du XVIème siècle, située au Nord-Est de l'enceinte.

Bélesta, vestiges du mur d'enceinte, angle Nord-Est.

Bélesta, une autre entrée de la forteresse du XVIème siècle située au Nord-Ouest celle-ci n'existait pas primitivement, elle a été faite par les habitants venus piller la pierre. Prise de vue réalisée de l'intérieur de l'enceinte qui a été défrichée.

Bélesta, une vue aérienne des ruines du château d'Audou. Le château d'Audou est une forteresse du XVIème siècle, bâtie à l'occasion des guerres de Religion par Jean-Claude de Lévis Léran, plus connu sous le nom de sire d'Audou, fervent protestant et homme de confiance d'Henri IV. Cet édifice domine le village depuis plus de quatre siècles. Délaissé dès le début du XVIIème siècle, il fut progressivement abandonné, saccagé par les hommes et envahi par la végétation, au point d'être aujourd'hui menacé de ruine complète et de n'être bientôt plus qu'un malheureux tas de pierres.

Bélesta, une vue aérienne des ruines du château d'Audou, la superficie à l'intérieur de l'enceinte est de 2500 m² environs. Si vous possédez un relevé sur plan de ces ruines merci de m'envoyer celui-ci par mail pour compléter ce reportage.

Bélesta, une vue aérienne des ruines du château d'Audou. La configuration des bastions restent très marquées aux angles de la forteresse.

Le castel d'Amont, ce château, également appelé "château d'Audou" ou encore "château neuf", a été construit par le sire d'Audou, vraisemblablement après 1567. En 1604, celui-ci fait l'objet d'un procès-verbal de visite avec estimation des réparations à y faire à la demande de Louise de Lévis-Mirepoix. Cet acte décrit l'organisation du château, il était flanqué de quatre bastions carrés, avec un donjon à quatre étages et un corps de logis à trois étages. Il comptait de nombreuses pièces dont quatre caves, deux grandes salles, une cuisine et plusieurs chambres. On sait également qu'un colombier se situait entre le château et la village et que des écuries se trouvaient à l'extérieur du château, près de la porte d'accès.

Louise de Mirepoix a finalement préféré le "château vieux", dans Bélesta à côté de l'église, afin d'y établir ses nouveaux quartiers. Des aménagements de plaisance ont été réalisés au XIXème siècle. Le site est inscrit au titre des Monuments Naturels et Sites.

Bélesta, le mur d'enceinte Sud du château d'Audou.

Bélesta, angle Sud-Est du château d'Audou, on aperçoit, émergeant derrière le mur, le bastion au fond.

Bélesta, depuis peu une association s'est créée pour la sauvegarde de ce patrimoine historique du XVIème siècle. Les travaux les plus urgents de sauvegarde sont les maçonneries, le confortement et restauration des remparts et des vestiges des corps de logis, la remise en place des pans de maçonnerie effondrés et, à plus long terme, le dégagement des bâtiments aujourd'hui comblés par les gravats et la terre apportés par quatre siècles d'abandon, ainsi que la restauration et leur consolidation des quatre bastions d'angle.

Bélesta, angle Sud-Est de l'enceinte. Cela fait une importante superficie ceinturée par ces murailles dont une bonne partie est encore debout. Le terrain ainsi aménagé servira aux manifestations médiévales futures.

Bélesta, angle Sud-Est de l'enceinte avec les vestiges du bastion.

Depuis plus de quatre siècles après la mort de son propriétaire, Jean-Claude de Lévis-Léran, sire d'Audou, la forteresse, à l'abandon, victime des intempéries, des démolitions successives, de la végétation excessive (arbres, ronces, lierre…) était, avant son acquisition par l'association, menacée de disparition.

Bélesta, le mur d'enceinte Sud de la forteresse.

Bélesta, les ruines du château d'Audou vues de l'église Notre-Dame du Val d'Amour.

 

Bélesta, le calvaire de Bicharole. 

 

Bélesta, le calvaire Notre-Dame du Val d'Amour.

Bélesta, place du monument aux morts.

Bélesta, place du général de Gaulle.

Bélesta, l'Hers et la rue du Pont.

Bélesta, l'Hers vue de la rue Delalaygue.

Bélesta, route La Borie à l'Est du village, direction Quillan.

 

LA FORÊT DE BÉLESTA

 

 

Dès le Moyen-âge, les hommes ont détourné les eaux de l'Hers pour faire fonctionner les scieries et moulins. Il y avait vingt scieries entre 1856 et 1890 à Bélesta, c'était la prospérité avec le commerce du bois. Il y avait une scierie de marbre entre 1865 et 1868 en amont du hameau la Forge, elle fut construite sans autorisation. Diverses usines se regroupent au hameau de la Forge, entre le XVIIIème et XXème siècles. Une forge à la catalane, un martinet et une scierie sont bâtis avant la Révolution et appartiennent aux seigneurs de la Rochefoucault. Le site est ensuite en partie vendu à la famille Avignon qui y construit un second moulin à scier, un moulin à farine et une filature. Vers 1870, Adolphe Avignon installe une autre scierie à proximité. Au début du XXème siècle, le quartier compte trois ateliers de peignes en corne, deux usines textile, construites vers 1950, s'arrête dans les années 1990.

Forêt de Bélesta, une coupe des sapins.

Forêt de Bélesta, une coupe des sapins.

Dans le centre du village, il y a un ancien moulin à farine, qui semble être le premier moulin connu à Bélesta, datant de 1298. Il appartenait à la famille de Lévis. Au XVIIIème siècle, la famille de La Rochefoucault ajoutera une scierie et un moulin à jais. Transformé en scierie après la Révolution, ce dernier sera associé à sa voisine en 1845. De l'autre côté du pont, une scierie à bois et à marbre seront construites en 1837 par Jacques Courrent. Une usine d'effilochage s'installera à proximité dans les années 1950 pour s'arrêter en 1968.

Entre Bélesta et les Peyrots (au Nord-Ouest) le site de la Garenette a abrité un moulin à farine et à huile, une scierie à marbre et à bois, une filature ainsi qu'une usine hydro-électrique. En aval, une scierie à bois et un moulin à plâtre sont construit vers 1827 par Belot de la Digne. Au XXème siècle il ne reste plus qu'une usine d'effilochage et une usine de teinture.

Forêt de Bélesta, maison du garde forestier.

Forêt de Bélesta, engin de manutention, travail dans des conditions difficiles parfois.

Forêt de Bélesta, engin de manutention, permettant des sortir les arbres coupés de la forêt et de les amener sur une zone accessible aux camions de transport.

La forêt de Bélesta, grand massif forestier, aux sapins géants, est l'un des plus beaux des Pyrénées. A une altitude moyenne de 1000 mètres, la forêt occupe une superficie de 2000 hectares environs qui s'étendent sur un massif karstique situé entre le pic de Saint-Barthélemy, la montagne de la Frau et le plateau de Sault. Essentiellement privée, la forêt comporte 200 hectares de propriété communale, sa production très élevée est de 12 mètres cubes de bois par hectare chaque année. Elle est constituée d'épicéas, de mélèzes et de pin douglas. Les sapins géants de Bélesta ont longtemps servi à la flotte du roi, pour la fabrication des mâts et des ponts. Le bois était acheminé à la mer méditerranée en suivant le cours de l'Aude, transport par flottage (Voir le reportage consacré en partie au flottage ICI).

Il y a deux principaux groupements forestiers, propriété de la même famille Delaballe depuis 1913, celui des Bois Ariègeois, et celui du Bois de Ferrières ont changé de propriétaire en 2005.

Forêt de Bélesta, engin de manutention.

Forêt de Bélesta, autre engin de manutention équipé de chaînes.

Forêt de Bélesta, chargement des troncs.

Forêt de Bélesta, chargement des troncs.

Historiquement, ces biens fonciers ont connu plusieurs dynasties, et en premier lieu, la famille de Lévis-Mirepoix, dont Gaston est mentionné comme propriétaire en 1386, puis par le jeu des alliances matrimoniales, la forêt passa entre les mains de la marquise de Toiras jusqu'en mai 1670, puis la famille La Rochefoucauld prendra la relève jusqu'à la Révolution qui la confisqua au profit de la Nation. La forêt fut mise en vente mais aucun acquéreur ne voulut prendre en gestion une forêt de cette taille. En 1815, les La Rochefoucauld récupérèrent leur bien, mais le vendirent en 1829 et ce fut la fin du rôle des grandes dynasties aristocratiques.

La société Mouïse composée d'associés messieurs Barthe-Delcassé, Mouisse, Anduze et Gabarrou, acheta la forêt le 12 mai 1829, qui passa dix ans plus tard entre les mains du citoyen Devillaine. Ce dernier fit faillite et le massif se transforma en société civile en 1848 au moment de la guerre des Demoiselles. Ce conflit obligea la société à donner à la commune de Bélesta des parcelles pour répondre aux violentes réclamations d'usage, la forêt communale fut ainsi créée. La forêt changea encore de mains en 1883 avec l'achat par la veuve de Nathaniel de Rothschild qui en resta propriétaire jusqu'à la vente en 1913, à Charles Delaballe.

 

LA FONTAINE DE FONTESTORBES

La fontaine intermittente de Fontestorbes, déjà connue à l'époque romaine. Une des dix plus importantes exsurgences de type vauclusien en France, elle se singularise par la régularité de ses intermittences et l'ampleur de leurs variations ; la limonaderie de Fontestorbes, plus ancienne limonaderie artisanale de France encore en activité sans interruption depuis 1885.

La fontaine de Fontestorbes à plein débit.

Bélesta, l'entrée de la grotte de Fontestorbes.

La fontaine intermitente de Fontestorbes. 

La fontaine intermittente de Fontestorbes. 

La fontaine intermittente de Fontestorbes.

A deux kilomètres environ de Bélesta, on y arrive par une belle route qui mène de Bélesta au village de Fougax et aux gorges sauvages de la Frau, à gauche de la route, se trouve la fameuse fontaine intermittente de Fontestorbes. Pendant les mois d'été, de juillet à septembre, on peut pénétrer jusqu'au fond de la vaste excavation d'où elle sort, en passant sur les pierres laissées à sec et attendre le retour de l'eau qui s'annonce par un bruit assez fort. L'écoulement dure de 25 à 3o minutes et cesse ensuite pendant une durée à peu près égale.

La fontaine intermittente de Fontestorbes, l'intérieur de la grotte est accessible quand le trop plein du siphon cesse après 30 minutes environs.

Ce phénomène est en activité de juillet à octobre avec un débit variant entre 20 à 50 litres/seconde à 1800 litres/seconde après 30 mn. Cette fontaine est si abondante que ses eaux, jointes à celles de l'Hers, jusqu'alors simple ruisseau, suffisaient pour alimenter de nombreuses usines et des scieries qui transformaient en poutres, planches et chevrons les magnifiques sapins de la forêt de Bélesta.

Les auteurs ne sont pas tous d'accord sur l'étymologie du mot Fontestorbes. Pour les uns, il viendrait de fons lurbatus, fontaine troublée, dont le cours est bouleversé, interrompu, intermittent ; pour les autres, il serait constitué par la réunion des deux mots latins fontes orbi, sources qui manquent d'eau.

Cette source est située à l'entrée d'une grotte pittoresque, cette grotte est constituée par le calcaire urgonien, calcaire à dicérates de Dufrénoy, dans le crétacé inférieur.

Dans le Manuscrit de de Baville datant de 1697, l’on peut lire "on y a placé d’espace en espace de grosses pierres pour y pouvoir entrer et sortir, quand la fontaine est dans son plein". L'aménagement de l’accès intérieur de la grotte de Fontestorbes où jaillit la fontaine date de 1864.

Astruc est le premier qui ait donné une explication scientifique du phénomène de la fontaine de Fontestorbes dans son mémoire "Mémoire sur l’Histoire naturelle des Pyrénées" datant de 1731.

En face de la fontaine de Fontestorbes, vous empruntez une passerelle métallique qui enjambe l'Hers, pour accéder à la guinguette de Fontestorbes.

Extrait de carte pour vous situer Fougax et Montségur en empruntant la route D9 qui part de Bélesta. Après vous êtes arrêté à la fontaine de Fontestorbes, ensuite vous avez le village de Fougax.

LE VILLAGE DE FOUGAX

La fertile vallée de Fougax, que là-bas, tout au fond, l'orgueilleux pic de Montségur domine et surveille. Au Barrineuf, deux routes s'offrent à nous : celle de droite mène à Montségur, celle de gauche à Espine, au Pélail et aux gorges de la Frau. Entre parenthèses, de Montségur, vous pouvez vous lancer à l'assaut du pic Saint-Barthélemy, qui se dresse à une hauteur de 2354 mètres. Vous pouvez redescendre par le versant opposé par lequel vous avez effectué l'ascension pour rejoindre la vallée du Basqui, puis les gorges de la Frau et le Barrineuf. 

 

GOUFFRES A BÉLESTA

Le plateau forestier cache un vaste réseau de galeries souterraines que les spéléologues explorent régulièrement. Plusieurs atteignent des profondeurs dépassant les 200 mètres, comme le gouffre des Corbeaux ou "Caugno des courbasses", celui des Œillets ou celui du Roc des Agréous. A 850 mètres d'altitude, le gouffre des Corbeaux s'ouvre, en plein bois, dans des roches crétacées urgoniennes très fissurées, son orifice mesure environ 60 mètres sur 30 mètres de diamètre. C'est un abîme d'absorption et d'effondrement, la profondeur totale atteint environ 200 mètres. Cette caverne, qui s'élargit jusqu'à près de 30 mètres, est obstruée à 200 mètres sous terre par les blocs d'effondrement, à ses deux extrémités, deux petits réduits, au sol d'argile s'enfoncent sous terre. Le gouffre des Corbeaux et tous les gouffres bien connus de tout le monde a continué, malgré une loi du 15 février 1902, à servir de charnier pour les bêtes mortes des hameaux environnants, ce qui a eu pour effet de polluer les eaux de ruissellement, eaux qui alimentent les sources du secteur. Or, une partie de l'eau de cette source de Fontestorbes est captée pour l'alimentation de la commune de Bélesta.

 

Le petit hameau du Gélat proche du gouffre des Corbeaux.

Bélesta, l'entrée du gouffre des Corbeaux très connu des spéléologues.

 

GORGES DE LA FRAU

Les gorges de la Frau, son nom signifierait selon J.L. Salvaire "Fracture" et non "gorges de la peur" comme cela est généralement écrit. Il était question dans les années 1900 de réaliser une route passant par les gorges de la Frau pour relier Fougax à Comus et le plateau de Sault. Mais la raison à fait, que ce projet n'a jamais été réalisé et que ces gorges ont gardé leur beauté sauvage et farouche qui en fait tout le charme.

 

PRÉHISTOIRE A BÉLESTA L'ÂGE DE BRONZE

- Une série d'objets antiques provenant de l'oppidum fortifié gaulois du Mayne, mur à double parement. L'oppidum du Mayne se situe dans la partie orientale du département de l'Ariège, à moins de deux kilomètres de sa limite avec le département de l'Aude. Au Sud du village de Bélesta, il occupe une partie de l'éperon rocheux surplombant directement la fontaine intermittente de Fontestorbes et la vallée de l'Hers. Le travail de fouille réalisé sur le site juste après la seconde guerre mondiale a donné lieu à une publication parue en 1948 dans le bulletin de la Société Préhistorique de l'Ariège. Des armes, pointes de flèches, fers de javelot à douille, clous en grand nombre ainsi que des chevilles, objets de parure, des monnaies romaines datant de la première moitié du 1er siècle avant J.C., des céramiques, tout ceci fut retrouvé lors des fouilles. Une occupation du lieu, axée surtout sur les deux ou trois derniers siècles avant notre ère, dates apportées par l'étude du mobilier et des monnaies retrouvées.

Monnaie de bronze retrouvée sur l'oppidum du Mayne.

- Bélesta, la grotte de Rieufourcand-Espalisses : grotte occupée de la fin du Néolithique jusqu'au Deuxième Age du Fer, puis sporadiquement à l'époque romaine (antonianus d'Herennia Etruscilla, épouse de Trajan Dèce).

 

VOICI QUEQUES VUES AÉRIENNES DE BÉLESTA 

 

Bélesta, le centre ville.

Bélesta, une vue en direction de l'Est.

Bélesta, une vue en direction du Sud-Est.

Bélesta, comme vous pouvez le constater sur ces photos, les forêts occupent une superficie importante.

Bélesta, une vue en direction de l'Est.

Bélesta, une vue en direction du Sud-Ouest.

Bélesta, une vue en venant de Lavelanet.

Bélesta, une vue du centre ville.

Bélesta, une vue du centre ville.

Bélesta, vue aérienne de La Borie (sortie Bélesta route de Quillan).

Bélesta, vue aérienne de l'Espinas, petit hameau situé à l'Est de Bélesta.

 

DES OVNIS VUS A BÉLESTA

Il fallait que j'en touche un mot. La région a été touchée par un phénomène qui a défrayé la chronique en son temps. Dans la nuit du 16 au 17 octobre 1954, une série impressionnante d'observations d'ovnis a été relevé en plusieurs points de la commune. Tous les témoignages concordants, collectés par la gendarmerie faisaient état d'objets évoluant dans le ciel nocturne selon un étrange ballet qui dura plusieurs minutes. 

Voici les cinq jeunes du canular 55 ans après leur subterfuge. Photo datant de 2009.

Révélé en 2009, pendant 55 ans ils ont gardé le secret, en réalité, en 1954, des copains font valser des lumières au dessus de la colline de Millet et défraient la chronique pendant 55 ans.

"Cette affaire, c'est un amusement de jeunes. Avec tous mes copains de Bélesta, nous étions une demi-douzaine, on s'ennuyait ferme ce samedi soir-là. Dans les journaux, à la radio, on ne parlait que d'Ovni. Alors on s'est dit : ils en veulent, on va leur en offrir !" Cinquante-cinq ans après, ils sont là les principaux protagonistes de ce canular, tous entrés dans leur soixante-dixième année, encore amusés au souvenir de ces étranges apparitions lumineuses. : Jean et André Sibra, René Lagarde, Gérard Pibouleau, Gérard Coléra. Le ciel ce soir là en a rajouté une couche, comme pour rendre plus crédible leur canular "alors que l'on partait, il est passé dans le ciel une énorme étoile filante en direction de Belvis! ", raconte René.

Ils avaient réalisé un vélo spécial avec des ampoules fixées sur les roues et guidon, avec ce vélo il montait et on descendait autour de la croix, il n'y avait pas d'arbres à cette époque, dans la nuit les gens voyaient mal et ils avaient l'impression que ces lumières montaient et descendaient dans le ciel". Une voiture monta jusqu'à la colline de Millet, c'étaient les gendarmes, les jeunes ont vite décampé, de peur de se faire enguirlander ils ont gardé le secret de leur blague.

L'affaire depuis était devenue un classique de l'Ufologie.

 

Le pog de la forteresse cathare de Montségur, je vous invite à consulter les 6 reportages consacrés à l'histoire de Montségur la première partie ICI.

Sinon passez par les 3 sommaires à votre disposition dans le menu de gauche.

 
 

A VOIR :

À proximité :

- Le château cathare de Montségur.

- Le château de Puivert.

- Le manoir de la famille Bataller.

- La croix de Millet.

- Les gorges de la Frau.

- Le dolmen du Moli del Vent.

 

Personnalité célèbre de Bélesta :

- J.B. Mercadier (1750-1618), ingénieur de la province du Languedoc, il supervisa les travaux du pont de Mirepoix ; puis, chargé de missions à l’étranger. Il a écrit divers ouvrages.

- Marcel Sableau, né à Bélesta le 4 juillet 1906, radical socialiste, poète, romancier, auteur de théâtre, ingénieur ; candidat malheureux aux législatives de 1932 et 1936 (arrondissement de Foix).

 - Robert Naudi, né le 17 avril 1927 à Bélesta ; il était le fils de Noël Naudi maire de Bélesta et conseiller général de Lavelanet de 1945 à 1961. Robert fut maire du Pla de 1971 à 1985 et de Tarascon de 1985 à 2001. Conseiller général du Quérigut de 1975 à 1985 ; président du conseil général de 1985 à mars 2001, il décéda le 19 janvier 2003.

- Henri Martre, né le 6 février 1928 à Bélesta, hautes fonctions dans l’aéronautique ; président du GIFAS, groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales ; Grand Croix de la Légion d’honneur le 1er janvier 2003.

- Jean Claude Lévis-Léran, dit le Sire d’Audou, mort au château d’Amont, à Bélesta, le 11 février 1598 ; chef des Réformés, gouverneur du château de Foix.

- Léon Alexandre Périer, né à Bélesta le 17 décembre 1858, mort en 1926. Il fut préfet du Puy de Dôme, de la Nièvre et d’Alger ; il publia de nombreuses publications juridiques et administratives.

- André Lagarde, signait ses chroniques sous le nom de Jordi Plantaurel dans la Dépêche du Midi. Il est l'auteur d’un dictionnaire français-occitan et de divers ouvrages sur le même thème.

- André Lannes, joueur de rugby.

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NE PAS CONFONDRE Bélesta et Bélesta en Lauragais, comme j'ai réalisé de la généalogie d'un des seigneurs du lieu je vous en fait profiter.

Blason de Charles de Varaigne seigneur de Bélesta de Gardouch extrait de l'armorial général de France par Charles d'Hozier 1696.

Voici donc la généalogie de la famille de Varagnes seigneur de Bélesta en Lauragais village situé au Nord-Ouest de Castelnaudary.

Maison, une des plus anciennes de la province du Languedoc, dont l'origine se perd dans l'antiquité la plus reculée.

C'est avec Gaillard de Varagnes que commence la lignée des seigneurs de Bélesta en Lauragais.

Dans les textes anciens Varagne s'écrit sans S à la fin où avec un S.

 

- Gaillard de VARAGNES, seigneur de Bélesta, et de Varagnes, Damoiseau en 1420, né vers 1350, il décéda dans une extrême vieillesse en 1420. Il était le fils d'Izarn de Varagnes qui prêta serment de fidélité au roi Charles VI à Toulouse en décembre 1389, il épousa Elips de Castilhon. Gaillard a épousé, demoiselle de Peytes, héritière de la maison de Peites qui lui porta en dote les terres de Lampaud et de Serviès, ils eurent pour enfants :

- Gaillard II de Varagnes, seigneur de Bélesta, qui suit ;

- Bernard de Varagnes, il fut l'un de ceux qui délivrèrent en 1438 le Château et la ville de Saint-Gabelle des Routiers qui en avaient fait leur place d'armes ;

- Andrée de Varagnes, mariée en janvier 1407 avec Jacques de Dumont de Rouaix ;

- Philiberte de Varagnes, mariée avec Arnaud de Plagnolle, Damoiseau, seigneur de Saint-Germier.

- Gaillard II de VARAGNES, seigneur de Bélesta, et de Varagnes, Damoiseau en 1463, né vers 1400, il décéda le 2 janvier 1442 à Bélesta il avait environ 42 ans. Il se maria avec Brune de Roqueville, dame de Bélesta, fille unique d'Alzias de Roqueville, seigneur de Bélesta. Il rendit hommage de ses terres à Louis XI, roi de France, un lundi 7 juin 1743 dans la salle de la Trésorerie de Toulouse, où ce prince était logé. Ils eurent trois enfants :

- Gaillard IV de Varagnes, qui suit ;

- Bertrand de Varagnes,  marié en 1471 avec Jeanne d'Arnave ;

- Imberte de Varagnes, née en 1443, mariée en 1463 avec Antoine de Montesquieu- Coustaussa, seigneur de Montesquieu ;

- Jean de Varagnes, prieur commendataire du prieuré Sainte-Marie de Pierrepertuse et de Lavelanet en 1494.

- Gaillard IV de VARAGNES, seigneur de Bélesta, et de Gardouch, Damoiseau en 1509, il décède avant 1497. Il fut un des principaux seigneurs que le Roi commit par ses Lettres datées du 11 Octobre 1465, pour mettre sous sa main le temporel de l'Archevêché de Toulouse durant le Schisme qui agita cette ville après la mort de Pierre de Saint-Martial son Archevêque. Il épousa en première noce, le 5 février 1448 Marguerite de Plagnolle, fille d'Arnaude Planholle et d'Esclarmonde de Gavarret. Elle décède en 1470. En secondes noces il épousa, vers 1470 Jeanne de La Tour de La Roche. Du premier mariage est né Gaillard V de Varagnes qui suit ; du second mariage ils eurent pour enfants : Flore de Varagnes et Marie de Varagnes ; Jeanne de Varagnes elle épousa en 1555 Antoine de Toulouse-Lautrec ; Armand de Varagnes né en 1512, religieux de Saint-François.

- Gaillard V de VARAGNES, Chevalier de l'Ordre du Roi, seigneur de Bélesta, et de Gardouch, baron de Rieux, Mourvilles, Saint-Félix, Saint-Paulet et de Vieillevigne. Il décède en 1530. Il épousa le 20 février 1494 Hélène de Vivier, fille du haut et puissant seigneur Guillaume du Vivier, ils eurent pour enfants :

- Pierre de Varagnes, prieur de Pierrepertuse, chanoine de Saint-Sernier de Toulouse, mort vers 1570 ;

- Raymond de Varagnes, né en 1530, se maria avec Mangète de Thuri, il décède le 2 novembre 1565 ;

- Françoise de Varagnes, épousa Barthélemi de Lavergne, seigneur de Montbazin, gouverneur de Salulce ;

- Antoine de Varagnes, né en 1527.

- Gaillard VI de VARAGNES, coseigneur de Gardouch en 1541 et seigneur de Bélesta, en 1551, il rend hommage pour Gardouch et Bélesta, seigneur de Mourvilles, de Saint-Félix, de Saint-Paulet et de Vieillevigne. Chevalier en 1566, dit le Capitaine Gardouch. Il décède vers 1500. Il épousa le 21 mars 1528 Jeanne Rigaud de Vaudreuil, fille de Vital, baron d'Auriac et de Catherine Lauzières-Thémines. Elle décède en 1566. Ils eurent pour enfants :

- Jean de Varagnes, seigneur de Bélesta, qui suit ;

- Isabeau née en 1562 ;

- Jeanne de Varagnes, née en1562, décède en 1571, mariée le 15 juillet 1555 avec Antoine de Toulouse-Lautrec, seigneur de Saint-Germier ;

- Catherine de Varagnes, épousa le 20 mars 1562 Antoine de La Tour, elle mourut sans enfant l'année de son mariage ;

-Françoise de Varagnes, religieuse au monastère des  Nonenques, elle quitta cet état pour se marier le 18 juin 1566, à François de La Tour ;

- Jeanne de Varagnes mariée avec Damien de Veyre ;

- Constance de Varagnes de Bélesta de Varagnes épousa en première noce, Guillaume Raymond des Bordes, puis en seconde noce, Antoine de La Tour de La Roche seigneur de Juzes.

- Jean de VARAGNES (Jean de BARAIGNES), seigneur de Bélesta, il épousa le 23 novembre 1574 Anne de Bazillac, fille de Jean de Bazillac, baron de Bazillac et d'Anne de Rochechouart. Il fut tué dans son château de Bélesta le 2 février 1575 par les Religionnaires. Il fut Gentilhomme ordinaire de la chambre (brevet du 23 Juillet 1569). Ils eurent entre autre pour fils :

- Louis Girard de VARAGNES, seigneur de Gardouch, baron de Bélesta, né vers 1575 au château haut de Gardouch, il décède le 15 mai 1634, il avait 59 ans. En 1612, il possède un château renaissance à quatre tours bâti en haut du Pech de Gardouch. Il épousa le 7 novembre 1596 Marie de Cheverry de la Réole (Bayonne 64) fille de Pierre, baron de la Réole et de Bourguine de Dufort de Saint-Jorry. Ils eurent pour enfants :

- Anne de Varagnes, née en 1601, mariée le 5 novembre 1624 avec Jean Blaise Garaud-Castillon. Elle décéda le 22 août 1693.

- Paule de Varagnes, mariée le 21 août 1639 avec Jean Honoré de Castanet de Tauriac, baron de Tauriac ;

- Paul de Varagnes, seigneur de Gardouch, il est tué en duel par le baron d'Arnave le 2 juillet 1634. Il épouse le 17 août 1627 Marie de Lordat, fille de Jean baron de la Bastide Casseneuve et de Dame Jeanne de Génibroufe. Ils eurent pour enfants :

- Louis de Varagnes, baron de Bélesta, qui suit ;

- Michel de Varagnes, qui fut tué en Flandre à l'âge de 19 ans ;

-Anne de Varagnes, religieuse à l'Annonciade d'Albi ;

- Gabrielle de Varagnes de Bélesta, mariée le 29 septembre 1795 avec Pierre Marie Gabriel Hyancinthe d'Hautpoul, marquis d'Hautpoul, baron de Ganac, de Montolieu, de Prajols et de Saint-Just, seigneur de Seyres et de Roquefort, né le 31 août 1767, décédé le 7 novembre 1807 à l’âge de 40 ans .

- Louis de VARAGNES, baron de Bélesta, conseiller et maître d'hôtel du roi (brevet du 21 Mars 1651), capitaine d'infanterie (le 1er décembre 1652). Il épousa le 6 novembre 1651, Jeanne d'Arjac de Savensa-Morlhon, fille de Charles II de Morlhon, baron de Sanvensa et de Marie de La Valette-Cornusson. Ils eurent pour enfants :

- Charles de Varagnes, seigneur de Bélesta qui suit ;

- Catherine de Varagnes.

- Marguerite de Varagnes, religieuse de l'Annonciade d'Albi ;

- Françoise de Varagnes, religieuse à l'abbaye de Villemeur ;

- Anne de Varagnes, qui épousa Jean Sébastien de Roquefort-Marquein de Salles ;

- Marie-Anne de Varagnes, qui épousa N …de Prohenques ;

- Jean de Varagnes, docteur en théologie, prieur de Saint-Michel de Castelnau d'Elébezoit.

- Charles de VARAGNES, seigneur de Gardouch-Bélesta, Massanés. Il fut Page du Roi à la Grande-Ecurie, puis cornette au Régiment Royal, Roussillon, capitaine de Cavalerie dans celui de Dauphiné Etranger, et Maître de Camp en 1703. Il épousa le 20 novembre 1686 Marie de Roquefort de la Palue de Marquein, sœur de Charles de Roquefort, mort en 1748, Grand-Prieur de Saint-Jean de Jérusalem de Toulouse, et fille d'Antoine de Roquefort et de Marie Darnauc d Ornolac. Ils moururent tous les deux en 1726.Ils eurent pour enfants :

- Jean Charles de Varagnes, qui suit ; 

- Jean Sébastien de Varagnes, né à Bélesta en mars 1696, il fut reçu Chevalier de Malte en 1713, enseigne de Régiment de la Marche, infanterie en janvier 1712. Il devient Aide-Major du même Régiment en juillet 1714, capitaine au même Régiment en décembre 1714. Il participa à des batailles en Pologne, et au siège de Barcelone. Il a eu la Commanderie de Poucharramet en 1749, et celle de Douzens en 1759. Il a été nommé Bailli Grande Croix de l'Ordre de Malte de 18 décembre 1759 ;

- Louis Hippolyte de Varagnes de Gardouch, né le 18 juillet 1700, il fut reçu Chevalier de Malte de Minorité le 19 mars 1701, à la Commanderie de la Tronquière ;

- Jean de Varagnes de Gardouch, né en 1704, appelé Chevalier de Roqueville ; Chevalier de Malte ;

- Claire de Varagnes de Gardouch, religieuse aux Cassés ;

- Anne de Varagnes de Gardouch, elle épousa Étienne de Cabriol, sénéchal de Castres, décédée sans enfant.

- Jean Charles de VARAGNES, Marquis de Gardouch, seigneur de Bélesta, Beaupui, Brignamont, Stramiac, Cépet, La Bastide de Saint Sernin, Villarès, Fignan, Bar, Saint-Clément, Cazillac, coseigneur de la ville de Brives en Limousin, il est maintenu noble le 3 juin 1669, sur titres de 1528, par Bezons, intendant de Languedoc. Il est né le 28 octobre 1695 à Bélesta. Il est Page de la Grande Écurie (preuves d'avril 1713), Cornette au régiment d'Anjou, Cavalerie en 1715. Il épousa en juillet 1724, Marie-Thomasse de Juillard, fille de messire François de Juillard et de Marie de Thésan, née le 14 juillet 1700. Ils eurent pour enfants :

- François de Varagnes, marquis de Bélesta, qui suit ;

- Antoine Joseph de Varagnes, né à Toulouse le 5 décembre 1732, reçu Chevalier de Malte. Il mourut à Paris en 1741;

- Marie Charlotte de Varagnes- Gardouch, née le 15 août 1741. Mariée  le 10 novembre 1762 avec Charles-Madeleine de Pressac, vicomte d'Esclignac, maréchal des camps et armées du Roi ; Capitaine de gendarmerie.

- François de VARAGNES, Marquis de Bélesta, seigneur de Bar, de Saint-Clément en Limousin, de Cazillac, coseigneur de la ville de Brives, il est aussi seigneur de Château-Renault, la Poissonnière, Artois, Crozon, Poulmic. Il est né à Toulouse le 10 juin 1725, il décéda en 1807 à 82 ans. Mousquetaire du Roi  le 13 juillet 1745, second Cornette des Chevau-légers, sous le titre d'Orléans le 20 janvier 1747, Mestre de camp de cavalerie en 1757.  Il épousa en première noce, contrat signé par le roi et la famille royale, le 8 juin 1752, Marie Charlotte de Rousselet, de Château-Regnault, née le 20 septembre 1728, fille d'Emmanuel Rousselet, marquis  du Château-Regnault, lieutenant général de la province de Bretagne et d'Anne Julie de Montmorency-Fosseux. La marquise de Bélesta a été nommée en juin 1752 une des Dames de mesdames Victoire, Sophie et Louise, et elle est sœur de la comtesse d'Estaing.

Puis il épousa en secondes noces, le 11 octobre 1768, Marie Gabrielle de Lordat, née en 1742, fille de Paul Jacques de Lordat et de Jeanne marie de Masnau. 

 

NOTES :

Le village de Gardouch se situe près de Villefranche de Lauragais (31) au Sud-Est de Toulouse. Gardouch était une juridiction épiscopale carolingienne comportant deux châteaux : le Pech de Gardog (devenu Gardouch), situé sur une hauteur, et en bas le fort d'Ornolhac appelé aussi donjon de Gardouch Soubra.

Pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), le Prince noir détruisit les deux forts qui furent rétablis par Raymond VII, comte de Toulouse.

Les Varagnes étaient seigneurs du fort haut, et les Arnave-Ornolhac du fort bas.

 

Voici quelques photos anciennes que les amateurs apprécieront :

Fougax, route de Montségur, la place et l'abreuvoir en 1905.

Fougax, la place et château de Montségur sur son pog au fond à gauche en 1905.

Fougax, une vue générale en 1905.

La vallée de Fougax, et le pic Saint-Barthélemy en 1905. Transport du bois vers Quillan.

Montségur en 1950. 

Fougax, hôtel Delpech en 1905.

Fougax, une vue aérienne en 1950.

Monségur en 1970.

Route de Monségur à Montferrier en 1905, et en arrière plan, la forteresse de Montségur en haut de son pog.

 

Bibliographie :

- Dictionnaire de la noblesse française 1867.

- Bulletins de la Société Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts (BSA). 

- Dictionnaire de l'Ariège.

- L’Oppidum du Mayne, commune de Bélesta dans le Bulletin de la Société Préhistorique de l’Ariège, 1948, J. Tricoire.

- Pièces fugitives pour servir à l'histoire de France, avec des notes, 1759.

 

 Le prochain reportage sera consacré à un nouveau numéro de la série "Belcaire, passé retrouvé ... acte 11", j'aurai dû peut être changé le titre et intituler cette série de reportages "Le passé retrouvé ... acte 11" en effet, le passé retrouvé ne concerne pas que le village de Belcaire, si vous avez des documents, des photos anciennes d'autres villages du Pays de Sault, je vous invite à me contacter par mail à cette adresse :

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Ainsi se termine ce reportage réalisé en 3 parties, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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