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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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2 octobre 2009
REPORTAGE PHOTOS SIGNÉ : ANNE-MARIE KIRCHSTETTER de BELCAIRE


L'association "LOU CALEL" a organisé la fête de la moissons première édition à ESPEZEL le 15 août 2009. Le village d'Espezel a pris pendant toute une journée les couleurs de la vie d'antan ... En effet il s'agit de reconstituer les moissons à l'ancienne avec du matériel des années 1950 / 60. La dernière fois qu'une telle fête fut organisée sur le plateau de Sault, c'était en août 1988 à Roquefeuil. Mais la nostalgie reprend le dessus à un moment ou à un autre, l'association a décidé de remettre cette fête au goût du jour ! Et elle a bien fait puisque plus de 3000 visiteurs sont venus admirer tous ces engins agricoles d'une autre époque ainsi que le savoir faire de nos aïeux. Grâce à l'association, Espezel c'est offert un sacré retour vers le passé, événement de l'été sur le plateau de Sault, qu'il faut perpétuer ! Faites le savoir autour de vous !!
Anne-Marie écrit : "Émotion, c'est comme dans un film d'époque, les différentes activités d'antan sont remises en marche sur le plateau de Sault, cela rappel des tas de souvenirs d'enfant".

Et pour cette occasion, qu'il aurait été dommage de manquer, mon amie Anne-Marie Kirschetter était sur place toute la journée pour assister aux diverses animations. Anne-Marie a joué au reporter et elle a pris de nombreuses photos,  je me propose de vous en montrer 64. Anne-Marie a joint quelques précisions aussi sur les prises de vue.
Je remercie tout particulièrement Anne-Marie qui fait bouger les choses tout comme Liliane Malet, "Gens de Belcaire" et qui participent à la réalisation de ce site internet à leur façon pour en faire profiter le plus grand nombre et surtout pour faire connaître leur région, votre région !

Début du reportage photo d'Anne-Marie, matinée du 15 août 2009 :

Voici pour ceux qui ne savent pas encore où se situe ESPEZEL un extrait de carte, pour vous y rendre l'aéroport international le plus proche c'est TOULOUSE BLAGNAC
10h30 arrivée à Espezel. La batteuse est prête pour entrer en action dans l'après midi
La batteuse a été installée aux abords de la place d'Espezel
10h40 Anne-Marie est arrivée juste à temps pour le défilé des tracteurs anciens toutes marques, d'une autre époque
Des artisants ont installé leurs stands et ils vous proposent de vous faire découvrir des bons produits du terroir
De nombreux tracteurs anciens, environ une vingtaine, c'est un bon début. Ils sont venus s'aligner le long de l'avenue pour le plus grand plaisir du public venu nombreux en ce 15 août 2009 très ensoleillé
On a ressorti la cariole d'époque
Un couple d'anglais du plateau de Sault habitant Belcaire, la femme a revêtu une tenue d'époque pour cette grande occasion
  
La très jolie fontaine d'Espezel et son lavoir
10h45 Les lavandières au lavoir, démonstration du lavage du linge aux siècles passés, mesdames la machine à laver n'est-elle pas une belle invention !
On indique à Anne-Marie que des choses intéressantes se passent dans le champs de blé, là-bas un attroupement ...
Le blé a été fauché, les gerbes sont prêtes. Elles seront chargées sur des charettes en bois toujours d'époque et seront traitées par la batteuse dans l'après-midi
Les moissonneurs se mettent à l'ouvrage, fauchage et liage des gerbes de blé est effectués par la machine
Démonstration du fauchage du blé avec un faucheuse lieuse tractée par un tracteur
La faucheuse a fait le tour et revient vers nous
De nombreux curieux et passionnés ont fait le déplacement pour admirer les moissonneurs en action, "ça sent la bonne époque" dira un ancien "où il y avait du boulot pour tous, dans l'agriculture ... avec cette mécanisation voilà le résultat"
La faucheuse lieuse automatique de gerbes
La faucheuse va être décrochée du tracteur pour vous montrer une autre démonstration
très jolie vue sur la campagne autour d'Espezel où il fait bon vivre, comme sur tout le plateau de Sault d'ailleurs
L'autre démonstration, la faucheuse en action, mais cette fois ci, tractée par des boeufs comme cela se faisait avant l'arrivée des premiers tracteurs
Il faut une main de maître et un savoir faire pour guider les bêtes et la faucheuse
ça y est, c'est partie pour un fauchage à l'ancienne parfait
l'attelage arrive, les spectateurs suivent le labeur avec intérêt
La progression est efficace et cela ne pollue pas monsieur Jean-Louis Borloo !
Les gerbes de blé s'empilent sur le côté, il n'y a plus qu'à effectuer le ramassage pour les emmener à la batteuse
Les animaux sont dociles mais pour un attelage de quatre boeufs, deux moissonneurs ce n'est pas de trop pour la manoeuvre
Malgré le manque d'habitude nos moissonneurs ont parfaitement réussie leur récolte de blé
Les spectateurs venus très nombreux regardent de près et découvrent pour la plupart le moissonnage d'antan
Les gerbes de blé sont chargées sur la charette en route pour le battage !
Des danses sont exécutées sur la place d'Espezel par le groupe folklorique "Les tradadous"
12h15 il fait chaud, les musiciens se sont mis à l'ombre pendant que  "Les Tradadous" exécute une danse folklorique
Un retardataire, mais non ! il ouvre la marche, c'est le retour des champs, les tracteurs et les charriots de blé suivent
Ah ! les voilà
Le blé sera travaillé dans l'après-midi sur la place d'Espezel
12h20 Anne-Marie fait la rencontre d'un personnage typique du plateau de Sault habillé selon la tradition ancestrale
Les dernières charrettes bien chargées de blé arrivent sur la place d'Espezel pour le battage

Pose repas pour Anne-Marie, peu avant 13h00 tout le monde prend place pour le repas servi à la salle de fêtes (prix : 16 €)
La suite du reportage photo d'Anne-Marie, l'après-midi du 15 août 2009 :

15h30 attroupement autour de la batteuse sur la place d'Espezel
La batteuse est en action grâce à la courroie reliée au tracteur qui assure sa rotation
Avec les photos d'Anne-Marie j'ai réalisé ce panorama de l'ensemble batteuse et sa presse située à l'arrière d'où sortent les bottes de paille
Les gerbes de blé fauché le matin sont dévorées par la machine
la batteuse avale les gerbes de blé, d'un coté sort les grains de blé et vers l'arrière la paille transformée en bottes ou ballots pour nourrir le bétail
Une batteuse en action c'est impressionnant avec ces énormes courroies qui causaient de nombreux accidents à l'époque. Il ne fallait pas trop tourner autour et rester à bonne distance. Ces machines sont apparues sur le plateau de Sault dans les années 1930 et utilisées jusque dans les années 1960
ici c'est un manège à boeufs en action, c'est une machine à battre qui fut utilisé de 1875 à 1930,les animaux font tourner les hélices qui sont raccordées à la machine au centre et par un système de transmission, le mouvement de rotation des bêtes, fait tourner un axe qui est une bielle très longue, que vous apercevez au ras du sol. Cet axe faisant lui-même tourner une autre machine qui bat le blé
ici au milieu de l'axe ou la tige métallique qui est au ras du sol, on aperçoit un cardan qui permet de changer la direction de l'axe vers la machine à battre. Avec 3 personnes et une paire de vaches on pouvait battre à l'époque, jusqu'à cent gerbes à l'heure
La voici la machine à battre le blé on introduit les gerbes de blé d'un coté de cette mini batteuse
Le spectacle est garantie, il faut dire que c'est le genre d'engin que plus personne ne connaît ou n'a vu
Ces vielles machines ont un succès fou
La foule est venue en masse, assister à cette démonstration qui a eu un énorme succès comme vous pouvez le voir sur cette photo

je n'ai pas toutes les explications de la chaîne de production, mais visiblement la paille est introduite dans le cylindre à gauche pour, je présume, confectionner des bottes de paille. Si je me trompe vous m'expliquerez tout cela, en me laissant un commentaire en cliquant en bas juste après l'article c'est tout simple
Sur cette photo vous apercevez très bien l'axe faisant tourner la machine à battre le blé
Le spectacle est garantie par l'originalité de cette surprenante mise en oeuvre de cette force motrice
Tout le monde prend plaisir à montrer le fonctionnement et l'utilisation de ces vieilles machines insolites
Le blé est introduit dans cette autre machine manuelle que l'on appelle le Ventadou, elle trie le blé de ses impuretés, il faut enlever la "balle" qui est l'enveloppe qui protège le grain de blé
il fallait être ingénieux à l'époque pour trouver ce système que je trouve très original et surprenant
 

A quoi peut bien servir cette énorme lessiveuse ? c'est à mon avis un trieur à céréales. Vous connaissez son nom ? envoyez moi un commentaire
Le fameux Ventadou ou le ventilateur à grains qui permet de séparer l'enveloppe appelé balle du grain de blé, il me semble que l'on nomme aussi ces machines astucieuses Tarares. Elles ont été utilisées jusque dans les années 1980
Si vous connaissez le nom de cette machine, envoyez moi un message
Un autre Ventadou manuel
La forge est allumée des objets et outils sont confectionnés toute la journée, pas de chance le forgeron était parti faire une pose
Ici un tracteur Porsche Junior standard 217 des années 1962
Des charrues, des machines agricoles sont exposées auprès d'une bonne vingtaine de vieux tracteurs que vous voyez ici
C'est l'occasion aux enfants de jouer à l'agriculteur qui sait des vocations peuvent naître ainsi
il n'est pas fière le jeune homme !
Un tracteur Mac Cormick Farmall des années 1955
De superbes machines en état de marche
Tracteur Mac Cormick Farmall FCN de 1953

Tracteur Carter
16h30 Anne-Marie va nous laisser avec ce dernier tracteur

 

Monsieur Francis SAVY,  Président de la communauté de communes du Pays de Sault a expliqué :

" Nous soutenons cette action car elle rappelle une activité rurale essentielle à l'économie du plateau : l'élevage. Les blés servent à l'alimentation des animaux et à la paille à faire des litières. Il s'agit d'une manifestation identitaire qui concerne l'ensemble des habitants. En outre il est important de rappeler aux jeunes la pénibilité du travail aujourd'hui facilité par les nouvelles machines. Le sujet concerne toutes les générations"

Les organisateurs avaient revêtu des costumes d'époque pour vous mettre dans l'ambiance.

Beaucoup d'animations ont eu lieu autour de cette fête des moissons réussie, exposition de miniatures, exposition de photos anciennes à la salle des fêtes sur des scènes de vie d'autrefois et métiers d'antan, ferme avicole et pêche à la truite dans le parc du Calcat et beaucoup d'autres exposants ont répondu présent. Ce fut l'occasion de montrer une exposition de vielles voitures restaurées. Un vannier a fait découvrir sa passion et proposa à la vente ses objets issus de ses mains habiles sans oublier le rempailleur de chaise, ... des métiers d'antan.
Pour cette journée splendide très intéressante, l'association "Lou Calel" a fait participé tous les commerçants et artisans d'Espezel.
Une vente de tee-shirts "fête des moissons", confectionnés par un membre de l'association a été vendu en souvenir de ce 15 août mémorable, historique pour cette petite commune du Pays de Sault. Zut ! je n'ai pas eu mon tee-shirt souvenir !!


Tous mes remerciements à Anne-Marie pour toutes ces photos qui permettent de faire connaître la "fête des moissons" à ESPEZEL au monde entier, ne soyons pas modeste, avec internet c'est possible !

Merci à cette association "Lou Calel" qui a son siège social au 9 impasse Rocate, 11340 Espezel.
Elle organise des manifestations culturelles, de loisirs et d'animations.

A l'année prochaine !!

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Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

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Réalisé par Anne-Marie KIRCHSTETTER / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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22 août 2009
bandeau-randos-sentiers-cathares-02.jpg
On appellera cette rando "LE MAQUIS DE PICAUSSEL" on aurait pu aussi l'appeler le "Sentier de la Liberté"

Avec mon chroniqueur et ami "Gens de Belcaire", nous allons vous proposer une rando un peu particulière dans un secteur du Pays de Sault toujours aussi splendide, mais en cet endroit se sont déroulés des événements tragiques pendant la seconde guerre mondiale sous l'occupation allemande. Ces événements font désormais parties de l'histoire de notre pays.

J'ai longuement hésité à vous narrez les faits qui ont traumatisés une région, des villages et que tous leurs habitants connaissent. Je voulais me contenter de vous donner des indications sur l'itinéraire de cette rando, mais il est difficile de ne pas évoquer ces drames qu'ont vécus ces hommes entrés dans la résistance pour défendre une cause juste au péril de leur vie. C'est sans amertume que je rappellerai ici ces tragédies historiques. L'homme a tendance à vite oublier et il est sans cesse nécessaire de remémorer le passé, dans l'espoir que ce genre de désastre ne se renouvelle plus. J'en dirai quelques mots après vous avoir décrit l'itinéraire.

carte-g-n-rale.jpg

Pour vous situer BELVIS sur la D613 pile poil entre Quillan et Belcaire, disons 18 minutes de Quillan et 12 minutes de Belcaire, vous êtes au coeur du Pays de Sault

 

Revenons à notre rando et à son itinéraire que voici en détail :

Ce circuit est une boucle qui fait 10 km relativement facile. Il faut cinq heures pour le parcourir, et il n'y a pas de difficulté particulière

Ce sentier qui démarre du village de Belvis vous entraînera, à travers la forêt de Picaussel sur les traces des résistants de la dernière guerre, ne perdait pas de vue qu'en 1940-45 la végétation était moins dense qu'aujourd'hui, mais c'est ici que se réfugièrent ces soldats de l'ombre pour lutter contre l'occupant. Lors de votre balade vous pourrez également découvrir l'impressionnant gouffre (barrenc) de Picaussel qui vous permettra de voir une formation caractéristique des sous-sols calcaires du Pays de Sault pour ceux que la géologie intéresse.

Le sentier débute au centre du village, au niveau du croisement de la route de la Malayrède (D1). Prendre 50 mètres de la petite rue montante sur votre droite. Prendre deux fois à gauche, puis à droite. Ensuite suivre cette direction sur 1 km.

Au départ d'une montée, à l'angle d'une forêt de pins, tourner à droite et suivre le bord gauche du pré. Suivre le balisage jaune sur ce chemin. Tout en bas vous arrivez dans une prairie, un large chemin prend sur la gauche. Le suivre jusqu'à un embranchement descendant sur la gauche, à prendre. Une centaine de mètres plus bas, suivre le balisage sur la droite puis 10 mètres plus loin de nouveau à droite dans un bois. Vous allez, trouver bientôt, l'ancien chemin de la Véménière (repère n°1) qui vous conduit jusqu'à l'embranchement de la route forestière de Picaussel (repère n°2). Continuer tout droit et sur la route forestière de gauche.

A environ 800 mètres de là, dans un bois, prendre un chemin sur la gauche, puis à 30 mètres sur la droite et à 100 mètres sur la gauche et de suite à droite. Suivre ce chemin jusqu'à l'embranchement (repère n°3) avec le sentier du Mémorial du Maquis de Picaussel (repère n°4) (flèche verte dans un rectangle jaune) et le suivre sur la gauche. Arrivé sur la Route des Sapins, suivre vers la droite. Au croisement du refuge du maquis (repère n°5), prendre la route à gauche dans la direction du "Barrenc de Picaussel" (repère n°6). Une fois passé le belvédère (repère n°7), poursuivre jusqu'au croisement où vous trouverez sur un chemin en contre bas à gauche le panneau de direction D5 (repère n°8). Suivre ce sentier qui vous conduira à la "Fontblanche" puis de là à Belvis.

 

trac--d-finitif-rando-picaussel.jpg

Voici l'itinéraire avec la liste des points de repères sur la carte IGN :

1- ancien chemin de la Véménière

2- route forestière de Picaussel et la stèle du maquis

3- embranchement avec le sentier du Mémorial du maquis de Picaussel

4- le Mémorial du maquis de Picaussel

5- route des sapins - aire de pique-nique

6- barrenc de Picaussel (gouffre)

7- belvédère offrant un point de vue, altitude 1000 m

8- repère D5, panneau d'indication

 

Belvis-2008-01.jpgLe village de Belvis avec ses 170 habitants tel qu'on le voit de la D613, j'adore ce village paisible niché au pied du "Roc del Castel" ancien site castral, à l'écart de la circulation automobile, le coin est splendide ! Ce petit village, au coucher du soleil, comme au lever, reflète la douceur de vivre sur la plateau de Sault.

Je cherchais comment exprimer mon attirance pour cette région, j'ai trouvé, je ressens en ces lieux une certaine plénitude, le Pays de Sault sauvage respire la liberté, la tranquillité, oui, c'est ça !

J'ai encore eu cette sensation cette année en me rendant à Belcaire le 17 juillet 2009.

Je connais une personne qui habite Belcaire et qui passe par là, matin et soir pour ce rendre à son travail, fait-elle encore attention !

Ce village est toujours beau, malgré l'absence des bovins qui ont quittés le village, on ne stocke plus le foin et la paille autour des maisons, il ne reste plus beaucoup de "feradjals", jardins entourés de murets ou de clôtures de bois. Attention à la construction de hangars aux alentours , pas toujours bien intégrés dans le paysage !! C'est dommage, élus, soyez vigilant !

Belvis-mars-2009-01.jpgVoici une vue rapprochée de Belvis prise en mars 2009

Belvis-03.jpgLa rue principale du village de Belvis

- Le Barrenc de Picaussel d'une profondeur de 140 mètres, cette cavité a été explorée pour la première fois le 4 septembre 1938 par les membres du spéléo-club de l'Aude. L'entrée a été aménagée par l'office National des forêts qui y a installé des panneaux explicatifs.

 

Je vous propose une liste de "Barrencs" =  Gouffres, proches de Belcaire :

- Barrenc  du  Barbu  - Roquefeuil  :  -120 m

- Aven de la Lucarne - Belvis  :  -105 m

- Barrenc de la Tira de la Lauza - Puivert :  -128 m

- Barrenc des  Chandeliers  n° 3 - Puivert :  -121 m

- Puig del Tilh- Trou du Vent du Blau : Puivert  :  -110 m

- Barrenc du  Sarrat des Loups -  Puivert  : -103 m

- Barrenc de l'Ourtiset - Campagna de Sault :  -111 m

 

Belvis-vue-a-rienne-02.jpgUn vue aérienne de Belvis datant de mars 2009

Belvis2008-02.jpgPhoto prise côté Est de Belvis

Belvis-1970-07.jpg

Belvis et son côté paisible cela se ressent sur cette photo

panneau-espezel.jpg   panneau-maquis-de-picaussel.jpg   Maquis_Picaussel_10034.jpg         

Si vous vous perdez dans ce secteur vous n'avez pas d'excuse !!

Chemin-e-de-la-barraque-du-maquis-ci-joi

La cheminée du refuge du Maquis (repère 5 sur le plan)

St-le-maquis-Piacussel.jpg

La stèle du Maquis de Picaussel

plaque-comm-morative-Maquis-Picaussel.jp

Vous voyez que ce lieu parfaitement délimité, est très important dans l'histoire du Pays de Sault, vous allez comprendre pourquoi en lisant la suite ...

bandeau-maquis-de-picaussel.jpg

 

LA RÉSISTANCE SOUS L'OCCUPATION ALLEMANDE

Dès l'armistice de 1940, les mouvements de résistance recueillent quelques sympathies dans le département de l'Aude. Quand celui-ci est occupé, à l'instar de l'ensemble de la zone sud (11 novembre 1942), des maquis importants se forment dans la Montagne Noire (avec un corps franc), dans le Minervois, dans le sud du département (Escouloubre, Picaussel). Des chaînes d'évasion sont établies en direction de l'Espagne et des embarquements clandestins sont pratiqués sur les côtes Narbonnaises. La répression allemande se montre vigoureuse, surtout à la fin de l'Occupation avec l'exécution de nombreux résistants. L'Aude sera libérée en août 1944.

 

Organisation de la résistance en Quercob

Début 1943, Lucien Maury fut chargé d'organiser la résistance en Quercob. Ce n'est qu'en mai 1944 que la maquis de Picaussel viendra occuper la forêt de Sault. La résistance était composé de 8 sections de 35 à 40 hommes qui étaient répartis à différents endroits de la forêt, logeant dans des cabanes de bergers, ces 8 sections étaient chapeautées par un poste de commandement. Ce réseau de résistance de Picaussel était ravitaillé en matériel par parachutages. C'est du 6 au 8 août 1944 qu'une attaque virulente des allemands eu lieu, la puissance de force était incomparable, 1500 à 2000 hommes prirent part aux combats. L'ordre d'évacuer le secteur fut donné dans la nuit du 7 au 8 août 1944, 150 maquisards gagnèrent Quérigut.

 

Terrain de parachutage, la naissance du maquis de Picaussel

En mars 1943, quatre jeunes gens arrivent les premiers sur les lieux d'une opération de largage commise par erreur sur les hauteurs de Lescale. Ils ont vu des parachutes accrochés en haut des sapins, ils récupèrent du matériel et le camoufle avant l'arrivée des allemands et disparaissent dans la forêt. Le colonel Maury alors instituteur à Lescale impulse le mouvement de résistance. Ainsi naît ce qui deviendra plus tard le maquis de Picaussel. Ces armes parachutées vont en effet permettre les premières séances d'instruction. Début janvier, les terrains les terrains de Picaussel situés sur la commune de Belvis, jouxtant celle de Puivert sont homologués terrain de parachutage. Le 12 avril 1944, parachutage d'une mission du BCRA d'Alger composée de 4 hommes (un chef et trois opérateurs radio dont un restera au maquis jusqu'à la libération), tout ce monde est hébergé par les habitants de Lescale. L'assassinat d'Emmanuel Peyrade et l'arrestation de son fils Adrien au hameau Camp de Marcel par la Gestapo rend la présence des maquisards dont certains sont recherchés. La Gestapo deux jours plus tard, fait une descente sur les lieux sans résultat car les hommes se cachèrent dans la grotte située à 800 mètres de là. Cette grotte devint le premier P.C, clandestin, du Maquis. Le 6 juin 1944, installation du camp de Picaussel, les premiers maquisards logèrent dans des granges prêtées par des habitants de Lescale. Deux mois plus tard, le 6 août 1944, attaque du Maquis de Picaussel par un important détachement de la 11ème panzer allemande. Après 48 heures de combat, le chef du Maquis et son adjoint décident de décrocher. Dans la nuit du 7 au 8 août 1944, le maquis, maintenant fort de 350 hommes se replie sur Rodome puis Quérigut en Ariège pour continuer la lutte. Le 8 août 1944 au matin, l'ennemi pénètre dans le camp vide, saccage et brûle toutes les installations y compris les granges.

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Le mémorial du maquis de Picaussel ouvert au public (repère n°4 sur le plan)

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L'intérieur du mémorial avec de nombreuses plaquettes et panneaux d'information sur cette période

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Croquis montrant l'emplacement et le mouvement des forces en présence lors de l'attaque des nazis les 6,7 et 8 août 1944 sur le maquis de Picaussel

Le 9 août 1944, Lescale, vidé brutalement de ses habitants, est incendié par les troupes nazies.

Dans la partie haute du hameau, autour de l'église, se trouve encore l'emplacement de ce vieux village détruit le 9 août 1944, en représailles contre les résistants du maquis de Picaussel retranchés dans la forêt voisine. Une plaque commémorative a été inaugurée à Lescale le 1er août 1999 en souvenir de cet événement dramatique pour le village et ses habitants.

 

De mars à août 1944, 10 avions ont parachuté sur ce terrain plusieurs tonnes de matériel de guerre.

Situé sur la commune de Belvis ce terrain se présentait sous la forme d'une bande de terres cultivées limitées à l'ouest par la route départemental n°120 et sur les 3 autres côtés par des hauteurs boisées. Ces terres appartenaient aux habitants de l'Escale hameau de Puivert.

A cause de l'éloignement du village les propriétaires avaient construit des "Bordes" sortes de granges pour les animaux, utilisées au moment des travaux des champs et servaient à mettre les récoltes à l'abri en attendant leurs transport vers le village. Lors de la création du camp de Picaussel, le 6 juin 1944, ces bordes furent occupées par les premiers maquisards. Elles furent incendiées et détruites par les troupes nazies après l'attaque du camp et les combats des 6 et 7 août 1944.

Après la Libération ces bâtiments ne furent pas reconstruits. Petit à petit les cultures furent abandonnées et remplacées par des plantations de sapins et d'épicéas, et c'est ainsi que l'on est arrivé au paysage actuel : une vaste forêt de résineux au sein de laquelle apparaissent me Mémorial et l'allée gazonnée qui y conduit. Ce site est protégé et perdure.

 

Cette histoire glorieuse, est expliquée au Mémorial qui a été construit sur les ruines d'un bâtiment ayant servi de poste de commandement du Maquis. Le visiteur y découvre les événements qui s'y sont déroulés lors de la seconde guerre mondiale ainsi que diverses plaquettes d'information sur les résistants.

 

LES PERTES DU MAQUIS DE PICAUSSEL entre juillet et août 1944

 

LISTES DES MORTS LORS DE L'ATTAQUE DES ALLEMANDS A PICAUSSEL

 

Nom   Grade    Date
BAUDRY Justin  sergent   26.7.1944
BERTHIER Jean   caporal  26.7.1944
CALMET Baptiste 2ème classe 21.7.1944
CARBOU Jean   sergent  06.8.1944
DUHAMEL Roger caporal 26.7.1944
FLOCHET Espérance   sergent  21.7.1944
LEBRET Joseph  sergent    06.8.1944
MALAYRACH François    adj-chef 26.7.1944
PAPON Albert   2ème classe  26.7.1944
VIDAL Paul   2ème classe 07.8.1944

 

LISTES DES BLESSÉS LORS DE L'ATTAQUE DES ALLEMANDS A PICAUSSEL

Nom  Grade    Date
ALEX  2ème classe   20.7.1944
ARRECOT Joseph  2ème classe  20.7.1944
BLANC Lambert  2ème classe 25.7.1944
BAILLY 2ème classe 06.8.1944
CAPDEVILA Maurice   lieutenant  06.8.1944
CASSAN Charles 2ème classe 06.8.1944
CASTIGNOL André 2ème classe 25.7.1944
CHAVAGNE Lucien sergent 20.7.1944
EDOUARD (l'autrichien)  2ème classe 20.7.1944
FOUCART Adhémar caporal    06.8.1944
FOURNIER Pierre 2ème classe 20.7.1944
FOLCHET Lucien  2ème classe  20.7.1944
GARROS Pierre 2ème classe  25.7.1944
GARROS Fernand   2ème classe 25.7.1944
GIBELIN Albert  2ème classe  25.7.1944
LAFORET Pierre  2ème classe 25.7.1944
LAFFOND Roger 2ème classe 25.7.1944
MARIN Septime 2ème classe 20.7.1944
MOULARD 2ème classe 07.8.1944
PRADIER Marcel 2ème classe 25.7.1944
ROUSTAN Lucien 2ème classe 25.7.1944
RAOUX Roger   adjudant-chef  25.7.1944
SIMON Pierre    sergent-chef 25.7.1944
TICHADOU Marcel     2ème classe 06.8.1944
ZONNA Guy   2ème classe 25.7.1944

 Tunnel-de-l-Escale.jpg

Si vous passez sur la petite route D120 qui passe près du petit village de LESCALE, arrêtez vous, de là vous apercevez le hameau de La Malayrède (flèche bleu) avec le pic du Bac 1168 m en arrière plan. Sur le côté de la voûte du tunnel il y a une plaque commémorative (flêche rouge) cette plaque vous l'avez en photo ci-dessous.

Plaque-sur-le-tunel.jpg

 

Hameau-de-la-Malayr-de-o--le-maquis--tab

"Gens de Belcaire" a réalisé un zoom sur le hameau de La Malayrède au pied du pic du Bac 1168 m, ce hameau se trouve dans un cul de sac, pour le côté paisible vous ne pouvez pas être mieux servi, le sentier de randonnée que l'on vous propose passe non loin de là.

Arrive t'on à La Malayrède par hasard ! car comme dit l'expression : c'est le trou du cul du monde ! un hameau perdu dans sa solitude. On y respire d'autant mieux la Liberté.

Maquis_Picaussel_P001.jpgUn panorama intéressant vous montrant le plateau de Sault sous la neige permettant de pratiquer le ski de fond en hiver

 

LE VILLAGE DE LESCALE INCENDIÉ EN REPRÉSAILLE

Les documents et renseignements qui vont suivre concernant l'incendie et la reconstruction du village de Lescale nous ont été communiqués par :
l'associaton "Les Amis de Lescale"
6 avenue de Puivert
LESCALE
11230 PUIVERT

site internet : http://pagesperso-orange.fr/hograin/association/association.htm

Je les en remercie. 

Les photos couleurs sont de "Gens de belcaire"

 

Témoignages :

"Le dimanche 6 août 1944, jour de la fête au village de Lescale, deux maquisards furent tués et deux autres blessés à un kilomètre du village sur la route qui monte vers le tunnel.

Le lendemain 7 août, tout un détachement allemand arriva au village. Ils se promenèrent armés dans le village, pillèrent des maisons. Soudain, un échange de tirs eut lieu entre les canons allemands et les mitrailleuses des maquisards.

Le 8 août ils attaquèrent et détruisirent les installations du maquis qu'ils trouvèrent désertes, le maquis s'étend replié dans la nuit sur Quérigut.

Le mercredi 9 août 1944 le village de Lescale fut totalement incendié en représailles !

A l'aube les autorités occupantes nous intiment l'ordre de quitter nos maisons et le village. Nous partîmes en hâte à travers les champs et les bois pour nous réfugier au flan de la montagne où impuissants nous assistâmes à l'incendie de notre village. Moi, je garde de cette douloureuse journée, une grande peur, nous avions pris les bêtes et nous nous sommes enfuis dans un pré, à peu prés à deux kilomètre, où nous avons passé la journée ensembles.

Quand le mercredi 9 août, les envahisseurs incendièrent le village, nous étions dans un bois et chacun voyait flamber sa maison au fur et à mesure. Nous les enfants nous étions conscients du drame, mais les parents pensaient au lendemain, sans foyer, sans linge, sans nourriture. Les bêtes s'étaient échappées, nous entendions les bœufs meugler, les poules épouvantées s'enfuyaient. C'était la désolation.

Plus tard nous sommes revenus voir les ruines toutes fumantes et chacun essayait mais en vain de récupérer quelque chose.

L'après …. un relogement dans des construction précaires en attendant la reconstruction du village qui tarda à sortir de terre, 4 années se sont écoulées après le drame : "c'était la misère, il y avait des punaises qui sortaient des planches, la puanteur. Il n'y avait pas d'écoulement vers l'extérieur de la maison et les planches au coin de l'évier étaient pourries. Le désespoir avait arrêté la vie de certains. Malgré tout un bébé a vu le jour dans cette insalubrité. Gilbert est né en février 1948. Le froid de l'hiver était dur, mais la chaleur de l'été c'était pire. Gilbert est tombé malade, dysenterie. Vu les problèmes nous avons demandé que soit aménagée une pièce dans la maison en construction pour pouvoir installer notre enfant."

LESCALE-reconstruction-1956-04.jpgLa reconstruction du village de LESCALE la première pierre a été posée le 9 mai 1948.

LESCALE-reconstruction-1956-02.jpg

Cette reconstruction du village de Lescale entièrement détruit, fut longue et laborieuse.

LESCALE-reconstruction-1956-03.jpgEn 1956, soit 12 ans après la destruction de leur village, les constructions des maisons sont terminées, que l'attente fut longue pour les habitants attachés à leur terre !

 La reconstruction du village a été longue, difficile souvent interrompue. La première pierre a été posée le 9 mai 1948 !! En 1956, soit 12 ans après la destruction de leur village, les sinistrés purent enfin prendre possession de leurs nouvelles demeures.

"Chacun était heureux mais ce n'était plus la maison dans laquelle ils avaient vécu avec leur famille"

LESCALE-reconstruction-1956-01.jpgLe nouveau LESCALE en 1958, regardez bien cette photo et comparez la avec celle ci-dessous, la physionomie des lieux n'a pas changé depuis, on retrouve toujours et encore ici, ce côté préservé, que je n'arrête pas de vous faire remarquer !! C'est peut être aussi cela que j'aime certainement inconsciemment. Faut dire, que les emplois dans la région ne vont pas en augmentant, ce qui n'incite pas à s'établir dans le Pays de Sault éloigné des grandes villes ! C'est pour cela qu'elle a besoin de vous pour sa promotion, elle le mérite et elle vaut le détour ...

l-Escale--2-.jpg

LESCALE en mars 2009, vu de la D120

Maison-reconstruite.jpg

Voici une des maisons reconstruite à Lescale

Eglise-LESCALE.jpg

L'arrière de la petite église de LESCALE , j'aurai préféré vous présenter une photo de la façade mais "Gens de Belcaire" l'a vu autrement, je le charris un peu ... c'est l'accés à l'église et juste à droite se trouve la plaque commémorative ci-dessous.

St-le---glise-LESCALE--2-.jpg

Cette plaque commémorative inaugurée le 1er août 1999, se trouve sur un mur prés de la petite église de LESCALE

 

Histoire de la résistance en Pays de Sault et notamment à BELCAIRE

 

Les maquisards ayant besoin de ravitaillement en vivres effectuaient des "descentes" chez les paysans du plateau et les allégeaient de poules, lapins, veaux, patates, salades, pains, farine, œufs….. Qu'elle n’était pas la profonde joie de nos fermiers privés de cette victuaille.

Mais avec du recul, quel service ils leur ont rendu à ces combattants de l’ombre FFI, FTP, Francs tireur….qui participèrent à la libération de leur pays.

 

Dans le dédale des événements de la guerre, de l'occupation, et de la collaboration, il y a eu des actes de courage. J'ai découvert celle-ci que très récemment, les témoins commencent à se raréfier, mais la mémoire locale étant toujours présente, je pense qu'il était souhaitable d'en parler ici, car c'est un épisode qui a laissé des traces profondes. Voici l'histoire d'une rafle qui a mené des hommes dans les camps de concentration.

 

On pouvait penser que le Pays de Sault coulait des jours tranquilles, peinards avec ces forêts de sapins et qu'il n'y avait aucune activité de guerre durant cette période douloureuse. Détrompez-vous la résistance menait une activité intense. Pourquoi ? Tout simplement parce que la frontière espagnole était à proximité, que le Pays de Sault est éloigné de toute agglomération importante où les garnisons allemandes étaient implantées, la région bénéficiait d'une tranquillité relative. Le pays de Sault était pour ces raisons le chemin privilégié pour les patriotes traqués par la milice française et la police allemande, pour passer en Espagne.

Des réseaux de passages clandestins se formèrent dès le début de la guerre, en particulier le réseau "Jasmin base Espagne" dont faisaient partie le docteur Jean Martre, René Bayle tous deux de Belcaire.

 

L'une des branches du réseau passait donc par Belcaire et Camurac, se prolongeait dans l'Ariège sur Ax-les-Thermes et le Castelet. La dernière étape, celle des passeurs, aboutissait en Espagne par l'Andorre.

A Belcaire, les patriotes étaient reçus et hébergés à l'hôtel Bayle, d'autres allaient chez le docteur Martre. L'hôtel prenait de gros risques car, parmi les clients, pouvaient se glisser facilement des agents de la Gestapo. C'est bien ce qui devait arriver. Ces risques, connus et acceptés d'avance, René Bayle, patron de l'hôtel, devait les payer de sa vie.

A Camurac, ils étaient accueillis à bras ouverts, pourrait-on dire, par Jacques Vacquié maire et conseillé départemental, il était industriel en bois. Ardent patriote, conscient de servir une cause qu'il savait juste, il ne ménageait pour elle ni son temps ni ses forces. Combien de résistants lui doivent d'avoir pu rejoindre les Forces Françaises Libres, stimulés par le bienfaisant viatique que savait leur insuffler sa tranquille assurance. Il les transportait souvent lui-même aux passeurs d'Ax-les-Thermes et du Castelet sans trop se soucier des contrôles routiers qu'il savait parfaitement éviter. Parfois son chauffeur, René Fournet, s'acquittait de cette dangereuse mission.

Le réseau n'avait jamais été inquiété, jusqu'au jour où, le lundi 29 novembre 1943, la Gestapo mena une opération surprise d'envergure avec 150 soldats. Opération soudaine et menée avec violence à 8 heures du matin, Belcaire est encerclé ainsi que Camurac, simultanément, avec un principal objectif, l'hôtel Bayle.

Les gens se préparaient à partir au travail, à l'école, ils prenaient leur petit déjeuner, d'autres dormaient encore, la veille au soir, le film du dimanche intitulé "La chanson d'une nuit" avait été diffusé dans la grande salle de l'hôtel Bayle comme cela se pratiquait à l'époque, il n'y avait pas la télévision.

Une  partie de la population est rassemblée devant l’hôtel Bayle pour l’identification des maquisards. Le maire de l’époque devait participer à  l’identification comme de coutume dans de telle circonstance.

L’un des Belcairois croyant qu’un Allemand lui dit de disposer ou de partir pris la décision de marcher pour suivre son chemin. Mais le bougre ne parlant que le français et le patois ne compris rien au langage du Boch, le soldat largua une rafale de mitraillette et notre Belcairois pris une balle dans le mollet. Quelle frayeur pour nos Belcairois d’entendre le vacarme des ces armes de guerre. Les Belcairois dans leurs petits sabots regardaient derrière les rideaux pour essayer de deviner quel pourrait être leur avenir immédiat. La frayeur régnait dans tout le village une atmosphère lourde planait malgré la froideur du 29 novembre. Nos aînés dans le village discutent volontiers de cette période sombre de leur existence, indélébile de leur mémoire.

Maurice et André  devaient aller au Pech chercher du buis pour la litière des vaches de la ferme de leurs parents. Ils  furent arrêtés par les soldats à l’usine Maugard., conduits manu militari par les soldats à l’hôtel pour identification et relâchés, certainement souvenir inoubliable pour les intéressés.

Par petits groupes les hommes sont mis dos au mur pendant des heures, ils sont pétrifiés de froid et de peur, pendant que des interrogatoires se succédaient. Dans une des chambres de l'hôtel des hommes furent tabassés. Neuf hommes de Belcaire furent emmenés à Carcassonne dont René Bayle tuméfié, ensanglanté, Raymond Demarchi qui était employé à la menuiserie Toustou, Joseph Dieuzère, Toustou Julien, Toustou Étienne, Toustou Léon, Toustou Adrien, Maugard Léon et Jean Martre.

Ces deux derniers, le maire de Belcaire Léon Maugard et le docteur Jean Martre seront relâchés.

A Camurac où se déroulait la même opération, un sourd qui n'entendait pas les ordres est froidement abattu. Jacques Vaquié était en forêt, pour qu'il se rende on arrête son fils Pierre, mais Jacques revient pour partir à sa place, il mourra aussi dans les camps ainsi que son chauffeur René Fournet et Jean-Baptiste Arnaud arrêté aussi ce jour là.

Trois hommes de Camurac, viendront s'ajouter aux neufs arrestations de Belcaire est transférés à Carcassonne.

Tous les autres seront déportés dans les camps nazis d'où ils ne reviendront pas. Sauf, deux : Joseph Dieuzère (oncle de Liliane Malet) et Julien Toustou (dit Gambetta).

belcaire-hotel-bayle-1938.jpgL'hôtel BAYLE tel qu'il était en 1943 (cette photo date de 1938), des films étaient diffusés le dimanche soir dans la salle du dancing, (document Jean-Pierre)

 

Récit de Reine et Guy Bayle réalisé en décembre 1989 sur ce lundi 29 novembre 1943 :

L'hôtelier René Bayle de l'hôtel BAYLE à Belcaire, était particulièrement visé ce jour là.

Reine la soeur de René : "j'avais flairé un piège quelques jours auparavant en voyant dans l'hôtel deux hommes, un chef de la Gestapo et un marchand de jouets Carcassonnais dénommé Kromer. Le 29 lors des arrestations elle aperçoit que les allemands arrachent du registre de l'hôtel la page où est inscrit le nom du commerçant. Le lendemain, raconte Reine, je suis allée à Carcassonne, à la préfecture et au commissariat pour avoir des renseignements sur l'arrestation de mon frère René, puis dans une rue du centre ville,  j'ai reconnu ce Kromer dans son magasin, grâce à une cousine qui m'avait indiqué le magasin de jouets. Revenue à Belcaire, il y avait le sous-préfet, on faisait semblant de ne pas croire mes explications.

Par chance les allemands ne m'ont jamais interrogé, je n'ai pas été inquiétée".

Après enquête je rajouterai ceci, car il y eut une suite vengeresse : le 24 février 1944 vers 20 heures, l'agent de la Gestapo Kromer fut abattu à son domicile, d'une rafale de mitraillette ainsi que sa femme, au deuxième étage d'un vieil immeuble situé rue Tranquille à Carcassonne. Cette opération expéditive, fut réalisée par deux maquisards de l'armée secrète.

Guy le fils de René, n'avait que 10 ans ce jour là, et cette journée resta gravée à jamais dans sa tête : "le soir précédent, le docteur Martre était venu coucher chez nous, car Martimort d'Aunat avait signalé que les allemands avaient fait une opération à Quérigut. Le lendemain, ma mère m'a appelé plus tôt que d'habitude. Mais je n'ai pu aller à l'école la maison était encerclée, un soldat en faction devant nous, nous a braqué. Le docteur Martre cherchait une excuse pour justifier sa présence dans l'hôtel. Ma mère et moi entendions les cris de ceux que l'on malmenait dans les pièces voisines, on est allé discrètement dans les combles cacher des munitions. Nous avions une peur bleue. Nous avons vu partir mon père et Raymond Demarchi qui logeait dans une chambre et était employé à la menuiserie Toustou."

Reine : "Nous n'avons plus revu les allemands, en 44 avec le docteur Martre nous avons opéré des maquisards blessés, nous avions que des moyens rudimentaires. Des lettres anonymes parvenaient encore à la kommandantur demandant aux allemands de revenir à Belcaire."

Ce jour là, Roger Ritouret et Joseph Dieuzère furent frappés jusqu'à évanouissement.

Ren-e-Bayle-en-d-cembre-1989.jpg

Reine Bayle (déc. 1989) la soeur de René Bayle arrêté le 29 novembre 1943 dans son hôtel

Guy-Bayle-le-p-re-de-Val-rie-d-cembre-19

Guy Bayle (déc. 1989) fils de René Bayle et père de notre amie Valérie Bayle, témoigne, il avait 10 ans quand les allemands ont arrêté son père le 29 novembre 1943

plaque-de-jacques-vaqui-.jpg

Plaque commémorative à Camurac en souvenir de Jacques Vaquié, René Fournet et Jean-Baptiste Arnaud, arrêtés eux aussi le 29 novembre 1943 à Camurac

plaque-de-ren--bayle.jpg

En souvenir de René Bayle arrêté lui aussi à Belcaire le 29 novembre 1943

R-sistant-maquis-tu-.jpg    R-sistant-maquis-tu---2-.jpg

D'autres héros mort pour la France en août 1944

 

Témoignages poignant sur cette période d'occupation :

 

Liliane Malet qui est originaire de Belcaire ainsi que toute sa famille, m'a confié ce témoignage raconté par sa mère. Voici le récit, de cette arrestation vécue par sa famille :

 

"Devant la maison de mes grands-parents DIEUZERE, dans la rue de l'Eglise, au niveau du N° 11, il y avait trois mitrailleuses sur trépied devant la maison et une dans la cour qui visait les fenêtres et encore une dans la cour du voisin (au n°13) qui visait le toit. Ils étaient venus pour arrêter Joseph, le frère aîné de ma mère.

La Gestapo ne voulait pas qu'il puisse fuir par les toits.

 

Quand ils sont arrivés, ils ont saisi mon oncle et séparés mes grands-parents. Des soldats allemands sont allés au premier étage de la maison, et un soldat a appuyé deux pistolets sur la poitrine de ma mère, debout dans la chambre, en lui faisant signe de ne pas bouger ni parler. Ma grand-mère appelait "Gisèle ? Gisèle ?" Impossible de lui répondre pour la rassurer.

 

Ce fut le premier miracle de la journée : derrière la porte de la chambre, plaqué contre le mur, il y avait le neveu ANTOINE que la famille cachait car il refusait d'aller au S.T.O. (Service de Travail Obligatoire en Allemagne).

Comme BACH * savait que chez les DIEUZERE, à ce moment là, il y avait le père, la mère, Joseph, Jean et la plus jeune des filles, Gisèle, les Allemands sont montés au 1er étage, sans fouiller partout, puisque que c'était Joseph qu'ils voulaient, sans se rendre compte que, plaqué contre le mur, derrière la porte, il y avait le neveu Antoine, et pour couvrir le souffle d'Antoine, maman s'est mise à taper des pieds, sans arrêter.

Au point que le soldat allemand a pensé qu'elle avait froid. Voyant le manteau de maman sur le fauteuil, il a pris le manteau et l'a posé sur les épaules de ma mère tout en maintenant un pistolet sur sa poitrine.

Maman a cru que sa dernière heure était arrivée et elle faisait la prière : "Mon Dieu, faites que je sois tuée la première", puis les soldats de la Gestapo ont été rappelés par Bach qui commandait cette unité, pour aller chez Bayle en emmenant avec eux Joseph, mon oncle.

Il a été emmené à l'Hôtel Bayle pour y être torturé. BACH voulait faire avouer, à tous ceux qui venaient d'être arrêtés, où se trouvait le Maquis.

 

Si BACH et la Gestapo avaient su que les DIEUZERE cachaient, en plus, dans la maison, un réfractaire au STO et que dans cette même rue de l'Eglise, pour neutraliser tout mouvement de personnes, que les allemands avaient plaqué et le tenant en joue contre le mur, Roger MALET, sans savoir qu'il était du Maquis, car il avait comme couverture "ouvrier agricole chez Mr JEAN" (maison au n° 15), ils auraient été TOUS fusillés !

Mon Oncle Joseph, malgré les tortures, il n'a pas parlé ! Par son silence, ce jour là, il a sauvé des vies et nos deux familles au péril de sa vie.

 

Parmi les diverses tortures, "la plus douce", était de lui enfoncer, à vif bien sûr, des allumettes sous tous les ongles des mains et y mettre le feu !!!! Je ne parle pas des dents.

 

Après les tortures, ils furent emmenés au camp de Carcassonne.

 

Après, par train, ce fut le long calcaire mon oncle a été emmené à Drancy, puis Compiègne, puis envoyé à Dachau, Dora et Buchenwald. Sur le groupe de 7 emmenés en déportation, ils ne sont que deux à revenir : Julien TOUSTOU (dit Gambetta) et mon oncle Joseph DIEUZERE, mais dans quel état !

Les Américains ont libéré Julien TOUSTOU, et les Russes ont libérés mon oncle au printemps 1945".

 

Note :

* Qui était Bach ? Ce rené Bach était un jeune alsacien, il avait 22 ans, il arriva le 1er novembre 1943 à la Feldkommandantur de Carcassonne en tant qu'interprète et soldat. Et celui-ci ne tarda pas à exercer ses talents d'interprète tortionnaire, le 29 novembre 1943 à Belcaire, c'est lui qui mena les interrogatoires. A la fin de la guerre, le 1er septembre 1944 il est arrêté par le FFI (Forces Françaises de l'Intérieur), il sera jugé par le tribunal de Carcassonne et condamné à la peine de mort. Il sera fusillé le 6 septembre 1945 à 6 heures du matin par douze hommes du FFI.

4-du-Maquis-1943-copie-1.jpg

Quatre Maquisards en 1943, tous travaillaient "incognito" chez des gens à Belcaire dont un était infirmier chez le docteur Martre qui était lui-même dans le réseau.

la-borde-du-puel---la-Plaine-02.jpg

La borde de PUEL à la Plaine, lieu où pendant la guerre les maquisards venaient se cacher et se faire soigner, c'était l'infirmerie.

la-borde-du-puel---la-Plaine-03.jpg La borde de Puel à la Plaine, lieu souvenir du Maquis.

la-borde-du-puel---la-Plaine-04.jpgLa borde de Puel à la Plaine vue arrière.

Témoignages (suite) ...

Liliane Malet explique que sa mère lui a raconté un jour, ... "pendant l'année 1943, "Le Familistère" nom de l'épicerie de Belcaire, a été "braqué" dans la nuit par le maquis espagnol et certaines bonnes âmes du village, ont accusé le Maquis de Picaussel. Ma mère un soir, en allant à la Coume, en faisant un détour par le château, n'avait pas fait le "geste" habituel à la tombée de la nuit, pour signaler, à une heure convenue avec le Maquis, que la voie était libre pour venir à la maison se ravitailler. En effet, elle s'était aperçue qu'un homme la suivait de loin et se cachait quand elle se retournait, donc, la peur au ventre, elle est revenue chez ses parents. Et c'est le lendemain, qu'apprenant le vol au "Familistère", que le Maquis de Picaussel a compris que l'homme qui traînait dans Belcaire à la Coume, en fait, faisait le gué pour le maquis espagnol pour dévaliser l'épicerie.

Le Maquis de Picaussel à partir des montagnes "le Trou" ou "le Pech" avait vu sur le village et si maman faisait deux fois le tour de la scierie Maugard, c'était le signe qu'aucune personne suspecte n'était dans le village ou à proximité. Ma famille pendant la guerre a en plus caché un neveu qui refusait d'aller au STO (Service de Travail Obligatoire en Allemagne), personne ne l'a su dans le village. Ma mère a gardé une très bonne mémoire de ce temps là, des gens, des actes et des faits".

  Attestation-Secteur-MAQUIS-copie-1.jpg

  Le père de Liliane Malet, Roger indiquait sur ce document écrit de sa main, son secteur et certifiait qu'Henri Tournier faisait bien parti du Maquis.

 

Une histoire vraie !! qui m'a été rapportée, je vous laisse juge :

"C'était en 1943, la région était en territoire "libre" mais les habitants des villes n'avaient pas l'occasion de manger comme dans les villages de montagne où il était plus facile d'avoir de la nourriture. Un homme qui habitait Limoux décidât de monter à Belcaire pour acheter de la bonne charcuterie, des œufs et autres victuailles.

Il partit à 3 heures du matin en vélo de Limoux pour arriver à Belcaire vers 13 H 00. Il allât chez le paysan qu'il connaissait afin de lui acheter la bonne pitance. Un demi-jambon des œufs frais et des pots en verre de bon pâté de têtes. Sur le chemin du retour à Belvis, les gendarmes l'arrête, le fouille et lui confisque le demi-jambon et les œufs, lui laissant les conserves de pâté, en lui sermonnant que le marché noir était interdit. Les remerciant de leurs indulgences il repartit, les larmes aux yeux, la peur au ventre et surtout pensant à ces salauds de flics.
Arrivé le soir tard chez lui, crevé de ces 130 km et dépité de la perte de ces seules économies, il racontât son histoire à sa femme. Le lendemain au moment du repas il dit à ses deux fils, nous allons nous régaler de ces bons pâtés. Quant il a ouvert le premier pot il s'aperçut qu'il était remplie de terre et de petits cailloux, pareil pour les trois autres".

Cette histoire n'est pas la seule, malheureusement, a avoir été racontée après la guerre. Je suis sûr que tout le monde n'était pas comme ça, mais voila ce qui ce racontait après guerre au Pays de Sault.

monument-aux-morts-de-belcaire-02.jpgmonument-aux-morts-de-belcaire-01.jpg

Le monument aux morts situé au foirail de Belcaire en souvenir d'une période encore moins glorieuse

aux-environs-de-Belvis.jpgVoici un autre paysage du plateau de Sault en venant de Bélesta

Belvis-1950-05.jpgVue aérienne de BELVIS dans les années 1950, le village n'a pratiquement pas évolué depuis, au niveau de son urbanisme

Belvis-1935-08.jpgBELVIS la grande rue en 1935

Belvis-1930-l--glise.jpg

L'église de BELVIS en 1930

Aujourd'hui, la vie continue de s'écouler comme un long fleuve tranquille à BELVIS ...

Si vous avez des compléments d'information à ajouter, contactez moi.

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Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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7 août 2009

L'exploitation de la forêt est une activité essentielle. Avant 1670, le Pays de Sault exportait des sapins pour les mâts des petits vaisseaux de la Méditerranée. L'exploitation de ce sapin d'une rare qualité, s'est poursuivie au cours des siècles. La transformation s'est peu à peu déplacée. Il reste encore une scierie sur le grand plateau et une dans la vallée du Rébenty. Toute une grande époque où la principale industrie du Pays de Sault était le bois, elle faisait vivre une population importante, aujourd'hui une page se tourne et la forêt grandie toujours.

 

Scierie hydraulique dans la vallée du Rébenty à La Fajolle en 1905 environ
Voici une autre scierie, celle de Mérial dans la vallée du Rébenty dans les mêmes années 1905-1910
Entre La Fajolle et Marsa, il y avait des scieries dans chaque village, c'était la seule grosse industrie de la région.
Les installations à l'époque étaient sommaires, tout en bois, un local pour la turbine et la scie, un autre pour les bois ouvrés.
Le transport du bois à la scierie se faisait avec des chevaux ou des bovins.

 

Le flottage du bois sur l'Aude

Si l'on en croit certains ouvrages, les premières tentatives de flottage du bois en France datent du début du XVIe siècle. Pour l'Aude, Louis Fédié n'hésite pas à faire remonter ce mode de transport au XIIIe siècle. Quoi qu'il en soit, le procédé se généralise durant la Renaissance. Cette pratique économique de déplacement en gros connut jusqu'à la fin du XIXe siècle un réel succès, notamment sur des fleuves ou rivières comme la Durance, l'Ariège, la Garonne, la Dordogne, l'Isère et, bien sûr, l'Aude. L'arrivée du chemin de fer et le développement à prix compétitif du convoyage routier portèrent un coup fatal à ce pittoresque mode de transport dont beaucoup de personnes, à l'heure actuelle, n'ont même plus conservé le souvenir.

Le flottage du bois sur l'Aude, plus communément appelé radellerie, a fait l'objet de plusieurs études et de divers écrits mais aucune synthèse vraiment significative n'a été réalisée. Dans notre travail sur l'histoire de la Maîtrise des eaux et forêts de Quillan nous avons évidemment consacré d'assez longs chapitres à la façon dont étaient vendus, acheminés puis charriés sur la rivière les troncs d'arbres abattus. D'autres chercheurs locaux, comme le colonel Jaupart ou Joseph Maffre, ont donné des anecdotes et des détails touchant la radellerie. Partant des écrits existants et de quelques maigres archives, nous allons essayer de brosser une présentation générale de la radellerie dans l'Aude, étant entendu que la haute vallée en constitue l'élément moteur absolument indispensable.

Le port de Quillan :

Les bois destinés au flottage devaient être rassemblés sur le port de Quillan pour y être contrôlés par les officiers de la Maîtrise. Ces bois provenaient des forêts domaniales (entendez par là royales) et particulières situées dans le Donnezan, le Roquefortez, le Pays de Lez, le plateau de Sault, le haut Fenouillèdes et, parfois, le Capcir. Les forêts les plus abondantes et les plus facilement exploitables étaient celles des Fanges, de Callong Picaussel, de Sainte Colombe et de la Bénague. Compte tenu du caractère torrentueux de la rivière et de l'étroitesse de son lit, le flottage s'avérait pratiquement impossible en amont de Belvianes. Pourtant, les habitants de Saint Martin Lys n'hésitaient pas à y recourir, prenant en cela des risques énormes.

Après adjudication, abattage et élagage des coupes, les acheteurs devaient alors se charger de faire transporter le bois vers son lieu de consommation. Il y avait le bois destiné aux moulins à scie locaux (on en comptait de nombreux dans la haute vallée de l'Aude et dans celles du Rébenty et de la Boulzane) et celui acquis par des acheteurs plus lointains, notamment la subdélégation maritime de Narbonne qui devait alimenter les chantiers de l'escadre du Levant. Dans leur grande majorité, les troncs parvenaient au port de Quillan par voie de terre. De lourds attelages, traînés par plusieurs chevaux que l'on doublait dans les côtes, allaient les chercher dans les vastes forêts du Donnezan ou du Pays de Sault, empruntant souvent des chemins que les intempéries, le charroyage incessant et le manque d'entretien rendaient extrêmement pénibles et difficiles; ces voies se transformaient en véritables cloaques lors de fortes pluies ou à la fonte des neiges. Suivant la saison, la descente sur Quillan durait plusieurs jours et il n'était pas rare de voir des attelages embourbés jusqu'aux essieux dans le Portel, dans les vallées du Saint Bertrand, du Rébenty ou de la Bruyante. Convoyer ces pesants chargements sur 20, 30 ou parfois 40 kilomètres relevait quasiment d'une épopée digne du Far West américain, les Peaux Rouges en moins. Les voituriers ou camionneurs ayant la responsabilité de ce transport étaient assurément des hommes solidement trempés, connaissant parfaitement le pays et doués d'une force peu commune.

Le bois ainsi acheminé s'entassait sur le port de Quillan, lequel se situait en aval de la ville, rive droite, vers l'emplacement de la scierie Olard, en face du cimetière actuel. A une certaine époque, ce port se trouva en amont du domaine de l'Ile, en face de la Forge. Il régnait généralement sur ce port une intense activité. Radeliers, marchands de bois, adjudicataires, employés de la Maîtrise, débardeurs et curieux s'y rencontraient dans une profusion d'appels, de jurons et de discussions, au milieu des cris des voituriers, des crissements des lourds charrois et des hennissements des chevaux. C'était un lieu privilégié de rencontre et d'échanges, où les conversations se poursuivaient dans les auberges et autres débits de boissons de la ville.

Quand il y avait suffisamment de bois entassé sur la berge du port, les officiers de la Maîtrise procédaient au marquage et, par voie d'affiche et de crieur public, annonçaient et autorisaient le flottage. Dans les heures qui suivaient cette annonce, les équipages de radeliers - ou plus exactement de carrassiers, pour employer le terme languedocien couramment usité pour les désigner - se présentaient et étaient engagés par les adjudicataires qui leur confiaient alors la tâche délicate de conduire sans encombres les trains de grumes à Carcassonne, Trèbes, Narbonne et la mer. Au fur et à mesure qu'ils étaient constitués, les radeaux s'élançaient au fil de l'eau (à plus d'une heure de distance les uns des autres) et le port se vidait petit à petit, retrouvant un calme relatif jusqu'à une prochaine vente de coupes.

La scierie de la Forge à QUILLAN en 1905

Triage du bois dans les années 1935, mesure des "roulhs" afin de connaître ce que chacun descendra vers le port de Quillan.

Les troncs étaient marqués au marteau avec un signe de reconnaissance.

Les radeliers et leur technique :

Les radeliers étaient des hommes qui n'avaient pas généralement froid aux yeux ; râblés et musclés, dotés d'une force peu commune, d'une souplesse légendaire et parfaitement rompus à l'art de la navigation en rivière, ils devaient présenter toutes les qualités requises pour inspirer la confiance à celui qui les engageait.

Le mérite de ces navigateurs était d'ailleurs largement connu et, durant les XVIIe et XVIIIe siècles, ils étaient enrôlés pour servir dans la marine royale, ce qui entraînait d'ailleurs la désertion de nombre d'entre eux car la vie à bord des bâtiments avait la réputation d'être particulièrement rude pour les équipages. C'est la commune d'Espéraza qui fournissait, non seulement le plus grand nombre de radeliers, mais surtout les mieux expérimentés et les plus fiables. Chez certains, cela relevait de la tradition familiale et leur réputation était solidement établie dans tout le diocèse. La lignée des authentiques carrassiers espérazanais s'est poursuivie jusque vers les années 1880/1890 et les registres d'état civil de la commune portent éloquemment la trace de cette profession. Cependant, ces intrépides navigateurs ne venaient pas que d'Espéraza. Toute la haute vallée de l'Aude contribuait à fournir la corporation. Ainsi, on en a dénombré provenant de Rouffiac d'Aude, de Pieusse, de Limoux, de Campagne, de Quillan ... Ils devaient s'initier très jeunes aux subtilités du métier afin de pouvoir être engagés sans problème plus tard car les marchands de bois voulaient avoir à faire avant tout à des hommes sûrs et habiles, susceptibles de convoyer le chargement avec minimum de pertes.

Les radeliers, surtout au XVIIIe siècle, formaient en effet une véritable corporation avec, ainsi que le précise L. Fédié "ses maîtrises, ses jurandes et ses syndicats", ses traditions sans doute, dont aucun fragment hélas n'est parvenu jusqu'à nous. On sait que chaque équipage avait sa propre technique, tant pour construire les radeaux que pour conduire sur la rivière, la réputation de chaque maître étant fondée sur la rapidité du convoyage et le pourcentage de pertes ou de dégâts causés aux riverains. Le passage des trains de bois était toujours une attraction prisée dans les villages traversés, la population s'amassant sur la rive ou sur le pont au cri des enfants hurlant dans les rues "les carrassiers arriban ! ".

Ces authentiques marins avaient leurs habitudes, voire leurs manies. Ainsi, plusieurs familles de radeliers espérazanais prenaient livraison du bois à Quillan, le transportaient au fil de l'eau jusqu'à la plage d'Espéraza où ils constituaient seulement les trains de radeaux, à l'abri des regards indiscrets. Il y avait des clans de radeliers, groupés souvent par communautés, ce qui ne manquait pas d'engendrer des rivalités dégénérant souvent en luttes d'influences ou en batailles rangées. Certaines auberges étaient pratiquement réservées aux carrassiers et la tradition orale a conservé le souvenir de celles d'Espéraza, de Limoux, de Rouffiac. Dans toutes les agglomérations traversées, les hommes de la rivière avaient leur plage ou leur port d'attache où ils pouvaient stopper et ancrer les radeaux afin de manger, se reposer ou faire étape pour la nuit. Il existe d'ailleurs à Limoux la rue de la Carasserie qui conduisait au port où sont encore visibles les gros anneaux de fer servant à l'amarrage des carras.

Avant d'en venir à la description détaillée du travail de radelier, signalons que le flottage du bois, s'il se déroula dans des conditions assez archaïques jusqu'au milieu du XVII ème siècle, fut plus sévèrement réglementé après la grande ré-formation des eaux et forêts conduite, sous l'impulsion de Colbert, par le grand maître Louis de Froidour, réforme qui aboutit notamment à la création, en 1671, de la Maîtrise particulière de Quillan. Le flottage du bois était en principe interdit durant les périodes de basses eaux et, bien sûr, au moment des crues.

 

Ainsi que nous l'avions signalé dans notre étude sur la Maîtrise de Quillan, les bois ne pouvaient être encarrassés qu'après avoir été marqués par le marteau des vérificateurs et déclarés au greffe de la Maîtrise. Le chef d'équipage se voyait alors remettre une lettre de passe valable 3 jours, délai jugé en principe suffisant pour permettre le transport de Quillan à la mer. Dès l'ouverture de la période de flottage, les propriétaires de moulins établis le long de l'Aude étaient tenus de mettre un râtelier devant la bouche d'alimentation du bief afin d'éviter que des troncs y pénètrent et abîment ensuite le mécanisme. Dès que ces conditions se trouvaient remplies, la rivière appartenait aux carrassiers qui s'y livraient parfois à une véritable course contre la montre.

Délaissant le flottage à bois perdu, dont l'emploi demeura toujours très limité car générateur de pertes et de dégâts, nous ne nous intéresserons qu'au flottage par radeau, de loin technique la plus noble et la plus efficace. Construire un radeau peut, à priori, paraître simple, surtout lorsqu'il s'agit d'une distraction estivale. Mais faire tenir entre eux de façon homogène une bonne douzaine - parfois plus - de troncs de mélèzes ou de sapins grossièrement émondés, pesant souvent plus de 100 kg chacun, et qui vont avoir à parcourir près d'une centaine de kilomètres sur un fleuve pas toujours très sage, au lit encombré de pièges divers, alors là, il n'est plus question de s'amuser ou d'improviser, d'autant que les chargements représentent des sommes d'argent non négligeables. Tout l'art du carrassier doit alors être mobilisé autour de son équipe.

Bien que les techniques d'assemblage aient été différentes, quelques traits communs peuvent être dégagés. Ainsi, les troncs les plus gros étaient mis en bordure extérieure du radeau, après qu'un autre eut été réservé comme arête centrale. Ils étaient attachés entre eux par des liens confectionnés avec des tiges de noisetiers tressées, dont la souplesse et la résistance avaient fait leurs preuves. Plus tard on utilisera des cordes ou des filins sans pour autant délaisser les végétaux. Selon l'importance du lot de bois à transporter, le train de radeaux prenait de l'ampleur, pouvant aller jusqu'à 10 ou 12 unités, rarement au-delà par mesure de sécurité. Ces radeaux étaient soit reliés les uns aux autres, soit - et c'était le cas le plus fréquent - libres de leur mouvement.

Les façons de convoyer variaient également d'un patron radelier à un autre. Certains préféraient placer un homme sur chaque radeau, d'autres n'en mettaient que sur les radeaux de tête quand ceux-ci étaient encordés ; on en plaçait également à la queue et au milieu du train. Il y en avait qui optaient pour de gros assemblages de 15 grumes se suivant à 5 ou 10 minutes de distance ; on en trouvait enfin qui se lançaient sur l'eau dans des petits radeaux maniables et légers. L'essentiel, dans chaque cas, étant de posséder pleinement sa technique et de constituer avec les radeliers de l'équipe un ensemble parfaitement organisé et responsable. Mais cela ne s'acquerrait qu'au bout de longues années de pratique intensive avec les mêmes compagnons.

La scierie Pons à QUILLAN en 1905

La scierie d'Axat au sud de Quillan en 1910

La vie des radeliers :

Une des difficultés majeures rencontrées par la navigation en flottage était le passage des chaussées. On dénommait ainsi les espèces de murs artificiels ou naturels qui barraient le cours de l'Aude à fleur d'eau, et dont certains servaient à l'alimentation des biefs des moulins ainsi qu'au passage à gué de la rivière. Ces chaussées étaient généralement percées en leur milieu par un étroit passage, le "passa-lis", où devaient obligatoirement s'engouffrer les radeaux s'ils ne voulaient pas heurter la barrière de roche ou se renverser en la franchissant. Les chaussées étaient fort nombreuses (on en dénombrait 13 dans la seule traversée d'Espéraza !) et plusieurs d'une approche pas toujours aisée. Un radeau qui se mettait en travers du « passa lis » bloquait dangereusement le passage et, pour être dégagé rapidement (d'autres radeaux descendaient la rivière derrière), obligeait les carrassiers à se mettre à l'eau afin de le placer dans le bon sens, et cela quelle que soit la température de l'eau. Les radeliers expérimentés connaissaient parfaitement, non seulement le nombre exact, mais aussi la largeur, l'orientation et l'emplacement de chaque chaussée et de son "passa lis".

Il y avait aussi à éviter les rapides, les "gourgs" et leurs tourbillons dangereux, les bras morts et leurs breilhs impénétrables, les débris végétaux trop conséquents, etc. A l'approche d'une plage où l'on voulait s'arrêter, il fallait savoir barrer et amorcer l'atterrement, sans perturber la manoeuvre de celui qui suit. Il convient de bien se pénétrer de l'idée qu'à ces époques le débit de l'Aude était nettement supérieur à celui d'aujourd'hui, les berges plus touffues et moins domestiquées, le lit plus encaissé, conditions qui rendaient encore plus périlleuse la navigation. Certains radeliers ralliaient Carcassonne en une journée, d'autres préféraient faire étape à Limoux, Pieusse ou Rouffiac ; les difficultés de flottage s'atténuant au fur et à mesure que l'on gagnait la plaine. Le dernier jour était employé à voguer jusqu'à Narbonne ou la mer.

Les outils du carrassier consistaient généralement en une perche ou gaffe et un grappin, son habileté restant le meilleur des atouts. Une fois parvenu au terme de son parcours, l'équipe revenait par la route à Quillan où elle recommençait, si besoin était. La noria se poursuivait ainsi durant plusieurs semaines. Dans sa récente étude sur la forêt en Pays de Sault, Christian Fruhauf cite l'exemple de quelques marchands de bois d'Espéraza qui étaient également radeliers, transporteurs de leurs propres adjudications. Il y a là les Captier, les Debosque, les Gabalda, les Sabatier, les Siau et autres Sabathès, ce qui souligne à l'évidence l'importance de la commune d'Espéraza dans le petit monde du marché du bois. Malheureusement, faute d'éléments déterminants, il est difficile de connaître les revenus de cette dynamique corporation. Quoi qu'il en soit, il est probable que les seuls revenus issus de la radellerie étaient insuffisants pour faire vivre ceux qui la pratiquaient. Une activité complémentaire devenait indispensable. C'est pourquoi, lorsqu'ils n'étaient pas juchés sur leurs radeaux, ces hommes assez extraordinaires se muaient en négociants, brassiers, artisans, cultivateurs, chasseurs, braconniers...

Voila, rapidement évoqué, en quoi consistait le transport du bois par flottage sur notre rivière d'Aude. Véritable phénomène socio-économique, il est regrettable qu'aucun travail tant soit peu exhaustif ne lui ait été consacré. De ces rudes convoyeurs au pied marin la mémoire collective n'a conservé que quelques clichés en voie d'effacement. De cette extraordinaire aventure humaine, il ne reste que des patronymes, de trop maigres archives et un certain relent d'humble épopée dont les contours demeurent insaisissables. Gardons l'espoir que ces modestes lignes auront permis de rendre plus palpables des données passablement érodées par le temps et de les restituer, ne serait-ce que de courts instants, vivantes à notre imagination.

La force motrice de l'eau était utilisée dans les scieries pour faire fonctionner les machines

Comme ici à Counozouls village situé à 27 km au sud de QUILLAN scierie hydraulique de la Forge en 1905

La forêt déjà omniprésente sur les cartes postales de la région, ici la forêt de la Fanges près de QUILLAN en 1900

La forêt de Rennes-les Bains près de Rennes-le Château en 1905

Route de la forêt de la plaine à Belcaire en 1915

En 1900 le bois était descendu des hauts plateaux à Quillan par des boeufs, vous êtes ici sur les hauteurs de Ginoles sur la D613 qui mène à Belcaire, proche du col "le portel". Imaginez le savoir faire qu'il fallait pour transporter tout ce bois. Tout un art pour charger les longues grumes sur la grosse charrette ferrée débarrassée des ridelles. Un arbre long et fin dans l'axe tenait lieu de timon.

Sur la route entre Comus et Camurac, la famille Maury avec leur bovins, emmenant les grumes à la scierie de Camurac (de gauche à droite) Marcel , Raymond et Irénée vers 1945-50

La scierie de Camurac en 1950, l'électricité a remplacé la force de l'eau, bientôt le boeuf ne sera plus roi dans la forêt les tracteurs commencent à faire leur apparition

Cette photo date du 15 Avril 1977 exactement
Les enfants de l'école de Belcaire sont ici à Paris, devant le centre Pompidou, pourquoi ?

 

Le respect de l'arbre était déjà enseigné à cette époque, les élèves de l'école primaire de Belcaire, cette année là, avaient participé à un concours de dessin, dont le thème était : la journée de l'arbre. Et figurez-vous, qu'ils ont gagné le 2 ème prix !
Ce jour là , le maire de Paris leur avait serré la main, c'était Jacques Chirac !!

En partant de la droite  les 9 enfants de Belcaire avec l'institutrice Madame Pacareau : Jean-Christophe Nicolau, Patrice Bedos, Nicolas Mora, René Médus, David Bonafos, André Perrin, Valérie Mercadier, Marie-Christine Louetcher, Catherine Gras.
Les autres enfants (côté gauche) sont ceux de l'école de Badens (canton de Capendu près de Carcassonne) qui ont gagné le 1er prix.

merci à Jean-Christophe pour l'envoi de cette photo

Les Pyrénées disposent d'un patrimoine végétal important, des forêts magnifiques dans un environnement exceptionnellement préservé, ce qui constitue un atout considérable en matière touristique pour des activités de pleine nature et de randonnée. Le Pays de Sault est un de ces lieux magiques qui a su garder toute sa beauté originelle. Avec "Gens de Belcaire" (si d'autres veulent se joindre à nous ...) nous allons nous appliquer pour vous présenter lors de prochains articles des circuits de randonnées qui vous réserverons d'agréables surprises à tous ceux qui viendront les découvrir. Croyez moi c'est une région splendide pour tous ceux qui veulent se ressourcer au contact de cette nature.

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Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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1 août 2009
en-t-te-la-for-t-03.jpg Je remercie "Gens de Belcaire", qui m'a proposé de réaliser un reportage formidable sur la forêt du Pays de Sault, je n'ai pas hésité une seconde, il m'a fourni la plus part des textes et photos qui documentent ces deux articles. C'est vraiment avec grand plaisir, grâce à son travail, que j'ai réalisé la composition et la présentation de ce récit en hommage à tous ces "hommes de la forêt", voici un sujet intéressant que nous vous invitons à découvrir, ... il ne manque plus que l'odeur du sapin ...

 

belcaire-le-lac.jpg Le lac de Belcaire capitale du Pays de Sault et aux alentours ses magnifiques forêts
belcaire-l--glise.jpgL'église de Belcaire et son presbytère sur le point culminant du village que l'on nomme "la croix" et "le Casteillas"

LE PAYS DE SAULT
LE TRAVAIL DE BOIS A BELCAIRE

village de moyenne montagne à 1000 mètres d'altitude

 

La forêt :

Créée sous Louis XIV par ordonnance de Louis de Froidour en 1660, dite forêt royale. En effet, le bois, richesse ô combien importante sous l'Ancien Régime, servait non seulement de combustible pour les forges, mais aussi de base à la construction des navires de guerre. De ce fait, le roi possédait de nombreuses forêts royales surveillées où le vol de bois était puni de mort. Afin de matérialiser ce périmètre interdit, étaient visibles sur chaque chemin des rosaces fleurdelisées (la fleur de Lys étant l'emblème royale), sculptées sur un rocher.

fleur-de-lys-grav-e-01.jpg

  Rosace fleurdelisée, la fleur de Lys étant l’emblème royale, sculptée sur un rocher.
Exemple de fleur de lys gravée sur la roche que vous pouvez découvrir dans la région, celle-ci se situe à côté de la borne 44 au-dessus de Comus sur la route des Sapins entre le col du Boum et le col de Gargante dans la forêt communale de Comus, comme vous pouvez le voir elles sont toutes numérotées ...
vous trouverez des infos complémentaires sur ces fleurs de lys gravées ici dans l'article "RANDONNÉES - SENTIERS CATHARES - n°2"

 

L'O.N.F. (Office Nationale des Forêts) :

"La gestion durable signifie la gérance et l'utilisation des forêts et des terrains boisés, d'une manière et à une intensité telles qu'elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire, actuellement et pour le futur, les fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes aux niveaux local, national et mondial ; et qu'elles ne causent pas de préjudices à d'autres écosystèmes."

Gérer les forêts :

Gérer la forêt, c'est préserver l'équilibre entre les lois de la nature et les besoins des hommes. Une connaissance approfondie de chaque forêt permet de fixer des objectifs et de prévoir les actions correspondantes à mener. Cette démarche régulièrement renouvelée permet d'assurer dans la durée la gestion durable des forêts.

cabane-gardes-forestiers---Niave.jpgCabane des gardes forestiers à Niave altitude 1470 m environ au sud de Belcaire

 

ancienne-maison-foresti-re---Callong-01.   ancienne-maison-foresti-re---Callong-02.

Ancienne maison forestière située à Callong près de Belvis

 

L'aménagement, instrument clef de la gestion durable des forêts :

Les "aménagements forestiers" planifient les actions à mener dans les forêts qui relèvent du régime forestier. Ces documents opérationnels sont rédigés à l'issue de l'étude du milieu naturel, du contexte socio-économique et de la gestion passée.

 

Un suivi régulier :

Chaque forêt fait l'objet de bilans réguliers qui s'assurent de l'exécution des mesures prévues à l'aménagement et comparent les actions réalisées aux objectifs. De plus, depuis 2006, un "bilan patrimonial" dresse tous les 5 ans un état des lieux complet des forêts domaniales.

La production de bois résulte d'actes de gestion sylvicole qui permettent d'entretenir et valoriser le patrimoine forestier.

L'exploitation des forêts contribue à leur gestion durable et à la préservation du patrimoine forestier. "Nous ne sommes pas dans un système d'exploitation minière de la forêt qui consisterait à prélever tous les bois au gré des besoins".
Elle définit ainsi le rôle de la sylviculture : "Nous accompagnons dans leur croissance une mosaïque des peuplements de différents âges, du jeune semis à l'arbre mûr dont les dimensions ont atteint l'optimum économique. Au cours de leur cycle de vie, il est nécessaire de faire des éclaircies qui diminuent progressivement le nombre d'arbres d'un peuplement, pour favoriser les arbres les mieux à même de produire du bois de qualité, maintenir leur vitalité et leur potentiel de croissance, assurer leur bon état de santé, maintenir une diversité d'espèces, et enfin préparer leur régénération lorsqu'ils arrivent en fin de cycle sylvicole".
La sylviculture se résume souvent dans cette formule : "Imiter la nature et hâter son œuvre". Aux différents âges de cette conduite sylvicole de la forêt sont réalisées des coupes qui fournissent des produits à commercialiser.

aire-de-pique-nique.jpg   balisage-des-sentiers-01.jpg

Dans la forêt de Callong proche de Quillan et Belvis, il y a une aire de repos en face de l’ancienne maison forestière, à 1,9 KM vous trouverez le sapin géant

 

balisage-des-sentiers-02.jpg  balisage-des-sentiers-03.jpg

Suivez les panneaux pour cette "promenade de grand-mère", dix minutes après la dernière indication vous arrivez devant l’un des "géants"

Le sapin géant : âge 210 ans environs, hauteur totale 47,50 mètres, circonférence 4,10 mètres pour un volume total de bois de 28 m³

for-t-de-sapins-en-pays-de-sault.jpg

Le sentier descend vers le sapin géant

affiche-le-sapin-g-ant.jpg

C'est une balade intéressante, car dans ce secteur vous avez aussi le sentier sylvicole avec des panneaux d'informations sur la vie de la forêt

affiche-l-arbre-mort-source-de-vie-01.jp

L'aménagement forestier : un plan de gestion généralement pour vingt ans :

L'aménagement forestier est le maillon essentiel de la gestion forestière. Ce plan de gestion est établi pour quinze ou vingt ans par les forestiers de l'ONF. Il est avalisé par le ministère de tutelle pour les forêts domaniales, et par les préfets de région pour les forêts des collectivités territoriales. Il a donc une valeur juridique.

L'aménagement forestier comprend :

 

- une analyse qui, outre le bilan de l'aménagement précédent, décrit la composition de la forêt et ses différentes fonctions : protection des sols en montagne ou des dunes sur la côte, usages récréatifs en forêt péri-urbaine, forêt majoritairement de production, volonté de conserver la biodiversité...

 

- une fois ces fonctions mises en évidence, des objectifs hiérarchisés sont alors assignés à la gestion forestière, tant au niveau de la production de bois, du paysage, de l'accueil du public, de la biodiversité....

Tout cela se traduit par des actions concrètes, dont la récolte des bois, avec les coupes programmées sur vingt ans, ou des travaux à caractère patrimonial dans la forêt, qui sont refinancés par le produit de la vente des coupes.

Le document précise à quel moment une parcelle sera exploitée, en application d'un principe de sylviculture.

Pour protéger la biodiversité, le document identifie les habitats particuliers pour lesquels les exploitations seront adaptées ou même exclues temporairement.

 

Perpétuer le patrimoine :

L'aménagement forestier, même s'il est précis dans ses objectifs, n'est pas figé.

"Nous gérons des écosystèmes vivants, des aléas surviennent et tout ne se déroule pas toujours comme le forestier l'avait prévu. Il peut alors être nécessaire de procéder à des ajustements du plan d'action, voire si nécessaire de le réviser en profondeur".

La volonté de léguer aux générations futures le même patrimoine forestier, voire un patrimoine amélioré, est un objectif qui anime l'aménagement forestier. Il faut savoir que le renouvellement de la forêt se fait principalement par régénération naturelle, et de telle sorte que toutes les classes d'âges soient représentées.

Dendrochronologie : les arbres nous parlent

dendrochronologie-coupe02.jpg

La dendrochronologie est une science qui étudie les cernes formés annuellement dans les arbres ce qui permet de déterminer la période durant laquelle un arbre a vécu et de préciser la date à laquelle il a été abattu. Ce procédé permet ainsi de dater précisément tout objet ou structure en bois : charpente, plafond, retable, etc. Ses applications sont multiples car cette discipline est au carrefour de problématiques variées. En plus d'être utilisée en climatologie ou dans le domaine des études forestières, elle représente un outil de datation précieux pour l'archéologie et l'historien de l'art.

 

Lire le passé dans les cernes du bois, recueillir le témoignage de charpentes centenaires, prévoir la croissance des arbres sous le climat de demain grâce à des pins vieux de plus de 4 000 ans : il ne s'agit pas de fiction mais d'une science, la dendrochronologie est une discipline toute récente.

 

En grec dendron désigne l'arbre, khrônos le temps et logos la science : c'est donc en toute logique que la dendrochronologie permet de remonter le temps en analysant les cernes (en arboriculture, un des cercles concentriques de l'aubier d'un arbre) du bois. Curieusement, c'est à un astronome américain que l'on doit la mise au point de la dendrochronologie au début du XX ème siècle. Andrew Ellicott Douglass (1867-1962) s'est intéressé aux cernes de croissance des arbres pour vérifier certaines de ses hypothèses sur des variations climatiques liées au cycle solaire.

Le principe de base est simple : les arbres produisent un cerne de croissance par an, dont la largeur varie essentiellement en fonction du climat. Ces cernes sont facilement visualisables sur les souches sous la forme d'anneaux concentriques. En les comptant et en les analysant, on peut établir, pour chaque espèce d'arbre et par région, un catalogue de référence permettant de remonter le temps de nos jours jusqu'à la préhistoire.

Une technique capable de donner des résultats d'une très grande précision, et qui ne cesse de trouver de nouvelles applications. Datation de monuments, d'épaves, de cités lacustres, de statues : la dendrochronologie rend de précieux services à l'archéologie, mais elle nous renseigne aussi, au-delà de l'histoire de l'homme, sur celle de notre planète. En permettant l'analyse du climat sur plusieurs millénaires, elle ouvre une fenêtre sur le monde de demain. Des charpentes des églises, aux épaves de bateaux en Méditerranée, en passant par des arbres de plus de 4 000 ans en Californie, des experts nous font découvrir leur spécialité à travers un voyage dans l'espace et le temps où les arbres ont la parole...

 

La vie d'un arbre est marquée par une période de repos (automne et hiver) et par une double période de croissance : une au printemps et une l'autre en été.

     - La couche naissant au printemps (dite "bois précoce") marque la reprise de la croissance. Elle est généralement plus large, plus claire et plus tendre que celle qui suit : le bois d'été.

     - La deuxième pousse de bois d'été (ou bois tardif) fournira une couche plus mince, plus dure et plus sombre.

Dans un tronc vu en coupe on peut donc observer une alternance d'anneaux clairs et foncés qui sont le reflet des pousses annuelles.

A partir de ces éléments, l'âge d'un arbre peut être évalué. Les variations qui existent sur la largeur des cernes seront autant de signaux d'interprétation sur la vitalité et les conditions de croissance de l'arbre concerné.

 

Les arbres "RECORDS"

 

EN FRANCE

DANS LE MONDE

LES PLUS VIEUX

2000 ans

Le chêne de la Chevasse

(St-Sulpice le Verdon - Vendée)

10500 ans

Pin Huon

(Australie)

LES PLUS HAUTS

55,50 m

Douglas de Claveisolles

(rhône)

112,10 m

Séquoia toujours vert "tall tree"

(Redwood Park-USA)

LES PLUS GROS

(circonférence)

14 m

Châtaignier de Troubois

(Haute-Savoie)

57,90 m

Cyprès de Tule

(Oaxaca- Mexique)

 

Au Pays de Sault il y a des sapins surnommés "Sapins Géants" de 210 ans environs d'une hauteur totale de 47,50 m circonférence 4,10 m pour un volume total de bois de 28 m³. Pourquoi de gros arbres à cet endroit ? 3 conditions sont réunies :

- une pluviométrie suffisante à une altitude moyenne de 1000 m (1200 mm/an)

- une exposition Nord dans un vallon frais et humide avec un sol profond et riche

- une zone abritée des coups de vents et donc des risques de chablis (arbre cassé par le vent ou renversé)

Le fait de conserver les vieux arbres cela s'appelle un acte sylvicole. Le renouvellement de la forêt passe par l'exploitation des vieux arbres et le remplacement par des semis. Ce qui est appelé "l'âge d'exploitabilité" est en fait la durée de vie fixée par le sylviculteur soit environ 120 ans. Cette tranche d'âge est celle de la période de croissance optimale ...

La durée de vie réelle d'un sapin qui, en moyenne est de 300 ans et peut atteindre, dans certaines forêts pyrénéennes, 800 ans !

Il est essentiel de conserver de vieux ou de très vieux arbres pour ne pas interrompre un cycle de l'écosystème forestier aussi riche que fragile.

L'arbre mort est aussi source de vie ! Beaucoup présentent des cavités avec un micro habitat varié : chauves-souris forestières (barbastelle), martres, grives draine, pigeons ramiers, insectes (peltis grossum, platycis minutus, pytho-depressus, etc...), pics (pic épeiche, pic noir), mousses, lichens, fougères, champignons (polypore)....

barbastelle.jpgJe vous ai concocté ces deux petits montages afin que vous puissiez visualiser les petites bêtes citées précédemment

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QUELQUES HOMMES DU BOIS AU PAYS DE SAULT

 

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Voici Lucien (à gauche) ancien bûcheron, Gérard (au centre) menuisier en retraite, et Noël (à droite) ancien bûcheron, qui nous a quitté début 2009 pour d'autres forêts

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François retraité et ancien propriétaire de scierie

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Notre ami Guy à gauche, bientôt retraité de l'ONF (Jean-Pierre à droite), quand nous avons sympathisé en 1972 il était débardeur et conducteur de tracteur forestier. C'est un homme super gentil que j'apprécie énormément, qui aime son village Belcaire et sa forêt.

Marie-Pierre Lacroix précise : Le père de Guy Calmens a été ouvrier forestier lorsque mon père, Joseph Lacroix, était garde-forestier sur le secteur de Belcaire (1961-1971)

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Malheureusement quelques uns y ont laissée leur vie : Pierre (année 1946), François  (année 1950), Iréné (année 1969) Jean-Robert (année 1970) ...

Hommage à tous ceux qui vivent ou ont vécu de la forêt et dont nous ne détenons pas la photo.

 Les  bûcherons :

Ce métier nécessite :

- une grande habilité, car les techniques de travail sont difficiles à maîtriser. Chaque arbre est un cas particulier et il faut une longue pratique pour devenir un vrai professionnel ;

- de très bonnes capacités physiques. Les accidents peuvent être très graves et il est nécessaire de prendre de nombreuses précautions ;

- une réelle capacité d'autonomie, car les bûcherons, s'ils travaillent le plus souvent en petites équipes (2 à 5) doivent organiser individuellement leur travail.

Le bûcheron est soit salarié à la tâche, soit entrepreneur indépendant (sa rémunération dépend donc directement de sa production). Les risques d'accident sont réels et il est indispensable que les bûcherons maîtrisent parfaitement les techniques d'abattage et organisent les chantiers en respectant les règles de sécurité. De même, les matériels et vêtements utilisés doivent être conformes aux normes de sécurité.

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Abattre :

Le bûcheron commence sur les arbres de fort diamètre par dépatter les contreforts du pied de l'arbre. Il fait une entaille à l'avant, dans la direction choisie pour la chute.

Puis, il tronçonne à l'arrière, en préservant une zone charnière sur laquelle va s'articuler la chute du tronc. Il lui est parfois nécessaire de contrarier le penchant naturel de l'arbre, en enfonçant des coins dans l'entaille arrière.

Tout au long du tronçonnage, le bûcheron reste vigilant. Les tensions et défauts cachés (pourriture du cœur par exemple) peuvent modifier l'abattage. L'arbre chute dans un fracas de branches.

Découper :

L'arbre à terre, le bûcheron commence par retirer les contreforts restants. Il continue avec l'ébranchage et le façonnage du tronc.

Il démonte entièrement la tête de l'arbre : les grosses branches sont débitées en rondins qui seront empilés, les autres branches (rémanents) sont laissés sur place.

Le tronc prend alors une forme cylindrique. La grume ainsi obtenue est ensuite débitée en morceaux de longueurs différentes suivant la qualité : la bille et la sur bille.

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Membres de l'équipe de forestiers Ariégeois travaillant dans la forêt de Bélesta en 2009, le premier contact est "rustique", mais quand "Gens de Belcaire" a précisé qu'il connaissait Guy l'atmosphère c'est détendue.

Notre ami Guy est connu comme le loup blanc dans la région !

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Une équipe de forestiers Ariégeois travaillant dans la forêt de Bélesta, le dialogue s'est instauré

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Il fallait du muscle et non de la guimauve

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Les différents outils du bûcheron d'antan, les haches et la scie passe partout, 1960, arrivée de la tronçonneuse, quel miracle et quel changement de vie, on peut enfin parler de rentabilité.

Jusqu'en 1955 - 1960 "les haches et le passe partout", vous imaginez l'effort fournit et le 4/4 n'existait pas. Ils se déplaçaient à pied dans les forêts.

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Les tronçonneuses au côté des outils anciens, les appareils de mesures ont eux aussi évolué

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Un métier pas facile celui de bûcheron !

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Les débardeurs :

Le travail du débardeur consiste à transporter les bois coupés par le bûcheron jusqu'à une place de dépôt située au bord d'une route forestière où un camion pourra venir les charger.

Le débardeur peut utiliser plusieurs moyens :

- un débusqueur, tracteur équipé d'un treuil permettant de tirer des bois de grande longueur.

- un porteur (ensemble composé d'un tracteur et d'une remorque avec grue), il permet de sortir les bois de courte longueur. Les bois sont chargés à l'aide d'un grappin puis empilés en bord de route.

On rencontre également des entrepreneurs de bûcheronnage qui possèdent un tracteur de type agricole équipé d'une remorque et qui effectuent les opérations de chargement et de déchargement manuellement (stères, petites grumes).

- un cheval : autrefois largement utilisée, cette technique a considérablement régressé. Aujourd'hui, certaines entreprises cherchent à favoriser un nouveau développement du débardage à cheval, car il fait moins de dégâts que les engins mécanisés et peut rester économiquement intéressant sur certains types de chantiers.

Le métier de débardeur est très proche de celui de celui de conducteur d'abatteuse. Des machines de très grande taille permettent d'abattre, d'ébrancher et de tronçonner des arbres sans intervention manuelle. L'importance de l'utilisation de ces machines s'est développée au cours des dernières années, en particulier à cause du relief.

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Débardage effectuez ici en 1950 par des boeufs

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Transport impressionnant du bois en 1900

foret-de-callong.jpgForêt de Callong près de Quillan en 1905, transport du bois par charrette à boeufs.

On change de "Temps" la mécanisation a fait son apparition.

 

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Les grumiers :

Le nouveau porteur grumier Scania : un R 620 LB6x4EHZ. Ce véhicule s'inscrit dans la grande tradition Scania de véhicules robustes et puissants adaptés aux exigences et aux impératifs de l'activité de transport de bois.

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Le grumier est un véhicule qui transporte des grumes!! La grume est un tronc d'arbre dégagé de toutes ses branches. Il faut des véhicules spéciaux pour ce transport exceptionnel. Ils doivent pouvoir transporter des troncs assez longs, et pouvoir circuler sur des chemins défoncés.

Avec ce type de véhicule, on peut avoir l'impression de participer à la déforestation industrielle. Mais, il existe au moins un moyen de lutter contre cela, en sélectionnant les arbres à abattre ...

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Le grumier effectuant son chargement

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Dans certains pays, lorsque les grumiers arrivent sur le chantier, il y a une grue mobile qui permet le chargement. En France, cela ne fonctionne pas ainsi, et les grues sont embarquées sur les camions. Certains roulent en convoi, mais il y a toujours au moins un véhicule équipé d'une grue embarquée. Sur le modèle, et pour des raisons de sécurité, j'ai choisi de bloquer la rotation de la grue.

Il existe plusieurs systèmes, pour que les grumiers puissent circuler à vide à moindre coût. J'en connais deux, soit avec la remorque portée par le camion, soit avec les essieux relevables. C'est cette deuxième solution que j'ai choisie. Elle permet d'économiser un train de pneumatique, sur le trajet du retour.

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LES SCIERIES

DES SOUVENIRS ET LE PASSÉ DE BELCAIRE

 

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La photo de gauche : maison de Mr Martre propriétaire de l'ancienne scierie du même nom, scierie qui était située à l'emplacement de la salle des fêtes de Belcaire (à droite)

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Photo de gauche : l'ancienne scierie Toustou puis scierie Adroit et actuellement entreprise Mora chemin de la plaine à Belcaire.

Photo de droite : Quartier de la Coume, la maison basse, c'est celle de Mr Joseph Adroit l'ancien propriétaire de la scierie, à gauche c'était celle d'Augustin Rouzaud qui travaillait aussi dans la scierie Adroit, un petit rappel nostalgique aux Belcairois

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  Photo de gauche : la scierie Maugard située en bordure de la D613 maintenant propriété de la commune de Belcaire pour le stockage des plaquettes bois. A droite : la maison de Mr Maugard, l'ancien propriétaire de la scierie, le beau frère d'Angèle. Souvenirs, souvenirs ...

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Photo de la scierie Toustou, après elle devînt la scierie Adroit et ensuite l'entreprise Mora

de gauche à droite :

Augustin ROUZAUD (le grand-père de Marie-Pierre Lacroix), François TOUSTOU patron de la scierie, Louis ARNAUD, Jean DIEUZÈRE (frère de la mère de Liliane Malet), Baptiste DIEUZÈRE (père d'Angèle et neveu du grand père de Liliane Malet), Jules DARBAN

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Voici les employés de la scierie Adroit à Belcaire qui a remplacé la scierie Toustou.

Ce changement de propriétaire je ne sais pas en quelle année cela a eu lieu ?

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La scierie Maugard dans les années 1970, photo de "Gens de Belcaire"

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Les employés de la scierie Maugard à Belcaire en 1934, entreprise familiale créée en 1920 elle déménagea en 2002 pour  Quillan.

L'ancienne scierie Maugard de Belcaire est située le long de la D613, un hangar existe toujours aujourd'hui.

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Devant la scierie Maugard à Belcaire en 1934.

A Belcaire, il y avait une deuxième scierie, la scierie Martre qui était située à l'emplacement de la salle des fêtes actuelle, elle appartenait à Pierre Martre l'arrière grand père de Françoise Ainié, puis le fils Paul qui était le frère de Jean Martre grand père de Françoise Ainié prit la succession de cette scierie.

L'introduction du machinisme en Pays de Sault fut lente jusqu'en 1925, plus rapide par la suite. Le Pays de Sault connut longtemps l'ère des scieries. Les premières fonctionnaient à l'eau, et les chariots portant les grumes étaient poussés à la main. En même temps existaient des scies mobiles actionnées par une machine à vapeur, la locomobile, alimentée par des déchets de bois. Petit à petit, les scieries fonctionnant au courant électrique prirent le pas sur les moulins à scier.

Les scieurs de long :

Les scieurs de long débitent des grandes pièces de bois dans le sens de la longueur c'est un travail pénible. Après écorçage et traçage des traits de coupes dessus et dessous, le tronc est hissé sur un chevalet,  la chèvre  et solidement amarré.

Le sciage peut alors commencer avec une scie  cadre maniée par deux personnes. Le scieur au sol,  le Renard, tire la scie vers le bas, celui du haut  le chevrier, remonte la scie. L'opération se répète inlassablement  jusqu'au sciage complet de la première moitié de la longueur, puis le tronc est retourné pour sciage de la seconde moitié.

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Présentation des métiers de la forêt d'autrefois, les scieurs de long en action

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Le travail de scieur de long mettait leur dos à rude épreuve

Entres parenthèses, cela me fait penser que lors de mes recherches généalogiques,  j'ai retrouvé des ancêtres directs qui avaient la profession de charpentier de 1655 à 1857 et parmi eux il y avait aussi des scieurs de long.

 

La vie contemporaine, le progrès est passé aussi par là !

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Les scieurs de long des temps modernes avec leur scierie mobile

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Le scieur de long en action

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Définition et mise en oeuvre d'une procédure de réception des bois en scierie :

Le cubage est l'opération qui permet de déterminer le volume des bois. Celui-ci se fait traditionnellement en forêt, et parfois plusieurs fois par des acteurs différents (ex : gestionnaire forestier, bûcheron, etc.). En forêt, le cubage manuel des bois s'effectue à un coût non marginal puisqu'il représente, pour les bois d'œuvre résineux, de l'ordre de 1,5 €/m3. Cette opération est désormais réalisée de plus en plus fréquemment par la scierie ou l'industrie avec des cubages qui se font en entrée usine. Des gains économiques sont donc attendus, puisque les différents cubages deviennent redondants.

La méthode de cubage n'est pas la même entre la scierie et l'industrie :

- en scierie, il s'agit d'un cubage à la pièce en volume (m3),

- en industrie, il s'agit d'un cubage par camion au tonnage ou au stérage.

Le cubeur en tant qu'instrument de mesure doit être certifié par un organisme habilité et régulièrement vérifié, afin de ne permettre aucun doute sur son fonctionnement et donc sur ses résultats.

 

Le but des travaux a donc été la rédaction d'un cahier des charges admis et reconnu par tous pour aboutir à l'élaboration d'une charte sur les bonnes pratiques de cubage en scierie ou en industrie. Celui-ci doit permettre de prescrire les règles minimales à respecter, de la désignation des bois en forêt, en passant par l'exploitation et jusqu'au cubage des bois en usine.

Cette démarche concerne l'ensemble des intervenants dans la chaîne de production pour :

- optimiser la traçabilité des bois au cours de l'intervention des différents acteurs, en fiabilisant l'itinéraire des bois entre leur mise à disposition bord de route en forêt et leur arrivée au cubeur en usine, par le respect de pratiques simples et concertées,

- assurer un approvisionnement en bois frais par l'optimisation des délais de mise à disposition,

- assurer la fourniture de documents homogènes, clairs et lisibles (bulletin de livraison, listing de cubage),

- assurer un paiement des bois à l'ensemble des acteurs dans les mêmes délais que pour des bois cubés en forêt,

- donner confiance à l'ensemble des acteurs pour le développement de ce mode de dénombrement en faisant preuve d'un maximum de transparence, afin d'obtenir un volume cubé en usine accepté par tous.

 AFFUTEUR :

  • Affûte tout ou partie des lames de scies circulaires ou à rubans, des chaînes de tronçonneuses.
  • Maintient en état de fonctionnement tout instrument coupant.
  • Affûter (mécaniquement ou manuellement) et marteler
  • Régler les machines
  • Maintenir en état les outils d'affûtage (entretien du matériel mécanique, électrique, hydraulique)

OUVRIER POLYVALENT :

  • Effectue toutes tâches en scierie.
  • Manipule le bois tout au long de la chaîne : billonneur, écorceur, rogneur, déligneur, empileur, cloueur, agrafeur fendeur, cariste

SCIEUR :

  • Scie des billes de bois.
  • Débiter les billes de bois en fonction des commandes
  • Changer les lames de scie et maintenir le banc de scie, assurer un premier niveau de nettoyage et de réparation

TRONÇONNEUR EN CABINE :

  • Met à la bonne longueur les billons (poste en cabine totale).
  • Repérer la grume dans les différents tas, la saisir avec la griffe, la poser sur la chaîne et la tronçonner en morceaux

Voici tous ces éléments mécaniques d'une scierie en pleine action :

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Belcaire, ambassadrice de la production

 bois énergie !

(La Dépêche du 17.07.2008)

La commune sera-t-elle, avec le projet de chauffage économique écolo la capitale ambassadrice de la production d'énergie renouvelable au travers de la création d'une chaufferie bois et d'un réseau de chaleur enterré? c'est ce que souhaitent pour le village Emmanuel Bresson, maire, et sa municipalité avec un ambitieux programme de développement durable, projet qu'il a proposé en 2005 et commencé avec l'ancienne municipalité menée par Joseph Vergé. L'idée de valoriser et mettre à l'honneur le patrimoine forestier en se servant des produits des forêts impropres à l'utilisation en bois d'œuvre ou menuiserie : déchets de coupes, arbres secs, chablis, en véritable solution de remplacement du pétrole, gaz, électricité est un grand défi auquel la municipalité s'attaque qui créera de nombreux emplois avec la collaboration efficace de l'ONF.

Vendredi 11 juillet 2008, une journée « portes ouvertes » permettait au public de regarder et comprendre ce recyclage avec le premier chantier de broyage et production de plaquettes forestières qui en une journée a produit la consommation annuelle de bois énergie déchiqueté nécessaire au chauffage de la gendarmerie, bureaux et locaux, maison d'hébergement des personnes âgées le Mariapolis, en passant par les écoles et différents logements privés situés sur le réseau chaleur, soit l'équivalent de 50 000 litres de fuel.

Pour l'organisation de l'approvisionnement, l'ancienne scierie Maugard, emplacement idéal au centre du village, entourée d'un écrin de verdure, rachetée par la mairie, sera réhabilitée en plate-forme de stockage de plaquettes forestières.

L'objectif à très court terme étant d'approvisionner depuis Belcaire une dizaine de chaufferies dans un rayon de 30 km. Dès novembre, la première chaufferie bois énergie communale sera lancée. Lorsque l'on voit la montée en flèche des factures de chauffage, le bois qui a fait la richesse des communes il y a longtemps peut rapidement redevenir un facteur majeur de développement du plateau de Sault et de nos territoires après une longue période de crise grâce à ce formidable projet.

 

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(Extrait du journal de la commune de Belcaire "le Casteillas" numéro 1 de janvier 2009)

C'est parti pour la chaufferie bois qui fonctionne depuis le 7 janvier 2009 !

Les hausses successives des prix du fuel domestique et du gaz, ainsi que la valorisation nouvelle des sous produits forestiers jusqu'alors inexploités, ont motivé la réalisation de la chaufferie centrale. Située rue de la Petite Versane, elle est maintenant en fonctionnement, et permet d'alimenter en besoins thermiques l'école, la gendarmerie et ses logements, la maison de retraite, ainsi que des logements publics.

Une importante réduction sera donc rapidement réalisée par la commune de Belcaire sur les coûts de chauffage de ces bâtiments municipaux. Coût de l'investissement : 445 000 euros, dont 203 000 euros de subventions.

 

La plate-forme de stockage :

La chaufferie est alimentée par du bois déchiqueté et stocké sur la plate-forme située à l'emplacement de l'ancienne scierie Maugard le long de la D613. En une journée la broyeuse déchiquète la quantité de bois nécessaire à une année de chauffe. Très rapidement, cette plate-forme, en plus de stocker les plaquettes destinées à Belcaire, alimentera les différentes nouvelles chaufferies dans un rayon de quarante kilomètres. Les premiers travaux de transformation du site ont été réalisés par les employés communaux afin d'assurer provisoirement le stockage des plaquettes forestières. La rénovation complète du bâtiment se fera en 2009.

Coût de l'investissement : acquisition 80 000 €

Coût de la réhabilitation   : 113 000 €

Subventions : Conseil Général : 0 €

                            DGE (état) : 22 566,40 €

                            ADEM (état) : 33 849 €

                            Région, Europe : 48 208 € attendues

 

Ma réflexion : "faut bien l'admettre, c'est une idée géniale !! au pays du bois ! pourquoi ne pas y avoir pensé plutôt ? visiblement cela a été long à mettre en place"

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Attention ! Ce reportage comporte 2 volets, à suivre donc ....

 

Ainsi se termine ce premier reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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11 juillet 2009


Suite à mon appel pour vous solliciter afin que vous m'adressiez des recettes de cuisine et bien voilà pour vous faire plaisir, j'en ai reçu quelques unes, 12 recettes sympathiques, typiquement du terroir et pas très compliquées à réaliser me semble t'il, n'étant pas un expert dans ce domaine.
Alors si vous en avez d'autres, envoyez les moi, comme cela nous pourrons ensemble monter un nouvel article sur le sujet et en faire profiter nos visiteurs.

Afin de vous mettre l'eau à la bouche on va débuter cet article par un cassoulet, mais pas n'importe lequel, le vrai, celui du Cassoulet de Castelnaudary.
 

1 ère Recette celle du cassoulet de Castelnaudary

Populaire, familial, l'authentique Cassoulet de Castelnaudary est confectionné uniquement avec les produits du Lauragais et cuit dans cette poterie locale "la cassole" qui est à l'origine même de son nom.

voici une cassole traditionnelle, il en existe de différentes tailles, ce récipient en terre cuite vernissée d'Issel, à ses origine au XIV ème siècle, c'est spécialement fait pour le cassoulet

Les ingrédients :

- haricots lingots, ail, sel et poivre

- les viandes : jarret et épaule de porc, confits, couennes, saucisse et lard

Préparation de la recette :

Dans une casserole, recouvrir les haricots d'eau froide, faire blanchir en portant à ébullition pendant 5 minutes. Jeter l'eau.

Recouvrir à nouveau ces haricots d'eau tiède. Garnir en ajoutant des couennes coupées en morceaux assez larges, une quantité abondante de gousses d'ail et de lard salé, hachés finement ensemble. Laisser mijoter environ deux heures. Il faut que les haricots soient bien cuits et qu'ils restent fermes.

Pendant ce temps, dans une grande poêle, faire dégraisser les morceaux de confit, les retirer et dans cette graisse, faire rissoler la viande de porc et la saucisse.

Ces deux préparations terminées, vider le tout dans la "cassole". Tout d'abord une couche de haricots avec leur jus, puis une couche de viande que l'on recouvre avec le reste de haricots.

Poivrer en surface généreusement. Déposer la saucisse sur le Cassoulet, l'enfoncer légèrement et arroser toute la surface de son jus encore bouillant.

Mettre au four et laisser cuire jusqu'à ce qu'il se forme une croûte marron uniforme sur tout le dessus. Surveiller de temps en temps et, si le Cassoulet semble se sécher, l'arroser à l'eau chaude, sans toutefois le noyer. Laisser cuire ainsi trois à quatre heures, et oui c'est le temps qu'il faut pour un bon cassoulet.

Servir très chaud.

Le cassoulet de Castelnaudary dans sa cassole, ça donne envie !

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2 ème Recette : Noisette d'agneau du Pays Cathare aux saveurs de garrigue et fromage de brebis

Pour 4 personnes ingrédients :

- 12 côtes d'agneau (côté filet)

- 200 g de fromage frais de brebis

- Fleur de thym, persil

- 5 cl de crème liquide

Préparation de la recette :

Saisir les côtes d'agneau à feu vif pour les colorer sur les deux faces, puis les retirer aussitôt.

Mélanger le fromage frais, la fleur de thym, la crème liquide et le persil haché, jusqu'à obtention d'une préparation homogène. Saler et poivrer.

À l'aide d'une cuillère, disposer la préparation sur la face supérieure des côtes d'agneau.

Mettre au four en position grill pendant 4 minutes afin de gratiner et terminer la cuisson des côtes d'agneau.

Servir avec une fricassée de légumes primeurs sautés au beurre.

 

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3 ème Recette : La Patanade, recette d'Anne-Marie de Belcaire qui lui vient de sa grand-mère

 ingrédients :

- 2 litres de lait entier

- 1O à 12 cuillerées à soupe rase de farine

- 1,2 Kg de pomme de terre à purée

Préparation de la recette :

Saler les Pommes de terre et les faire cuire à la vapeur

Délayer la farine dans le lait tiède

Passer les Pommes de terre au moulin à légume , ajouter le lait avec la farine, mettre le tout sur le feu remuer tout le temps jusqu'à cuisson complète, (il faut que cela fasse de gros bouillon, façon pâte de coing)

Saler et ajouter une noix de beurre en fin de cuisson

Verser la préparation dans des assiettes creuses

Laisser refroidir complètement

Démouler et faire revenir la préparation dans une poêle, laisser roussir de chaque coté

Servir nature ou bien sucré

C'est très bon. En fait c'est une purée épaisse genre millas.

 

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4 ème Recette : Petit salé aux lentilles

Recette utilisée au Pays de Sault par Gens de Belcaire qui participe grandement à faire connaître sa région qu'il aime

 

Pour 6 personnes ingrédients :

- Un kilo de palette fraîche

- 500 g d'échine de porc

- 400 g de lard

- 2 carottes

- 2 Oignons

- 500g de lentilles vertes

- 2 bouquets garnis

- Sel et poivre

Préparation de la recette :

Remplir d'eau froide une grande casserole. Mettre un oignon, un bouquet garni du sel du poivre la palette, l'échine et la moitié du lard.

Cuire à feu moyen pendant 45 minutes.

Pendant ce temps, remplir d'eau froide un grand faitout. Ajouter les carottes coupées en petits dés. Verser les lentilles. Ajouter le deuxième bouquet garni. Cuire 45 minutes.

Couper le reste du lard en petits lardons. Les faire revenir dans une poêle avec un oignon coupé en tranches. Une fois dorés incorporer les dans le faitout.

A la fin de la cuisson des lentilles, incorporer la palette, l'échine et le lard.

Laisser mijoter le tout à feu doux pendant 45 minutes.

 

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5 ème Recette : Pommes de terre cuites au feu de bois, c'est vrai on n'y pense pas toujours de joindre l'utile à l'agréable quand on a une cheminée

Recette utilisée au Pays de Sault par Gens de Belcaire

 

Pour vérifier la cuisson, piquez les pommes de terre avec une fourchette.

Pour 4 personnes ingrédients :

- 10 pommes de terre

- du gros sel

- du papier aluminium

Préparation : 5 min

Cuisson : 15 min

Préparation de la recette :

Rincez les pommes de terre à l'eau.

Découpez des morceaux de papier d'aluminium, assez grand pour envelopper une pomme de terre. Il vaut mieux en mettre plusieurs couches que pas assez, sinon la pomme de terre cramera.

Déposez une pomme de terre sur les morceaux de papier aluminium, puis versez une pincée de gros sel autour.

Refermez le papier aluminium sur la pomme de terre, mettez toutes vos pommes de terre ainsi préparées dans la braise.

Pensez à retourner les pommes de terre en cours de cuisson pour ne pas qu'elles crament sur un côté

 

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6 ème Recette : pot-au-feu Recette utilisée au Pays de Sault par Gens de Belcaire

Temps de préparation : 20 mn
Temps de cuisson : 3h

 

Pour 6 personnes ingrédients :

- 5 litres d'eau

- 700 g de jarret avec os

- 800 g de joue de boeuf

- 1 os à moelle

- 1 oignon + 2 gousses d'ail + 2 clous de girofle

- 5 carottes

- 6 pommes de terre

- 2 blancs de poireaux

- 2 navets

- 1 chou

- 1 bouquet de persil, du thym

- Sel + poivre

Préparation de la recette :

Avant de commencer, sachez que les pommes de terre sont cuites à l'eau séparément.

Tout d'abord, il faut rincez la viande à l'eau froide, puis la mettre dans un faitout et la recouvrir de 5 litres d'eau.

Laisser la viande cuire à feu très doux pendant environ 2h avec les oignons préalablement épluchés + les clous de girofle.

Nettoyer la surface de l'eau toutes les demi-heures, en retirant l'écume qui se forme en surface.

Donc, au bout de 2h, assurer vous que la surface de l'eau soit "propre".

A ce stade il reste 50mn de cuisson :

Ajouter les légumes carotte + navet, et les arômes (laurier, thym...)

10mn plus tard, ajoutez le choux.

10mn après avoir ajoutez le choux, ajoutez les poireaux

Ajouter l'os à moelle une dizaine de minutes avant la fin.

Vous pouvez utiliser une cocotte minute, c'est plus rapide à la cuisson, mais le résultat final ne sera pas le même. Pour cette recette nous vous conseillons vraiment un faitout.

 

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7 ème Recette : Carré d'agneau du Pays Cathare aux herbes fraîches et olives noires

Pour 4 personnes ingrédients :

- 1 Carré d'agneau désossé (Côté filet)

- 100 g d'olives noires de Bize-Minervois dénoyautées

- 1 cuillère à soupe d'huile de Bize-Minervois

- 1 gousse d'ail

- Basilic, Persil et Ciboulette

Préparation de la recette :

Saler et poivrer le Carré d'agneau.

Mixer les herbes fraîches, les olives noires et la gousse d'ail, puis ajouter l'huile d'olive.

Badigeonner l'intérieur du carré d'agneau de cette préparation.

Rouler le carré et le ficeler.

Saisir le carré à feu vif pour le colorer sur les deux faces, puis le mettre au four à 180°, (Th 6) pendant 15 minutes.

Sortir le carré du four, enlever la ficelle.

Couper en tranches le carré et le napper du jus de cuisson.

Servir avec une poêlée de champignons de saison

 

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8 ème Recette : Ragoût de pommes de terre Audois

Pour 2 personnes ingrédients :

- 500 gr de pommes de terre

- 1 petit oignon

- 200 gr de lard de poitrine

- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive

- 1 cuillère à soupe de concentré de tomate

- Thym ou autres herbes de Provence (romarin, laurier...)

- Sel et poivre du moulin

Préparation de la recette :

Peler et hacher l'oignon

Couper la poitrine en lardons

Faite revenir l'oignon 1 minute sans coloration à la cocotte dans l'huile d'olive

Ajouter les lardons et faites les légèrement dorés

Peler, laver et couper les pommes de terres en gros dés

Ajouter les dans la cocotte

Ajouter le concentré de tomate et les herbes

Saler modérément (la poitrine étant déjà salée) et poivrer

Mouiller avec 1 verre d'eau (ou mieux un verre de bouillon)

Couvrir et cuire à frémissement 25 à 30 minutes

Tester la cuisson avec la pointe d'un couteau

Servir aussitôt.

 

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9 ème Recette : Saucisson à cuire aux haricots blancs

Pour 4 personnes ingrédients :

- 500 gr de haricots blanc lingot

- 1 oignon

- 1 bouquet garni (poireau, céleri branche, thym, laurier)

- 1 carotte

- 2 clous de girofles

- 1 tablette de bouillon de volaille

- 2 cuillères à soupe de concentré de tomate

- Sel et poivre du moulin

- 2 saucissons lyonnais à cuire (600gr)

Préparation de la recette :

Faite tremper les haricots dans une grande quantité d'eau froide pendant 12 heures.

Pelez et lavez la carotte. Pelez l'oignon et piquez le des clous de girofle.

Dans une cocotte mettre les haricots blancs égouttés.

Ajoutez le bouquet garni, la carotte et l'oignon piqué de clous de girofle.

Ajoutez le cube de bouillon. Ajoutez aussi le concentré de tomate.

Couvrir d'eau et portez à ébullition. Laissez cuire à couvert, 1 heure 30 à feu doux.

Salez et poivrez en fin de cuisson.

Ajoutez de l'eau en cours de cuisson si nécessaire.

Préparation des saucissons : piquez les saucissons pour éviter qu'ils n'éclatent à la cuisson.

Pochez les saucissons dans une grande quantité d'eau à frémissement pendant 15 minutes.

Ajoutez les saucissons dans les haricots 15 minutes avant la fin de la cuisson.

Servez dans la cocote.

 

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10 ème Recette : Automne gourmand en Aude Pays cathare - Tarte à l'oignon

Pour 6 personnes ingrédients :

- 6 beaux oignons doux de Citou

- un petit pot de crème fraîche

- sel, poivre du moulin, noix muscade râpée

- origan, huile d'olive  (origan : marjolaine vivace, thym des bergers, il stimule la digestion, il ouvre l'appétit et a une action bienfaisante sur le foie, on retrouve l'origan dans la cuisine italienne, notamment sur les pizzas napolitaines)

- 1 pâton de pâte brisée

Préparation de la recette :

Éplucher et émincer les oignons. Les faires fondre dans une poêle dans un peu d'huile d'olive.

Les retirer lorsqu'ils commencent à dorer et ôter leur jus de cuisson.

Ajouter la crème fraîche, la noix muscade râpée, le sel et le poivre du moulin.

Foncer un moule à tarte avec la pâte brisée. Y étaler la préparation, saupoudrer légèrement d'origan.

Cuire à four chaud (th. 200°C) une petite heure.

Le petit plus : dix minutes avant la fin de la cuisson déposer sur la tarte des lamelles d'Ecu du Pays Cathare (fromage de chèvre audois), et laisser gratiner.

 

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11 ème Recette : Épaule d'agneau du Pays Cathare au vin des Corbières

Pour 4 personnes ingrédients :

- 1 épaule d'agneau désossée

- 1 bouquet garni de thym, laurier et persil

- 2 gousses d'ail

- 1 oignon ciselé

- 1 bouteille de Corbières sinon ce n'est pas Cathare !!

- 1 cuillère à soupe d'huile d'arachide

- 125 g de beurre

Préparation de la recette :

- Découper l'épaule d'agneau en cubes de 3 cm de côté et les faire sauter à la poêle à feu vif jusqu'à coloration.

- Dans un récipient pouvant aller au four, faire suer l'oignon ciselé dans l'huile, ajouter les morceaux d'agneau et les faire rissoler avec les 2 gousses d'ail.

- Ajouter le bouquet garni et mouiller avec le vin des Corbières jusqu'à ébullition.

- Assaisonner de sel et poivre et cuire au four pendant 25 minutes à 210° (Th 7).

- À l'aide d'une écumoire, sortir les morceaux d'agneau.

- Retirer la garniture aromatique et faire réduire d'un tiers le vin restant à feu modéré.

- Lier la sauce en incorporant le beurre froid petit à petit et rectifier l'assaisonnement.

- Réincorporer les morceaux d'épaule à la préparation.

Accompagnement : Tagliatelles fraîches ou des pommes de terre vapeur.

 

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12 ème Recette : Omelette flambée au rhum des Antilles, celle-ci n'est pas vraiment de l'Aude, mais imaginez que le rhum vient des Corbières

Recette anti stress à réaliser pour des invités surprises, préparation : 5 minutes, cuisson : 5 minutes, difficulté : Très facile

 

Pour 4 personnes ingrédients :

- 6 oeufs

- 2 cuillères à soupe de beurre de cuisine

- 1 cuillère à soupe de lait entier

- 2 cuillères. à soupe de sucre semoule

- 200 ml de rhum des Antilles sinon l'été sera pourri

- 1 cuillère à moka de sel fin.

Préparation de la recette :

Dans un grand bol préparer l'omelette. Préchauffer un plat à tarte.

Dans une grande poêle, fondre le beurre et cuire l'omelette sur les 2 faces.

Déposer l'omelette sur le plat et saupoudrer de sucre.

Rouler comme une crêpe.

Dans une petite casserole chauffer le rhum, arroser sur l'omelette et flamber.

Vos invités seront épatés !

 

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Je vous souhaite bon appétit, et vous pouvez cliquez juste sous cet article pour laisser vos avis et commentaires qui seront les bienvenus sur ces recettes et si vous en avez d'autres ...

Ah ! J'oubliai si vous réalisez une de ces recettes prenez des photos et adressez les moi je pourrai les inclure afin "d'égayer" la recette correspondante, merci.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Anne-Marie, Gens de Belcaire, Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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