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  • : www.belcaire-pyrenees.com
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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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11340 ROQUEFEUIL

Tél : 04.68.20.75.89

 

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30 mai 2013
bandeau les villages du Pays de Sault

 

Le reportage sur le village de Roquefeuil a eu un franc succès, on continue donc avec la découverte des villages du Pays de Sault, aujourd'hui, je vous invite à Espezel, petit village de 212 habitants (2009) situé le long de la route principale du Pays de Sault, la D613 et à proximité des gorges du Rébenty.

Mais avant de vous présenter Espezel, je voudrais rendre un hommage particulier à mon ami Henri Toustou alias "Basile" qui est solidaire et participe grandement à certains reportages en me fournissant de nombreuses photos (c'est encore le cas pour celui-ci) pour documenter mes articles. Et l'élaboration de ce site web a permis de nous retrouver après 37 ans.  Je lui dédie ce reportage et le remercie du fond du coeur. Merci aussi à tous ceux qui se mobilisent en apportant leur pierre à l'édifice, sachez que toute aide aussi modeste soit-elle est la bienvenue, pour faire découvrir votre belle région trop méconnue. Aux internautes, je dirai : venez vous mettre au vert au Pays de Sault, vous en garderez un bon souvenir  et vous y reviendrez !

J'ai plus de 220 photos à vous présenter, c'est pour cette raison que ce reportage sera réalisé en deux parties, pour être averti de la parution de la suite, inscrivez-vous sur la Newsletter (menu de gauche) c'est gratis.

Place maintenant à la présentation de ce village que tous les Languedociens connaissent, ne serait-ce que de nom. ESPEZEL, où a lieu chaque année, en octobre, la plus grande foire régionale de l'élevage, cette fête agricole rassemble des milliers de visiteurs, et son succès est grandissant. La fête de moissons en août que j'ai déjà eu l'occasion de vous présenter, n'est pas mal aussi ! Je vous souhaite une bonne découverte ...

 

logo label Pays Cathare 02

 

 

Blason Espezel

Le blason du village d'Espezel

 

carte 01 de l'aude

Espezel se situe au coeur du Pays de Sault, le long de la D613 la route de l'Andorre qui va de Quillan à Ax-les-Thermes.

Voici quelques distances séparant Espezel des villes comme Quillan qui est à 23 km, Ax-les-Thermes à 32 km, Andorre (Pas de la Case) à 62 km, Limoux à 45 km, Carcassonne à 71 km, Toulouse à 126 km et Narbonne à 134 km.

carte 02 Espezel

Espezel village important qui organise chaque année en octobre la plus grande foire régionale du bétail et agricole du Languedoc Roussillon.

Elle attire des milliers de visiteurs. Vous remarquerez, en haut de cette carte que le renommé Sentier Cathare traverse le Pays de Sault, et Espezel est un village étape.

Le Pays de Sault est méconnu, pourquoi ? Parce qu'il est mal desservi, il n'y a pas de grand axe routier qui le traverse, de Belcaire vous n'avez aucun grand super marché 30 km à la ronde.

C'est pour cela que le Pays de Sault est en quelque sorte un immense parc naturel préservé et authentique avec ses immenses forêts, qui mérite d'être connu et visité.

Je pense qu'à la bifurcation de la D117 et la D613 près de Quillan, il serait judicieux de mettre un immense panneau montrant les atouts du Pays de Sault et idem côté Ax-les-Thermes ! Qu'on se le dise !

carte 03 Espezel

Zoom sur le village d'Espezel, vous remarquerez en haut à gauche au carrefour avec la D613, la Maison de la Montagne.

 

La Maison de la Montagne, qu'est-ce que c'est ?

Tout au long de l'année, la Communauté de Communes du Pays de Sault en collaboration étroite avec l'association ACCES propose aux habitants du Pays de Sault et aux vacanciers, un programme d'activités culturelles et de découverte comprenant des expositions, des conférences, des séances de cinéma, des visites guidées, des randonnées... au sein de la Maison de la Montagne et dans le Pays de Sault.

Espezel 116La voici la Maison de la Montagne implantée près de la D613 à Espezel

Espezel 147  Espezel 146

Espezel, près de la maison de la Montagne des panneaux d'informations vous informent sur la flore et les sentiers de randonnées du pays de Sault (cliquez sur les photos pour agrandir)

Espezel  (Espzellum) en occitan Espesèlh. Les habitants se nomment les Espézelois.

Après avoir effectué des recherches, je me suis retrouvé un peu démuni, car on ne trouve guère de trace sur Espezel dans l'histoire ancienne. On découvre qu'il y avait 55 maisons dans le village en 1594 et que celui-ci comptait 558 âmes en 1830, le nombre d'habitants progressa en 1836, il y avait 808 habitants à Espezel pour redescendre à la moitié en 1954, 421 habitants.

Espezel 18

Le paisible village d'Espezel vu de la D613, avec au fond à droite, le pic d'Ourtiset (1934m) et le pic de Bentaillole (1965m)

Espezel 43 panorama

Panorama d'Espezel en 2013 réalisé avec les photos de mon ami Henri Toustou

Espezel 42 panorama

Panorama d'Espezel

Espezel existerait depuis le X ème siècle, le village fut abandonné en 1348 à la suite de la peste noire qui décima la population.

 

Dans le trésor des chartes on trouve un document qui stipule que sous le règne du roi Philippe le Bel, les Consuls de Belcaire le 14 juillet 1303 se réunissent au sujet de Comus, Masuby, Belvis, Espezel, Camurat, Combaleran, Anjor et Roquefeuil.

Belcaire et les paroisses citées ci-dessus sont toutes comprises aujourd'hui dans le département de l'Aude (arrondissement de Limoux). La paroisse de Combaleran semble seule avoir disparu. Anjort est devenue Niort, par suppression du A initial.

Ils délèguent à l'assemblée de Montpellier.

Voici l'acte rédigé en latin :

"Anno dominice Incarnatiouis millesimo trecentesimo tercio, rege Philippo regnante, pridie ydus Julii. Noverint universi quod nos Petrus Guiraldi, Arnaldus Cerdane, de Bellicadro consulcs, ut dicunt, Guillelmus Pascalis, Ramundus Addelli, consules de Camuscio, ut dicunt, Ramundus Boerii, Arnaldus Valentis, consules de Masubio, ut dicunt, Adzemarius, Petrus Carnerii, consules de Bellovisu, ut dieunt, Stephanus Maurini, Martinus Beruti, consules de Spezello, ut dicunt, Ramundus Camurachi, Guillehnus Bardoni junior, consules de Camuracho, ut dicunt, Bartolomeus de Naladaycis, Guillelmus Maurini, do Cambalerano consules, ut dicunt, Petrus Mayensa, consul de Anjorto, ut dicit, et Arnaldus Vinas junior, de Rupefolio consul, ut dicit ; nos omnes prenorninati insimul, per nos et pro universitatibus nostris predictis, eligimus, facimus, creamus et constituimus et etiam ordinamus certos nostros, speciales procura tores seu actores nostros, videlicet Bernardum Bescii de Rupefolio et Guillelmum Munerii de Anjorto, hujus publici instrumenti exibitores, et quemlibet eorum in solidum, ita quod non sit melior conditio occupantis seu occupantium, ad comparendum apud Montempessulanum, coram nobilibus viris et dominis Amalrico, vicecomite et domino Narbonne, et Guillelmo de Plasiano, domini Vicenobii, militibus, et magistro Dionisio de Senonis, clerico dominai regis, commissariis dicti domini nostri regis super quibusdam negociis arduis, statum regni et omnium christicolarum tangentibusr et ea que prefati domini commissarii, nomine domini regis, super dictis negociis eis exponenda duxerint audituri et beneplacitum regium inpleturi. Dantes et concedentes.

Acta fuerunt hec in presencia et testimonio Petri Fabri Guillelmi Castellani de Anjorto, Petri Moleras, Petri Amati de Rupefolio, Guillelmi Catalani ejusdem ville, Johannis Sabaterii de Planzellio et mei, Petri Bajuli de Bellicadro, notarii publici dicti domini regis, qui predictis omnibus interfui et requisitus lianc cartam procurationis cum dicta stipulatione recepi, scripsi et signavi."

Espezel 32 en 2012 vue aerienne

Je vous propose toute une série de photos aériennes du village d'Espezel prises en 2012 et 2013

Espezel 20 en 2010 vue aerienne

Espezel dans son écrin de verdure

Espezel 22 en 2013 vue aerienne

La partie Nord du village d'Espezel en regardant vers l'Ouest, au fond le pic des Sarrasis, Belcaire se trouve de l'autre côté

Espezel 23 en 2013 vue aerienne

Espezel, on aperçoit la place du Calcat, le grand bâtiment à droite abrite l'Auberge du P'tit Louis

Espezel 24 en 2013 vue aerienne

Vue aérienne Nord-Sud d'Espezel, avec la place du Calcat en bas de la photo et la Grand' Rue menant au château et à l'église

Espezel 21 en 2013 vue aerienne

Vue aérienne d'Espezel, avec la place du Calcat en bas, le jardin public et la Grand' Rue

Espezel 25 en 2013 vue aerienne

Vue aérienne d'Espezel

Espezel 26 en 2013 vue aerienne

Vue aérienne d'Espezel

Espezel 29 en 2012 vue aerienne

Vue aérienne d'Espezel en avril 2013

Espezel 30 en 2012 vue aerienne

Vue aérienne d'Espezel en avril 2013

Espezel 27 en 2013 vue aerienne

Vue aérienne d'Espezel en venant de Belfort sur Rébenty tout proche

Espezel n'est pas une place forte et ne possède pas encore de château à l'époque médiévale. Celui-ci sera construit bien plus tard. C'est certainement pour cette raison que l'on ne trouve aucune trace ayant un rapport quelconque avec Espezel, pendant cette période. En tout cas je n'ai rien trouvé mis à part le document datant de 1303 cité plus haut.

Espezel 15

Le village d'Espezel au petit matin, photo prise par Rouzaud en 2008

Espezel 131

Espezel en avril 2013, avec au centre, le château et l'église, le massif de l'Ourtiset (1934m) est encore enneigé

Le choléra a sévi dans la région du Pays de Sault entre 1854 et 1856, rien qu'à Espezel on dénombra 137 victimes en 1854. A cette époque, en 1848, les loups étaient nombreux dans les forêts du Pays de Sault. Le percement des routes, les battues et le déboisement eurent raison de  cet animal dangereux qui rodait autour des villages ainsi que l'ours qui disparut de la région au début du XIX ème siècle.

Il faut savoir que les routes desservant le Pays de Sault ne furent réalisées que très tard, les premiers travaux débutèrent en 1681. La route dite de "Vauban" venant de Quillan, passait à Condons, à La Peyre et à côté de Belvis, là s'arrêtèrent les premiers travaux. Le tracé jusqu'à Ax-les-Thermes se fit par la suite.

Espezel 03Espezel la Grand' Rue en 2008 (cliquez sur la photo pour agrandir)

Espezel 11

Espezel, la Grand' Rue

Espezel 107

Espezel, la Place et au fond le jardin public avec ses aires de jeux

Espezel 110

Espezel avril 2013, la Place avec en arrière plan le pic d'Ourtiset (1934m)

En 1681 une route construite par Vauban passe par Espezel.

Une partie de La Cerdagne avait été rattachée au royaume de France  par le traité des Pyrénées en 1659. Ses  privilèges avaient été garantis par Louis XIV. Cette région frontalière de l'Espagne, couvrant l'est du Roussillon et le nord du Comté de Foix  revêtait une très grande importance sur le plan militaire. Conforter la frontière pyrénéenne devenait dès lors indispensable. Le site de Montlouis , à 1600 mètres d'altitude, aux confins du Capsir, du Conflent et de la Cerdagne  s'imposa et Vauban fut chargé  d'édifier cette forteresse. Il dut, pour acheminer les matériaux, faire ouvrir la route de Quillan à Montlouis par Espezel, Rodome, Quérigut et le col des Hares car  à cette époque, les vallées supérieures de l'Aude, de l'Ariège et de la Têt étaient absolument impraticables autrement qu'à pied ou à mulet.

Espezel 132

Les toits d'Espezel avec la tour du château et l'église

Dans les archives, on découvre que vers 1665, Urbain Darses acheta des propriétés et hérita par son mariage avec Anne de Nègre veuve de Maffre de Salva, de la seigneurie de La Peyre et de Quiraut avec la conseigneurie d'Espezel, ils eurent un fils, Joseph Darses sieur de Cassaignes qui fut mousquetaire du roi louis XV le Bien-Aimé. Ce fils Joseph Darses habita Espezel et se maria à Anne de Traversier, il mourut en 1756.

 

Avec la Révolution et les réformes qui s'ensuivirent après 1825, il y eut la création de cantons, à Espezel on rattacha Belfort, Belvis, Roquefeuil et Niort, l'ancien noble Turin-Couderc fut nommé président de l'administration municipale du canton. La commune de Roquefeuil était jalouse et voulait le canton pour elle, ce qui suscita quelques conflits.

 

A la Révolution de 1830, les habitants des villages du Pays de Sault envahirent les forêts, la hache à la main, coupèrent des arbres qui furent enlevés et immédiatement débités. La forêt à toujours été le fruit défendu pour le paysan qui vivait à côté, malgré qu'il en avait besoin pour son chauffage et ses constructions. La forêt était réglementée. Le gouvernement lança ses gardes et la troupe pour contenir les dévastateurs. Dans chaque commune fut envoyé un peloton d'infanterie pour faire cesser le pillage des forêts.

Deux coupables d'avoir dévasté la maison forestière de Mérial furent arrêtés et envoyés au bagne où ils sont morts.

Espezel 36 plaques de rues

J'ai réalisé ce montage avec toutes les vraies plaques des noms de rues d'Espezel, photos prises par mon ami Basile.

Ces plaques de rues sont en céramique, agrémentées d'un décor en relation avec le nom de la rue, elles sont signées : J. Jacquelin

 

Je vais vous présenter toutes une série de photos montrant quelques unes des rues d'Espezel :

Espezel 62

Espezel, en remontant la Grand' Rue, à droite, la mairie et un peu plus haut à gauche l'ancienne poste, là où il y a des escaliers.

Espezel 65

L'impasse de la mairie et la façade la mairie d'Espezel donnant sur la Grand' Rue

Espezel 05  Espezel 64

La mairie d'Espezel

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Espezel, l'impasse Antonin Médus avec le musée paysan au fond

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Espezel, l'impasse Antonin Médus, photo prise vers la sortie

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Espezel, l'impasse Antonin Médus, on remarque un très vieux cadran solaire datant du début du XIX ème siècle, les inscriptions sont en grande partie effacèes par l'usure du temps.

Les anciens savaient avec de courtes maximes en latin comme ici, inscrire bien des choses sur les cadrans solaires.

Espezel 126

Espezel, l'impasse Antonin Médus, le musée paysan

Espezel 123Espezel, le chemin du Moulin

Espezel 119Espezel, le chemin du Moulin

Espezel 117Espezel, la route de Roquefeuil

Espezel 118

Espezel, la route de Roquefeuil

Espezel 08Espezel, la Grand' Rue, l'hôtel restaurant Grau

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Espezel, la Grand' Rue, l'hôtel restaurant Grau, avril 2013

Espezel 52

Espezel, la superette place du Calcat

Espezel 57

Espezel, la pharmacie, je crois qu'elle est l'unique pharmacie 30 km à la ronde, c'est pour vous dire qu'elle est importante pour la région !

Une nouvelle pharmacie est en cours d'aménagement près de l'ancienne maison forestière ONF.

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L'excellente boucherie charcuterie d'Espezel, ces jambons qui pendent cela donne envie !

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Espezel, la Grand' Rue, dominé par le pic de l'Ourtiset (1934m) encore enneigé en avril 2013

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Espezel, le chemin de la Fontaine

Espezel 101

Espezel, à l'angle du chemin de la Fontaine et de l'impasse du Coutriou, à en croire le décor sur la plaque du nom de rue, il y a avait autrefois ici une mercerie ou une boutique de confection

Espezel 102

Espezel, le chemin de la Fontaine

Espezel 103Espezel, le chemin de la Fontaine "la maison des soeurs".

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Espezel, le chemin de la Fontaine, cette maison avec sur son toit un clocheton en pierre de taille (voir la photo zoomée ci-après) s'appelle "la maison des soeurs".

Par décret du 3 janvier 1853, le Préfet autorisa les religieuses de la Sainte-Famille de Pézens à s'installer à Espezel dans une maison, en haut du village et à l'Est, où elles ouvrirent une école.

Une demoiselle d'Espezel, prénommée Mélanie et soeur de madame Delphine Médus, exerçait dans cette école et était appelée "soeur Dydime". Il y avait aussi une soeur Bruno et une soeur Mathilde.

Lors de leur éviction par application de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l'État, elles se retirèrent à Pézens.

Espezel 99   Espezel 106

A gauche, le clocheton en pierre de taille de la "maison des soeurs". A droite, le lavoir-fontaine d'Espezel.

Espezel 59

Espezel, la fontaine lavoir à l'angle de la Grand' Rue et de la route de Belfort

Espezel 17

Le lavoir-fontaine d'Espezel.

Espezel 58

Le lavoir-fontaine d'Espezel.

Espezel 67

Espezel, la place du Pujol et la rue de l'église, autrefois c'était la place de la poste.

Espezel 19

Espezel, le haut de la Grand' Rue

Espezel 60Espezel, le chemin du Moulin

Espezel 61Espezel, route de Belfort

Espezel 68

Espezel, rue de la poste

Espezel 63Espezel, la Grand' Rue

Espezel 75

Espezel, maisons place du Pujol

Espezel 72  Espezel 73

A gauche, la fontaine place du Pujol. A droite, la rue de l'église. (cliquez sur la photo pour agrandir)

Espezel 70

Espezel, la place du Pujol

Espezel 104Espezel, chemin de la Fontaine

Espezel 38Espezel, l'avenue du stade

Espezel 37Espezel, le jardin public, place du Calcat

Espezel 48

Espezel, le jardin public et son aire de jeux pour les enfants

Espezel 111

Espezel, le jardin public, au fond on aperçoit la salle des fêtes

Espezel 112

Espezel, le jardin public

Espezel 156 jardin municipal

Espezel, le jardin public en été c'est plus agréable

Espezel 157 jardin municipal

Espezel, le jardin public en été avec de nombreux jeux pour les enfants

Espezel 50

Espezel, le jardin public en été, le place du Calcat toute proche

Espezel 44

Espezel, l'avenue du stade le long du jardin public

Espezel 45

Espezel, le chemin de la Devèse

Espezel 41

Espezel, la place du Calcat

Espezel 39

Espezel, la place du Calcat et la Grand' Rue en face

Espezel 40

Espezel, la place du Calcat et la Grand' Rue en face

Espezel 51Espezel, l'avenue du stade débouchant sur la place du Calcat et à gauche la rue de la Scierie

 

Une révolution forestière méconnue au Pays de Sault, celle de 1848 :

En 1845, la maladie atteignit la pomme de terre qui commençait à se répandre et était déjà, en certains endroits, la base de la nourriture ; l'humidité produisit aussi la "rouille et la coulure des céréales". Avec l'hiver rigoureux de 1846, ce fut la disette. En 1848 la misère était grande : par suite de saisons défavorables il y avait eu jusqu'à six mauvaises récoltes en huit ans. De plus, en 1848, par suite de la crise générale, les prix du vin s'étaient effondrés.

La gêne et la misère étaient grandes, en 1848 et les conditions d'existence des journaliers comme aussi des petits propriétaires étaient précaires. Depuis le début du XIX ème siècle, la population s'accroissait, sans que la production augmente dans les mêmes proportions.

Depuis longtemps, l'irritation grandissait contre les représentants de l'administration forestière et de plus en plus contre les gros propriétaires qui accaparaient les communaux, dont souvent les populations revendiquaient la propriété, et tiraient tout le profit de certains droits appartenant à tous. Rendue insupportable par une misère très grande, cette irritation va exploser à la nouvelle de la Révolution, Révolution qui, il ne faut pas l'oublier, éclata au mois de février 1848, c'est-à-dire au moment de l'hiver le plus pénible : les querelles qui traînaient depuis des années, les contestations plus ou moins en suspens vont donner lieu à des actes de violence. Fin mars 1848, à Rodome, le garde général des eaux et forêts fut expulsé. Un capitaine et 120 hommes y furent envoyés pour le réinstaller et arrêter les individus les plus compromis dans ces désordres L'emploi des troupes ne faisait pas reculer les populations.

Les délits forestiers furent très nombreux et, fréquemment, ils s'aggravèrent ; bien des forêts furent dévastées. Souvent délits, pillages, dévastations s'accompagnaient de rébellion contre les agents forestiers. Dans l'Aude les désordres se multipliaient. Désordre et calme apparent alternaient dans le pays de Sault et dans toutes les communes forestières de l'Aude. Chaque maire réclamait un détachement ; les troupes allaient faire des tournées dans les forêts. Et, lorsque les troupes étaient parties, les habitants retournaient dans la forêt, coupaient les arbres qu'ils emportaient la nuit et les transformaient en douvelles. L'autorité civile fit, au début de juin, le recensement général des bois coupés en délit dans le canton de Belcaire, en mit une grande quantité sous séquestre, en attendant de pouvoir les répartir suivant les besoins des habitants et les droits d'usage. Après une accalmie, les dévastations reprirent au milieu du mois : à Mérial, Espezel, Camurac, dans les forêts autour de Belcaire, dévastations souvent commises par des Ariégeois. Les dévastations de forêts, des milliers d'arbres furent mutilés, coupés, enlevés, les actes de rébellion contre l'administration forestière furent les plus nombreux et entraînèrent très largement les populations.

 

Je vous propose pour la fin de ce premier reportage consacré à Espezel, de nombreuses photos anciennes qui ont du charme et qui ne manquent pas d'intérêt :

Espezel 207 en 1900

Espezel dans les années 1900

Espezel 213 en 1910

Espezel a été prise dans les années 1910

Espezel 222 vue générale en 1930Espezel en 1930-1935, on aperçoit au fond la ligne d'arbres bordant la D613 à l'époque

Espezel 223 vue générale en 1935Espezel en 1930-1935 avec le même personnage

Espezel 246 Zaccharie Lacroix et sa famille recolte des patLa récolte des patanes à Espezel en 1902, photo appartenant à Francine Sarda.

Ramassage des pommes de terre. Sublime photo illustrant une scène de la vie paysanne au tout début du XXème siècle !

A droite, assis sur le timon de la charrette, mon arrière grand-père ZACHARIE LACROIX. Au milieu sa bru Rosette devant le panier contenant le déjeuner pique-nique. A gauche, buvant à même la bouteille, son fils Pierre.
Espezel 248 Francine SARDA photo 10

Photo prise à Espezel en 1905. Le grand-père de Francine Sarda, Jean-Baptiste Eugène LACROIX portant deux paniers remplis de pommes de terre. A gauche, son frère Pierre. Assise sur une chaise, sa belle-sœur Rosette.

Scène émouvante du travail pénible des paysans de l'époque (tout début du XXème siècle), triage des pommes de terre durement récoltées.

Espezel 249 Francine SARDA photo 11
Photo prise à Espezel en 1905.  Encore une scène paysanne : le triage des pommes de terre. Tout le monde s'y met, grands et petits ! A l'extrême droite, l'arrière grand-mère de Francine Sarda, Louise LACROIX.
Espezel 247 Francine SARDA photo 7

A Espezel en 1905. Le 1er attelage labourant conduit par le grand-père de Francine Sarda, Jean-Baptiste Eugène LACROIX

Le 2ème attelage conduit par l'arrière grand-père ZACHARIE LACROIX (père de Jean-Baptiste Eugène)

Espezel 245 foire aux bestiaux en 1906

Espezel en 1905 la foire aux bestiaux qui se tenait au Calcat près du "Lac", aujourd'hui comblé, c'est un jardin public

Espezel 244 Eugene Lacroix et son père Zacharie en 1909Espezel en 1909 devant la mare au Calcat, Eugène Lacroix photographe local et éditeur de cartes postales, pose avec son père Zacharie Lacroix. A droite, les gendarmes devant leur bâtiment.

Au fond à gauche derrière les deux hommes on aperçoit le pont supportant aujourd'hui la rue du pont et la D613.

Espezel 109

Voici la rue du pont de nos jours supportant la D613 (photo 2013)

Espezel 250 Francine SARDA photo 12

Espezel en 1905. En ce début de XXème siècle les hivers étaient rudes et enneigés au Pays de Sault.

Il fallait faire provision de bois. L'arrière grand-père de Francine Sarda, ZACHARIE conduit l'attelage. La charrette déborde de bois.

Son grand-père Jean-Baptiste Eugène LACROIX, en tenue militaire (il était capitaine de carrière) est venu à sa rencontre.

Espezel 251 Francine SARDA photo 13

Espezel en 1905. Le bois déchargé, il fallait le couper puis l'empiler. On n'était pas trop de deux pour accomplir ces tâches pénibles et vitales pour affronter les hivers longs et rigoureux.

L'arrière grand-père de Francine Sarda, ZACHARIE LACROIX, muni d'une grande serpe, s'emploie à l'ébranchage tandis que son fils Pierre, sous l'œil attendri de son épouse Rosette, confectionne un fagot de bois menu.

Espezel 253 Francine SARDA photo 15

Espezel en 1902. Trois attelages partent pour les champs : le premier conduite par Pierre ZACHARIE, sur le second le grand-père de Francine Sarda,Jean-Baptiste Eugène LACROIX et, debout sur le troisième, l'arrière grand-père ZACHARIE LACROIX et sa bru Rosette.

Sur le seuil de la maison familiale, on distingue l'arrière grand-mère Louise.

Francine me précise : "la maison natale de mon grand-père Eugène Lacroix (celle qui figure sur les photos de famille que je vous ai envoyées) se situe au n°6 chemin du Calcat.

Elle est la propriété actuellement de M. Robert SCUDELER dont la mère a hérité des biens de mon grand-oncle Pierre Lacroix (celui -ci étant sans enfant) pour l'avoir soigné jusqu'à son décès".

Espezel 258 en 1907

Espezel, la Grand' Rue près de la poste en 1907

Espezel 261 en 1910

Espezel en 1910, le dépiquage, le manège actionné par des boeufs, grâce à un jeu d'engrenages et d'arbres cela permettait l'entraînement d'une petite batteuse à céréales.

Cette petite machine a servi durant un demi-siècle de 1875 à 1930.

Espezel 260 en 1905

Espezel en 1905 près de la fontaine, au début du XX ème siècle des attelages de chiens font leur apparition sur les routes des campagnes

Espezel 254 Francine SARDA photo 16

Espezel en 1906. Un berger avec ses moutons sur le plateau de Sault

Espezel 255 Francine SARDA photo 20

Espezel en 1900. Scène de labour. Remarquez l'élégance du grand-pèrede Francine Sarda, le photographe Eugène LACROIX appuyé sur une canne ! Nœud papillon et canotier !

Espezel 256 Francine SARDA photo 21

Espezel en 1899 (petite photo en haut à droite). L'arrière grand-père de Francine Sarda, ZACHARIE LACROIX et son fils Pierre sortent du fumier de l'étable à l'aide d'un brancard.

Espezel en 1901. L'arrière grand-père de Francine Sarda, ZACHARIE LACROIX, cigarette aux lèvres, et son fils Pierre coupent du bois tandis que le grand-père Jean-Baptiste Eugène LACROIX pose à l'arrière plan.

Espezel 252 Francine SARDA photo 14

Espezel octobre 1899. L'arrière grand-mère de Francine Sarda, Louise LACROIX avec ses deux grosses truies, photo très ancienne qu'elle possède. 

Espezel 215 en 1910

Une vue générale d'Espezel en 1910

Espezel 204 en 1900    Espezel 210 en 1935

A gauche, la D613 à Espezel en 1900. A droite, la Grand' Rue d'Espezel en 1935 près de la poste

Espezel 202 en 1900Espezel en 1900, photo prise de la D613 près de la mare au Calcat

Espezel 242 en haut de la grande rue en 1907  Espezel 243 marechal ferrand en 1907

Espezel en 1907, en haut de la Grand' Rue, sur la photo de droite, c'est le maréchal ferrand (cliquez sur les photos pour agrandir)

Espezel 236 Vue Générale Pic Ourtiset en 1950

Vue générale d'Espezel en 1950 et le massif "la Meunière" en arrière plan

Espezel 233 paturage en 1960Pâturage sur le plateau de Picaussel près d'Espezel en 1960

Espezel 232 le foirail en 1955

Espezel en 1955, le foirail la mare au Calcat a été comblée

Espezel 230 la place en 1980Espezel en 1980, le place du Calcat

Espezel 224 en 1948

Espezel en 1948, le départ des bêtes au pâturage

La découverte d'Espezel n'est pas terminée, je vous invite à visionner la seconde partie de ce reportage qui est en cours de montage où vous verrez de nombreuses photos récentes et anciennes, ne la loupez pas .... et pour cela suivez la recommandation ci-après ....Et si vous avez des compléments d'informations à apporter, n'hésitez pas, contactez moi ...

 

AVIS ! Je recherche des photos de classe de l'année 1940 et des années entre 1963 et 1970 prises à Belcaire. Si vous en possédez contactez moi, vous ferez des heureux ! Et, si vous avez des photos anciennes prises dans d'autres villages du Pays de Sault, je me ferai un plaisir de les diffuser aussi. D'ailleurs j'ai reçu des photos de classe d'Espezel et je réaliserai bientôt un reportage intitulé "ESPEZEL, passé retrouvé ... acte 1".

Vous connaissez mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact :

  jp@belcaire-pyrenees.com 

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

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Réalisé par Henri TOUSTOU / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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25 avril 2013
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Voici donc la seconde partie du reportage consacré au village de FANJEAUX capitale cathare et au monastère de PROUILLE. Cette suite sera spécialement dédiée à l'histoire du monastère de Prouille situé proche de Fanjeaux et avec, encore quelques belles photos du village de Fanjeaux. Je remercie les auteurs des clichés pour m'autoriser leur diffusion afin de documenter ce reportage. Je vous souhaite une bonne découverte de cette magnifique région chargée d'Histoire, comme vous pouvez le constater sur ce site Number One du Languedoc Roussillon tout au long des parutions des articles (il suffit de visualiser les sommaires dans le menu pour choisir celui qui vous intéresse).

 

logo label Pays Cathare 02
 
Avant de vous parler du monastère Notre-Dame de Prouille, on poursuit notre découverte du village de Fanjeaux avec encore de belles photos :
 
Fanjeaux 071
Jolie céramique représentant les armoiries du village de Fanjeaux, scellée sur le parapet ceinturant le Seignadou
Fanjeaux 202 en 1980
Photos souvenirs de Fanjeaux datant de 1980
Fanjeaux 080
L'esplanade du Seignadou et la croix de saint Dominique.
Le Seignadou (Senhador, de l'occitan senhar qui signifie "faire le signe de croix" ou " lieu du signe") de se promontoire vous avez une vue panoramique sur la Montagne Noire, l'Alaric et la chaîne pyrénéenne.
Fanjeaux 045
L'esplanade du Seignadou et la croix de saint Dominique. L'oratoire actuel consacré à saint Dominique a été érigé en 1868.
Fanjeaux 09
Panorama vu de l'esplanade du Seignadou sur la plaine du Lauragais
Fanjeaux 043   Fanjeaux 042
Bas reliefs, placé dans l'entrée de l'ancien couvent des pères dominicains datant du XIV ème siècle à Fanjeaux.
En octobre 1323, le roi Charles IV le Bel autorise les consuls de Fanjeaux à construire une église commémorative du Miracle de Feu dans le château des seigneurs de Durfort.
Fanjeaux 043b
Détail, l'autre face du bas relief
Fanjeaux 05
Fanjeaux, durant la période médiévale, le village était ceinturé d'un rempart et d'un fossé.
Cette muraille défensive était protégée par quatorze tours dont quatre d'entre elles étaient encore debout en 1821.
Plusieurs portes permettaient d'accéder à l'intérieur du village fortifié.
Fanjeaux 069
Le porche de l'église Notre-Dame de l'Assomption, un ensemble architectural typique du gothique méridional et vous remarquerez la croix dite du Sicaire qui proviendrait du lieu du "Miracle de Fanjeaux".
Beaucoup se sont inspirés de cette croix pour confectionner des bijoux.
Fanjeaux 084
La voici la fameuse poutre miraculeuse exposée dans l'église Notre-Dame de l'Assomption de Fanjeaux, qui est évoquée dans la première partie du reportage.
Fanjeaux 047   Fanjeaux 062
Photo de gauche, la route qui mène à Fanjeaux. A droite, une habitation à caractère médiéval qui possède une sculpture (voir cercle rouge) placée au-dessus de la clé de voûte, voir le détail ci-dessous.
Fanjeaux 065  Fanjeaux 063
Détail du visage d'un homme moustachu décorant un voussoir de fenêtre à Fanjeaux
Fanjeaux 066Ayez l'oeil attentif, une des gravures médiévales à Fanjeaux
Fanjeaux 019Les Halles de Fanjeaux avec sa belle charpente de chêne, édifice datant du XVIII ème siècle
Fanjeaux 218 de 1970Photo de 1970 des Halles de Fanjeaux
Fanjeaux 017   Fanjeaux 032
Les Halles de Fanjeaux
Fanjeaux 018Les Halles de Fanjeaux, la rue Bourguet Nau, avec au bout, l'ancien couvent des Frères Prêcheurs (XIV ème - XV ème siècle) qui est l'ancienne sellerie du château des seigneurs Durfort.
 Cet ancien couvent abrite un oratoire qui perpétue le souvenir du saint prédicateur Dominique.
Le portail monumental qui vous apercevez date du XVIII ème siècle. L'église conventuelle est toujours visible, elle date de la fin du XIV ème siècle et du début du XV ème.
Fanjeaux 015   Fanjeaux 030
Les ruelles étroites du village de Fanjeaux
Fanjeaux 020
Maisons à caractère médiéval ceinturant la place des Halles, rue Bourguet Nau.
Fanjeaux 026   Fanjeaux 033
Ruelle et porche des Halles de Fanjeaux
Fanjeaux 029
Au gré de votre promenade dans le village de Fanjeaux vous trouverez bien un petit coin ombragé comme celui là.
Fanjeaux 028   Fanjeaux 038
A gauche, rue des Fargues débouchant sur la place des Halles. A droite, la rue du Tenda
Fanjeaux 041
Place du lac de Jupiter, maisons à caractère médiéval.
Ce lieu se nomme ainsi, car autrefois à cet endroit il y avait une mare jouxtait le chevet de l'église et dénommée "Lac de Jupiter".
Cette mare fut comblée en 1936, elle était alimentée par une eau siphonnée provenant des collines alentours. La légende raconte : qu'au fond du lac se trouvait une pierre qui portait l'inscription "si tu lèves la pierre, Fanjeaux, tu périras par les eaux".
Fanjeaux 238 La maison de St-Dominique   Fanjeaux 239 Maison de St-Dominique XIII eme siecle
Anne Castagnou m'a adressé ces trois photos datant des années 1950, Fanjeaux la maison de Saint-Dominique datant du XIII ème siècle.
Fanjeaux 240 Oratoire de St-Dominique XIII eme siecle  Oratoire dans la maison de Saint-Dominique datant du XIII ème siècle.
carte 02 de FanjeauxLe monastère de Prouille n'est qu'à 3 km au Nord-Est de Fanjeaux
vue aerienne monastère de Prouille

Vue aérienne du monastère de Prouille, l'entrée se situe en haut à gauche, sur la D4 reliant Fanjeaux à Bram

Fanjeaux 06b

Panorama sur le village de Fanjeaux, capitale cathare du Languedoc Roussillon

Fanjeaux 014

Des chemins de randonnées serpentent tout au tour de Fanjeaux 

 

LE MONASTÈRE DE PROUILLE

Dominique Guzman né vers 1170 à Caleruega, dans l'actuelle province de Burgos, dans la Vieille-Castille à 80 kilomètres de Burgos. Il est issu d'un milieu aisé en Espagne, son père Félix Guzman est gouverneur de Caleruega. Très tôt destiné à une carrière ecclésiastique, il fera des études de théologie, en 1195 il est nommé  chanoine du chapitre de la cathédrale d'Osma. Il sera ordonné prêtre à vingt cinq ans, puis deviendra sous-prieur en 1201.

C'est lors de son séjour à Fanjeaux, qu'à la pointe Est de l'éperon du village, du "Seignadou" le lieu du signe, où, trois nuits de suite, lors de prières, saint Dominique, le visage tournée vers la plaine, aurait vu un globe de feu traverser le ciel et se poser sur le hameau de Prouille, indiquant l'endroit où fonder la communauté dominicaine primitive. Pour info : l'oratoire actuel "le Seignadou" consacré à Dominique a été érigé en 1868.

Durant l'hiver 1206-1207, Diègue d'Osma et Dominique de Guzman établissent, dans l'ancienne église abandonnée Sainte-Marie de Prouille, située à 1,5 km au Nord-Est, au pied de la colline de Fanjeaux, le noyau d'une communauté de dames converties, dont le couvent sert aussi de base pour une prédication nouvelle, dans l'esprit de l'Évangile. Son ami Diègue d'Osma mourra en 1207.

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Une superbe vue aérienne du monastère de Prouille situé à quelques lieux de Fanjeaux

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Sur cette vue aérienne du monastère de Prouille, au centre s'élève la basilique de style romano-byzantin qui est restée inachevée

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L'entrée du monastère de Prouille bordée de platanes.

A droite de cette allée, s'élève une butte artificielle sur laquelle a été placée une statue de la Vierge au XIX ème siècle.

Cette motte castrale n'a pas été placée là par hasard, elle figure sur les ruines de l'ancien habitat fortifié médiéval de Prouille qui avait une petite église paroissiale dédiée à Sainte-Marie.

Saint Dominique en 1208 a une apparition de la Vierge Marie qui se présente sous le vocable de Notre-Dame du Rosaire et qui lui tend un chapelet, par la suite,  les dominicains seront d'ardents propagateurs du rosaire.

L'acte de fondation de Prouille date de 1206. Foulques, évêque de Toulouse, donne à saint Dominique l'église de Prouille, mais il en réserve les dîmes, prémices et autres droits paroissiaux à l'église de Fanjeaux.

Il faisait cette donation "en faveur des femmes converties ou à convertir". Cet acte dut être rédigé en 1206, entre le 22 juillet et le 27 décembre date de prise de possession des lieux. Les religieuses n'étaient que neuf au départ. La première prieure, responsable du monastère s'appelait Guillelmine de Fanjeaux, elle mourut au monastère en 1225.

Avant la fondation du monastère, l'église Notre-Dame de Prouille était paroissiale. Elle avait un cimetière.

Le monastère primitif avait des bâtiments misérables. L'église avait été longtemps abandonnée et, au cours du siècle, il fallut la rebâtir entièrement dans de plus vastes proportions. Le couvent prit rapidement une grande importance, il y avait plus de cent sœurs dans la première moitié du XIV ème siècle. Les biens affluèrent avec les vocations et bientôt, l'humble couvent de 1206 devint le centre de propriétés considérables, assurant aux sœurs d'importants revenus.

Ce fut le 1er septembre 1209, que le chef de la croisade Simon de Montfort vit Prouille pour la première fois ; il venait de prendre Carcassonne, de soumettre Limoux, Montréal, Fanjeaux et les autres places voisines, et il poursuivait sa marche vers Toulouse, quand son armée passa le long du monastère. C'est là une date forte importante pour l'histoire du couvent ; car elle marque le commencement de son développement matériel.

Simon de Montfort fit au monastère une importante donation. Le 15 mai 1211, dix jours après la prise de Lavaur, il lui donna le grand domaine de Sauzens. Il réserva aussi à Saint Dominique et à ses religieuses une partie des biens confisqués aux hérétiques qui avaient pris les armes, les faidits. Et les chevaliers croisés firent de même, et suivirent l'exemple de leur chef, en faisant de nombreux dons au monastère de Prouille. Grâce à la protection des croisés et à leurs victoires, l'avenir du monastère était assuré lorsque Saint Dominique mourut en 1221.

Au cours du XIII ème et du XIV ème siècle, les vocations religieuses et les dons de toutes sortes y affluèrent ; et bientôt, Prouille fut le centre d'une nombreuse colonie religieuse et d'une importante exploitation agricole, étendant ses ramifications dans le Lauragais jusqu'aux forêts de la Montage-Noire et dans le Razès jusqu'aux sapins du pays de Sault.

monastere de Prouille 09

Prouille (Prulianum) monastère de Dominicaines sous le vocable de Notre-Dame, fondé par saint Dominique en 1206, l'entrée de la basilique

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Détails de la façade de la basilique de style romano-byzantin

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Détails de la toiture de la basilique de Prouille

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La basilique de Prouille a reçu le titre de Notre-Dame du Rosaire. Des difficultés matérielles ont empêché la reconstruction de la basilique au XIX ème siècle.

Longtemps interrompus des travaux ont repris en 2003.

Encore en activité de nos jours, ce couvent fut le premier lieu de résidence de l'ordre des Frères Prêcheurs (les Dominicains) qui y accueillaient des femmes cathares converties pour leur réapprendre la vie selon les principes de la religion catholique.

Les anciens compagnons de Dominique restés à Prouille sont devenus des Prêcheurs en 1215, au moment de la création de l'ordre des Frères Prêcheurs ou de l'ordre Dominicain, solidement formés en théologie. Leur communauté est érigée en couvent en 1217.

Prouille et Fanjeaux constituent ainsi le berceau de l'ordre des Prêcheurs (les Dominicains), constitué dans un cadre diocésain à Toulouse en 1215, puis étendu à l'ensemble de la  chrétienté en 1217-1218. De ce fait, l'histoire dominicaine a fixé sur Fanjeaux un ensemble de traditions hagiographiques (biographie, analyse d'un système philosophique) liées au fondateur et aux origines de l'ordre.

En 1221, Dominique appelle huit sœurs de Prouille pour fonder la communauté féminine de Saint-Sixte à Rome.

C'est dans cette même année 1221, que saint Dominique décède le 6 août à Bologne en Italie.

En 1235, le pape retire aux évêques la responsabilité de l'Inquisition, qu'il confie aux théologiens les plus reconnus de l'époque, les Dominicains. Ironie du sort, qui éloigne gravement l'ordre du pacifisme évangélique de ses débuts.

Par la suite, les sœurs vont durement batailler pour rester à l'intérieur de l'ordre dominicain. Elles sont officiellement maintenues en 1236. En 1283, Prouille est une vraie réussite et compte cent soixante religieuses, issues principalement de la noblesse régionale.

monastere de Prouille 028Le sceau du monastère de Prouille, conservé à la Bibliothèque Nationale

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Le choeur de la basilique

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La nef de la basilique

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Le sas latéral permettant l'accès de la basilique avec le bâtiment d'habitation des religieuses

 

Dans l'Église comme dans la province du Languedoc, le monastère de Prouille a tenu une place importante.

Il joua un rôle majeur dans la défense active de la doctrine catholique au Moyen Âge et constitue, à ce titre, l'un des plus importants monastères royaux de l'Ancien Régime.

Fondé par saint Dominique lui-même qui en fut le premier prieur, Prouille peut être considéré comme la plus ancienne maison de l'ordre des Prêcheurs. C'est là que pour la première fois les religieuses du grand ordre pratiquèrent, dans la plus stricte clôture, la vie de contemplation et de pénitence qui devait servir de modèle à Sainte Thérèse pour la fondation de ses Carmels. C'est là aussi que les prédicateurs de l'orthodoxie catholique contre les Albigeois se retrouvaient après leurs missions pour recevoir les encouragements et les instructions de leur maître saint Dominique, et qu'à côté du couvent des femmes se créait un couvent d'hommes précédant de quelques années celui de Saint Romain de Toulouse. Prouille apparaît donc comme le berceau de l'ordre des Prêcheurs.

Il a été aussi l'un des quartiers généraux de l'Église dans sa longue lutte contre l'hérésie albigeoise du XIII ème siècle. Élevés en plein pays cathare, au milieu d'une population hostile, les bâtiments de Prouille abritaient les missionnaires catholiques qui de là s'élançaient à travers le Razès et le Lauraguais, et les inquisiteurs qui poursuivaient de leur redoutable répression ceux que les prédications n'avaient pu convaincre.

Le monastère de Prouille se trouvait à un carrefour de voies historiques importantes.

En 1340, les religieux qui en avaient la direction se plaignaient que trop souvent le silence du cloître et l'équilibre des finances de la maison fussent troublés par la multitude des passants de toute provenance et de toute condition qui prenaient le monastère pour une hôtellerie.

Pendant la croisade Albigeoise et l'Inquisition, les parfaites étaient condamnées pour faiditisme, poursuivies et dépouillées de leurs biens, elles s'empressaient, à la fin du XIII ème siècle, de donner au monastère une partie de leur fortune et parfois même leurs filles.

L'idéal apostolique des sœurs dominicaines du monastère de Prouille nécessite tout d'abord la séparation du monde extérieur par une vie austère, faite de jeûnes, de veilles, de pénitences, à laquelle les cathares reconverties par Saint Dominique étaient toutes préparées.

Dans les archives du couvent, on trouve plusieurs des familles qui ont joué un rôle souvent important dans la vie de la province au moyen-âge, comme les Lordat et de puissants seigneurs du Pays de Sault, comme les Niort, qui fournirent vers 1270, une prieure aux sœurs de Prouille et des Lévis-Mirepoix.

 

Dans la nuit du 4 au 5 mars 1715, les bâtiments médiévaux sont ravagés entièrement par un violent incendie Le monastère, est à reconstruire.

En septembre 1734, Louis XV charge Monseigneur Daniel Bertrand de Langle, évêque de Saint-Papoul, de cette reconstruction. Du fait des difficultés budgétaires de la communauté, celle-ci traîne jusqu'aux années 1740.

En 1746, l'évêque et la maîtrise chargés de la reconstruction soumettent leur projet au ministre chargé des provinces du Haut et Bas-Languedoc, Louis Phélyppeaux de La Vrillière, comte de Saint-Florentin. Ministre de la Maison du roi et grand ami de Louis XV, Saint-Florentin sollicite l'avis de son architecte favori, Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne (1711-1778), dernier des Mansart et petit-fils de Jules Hardouin-Mansart. Mansart est très en vue à la cour de Versailles depuis que le roi lui a confié la construction de l'église Saint-Louis de la ville en 1742, grâce à Saint-Florentin. Par arrêt du conseil du 21 mai 1746, Mansart de Sagonne est officiellement chargé de la reconstruction du monastère. Il s'agit là de sa seconde grande réalisation royale après Saint-Louis de Versailles. Suivant cet arrêt, le roi affecte pour le financement du projet, le produit de l'exploitation de la belle forêt de Ramondens voisine. Pour la reconstruction, le Conseil royal imposa aux sœurs un plan de Mansart.

En janvier 1747, Mansart se rend à Prouille, conformément aux ordres du roi. Il laisse ses instructions à son inspecteur, Jean-Charles Damesme de Furcy, arrivé en octobre 1746. Malheureusement, celui-ci, peu expérimenté dépense des sommes folles sans parvenir à faire avancer les travaux. Devant les plaintes de la prieure, Mme de Bellegarde, Damesme est démis en mars 1751 ainsi que Mansart, en novembre 1753. L'architecte reçoit 1000 écus d'indemnité pour son éviction. Seul le rez-de-chaussée d'une des ailes du bâtiment est alors achevé. Le chantier ne reprend qu'en 1757, sous la direction du Frère Raymond Vergès, dominicain de la province occitane, qui rechercha de nouvelles ressources et des solutions pour enfin faire aboutir le projet de Mansart en 1786.

monastere de Prouille 024 en 1900Proposition d'une étude de restauration de Notre-Dame de Prouille qui n'a pas abouti, Alexandre du Mège 1900

 

Puis la Révolution arriva peu de temps après, le monastère de Prouille fut encore entièrement détruit, les pierres du monastère ont servi à la construction de nombreuses maisons du village de Fanjeaux.

Malgré tous leurs efforts pour rester, les sœurs furent expulsées et le monastère détruit en 1792.

Saisi et vendu en 1793 pour 165 000 livres à l'élu révolutionnaire Hugues Destrem, celui-ci entame la démolition du monastère à des fins mercantiles en cédant la pierre et les matériaux divers aux villages environnants dont Bram et Fanjeaux. Ces éléments, dont certains ornements, sont encore visibles sur les maisons de ces villages.

La Révolution avait détruit le monastère jusqu'aux fondations, les archives du couvent avaient été dispersées en plusieurs endroits, et ainsi étaient jetées aux quatre vents les documents qui permettaient d'en reconstituer l'histoire.

Prouille est abandonné pendant un demi-siècle. Le père Henri Lacordaire y passe la première fois en juillet 1852. Après sa visite, il écrit le 7 août 1852, une lettre à la Baronne de Prailly qui disait ceci: "J’ai visité les lieux les plus célèbres de l’histoire de saint Dominique : Montréal, Fanjeaux, Prouille. Prouille qui était le premier couvent de notre Ordre ; il ne reste qu’un champ avec une maison qui servait d’hospice et qui est aujourd’hui une auberge, appelée encore : l’auberge de Prouille. Mon dessein est d’acheter quelques ares de ce terrain où le monastère était situé et d’y bâtir une chapelle commémorative dédiée à Notre-Dame de Prouille afin de refonder notre ordre".

Le 19 juillet 1853, Mme de Chambert, propriétaire du site de Prouille, lui fait donation a cet effet d'une parcelle de la motte féodale.

Et ses voeux se réaliseront plus largement grâce à une bienfaitrice, Marie-Antoinette Camille Panon-Desbassyns, vicomtesse Jurien de la Gravière (1811-1876), veuve sans enfants, à la tête d’une immense fortune provenant de l’émancipation de ses 300 esclaves de l’Ile-Bourbon (la Réunion à l'époque), et qui consacrait tous ses revenus aux bonnes œuvres. Elle résout d’employer sa fortune à la reconstruction du monastère et de l’église de Prouille.

L’acte de vente pour l'acquisition de terrains supplémentaires est signé à son nom, le 27 décembre 1855, jour anniversaire de la fondation de Prouille en 1206. Les plans de construction étant établis en juin 1857, la première pierre est bénite et posée le 4 août 1857. La construction s’élève peu à peu sur les plans de M. Charles Saint-Père, architecte à Paris, qui jette aussi les fondations d'une chapelle. Les travaux durent plusieurs années jusqu’à ce que des revers de fortune et des obstacles de toutes sortes viennent arrêter l’élan de la fondatrice en 1861. Tout restait encore à faire. Or l'achèvement de la construction allait être sérieusement ralenti par les déboires financiers de Mme Jurien, puis par le décès de celle-ci le 11 août 1876.

Ces nouveaux travaux réalisés, pour les Dominicains, remplaça l'antique chapelle Notre-Dame de Prouille, dans laquelle la Sainte Vierge révéla l'efficacité du Rosaire à son grand serviteur : chapelle Notre-Dame du Rosaire.

Les moniales dominicaines s'y établirent en avril 1880.

En 1885, on construisit une basilique qui est restée inachevée de style romano-byzantin comparable à celui du Sacré-Cœur de Paris.

La basilique de Prouille qui était encore en travaux en 1901, Monseigneur Billard qui a tant œuvré pour ce lieu de prière, n'a pu inaugurer la fin de la construction, car celui-ci décédait en décembre 1901.

Le 19 août 1990, un grave incendie détruisit une partie importante des bâtiments conventuels mais épargna la basilique. Le monastère fut reconstruit.

En 2003, la communauté entame une nouvelle étape de son histoire en accueillant plusieurs sœurs étrangères.

Aujourd'hui la communauté se compose d'une trentaine de religieuses contemplatives.

Depuis 1883, un pèlerinage a lieu au monastère selon la tradition dominicaine, le premier dimanche du mois d'octobre.

monastere de Prouille 017 en 1970

Le monastère de Prouille, la basilique en 1970

monastere de Prouille 016 en 1970Le monastère de Prouille, la basilique en 1970

monastere de Prouille 020 en 1970Le cloître du monastère de Prouille en 1970

monastere de Prouille 021en 1970La chapelle du monastère de Prouille en 1970

monastere de Prouille 022 en 1970Le réfectoire du monastère de Prouille en 1970

monastere de Prouille 023 en 1950

Le monastère de Prouille, cette photo date des années 1950
monastere de Prouille 019 en 1970
Celle-ci date des années 1970
monastere de Prouille 026 en 1901La reconstruction de la basilique du monastère de Prouille en 1901
monastere de Prouille 025 en 1905
 Voici la basilique du monastère de Prouille terminée en 1905

monastere de Prouille 015 en 1950

La  sacristie  du monastère de Prouille en 1950

monastere de Prouille 014Le monastère de Prouille en 1930

Voici encore quelques vieilles photos concernant la maison de saint Dominique à Fanjeaux :

Fanjeaux 230 de 1950La maison de saint Dominique à Fanjeaux en 1950

Fanjeaux 201 de 1955La maison de saint Dominique à Fanjeaux en 1955

Fanjeaux 215 de 1930La maison de saint Dominique à Fanjeaux en 1930

Fanjeaux 214 de 1970La maison de saint Dominique à Fanjeaux en 1970

Fanjeaux 216 de 1950L'entrée de la  maison de saint Dominique, rue du Seignadou à Fanjeaux en 1950.

Sur les murs, un décor peint représentant les différentes manières de prier.

Fanjeaux 216b de 1970

L'entrée de la  maison de saint Dominique, rue du Seignadou à Fanjeaux en 1970.

Sur les murs, un décor peint représentant les différentes manières de prier.

Fanjeaux 073

Détail une sculpture sur bois de L. Wardeckia réalisée sur une porte donnant dans le vestibule de la maison de saint Dominique.

Cette porte on l'aperçoit dans son intégralité sur la photo de 1970 ci-dessus. monastere de Prouille 04  

Ainsi se termine ce reportage, qui était en deux parties, dédié à Fanjeaux et au monastère de Prouille. N'hésitez pas à me fournir des informations concernant l'histoire de Fanjeaux et du monastère ou des photos, je compléterai ainsi volontiers ce reportage. N'hésitez pas à laisser un commentaire.

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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12 avril 2013
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Le Languedoc Roussillon et plus particulièrement l'Aude est un département chargé d'Histoire, vous ne pouvez pas faire un pas, sans qu'il y ait : un château, une forteresse, une abbaye, un monastère, un village médiéval, bref des choses intéressantes à découvrir. Et les beaux paysages ne manquent pas, vous avez les vignobles, les montagnes, la mer Méditerranée, une belle nature, alors pourquoi aller à l'étranger, venez visiter l'Aude ! Aujourd'hui après avoir effectué des recherches, je vais vous présenter en deux parties, le village de Fanjeaux et son histoire ainsi que celle du monastère de Prouille. Je remercie tous ceux qui m'ont autorisé à publier leurs photos afin de documenter ce reportage et n'hésitez pas à m'en envoyer, et si vous avez des infos, je peux toujours compléter ce document. Ce reportage n'a pas la prétention d'être exhaustif, mais il rassemble un maximum d'informations intéressantes que vous ne trouverez nul part ailleurs, à vous de juger. Je vous souhaite une bonne découverte ....

 

logo label Pays Cathare 02

Fanjeaux 06

Vue panoramique du village de Fanjeaux capitale cathare  du Languedoc Roussillon

carte 01 de l'aude

Fanjeaux se situe à 34 km de Carcassonne, 75 km de Toulouse, 92 km de Narbonne et 54 km de Foix.

Au recensement 2010 il y avait 779 habitants à Fanjeaux, en 1901 le village comptait 1288 habitants et environ 2000 en 1793.

carte 02 de Fanjeaux

Zoom sur la carte, le monastère de Prouille se trouve à 3 km de Fanjeaux, vous pouvez voir que le chemin de grande randonnée, le GR7 traverse Fanjeaux.

D'autres chemins de randonnées plus modestes, rayonnent tout autour du village à travers la campagne.

Blason de Fanjeaux

Blason de Fanjeaux

FANJEAUX capitale languedocienne des cathares et le monastère de PROUILLE.

Fanjeaux est un vieux village bâti au sommet d'un promontoire rocheux à 360 mètres d'altitude que l'on repère de très loin. Le village possède de vieilles ruelles, des halles du XVIII ème siècle et des maisons authentiques, ainsi qu'une église gothique superbe pour son chœur baroque, ses tableaux, son trésor.

Fanjeaux est un lieu sacré dès l'époque gallo-romaine, son nom vient de Fanum Jovis, "le temple de Jupiter". A cette époque y avait-il un temple en l'honneur de Jupiter ? Pour l'instant aucun édifice n'a jamais été reconnu par les archéologues. Peut-être que l'église a été bâtie sur cet emplacement. Dés le XIIème siècle le bourg fortifié est sans conteste un lieu de culte.

La cité médiévale compte environ  3000 habitants, le castrum a des fortifications dotées de 14 tours, détruites au cours des temps, quatre d'entre elles étaient encore debout en 1821. Au XVII ème siècle, on dénombrait quatre portes pour pénétrer à l'intérieur du castrum : la porte de la Fontaine située au Sud-Est, en aval de l'actuel pont-aqueduc, la porte du Marché à l'Ouest, devant l'actuel Monument aux Morts, la porte de la Rivière au Nord-Ouest et la porte d'Aymeric au Nord-Est.

A l'époque féodale deux coseigneurs dirigeaient le puissant castrum de Fanjeaux : Dame Na Cavaers et Guillaume de Durfort, dont le château se situait non loin du "Lac de Jupiter" à Fanjeaux.

Le château primitif de Fanjeaux était érigé sur un mamelon à l'extrémité Nord-Ouest du bourg. Déjà ruiné à la fin du XIV ème siècle, il a totalement disparu. A l'Est de l'église paroissiale, s'élevait dès 1303, le nouveau château dit aussi palais royal, où exerçait le juge de Fanjeaux. Seule l'une de ses tours, qui abritait la prison royale, subsistait encore à la fin du XVII ème siècle, au Sud de la Place du "Lac de Jupiter".

Fanjeaux 072

Superbe vue aérienne du village de Fanjeaux avec sa vue dominante sur une partie du Razès et le Lauragais.

Jusqu'à l'arrivée des Croisés, la demeure de la célèbre famille de Durfort, coseigneur de Fanjeaux, était édifiée dans l'actuelle enceinte du couvent des Frères Prêcheurs. Il en subsiste quelques vestiges désignés sous l'appellation "Maison du miracle".

La noblesse locale était fort importante, cinquante familles nobles possédaient des biens à Fanjeaux, et fut rapidement acquise aux idées cathares.

vue aerienne de Fanjeaux

Édifices et Monuments de Fanjeaux :
1 - Le Seignadou - Point de vue
2 - Maison dite de Saint-Dominique
3 - Les Halles (XVIIIème siècle)
4 - Ancien Couvent des Frères Prêcheurs (XIVème - XVème siècle)
5 - Église Notre-Dame de l’Assomption (fin XIIIème - XVIIIème siècle)
6 - Croix Discoïdale (XIIIème siècle)
7 - Hôtel de Gramont (XVIème et XIXème siècle) lieu d'exposition
8 - Lavoir (début XVIIIème siècle)

Mais la particularité de Fanjeaux est que ce village médiéval de par son élévation, permet l'observation d'un carrefour de voies de communication importante, contrôlé par un point stratégique, Prouille. C'est en effet ici que se croisent à cette époque, les routes reliant d'une part Mirepoix et Carcassonne, d'autre part Toulouse et Limoux.

Fanjeaux 013

La rue de l'Église au nord de Fanjeaux

Il y a des sites qui semblent prédestinés, Fanjeaux fait parti de ceux là. Fanjeaux est le balcon du Lauragais, de ce village s'offre à vous la plaine languedocienne, un immense horizon géographique et humain.

Le lieu se prête admirablement à l'évocation de l'Histoire avec un grand H : celle des cathares, celle de la prédication de saint Dominique, et celle de la croisade contre les Albigeois.

L'on découvre un paysage chamarré d'ocre, de rouge, de soleil et de vieille civilisation latine de cette terre occitane.

Ce n'est pas étonnant que les organisateurs de nouvelles pages d'histoire religieuse du Midi de la France aient choisi ce bourg de Fanjeaux, à quelques kilomètres au Sud-Ouest de Carcassonne, pour y tenir des réunions annuelles et qu'ils aient consacré leur premier colloque à saint Dominique qui en fut le curé avant d'aller fonder à Toulouse la milice des Frères Prêcheurs.

Le saviez-vous ? Le Lauragais est un vaste territoire composé de plaines, de vallons et qui entre Toulouse et Carcassonne, s'étend sur trois départements : la Haute-Garonne, le Tarn et l'Aude. C'est le village de Laurac qui a donné son nom au pays Lauragais dont il fut la capitale jusqu'au XIV ème siècle.

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Vu du Seignadou, panorama sur les Corbières, au fond la montagne Noire, au centre, légèrement à droite, on aperçoit le monastère de Prouille

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Voici un autre panorama sur les Corbières vu du village de Fanjeaux

Le Lauragais est un passage entre le Languedoc et l'Aquitaine, dont les gros châteaux et les bourgs fortifiés, Laurac, Fanjeaux et Montréal étant les principaux, étaient les places fortes du catharisme. Dès 1195, on y signale la présence de très nombreuses maisons d'hérétiques. Le parfait Guilhabert de Castres y a élu domicile depuis 1193. A cette époque, la plupart des coseigneurs du village semble être convertis aux croyances cathares.

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Église Notre-Dame de l’Assomption de Fanjeaux (fin XIII ème - XVIII ème siècle).

L'église abrite un beau trésor d'art religieux avec des pièces du XV ème siècle et conserve la poutre qui aurait été frappée par le livre échappé des flammes de saint Dominique au cours de l'ordalie dite du "Miracle du feu" à laquelle il avait été soumis.

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Non loin de la place des Halles se trouve l'église du XIII ème siècle, classée aux Monuments Historiques.

D'après la tradition, elle aurait été érigée sur les vestiges du temple de Jupiter

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A droite de l'entrée de l'église, cette belle façade à colombages datée de 1666

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Le clocher de l'église de Fanjeaux présente une tour octogonale percée de nombreuses baies en arcature brisée, la pointe sommitale est couronnée par une flèche triangulaire parachevée d'un globe de pierre.

Le clocher subit une restauration en 1854. Au-dessus du portail de l'édifice, une statue en pierre de la Vierge à l'enfant.

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Typique du gothique languedocien, l'église fut bâtie entre 1278 et 1281, une inscription commémorative l'atteste sur le mur extérieur sud, voir la photo ci-dessous ...

Le portail occidental que vous pouvez voir, est profondément ébrasé, des voussures supportées par des colonnettes à chapiteaux feuillagés ornent ce belle ensemble architectural.

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En 1278, le 5e des Ides de juin, fut posée la première pierre de l’église de Fanjeaux, et en 1281, le jour de la fête de la Nativité de la bienheureuse Vierge Marie, fut célébrée la première messe dans cette église par frère Arnaud Séguier qui avait posé la première pierre sous Philippe III le Hardi, roi des français, Bertrand, évêque de Toulouse, et Arnaud Mannes, recteur de la dite église

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La Vierge à l'enfant au-dessus du porche de l'église

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Détails du portail occidental profondément ébrasé, avec ses voussures supportées par des colonnettes à chapiteaux feuillagés

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Devant l'église, la croix dite du Sicaire, proviendrait du lieu du Miracle de saint Dominique

C'est donc là, que s'établira Dominique de Guzman pour combattre l'hérésie, tel était sa mission Languedocienne. En premier lieu, il s'installe à Montréal de 1206 à 1215, où il dirige en 1207 une dispute générale d'évangélisation. A Prouille, il installe une communauté de moniales converties par sa prédication. L'évêque de Toulouse le nomme chapelain en 1214 à Fanjeaux. C'est plus strictement de ce dernier bourg, où depuis le belvédère du Seignadou, que Dominique pouvait contempler tout le terroir de son ministère, qu'il a pris conscience de sa vocation apostolique. A partir de 1215, il s'installa à Toulouse pour fonder sa communauté de frères. En 1219-1220, il prie la décision : "la pauvreté mendiante était le moyen formel de rémission des péchés du religieux ; l'ordre ne devait avoir ni propriété, ni revenus d'aucune sorte".

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L'église Notre-Dame de l'Assomption de Fanjeaux

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L'intérieur de l'église, remarquez  la charpente apparente de la nef, sur arcs diaphragmes et le bénitier en marbre de Caunes-Minervois.

La nef est dotée de quatre travées comportant des arcs doubleaux brisés retombant sur des culs de lampe moulurés.

Cette vaste nef est bordée de six chapelles latérales construites entre les contre-forts, elles sont toutes voûtées d'ogives.

La chapelle Saint-Dominique, la 2ème à gauche, abrite la poutre, témoin du "miracle du feu".

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L'église Notre-Dame de l'Assomption de Fanjeaux, une vue du choeur voûtée d'ogives

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Église Notre-Dame de l'Assomption de Fanjeaux, moulage de la clef de l’abside.

L’Agnus Dei, porteur de l’étendard et de la croix. Le rebord de la clé représente un bestiaire fantastique au style ornemental et graphique :
des petits dragons-lézards affrontés dont la queue devient rinceau ou palmette, s’enroulant deux à deux

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L'orgue de l'église de Fanjeaux, au-dessus du portail occidental

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Photo de gauche, le bénitier en marbre de Caunes-Minervois. A droite, décor singulier du choeur de l'église

Fanjeaux 067Le choeur voûté d'arêtes de l'église Notre-Dame de l'Assomption de Fanjeaux. Ce choeur raffiné, présente un bel ensemble décoratif de six peintures du XVIII ème siècle.
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A gauche, la statue de Saint-Roch. A droite, la statue de Notre-Dame du Rosaire
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L'intérieur de l'église compte deux statues de la Vierge à l'enfant, l'une date de la fin du XIII ème siècle et l'autre du XIV ème siècle
Fanjeaux 016Le magnifique clocher de l'église Notre-Dame de l’Assomption de Fanjeaux

Revenons un peu en détail sur les préludes de la croisade des Albigeois.

La situation du Languedoc au XII ème siècle était lamentable, non pas tant à cause des hérésies, mais par suite de troubles politiques et des guerres féodales : autorité des comtes de Toulouse battue en brèche par leurs vassaux, classes armées, les unes contre Ies autres ; de plus, les mercenaires flamands et espagnols, employés par les princes pour leurs querelles particulières, opéraient souvent par et pour eux-mêmes, pillant et rançonnant le pays.

Au milieu de tous ces désordres qui paralysent les autorités civiles, la propagande du catharisme continue de manière incessante ; quelques princes songent à utiliser les sectaires ; c'est ainsi Roger II, vicomte d'Albi, les emploie dans sa querelle, avec son beau-père, le comte de Toulouse.

C'est dans ces circonstances, que le cardinal Henri d'Albano organise sa mission ; un grand nombre de seigneurs catholiques le suivent, appuyant ses prédications par la force. Le cardinal et son armée marchent contre Roger et assiègent la ville de Lavaur, centre de l'hérésie, où s'étaient réfugiés deux des principaux chefs du catharisme.

Les assiégés opposèrent une résistance énergique, mais, finalement, la femme de Roger II fut obligée de faire sa soumission, Roger II ne tarda pas à se soumettre à son tour ; il fit la promesse de rompre avec les hérétiques et de les pour- chasser. Il livra même au cardinal les deux évêques hérétiques, qui, pour éviter, la mort, se convertirent. On les retrouva même, plus tard, réconciliés avec l'Église et pourvus de grasses prébendes.

Ces succès de l'Église catholique ne, parvenaient pas pourtant à abattre l'hérésie, qui grandissait encore ; mais, par les ruines épouvantables qu'accumula la mission du cardinal d'Albano, le Midi eut, on peut le dire, l'avant goût des horreurs qui, pendant vingt ans, suivront les expéditions féroces dirigées contre lui par les Septentrionaux, expéditions connues sous le nom de guerre des Albigeois.

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On aperçoit le village de Fangeaux en arrivant de Prouille par la D119

Au moment de l'avènement du pape Innocent III, au trône pontifical, en 1103. En cette fin du XII ème siècle, la situation de l'Église ; après l'insuccès de sa double tentative de répression du catharisme, était fort périlleuse.

L'hérésie croissait et se propageait ; l'Église catholique craignait d'être débordée et même, comme cela lui arrivera

au XVI ème siècle avec le protestantisme, d'être contrainte d'entrer en partage avec  l'hérésie. Innocent III inaugura une politique toute différente de celle de ses prédécesseurs, politique systématique et rigoureuse.

Ce pape de 37 ans, qui succédait à l'octogénaire timoré Célestin III, se préoccupa, dès le lendemain de son exaltation, de la situation religieuse du Midi de la France. Il ordonna aux deux moines qu'il envoyait en légation de prendre des mesures rigoureuses contre les hérétiques, fit appel au bras séculier, enjoignant aux évêques, à tous les princes et aux populations de soutenir ses représentants dans leur mission, d'observer leurs ordres et de faire exécuter leurs sentences sous peine de confiscation de leurs biens et de plus grandes sévérités s'il était nécessaire. Le pape n'ignorait pourtant pas que cette nouvelle période de lutte contre l'hérésie n'aurait chance de succès qu'à la condition préalable de rétablir l'ordre dans le gouvernement intérieur de l'Église. En effet, les Églises du Midi étaient, à cette époque, très troublées par des querelles intestines et des compétitions, sans nombre.

Aussi, l'hérésie grandissait ; les sectaires se faisaient toujours plus audacieux ; Guilhabert, de Castres, tenait avec succès, à Fanjeaux des réunions publiques ; dans une de ces réunions, en 1204, cinq personnages de la plus haute noblesse du pays, parmi lesquelles la célèbre Esclarmonde devenue veuve du seigneur Jourdain de l'Isle accompagné de son frère, le comte de Foix Raymond Roger ; Aude de Fanjeaux veuve d'un grand officier du vicomte de Carcassonne ; Faye de Durfort et Raymonde de Saint-Germain, vont prendre "la vêture", c'est à dire recevoir le consolament qui va  les ordonner  parfaites cathares. Une soixantaine d'autres personnes, nobles et chevaliers, recevront ce jour là aussi le consolament. Bien d'autres dames se feront ordonner parfaites à Fanjeaux avant l'arrivée des croisés, c'est à dire jusqu'en 1209.

Pierre-Roger de Mirepoix le Vieux, le père du défenseur de Montségur, blessé lors de combats vers 1204, se fit porter à Fanjeaux, et y reçut le consolament des mains de Guilhabert de Castres.

 

Un autre légat, Pierre de Castelnau,  qui tentait lui aussi de remettre dans le droit chemin les brebis égarées de la foi catholique, n'obtint que de minces succès. Le pape lui adjoignit bientôt ce féroce Amalric qui, quelques années plus-tard, devait être l'âme de la croisade contre les Albigeois.

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Le caractère médiéval de Fanjeaux se lit sur ses façades, ici l'ancien couvent des Frères prêcheurs, avec son portail monumental du XVIII ème siècle donnant sur le rue du Four

Après avoir remis de l'ordre dans son Église, le pape Innocent III organisa de grandes missions contre l'hérésie.

Il donna donc l'ordre à ses légats de s'adjoindre un certain nombre d'abbés, capables de les seconder dans leur mission. Ils se mirent tous en route, mais leur insuccès fut complet ; leur apparence était fastueux, ils étalent richement vêtus, couverts d'or, de broderies et de bijoux, ils montaient des chevaux de grand prix et se faisaient suivre de nombreux serviteurs. Or, le principal grief des populations du Midi, depuis deux siècles, était dans le contraste entre la doctrine de l'Evangile, qui prêchait, la vertu et le renoncement aux biens de ce monde, et la vie de désordre et de luxe du haut clergé. Aussi, les missionnaires, furent-ils la risée du peuple : "Voyez ces insolents, disait-Il ; ils viennent, prêcher  Jésus-Christ, qui était pauvre et qui allait à pied !".

Pratiquement tous les documents d'origine cathare ont été détruits pendant l'Inquisition, pour le plus grand dommage de l'histoire.

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La maison de saint Dominique à Fanjeaux. Maison en pierre qui était l'ancienne sellerie du château royal de Fanjeaux, elle abrite un oratoire qui perpétue le souvenir du saint prédicateur.

L'édifice a été restauré entre 1958 et 1960, on peut voir aussi, la chambre de saint Dominique avec sa cheminée monumentale du XIII ème siècle remaniée au XIV ème et XV ème siècles.

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La porte de la maison de saint Dominique

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Zoom, détails de la serrure et du butoir de la porte de la maison de saint Dominique

Saint-Dominique s'installe à Fanjeaux, il y vécut neuf ans afin de purger le Lauragais de l'hérésie :

Les missionnaires commandités par le pape Innocent III rencontrèrent l'Espagnol Diego d'Azebès, évêque d'Osma et son sous-prieur, le fameux Dominique de Guzman, qui rentraient de Rome où ils étaient, allés accomplir une mission du roi de Castille.  Ces deux hommes, de mœurs austères, sachant que les hérétiques blâmaient surtout les scandales et le faste du clergé, engagèrent les missionnaires à parcourir tout le Languedoc, nu-pieds, en mendiant leur pain, et à être ainsi un motif d'édification. Les légats hésitaient, mais Diego et Dominique donnèrent l'exemple.

Ces prédicateurs espagnols combattirent la doctrine cathare par la théologie et la dialectique. Ses joutes verbales, les “disputes”, avec les dignitaires cathares.

Tout, cela n'aboutit pourtant qu'à faire organiser des colloques où catholiques et cathares discutèrent longuement. Saint-Dominique s'établit en plein pays hérétique, à Fanjeaux, et parcourut les pays avoisinants. A peine réussit-il à ramener quelques cathares à la foi catholique ; en somme, il ne réussit pas plus que ses prédécesseurs.

Nous sommes en 1208.

Dès lors, la papauté décida pour venir à bout de l'hérésie grandissante, d'employer la force en organisant une croisade.

Fanjeaux depuis vingt ans peut-être, est quasiment la capitale du catharisme occitan, ne fût-ce, on l'a vu, que par la présence de Guilhabert de Castres, fils majeur de l'évêque de Toulouse, Gaucelin et véritable directeur de conscience de toute la noblesse hérétique du Lauragais et du Toulousain.

A l'automne 1209, les croisés occupent Fanjeaux qui est la position clef, déserté par les chevaliers et la noble dissidence, qui se réfugient pour la plupart à Montségur. Simon de Montfort trouvant la situation de Fanjeaux parfaite face aux terres du comte de Toulouse, qu'il en fait son quartier général. Le bourg demeurera la base principale d'opérations des armées croisées jusqu'en 1215 et leur entrée dans Toulouse. Simon de Montfort lancera en quelques semaines une série de raids en étoile qui lui assure en peu de temps le pouvoir sur un vaste territoire.

Profitant de l'absence de Simon de Montfort, qui était à Carcassonne, Raymond Roger comte de Foix, dans la nuit du 29 septembre 1209 tenta de reprendre Fanjeaux, mais il fut repoussé.

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Missel dominicain fin XV ème siècle

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Manuscrit dominicain enluminé datant de 1420

Le 25 mai 1214, Foulque, évêque de Toulouse concède l'église de Fanjeaux et ses revenus à saint Dominique, qui devient curé du lieu.

Les croisés quittent Fanjeaux en 1221, en juin le comte de Foix Raymond Roger occupe Limoux et Fanjeaux, ce qui permet aux coseigneurs, chevaliers et nobles, comme aux bons hommes de rentrer à Fanjeaux en 1222. Guilhabert de Castres devenu évêque revient s'installer lui aussi à Fanjeaux vers 1222.

Fanjeaux fut le théâtre d'une véritable ruée de parfaits et de parfaites impatients  de se réinstaller en ce haut lieu du catharisme, et d'y rouvrir publiquement leurs maisons ateliers, et d'y reprendre leur prédication.

En 1229, le comte de Toulouse Raymond VII réclame et obtient Fanjeaux au moment de la signature du traité de Paris. L'adhésion à la foi des bons hommes continue à Fanjeaux

Dans les années 1240, l'Inquisition menée par les Dominicains partira à la recherche des croyants cathares de Fanjeaux.

Fanjeaux deviendra par la suite un haut lieu dominicain.

L'incursion du Prince Noir en 1355 dans le Languedoc n'épargna pas Fanjeaux qui fut incendié.

Fanjeaux se releva assez rapidement de ce triste épisode de la guerre de Cent Ans et connut avec la culture du pastel au XVI ème siècle une paisible prospérité.

Durant la période révolutionnaire, un enfant de Fanjeaux se distingua particulièrement. Homme politique fidèle à ses convictions républicaines, Hugues Destrem, après avoir été maire de son village natal en 1783, fut élu député à l'Assemblée Législative (1791-1792). Représentant au Conseil des Cinq Cents en 1798, il désapprouva Bonaparte lors du coup d'Etat du 18 brumaire. Cette opposition lui valut le bannissement.

Dotée de 2092 habitants en 1790, puis 1307 en 1891, la commune compte 855 Fanjuvéens en 1990. Actuellement chef-lieu du canton, Fanjeaux est essentiellement tourné vers l'activité agricole et l'accueil touristique. Il est un des hauts-lieux saint-dominicains.

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Fresque représentant Saint Dominique réalisée par Fra Angelico au couvent San Marco à Florence

Le miracle de Fanjeaux

Au printemps 1207, saint Dominique essayant de convertir les futurs évêques cathares Guilhabert de Castres et Benoît de Termes, un diacre prénommé Arnaud et quelques coseigneurs de la région acquis à l'hérésie. On batailla à coups de citations tirées des Saintes Écritures pour faire valoir chacun sa vérité, en dépit des allégations de l'autre. Dialogues de sourds ? Sans doute, puisqu'il a fallu avoir recours à un procédé surnaturel pour trancher le débat. C'est le fameux miracle de Fanjeaux. A bout, d'arguments, les deux parties se résolurent à jeter leurs écrits au feu, la vraie parole de Dieu étant celle qui sortirait indemne de l'épreuve. Lors de cette ordalie, les cathares virent leurs écrits détruits par les flammes tandis que, par trois fois, les ouvrages de saint Dominique furent projetés violemment hors de la fournaise.

Une poutre calcinée, conservée aujourd'hui dans l'église de Fanjeaux porterait encore témoignage de ce fait miraculeux. Fort de sa victoire, il avait ainsi obtenu la conversion d'une centaine d'hérétiques

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Photo de gauche, peinture espagnole des années 1400 par Pedro Berruguete montrant le miracle de Fanjeaux. Selon le Libellus de Jourdain de Saxe, les livres des Cathares et ceux des catholiques ont été soumis à l'épreuve du feu devant saint Dominique.

Les livres catholiques ont été rejetées à trois reprises par les flammes intacts. Photo de droite, estampe de la bibliothèque de Toulouse représentant le miracle de Fanjeaux (auteur Alexandre Du Mège 1780-1862).

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Voici une autre représentation du miracle de Fanjeaux, peint par Cardenas Bartholome en 1610

 

Voici maintenant pour les amateurs, toutes une série de photos anciennes concernant Fanjeaux :

Fanjeaux 208 de 1905

Fanjeaux en 1905, place de la mairie et la poste

Fanjeaux 212 de 1905

Fanjeaux en 1905, le calvaire qui existe toujours

Fanjeaux 205 de 1905

Fanjeaux en 1905, la maison saint Dominique

Fanjeaux 225 de 1905

Fanjeaux en 1905, la halle

Fanjeaux 217 de 1905   Fanjeaux 227 de 1905

Fanjeaux en 1905, à gauche l'église et le haut de la rue des Fargues, la maison de l'angle c'est la poste aujourd'hui.

A droite, la grande Rue en 1905

Fanjeaux 223 de 1910

Une vue générale de Fanjeaux en 1910

Fanjeaux 232 de 1905

L'église de Fanjeaux en 1905

Fanjeaux 234 de 1910

L'hospice de Fanjeaux en 1910, qui était un ancien hôpital, il y avait deux hôpitaux à Fanjeaux au XVIII ème siècle

Fanjeaux 235 de 1910

Fanjeaux en 1910, vu du chemin menant au monastère de Prouille, on aperçoit un moulin en haut à droite. La preuve sur la photo ci-après ...

Fanjeaux 211 de 1910

Au Nord-Est de Fanjeaux en limite du village dans les années 1910, il y avait encore 3 moulins en activités

Fanjeaux 224 de 1910

Fanjeaux en 1910, chemin menant au monastère de Prouille, ce lieu se nomme "croix de Sicaire", on aperçoit le Seignadou en haut à droite de la croix.

Fanjeaux 237 de 1910

Fanjeaux en 1910, route de Mirepoix et la gendarmerie à gauche.

Fanjeaux 236 de 1920

Fanjeaux en 1920, route de Mirepoix, le même endroit que la photo précédente, mais prise dans le sens opposé, la gendarmerie se trouvant à droite

Fanjeaux 082

Fanjeaux de nos jours, pour comparer avec la photo ci-dessus

Fanjeaux 219 de 1910

Fanjeaux en 1910, entrée du village route de Mirepoix

Fanjeaux 204 de 1905   Fanjeaux 206 de 1955

Photo de gauche, Fanjeaux, en 1905 le Seignadou. Photo de droite, le même lieu en 1955

Fanjeaux 226 de 1905

Fanjeaux en 1905, le pont aqueduc. C'est sur ce pont que se trouve la croix discoïdale du XIII ème siècle.

Fanjeaux 03   Fanjeaux 010

De nos jours, voici la croix discoïdale datant du XIII ème siécle (inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques) elle est scéllée sur le pont aqueduc romain qui surplombe la D119 à Fanjeaux.

La croix est scultpée d'une main bénissante d'un côté, et sur l'autre face, d'un agneau portant une croix oriflammée.
Ce pont fut restauré au XVII ème siècle. L'aqueduc romain taillé dans le roc est encore visible à proximité de la fontaine publique qui est alimentée pas cet aqueduc.

Fanjeaux 203 de 1910

Fanjeaux en 1910, le pont aqueduc

Fanjeaux 222 de 1950

Fanjeaux en 1950, le même lieu que les photos ci-dessus

Fanjeaux 233 de 1950   Fanjeaux 213 de 1960

Photo de gauche, Fanjeaux, entrée du village route de Mirepoix en 1950. Photo de droite, Fanjeaux le Seignadou en 1960

Fanjeaux 207 de 1950

Voici à présent quelques photos aériennes de Fanjeaux prisent dans les années 1950

Fanjeaux 209 de 1950

Fanjeaux en 1950, l'église et le Seignadou avec son promontoire qui offre un beau point de vue sur toute la région

Fanjeaux 210 de 1955

Cette vue aérienne de Fanjeaux date de 1955, tout en haut on aperçoit le village : La Cassaigne

Fanjeaux 231 de 1950

Cette vue aérienne de Fanjeaux date de 1950, on aperçoit en haut à droite, dans la plaine du Lauragais, le monastère de Prouille qui se distingue par la coupole de sa basilique.

Fanjeaux 228 de 1950

Cette vue aérienne sur l'église de Fanjeaux date de 1950

Fanjeaux 229 de 1950

Cette vue aérienne sur l'église de Fanjeaux date de 1950

Fanjeaux 220 de 1950

Fanjeaux en 1950

Fanjeaux 221 de 1970

Fanjeaux celle-ci date de 1970

 

Ainsi se termine la première partie de ce reportage. J'ai encore plein de choses à vous apprendre et à vous montrer, ne râtez pas la parution de la seconde partie. N'hésitez pas à me fournir des informations concernant l'histoire de Fanjeaux ou des photos, je compléterai ainsi volontiers ce reportage. 

 

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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27 mars 2013
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C'est en effectuant des recherches sur des seigneurs de Belvianes près de Quillan, notamment ceux de la famille de Gayraud (si vous avez des infos contactez moi) , que je suis tombé par hasard sur des articles du journal le Midi Libre datant des années 1963, relatant une histoire de trésor caché à Pieusse par un archevêque en 1787, et ce qui est certainement rare, des documents notariaux attesteraient les faits.

 Et, forcément cela a aiguisé ma curiosité sur ce petit village, voici donc son histoire .... je vous souhaite une bonne découverte.

Au détour d'une ruelle, il y a toujours des trésors à découvrir, ouvrez l'oeil !

 

logo label Pays Cathare 02

 

Pieusse 021

Je vous invite à découvrir le village de Pieusse

carte 01 de l'aude

Pieusse se situe à 3,5 kilomètres au Nord de Limoux sur la route qui mène à l'abbaye de Saint-Hilaire.

Pieusse est à 23 km de Carcassonne, 60 km de Pamiers, 98 km de Toulouse et 82 km de Narbonne.

Pieusse 023

Une vue aérienne du village de Pieusse dominant la vallée de l'Aude

carte 02 de Pieusse

Zoom sur la carte, remarquez l'emplacement de l'oratoire au Nord de Pieusse dont il sera question dans le reportage

Pieusse domine la vallée de l'Aude

Blason de Pieuse est celui du dernier archevêque de Narbon

Blason du village de Pieusse, qui est en fait, le blason du dernier archevêque de Narbonne Monseigneur Arthur Richard Dillon en 1762

Pieusse 047 vue generale de Limoux

Une vue générale de la ville de Limoux

Le village de Pieusse se situe à trois kilomètres de la ville de Limoux, sous-préfecture de l'Aude. Placé à 175 mètres d'altitude, le village domine toute la vallée de l'Aude en face de Cépie. Les collines environnantes sont couvertes de vignes qui produisent la blanquette de Limoux. Il y a 951 habitants (recensement 2008) à Pieusse qui s'appellent des Pieussans, Pieussanes.

En arrivant de Pomas par la D504, l'avenue de l'Oratoire, une déclivité prononcée s'accuse au Nord de village, dominée par les restes du château et des vieux remparts.

L'histoire du village de Pieusse remonte à l'époque gallo-romaine. Son nom était alors Castrum Puncianum.

Sa situation stratégique sur la colline permettait de défendre l'accès à la haute vallée de l'Aude.

Dans le village on y trouve des maisons à l'aspect archaïque, quelques unes avec des restes de tours, certaines avec des débris de sculptures et quelques écussons.

Le vieux château dresse sa masse carrée, au milieu de ses dépendances dominant la vallée et montre encore ses fenêtres romanes avec leurs meneaux et leurs chapiteaux tous frustes.

Pieusse 01

Une vue sur la vallée de l'Aude et Limoux depuis Pieusse

Pieusse 02

Le village de Pieusse vu de la D118 qui longe la rive gauche de l'Aude

Pieusse 043

Pieusse, l'église Saint-Genest à gauche, et à droite le château, bâtiment le plus élevé. Au fond, on aperçoit la chaîne pyrénéenne

Pieusse 08

La mairie de Pieusse à droite, au fond on aperçoit l'église Saint-Genest

Au VII ème siècle, le village est démoli par les Sarrasins et le château fort de Pieusse est brûlé.

En 1119, une bulle du pape Calixte II cite le Castrum Puncianum et ecclesiam.

En 1221, la place forte de Pieusse est prise par Raymond Roger, comte de Foix alors que le domaine était sous la suzeraineté de Roger II, vicomte de Carcassonne.

Pieusse 037

Le château de Pieusse vu du chemin de Ronde, une partie a été rénovée et aménagée en habitation avec un enduit de ciment qui n'est pas du plus bel effet, faut bien l'admettre !

Pieusse 036

La façade Nord Ouest du château, des vestiges des remparts subsistent comme on peut le voir sur cette photo

Pieusse 038

Zoom de la photo précédente

Au début de l'année 1225, alors que s'organise la croisade royale, Guilhabert de Castres réunit un "concile" cathare à Pieusse, un diacre attitré, Pierre de Corona, de l'Église du Toulousain, est nommé pour la Catalogne. Un cinquième évêché indépendant, celui du Razès, couvrant la région de Limoux à Mirepoix, sera détaché de l'évêché du Carcassès. Le catharisme est en train de se déployer en quasi liberté dans la région. Les cathares du Razès souhaitent avoir leur propre Église, ne sachant pas bien s'ils dépendent de celle de Toulouse ou de celle de Carcassonne. Pour Pierre Isarn, l'évêque de Carcassonne, qui se réfère au bornage arrêté à Saint-Félix, en 1167, le Razès relève bien de son Église. L'évêque désigné pour prendre la tête est Benoît de Termes, probablement le frère de Raymond de Termes célèbre faidit des Corbières, et l'oncle d'Olivier de Termes. Benoît de Termes aura pour "fils" le diacre du Sabarthès  Raymond Agulher et Pons Berrnardi  qui avait été parfait à Cabaret avant la croisade. Le premier évêque de l'Église cathare du Razès mourra à Quéribus en 1241.

 

Souvenirs de témoins interrogés par l'Inquisition :

Un inquisiteur fait dire a un hérétique interrogé en 1238 que, treize ans plus tôt, il a vu se réunir jusqu'à cent personnes dans une maison de Pieusse qui ont revendiqué et obtenu l'élection d'un évêque du Razès, eux qui devaient jusqu'alors choisir entre l'évêque de Carcassonne et celui de Toulouse.  L'homme interrogé précisa qu'il a vu les hérétiques faire "un concile général" (et ibi tunc haeretici  fecerunt concilium generale), où les hérétiques du Razès avaient réclamé qu'on leur donne un évêque car ils ne savaient à qui ils devaient se soumettre ou obéir, l'évêque de Carcassonne ou celui de Toulouse et les uns allaient ici, les autres là. Un évêque est choisi, le consolament et l'imposition des mains ou ordination lui sont conférés.

Pieusse 032

L'entrée du château de Pieusse

Pieusse 040

La façade Sud du castel de Pieusse qui a subi quelques travaux, l'intérieur était en piteux état des rénovations sont en cours

Pieusse 039  Pieusse 025

Photo de gauche, le château après quelques travaux importants de la couverture et reconstruction de murs. Photo de droite, montre l'état du bâtiment principal du castrum avant travaux

Il est intéressant de noter, que des commanderies de templiers, ils y en avaient aussi dans l'Aude, dans le Razès au XII ème siècle, le Temple possédait sur la commune de Saint-Just et le Bézu, un château qui a appartenu un moment aux templiers. Et les templiers ont possédé un moment aussi le château de Pieusse.

Dans le Cartulaire des Templiers de Douzens on trouve ceci :

En 1137, Raimond de Saint-Martin un templier consentait avec sa femme des donations importantes à Pieusse.

Donations faites au Temple, concernant le château (castellum) de Pieusse : A. Raimond de Saint-Martin et sa femme donnent un manse, un colombier et une vigne qu'ils y possédaient ; B. Géraud, Pierre Falchet, Arnaud de Cépie et leurs familles cèdent ce qu'ils possédaient dans cette vigne ; C. Borrel de Pieusse donne un terrain à bâtir limité par des croix ; D. Ysalguier (Udalgerius) et Bernard de Pieusse, Bernard de Blanchefort, Raimond de Duno et Pons de Duno, Arnaud et Raimond de Blanchefort donnent les fiefs que Raimond de Saint-Martin tenait d'eux.

Pieusse 030   Pieusse 027

A gauche, la façade Sud du château, une porte a été murée. A droite, la façade Est

En 1574, durant les guerres de Religion, une troupe armée de protestants occupe le moulin de Pieusse. Les habitants incendient alors le moulin pour les faire fuir.

Jusqu'à la Révolution, l'archevêque de Narbonne était le seigneur d'une baronnie comprenant Pieusse, Routier et Alaigne. L'archevêque y possédait la haute, moyenne et basse justice, avec les droits féodaux habituels. Il avait dans le village, un château, une maison avec un verger reconstruite par le bailli Jean de Grave, plus cinq colombiers aux lieux dits Rivals et au Pla du Sou , un four et deux moulins sur le bord de l'Aude (moulin du Gua à 8 roues et le moulin de Marseillens à 4 roues) où les habitants de Pieusse, d'Alaigne, de Routier, de Pignols et de Malemate étaient obligés de faire moudre leur blé sous peine de 40 à 60 sous d'amende. Les plus lourdes charges sont celles qui pèsent sur les habitants de Pieusse. Ils sont assujettis à la boayrie double (corvée en temps de travail avec des bœufs, essentiellement pour le labour). De plus, ils doivent annuellement 5 setiers et 20 pugnières d'orge, une émine de froment par chaque paire d'animaux de labour, et deux migères de vin. En retour, lorsqu'ils cultivent les terres de l'archevêque, celui-ci leur fournit la boisson et la nourriture, et met à leur disposition un maréchal pour ajuster les instruments nécessaires aux travaux des champs.

Pieusse 028

La cour du château de Pieusse

LE CHATEAU DE PIEUSSE
 
Que peut-on dire du château de Pieusse, on possède très peu d'informations sur les débuts de cet édifice important dans la région. Si d'aventure vous avez des infos, je pourrai volontiers compléter ce reportage, n'hésitez pas à m'écrire.

Le château de Pieusse a été construit entre 1140 et 1145 par les comtes de Foix, sous le règne du roi Louis VII le Jeune (1120-1180). En 1225, le castel abrite le concile cathare (cité plus haut) En 1229, Bernard Roger, fils du Comte de Foix, cède son fief au roi Louis IX qui le réunit à l'évêché de Narbonne.

Pieusse 011

Portrait  de Monseigneur Arthur Richard Dillon (1721-1806) archevêque de Narbonne, huile sur toile datant du XVIII ème siècle

Pieusse 031

Une rue de Pieusse porte le nom de Monseigneur Dillon archevêque de Narbonne

Monseigneur Arthur Richard Dillon, né le 14 septembre 17212 à Saint-Germain-en-Laye et mort à Londres le 5 juillet 1806, est un prélat français, dernier archevêque de Narbonne. Cet archevêque de Narbonne devient seigneur et baron de Pieusse de 1764 à 1790. Il sera le dernier président des États généraux du Languedoc et archevêque de Narbonne. En 1764, Il devient alors le propriétaire du château dans lequel il y enfouira son trésor en 1787 (confirmation dans des documents d'époque, voir ci-après).

Lui succèdera l'évêque de Carcassone, Monseigneur Guillaume Besaucèle né à Saissac (Aude) le 3 septembre 1712, décédé à Carcassonne le 4 février 1801, sacré évêque le 15 mai 1791.

Actuellement, seuls quelques bâtiments sont encore visibles. Les pièces étaient dans un état délabré, plusieurs parties ont été réaménagées en lieux d'habitations. Contre la muraille Nord on peut voir un donjon massif et allongé avec une belle voûte cintrée à l'intérieur. Au premier étage de ce donjon, on retrouve deux superbes fenêtres en cintres géminés avec des chapiteaux sculptés, à l'intérieur des sièges en pierre taillée bien conservés, ces fenêtres offrent une vue très étendue sur la vallée de l'Aude et le Razès. Il y a une autre fenêtre géminée mais moins travaillée au second étage. La cour du manoir possède un puits permettant d'alimenter en eau le village lors d'un siège. Des recherches seront effectuées dans ce puits pour trouver le trésor de l'archevêque Dillon (voir plus loin).

Au premier étage on peut admirer un trésor artistique, deux splendides plafonds à poutres et solives apparentes. Ces dernières sont recouvertes d'une multitude d'armoiries et de peintures polychromes, ces peintures ont été classées.

Ce château est actuellement une propriété privée.

Pieusse 07

Le château de Pieusse vu de l'avenue de l'Oratoire

Pieusse 026

Les plafonds à poutres et solives apparentes du château de Pieusse, recouvertent de peintures polychromes

Pieusse 052

Détails des peintures polychromes des plafonds du château de Pieusse

Pieusse 041

Autre bâtiment visible du castrum côté Ouest

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Vestiges du château, probablement des éléments décoratifs de hotte de cheminée

 

LE TRÉSOR DU CHATEAU OU DU MANOIR DE PIEUSSE

Vers 1960, le propriétaire en titre du château où disons plus tôt de la maison forte de Pieusse, Mr Jacques Alins, découvrit chez lui une liasse de documents très intéressants. Parmi lesquels figuraient une attestation d'une déclaration faite devant notaire et le texte incomplet d'une déposition y afférente. Dans ce document ancien, le signataire déclare avoir caché dans le souterrain du manoir de Pieusse une certaine somme en or dont il donne le détail, et cela en raison du climat d'insécurité qui sévit dans le pays.

L'attestation en question a été portée au registre du Parlement de Toulouse le 4 mars 1787. En voici le texte exact :

Extrait du registre du Parlement de Toulouse :

"Aujourd'hui quatrième mars mil sept cent quatre-vingt sept est comparu au greffe des Affirmations dudit Parlement, Me Février procureur au sénéchal de Limoux demeurant à ... assisté de Bonnet cler, du not. Lebret.

Procureur, lequel affirme être venu exprès en ville pour la conduite du procès qu'il a pendant en la cour contre le comité des procureurs Sud-Limoux. Dont acte. Et ont signé au registre.

Lequel a déclaré devant nous avoir déposé dans le souterrain du Manoir de Pieusse la somme de quatre cent septante serties d'or, qui vaut cin cent vint livres chacun, sertir, pour les cacher à la guerre qui est dans le païs, et il a signé avec nous Consul de Pieusse. Brousse, Ralot de Pieusse, seigneur Baitisse, Baitien."

La déposition qui suit semble une déclaration libre de l'enfouisseur entérinée par le notaire consultant. Elle est malheureusement incomplète. La voici reproduite telle quelle, avec ses obscurités de vocabulaire :

"La fortune se trouve sous le château à six brasses en dedan il y a une grosse lausse qui cache le petit colidor qui sen va jusqu'au font du souterrain. On y trouve une porte en fer, quand on aura doubert la porte il y a une grande salle ou il y z le trésor il ya 13 sestiers de piesses de louis d'or de 10 livres ce qui fait troi cenbt cincente mille livres de 20 sou, à pui 19 pugnères des pieces de 6 franc, ce qui fait set mille livres, et puis toute l'argenterie du château, et puis toutes les armes du château, et puis des croix d'or ambe de diamans, et puis des sabres qui ont le manche en argent orné de pierre précieuse qui tout vaut ensemble pour quatre million de livres à 20 sou chacun. Cau aun aura tout le trésor il faut con fasse faire lechato tou neuf et penser ...."

On n'en sait pas plus sur cette affaire. Le trésor a-t-il été retiré de sa cachette ?

Son propriétaire est-il mort par la suite sans avoir récupéré son bien ? Le mystère reste entier.

 

Quelques années plus tard, en 1963, la maison forte de Pieusse est cédée à un nouveau propriétaire, Mr François Sarda qui était déjà propriétaire d'une maison au centre du village qui aurait été un ancien couvent. Cette maison d'après un document aurait appartenue en 1753 à un dénommé Antoine Garrigue. Celui-ci connaît les papiers qui parlent du trésor. Il entreprend assez rapidement des fouilles, et notamment il explore un puits qui est dans la cour Nord du vieux manoir. Ce puits alimentait Pieusse il y a plus de mille ans, au moyen âge, quand la ville était assiégée. Il a été comblé à des époques indéterminées et les trois derniers mètres qui restaient l'ont été par Mr Sarda en 1967. Lors de l'exploration de ce puits MM Mestres Marcel (maire de Pieusse) et Sarda François ont remonté, des verreries finement ouvragées, des chaudrons en cuivre, un robinet, des plats magnifiquement décorés, un fragment de bénitier, un taste vin en céramique et toute une série de cruche en terre cuite avec une ornementation moyenâgeuse. Les six premiers mètres sont bâtis en bel appareil de pierres, ensuite le puits est bien taillé dans le roc. Plus d'une vingtaine de mètres en 1963 ont été dégagée.

L'année suivante encore, en compagnie d'un journaliste local, féru d'archéologie, Mr Noël Vacquié, il découvre dans une salle de la maison forte une série de graffitis du plus haut intérêt. Dans son musée du Catharisme en 1966, René Nelli en a publié les photographies. Mais il peu probable que ces marques aient un quelconque rapport avec cette histoire de trésor.

Cette histoire de trésor de Pieusse, le journal Le Midi Libre en a fait largement les échos dans ces colonnes  tout au long de l'année 1963.

Pieusse 049 montage des graffitis

Montage des photos d'André Signoles, des curieux graffitis retrouvés dans la maison forte de Pieusse en 1964

Pieusse 022Texte gravé sur le mur de la cave du chateauZoom sur une zone de ces graffitis, il semblerait qu'il y est un texte de gravé ... l'a-t-on déchiffré ?

Pieusse 045 extrait du journal le Midi Libre du 9 sept 1963

extrait du journal le Midi Libre du 9 sept 1963

A signaler aussi, quelques vestiges de villa gallo-romaine ont été signalés en 1963, à la suite de découvertes fortuites au lieu-dit de "Fourques" (tuiles, coquillages, tessons de poterie sigillée, morceaux de mortier).

Pieusse 09

Le carrefour de la D504 et l'avenue Brousse (à gauche) en 2012, faites la comparaison avec le photo ci-dessous prise dans le années 1950

Pieusse photo ancienne 02 en 1950

L'église Saint-Genest de Pieusse en 1950 et le lavoir en bas à droite

Pieusse photo ancienne 01b en 1905

Photo prise au même endroit en 1905, le lavoir existait, mais n'était pas couvert.

 

L'ÉGLISE SAINT-GENEST DE PIEUSSE

L'église Saint-Genest a été bâtie au XIV ème siècle à l'emplacement d'un édifice primitif consacré en 1088, près des remparts de l'Est, à son côté les jardins du presbytère.

Le saint patron du sanctuaire est Saint Genès martyrisé au IV ème siècle et célébré le 25 août.

Au Moyen Age, Pieusse figurait parmi les paroisses sur lesquelles l'archevêque de Narbonne percevait des redevances qu'il partageait, semble-t-il avec l'abbé de Saint-Hilaire si l'on en juge par l'hommage que celui-ci rendait au roi pour les églises de Pieusse en 1481.

C'est un édifice de type gothique méridional, à nef unique et chevet pentagonal ; ses murs gouttereaux et son chevet, à l'origine couronnés par une corniche chanfreinée, ont été surélevés. Le chevet polygonal a probablement reçu un rang de mâchicoulis dont il ne subsiste que les corbeaux.

On remarque à 2,50 mètres du sol, dans le mur de l'église, une porte voûtée qui donnait jadis accès à la chaire. Au-dessous, là où se trouve l'escalier, on voit encore un corbeau de soutien terminé par une figure humaine.

L'église possède une belle nef, avec une abside à cinq pans et éclairée par des fenêtres à nervures.

Les fausses voûtes en briques et plâtre lancées sur la nef sont du XIX ème siècle.

L'entrée de l'église est au Sud, au niveau de la troisième travée, elle est protégée par un porche qui porte la date 1551 sur l'une des clefs ainsi que les armoiries de l'abbaye de Saint Hilaire. Au début du XIX ème siècle ce porche a été muré et a servi quelques temps de chapelle des Fonts Baptismaux ; ces transformations expliquent la création du portail occidental.

L'ancien porche qui donnait accès dans l'église au fond de la nef, côté évangile, possède une belle voûte à liernes et tiercerons dont les arêtes sont ornées de feuillages, une petite porte s'ouvre au fond donnant dans l'église. Je pense que la grande entrée a été ouverte fin du XIX ème siècle au fond de la nef, car son style ne correspond en rien avec le reste de l'édifice. En face de l'ancienne entrée dans une niche on peut voir une grande statue de la vierge tenant jésus datant du XII ème siècle, sous ses pieds, un sarcophage en marbre blanc très ancien.

Sur les orgues sont peintes les armoiries de Monseigneur Dillon, dernier archevêque de Narbonne.

Pieusse photo ancienne 07 le lavoir et l'église en 1950

L'église Saint-Genest de Pieusse et le lavoir en 1950 

Pieusse 010Le lavoir et l'église Saint-Genest de Pieusse en 2012

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La nef de l'église Saint-Genest de Pieusse après restauration

 

 UN TRÉSOR DERRIÈRE LE RETABLE DE L'ÉGLISE DE PIEUSSE

En 1998, une importante découverte fut faite dans l'église de Pieusse, un trésor derrière le retable.

C'est en voulant déplacer le retable de la petite église de Pieusse, tout simplement pour le restaurer, que l'on a découvert des fresques vieilles de 600 ans, merveilleusement conservées.

Deux anges équipés de leur encensoir, illuminent désormais le plafond de l'église.

Ces peintures murales représentant le Tétramorphe d'évangélistes (Représentation des quatre évangélistes sous leurs formes allégoriques, l’homme pour Saint Mathieu, l’aigle pour Saint Jean, le taureau pour Saint Luc et le lion pour Saint Marc).

Sous leurs regards forcément angéliques, Luc, Marc, Mathieu et Jean entreprennent d'évangéliser les visiteurs du petit édifice.

Devant ces fresques remarquables, fut installé ce retable datant du XVIIème siècle, il est vrai de fort élégante facture.

C'est  pour effectuer la restauration urgente de la partie arrière de l'autel que le maire de Pieusse, Jean-Pierre Robert avait pris la décision de faire déplacer le retable. Et là, surprise, la monumentale parure de bois cachait une peinture merveilleusement conservée.

Pieusse 013   Pieusse 016

Voici quelques photos des peintures murales représentant le Tétramorphe d'évangélistes découverts derrière le retable de Pieusse

Pieusse 017

 

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Détails des peintures découvertes derrière le retable de Pieusse

Pour tout dire, le premier mouvement du maire de Pieusse fut vite de repousser le retable devant cette découverte, car sans être spécialiste d'histoire de l'art, Jean-Pierre Robert, viticulteur et amateur de patrimoine comprit immédiatement que ses "ennuis" ne faisaient que commencer. Mais l'occasion était trop belle. Alors on dépêcha experts et responsables des monuments de France sur les lieux et leur admiration fut unanime. Cette fresque remonte bel et bien au XIVème siècle, et réunit les quatre évangélistes manifestement en plein travail.

Plus question, donc, de se contenter de la restauration du retable. Un spécialiste du sauvetage de ces fresques, monsieur Savreux de Villegly, est désormais à l'œuvre. Et la peinture révèle son immense beauté.

Car si le retable est déjà une fort belle pièce de patrimoine, la fresque mise au jour, relève de l'exceptionnel, du rarissime.

Pieusse 03

En descendant l'avenue de l'Oratoire qui longe l'église Saint-Genest, on aperçoit au bout, cet oratoire

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L'oratoire champêtre de Pieusse

 

L'ORATOIRE DE PIEUSSE

Au Nord du village, route en direction de Pomas, prenez l'avenue de l'Oratoire, au croisement de la rue de la Barque et de cette avenue, vous verrez sur votre droite, un oratoire champêtre, monument religieux qui se fait remarquer par son étrangeté. Il a été classé aux Monuments Historiques le 17 février 1926. Il est de style gothique et date du XII ème siècle. Oratoire de forme carrée de 3,50 mètres de côté, avec  quatre ouvertures ogivales, voûté en croix d'ogives, couvert de dalles et accompagné à chaque angle d'un contrefort terminé en pinacle. la clé de voûte est à 3,40 mètres du sol environ. Au centre de l'édifice se dresse une crois de pierres de 2,65 mètres de hauteur qui est plus récente que l'édifice. Sur les bras de la croix et à son centre il y a des inscriptions : FOVO - JHOS - 1662. Quatorze coquilles sont sculptées en relief sur la croix, ce monument serait un lieu de passage pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle. Cette croix pourrait provenir d'un ancien cimetière. Aucun document ne permet de savoir à quoi servait ce monument, marque t'il la place d'un événement remarquable ou miraculeux ? Mais une antique tradition conservée par les anciens du pays, rapporte, qu'avant la croix actuelle, bien plus récente que l'édifice, il y avait à la place de celle-ci, une pierre droite surmontée d'une croix. D'après cela, on pourrait supposer qu'il s'élevait jadis en ce lieu un menhir auquel les habitants attribuaient un caractère religieux et venaient s'y livrer à des pratiques sacrilèges, comme on le voit d'ailleurs en Bretagne. Pour faire cesser ces pratiques païennes, et pour ne pas irriter la population en détruisant l'objet de ce culte, le clergé chrétien de l'époque le sanctifia en le surmontant d'une croix. Ce n'est qu'une hypothèse.

Ou fut-il érigé après une inondation causée par l'Aude en crue et qui serait arrivée jusqu'à ce point ?

C'est un oratoire où la paroisse se rend à l'un des jours des Rogations et le dimanche après la fête de l'Invention de la sainte croix.

C'est un monument rare en France ; un autre semblable existe sur les bords du Rhône, près de Beaucaire.

Viollet-le-Duc les appelait "Reposoirs".

Il a été restauré en 1859 puis la toiture fut refaite en 1968.

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Sur la gauche de la D504 en allant vers Pomas, vous découvrez l'oratoire de Pieusse datant du XII ème siècle

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Quelques clichés sous différents angles de cet oratoire de Pieusse (cliquez sur la photo pour agrandir)

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L'oratoire de Pieusse, monument rare, classé aux Monuments Historiques le 17 février 1926

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Quelques clichés sous différents angles de cet oratoire de Pieusse (cliquez sur la photo pour agrandir)

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Voici un bel angle de vue de l'oratoire de Pieusse

Pieusse 06Un cliché de l'oratoire en regardant vers le village de Pieusse

 

PERSONNAGE IMPORTANT DE PIEUSSE

Joseph Delteil, écrivain et poète né le 20 avril 1894 à Villar-en-Val (Aude), mort le 12 avril 1978 à Grabels (Hérault).

Delteil était une figure originale et anticonformiste de la littérature française.

Henry Miller, le grand romancier américain a dit : " Pour moi, Delteil, c’est un Maître avec un M majuscule, c’est la grande liberté de la vie. C’est l’allégresse, le chant de l’alouette".

Né dans la ferme de La Pradeille, d’un père bûcheron-charbonnier Jean-Baptiste Delteil (1857-1946) et d’une mère illettrée Magdeleine Sarda (1871-1938). Joseph Delteil vit les quatre premières années de son enfance à la Borie (construction de pierres sèches) de Guillaman, à 30 kilomètres au sud de Carcassonne, dans le Val de Dagne. De cette masure, il ne reste aujourd’hui que des moignons de murs, que l'on peut toujours voir en randonnant sur le "sentier en poésie" créé par Magalie Arnaud et ses amis, maire de Villar-en-Val pour honorer la mémoire du poète.

Joseph à une sœur Marie Françoise Cécile Delteil née en 1896, décédée en 1972.

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Plaque commémorative sur la maison de Joseph Delteil, la rue porte aussi son nom

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La maison de Joseph Delteil à Pieusse

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La maison de Joseph Delteil à Pieusse. La maison située, rue Joseph Delteil appartient maintenant à la commune.

L'association Joseph Delteil y présente aujourd'hui, à travers une exposition, sa vie et son oeuvre.

En 1898, son père achète une parcelle de vignes à Pieusse (30 kilomètres plus loin). C’est là, dira Delteil, son "village natal", au cœur des Corbières, "où le paysage s’élargit, où l’on passe de la forêt au soleil, de l’occitan au français". Il y demeure jusqu’à son certificat d’étude en 1907, puis il intègre l’école Saint-Louis à Limoux. Il est ensuite élève au collège Saint-Stanislas (petit séminaire) de Carcassonne, où il mène de belles études. Durant ses années de collège, il voue un grand intérêt à Hugo, Bazin ou Rimbaud.

En 1914, il est mobilisé à Toulon et passe presque toute la guerre avec son régiment à Saint-Raphaël, où est publié son premier recueil de poèmes.

En  1918, il publie deux poèmes sous le pseudonyme de Louis XV dans la revue Annales.

Son premier véritable recueil sort l’année suivante. Il est baptisé "Le Cœur grec". Tiré à trois cents exemplaires, il obtient un prix de l’Académie française l’année suivante.

L’année 1919 on le trouve à Fraize, près de St-Dié dans les Vosges, et 1920 à Paris. Joseph Delteil change souvent de domicile à Paris et d’emploi. Tout en continuant des séjours réguliers à Pieusse. De quoi vit-il ? Il est employé au Comptoir d’Escompte puis rédacteur au ministère de la Marine jusqu’à 1923, tout en collaborant à des revues. A partir du 1er janvier 1924, il vit uniquement d’écriture.

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La tombe de Joseph Delteil et de son épouse, au cimetière du village de Pieusse

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Épitaphe sur la tombe de Joseph Delteil

En quelques années, la passion qu’il porte aux vers le mène à écrire en 1921 "Le Cygne androgyne"  et "Les Roses adultères", deux autres recueils.

La parution, en 1922, de son premier roman Sur le fleuve Amour attire l'attention de Louis Aragon et André Breton.

C’est un véritable succès. A la sortie de "Choléra" en 1923, il quitte son emploi au ministère pour se consacrer entièrement à l’écriture.

La publication, en 1925, de Jeanne d'Arc, ouvrage récompensé par le Prix Femina, suscite le rejet des surréalistes et de Breton en particulier, malgré le scandale déclenché par ailleurs en raison de la vision anticonformiste de la Pucelle d'Orléans.

Il se marie en Angleterre à Surrey le 15 décembre 1937, il avait 47 ans et elle 43 ans.

Il commence à voyager. Sa femme Caroline et lui ont une vie nomade jusqu’à 1931, année de leur sédentarisation.

En 1931, il tombe gravement malade, ses poumons sont atteints et il doit se reposer. et quitte la littérature et la vie parisienne pour le sud de la France. En 1937, il s'installe à la Tuilerie de Massane, (à Grabels près de Montpellier) où il mène jusqu'à sa mort une vie de paysan-écrivain, en compagnie de sa femme, Caroline Dudley, qui fut la créatrice de la Revue Nègre (spectacle musical créé en 1925 à Paris).

 

Dans sa retraite occitane, il entretient de solides amitiés avec les écrivains (Henry Miller), les poètes (Frédéric Jacques Temple), les chanteurs (Charles Trenet, Georges Brassens), les peintres (Pierre Soulages), les comédiens (Jean-Claude Drouot). En publiant en 1968 La Deltheillerie, il retrouve un peu de la notoriété des années 1920, soutenu par des personnalités comme Jacques Chancel, Jean-Louis Bory, Michel Polac, Jean-Marie Drot.

 

Il est enterré, ainsi que sa femme Caroline Dudley, au cimetière de Pieusse.

Ses œuvres littéraires :

  • Le Cœur grec (1919)
  • Le Cygne androgyne (1921)
  • Sur le Fleuve Amour (1922)
  • Choléra (1923)
  • Les Cinq sens (1924)
  • Jeanne d'Arc (1925, Prix Femina)
  • Le Discours aux oiseaux par Saint François d'Assise (1925)
  • Les Poilus (1925)
  • Mes amours...(...spirituelles) (1926)
  • Allo ! Paris (1926)
  • Ode à Limoux(1926)
  • Perpignan (1927)
  • La Jonque de porcelaine (1927)
  • La Fayette (1928)
  • Le Mal de cœur (1928)
  • De J.-J. Rousseau à Mistral (1928)
  • Il était une fois Napoléon (1929)
  • Les Chats de Paris (1929)
  • La Belle Corisande (1930)
  • La Belle Aude (1930)
  • Don Juan (1930)
  • La Nuit des bêtes (1931)
  • Le Vert Galant (1931)
  • A la Belle étoile (1944)
  • Jésus II (1947)
  • François d'Assise (1960
  • Œuvres complètes (1961)
  • La Cuisine paléolithique (1964)
  • La Deltheillerie (1968)
  • Correspondance privée Henry Miller - Joseph Delteil (1980)
  • Musée de marine (1990)
  • Les Prisonniers de l'infini (1994)
  • Le Maître ironique (1995)
  • L'Homme coupé en morceaux (2005)

Pieusse 053

Superbe panorama sur la chaîne pyrénéenne , vu du village de Pieusse

 

Voici comme à l'accoutumer des photos anciennes du village de Pieusse.

Pieusse photo ancienne 03 en 1905

Le village de Pieusse, l'avenue de l'oratoire en 1905

Pieusse photo ancienne 05 en 1905

Le village de Pieusse, le groupe scolaire et la mairie en 1905

Pieusse photo ancienne 06 en 1905

Le village de Pieusse, la place en 1905

Pieusse photo ancienne 04b av de Limoux en 1950

Le village de Pieusse, avenue de Limoux en 1950

Pieusse photo ancienne 08 en 1950

Vue aérienne du village de Pieusse dans les années 1950

Pieusse photo ancienne 09 en 1950

Vue aérienne du village de Pieusse en 1950

 

N'hésitez pas à me fournir des informations concernant l'histoire de Pieusse ou des photos, je compléterai ainsi volontiers ce reportage.

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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4 mars 2013
bandeau les villages du Pays de Sault

 

Bonjour à Toutes et Tous, voici la suite du reportage qui a soulevé le voile sur ce petit village sympathique qu'est ROQUEFEUIL, j'espère que cette découverte vous a été agréable à la lecture de la première partie et que la suite, le sera tout autant.

J'en profite, j'ouvre une parenthèse, pour vous signaler que, pendant ce mois de février, mine de rien j'ai amélioré dernièrement certaines choses concernant le fonctionnement et l'affichage de ce site, comme par exemple, cela peut être très utile, utilisez aussi le module "Recherche" dans le menu de gauche, il est opérationnel, par exemple tapez BELVIS, vous verrez afficher tous les reportages où il est question de Belvis. Autre chose, le menu apparaît de façon complet maintenant, partout où que vous soyez sur les nombreuses diverses pages du site, ce qui n'était pas le cas auparavant, je pense que maintenant cela tourne aux petits oignons ! Le site Number One du Languedoc Roussillon le vaut bien !

Savez-vous de combien de villages et de hameaux est constitué le Pays de Sault ? Je vous laisse me donner la réponse dans "Écrire un commentaire" on va voir si vous connaissez bien votre région !

Allez on y retourne, je vous souhaite un bon dépaysement ...

 

Roquefeuil 010

La D613 en direction de Belcaire / Ax-les-Thermes. Nous arrivons en vu de Roquefeuil, le village se situe à gauche au pied du pic des Sarrasis.

Il faut savoir que cette route est la desserte principale du Pays de Sault et qu'elle n'a été empierrée qu'entre 1836 et 1864.

Au début du XIXème siècle, il n'y avait que de sentiers muletiers qui sillonnaient la campagne.

Roquefeuil 015

La rue de l'église à Roquefeuil

Roquefeuil à la fin du XVIIème siècle possédait un dépôt d'armes surveillé par une compagnie de milice. Le Pays de Sault  avait quatre compagnies de milice, dont les dépôts étaient à Belcaire, Camurac, Roquefeuil et Rodome. Le Bailli en était le commandant en chef.

Roquefeuil 058

Le sentier passant au pied du pech le "Roc del Casteil" ayant servit autrefois de base au château de Roquefeuil

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Une vue prise des ruines du château de Roquefeuil en direction Ouest vers Belcaire

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Le point culminant de ce piton rocheux où s'élevait au XIIème siècle la forteresse de Roquefeuil qui dominait la plaine de Sault

Le seigneur François de Nègre d'Able mort en 1721 et qui avait la charge de Bailli en 1703, épousa en 1704, Toinette Gaichier native de Roquefeuil, elle décédera en 1724. De ce mariage naquit seulement une fille, Marie de Nègre d'Able, née en 1713. N'ayant plus de parents, c'est Jean François de Nègre dit sieur de Montroux qui sera le tuteur de sa nièce. Marie fut mariée en 1732, à noble François d'Hautpoul de Blanchefort, seigneur de Rennes le Château, qui mourut sans lui donner d'enfant. Elle avait hérité par sa mère de la seigneurie de Roquefeuil, acheté au roi en 1720, par les Gaichier (archives Fondi de Niort) et qui comprenait la métairie dite d'Aulis ou des Albres.

 

En 1678, il y avait une tuilerie, eh oui, on faisait des tuiles à Roquefeuil, au lieu dit la Condamine.

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La Condamine, la mare aux fées et le versant Sud du pic des Sarrasis

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L'automne sur la Condamine

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L'entrée de Roquefeuil. Du pech des ruines de la forteresse de Roquefeuil, le regard porte sur l'horizon et l'étendue à droite du plateau de Sault

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L'entrée de Roquefeuil, la Grande Rue paisible

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Du pech des ruines de la forteresse on domine le village de Roquefeuil, et le pic des Sarrasis

 

L'ÉGLISE DE ROQUEFEUIL

L'église de Roquefeuil est dédiée à Saint-Jean-Baptiste. L'église primitive Saint-Martin qui était situé prés de l'ancien château était déjà paroissiale en 1347. La nouvelle église située au centre du village date de 1540 comme l'attestent  les dates,  sur son clocher et sur son bénitier. C'est une église à nef unique bordée de huit chapelles latérales, toutes de même style Gésù, le chœur est tournée vers l'orient. Le plafond de la nef est un berceau cintré, en bois, dont la construction rappelle celle de la chapelle des Jésuites à Carcassonne construite vers 1650. Le plafond fut réparé en 1920. Sur le bénitier en pierre provenant de l'église Saint-Martin, figurent des noms en relief : SERDA, VALSIERA, J., B.GAISIERS, FRAIS (frères), CER, il y a aussi un coeur, un trèfle, un triangle, un losange et au bas des chiffres : 1.5.4.0, c'est probablement la marque de l'ouvrier ou de l'architecte avec la date.

Le 13 octobre 1675 une commande fut passée pour la réalisation du retable auprès de sieur Jean-Jacques Mélair sculpteur à Carcassonne, la réalisation fut faite en châtaignier et tilleul. Le balustre en noyer fut réalisé un an après  à l'identique de celui de Prades, par le menuisier Azéma de Roquefeuil. C'est en 1681, que Pierre Chipault maître-doreur et peintre de Carcassonne, mit de la dorure sur le retable. Ce retable en bois sculpté atteint la voûte du chœur et se termine par une coquille comme cela se faisait au XVIIème siècle. Le retable baroque de Roquefeuil est le plus riche en sculptures  du Pays de Sault.

La cloche de bronze date de 1500, l'église possède une croix de procession en argent datant de 1733. A l'oratoire Sainte-Anne, il y a une vierge à l'enfant tenant une colombe en bois peint datant du XIV-XVème siècle et Sainte-Anne, la vierge et l'enfant Jésus en bois polychrome datant du XVème siècle. Le portail de l'église de Roquefeuil est inscrit aux Monuments Historiques le 7 avril 1952.

Le 17 août 1766, le chœur fut béni par monsieur Simon Pellicier vicaire général et archiprêtre de l'église d'Alet.

Le choeur est profond de huit mètres, un bel arceau à huit mètres de hauteur relie la nef. La voûte en pierre est divisée en quatre parties par des arceaux croisés diagonalement et taillés en forme de torres. Au fond du choeur il y a un maître autel en marbre blanc datant de la fin du XIXème siècle, l'ancien autel du XVIIème siècle a été placé dans la chapelle Saint-Pierre

La cure de Roquefeuil avait une annexe, Espezel, ce qui fit jusqu'à la Révolution, la cure la plus importante et la plus riche de la région. Son collateur était l'évêque d'Alet. Le plus ancien curé connu de Roquefeuil est Guillaume Rolland que l'on trouve sur les actes de 1626 à 1636.

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Les toits de Roquefeuil et l'église Saint-Étienne

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Calvaire situé à l'arrière de l'église Saint-Étienne de Roquefeuil

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La Grande Rue à Roquefeuil

La Révolution de 1789 engendra les réformes de la Constituante, le 12 juillet 1790, on vota la Constitution civile du clergé. Puis vint la création du département de l'Aude avec 6 districts ou arrondissements. Quillan fut  le chef lieu du district dont faisait partie le Pays de Sault. Création de canton, à celui d'Espezel, on rattacha Belfort, Belvis, Niort et Roquefeuil.

L'administration ecclésiastique était ramenée au niveau des autres administrations civiles et nationales, les évêques et les curés devaient être nommés par élection, payés par la nation comme des fonctionnaires. Tous les ecclésiastiques devaient prêter le serment d'observer cette constitution. Au chapitre des réformes de la Constituante, il y avait l'abolition de la dîme, suivit par la confiscation des biens du clergé. Un vent de folie souffla sur le pays, les églises furent pillées. Beaucoup de curés furent réfractaires à la loi, la déportation était la peine infligée à ceux qui ne se soumettraient pas, une loi du 20 octobre 1793 portait la peine de mort contre tout réfractaire trouvé sur le territoire de la République, cette loi stipule qu'une prime sera accordée aux dénonciateurs.

Ce fut le régime de la Terreur. Les biens des curés réfractaires émigrés étaient confisqués. Les curés opposants se cachèrent avec l'aide de leurs paroissiens. Le curé de Roquefeuil Magloire Fourié et son vicaire Bernard Labattut prêtèrent serment le 30 janvier 1791. Le curé réfractaire Delpey vint se cacher à Roquefeuil, avec Henry Beille vicaire d'Alet et Joseph Salvat vicaire à Granes, ces deux derniers furent arrêtés sur dénonciation à Roquefeuil le 17 février 1794, Henry Beille fut guillotiné sur la place de la Liberté à Carcassonne le 20 février 1794. Henry Beille était originaire de Roquefeuil il était l'un des six enfants de Dominique Beille et de Marie Tallut. Il fut le seul religieux audois condamné à mort.

Autre fait marquant, à la Révolution de 1830, à Roquefeuil, il y eut un attroupement séditieux contre le garde général Malleville, et les coupables furent punis et envoyés au bagne.

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Roquefeuil la Grande Rue, de chaque côté de la rue, mais ne se faisait pas face, s'ouvrent les "carriers", sortent de porches permettant d'accéder à la partie arrière de la maison-ferme. On en trouve aussi à Belcaire.

Roquefeuil 02 écoleL'école des filles et des garçons de Roquefeuil qui a été entièrement rénové tout en gardant son cachet d'antan.

Il me semble que sa construction date de 1886.

Vous pouvez d'ailleurs comparer avec les photos anciennes de la première partie de ce reportage.

Le choléra fit des ravages au Pays de Sault, à Roquefeuil en 1854 il y eut 135 décès, à 300 mètres de l'église, près du chemin du col d'Ubi, une fosse commune servit aux inhumations.

En 1743 à Roquefeuil il y avait 960 âmes, en 1836 il y avait 1081 habitants, en 1954 il y en avait 474 et aujourd'hui  276 habitants (recensement 2009).

 

LA LÉGENDE

Il y a une légende à Roquefeuil, des fées lavandières munies d'un battoir d'or, hantent ruisseaux et fontaines, épandant sans trêve dans l'eau de grands linges blancs. On racontait que les Encantadas (fées) du Trou du Trésor avaient aidé, lors d'une épidémie meurtrière, certainement celle du choléra de 1854, les gens du village à faire la lessive  des morts. Les femmes du village avaient emprisonné un homme le condamnant à porter leur fardeau de linge nuit après nuit. Une nuit où elles étaient submergées par les nombreux linceuls des victimes de l'épidémie, le chant du coq les surprit à leur besogne. Les fées s'évanouirent aussitôt sans laisser de trace et libérant ainsi de l'envoûtement le porteur de linge.

 

LE PECH DES SARRASIS

Montagne magique que ce pech des Sarrasis ! C'est un massif de calcaire qui domine le village de Roquefeuil, il est facile d'accès par l'Ouest, un sentier balisé, mène au sommet. Attention par contre, sur sa face Sud le massif présente des falaises abruptes. Il semblerait qu'il y ait eu des constructions au sommet, car on peut voir des murettes de pierres sèches de 1,50m de hauteur, il n'existe pas de datation de ces constructions. D'après la légende, le pech de Sarrasis est habité par les fées du Trou du Trésor, petite cavité sur le flanc Sud du pech. De rares recherches ont permis de découvrir peu de vestiges, mis à part une grosse meule à va-et-vient en granit rose et quelques rares tessons de poterie présentant des cordons à impressions réalisés au doigt ou au bâton.

 

Roquefeuil 032 minéraux de Geneviève Camurac

A Roquefeuil, un personnage atypique expose sa passion des minéraux

Roquefeuil 030 minéraux de Geneviève Camurac

Geneviève Camurac qui est une passionnée de minéraux et de fossiles ouvre ses portes aux visiteurs pour contempler ses collections.

Nous avons une passion en commun puisque je possède aussi une collection de fossiles, cela me fait penser que je vous en présenterai ici sur ce site, quelques spécimens.

Roquefeuil 027 minéraux de Geneviève Camurac   Roquefeuil 029 minéraux de Geneviève Camurac

Voici quelques photos des minéraux de Geneviève Camurac (cliquez sur les photos pour agrandir)

Roquefeuil 031 minéraux de Geneviève Camurac   Roquefeuil 028 minéraux de Geneviève Camurac

Photo de gauche, fossiles de mollusques gastéropodes, test de coquilles spiralées, d'échinoïds et d'amonites (cliquez sur les photos pour agrandir)

Roquefeuil 033 minéraux de Geneviève Camurac

Et extraordinaire, Geneviève a eu la chance de trouver une météorite de 10 kg en 2009.

Si Geneviève me lit cela serait bien qu'elle me raconte les circonstances de cette découverte, je compte sur vous pour lui faire la commission !

Roquefeuil 034 minéraux de Geneviève CamuracLa voici cette météorite de 10 kg

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Autre personnage atypique, Aristide Peyronnie l'ariègeois originaire de Massat né en 1932, de passage à Roquefeuil.

Il est bouilleur de cru itinérant depuis 1950, on le voit ici devant son alambic en plein travail

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L'alambic d'Aristide fabriqué au début du siècle dernier, de passage à Roquefeuil.

Toujours accueillant, Aristide est un personnage comme il est rare d'en rencontrer. Il prend gîte et couvert chez l'habitant pendant toute la durée de son séjour.

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Fin février ou mars Aristide passe dans les petits villages du Pays de Sault, après Puivert c'est Roquefeuil, et propose ses services pour fabriquer de l'eau de vie pour les particuliers récoltant des fruits.

Ils compte de nombreux amis dans tous les villages qu'il traverse depuis plus de cinquante ans. Il faut savoir que son voyage itinérant commence en octobre pour se terminer fin mars.

Aujourd'hui les bouilleurs de cru ont presque totalement disparus. Ils sont habilités à produire des alcools forts et ce privilège fut héréditaire jusqu'en 1959.

Je vous propose si cela vous intéresse, de voir une vidéo où Aristide vous explique le fonctionnement de son alambic c'est ICI

Sur le Grand Plateau de Sault, une grande étendue plate à 1000 m d'altitude, qui s'étend entre Trassoulas à l'ouest, Belvis à l'est, la forêt de Bélesta au nord et Roquefeuil-Espezel au sud. Sur ce grand plateau de Sault, il y a des métairies toujours en activité. A signaler, que le fameux sentier cathare le tronçon Quillan-Montségur-Foix, traverse se grand plateau et passe le long de la Benague (photos ci-après).

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Les métairies du plateau de Sault au nord de Roquefeuil

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Les métairies du plateau de Sault

Roquefeuil 0100 métairie du sarrat et du tatouLes métairies du Sarrat et du Tatou

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La métairie du Sarrat

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La métairie des Arbres, quel joli nom !

Roquefeuil 098 métairie des arbres

Zoom sur la métairie des Arbres

Roquefeuil 0103 métairies des escoumeilles et du tatou

Les métairies des Escoumeilles et du Tatou

Roquefeuil 035 La Benague 1

Le hameau La Benague dépendant de Roquefeuil se situe au Nord Est de Trassoulas. 

Le sentier cathare en direction de Comus et Montségur, passe sur le coteau à droite.

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Le hameau La Benague

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Le hameau La Benague

Roquefeuil 0129 pas d'en vaquier 3b

Voici dans le même secteur, deux photos du plateau de Roquefeuil, le Pas d'en Vacquier ou les prés d'en Vacquier, c'est à la sortie de la Forêt de Bélesta en direction de Roquefeuil le long de la D29.

Se sont les pâturages d'estives de la commune de Roquefeuil.Roquefeuil 0128 pas d'en vaquier 2Le prés d'en Vacquier, au loin la montagne de La Frau altitude 1925 mètres.

La viande du Pays de Sault ne peut qu'être savoueuse, succulente, la preuve !!

Concernant les métairies du grand plateau de Sault, j'ai déjà réalisé un reportage spécifique qui a beaucoup plu, que vous pouvez voir ou revoir  ICI

Je vous avez promis des photos aériennes dans la première partie, je vous propose donc, un petit survol de Roquefeuil grâce à mon ami Henri Toustou que j'embrasse au passage, qui a pris de belles photos en 2012, je le remercie car il participe grandement au site, contrairement à ce qu'en pensent certains, c'est un exemple à suivre. A bon entendeur Salut !

Roquefeuil 092

Survol en arrivant par la vallée du Ribayrol après avoir passé Belcaire, Roquefeuil est en vu, n'est-ce pas beau !!!!!!

S'il y en a bien un qui me comprend, c'est mon ami Henri Toustou.

Roquefeuil 091

Roquefeuil au pied du massif des Sarrasis, juste derrière le Grand Plateau de Sault et au fond les forêts de Comefroide-Picaussel et de Callong-Mirailles qui culminent entre 1000 et 1200 mètres.

Juste à droite de Roquefeuil émerge une ex-croissance rocheuse, c'est là que se trouve les vestiges du château de Roquefeuil.

On l'aperçoit mieux sur la photo ci-dessous ...

Roquefeuil 083

N'est-il pas beau ce village de Roquefeuil dans son écrin de verdure ???!!!

On aperçoit très bien le Roc del Casteil, en haut à droite.

Roquefeuil 094

Superbe vue de Roquefeuil avec sa Grande Rue, la mare, la Condamine, le camping à droite avec ses chalets

Roquefeuil 084

Zoom sur Roquefeuil

Roquefeuil 087

Zoom sur le sympathique camping de la mare aux fées de Roquefeuil avec ses 6 chalets et mobil-homes.

Joli petit camping calme et agréable, panorama magnifique, les propriétaires sont très sympathiques, très accueillants, vous pourrez profiter du grand air, faire de superbes ballades pédestres et en VTT sur le plateau de Sault, les châteaux cathares sont à porter de mains, vous goûterez les produits régionaux, il y a les marchés paysans sur Espezel le vendredi soir.

Vous pourrez profiter de la bonne cuisine de Karine et de la piscine et le bon pain livré chaque matin sur votre emplacement pour votre petit déjeuné. Si vous aimez le calme pour vous reposer ce camping est fait pour vous. Tél : 04.68.31.11.37

Roquefeuil 095

La partie haute de Roquefeuil s'appelle le "Barry d'En Fila"

Je pense qu'il fait bon vivre à Roquefeuil. Ah ! s'il y avait du travail pour tous, la vie serait belle !

Roquefeuil 088

Il n'y a que 276 habitants (2009) à Roquefeuil cela fait 12 hab/km², cela un peu diminué depuis 1962 où le vallage comptait 332 habitants

Roquefeuil 085

Zoom sur la Grande Rue de Roquefeuil, l'église Saint-Étienne et son école

Roquefeuil 089

La partie Sud Est du village de Roquefeuil

Roquefeuil 086

L'entrée du village de Roquefeuil, la partie basse de Roquefeuil s'appelle le "Barry d'Abailh" (le quartier bas)

Roquefeuil 090

La route d'accès à Roquefeuil depuis le carrefour avec la D613

Roquefeuil 096

L'extrémité Nord-Est de Roquefeuil, l'entrée du village.

La beauté des paysages de Sault a traversé les siècles quasi intacts. Elle fut longtemps ignorée en raison de la difficulté des communications, la D613 fut goudronnée très tard comme le montre l'état des routes sur les vieilles photos datant du début du XXème siècle.

Et les habitants du Pays de Sault sont d'une discrétion naturelle. Ce riche patrimoine naturel et historique ne peut plus se tenir à l'écart, il doit s'ouvrir au tourisme pour que les autochtones en profite et en vive.

 

Si cela vous dit, j'ai encore quelques photos anciennes de Roquefeuil à vous proposer :

Roquefeuil 0110 en 1900La rue principale de Roquefeuil en 1900 avec la fontaine abreuvoir du "Barry d'Abailh" (le quartier du bas)

Roquefeuil 0111 la fontaine en 1905

Un peu plus haut sur la même rue principale de Roquefeuil, au "Barry d'En Fila" il y avait une autre fontaine ici en 1905

Roquefeuil 0112 devant le groupe scolaire en 1910 autobus d.Photo datant de 1910, le mini bus devant le groupe scolaire, qui assurait le transport de voyageurs entre Quillan et Belcaire avec des arrêts à Espezel et Roquefeuil.

Les transports Moulines assuraient la liaison entre ces deux villes à partir du mois d'août 1910. Vinrent ensuite, les transports Guerrero et Escudié.

Roquefeuil 0119 vue générale 1941

Une vue générale de Roquefeuil en 1941

Roquefeuil 0117 le départ du bouvier en 1950

Le départ du bouvier quittant Roquefeuil avec ses bêtes en 1950

Roquefeuil 0115 la rue principale en 1950

Roquefeuil la Grande Rue en 1950 lors d'un après midi très chaud

Roquefeuil 0120 vue générale en 1955

Une vue général de Roquefeuil en 1955

Roquefeuil 0122 en 1955En voici une autre de 1955, prise au-dessus du pic des Sarrasis

Roquefeuil 0116 en 1955

Roquefeuil en 1955

Roquefeuil 0123 en 1960

Roquefeuil en 1960

Roquefeuil 0125 vue aerienne en 1965

Une vue aérienne de Roquefeuil dans les années 1965

Roquefeuil 0124 en 1970

Roquefeuil dans les années 1970

Roquefeuil 0126 en 1980

Roquefeuil dans les années 1980

Roquefeuil 0127 vue aérienne en 1980Vue aérienne de Roquefeuil en 1980

 

Ainsi se termine le reportage. N'hésitez pas à me fournir des informations concernant l'histoire de Roquefeuil ou des photos, je compléterai ainsi volontiers ce reportage.

Peut être que le prochain reportage de la série "les villages du Pays de Sault" sera consacré à Espezel, ou Trassoulas ou Rodome, ou peut être qu'il n'y en aura plus ... Pourquoi ne pas continuer ?!

 

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Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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