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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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7 août 2009

L'exploitation de la forêt est une activité essentielle. Avant 1670, le Pays de Sault exportait des sapins pour les mâts des petits vaisseaux de la Méditerranée. L'exploitation de ce sapin d'une rare qualité, s'est poursuivie au cours des siècles. La transformation s'est peu à peu déplacée. Il reste encore une scierie sur le grand plateau et une dans la vallée du Rébenty. Toute une grande époque où la principale industrie du Pays de Sault était le bois, elle faisait vivre une population importante, aujourd'hui une page se tourne et la forêt grandie toujours.

 

Scierie hydraulique dans la vallée du Rébenty à La Fajolle en 1905 environ
Voici une autre scierie, celle de Mérial dans la vallée du Rébenty dans les mêmes années 1905-1910
Entre La Fajolle et Marsa, il y avait des scieries dans chaque village, c'était la seule grosse industrie de la région.
Les installations à l'époque étaient sommaires, tout en bois, un local pour la turbine et la scie, un autre pour les bois ouvrés.
Le transport du bois à la scierie se faisait avec des chevaux ou des bovins.

 

Le flottage du bois sur l'Aude

Si l'on en croit certains ouvrages, les premières tentatives de flottage du bois en France datent du début du XVIe siècle. Pour l'Aude, Louis Fédié n'hésite pas à faire remonter ce mode de transport au XIIIe siècle. Quoi qu'il en soit, le procédé se généralise durant la Renaissance. Cette pratique économique de déplacement en gros connut jusqu'à la fin du XIXe siècle un réel succès, notamment sur des fleuves ou rivières comme la Durance, l'Ariège, la Garonne, la Dordogne, l'Isère et, bien sûr, l'Aude. L'arrivée du chemin de fer et le développement à prix compétitif du convoyage routier portèrent un coup fatal à ce pittoresque mode de transport dont beaucoup de personnes, à l'heure actuelle, n'ont même plus conservé le souvenir.

Le flottage du bois sur l'Aude, plus communément appelé radellerie, a fait l'objet de plusieurs études et de divers écrits mais aucune synthèse vraiment significative n'a été réalisée. Dans notre travail sur l'histoire de la Maîtrise des eaux et forêts de Quillan nous avons évidemment consacré d'assez longs chapitres à la façon dont étaient vendus, acheminés puis charriés sur la rivière les troncs d'arbres abattus. D'autres chercheurs locaux, comme le colonel Jaupart ou Joseph Maffre, ont donné des anecdotes et des détails touchant la radellerie. Partant des écrits existants et de quelques maigres archives, nous allons essayer de brosser une présentation générale de la radellerie dans l'Aude, étant entendu que la haute vallée en constitue l'élément moteur absolument indispensable.

Le port de Quillan :

Les bois destinés au flottage devaient être rassemblés sur le port de Quillan pour y être contrôlés par les officiers de la Maîtrise. Ces bois provenaient des forêts domaniales (entendez par là royales) et particulières situées dans le Donnezan, le Roquefortez, le Pays de Lez, le plateau de Sault, le haut Fenouillèdes et, parfois, le Capcir. Les forêts les plus abondantes et les plus facilement exploitables étaient celles des Fanges, de Callong Picaussel, de Sainte Colombe et de la Bénague. Compte tenu du caractère torrentueux de la rivière et de l'étroitesse de son lit, le flottage s'avérait pratiquement impossible en amont de Belvianes. Pourtant, les habitants de Saint Martin Lys n'hésitaient pas à y recourir, prenant en cela des risques énormes.

Après adjudication, abattage et élagage des coupes, les acheteurs devaient alors se charger de faire transporter le bois vers son lieu de consommation. Il y avait le bois destiné aux moulins à scie locaux (on en comptait de nombreux dans la haute vallée de l'Aude et dans celles du Rébenty et de la Boulzane) et celui acquis par des acheteurs plus lointains, notamment la subdélégation maritime de Narbonne qui devait alimenter les chantiers de l'escadre du Levant. Dans leur grande majorité, les troncs parvenaient au port de Quillan par voie de terre. De lourds attelages, traînés par plusieurs chevaux que l'on doublait dans les côtes, allaient les chercher dans les vastes forêts du Donnezan ou du Pays de Sault, empruntant souvent des chemins que les intempéries, le charroyage incessant et le manque d'entretien rendaient extrêmement pénibles et difficiles; ces voies se transformaient en véritables cloaques lors de fortes pluies ou à la fonte des neiges. Suivant la saison, la descente sur Quillan durait plusieurs jours et il n'était pas rare de voir des attelages embourbés jusqu'aux essieux dans le Portel, dans les vallées du Saint Bertrand, du Rébenty ou de la Bruyante. Convoyer ces pesants chargements sur 20, 30 ou parfois 40 kilomètres relevait quasiment d'une épopée digne du Far West américain, les Peaux Rouges en moins. Les voituriers ou camionneurs ayant la responsabilité de ce transport étaient assurément des hommes solidement trempés, connaissant parfaitement le pays et doués d'une force peu commune.

Le bois ainsi acheminé s'entassait sur le port de Quillan, lequel se situait en aval de la ville, rive droite, vers l'emplacement de la scierie Olard, en face du cimetière actuel. A une certaine époque, ce port se trouva en amont du domaine de l'Ile, en face de la Forge. Il régnait généralement sur ce port une intense activité. Radeliers, marchands de bois, adjudicataires, employés de la Maîtrise, débardeurs et curieux s'y rencontraient dans une profusion d'appels, de jurons et de discussions, au milieu des cris des voituriers, des crissements des lourds charrois et des hennissements des chevaux. C'était un lieu privilégié de rencontre et d'échanges, où les conversations se poursuivaient dans les auberges et autres débits de boissons de la ville.

Quand il y avait suffisamment de bois entassé sur la berge du port, les officiers de la Maîtrise procédaient au marquage et, par voie d'affiche et de crieur public, annonçaient et autorisaient le flottage. Dans les heures qui suivaient cette annonce, les équipages de radeliers - ou plus exactement de carrassiers, pour employer le terme languedocien couramment usité pour les désigner - se présentaient et étaient engagés par les adjudicataires qui leur confiaient alors la tâche délicate de conduire sans encombres les trains de grumes à Carcassonne, Trèbes, Narbonne et la mer. Au fur et à mesure qu'ils étaient constitués, les radeaux s'élançaient au fil de l'eau (à plus d'une heure de distance les uns des autres) et le port se vidait petit à petit, retrouvant un calme relatif jusqu'à une prochaine vente de coupes.

La scierie de la Forge à QUILLAN en 1905

Triage du bois dans les années 1935, mesure des "roulhs" afin de connaître ce que chacun descendra vers le port de Quillan.

Les troncs étaient marqués au marteau avec un signe de reconnaissance.

Les radeliers et leur technique :

Les radeliers étaient des hommes qui n'avaient pas généralement froid aux yeux ; râblés et musclés, dotés d'une force peu commune, d'une souplesse légendaire et parfaitement rompus à l'art de la navigation en rivière, ils devaient présenter toutes les qualités requises pour inspirer la confiance à celui qui les engageait.

Le mérite de ces navigateurs était d'ailleurs largement connu et, durant les XVIIe et XVIIIe siècles, ils étaient enrôlés pour servir dans la marine royale, ce qui entraînait d'ailleurs la désertion de nombre d'entre eux car la vie à bord des bâtiments avait la réputation d'être particulièrement rude pour les équipages. C'est la commune d'Espéraza qui fournissait, non seulement le plus grand nombre de radeliers, mais surtout les mieux expérimentés et les plus fiables. Chez certains, cela relevait de la tradition familiale et leur réputation était solidement établie dans tout le diocèse. La lignée des authentiques carrassiers espérazanais s'est poursuivie jusque vers les années 1880/1890 et les registres d'état civil de la commune portent éloquemment la trace de cette profession. Cependant, ces intrépides navigateurs ne venaient pas que d'Espéraza. Toute la haute vallée de l'Aude contribuait à fournir la corporation. Ainsi, on en a dénombré provenant de Rouffiac d'Aude, de Pieusse, de Limoux, de Campagne, de Quillan ... Ils devaient s'initier très jeunes aux subtilités du métier afin de pouvoir être engagés sans problème plus tard car les marchands de bois voulaient avoir à faire avant tout à des hommes sûrs et habiles, susceptibles de convoyer le chargement avec minimum de pertes.

Les radeliers, surtout au XVIIIe siècle, formaient en effet une véritable corporation avec, ainsi que le précise L. Fédié "ses maîtrises, ses jurandes et ses syndicats", ses traditions sans doute, dont aucun fragment hélas n'est parvenu jusqu'à nous. On sait que chaque équipage avait sa propre technique, tant pour construire les radeaux que pour conduire sur la rivière, la réputation de chaque maître étant fondée sur la rapidité du convoyage et le pourcentage de pertes ou de dégâts causés aux riverains. Le passage des trains de bois était toujours une attraction prisée dans les villages traversés, la population s'amassant sur la rive ou sur le pont au cri des enfants hurlant dans les rues "les carrassiers arriban ! ".

Ces authentiques marins avaient leurs habitudes, voire leurs manies. Ainsi, plusieurs familles de radeliers espérazanais prenaient livraison du bois à Quillan, le transportaient au fil de l'eau jusqu'à la plage d'Espéraza où ils constituaient seulement les trains de radeaux, à l'abri des regards indiscrets. Il y avait des clans de radeliers, groupés souvent par communautés, ce qui ne manquait pas d'engendrer des rivalités dégénérant souvent en luttes d'influences ou en batailles rangées. Certaines auberges étaient pratiquement réservées aux carrassiers et la tradition orale a conservé le souvenir de celles d'Espéraza, de Limoux, de Rouffiac. Dans toutes les agglomérations traversées, les hommes de la rivière avaient leur plage ou leur port d'attache où ils pouvaient stopper et ancrer les radeaux afin de manger, se reposer ou faire étape pour la nuit. Il existe d'ailleurs à Limoux la rue de la Carasserie qui conduisait au port où sont encore visibles les gros anneaux de fer servant à l'amarrage des carras.

Avant d'en venir à la description détaillée du travail de radelier, signalons que le flottage du bois, s'il se déroula dans des conditions assez archaïques jusqu'au milieu du XVII ème siècle, fut plus sévèrement réglementé après la grande ré-formation des eaux et forêts conduite, sous l'impulsion de Colbert, par le grand maître Louis de Froidour, réforme qui aboutit notamment à la création, en 1671, de la Maîtrise particulière de Quillan. Le flottage du bois était en principe interdit durant les périodes de basses eaux et, bien sûr, au moment des crues.

 

Ainsi que nous l'avions signalé dans notre étude sur la Maîtrise de Quillan, les bois ne pouvaient être encarrassés qu'après avoir été marqués par le marteau des vérificateurs et déclarés au greffe de la Maîtrise. Le chef d'équipage se voyait alors remettre une lettre de passe valable 3 jours, délai jugé en principe suffisant pour permettre le transport de Quillan à la mer. Dès l'ouverture de la période de flottage, les propriétaires de moulins établis le long de l'Aude étaient tenus de mettre un râtelier devant la bouche d'alimentation du bief afin d'éviter que des troncs y pénètrent et abîment ensuite le mécanisme. Dès que ces conditions se trouvaient remplies, la rivière appartenait aux carrassiers qui s'y livraient parfois à une véritable course contre la montre.

Délaissant le flottage à bois perdu, dont l'emploi demeura toujours très limité car générateur de pertes et de dégâts, nous ne nous intéresserons qu'au flottage par radeau, de loin technique la plus noble et la plus efficace. Construire un radeau peut, à priori, paraître simple, surtout lorsqu'il s'agit d'une distraction estivale. Mais faire tenir entre eux de façon homogène une bonne douzaine - parfois plus - de troncs de mélèzes ou de sapins grossièrement émondés, pesant souvent plus de 100 kg chacun, et qui vont avoir à parcourir près d'une centaine de kilomètres sur un fleuve pas toujours très sage, au lit encombré de pièges divers, alors là, il n'est plus question de s'amuser ou d'improviser, d'autant que les chargements représentent des sommes d'argent non négligeables. Tout l'art du carrassier doit alors être mobilisé autour de son équipe.

Bien que les techniques d'assemblage aient été différentes, quelques traits communs peuvent être dégagés. Ainsi, les troncs les plus gros étaient mis en bordure extérieure du radeau, après qu'un autre eut été réservé comme arête centrale. Ils étaient attachés entre eux par des liens confectionnés avec des tiges de noisetiers tressées, dont la souplesse et la résistance avaient fait leurs preuves. Plus tard on utilisera des cordes ou des filins sans pour autant délaisser les végétaux. Selon l'importance du lot de bois à transporter, le train de radeaux prenait de l'ampleur, pouvant aller jusqu'à 10 ou 12 unités, rarement au-delà par mesure de sécurité. Ces radeaux étaient soit reliés les uns aux autres, soit - et c'était le cas le plus fréquent - libres de leur mouvement.

Les façons de convoyer variaient également d'un patron radelier à un autre. Certains préféraient placer un homme sur chaque radeau, d'autres n'en mettaient que sur les radeaux de tête quand ceux-ci étaient encordés ; on en plaçait également à la queue et au milieu du train. Il y en avait qui optaient pour de gros assemblages de 15 grumes se suivant à 5 ou 10 minutes de distance ; on en trouvait enfin qui se lançaient sur l'eau dans des petits radeaux maniables et légers. L'essentiel, dans chaque cas, étant de posséder pleinement sa technique et de constituer avec les radeliers de l'équipe un ensemble parfaitement organisé et responsable. Mais cela ne s'acquerrait qu'au bout de longues années de pratique intensive avec les mêmes compagnons.

La scierie Pons à QUILLAN en 1905

La scierie d'Axat au sud de Quillan en 1910

La vie des radeliers :

Une des difficultés majeures rencontrées par la navigation en flottage était le passage des chaussées. On dénommait ainsi les espèces de murs artificiels ou naturels qui barraient le cours de l'Aude à fleur d'eau, et dont certains servaient à l'alimentation des biefs des moulins ainsi qu'au passage à gué de la rivière. Ces chaussées étaient généralement percées en leur milieu par un étroit passage, le "passa-lis", où devaient obligatoirement s'engouffrer les radeaux s'ils ne voulaient pas heurter la barrière de roche ou se renverser en la franchissant. Les chaussées étaient fort nombreuses (on en dénombrait 13 dans la seule traversée d'Espéraza !) et plusieurs d'une approche pas toujours aisée. Un radeau qui se mettait en travers du « passa lis » bloquait dangereusement le passage et, pour être dégagé rapidement (d'autres radeaux descendaient la rivière derrière), obligeait les carrassiers à se mettre à l'eau afin de le placer dans le bon sens, et cela quelle que soit la température de l'eau. Les radeliers expérimentés connaissaient parfaitement, non seulement le nombre exact, mais aussi la largeur, l'orientation et l'emplacement de chaque chaussée et de son "passa lis".

Il y avait aussi à éviter les rapides, les "gourgs" et leurs tourbillons dangereux, les bras morts et leurs breilhs impénétrables, les débris végétaux trop conséquents, etc. A l'approche d'une plage où l'on voulait s'arrêter, il fallait savoir barrer et amorcer l'atterrement, sans perturber la manoeuvre de celui qui suit. Il convient de bien se pénétrer de l'idée qu'à ces époques le débit de l'Aude était nettement supérieur à celui d'aujourd'hui, les berges plus touffues et moins domestiquées, le lit plus encaissé, conditions qui rendaient encore plus périlleuse la navigation. Certains radeliers ralliaient Carcassonne en une journée, d'autres préféraient faire étape à Limoux, Pieusse ou Rouffiac ; les difficultés de flottage s'atténuant au fur et à mesure que l'on gagnait la plaine. Le dernier jour était employé à voguer jusqu'à Narbonne ou la mer.

Les outils du carrassier consistaient généralement en une perche ou gaffe et un grappin, son habileté restant le meilleur des atouts. Une fois parvenu au terme de son parcours, l'équipe revenait par la route à Quillan où elle recommençait, si besoin était. La noria se poursuivait ainsi durant plusieurs semaines. Dans sa récente étude sur la forêt en Pays de Sault, Christian Fruhauf cite l'exemple de quelques marchands de bois d'Espéraza qui étaient également radeliers, transporteurs de leurs propres adjudications. Il y a là les Captier, les Debosque, les Gabalda, les Sabatier, les Siau et autres Sabathès, ce qui souligne à l'évidence l'importance de la commune d'Espéraza dans le petit monde du marché du bois. Malheureusement, faute d'éléments déterminants, il est difficile de connaître les revenus de cette dynamique corporation. Quoi qu'il en soit, il est probable que les seuls revenus issus de la radellerie étaient insuffisants pour faire vivre ceux qui la pratiquaient. Une activité complémentaire devenait indispensable. C'est pourquoi, lorsqu'ils n'étaient pas juchés sur leurs radeaux, ces hommes assez extraordinaires se muaient en négociants, brassiers, artisans, cultivateurs, chasseurs, braconniers...

Voila, rapidement évoqué, en quoi consistait le transport du bois par flottage sur notre rivière d'Aude. Véritable phénomène socio-économique, il est regrettable qu'aucun travail tant soit peu exhaustif ne lui ait été consacré. De ces rudes convoyeurs au pied marin la mémoire collective n'a conservé que quelques clichés en voie d'effacement. De cette extraordinaire aventure humaine, il ne reste que des patronymes, de trop maigres archives et un certain relent d'humble épopée dont les contours demeurent insaisissables. Gardons l'espoir que ces modestes lignes auront permis de rendre plus palpables des données passablement érodées par le temps et de les restituer, ne serait-ce que de courts instants, vivantes à notre imagination.

La force motrice de l'eau était utilisée dans les scieries pour faire fonctionner les machines

Comme ici à Counozouls village situé à 27 km au sud de QUILLAN scierie hydraulique de la Forge en 1905

La forêt déjà omniprésente sur les cartes postales de la région, ici la forêt de la Fanges près de QUILLAN en 1900

La forêt de Rennes-les Bains près de Rennes-le Château en 1905

Route de la forêt de la plaine à Belcaire en 1915

En 1900 le bois était descendu des hauts plateaux à Quillan par des boeufs, vous êtes ici sur les hauteurs de Ginoles sur la D613 qui mène à Belcaire, proche du col "le portel". Imaginez le savoir faire qu'il fallait pour transporter tout ce bois. Tout un art pour charger les longues grumes sur la grosse charrette ferrée débarrassée des ridelles. Un arbre long et fin dans l'axe tenait lieu de timon.

Sur la route entre Comus et Camurac, la famille Maury avec leur bovins, emmenant les grumes à la scierie de Camurac (de gauche à droite) Marcel , Raymond et Irénée vers 1945-50

La scierie de Camurac en 1950, l'électricité a remplacé la force de l'eau, bientôt le boeuf ne sera plus roi dans la forêt les tracteurs commencent à faire leur apparition

Cette photo date du 15 Avril 1977 exactement
Les enfants de l'école de Belcaire sont ici à Paris, devant le centre Pompidou, pourquoi ?

 

Le respect de l'arbre était déjà enseigné à cette époque, les élèves de l'école primaire de Belcaire, cette année là, avaient participé à un concours de dessin, dont le thème était : la journée de l'arbre. Et figurez-vous, qu'ils ont gagné le 2 ème prix !
Ce jour là , le maire de Paris leur avait serré la main, c'était Jacques Chirac !!

En partant de la droite  les 9 enfants de Belcaire avec l'institutrice Madame Pacareau : Jean-Christophe Nicolau, Patrice Bedos, Nicolas Mora, René Médus, David Bonafos, André Perrin, Valérie Mercadier, Marie-Christine Louetcher, Catherine Gras.
Les autres enfants (côté gauche) sont ceux de l'école de Badens (canton de Capendu près de Carcassonne) qui ont gagné le 1er prix.

merci à Jean-Christophe pour l'envoi de cette photo

Les Pyrénées disposent d'un patrimoine végétal important, des forêts magnifiques dans un environnement exceptionnellement préservé, ce qui constitue un atout considérable en matière touristique pour des activités de pleine nature et de randonnée. Le Pays de Sault est un de ces lieux magiques qui a su garder toute sa beauté originelle. Avec "Gens de Belcaire" (si d'autres veulent se joindre à nous ...) nous allons nous appliquer pour vous présenter lors de prochains articles des circuits de randonnées qui vous réserverons d'agréables surprises à tous ceux qui viendront les découvrir. Croyez moi c'est une région splendide pour tous ceux qui veulent se ressourcer au contact de cette nature.

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Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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1 août 2009
en-t-te-la-for-t-03.jpg Je remercie "Gens de Belcaire", qui m'a proposé de réaliser un reportage formidable sur la forêt du Pays de Sault, je n'ai pas hésité une seconde, il m'a fourni la plus part des textes et photos qui documentent ces deux articles. C'est vraiment avec grand plaisir, grâce à son travail, que j'ai réalisé la composition et la présentation de ce récit en hommage à tous ces "hommes de la forêt", voici un sujet intéressant que nous vous invitons à découvrir, ... il ne manque plus que l'odeur du sapin ...

 

belcaire-le-lac.jpg Le lac de Belcaire capitale du Pays de Sault et aux alentours ses magnifiques forêts
belcaire-l--glise.jpgL'église de Belcaire et son presbytère sur le point culminant du village que l'on nomme "la croix" et "le Casteillas"

LE PAYS DE SAULT
LE TRAVAIL DE BOIS A BELCAIRE

village de moyenne montagne à 1000 mètres d'altitude

 

La forêt :

Créée sous Louis XIV par ordonnance de Louis de Froidour en 1660, dite forêt royale. En effet, le bois, richesse ô combien importante sous l'Ancien Régime, servait non seulement de combustible pour les forges, mais aussi de base à la construction des navires de guerre. De ce fait, le roi possédait de nombreuses forêts royales surveillées où le vol de bois était puni de mort. Afin de matérialiser ce périmètre interdit, étaient visibles sur chaque chemin des rosaces fleurdelisées (la fleur de Lys étant l'emblème royale), sculptées sur un rocher.

fleur-de-lys-grav-e-01.jpg

  Rosace fleurdelisée, la fleur de Lys étant l’emblème royale, sculptée sur un rocher.
Exemple de fleur de lys gravée sur la roche que vous pouvez découvrir dans la région, celle-ci se situe à côté de la borne 44 au-dessus de Comus sur la route des Sapins entre le col du Boum et le col de Gargante dans la forêt communale de Comus, comme vous pouvez le voir elles sont toutes numérotées ...
vous trouverez des infos complémentaires sur ces fleurs de lys gravées ici dans l'article "RANDONNÉES - SENTIERS CATHARES - n°2"

 

L'O.N.F. (Office Nationale des Forêts) :

"La gestion durable signifie la gérance et l'utilisation des forêts et des terrains boisés, d'une manière et à une intensité telles qu'elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire, actuellement et pour le futur, les fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes aux niveaux local, national et mondial ; et qu'elles ne causent pas de préjudices à d'autres écosystèmes."

Gérer les forêts :

Gérer la forêt, c'est préserver l'équilibre entre les lois de la nature et les besoins des hommes. Une connaissance approfondie de chaque forêt permet de fixer des objectifs et de prévoir les actions correspondantes à mener. Cette démarche régulièrement renouvelée permet d'assurer dans la durée la gestion durable des forêts.

cabane-gardes-forestiers---Niave.jpgCabane des gardes forestiers à Niave altitude 1470 m environ au sud de Belcaire

 

ancienne-maison-foresti-re---Callong-01.   ancienne-maison-foresti-re---Callong-02.

Ancienne maison forestière située à Callong près de Belvis

 

L'aménagement, instrument clef de la gestion durable des forêts :

Les "aménagements forestiers" planifient les actions à mener dans les forêts qui relèvent du régime forestier. Ces documents opérationnels sont rédigés à l'issue de l'étude du milieu naturel, du contexte socio-économique et de la gestion passée.

 

Un suivi régulier :

Chaque forêt fait l'objet de bilans réguliers qui s'assurent de l'exécution des mesures prévues à l'aménagement et comparent les actions réalisées aux objectifs. De plus, depuis 2006, un "bilan patrimonial" dresse tous les 5 ans un état des lieux complet des forêts domaniales.

La production de bois résulte d'actes de gestion sylvicole qui permettent d'entretenir et valoriser le patrimoine forestier.

L'exploitation des forêts contribue à leur gestion durable et à la préservation du patrimoine forestier. "Nous ne sommes pas dans un système d'exploitation minière de la forêt qui consisterait à prélever tous les bois au gré des besoins".
Elle définit ainsi le rôle de la sylviculture : "Nous accompagnons dans leur croissance une mosaïque des peuplements de différents âges, du jeune semis à l'arbre mûr dont les dimensions ont atteint l'optimum économique. Au cours de leur cycle de vie, il est nécessaire de faire des éclaircies qui diminuent progressivement le nombre d'arbres d'un peuplement, pour favoriser les arbres les mieux à même de produire du bois de qualité, maintenir leur vitalité et leur potentiel de croissance, assurer leur bon état de santé, maintenir une diversité d'espèces, et enfin préparer leur régénération lorsqu'ils arrivent en fin de cycle sylvicole".
La sylviculture se résume souvent dans cette formule : "Imiter la nature et hâter son œuvre". Aux différents âges de cette conduite sylvicole de la forêt sont réalisées des coupes qui fournissent des produits à commercialiser.

aire-de-pique-nique.jpg   balisage-des-sentiers-01.jpg

Dans la forêt de Callong proche de Quillan et Belvis, il y a une aire de repos en face de l’ancienne maison forestière, à 1,9 KM vous trouverez le sapin géant

 

balisage-des-sentiers-02.jpg  balisage-des-sentiers-03.jpg

Suivez les panneaux pour cette "promenade de grand-mère", dix minutes après la dernière indication vous arrivez devant l’un des "géants"

Le sapin géant : âge 210 ans environs, hauteur totale 47,50 mètres, circonférence 4,10 mètres pour un volume total de bois de 28 m³

for-t-de-sapins-en-pays-de-sault.jpg

Le sentier descend vers le sapin géant

affiche-le-sapin-g-ant.jpg

C'est une balade intéressante, car dans ce secteur vous avez aussi le sentier sylvicole avec des panneaux d'informations sur la vie de la forêt

affiche-l-arbre-mort-source-de-vie-01.jp

L'aménagement forestier : un plan de gestion généralement pour vingt ans :

L'aménagement forestier est le maillon essentiel de la gestion forestière. Ce plan de gestion est établi pour quinze ou vingt ans par les forestiers de l'ONF. Il est avalisé par le ministère de tutelle pour les forêts domaniales, et par les préfets de région pour les forêts des collectivités territoriales. Il a donc une valeur juridique.

L'aménagement forestier comprend :

 

- une analyse qui, outre le bilan de l'aménagement précédent, décrit la composition de la forêt et ses différentes fonctions : protection des sols en montagne ou des dunes sur la côte, usages récréatifs en forêt péri-urbaine, forêt majoritairement de production, volonté de conserver la biodiversité...

 

- une fois ces fonctions mises en évidence, des objectifs hiérarchisés sont alors assignés à la gestion forestière, tant au niveau de la production de bois, du paysage, de l'accueil du public, de la biodiversité....

Tout cela se traduit par des actions concrètes, dont la récolte des bois, avec les coupes programmées sur vingt ans, ou des travaux à caractère patrimonial dans la forêt, qui sont refinancés par le produit de la vente des coupes.

Le document précise à quel moment une parcelle sera exploitée, en application d'un principe de sylviculture.

Pour protéger la biodiversité, le document identifie les habitats particuliers pour lesquels les exploitations seront adaptées ou même exclues temporairement.

 

Perpétuer le patrimoine :

L'aménagement forestier, même s'il est précis dans ses objectifs, n'est pas figé.

"Nous gérons des écosystèmes vivants, des aléas surviennent et tout ne se déroule pas toujours comme le forestier l'avait prévu. Il peut alors être nécessaire de procéder à des ajustements du plan d'action, voire si nécessaire de le réviser en profondeur".

La volonté de léguer aux générations futures le même patrimoine forestier, voire un patrimoine amélioré, est un objectif qui anime l'aménagement forestier. Il faut savoir que le renouvellement de la forêt se fait principalement par régénération naturelle, et de telle sorte que toutes les classes d'âges soient représentées.

Dendrochronologie : les arbres nous parlent

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La dendrochronologie est une science qui étudie les cernes formés annuellement dans les arbres ce qui permet de déterminer la période durant laquelle un arbre a vécu et de préciser la date à laquelle il a été abattu. Ce procédé permet ainsi de dater précisément tout objet ou structure en bois : charpente, plafond, retable, etc. Ses applications sont multiples car cette discipline est au carrefour de problématiques variées. En plus d'être utilisée en climatologie ou dans le domaine des études forestières, elle représente un outil de datation précieux pour l'archéologie et l'historien de l'art.

 

Lire le passé dans les cernes du bois, recueillir le témoignage de charpentes centenaires, prévoir la croissance des arbres sous le climat de demain grâce à des pins vieux de plus de 4 000 ans : il ne s'agit pas de fiction mais d'une science, la dendrochronologie est une discipline toute récente.

 

En grec dendron désigne l'arbre, khrônos le temps et logos la science : c'est donc en toute logique que la dendrochronologie permet de remonter le temps en analysant les cernes (en arboriculture, un des cercles concentriques de l'aubier d'un arbre) du bois. Curieusement, c'est à un astronome américain que l'on doit la mise au point de la dendrochronologie au début du XX ème siècle. Andrew Ellicott Douglass (1867-1962) s'est intéressé aux cernes de croissance des arbres pour vérifier certaines de ses hypothèses sur des variations climatiques liées au cycle solaire.

Le principe de base est simple : les arbres produisent un cerne de croissance par an, dont la largeur varie essentiellement en fonction du climat. Ces cernes sont facilement visualisables sur les souches sous la forme d'anneaux concentriques. En les comptant et en les analysant, on peut établir, pour chaque espèce d'arbre et par région, un catalogue de référence permettant de remonter le temps de nos jours jusqu'à la préhistoire.

Une technique capable de donner des résultats d'une très grande précision, et qui ne cesse de trouver de nouvelles applications. Datation de monuments, d'épaves, de cités lacustres, de statues : la dendrochronologie rend de précieux services à l'archéologie, mais elle nous renseigne aussi, au-delà de l'histoire de l'homme, sur celle de notre planète. En permettant l'analyse du climat sur plusieurs millénaires, elle ouvre une fenêtre sur le monde de demain. Des charpentes des églises, aux épaves de bateaux en Méditerranée, en passant par des arbres de plus de 4 000 ans en Californie, des experts nous font découvrir leur spécialité à travers un voyage dans l'espace et le temps où les arbres ont la parole...

 

La vie d'un arbre est marquée par une période de repos (automne et hiver) et par une double période de croissance : une au printemps et une l'autre en été.

     - La couche naissant au printemps (dite "bois précoce") marque la reprise de la croissance. Elle est généralement plus large, plus claire et plus tendre que celle qui suit : le bois d'été.

     - La deuxième pousse de bois d'été (ou bois tardif) fournira une couche plus mince, plus dure et plus sombre.

Dans un tronc vu en coupe on peut donc observer une alternance d'anneaux clairs et foncés qui sont le reflet des pousses annuelles.

A partir de ces éléments, l'âge d'un arbre peut être évalué. Les variations qui existent sur la largeur des cernes seront autant de signaux d'interprétation sur la vitalité et les conditions de croissance de l'arbre concerné.

 

Les arbres "RECORDS"

 

EN FRANCE

DANS LE MONDE

LES PLUS VIEUX

2000 ans

Le chêne de la Chevasse

(St-Sulpice le Verdon - Vendée)

10500 ans

Pin Huon

(Australie)

LES PLUS HAUTS

55,50 m

Douglas de Claveisolles

(rhône)

112,10 m

Séquoia toujours vert "tall tree"

(Redwood Park-USA)

LES PLUS GROS

(circonférence)

14 m

Châtaignier de Troubois

(Haute-Savoie)

57,90 m

Cyprès de Tule

(Oaxaca- Mexique)

 

Au Pays de Sault il y a des sapins surnommés "Sapins Géants" de 210 ans environs d'une hauteur totale de 47,50 m circonférence 4,10 m pour un volume total de bois de 28 m³. Pourquoi de gros arbres à cet endroit ? 3 conditions sont réunies :

- une pluviométrie suffisante à une altitude moyenne de 1000 m (1200 mm/an)

- une exposition Nord dans un vallon frais et humide avec un sol profond et riche

- une zone abritée des coups de vents et donc des risques de chablis (arbre cassé par le vent ou renversé)

Le fait de conserver les vieux arbres cela s'appelle un acte sylvicole. Le renouvellement de la forêt passe par l'exploitation des vieux arbres et le remplacement par des semis. Ce qui est appelé "l'âge d'exploitabilité" est en fait la durée de vie fixée par le sylviculteur soit environ 120 ans. Cette tranche d'âge est celle de la période de croissance optimale ...

La durée de vie réelle d'un sapin qui, en moyenne est de 300 ans et peut atteindre, dans certaines forêts pyrénéennes, 800 ans !

Il est essentiel de conserver de vieux ou de très vieux arbres pour ne pas interrompre un cycle de l'écosystème forestier aussi riche que fragile.

L'arbre mort est aussi source de vie ! Beaucoup présentent des cavités avec un micro habitat varié : chauves-souris forestières (barbastelle), martres, grives draine, pigeons ramiers, insectes (peltis grossum, platycis minutus, pytho-depressus, etc...), pics (pic épeiche, pic noir), mousses, lichens, fougères, champignons (polypore)....

barbastelle.jpgJe vous ai concocté ces deux petits montages afin que vous puissiez visualiser les petites bêtes citées précédemment

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QUELQUES HOMMES DU BOIS AU PAYS DE SAULT

 

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Voici Lucien (à gauche) ancien bûcheron, Gérard (au centre) menuisier en retraite, et Noël (à droite) ancien bûcheron, qui nous a quitté début 2009 pour d'autres forêts

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François retraité et ancien propriétaire de scierie

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Notre ami Guy à gauche, bientôt retraité de l'ONF (Jean-Pierre à droite), quand nous avons sympathisé en 1972 il était débardeur et conducteur de tracteur forestier. C'est un homme super gentil que j'apprécie énormément, qui aime son village Belcaire et sa forêt.

Marie-Pierre Lacroix précise : Le père de Guy Calmens a été ouvrier forestier lorsque mon père, Joseph Lacroix, était garde-forestier sur le secteur de Belcaire (1961-1971)

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Malheureusement quelques uns y ont laissée leur vie : Pierre (année 1946), François  (année 1950), Iréné (année 1969) Jean-Robert (année 1970) ...

Hommage à tous ceux qui vivent ou ont vécu de la forêt et dont nous ne détenons pas la photo.

 Les  bûcherons :

Ce métier nécessite :

- une grande habilité, car les techniques de travail sont difficiles à maîtriser. Chaque arbre est un cas particulier et il faut une longue pratique pour devenir un vrai professionnel ;

- de très bonnes capacités physiques. Les accidents peuvent être très graves et il est nécessaire de prendre de nombreuses précautions ;

- une réelle capacité d'autonomie, car les bûcherons, s'ils travaillent le plus souvent en petites équipes (2 à 5) doivent organiser individuellement leur travail.

Le bûcheron est soit salarié à la tâche, soit entrepreneur indépendant (sa rémunération dépend donc directement de sa production). Les risques d'accident sont réels et il est indispensable que les bûcherons maîtrisent parfaitement les techniques d'abattage et organisent les chantiers en respectant les règles de sécurité. De même, les matériels et vêtements utilisés doivent être conformes aux normes de sécurité.

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Abattre :

Le bûcheron commence sur les arbres de fort diamètre par dépatter les contreforts du pied de l'arbre. Il fait une entaille à l'avant, dans la direction choisie pour la chute.

Puis, il tronçonne à l'arrière, en préservant une zone charnière sur laquelle va s'articuler la chute du tronc. Il lui est parfois nécessaire de contrarier le penchant naturel de l'arbre, en enfonçant des coins dans l'entaille arrière.

Tout au long du tronçonnage, le bûcheron reste vigilant. Les tensions et défauts cachés (pourriture du cœur par exemple) peuvent modifier l'abattage. L'arbre chute dans un fracas de branches.

Découper :

L'arbre à terre, le bûcheron commence par retirer les contreforts restants. Il continue avec l'ébranchage et le façonnage du tronc.

Il démonte entièrement la tête de l'arbre : les grosses branches sont débitées en rondins qui seront empilés, les autres branches (rémanents) sont laissés sur place.

Le tronc prend alors une forme cylindrique. La grume ainsi obtenue est ensuite débitée en morceaux de longueurs différentes suivant la qualité : la bille et la sur bille.

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Membres de l'équipe de forestiers Ariégeois travaillant dans la forêt de Bélesta en 2009, le premier contact est "rustique", mais quand "Gens de Belcaire" a précisé qu'il connaissait Guy l'atmosphère c'est détendue.

Notre ami Guy est connu comme le loup blanc dans la région !

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Une équipe de forestiers Ariégeois travaillant dans la forêt de Bélesta, le dialogue s'est instauré

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Il fallait du muscle et non de la guimauve

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Les différents outils du bûcheron d'antan, les haches et la scie passe partout, 1960, arrivée de la tronçonneuse, quel miracle et quel changement de vie, on peut enfin parler de rentabilité.

Jusqu'en 1955 - 1960 "les haches et le passe partout", vous imaginez l'effort fournit et le 4/4 n'existait pas. Ils se déplaçaient à pied dans les forêts.

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Les tronçonneuses au côté des outils anciens, les appareils de mesures ont eux aussi évolué

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Un métier pas facile celui de bûcheron !

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Les débardeurs :

Le travail du débardeur consiste à transporter les bois coupés par le bûcheron jusqu'à une place de dépôt située au bord d'une route forestière où un camion pourra venir les charger.

Le débardeur peut utiliser plusieurs moyens :

- un débusqueur, tracteur équipé d'un treuil permettant de tirer des bois de grande longueur.

- un porteur (ensemble composé d'un tracteur et d'une remorque avec grue), il permet de sortir les bois de courte longueur. Les bois sont chargés à l'aide d'un grappin puis empilés en bord de route.

On rencontre également des entrepreneurs de bûcheronnage qui possèdent un tracteur de type agricole équipé d'une remorque et qui effectuent les opérations de chargement et de déchargement manuellement (stères, petites grumes).

- un cheval : autrefois largement utilisée, cette technique a considérablement régressé. Aujourd'hui, certaines entreprises cherchent à favoriser un nouveau développement du débardage à cheval, car il fait moins de dégâts que les engins mécanisés et peut rester économiquement intéressant sur certains types de chantiers.

Le métier de débardeur est très proche de celui de celui de conducteur d'abatteuse. Des machines de très grande taille permettent d'abattre, d'ébrancher et de tronçonner des arbres sans intervention manuelle. L'importance de l'utilisation de ces machines s'est développée au cours des dernières années, en particulier à cause du relief.

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Débardage effectuez ici en 1950 par des boeufs

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Transport impressionnant du bois en 1900

foret-de-callong.jpgForêt de Callong près de Quillan en 1905, transport du bois par charrette à boeufs.

On change de "Temps" la mécanisation a fait son apparition.

 

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Les grumiers :

Le nouveau porteur grumier Scania : un R 620 LB6x4EHZ. Ce véhicule s'inscrit dans la grande tradition Scania de véhicules robustes et puissants adaptés aux exigences et aux impératifs de l'activité de transport de bois.

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Le grumier est un véhicule qui transporte des grumes!! La grume est un tronc d'arbre dégagé de toutes ses branches. Il faut des véhicules spéciaux pour ce transport exceptionnel. Ils doivent pouvoir transporter des troncs assez longs, et pouvoir circuler sur des chemins défoncés.

Avec ce type de véhicule, on peut avoir l'impression de participer à la déforestation industrielle. Mais, il existe au moins un moyen de lutter contre cela, en sélectionnant les arbres à abattre ...

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Le grumier effectuant son chargement

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Dans certains pays, lorsque les grumiers arrivent sur le chantier, il y a une grue mobile qui permet le chargement. En France, cela ne fonctionne pas ainsi, et les grues sont embarquées sur les camions. Certains roulent en convoi, mais il y a toujours au moins un véhicule équipé d'une grue embarquée. Sur le modèle, et pour des raisons de sécurité, j'ai choisi de bloquer la rotation de la grue.

Il existe plusieurs systèmes, pour que les grumiers puissent circuler à vide à moindre coût. J'en connais deux, soit avec la remorque portée par le camion, soit avec les essieux relevables. C'est cette deuxième solution que j'ai choisie. Elle permet d'économiser un train de pneumatique, sur le trajet du retour.

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LES SCIERIES

DES SOUVENIRS ET LE PASSÉ DE BELCAIRE

 

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La photo de gauche : maison de Mr Martre propriétaire de l'ancienne scierie du même nom, scierie qui était située à l'emplacement de la salle des fêtes de Belcaire (à droite)

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Photo de gauche : l'ancienne scierie Toustou puis scierie Adroit et actuellement entreprise Mora chemin de la plaine à Belcaire.

Photo de droite : Quartier de la Coume, la maison basse, c'est celle de Mr Joseph Adroit l'ancien propriétaire de la scierie, à gauche c'était celle d'Augustin Rouzaud qui travaillait aussi dans la scierie Adroit, un petit rappel nostalgique aux Belcairois

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  Photo de gauche : la scierie Maugard située en bordure de la D613 maintenant propriété de la commune de Belcaire pour le stockage des plaquettes bois. A droite : la maison de Mr Maugard, l'ancien propriétaire de la scierie, le beau frère d'Angèle. Souvenirs, souvenirs ...

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Photo de la scierie Toustou, après elle devînt la scierie Adroit et ensuite l'entreprise Mora

de gauche à droite :

Augustin ROUZAUD (le grand-père de Marie-Pierre Lacroix), François TOUSTOU patron de la scierie, Louis ARNAUD, Jean DIEUZÈRE (frère de la mère de Liliane Malet), Baptiste DIEUZÈRE (père d'Angèle et neveu du grand père de Liliane Malet), Jules DARBAN

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Voici les employés de la scierie Adroit à Belcaire qui a remplacé la scierie Toustou.

Ce changement de propriétaire je ne sais pas en quelle année cela a eu lieu ?

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La scierie Maugard dans les années 1970, photo de "Gens de Belcaire"

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Les employés de la scierie Maugard à Belcaire en 1934, entreprise familiale créée en 1920 elle déménagea en 2002 pour  Quillan.

L'ancienne scierie Maugard de Belcaire est située le long de la D613, un hangar existe toujours aujourd'hui.

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Devant la scierie Maugard à Belcaire en 1934.

A Belcaire, il y avait une deuxième scierie, la scierie Martre qui était située à l'emplacement de la salle des fêtes actuelle, elle appartenait à Pierre Martre l'arrière grand père de Françoise Ainié, puis le fils Paul qui était le frère de Jean Martre grand père de Françoise Ainié prit la succession de cette scierie.

L'introduction du machinisme en Pays de Sault fut lente jusqu'en 1925, plus rapide par la suite. Le Pays de Sault connut longtemps l'ère des scieries. Les premières fonctionnaient à l'eau, et les chariots portant les grumes étaient poussés à la main. En même temps existaient des scies mobiles actionnées par une machine à vapeur, la locomobile, alimentée par des déchets de bois. Petit à petit, les scieries fonctionnant au courant électrique prirent le pas sur les moulins à scier.

Les scieurs de long :

Les scieurs de long débitent des grandes pièces de bois dans le sens de la longueur c'est un travail pénible. Après écorçage et traçage des traits de coupes dessus et dessous, le tronc est hissé sur un chevalet,  la chèvre  et solidement amarré.

Le sciage peut alors commencer avec une scie  cadre maniée par deux personnes. Le scieur au sol,  le Renard, tire la scie vers le bas, celui du haut  le chevrier, remonte la scie. L'opération se répète inlassablement  jusqu'au sciage complet de la première moitié de la longueur, puis le tronc est retourné pour sciage de la seconde moitié.

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Présentation des métiers de la forêt d'autrefois, les scieurs de long en action

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Le travail de scieur de long mettait leur dos à rude épreuve

Entres parenthèses, cela me fait penser que lors de mes recherches généalogiques,  j'ai retrouvé des ancêtres directs qui avaient la profession de charpentier de 1655 à 1857 et parmi eux il y avait aussi des scieurs de long.

 

La vie contemporaine, le progrès est passé aussi par là !

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Les scieurs de long des temps modernes avec leur scierie mobile

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Le scieur de long en action

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Définition et mise en oeuvre d'une procédure de réception des bois en scierie :

Le cubage est l'opération qui permet de déterminer le volume des bois. Celui-ci se fait traditionnellement en forêt, et parfois plusieurs fois par des acteurs différents (ex : gestionnaire forestier, bûcheron, etc.). En forêt, le cubage manuel des bois s'effectue à un coût non marginal puisqu'il représente, pour les bois d'œuvre résineux, de l'ordre de 1,5 €/m3. Cette opération est désormais réalisée de plus en plus fréquemment par la scierie ou l'industrie avec des cubages qui se font en entrée usine. Des gains économiques sont donc attendus, puisque les différents cubages deviennent redondants.

La méthode de cubage n'est pas la même entre la scierie et l'industrie :

- en scierie, il s'agit d'un cubage à la pièce en volume (m3),

- en industrie, il s'agit d'un cubage par camion au tonnage ou au stérage.

Le cubeur en tant qu'instrument de mesure doit être certifié par un organisme habilité et régulièrement vérifié, afin de ne permettre aucun doute sur son fonctionnement et donc sur ses résultats.

 

Le but des travaux a donc été la rédaction d'un cahier des charges admis et reconnu par tous pour aboutir à l'élaboration d'une charte sur les bonnes pratiques de cubage en scierie ou en industrie. Celui-ci doit permettre de prescrire les règles minimales à respecter, de la désignation des bois en forêt, en passant par l'exploitation et jusqu'au cubage des bois en usine.

Cette démarche concerne l'ensemble des intervenants dans la chaîne de production pour :

- optimiser la traçabilité des bois au cours de l'intervention des différents acteurs, en fiabilisant l'itinéraire des bois entre leur mise à disposition bord de route en forêt et leur arrivée au cubeur en usine, par le respect de pratiques simples et concertées,

- assurer un approvisionnement en bois frais par l'optimisation des délais de mise à disposition,

- assurer la fourniture de documents homogènes, clairs et lisibles (bulletin de livraison, listing de cubage),

- assurer un paiement des bois à l'ensemble des acteurs dans les mêmes délais que pour des bois cubés en forêt,

- donner confiance à l'ensemble des acteurs pour le développement de ce mode de dénombrement en faisant preuve d'un maximum de transparence, afin d'obtenir un volume cubé en usine accepté par tous.

 AFFUTEUR :

  • Affûte tout ou partie des lames de scies circulaires ou à rubans, des chaînes de tronçonneuses.
  • Maintient en état de fonctionnement tout instrument coupant.
  • Affûter (mécaniquement ou manuellement) et marteler
  • Régler les machines
  • Maintenir en état les outils d'affûtage (entretien du matériel mécanique, électrique, hydraulique)

OUVRIER POLYVALENT :

  • Effectue toutes tâches en scierie.
  • Manipule le bois tout au long de la chaîne : billonneur, écorceur, rogneur, déligneur, empileur, cloueur, agrafeur fendeur, cariste

SCIEUR :

  • Scie des billes de bois.
  • Débiter les billes de bois en fonction des commandes
  • Changer les lames de scie et maintenir le banc de scie, assurer un premier niveau de nettoyage et de réparation

TRONÇONNEUR EN CABINE :

  • Met à la bonne longueur les billons (poste en cabine totale).
  • Repérer la grume dans les différents tas, la saisir avec la griffe, la poser sur la chaîne et la tronçonner en morceaux

Voici tous ces éléments mécaniques d'une scierie en pleine action :

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Belcaire, ambassadrice de la production

 bois énergie !

(La Dépêche du 17.07.2008)

La commune sera-t-elle, avec le projet de chauffage économique écolo la capitale ambassadrice de la production d'énergie renouvelable au travers de la création d'une chaufferie bois et d'un réseau de chaleur enterré? c'est ce que souhaitent pour le village Emmanuel Bresson, maire, et sa municipalité avec un ambitieux programme de développement durable, projet qu'il a proposé en 2005 et commencé avec l'ancienne municipalité menée par Joseph Vergé. L'idée de valoriser et mettre à l'honneur le patrimoine forestier en se servant des produits des forêts impropres à l'utilisation en bois d'œuvre ou menuiserie : déchets de coupes, arbres secs, chablis, en véritable solution de remplacement du pétrole, gaz, électricité est un grand défi auquel la municipalité s'attaque qui créera de nombreux emplois avec la collaboration efficace de l'ONF.

Vendredi 11 juillet 2008, une journée « portes ouvertes » permettait au public de regarder et comprendre ce recyclage avec le premier chantier de broyage et production de plaquettes forestières qui en une journée a produit la consommation annuelle de bois énergie déchiqueté nécessaire au chauffage de la gendarmerie, bureaux et locaux, maison d'hébergement des personnes âgées le Mariapolis, en passant par les écoles et différents logements privés situés sur le réseau chaleur, soit l'équivalent de 50 000 litres de fuel.

Pour l'organisation de l'approvisionnement, l'ancienne scierie Maugard, emplacement idéal au centre du village, entourée d'un écrin de verdure, rachetée par la mairie, sera réhabilitée en plate-forme de stockage de plaquettes forestières.

L'objectif à très court terme étant d'approvisionner depuis Belcaire une dizaine de chaufferies dans un rayon de 30 km. Dès novembre, la première chaufferie bois énergie communale sera lancée. Lorsque l'on voit la montée en flèche des factures de chauffage, le bois qui a fait la richesse des communes il y a longtemps peut rapidement redevenir un facteur majeur de développement du plateau de Sault et de nos territoires après une longue période de crise grâce à ce formidable projet.

 

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(Extrait du journal de la commune de Belcaire "le Casteillas" numéro 1 de janvier 2009)

C'est parti pour la chaufferie bois qui fonctionne depuis le 7 janvier 2009 !

Les hausses successives des prix du fuel domestique et du gaz, ainsi que la valorisation nouvelle des sous produits forestiers jusqu'alors inexploités, ont motivé la réalisation de la chaufferie centrale. Située rue de la Petite Versane, elle est maintenant en fonctionnement, et permet d'alimenter en besoins thermiques l'école, la gendarmerie et ses logements, la maison de retraite, ainsi que des logements publics.

Une importante réduction sera donc rapidement réalisée par la commune de Belcaire sur les coûts de chauffage de ces bâtiments municipaux. Coût de l'investissement : 445 000 euros, dont 203 000 euros de subventions.

 

La plate-forme de stockage :

La chaufferie est alimentée par du bois déchiqueté et stocké sur la plate-forme située à l'emplacement de l'ancienne scierie Maugard le long de la D613. En une journée la broyeuse déchiquète la quantité de bois nécessaire à une année de chauffe. Très rapidement, cette plate-forme, en plus de stocker les plaquettes destinées à Belcaire, alimentera les différentes nouvelles chaufferies dans un rayon de quarante kilomètres. Les premiers travaux de transformation du site ont été réalisés par les employés communaux afin d'assurer provisoirement le stockage des plaquettes forestières. La rénovation complète du bâtiment se fera en 2009.

Coût de l'investissement : acquisition 80 000 €

Coût de la réhabilitation   : 113 000 €

Subventions : Conseil Général : 0 €

                            DGE (état) : 22 566,40 €

                            ADEM (état) : 33 849 €

                            Région, Europe : 48 208 € attendues

 

Ma réflexion : "faut bien l'admettre, c'est une idée géniale !! au pays du bois ! pourquoi ne pas y avoir pensé plutôt ? visiblement cela a été long à mettre en place"

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Attention ! Ce reportage comporte 2 volets, à suivre donc ....

 

Ainsi se termine ce premier reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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11 juillet 2009


Suite à mon appel pour vous solliciter afin que vous m'adressiez des recettes de cuisine et bien voilà pour vous faire plaisir, j'en ai reçu quelques unes, 12 recettes sympathiques, typiquement du terroir et pas très compliquées à réaliser me semble t'il, n'étant pas un expert dans ce domaine.
Alors si vous en avez d'autres, envoyez les moi, comme cela nous pourrons ensemble monter un nouvel article sur le sujet et en faire profiter nos visiteurs.

Afin de vous mettre l'eau à la bouche on va débuter cet article par un cassoulet, mais pas n'importe lequel, le vrai, celui du Cassoulet de Castelnaudary.
 

1 ère Recette celle du cassoulet de Castelnaudary

Populaire, familial, l'authentique Cassoulet de Castelnaudary est confectionné uniquement avec les produits du Lauragais et cuit dans cette poterie locale "la cassole" qui est à l'origine même de son nom.

voici une cassole traditionnelle, il en existe de différentes tailles, ce récipient en terre cuite vernissée d'Issel, à ses origine au XIV ème siècle, c'est spécialement fait pour le cassoulet

Les ingrédients :

- haricots lingots, ail, sel et poivre

- les viandes : jarret et épaule de porc, confits, couennes, saucisse et lard

Préparation de la recette :

Dans une casserole, recouvrir les haricots d'eau froide, faire blanchir en portant à ébullition pendant 5 minutes. Jeter l'eau.

Recouvrir à nouveau ces haricots d'eau tiède. Garnir en ajoutant des couennes coupées en morceaux assez larges, une quantité abondante de gousses d'ail et de lard salé, hachés finement ensemble. Laisser mijoter environ deux heures. Il faut que les haricots soient bien cuits et qu'ils restent fermes.

Pendant ce temps, dans une grande poêle, faire dégraisser les morceaux de confit, les retirer et dans cette graisse, faire rissoler la viande de porc et la saucisse.

Ces deux préparations terminées, vider le tout dans la "cassole". Tout d'abord une couche de haricots avec leur jus, puis une couche de viande que l'on recouvre avec le reste de haricots.

Poivrer en surface généreusement. Déposer la saucisse sur le Cassoulet, l'enfoncer légèrement et arroser toute la surface de son jus encore bouillant.

Mettre au four et laisser cuire jusqu'à ce qu'il se forme une croûte marron uniforme sur tout le dessus. Surveiller de temps en temps et, si le Cassoulet semble se sécher, l'arroser à l'eau chaude, sans toutefois le noyer. Laisser cuire ainsi trois à quatre heures, et oui c'est le temps qu'il faut pour un bon cassoulet.

Servir très chaud.

Le cassoulet de Castelnaudary dans sa cassole, ça donne envie !

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2 ème Recette : Noisette d'agneau du Pays Cathare aux saveurs de garrigue et fromage de brebis

Pour 4 personnes ingrédients :

- 12 côtes d'agneau (côté filet)

- 200 g de fromage frais de brebis

- Fleur de thym, persil

- 5 cl de crème liquide

Préparation de la recette :

Saisir les côtes d'agneau à feu vif pour les colorer sur les deux faces, puis les retirer aussitôt.

Mélanger le fromage frais, la fleur de thym, la crème liquide et le persil haché, jusqu'à obtention d'une préparation homogène. Saler et poivrer.

À l'aide d'une cuillère, disposer la préparation sur la face supérieure des côtes d'agneau.

Mettre au four en position grill pendant 4 minutes afin de gratiner et terminer la cuisson des côtes d'agneau.

Servir avec une fricassée de légumes primeurs sautés au beurre.

 

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3 ème Recette : La Patanade, recette d'Anne-Marie de Belcaire qui lui vient de sa grand-mère

 ingrédients :

- 2 litres de lait entier

- 1O à 12 cuillerées à soupe rase de farine

- 1,2 Kg de pomme de terre à purée

Préparation de la recette :

Saler les Pommes de terre et les faire cuire à la vapeur

Délayer la farine dans le lait tiède

Passer les Pommes de terre au moulin à légume , ajouter le lait avec la farine, mettre le tout sur le feu remuer tout le temps jusqu'à cuisson complète, (il faut que cela fasse de gros bouillon, façon pâte de coing)

Saler et ajouter une noix de beurre en fin de cuisson

Verser la préparation dans des assiettes creuses

Laisser refroidir complètement

Démouler et faire revenir la préparation dans une poêle, laisser roussir de chaque coté

Servir nature ou bien sucré

C'est très bon. En fait c'est une purée épaisse genre millas.

 

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4 ème Recette : Petit salé aux lentilles

Recette utilisée au Pays de Sault par Gens de Belcaire qui participe grandement à faire connaître sa région qu'il aime

 

Pour 6 personnes ingrédients :

- Un kilo de palette fraîche

- 500 g d'échine de porc

- 400 g de lard

- 2 carottes

- 2 Oignons

- 500g de lentilles vertes

- 2 bouquets garnis

- Sel et poivre

Préparation de la recette :

Remplir d'eau froide une grande casserole. Mettre un oignon, un bouquet garni du sel du poivre la palette, l'échine et la moitié du lard.

Cuire à feu moyen pendant 45 minutes.

Pendant ce temps, remplir d'eau froide un grand faitout. Ajouter les carottes coupées en petits dés. Verser les lentilles. Ajouter le deuxième bouquet garni. Cuire 45 minutes.

Couper le reste du lard en petits lardons. Les faire revenir dans une poêle avec un oignon coupé en tranches. Une fois dorés incorporer les dans le faitout.

A la fin de la cuisson des lentilles, incorporer la palette, l'échine et le lard.

Laisser mijoter le tout à feu doux pendant 45 minutes.

 

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5 ème Recette : Pommes de terre cuites au feu de bois, c'est vrai on n'y pense pas toujours de joindre l'utile à l'agréable quand on a une cheminée

Recette utilisée au Pays de Sault par Gens de Belcaire

 

Pour vérifier la cuisson, piquez les pommes de terre avec une fourchette.

Pour 4 personnes ingrédients :

- 10 pommes de terre

- du gros sel

- du papier aluminium

Préparation : 5 min

Cuisson : 15 min

Préparation de la recette :

Rincez les pommes de terre à l'eau.

Découpez des morceaux de papier d'aluminium, assez grand pour envelopper une pomme de terre. Il vaut mieux en mettre plusieurs couches que pas assez, sinon la pomme de terre cramera.

Déposez une pomme de terre sur les morceaux de papier aluminium, puis versez une pincée de gros sel autour.

Refermez le papier aluminium sur la pomme de terre, mettez toutes vos pommes de terre ainsi préparées dans la braise.

Pensez à retourner les pommes de terre en cours de cuisson pour ne pas qu'elles crament sur un côté

 

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6 ème Recette : pot-au-feu Recette utilisée au Pays de Sault par Gens de Belcaire

Temps de préparation : 20 mn
Temps de cuisson : 3h

 

Pour 6 personnes ingrédients :

- 5 litres d'eau

- 700 g de jarret avec os

- 800 g de joue de boeuf

- 1 os à moelle

- 1 oignon + 2 gousses d'ail + 2 clous de girofle

- 5 carottes

- 6 pommes de terre

- 2 blancs de poireaux

- 2 navets

- 1 chou

- 1 bouquet de persil, du thym

- Sel + poivre

Préparation de la recette :

Avant de commencer, sachez que les pommes de terre sont cuites à l'eau séparément.

Tout d'abord, il faut rincez la viande à l'eau froide, puis la mettre dans un faitout et la recouvrir de 5 litres d'eau.

Laisser la viande cuire à feu très doux pendant environ 2h avec les oignons préalablement épluchés + les clous de girofle.

Nettoyer la surface de l'eau toutes les demi-heures, en retirant l'écume qui se forme en surface.

Donc, au bout de 2h, assurer vous que la surface de l'eau soit "propre".

A ce stade il reste 50mn de cuisson :

Ajouter les légumes carotte + navet, et les arômes (laurier, thym...)

10mn plus tard, ajoutez le choux.

10mn après avoir ajoutez le choux, ajoutez les poireaux

Ajouter l'os à moelle une dizaine de minutes avant la fin.

Vous pouvez utiliser une cocotte minute, c'est plus rapide à la cuisson, mais le résultat final ne sera pas le même. Pour cette recette nous vous conseillons vraiment un faitout.

 

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7 ème Recette : Carré d'agneau du Pays Cathare aux herbes fraîches et olives noires

Pour 4 personnes ingrédients :

- 1 Carré d'agneau désossé (Côté filet)

- 100 g d'olives noires de Bize-Minervois dénoyautées

- 1 cuillère à soupe d'huile de Bize-Minervois

- 1 gousse d'ail

- Basilic, Persil et Ciboulette

Préparation de la recette :

Saler et poivrer le Carré d'agneau.

Mixer les herbes fraîches, les olives noires et la gousse d'ail, puis ajouter l'huile d'olive.

Badigeonner l'intérieur du carré d'agneau de cette préparation.

Rouler le carré et le ficeler.

Saisir le carré à feu vif pour le colorer sur les deux faces, puis le mettre au four à 180°, (Th 6) pendant 15 minutes.

Sortir le carré du four, enlever la ficelle.

Couper en tranches le carré et le napper du jus de cuisson.

Servir avec une poêlée de champignons de saison

 

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8 ème Recette : Ragoût de pommes de terre Audois

Pour 2 personnes ingrédients :

- 500 gr de pommes de terre

- 1 petit oignon

- 200 gr de lard de poitrine

- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive

- 1 cuillère à soupe de concentré de tomate

- Thym ou autres herbes de Provence (romarin, laurier...)

- Sel et poivre du moulin

Préparation de la recette :

Peler et hacher l'oignon

Couper la poitrine en lardons

Faite revenir l'oignon 1 minute sans coloration à la cocotte dans l'huile d'olive

Ajouter les lardons et faites les légèrement dorés

Peler, laver et couper les pommes de terres en gros dés

Ajouter les dans la cocotte

Ajouter le concentré de tomate et les herbes

Saler modérément (la poitrine étant déjà salée) et poivrer

Mouiller avec 1 verre d'eau (ou mieux un verre de bouillon)

Couvrir et cuire à frémissement 25 à 30 minutes

Tester la cuisson avec la pointe d'un couteau

Servir aussitôt.

 

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9 ème Recette : Saucisson à cuire aux haricots blancs

Pour 4 personnes ingrédients :

- 500 gr de haricots blanc lingot

- 1 oignon

- 1 bouquet garni (poireau, céleri branche, thym, laurier)

- 1 carotte

- 2 clous de girofles

- 1 tablette de bouillon de volaille

- 2 cuillères à soupe de concentré de tomate

- Sel et poivre du moulin

- 2 saucissons lyonnais à cuire (600gr)

Préparation de la recette :

Faite tremper les haricots dans une grande quantité d'eau froide pendant 12 heures.

Pelez et lavez la carotte. Pelez l'oignon et piquez le des clous de girofle.

Dans une cocotte mettre les haricots blancs égouttés.

Ajoutez le bouquet garni, la carotte et l'oignon piqué de clous de girofle.

Ajoutez le cube de bouillon. Ajoutez aussi le concentré de tomate.

Couvrir d'eau et portez à ébullition. Laissez cuire à couvert, 1 heure 30 à feu doux.

Salez et poivrez en fin de cuisson.

Ajoutez de l'eau en cours de cuisson si nécessaire.

Préparation des saucissons : piquez les saucissons pour éviter qu'ils n'éclatent à la cuisson.

Pochez les saucissons dans une grande quantité d'eau à frémissement pendant 15 minutes.

Ajoutez les saucissons dans les haricots 15 minutes avant la fin de la cuisson.

Servez dans la cocote.

 

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10 ème Recette : Automne gourmand en Aude Pays cathare - Tarte à l'oignon

Pour 6 personnes ingrédients :

- 6 beaux oignons doux de Citou

- un petit pot de crème fraîche

- sel, poivre du moulin, noix muscade râpée

- origan, huile d'olive  (origan : marjolaine vivace, thym des bergers, il stimule la digestion, il ouvre l'appétit et a une action bienfaisante sur le foie, on retrouve l'origan dans la cuisine italienne, notamment sur les pizzas napolitaines)

- 1 pâton de pâte brisée

Préparation de la recette :

Éplucher et émincer les oignons. Les faires fondre dans une poêle dans un peu d'huile d'olive.

Les retirer lorsqu'ils commencent à dorer et ôter leur jus de cuisson.

Ajouter la crème fraîche, la noix muscade râpée, le sel et le poivre du moulin.

Foncer un moule à tarte avec la pâte brisée. Y étaler la préparation, saupoudrer légèrement d'origan.

Cuire à four chaud (th. 200°C) une petite heure.

Le petit plus : dix minutes avant la fin de la cuisson déposer sur la tarte des lamelles d'Ecu du Pays Cathare (fromage de chèvre audois), et laisser gratiner.

 

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11 ème Recette : Épaule d'agneau du Pays Cathare au vin des Corbières

Pour 4 personnes ingrédients :

- 1 épaule d'agneau désossée

- 1 bouquet garni de thym, laurier et persil

- 2 gousses d'ail

- 1 oignon ciselé

- 1 bouteille de Corbières sinon ce n'est pas Cathare !!

- 1 cuillère à soupe d'huile d'arachide

- 125 g de beurre

Préparation de la recette :

- Découper l'épaule d'agneau en cubes de 3 cm de côté et les faire sauter à la poêle à feu vif jusqu'à coloration.

- Dans un récipient pouvant aller au four, faire suer l'oignon ciselé dans l'huile, ajouter les morceaux d'agneau et les faire rissoler avec les 2 gousses d'ail.

- Ajouter le bouquet garni et mouiller avec le vin des Corbières jusqu'à ébullition.

- Assaisonner de sel et poivre et cuire au four pendant 25 minutes à 210° (Th 7).

- À l'aide d'une écumoire, sortir les morceaux d'agneau.

- Retirer la garniture aromatique et faire réduire d'un tiers le vin restant à feu modéré.

- Lier la sauce en incorporant le beurre froid petit à petit et rectifier l'assaisonnement.

- Réincorporer les morceaux d'épaule à la préparation.

Accompagnement : Tagliatelles fraîches ou des pommes de terre vapeur.

 

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12 ème Recette : Omelette flambée au rhum des Antilles, celle-ci n'est pas vraiment de l'Aude, mais imaginez que le rhum vient des Corbières

Recette anti stress à réaliser pour des invités surprises, préparation : 5 minutes, cuisson : 5 minutes, difficulté : Très facile

 

Pour 4 personnes ingrédients :

- 6 oeufs

- 2 cuillères à soupe de beurre de cuisine

- 1 cuillère à soupe de lait entier

- 2 cuillères. à soupe de sucre semoule

- 200 ml de rhum des Antilles sinon l'été sera pourri

- 1 cuillère à moka de sel fin.

Préparation de la recette :

Dans un grand bol préparer l'omelette. Préchauffer un plat à tarte.

Dans une grande poêle, fondre le beurre et cuire l'omelette sur les 2 faces.

Déposer l'omelette sur le plat et saupoudrer de sucre.

Rouler comme une crêpe.

Dans une petite casserole chauffer le rhum, arroser sur l'omelette et flamber.

Vos invités seront épatés !

 

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Je vous souhaite bon appétit, et vous pouvez cliquez juste sous cet article pour laisser vos avis et commentaires qui seront les bienvenus sur ces recettes et si vous en avez d'autres ...

Ah ! J'oubliai si vous réalisez une de ces recettes prenez des photos et adressez les moi je pourrai les inclure afin "d'égayer" la recette correspondante, merci.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
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Réalisé par Anne-Marie, Gens de Belcaire, Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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6 juillet 2009
"LES CHALETS DU LAC"
  (2 étoiles)

 

Le lac de BELCAIRE à deux pas du camping 
Le camping de BELCAIRE "LES CHALETS DU LAC" (2 étoiles) est situé à la sortie ouest du village, direction Ax-les-Thermes sur votre droite ( flèche rouge sur la photo)

Vous avez toutes les infos (tél. adresse mail, site web) pour vous renseigner sur les tarifs, les disponibilités, réservation, sur la plaquette ci-dessous

Camping de Belcaire les chalets du lac 015  Camping de Belcaire les chalets du lac 016

BELCAIRE, capitale du Pays de Sault (AUDE) au pied des Pyrénées, dans une région préservée et sauvage aux immenses forêts de pins, ici, vous êtes en territoire Cathare.

Vous serez accueillis dans un camping calme et familial dont la situation exceptionnelle permet de sillonner une région étonnante de richesses naturelles et culturelles.

Le camping "les Chalets du Lac" est situé au bord du lac de Belcaire en plein cœur du Pays de Sault dans les Pyrénées cathares.

Ils vous accueillent avec plaisir été comme hiver dans une ambiance conviviale et familiales.

Le camping dispose actuellement en 2013, de 30 emplacements confort pour tentes, caravanes et camping-cars ainsi que 5 chalets et bungalows parfaitement équipés. Des aménagements futurs permettront d'augmenter la capacité d'accueil pour les campeurs, et des chalets supplémentaires seront réalisés.

Des randonnées au départ du camping sont accessibles à tous. La station de ski de Camurac avec ses activités été/hiver n'est qu'à 6 km, une toute nouvelle salle d'escalade se trouve à 800 m du camping. De l'accrobranche, équitation ou encore du rafting viendront compléter les nombreuses activités à faire lors de votre séjour dans la région.

Vous pourrez également visiter les nombreux sites touristiques chargés d'histoire : les châteaux cathares des environs dont le fameux château de Montségur, Puivert ... la célèbre cité de Carcassonne, l'abbaye d'Alet-les-Bains, le presbytère de l'Abbé Saunière à Rennes-le-Château, le musée des dinosaures d'Espéraza, le musée du Quercorb à Puivert, le parc médiéval du château de Chalabre ...

Les marchés nocturnes et autres fêtes médiévales sans oublier l'Andorre et son Pas de la Case à 50 minutes.

Camping de Belcaire les chalets du lac 014

Pour la location de chalets en dehors de la période estivale téléphonez, ou renseignez-vous par mail

De Belcaire partent de nombreux chemins de randonnées, vous trouverez sur place l'Office du Tourisme qui vous proposera des fiches topos guides pour vos balades et tous les renseignements nécessaires pour vos visites de la région.

A pied, vous pourrez faire vos courses quotidiennes, Belcaire dispose en effet d'une épicerie multi-services, journaux tabacs, d'une boucherie charcuterie, d'une boulangerie, d'un hôtel café restaurant, d'un salon de coiffure.

Camping de Belcaire les chalets du lac 05L'entrée du camping de BELCAIRE "LES CHALETS DU LAC" (2 étoiles)

L'entrée du camping de BELCAIRE "LES CHALETS DU LAC" (2 étoiles)

Camping de Belcaire les chalets du lac 06

L'accueil et places de parking à l'entrée du camping "LES CHALETS DU LAC"

Camping de Belcaire les chalets du lac 07

L'accueil du camping "LES CHALETS DU LAC" à Belcaire

Camping de Belcaire les chalets du lac 011

Le camping de Belcaire avec ses locations de chalets tout confort dans un cadre magnifique

Camping de Belcaire les chalets du lac 010

zoom sur un des chalets proposé à la location

Camping de Belcaire les chalets du lac 01

Aménagement intérieur des chalets du Lac de Belcaire

Camping de Belcaire les chalets du lac 02

Aménagement intérieur des chalets du Lac de Belcaire

Camping de Belcaire les chalets du lac 08

Aménagement intérieur des chalets scandinaves du Lac de Belcaire

Camping de Belcaire les chalets du lac 09Aménagement intérieur des chalets scandinaves du Lac de Belcaire

Camping de Belcaire les chalets du lac 03

Des chalets ou Bungalows vous sont proposés dans un cadre boisé pour passer de bonnes vacances à la montagne

Camping de Belcaire les chalets du lac 04

Chalet scandinave tout confort pour 4 personnes

Camping de Belcaire les chalets du lac 012

L'entrée du camping "Les Chalets du Lac" de Belcaire

En juin Belcaire est fin prêt pour accueillir les campeurs sur son territoire

Le camping ombragé "LES CHALETS DU LAC" est à deux pas d'un lac où la baignade est autorisée et surveillée l'après-midi, des locations de pédalos sont offertes. Vous pouvez pratiquer aussi la pêche le matin, avant votre randonnée ou votre visite touristique.

Concernant la pêche, celle-ci est soumise à un droit de pêche, la carte estivale est payante ou il est possible de payer pour une matinée, se renseigner au camping.

Autour du lac, il y a une aire de jeux pour enfants, un boulodrome, un terrain de volley, 2 cours de tennis, 1 buvette avec un coin pique-nique équipé de tables.

La buvette au bord du lac de Belcaire à deux pas du camping

La buvette, le coin pique-nique, le boulodrome sur les rives du lac

Les cours de tennis et le lac 

Le camping de Belcaire "LES CHALETS DU LAC" (2 étoiles) dispose actuellement en 2013 de 30 emplacements dont 5 locations de chalets, cela va évoluer dans les années qui viennent.

Le terrain de camping est équipé de blocs sanitaires, de douches eau chaude sans supplément, dont 2 cabines douche et WC pour handicapés.

Vous trouverez sur place aussi 2 tables à repasser, une salle est mise à la disposition des campeurs avec une cheminée, vous avez la possibilité de faire des grillades et repas entre vous.

Le camping reprend des couleurs après un long hiver les tentes et caravanes n'ont pas encore pris possession des lieux

Le camping en juin et ses 30 emplacements ombragés

La salle commune mise à disposition des campeurs

La salle avec sa cheminée, mise à disposition des campeurs

Le camping est ombragé, nous sommes courant  juin, tout est prêt pour accueillir les vacanciers

Petite visite des lieux en juin, les emplacements sont largement sur-dimensionnés pour préserver une certaine tranquillité et intimité

Aire de jeux pour les enfants le long de la promenade du lac de Belcaire

Le terrain de volley à proximité du lac, faire du sport au coeur de la nature 

Camping de Belcaire les chalets du lac 013

Le camping est à 30 mn d'Ax-les-Thermes, 50 mn d'Andorre, 30 mn de Quillan, 55 mn de Limoux, 1h20 mn  de Carcassonne, et les châteaux cathares prestigieux ne sont pas très éloignés de votre lieu de villégiature.

 

Ah ! j'oubliai, si vous avez besoin de contacter l'Office du Tourisme de Belcaire, voici toutes les infos  ICI .

Bonnes Vacances à Tous au Pays de Sault

 

si vous êtes allés au camping de Belcaire, vous pouvez laisser un avis en cliquant sur  "Commenter cet article" ci-dessous

 

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4 juillet 2009


Je vous propose aujourd'hui un grand moment d'émotion.
Évocation du temps qui passe, la mémoire s'estompe, les images et les écrits restent ... souvenirs quand tu me tiens ... les photographies en noir et blanc dégagent une certaine poésie et la douceur des nuances cohabitant avec les contours crus leurs donnent un charme certain.

Les photos sortent enfin de leur boîte en fer blanc poussièreuse, oubliée au fond d'une armoire.
Je voudrais remercier madame Liliane Malet de Belcaire, pour m'avoir envoyé ces photos pour partager avec vous ses souvenirs qui sont un peu les vôtres Belcairoises, Belcairois et Audois.
Vous allez retrouver ou reconnaître très certainement vos aïeux sur ces photos.

Je vous précise que tous ces documents ne peuvent être ni copiés, ni téléchargés, sans l'accord de madame Liliane Malet.


Allez on y va ? Et on commence fort par cette photo très ancienne puisqu'elle date de fin 1898 !! Et ce qui est fantastique c'est que Thérèse Dieuzère, la grand-mère de Liliane se souvenait de pratiquement tous les noms des personnes sur cette photo.

École de Soeurs de Belcaire en 1898
Voici la plupart des noms en commençant de gauche à droite et de bas en haut

1er rang en bas : 1-Louis TOUSTOU (Gambetta) 2-Louis VERGÉ  4-Maria FOURNIER 5-Marie Louise FERRIER 6-Joséphine MAURY (la tante de la grand-mère de Floriane Caux) 10-Batistou POUX
2ème rang : 1-Augustine CAMURAC 2-Jean CAMURAC 3-Joseph VERGÉ 4-Madeleine TERISSE 5-Marie Louise BONREPOS 6-Joséphine BONNAIL 7-Victorine DIEUZÈRE 8-Rose ? 9-Aristide PELOFY
3ème rang : 1-fille de Damien 2- Camille RIVIÈRE 3-? VERGÉ 4-Jeanne BONNAIL 5-Marie ? LAFAGE 7-Catherine ADROIT 8-Catherine RITOURET 9-Victorine MAURY 10-Antoinette CAMURAC
4ème rang : 1-Clémentine SADOURNY 2-Élise VERDIER 3-Joséphine TAILLEUR 4-soeur VICTOIRE 5-soeur VÉRONIQUE 6-soeur MARIE-LOUISE 7-Léonie PAGE 9-DU COUMIS 10-Philippe VERGÉ
5ème rang : Hélène PUGENS 2- ? DIEUZÈRE 3- Zilda ? 4-Marie IMPÉRIALE 8-Catherine CAMURAC 9-Justine BONREPOS (9ans) 10-Émerance CAMURAC 11-Hélène MARTRE
6ème rang : 1-Anna DIEUZÈRE 2-soeur de LAMOLLE 3-Jeanne PUGENS 4-Rose SADOURNY 5-Antoinette MÉDUS 6-Catherine PUEL 7-Marie POUX 8-Marie MAUGARD


(les numéros manquants, c'est que je n'ai pas les noms)

 
A Belcaire en 1894, il y avait 893 habitants, plus du double qu'aujourd'hui, des foires avaient lieu le 1er jeudi de chaque mois, le 10 février, le 6 mai, le 24 juin, le 28 septembre et le 25 novembre. Il y avait aussi un marché qui se déroulait en même temps que les foires, une fois par mois. La fête Patronale avait lieu le 27 septembre. A cette époque le canton était composé de 17 communes de 6960 habitants.

Cette photo qui a été reproduite en carte postale beaucoup la connaisse, mais savez vous qui est ce jeune berger de 16/17 ans sur le plateau de Langral en 1952/53 sur cette photo ?
Il s'appelle Roger RITOURET il vit non loin de la mairie de Belcaire à la "Coume"
Les soeurs et demoiselles de Belcaire en voyage à Lourdes en 1920, avec la grand-tante de Liliane à Gauche
1er rang en bas : 1-  le garçonnet ?    2-Louise Toustou  3-Lucie Adroit (grand mère boulangère de Geneviève Ferriè Pelofy)  4- Justine ....?
Une photo de classe de Belcaire mais malheureusement je n'ai pas la date, donc si vous avez des infos contactez moi
L'hôtel BAYLE en 1900 vu de derrière, vers la droite vous allez vers Ax-les-Thermes, on aperçoit le "Casteillas"
La terrasse de l'hôtel BAYLE à Belcaire en 1905
à droite à table, avec les moustaches et la casquette c'est l'arrière grand-père de Liliane Malet, Guilhaume Dieuzère
Voici la place de la mairie de Belcaire en 1923, avec la rue de l'Oum à gauche et la rue Gardouch à droite,
remarquez la fontaine au centre car sur la photo suivante elle sera déplacée en 1931
Place de la mairie de Belcaire en 1931, il y a eu des changements par rapport à la photo précédente,
la fontaine a été déplacée à droite de la mairie, et les voiries ne sont pas ce qu'elles sont aujourd'hui !
La photo suivante est extraordinaire !!
Très, très belle photographie prise par le grand oncle de Liliane, de la Fête sur la place de la mairie de Belcaire, c'est le centre vital du village, c'est là que se tenaient les fêtes et les foires.
  Sur la gauche on aperçoit les gens se tenant la main dansant la farandole,
un militaire au centre, on peut dater cette photo entre 1910-1915
au fond, il y a un âne, c'était la forge du "charron" (forgeron) Monsieur Pugens.
A gauche la personne sur son pas de porte, c'est la maison SIFFRE, à gauche de cette maison se trouvait le "Familistère" pour ceux qui s'en souviennent.
En haut au centre derrière les charriots,
maintenant  il n'y a plus que des pierres puisque la maison Alary est  effondrée.
Sortie de Belcaire en 1905 sur la route d'Ax-les-Thermes 100 mètres avant le virage,
vous apercevez au fond à gauche, le pic des Sarrasis et la lignée d'arbres c'est la route qui mène à Quillan
cette photo a aussi servi pour le tirage de cartes postales
Zoom sur les personnages de la photo précédente, sait on jamais si vous les reconnaissez !
la maison blanche derrière eux c'est l'hôtel BAYLE
La voici la route venant de Quillan et menant à Belcaire à droite sur la photo sur-exposée, elle a été prise probablement dans les années 1950 en juillet, de la route menant à Tra Soulas
Voici la même photo prise pratiquement du même endroit en août 2008, il y a moins d'arbres le long de la route qui va à Quillan, mais ils ont pris possession des montagnes
Et bien justement en voici une photo de classe de Belcaire datant de 1953-1954
 
1er rang en bas en partant de la gauche : Éliane Vergès fille d'Adèle, Marie-Louise JASSIN, Geneviève CAMURAC (la spécialiste des météorites qui habite Roquefeuil aujourd'hui), Michèle MÉDUS, Albert TOUSTOU, Alain MAUGARD, Rose-Marie FERRAN, Anne-Marie TOUSTOU, Claudie BILDÉ (fille du postier de l'époque)

2ème rang en partant de la gauche : Pierre OLIVARI, Elisabeth FERRIÉ, Liliane MALET, Francine SADOURNY,  l'oncle de Floriane Caux : Joseph Caux l'ancien buraliste de Belcaire le bureau de tabac était situé en face de l'hôtel Bayle, Pierre JEAN, Louis FERRAN, Louis BONNET.
 
3ème rang en haut en partant de la gauche : Suzanne DELPECH, Marguerite TOUSTOU, Marie-José FAUCHÉ, Christiane CAMURAC (soeur de Geneviève), Francis SADOURNY, Jean-Baptiste TOUSTOU.
Merci à Liliane Malet et à Régine Sadourny qui m'ont aidé à identifier tous ces visages. Si vous reconnaissez quelqu'un pensez à m'écrire !


L'intérieur de l'église de Belcaire en 1914 avec son magnifique lustre de cristal
Deux mariages célébrés dans l'église de Belcaire dans les années 1930.

Le couple de mariés à droite, il s'agit de Lucienne née Camurac mariée à Léon Maury habitant Loume à Belcaire
j'ignore les autres noms des personnages, si vous les reconnaissez, contactez moi, je pourrais ainsi compléter la légende de cette photo superbe.

Les habitants de Belcaire ont bien connu cette femme "haute en couleur" sur sa moto (une René Gillet 750 type G1 de 1936 / 38), Reine Bayle la soeur de René Bayle patron de l'emblématique hôtel restaurant BAYLE à Belcaire, Résistant faisant partie du Maquis de Picaussel, arrêté le lundi 29 novembre 1943 et mort en déportation
Belcaire, la rue de l'église descendant vers le lavoir en octobre 1954
elle a été un peu élargie en 1960
Voici la même rue de l'église aujourd'hui (2008) prise du bas à l'endroit où se trouvent les personnages sur la photo précédente
Belcaire, le rocher "la croix", l'église vue côté ouest en 1900
Belcaire, les champs, années 1950, le long de la route de Quillan non loin de la scierie Maugard
Jeunes Belcairois ayant obtenu le diplôme d'honneur dans les années 1970
si vous avez des infos sur cette photo, écrivez moi pour que je puisse compléter la légende
Photo souvenir de 16/Train des équipages militaires, l'atelier en octobre 1907
le deuxième à gauche étant le grand-oncle de Liliane Malet, Joseph Verdier,
il était menuisier-charpentier, de métier. La belle charpente de la Salle des Fêtes de Belcaire : c'est lui ! il conduisait aussi des locomotives car il était mécanicien à la Compagnie du Midi, Chemin de fer Paris-Orléans
Et voici un autre grand oncle de Liliane Malet, Auguste Toustou mécanicien conducteur, avec sa locomotive à Carcassonne dans les années 1910, pour les puristes, si vous connaissez le nom de cette loco écrivez moi. Auguste Toustou était le mari de la soeur aînée de la grand-mère Thérèse à Liliane Malet
Route de la forêt de la plaine à Belcaire en 1915

 

J'espère que cette petite rétrospective dans le passé vous a plue et que cela éveillera en vous l'envie de publier vos souvenirs.
Faites comme Liliane, contactez moi, si vous voulez publier et mettre à la une vos photos sur le site.

Si vous avez identifié vos ancêtres ou reconnu quelqu'un, ou si vous voulez apporter une précision sur une date ou vous avez vu une faute d'orthographe cela arrive, n'hésitez pas à m'écrire afin que son nom soit mis en "lumière" sous la photo correspondante ou pour que les rectifications puissent être faites.
Il faut dire que les Belcairoises et Belcairois ne sont pas très coopératifs, internet n'arrive peut être pas encore jusqu'à eux, car c'est une région montagneuse et sauvage, ce n'est quand même pas devenu un village fantôme, reclus qui a perdu son âme !? C'est bizarre, les "expatriés" de Belcaire sont plus motivés, ils l'aiment leur région et ils le font savoir ! Merci à eux.

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Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Liliane MALET et Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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