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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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23 décembre 2015

La passion du patrimoine, belle aventure !
Pour finaliser ce reportage dense en informations et documents voici la suite tout aussi intéressante que les quatre précédentes parties. Il y aurait encore très certainement des éléments historiques à dévoiler sur Narbonne. Cette aventure continue, voici le cinquième et dernier numéro de ce reportage qui est composé de cinq parties du fait qu'il est illustré d'un très grand nombre de photos, plus de 490. Pour ne pas manquer un épisode, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire sur la newsletter (voir menu de gauche). Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera et je compte sur vous !
La découverte de la ville de Narbonne se poursuit donc, j'espère qu'il vous aura passionné. 
Et n'hésitez pas à consulter les sommaires du site pour visualiser d'autres reportages sur l'Aude et l'Ariège, il vous suffit de cliquez sur le titre qui vous intéresse.
Je vous souhaite une excellente lecture.

LE MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE DE NARBONNE

 

Aménagé dans le Palais Vieux datant du XIème - XIVème siècle, le musée archéologique retrace les origines de Narbonne et sa région par le biais de ses collections préhistoriques et son très riche passé antique : mosaïques, statuaire, sarcophages, petit mobilier,  des peintures à fresque.

Le musée archéologique de Narbonne est situé au sein du palais des archevêques de Narbonne. Il y a douze salles, renfermant des collections de pièces et de mobiliers archéologiques couvrant la préhistoire, la protohistoire, mais essentiellement les périodes gallo-romaine et paléochrétienne. Ce musée héberge notamment une collection importante de fresques gallo-romaines découvertes lors des fouilles du site du Clos de la Lombarde. Se tient aussi dans ce musée une exposition permanente des céramiques antiques du musée archéologique. Il y a notamment une salle réservée aux fresques et une salle de la vie publique et religieuse, très intéressantes.

  

Narbonne, à gauche, bas-relief funéraire romain, détail représentant une scène de meunerie accompagnant l’inscription funéraire d’un boulanger (Ier siècle de notre ère). A droite, torse de Minerve, on distingue l'égide (protection en peau de chèvre) portée en bandoulière et assortie d'une tête de Gorgone. C'est une réplique romaine d'un original grec en marbre blanc. Elle date du Ier siècle de notre ère.

Narbonne, une des salles du musée archéologique.

Narbonne, musée archéologique, bornes et stèles funéraires romaines.

  

Narbonne, musée archéologique, à gauche, statue de marbre en pied de Silène ivre. Elle a été trouvée en 1856 et date de la fin du Ier ou début du IIème siècle de notre ère. A droite, vestige d'un bas-relief, visage de femme romaine, est-ce Théodora la femme de l'empereur justinien en 502 ?

Narbonne, musée archéologique, bas-relief représentant un char romain.

Narbonne, musée archéologique, bas-relief représentant un couple romain.

Narbonne, musée archéologique, détail d’un bas-relief funéraire représentant un vaisseau de commerce romain de type "corbita". Ce bas-relief pèse 366 kg, il a été trouvé à Port-La-Nautique dans l’étang de Bages.  CORBITA : gros navire de commerce utilisé pour les traversées de la Méditerranée. ACTUARIA : navire de commerce plus petit utilisé pour le cabotage. Les gros bateaux déchargeaient leur cargaison à Port-La-Nautique. Les marchandises étaient ensuite acheminées vers Narbonne par des embarcations plus petites qui remontaient le cours de l’Aude (Atax). Le transport par voie terrestre était aussi possible.

  

Narbonne, le musée archéologique, photo de gauche, ancre romaine découverte en mai 1990 dans la vase de l'étang de Bages-Sigean à Port-la-Nautique, elle mesure 3,65 m de haut pour un poids total de l'ancre restaurée de 366 kg. Photo de droite, borne miliaire trouvée en septembre 1949 dans le lit asséché du Rieu Treilles à 30 km au sud de Narbonne. Cette borne jalonnait probablement le tracé primitif de la Via Domitia en direction de l'Espagne. Elle porte le nom du proconsul romain "Cnaeus Domitius Ahenobarbus" et date des années 120 avant notre ère. Le chiffre XX gravé indique une distance de 30 km environ, calculée sans doute depuis Narbonne.

Narbonne, musée archéologique, linteau dédicatoire de la première cathédrale de Narbonne mentionnant l’évêque Rusticus (429 - 461). Ce linteau est en marbre. Rustique a commencé la construction de son église en 446, elle fut terminée sous le 6 ème consulat de Valentinien Auguste.

Narbonne, musée archéologique, la partie la plus ancienne du Palais des Archevêques, dite Palais Vieux, constitue un environnement privilégié et permet une mise en valeur exceptionnelle des vestiges archéologiques présentés. Ici plafond gothique au décor peint de la chapelle de la Madeleine construite par Pierre de Montbrun, archevêque de 1272 à 1286 il était le prédécesseur de Gilles Aycelin. 

Narbonne, musée archéologique, détails du plafond gothique du palais Vieux des archevêques, chapelle de la Madeleine, au mur se sont des décors peints.

Narbonne, gravure Antique ours des Pyrénées.

INFO : Un futur musée régional de la Narbonne antique baptisé MuRéNa ouvrira ces portes probablement en 2016.

 

LE MUSÉE D'ART ET D'HISTOIRE DE NARBONNE

 

Aménagé au XIXème siècle dans les anciens appartements des Archevêques datant du XVIIème siècle, au sein du Palais Neuf.

Le musée de Narbonne et mal ou trop peu connu et pourtant il mérite une visite par ses collections de préhistoire, d'antiques sculptures, d'inscriptions, fragments architecturaux, des mosaïques romaines très bien conservées. Ce Musée de Narbonne a été fondé en 1832, par M. Teissier, préfet de l'Aude. On peut y voir une riche collection de céramiques de diverses provenances, qui résume à elle seule, à peu près l'histoire de cet art.

Narbonne, hôtel de Ville et entrée du musée d'art et d'histoire.

La peinture est aussi présente par de nombreux tableaux de qualité : Rubens, Jordaens, de Champaigne, Véronèse, Le Titien, Ribera, Vélasquez, Mignard, Rigaud, etc. Des dessins d'Hubert Robert et de Gamelin sont aussi visibles dans ce musée. Dans le petit jardin du musée figurent des vestiges de la civilisation romaine.

On peut aussi admirer des plâtres moulés sur l'Antique, des antiquités gauloises, égyptiennes, grecques, des vases peints ou Étrusques, des monuments romains, des bas-reliefs, bustes statues, vases funéraires, vases à parfums, amphores, sarcophages, sculptures, armes, armures, bronzes, sceaux, bijoux, curiosités, monnaies et médailles, etc. La liste est longue.

Quelques vases en poterie rouge figurent aussi dans ce musée, ainsi que des figurines, ustensiles, ex-voto, etc.

Des monuments chrétiens du moyen-âge, de la Renaissance et sculptures modernes ont trouvé leur place dans ce lieu étonnant.

Corbeilles de chapiteaux romans et gothiques, presque tous les chapiteaux du musée ont fait partie de monuments de la fin du XIème et des XIIème siècles.

Il est intéressant aussi de voir des bas-reliefs Wisigoths.

Monsieur Paul Tournal fondateur et conservateur du musée y consacra pendant 40 ans, son temps, son intelligence, ses libéralités, de 1832 à 1872.

Narbonne, grand salon du musée d'art et d'histoire. Salle de plus de 20 m de long, restaurée en 2005 afin de lui redonner son style Second Empire.

Narbonne, salle des audiences du musée d'art et d'histoire. Plafond peint à la française (1634), parmi les éléments de mobilier un bargueño, coffre espagnol du début du XVIIème siècle. On peut admirer quatre grands tableaux représentant les Consuls de Narbonne de 1596, 1600, 1603 et 1607. Les Consuls, élus pour un an, étaient habituellement au nombre de six et administraient la ville et son territoire.

Narbonne, musée d'art et d'histoire, plafond à caissons peints de la Chambre du Roi. Cette chambre du roi fut décorée pour accueillir le roi Louis XIII, qui faisait la guerre au Roussillon. Le plafond à l’Italienne, composé de quarante-neuf caissons peints dédiés au thème des neuf muses, fut réalisé en 1633 par les trois frères Rodière, peintres et doreurs narbonnais. Les armes de l’archevêque commanditaire, Claude de Rebé (1587-1659), apparaissent dans différents tableaux. Des boiseries polychromes et dorées, ainsi que des peintures murales accompagnent ce plafond.

Narbonne, musée d'art et d'histoire, salle à manger avec décors en stucs du XVIIIème siècle, représentant des trophées de chasse et de pêche, on remarque également une figure de lion, allusion possible aux armoiries du dernier archevêque de Narbonne, Arthur Richard Dillon, qui fit décorer cette pièce. 

 Narbonne, musée d'art et d'histoire, meuble présentant 180 pots à pharmacie fin du XVIème siècle, début du XVIIème, classés monuments historiques, se sont des dépôts du Bureau de bienfaisance et de l’Hôtel-Dieu de Narbonne ; on y distingue des albarelli, des piluliers, des chevrettes, des pots canons, etc.

Narbonne, musée d'art et d'histoire, la grande galerie, plafonds peints néo-gothiques à motifs géométriques et écussons, réalisés dans les années 1850 par Alexandre Denuelle, d’après des dessins de Viollet-le-Duc.

Narbonne, musée d'art et d'histoire, tableau d'Émile Dekers, Alger 1929. Émile Deckers peintre belge, est né le 9 janvier 1885 à Ensival, aujourd'hui un quartier de Verviers en Belgique, il décède le 6 février 1968 à Verviers (Belgique). Il s'installa à Alger en 1921 et s'y fait connaître comme peintre "orientaliste", réputation justifiée qui lui apportera la notoriété.

Narbonne, musée d'art et d'histoire, salle du palais maghrébin.

  

Narbonne, musée d'art et d'histoire, salles des orientalistes : salle de la mosquée de Cordoue.

Narbonne, musée d'art et d'histoire, salles des orientalistes : salle de la mosquée de Cordoue.

Narbonne, musée d'art et d'histoire, salles des orientalistes.

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LISTE DES ARCHEVÊQUES DE NARBONNE

 

NIMFRIDIUS v.790 à 822 ou v.799 à v.825. Premier métropolitain pour lequel le titre d'archevêque est attesté.

BARTHÉLEMY v.827 à v.840

BÉRARIUS v.842 à v.850

FRÉDOLD ou Frédald ou Frédule  v.855 à 872

SIGEBODE 873 à 885

THÉODARD DE NARBONNE ou Audard (saint)  885 à 893

ARNUSTE  893 à 912. Il meurt assassiné en Catalogne

GÉRARD nommé en 911 par l'évêque d'Uzès, Amélius II

AGIO 914 à 924

AIMERY 926 à 977

Ermengaud de NARBONNE  977 à 1017

Guillaume DE GERDAGNE alias GUIFRED 1019 à 1079

Pierre BÉRENGER DE NABONNE 1079 à 1090

DALMATIUS 1081 au 17 janvier 1097

Bertrand DE MONTREDON 1097 à 1106

Richard DE CARLAT alias DE MILHAU  5 novembre 1106 au 15 février 1121

Arnaud DE LEVÉZOU 17 mai 1121 au 30 septembre 1149

Pierre DE SITULVÉRO alias d'ANDUZE 1150 à 1155

Béranger DE NARBONNE 20 juillet 1156 au 7 avril 1162

PONS D'ALSACE alias d'ARSAC avril 1162 à 1181

Bernard GAUCELIN 1181 au 8 avril 1191

Béranger II  22 juillet 1191 à août t211

Arnaud AMAURI ou AMALRIC 12 mars 1212 au 23 septembre 1225

Pierre AMELII sive AMEIL mars 1226 au 20 mai 1245

Guillaume DE BROA (DE LA BROUE) 28 mai 1245 au 25juillet 1257

Jacques DE NIGRI ou LE NOIR 1257 au 5 octobre 1259

GUIDO FOULQUOIS alias LE GROS Pape sous le nom de CLÉMENT IV 10 octobre 1259 au 24 avril 1263

MAURINUS (MAURIN) 24 avril 1263 au 24 juillet 1272

Pierre DE MONTBRUN d'octobre 1272 au 3juin 1286

Gilles AYCELIN DE MONTAIGU 25 novembre 1290 au 5 mai 1311

Bernard DE FARGES 5 mai 1311 à juillet 1341

GAUSBERT DU VAL  du ler octobre 1341 au 1er janvier 1347

Pierre DE LA JUGIE du 10 janvier 1347 au 27 août 1375

Jean ROGER DE BEAUFORT 27 août 1375 à septembre 1391

François DE CONZIÉ du 19 septembre 1391 au 31 décembre 1432

François CONDOLMIERI  janvier 1433 à 1436

Jean D'HARCOURT du 5 novembre 1436 au 10 décembre 1451

Louis D'HARCOURT du 10 décembre 1451 au 18 janvier 1460

Antoine DU BEC CRESPIN du 18 janvier 1460 au 15 octobre 1472

Réginald ou Renaud DE BOURBON du 15 décembre 1472 au 7 juin 1482

François HALLE 19 juillet 1482 au 23 février 1492

Georges D'AMBOISE 2 décembre 1491 au 21 avril 1494

Pierre D'ABZAC DE LA DOUZE du 21 avril 1494 au 23 mai 1502

François Guillaume DE CASTELNAU de Clermont-Lodève 22juin 1502 au 4juillet 1507

Guillaume BRIÇONNET 15 juillet 1507 au 13 décembre 1514

Jules DE MÉDICIS 18 février 1515 au 19 novembre 1523, pape sous le nom de CLÉMENT VII

Jean DE LORRAINE 11 janvier 1524 ait 10 mai 1550

Hippolyte D'ESTE du 27 juin 1550 à 1551 puis du 8 octobre 1563 au 2 décembre 1572

François DE TOURNON en 1551

François PIZANI 3 mai 1551 à l561

Simon VIGOR 13 décembre 1572 au 1er novembre 1575

François DE JOYEUSE 14 mars 1582 au 1er  mars 1590

Louis DE VERVINS 8 décembre 1600 au 8 février 1628

Claude DE REBÈ 8 septembre 1628 au 17 mars 1659

François FOUQUET 17mars 1659 au 19 octobre 1673

Pierre DE BONZI 28 octobre 1673 au 11 juillet 1703

Charles LE GOUX DE LA BERCHÈRE 12 novembre 1703 au 2 juin 1719

René François DE BEAUVAU DU RIVAU 28 mai 1721 au 4 août 1739

Jean Louis DE BALBIS DE BERTHON DE CRILLON 31 août 1739 au 15 mars 1751

Charles Antoine DE LA ROCHE-AYMON octobre 1752 au 12 novembre 1762

Arthur Richard DILLON 5 décembre 1762 au 5 juillet 1806. Le dernier archevêque de Narbonne mourut en Angleterre en 1807 et fut enterré dans le cimetière catholique de Saint-Pancrace, à Londres.

 

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LES HOMMES ILLUSTRES DE NARBONNE

 

Depuis l'antiquité Narbonne compte un nombre considérable de grands personnages né dans la ville, depuis l'époque romaine, wisigoth, jusqu'à nos jours.

Narbonne a connu des empereurs, des papes, et plus récemment des hommes illustres comme Léon Blum député maire de Narbonne en 1936, Charles Trenet et surtout Walter Spanghero et son invincible fratrie, une famille qui donna l'un de ses deux titres de champion de France à la ville.

Voici une liste non exhaustive de ces hommes illustres nés à Narbonne et qui ont marqué leur époque :

 

- Marcus-Aurelius-Carus, qui fut empereur romain, était né à Narbonne, ainsi que ses fils Numérien et Carin. Elevé à l'empire, à la mort de Probus, l'an 282.

- Saint-Sébastien, militaire distingué, est né à Narbonne, d'après une ancienne tradition, l'église de Saint-Sébastien, à Narbonne, est bâtie sur l'emplacement où était la maison dans laquelle il naquit.

- Marcus-Aufidius Fronto, fameux orateur, instituteur de l'empereur Marc-Aurèle, et consul en 199 était né à Narbonne, d'une famille des plus distinguées de cette ville.

- En 418 / 419, Théodoric 1er, né à Narbonne devint roi des Wisigoths. Cédèdera le 20 juin 451 près de Troyes.

- En 1138, né à Narbonne Guiraud de Berneth, l'un des meilleurs poètes provençaux de son temps. Guiraud Riquier, autre poète de Narbonne, florissait, au treizième siècle, à la cour de Pierre III, roi d'Aragon.

- La célèbre Ermengarde, fille et héritière d'Aymeric II vicomte de Narbonne mort à la bataille de Fraga le 17 juillet 1134. Elle est née vers 1127 / 1129 et décèdera en 1196 / 1197.

- François Bousquet, né en 1605, fut évêque de Montpellier, mort en 1676.

- Gabriel de Massiac, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, né à Narbonne en 1657, a laissé des mémoires très estimés sur les faits mémorables des guerres et des révolutions de l'Europe sous le règne de Louis-le-Grand.

- Joseph Antoine de Niquet, premier président au parlement de Toulouse. Ingénieur général des fortifications de Provence, de Dauphiné, et de Languedoc. Né vers 1640, mort le 24 mai 1726 à Narbonne.

- Jean Joseph Cassanéa de Mondonville, compositeur et violoniste occitan, l'un des plus célèbres musiciens du XVIIIème siècle, naquit à Narbonne le 25 décembre 1711. Il meurt à Belleville (Paris) le 8 octobre 1772.

- Le vicomte Jean-Hyacinthe de Grave, né à Narbonne en décembre 1714. Capitaine, tragédien, en 1751 il écrit une tragédie intitulé Varon.

- Guillaume Barthez de Marmorières, né à Narbonne en 1710, ingénieur-géographe de la province de Languedoc.

- Pierre Reverdy, 1889-1966, poète, André Breton dit de lui en 1928, qu'il est le plus grand poète de son époque.

- Léon Blum, député-maire de la ville en 1936.

 

- Charles Trenet né le 18 mai 1913 à Narbonne – meurt le 19 février 2001 à Créteil, chanteur et poète.

Narbonne, photo de Charles Trenet en 1938. Surnommé "le Fou chantant", il est l'auteur de près d'un millier de chansons, dont certaines, comme La Mer, Y'a d'la joie, L'Âme des poètes, ou encore Douce France, demeurent des succès populaires intemporels, au-delà même de la francophonie.

Narbonne, fresque murale en hommage à Charles Trenet.

Narbonne, la maison natale de Charles Trenet, avenue Charles Trenet.

Narbonne, la maison natale de Charles Trenet, né le 18 mai 1913 et mort le 19 février 2001 à Créteil.

Narbonne, statue de Charles Trenet dans le jardin de sa maison natale.

En hommage à Charles Trenet, rue piétonne des Marchands.

Narbonne, autre photo de la fresque murale en hommage à Charles Trenet.

 

- Jo Maso, rugbyman, directeur technique national à la Fédération française de rugby à XV.

- Amédée Domenech (1933-2003), joueur de rugby à XV.

- Coralie Grévy, née Fraisse, épouse de Jules Grévy et Première dame de France.

- Jo Gonzales, boxeur français, médaille d'argent de boxe aux Jeux olympiques d'été de 1964 à Tokyo en catégorie poids super welters.

- Daniel Fabre, anthropologue.

- Philippe Lucas, entraîneur de natation.

 

Voici d'autres clichés de Narbonne
 

 

Narbonne, à gauche, la rue Armand Gauthier. A droite, immeuble du XIXème siècle de la rue Gauthier.

Narbonne, façade immeuble du XIXème siècle de la rue Armand Gauthier.

 

Narbonne, à gauche, façade immeuble du XIXème siècle à l'angle du cours de la République. A droite, puits du XVIIIéme siècle, construit autrefois dans une maison du quartier sur l'ancienne place au Blé.

Narbonne, la rue Gustave Fabre.

Narbonne, vers le cours de la République.

Narbonne, le canal de la Robine vu du donjon du palais des archevêques.

Narbonne, la basilique Saint Paul-Serge en cour de rénovation.

Narbonne, la place de l'hôtel de Ville. 

Narbonne, Le donjon du palais des archevêques, l'hôtel de Ville et sa place. 

Narbonne, Le palais des archevêques, l'hôtel de Ville et sa place. 

Narbonne, la place de l'hôtel de Ville vue du donjon.

Narbonne, la place de l'hôtel de Ville.

Narbonne, la place de l'hôtel de Ville.

Narbonne, la place de l'hôtel de Ville.

Narbonne, la place de l'hôtel de Ville vue de la rue Jean Jaurès.

Narbonne, la place de l'hôtel de Ville.

Narbonne, la place de l'hôtel de Ville.

Narbonne, le canal de la Robine vu du haut du palais des archevêques.

Narbonne, la façade de l'hôtel de Ville au centre, le donjon Gilles Aycelin à gauche, la tour Martial à droite.

Narbonne, la rue Jean Jaurès passant au pied du donjon Gilles Aycelin et de la tour du Grand Escalier du palais des archevêques.

 

Narbonne, à gauche, la rue Jean Jaurès vue depuis le donjon. A droite, les jardins des archevêques vus depuis la tour du Grand Escalier du palais des archevêques.

Narbonne, la cathédrale Saint Just vue depuis le bief de Mandirac.

Narbonne, la cathédrale Saint Just.

Narbonne, la cathédrale Saint Just.

Narbonne, la cathédrale Saint Just.

Narbonne, la cathédrale Saint Just vue depuis la rue Gustave Fabre.

Narbonne, la cathédrale Saint Just.

Narbonne, la cathédrale Saint Just.

Narbonne, la cathédrale Saint Just.

Narbonne, la tour du Grand Escalier du palais des archevêques.

Canal de la Robine le bief de Mandirac à la sortie de Narbonne.

Canal de la Robine le bief de Mandirac à la sortie de Narbonne.

Canal de la Robine le bief de Mandirac à la sortie de Narbonne.

Canal de la Robine le bief de Mandirac à la sortie de Narbonne.

 

Voici quelques photos anciennes de la ville de Narbonne à différentes époques pour les amateurs qui apprécieront :

Narbonne, le musée lapidaire et les Halles en 1905.

Narbonne, le musée lapidaire en 1905.

Narbonne, les Halles en 1905.

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just en 1905.

Narbonne, cathédrale Saint Just la mise au tombeau, photo de 1975.

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just en 1975.

Une vue aérienne de Narbonne plage en 1970.

Une vue aérienne de Narbonne centre en 1970.

Narbonne, le prix du journal " La Dépêche" et de la ville de Narbonne. C'est un raid aérien entre Carcassonne et Narbonne qui eut lieu du 10 au 11 avril 1911. On voit ici l'aviateur Védrines prêt à s'envoler.

Narbonne, le prix du journal " La Dépêche" et de la ville de Narbonne. L'aviateur Védrines le 11 avril 1911.

Je terminerai ce reportage sur cette photo de Narbonne plage qui vous donnera envie de visiter cette ville !

Références bibliographiques : Recherches dans des archives diverses, bibliothèques en ligne. Reportage inspiré par des faits et basé sur des documents authentiques que l'on peut consulter dans certaines bibliothèques. La liste des documents que j'ai consultés est si longue et variée qu'elle ne sera pas incluse ici pour ne pas abuser de la patience du lecteur. Je citerai simplement les documents les plus pertinents.

Bibliographie :

- L'itinéraire en terre d'Aude de Jean Girou.

- Histoire des ducs, marquis et comtes de Narbonne, 1660.

- Bulletins de la Commission archéologique de Narbonne.

Catalogue du Musée de Narbonne et notes historiques sur cette ville, de Paul Tournal, 1864.

- Catalogue raisonné des objets d’art et de céramique du Musée de Narbonne, d'Eugène Fil, 1877.

- Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIème au XVIème siècle, d'Eugène Viollet-Le-Duc, 1858 -1868.

Ainsi se termine ce reportage composé de cinq parties, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez-moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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2 décembre 2015

Je partage ma passion du patrimoine avec vous depuis de très nombreux reportages, il vous suffit de consulter les sommaires de ce site pour vous en rendre compte pour ceux qui le découvre. Cette aventure continue, voici le quatrième numéro de ce reportage qui est composé de cinq parties du fait qu'il est illustré d'un très grand nombre de photos, plus de 490. Pour ne pas manquer un épisode, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire sur la newsletter (voir menu de gauche). Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera et je compte sur vous !
La découverte de la ville de Narbonne se poursuit donc,  je vais vous parler des sites historiques majeurs dans le détail, qui je l'espère vous passionnera. Je vous souhaite une excellente lecture.

 

 

AUTRES CURIOSITÉS A NARBONNE

 

HÔTEL DIT DES TROIS NOURRICES

La célèbre maison des Trois Nourrices est une maison située à Narbonne à l'angle du 13 rue Edgar-Quinet et de la rue des Trois Nourrices. Elle est classée monument historique depuis 1913. Elle est située à l'angle de la Rue des Trois Nourrices et de la Rue Edgar Quinet, à proximité de la basilique Saint-Paul-Serge.

Narbonne, la façade de l'hôtel dit des Trois Nourrices. Il s'agit de l'un des ouvrages les plus remarquables de l’architecture privée régionale de la Renaissance, absolument unique à Narbonne. Datée de 1558, son nom lui vient des cariatides aux formes opulentes encadrant la baie de sa façade sud. L'intérieur de la maison peut être visité uniquement dans le cadre de la programmation de visites à heures fixes, se renseigner auprès de  l'Office de Tourisme.

L'édifice a été construit vers le XIIème siècle, contiguë à l'hôtel des Trois Rois qui fut détruit dans un incendie au milieu du XVIème siècle. C'était à l'époque un bâtiment de commerce abritant une boulangerie en rez-de-chaussée et des logements à l'étage. Au XVIème siècle, la maison appartient à une famille bourgeoise de Narbonne, les Guissane, dont certains membres sont consuls de la ville. Les étages et la façade seront alors remaniés dans un style Renaissance vers 1558. Deux croisées sont ajoutées à l'étage, dont une ornée de cinq cariatides formant les montants et les meneaux. Elle est alors désignée sous le nom de maison des Trois Nourrices, par analogie avec l’hôtel des Trois Rois situé non loin et disparu depuis. L'immeuble a été restauré en 2006.

C'est dans cet hôtel des Trois Nourrices qui faisait aussi office d'auberge, que Cinq Mars conspirant contre Richelieu fut arrêté en 1642.

Narbonne, la façade de l'hôtel dit des Trois Nourrices se trouvant dans la rue du même nom.

Narbonne, la façade de l'hôtel dit des Trois Nourrices.

Au bout de la rue Droite, se trouve une réplique de la louve de bronze du Capitole offerte par les édiles de Rome à l'occasion du XXIème centenaire de la fondation de la ville.

Narbonne, reproduction de la louve de Rome du Capitole offerte par la ville de Rome.

Narbonne, sur la voûte, une réplique de la louve offerte par Rome en 1982 pour le 2100 ème anniversaire de Narbonne elle est située place du Forum.

 

L'HORREUM GALLO-ROMAIN

Deux mille ans plus tard, l'Horreum composé de deux galeries, est un entrepôt souterrain gallo-romain de marchandises témoignant encore du passé antique des lieux. Le site renferme sert aujourd'hui d'entrepôt aux fûts de chêne de Narbo 118, un vin produit par la municipalité.

L’Horreum romain, situé au 7 rue Rouget de l'Isle, c'est un exemple métropolitain unique d’entrepôts gallo-romains de marchandises conservé dans sa quasi-intégralité. C'est le seul monument antique encore visible à Narbonne, l'Horreum est un ancien entrepôt souterrain datant de la fin du 1er siècle avant J.C.

Narbonne, vestige romain près de l'accès à l'Horreum gallo-romain.

Narbonne, l'Horreum gallo-romain.

Narbonne, l'Horreum gallo-romain. Ces galeries souterraines du Ier siècle avant J.C. sont composées de couloirs desservant une série de pièces exigües. Elles étaient à l'origine sous-jacentes à un monument disparu, probablement un marché ou un entrepôt.

Photo datant de 1970 de l'Horreum gallo-romain à Narbonne.

 

Les fontaines de Narbonne sont alimentées par les sources du Duc et de Saint- Pierre, qui, d'après un mémoire de M. Clapiès, ingénieur, donnaient dix pouces d'eau en 1738.

Narbonne, place des quatre fontaines.

Narbonne, place des quatre fontaines. Cette place des 4 fontaines doit son nom à la fontaine à 4 bouches qui se trouve en son centre. Elle était autrefois la principale place du quartier de Bourg. Elle ouvre sur la Rue Berlioz d'où vous pourrez admirer la superbe façade du XIVème siècle de la Maison des Inquants, ancienne bourse aux draps.

Il n'y a pas longtemps qu'on a découvert à La Rouquette les fondations de l'amphithéâtre de Narbonne ; on reconnaît l'ellipse qu'il formait, mais pas un pan de mur n'est debout, situé au quartier de La Rouquette, à peu de distance de la porte Sainte-Catherine.

A voir aussi :

- La chapelle de la Madeleine.

- Le couvent de Carmélites, rue Michelet.

- Le couvent des Frères du Saint-Esprit, au 8 rue Rabelais.

- L'église des Carmes de Narbonne, au 8 rue Voltaire et 6 rue David.

- L'église et couvent de Cordeliers, située impasse des Cordeliers.

- L'église des Jacobins, place des Jacobins.

Narbonne, l'église des Jacobins, place des jacobins.

- L'église de la Major, au 14 impasse Jussieu.

- L'église Notre-Dame des Olieux, au domaine des Monges, route de Gruissan.

- Le musée des potiers gallo-romains Amphoralis.

A Sallèles-d'Aude se situe Amphoralis ouvert depuis 1992 surplombe les fouilles archéologiques d’un atelier de potiers de l’époque gallo-romaine.
Cet atelier, est actif depuis le Ier siècle avant notre ère jusqu’à la fin du III ème siècle. Le visiteur découvre la vie quotidienne et l'activité de ces potiers qui vivaient sur place et produisaient en masse des amphores vinaires de type Gauloises 4 mais aussi différents matériaux de construction (briques, tuiles) et de la vaisselle du quotidien. 
Dans le parc du musée, un parcours mène aux reconstitutions de fours et d'un habitat, construits à l’identique des vestiges retrouvés. Jouxtant l’habitat, le jardin des potiers, présente plus de 160 espèces ayant pu exister dans l’Antiquité. Enfin, une balade dans l’arboretum permet de découvrir des essences de bois utilisées à l’époque pour les cuissons et de comprendre la régénération d’une forêt.

 

Narbonne, l'ancienne poudrière du XVIIème siècle, jardin des Vicomtes, situé rue de l'Ancienne Porte Neuve.

- Ancienne poudrière, situé rue de l'Ancienne Porte Neuve, datant du XVIIème siècle, elle a été restaurée et réaménagée dans les années 1970. C'est un lieu d'expositions essentiellement consacré aux artistes plasticiens et aux associations du Narbonnais.

 

Narbonne, à gauche, rue de la vieille ville. A droite, le cloître de l'église Saint Sébastien situé rue Michelet.

Narbonne, le cloître de l'église Saint Sébastien situé rue Michelet.

Narbonne, l'église Saint Sébastien situé rue Michelet.

Cette église de style gothique flamboyant a été construite au XVIIème siècle. Elle a servi de chapelle au couvent des Carmélites jusqu'à la Révolution française. Le cloître et les bâtiments conventuels datent du XVIIème siècle. L'intérieur de l'église est uniquement visible lors des offices religieux.

Narbonne, La chapelle Notre Dame de la Grâce ou chapelle des Pénitents Blancs, façade latérale vue depuis la rue D. Rochereau.

Narbonne, La chapelle Notre Dame de la Grâce ou chapelle des Pénitents Blancs située rue D. Rochereau et rue des Tanneurs.

Narbonne, porche de Notre Dame de la Grâce ou chapelle des Pénitents Blancs située rue des Tanneurs.

- La chapelle Notre Dame de la Grâce ou chapelle des Pénitents Blancs située rue D. Rochereau et rue des Tanneurs, est un ancien couvent des Augustins. Les Augustins s'installèrent à Narbonne en 1262 en dehors des murailles. Lors de la reconstruction de l'enceinte de Narbonne, les couvents des ordres mendiants qui se trouvaient en dehors des murailles, furent détruits. En 1523, ils entrèrent en possession de l'emplacement du couvent actuel. Le couvent était toujours en construction en 1542. En 1563, Anne de Gentian, seigneuresse de Fargues, leur légua 300 livres pour la fondation d'une chapelle dédiée à Notre-Dame de l'Annonciade. Le cloître fut construit en 1642 grâce aux dons de l'archevêque Claude de Rebé. Un décor de gypseries fut installé dans le chœur au 18e siècle. En 1793, les biens des augustins furent vendus et morcelés. En 1815, la confrérie des Pénitents blancs racheta l'église. Ils murèrent les six chapelles et voûtèrent la nef. Dans la 2ème moitié du XXème siècle, la chapelle servit de salle de spectacle et de cinéma.

Narbonne, le passage de l'ancien courrier, situé rue de l'Ancien Courrier.

Narbonne, vestige romain encore visible dans une des rue de la ville.

Narbonne, porche ancien dans la vieille ville.

Narbonne, la chapelle des pénitents bleus, située place Salengro.

- L'ancienne chapelle des Pénitents bleus.

La chapelle des Pénitents bleus datant du XVIIème siècle, est située dans le quartier de l'Europe à Narbonne, c'était une ancienne église des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
La chapelle au décor baroque appartenait donc à l'origine aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dont la présence est attestée à Narbonne dès 1149, devenus chevaliers de l'Ordre de Malte par la suite. L'édifice est probablement de souche romane cependant que des éléments de la nef dénotent des remaniements intervenus au début du XIIIéme siècle. A sa demande, le vicomte de Narbonne Aymeric III, aurait été inhumé dans la chapelle en 1239.
A une époque indéterminée, antérieure au XVIIème siècle, son orientation est inversée. Le chœur jusqu'alors correctement situé à l'Est, permute avec le porche d'entrée.
C'est en 1592, pendant la vacance de siège qui a suivi l'épiscopat du cardinal de Joyeuse, que la confrérie des Pénitents Bleus prend possession de la chapelle.
Des travaux importants y sont effectués au début du XVIIème siècle : tribune, autel ; puis surtout à partir de 1725 et jusqu'à la veille de la Révolution décor intérieur et façade d'inspiration baroque. Après l'extinction de la confrérie au XVIIIème siècle, la chapelle servira d'annexe paroissiale  et connaîtra d'autres affections qui altéreront sa décoration intérieure. Les pièces essentielles du mobilier ont été déposées dans la cathédrale. L'édifice a été acquis en 1974 par la ville de Narbonne. Restaurée en 1995, elle accueille aujourd'hui des expositions temporaires d'art contemporain.

 

- Le Clos de la Lombarde, ces vestiges archéologiques se situent 28 rue Chanzy à Narbonne, c'est un quartier antique de Narbonne dont sont issues les peintures à fresque antique exposées au Musée Archéologique. Une Domus romaine ainsi qu'une église paléochrétienne y ont été mises à jour. Ce site de fouilles peut être visité dans le cadre de la programmation de visites à heures fixe, se renseigner auprès de l'Office de Tourisme.

 

- Des maisons romanes de Narbonne, au 75 rue Droite et au 20 rue Marceau.

- Deux puits, situés 1 quai Dillon et 21 rue Rabelais.

- La maison natale de Charles Trénet, né le 18 mai 1913, elle situé 13 avenue Charles Trénet (Voir photos dans le 5 ème reportage).

- Le monument commémoratif d'Ernest Ferroul se trouve Boulevard Frédéric Mistral. Il joua un rôle déterminant lors de la révolte des vignerons du Midi en 1907, il décéda à Narbonne, le 29 décembre 1921.

 

 

LES HALLES DE NARBONNE

Il existait apparemment un marché couvert à Narbonne à l'époque de Charles VII, car il les fit reconstruire ces halles détruites et il fit réparer les ponts.

Les halles de Narbonne est un pavillon de style Baltard.

L'encombrement du Marché aux légumes et produits divers qui se tenait place aux Herbes (actuelle place de l'Hôtel de Ville), devenant de plus en plus dangereux pour la circulation et insuffisant pour contenir tous les marchands, mit la municipalité de 1871 dans l'obligation de s'occuper de la création d'une Halle couverte.

Narbonne, les halles vues du boulevard Docteur Ferroul.

Au coeur de Narbonne, les Halles centenaires, de style Baltard, accueillent tous les matins promeneurs affamés, cuistots en harbe et gourmets de tout poil.

Narbonne, les halles vues du cours Mirabeau.

Ce projet fut déposé par le conseiller municipal Paul Jean le 11 août 1871. mais les difficultés financières de la ville à cette époque ne permirent pas la réalisation immédiate d'un tel projet, il faudra attendre 1894, sous la municipalité d'Ernest Ferroul pour que la construction des halles soit définitivement votée.

En 1892, la ville avait ouvert un concours pour la construction de ses halles. Le Lauréat en fut André Gabelle constructeur à Marseille.

Le 9 mars 1894, un avant projet est dressé par l'architecte de la ville, l'implantation se fera  sur les terrains longeant le boulevard de la Liberté, actuel boulevard Ferroul. Un crédit spécial fut voté, de 595 000 F pour les travaux et l'achat de terrains, par la suite le devis primitif a été réduit à 400 000 F.

Le 15 novembre 1897 le conseil municipal sous la présidence du maire Paul Roques vote la construction.

Le 26 novembre 1898, L'entrepreneur André Gabelle, fit une proposition concernant les portes monumentales en fer et faïences prévues dans le projet initial. La Commission des travaux publics, après examen de cette proposition est d'avis qu'il conviendrait d'établir 3 portes monumentales en pierre, dont l'une sur la grande façade du boulevard de la Liberté l'actuel boulevard Ferroul et les deux autres sur les deux petites façades principales.

Narbonne, l'entrée des halles du côté du boulevard du docteur Ferroul.

Narbonne, les halles.

Le 25 mai 1900, la municipalité Ferroul décide de modifier la distribution des eaux aux Halles. Initialement il était prévu une fontaine monumentale à quatre jets, au centre du bâtiment. Considérant que cela serait une gêne pour la circulation, le conseil municipal décide alors le remplacement de cette fontaine par quatre bornes fontaines à placer : deux dans l'intérieur, à savoir l'une à l'angle de la poissonnerie, l'autre à l'angle de la porte des cases des bouchers; deux autres à l'extérieur sur le trottoir du boulevard de la Liberté, une à chaque extrémité du bâtiment.

Au début du mois de novembre 1900, les travaux de construction sont achevés.

Le 1er janvier 1901 le nouveau marché couvert de Narbonne ouvre ses portes au public.

Les halles de Narbonne ont été rénovées en 1993-1994.

NOTE : Taxe à Narbonne,  la leude n'est pas seulement un droit de péage, mais un droit de marché. Perçue sur l'entrée, la sortie et le passage des marchandises, elle est aussi prélevée sur la vente qui en est faite. C'est ainsi qu'au XIV ème siècle, l'archevêque et le vicomte de Narbonne perçoivent la leude sur les oignons, sur les choux et sur les pains qui sont vendus dans les différents marchés de la ville.

 

AUTRES ÉVÈNEMENTS MARQUANTS L'HISTOIRE DE NARBONNE

LA PESTE

En 1628, la guerre et le déchaînement climatique avec la grêle, la tempête qui avaient emporté tous les fruits et récoltes, ces éléments conjurés avaient amené partout dans le Languedoc une misère profonde et préparé le terrain à l'épidémie cruelle.

C'est ainsi que la première peste connue et signalée à Narbonne au XVIIème siècle date de 1629, mais qui éclata réellement au mois de novembre 1628. Une nouvelle peste, survint en 1631 et dura jusqu'au mois d'août 1632. Enfin une troisième peste vint encore affliger Narbonne au mois de novembre 1651 et ne disparut définitivement qu'en février 1653.

 

LA RÉVOLTE DES VIGNERONS DU LANGUEDOC EN 1907

Lors de la révolte des vignerons du Languedoc Roussillon, le mois de mai 1907 fut celui des grands rassemblements dans les préfectures et sous-préfectures du Languedoc-Roussillon. Le premier a lieu à Narbonne où le 5 mai, un meeting mobilise entre 80 et 100 000 personnes.

C'est sur cette place face à l'hôtel de ville qu'en mai 1907 suite à la révolte des gueux du Midi que l'armée tira sur l'émeute et le sang des vignerons miséreux coula sur le pavé, une plaque commémorative rappel ce malheureux souvenir. J'ai réalisé un reportage détaillé avec de nombreuses photos sur ces évènements si vous désirez découvrir les raisons de cette révolte, rendez-vous ICI.

Portrait du docteur Ernest Ferroul maire de Narbonne - président du Comité de Défense Viticole en 1907.

Manifestations Viticole du 5 mai 1907, le docteur Ernest Ferroul et officiels attablés en 1907.

Narbonne, les vendanges en 1910.

Narbonne, en 1907 lors des troubles du Midi, le docteur Ernest Ferroul maire de Narbonne démissionne, on le voit ici au milieu des manifestants.

 

L'HISTOIRE DE SAINT THÉODARD ARCHEVÊQUE DE NARBONNE

Ce saint Théodard, que l'on nomme aussi Audard, naquit dans la province de Toulouse, sous le règne de l'empereur Louis-le-Débonnaire. Ses parents appartenaient à la première noblesse du pays, et il eut pour patrie la ville de Montauriol, aujourd'hui Montauban.

Saint Théodard évêque métropolitain de Narbonne, né à Montauban vers 840 et décédé le 1er mai 893.

Sigebode, archevêque de Narbonne et primat d'Aquitaine, étant venu à Toulouse pour régler d'importantes affaires ecclésiastiques, remarqua bientôt le jeune Théodard. Le zélé prélat résolut de l'attacher à sa personne et à son Église. Théodard eut occasion de faire paraître son éloquence, ses connaissances théologiques, et de gagner l'estime et l'affection de l'archevêque de Narbonne. Dom Vaissette, après avoir parlé du lieu de la naissance de saint Théodard et de la no blesse de sa famille , nous dit : "L'auteur de sa vie rapporte que les juifs s'étant présentés au roi Carloman, pour le supplier de les mettre à l'abri de quelques avanies que leur faisait tous les ans l'évêque de Toulouse, nommé Bernard, avec le clergé et le peuple de cette ville, ce prince ordonna à Sigebode, archevêque de Narbonne, d'assembler sur ce sujet un concile à Toulouse pour y écouter leurs plaintes et leur rendre justice. Il ajoute que Théodard, s'étant présenté à l'assemblée, justifia pleinement les Toulousains, et confondit les Juifs sur tous leurs prétendus griefs". Les chrétiens ont eu souvent, au Moyen-âge surtout, à se plaindre du mauvais esprit, des intrigues et de la perfidie des juifs.

A la suite de ce concile tenu à Toulouse, Théodard se trouva donc transporté à Narbonne et établi dans le palais archiépiscopal. L'archidiacre de Narbonne décéda, le clergé et les fidèles s'empressèrent de désigner Théodard pour remplir la place vacante.

Revêtu de sa nouvelle dignité, le saint jeune homme justifia pleinement le choix qu'on avait fait de lui. Il surpassa même ce que le peuple, le pontife et le clergé attendaient de sa prudence, de son zèle et de son dévouement. Il fut, dit la légende du bréviaire, l'œil de l'aveugle, le pied du boiteux, le père des indigents et le consolateur des affligés.

En 878, Sigebode se trouvant retenu à Narbonne par une grave maladie, Théodard fut député, en sa qualité d'archidiacre, pour aller à Nîmes assister à la recherche des reliques de saint Paul. On pense que c'est au retour de cette mission que Théodard fut ordonné prêtre.

En 885, Sigebode, après quinze années de services en tant qu'archevêque de Narbonne décéda. Pour lui succéder, les clercs, les abbés, les nobles et le peuple demande que Théodard soit l'élu.

Toutes ces formalités étant accomplies, Gislerand et Agilbert écrivirent aux évêques de la province pour leur notifier l'élection de Théodard et les inviter à venir à Narbonne assister à la consécration de leur futur métropolitain.

Le 15 août de l'an de grâce 885, Ausinde, Gislerand et Agilbert se rendirent avec Théodard dans l'église Sainte-Marie de Narbonne afin qu'il y prête le serment, les promesses et la profession de foi exigés par les Canons.

Dès le début, Théodard se montra l'égal de ses plus grands prédécesseurs.

En 886, il fit un voyage à Rome, il fut reçu par le 113 ème pape Étienne VI un des plus grands papes du moyen-âge. Il alla se prosterner sur le tombeau des saints apôtres Pierre et Paul, avant son retour vers Narbonne.

 

Cette même année 886, saint Théodard eut la consolation de rétablir un évêché qui était vacant et délaissé depuis le commence ment du VIII ème siècle. C'est celui d'Ausone, dans la Marche d'Espagne. Les Sarrasins s'étant emparés de ce pays, l'avaient dévasté et y avaient opprimé la religion catholique. Mais de nouvelles incursions des ennemis du nom chrétien firent échouer ce projet.

Théodard réunit un concile, le 15 des calendes de décembre 887. Il fixa, pour le lieu de l'assemblée, la ville de Port, située entre Maguelonne et Nîmes.

Théodard se rendra à la cour du roi Eudes à Orléans, une seule fois pour régler des affaires de son diocèse, c'était au mois de juin de l'an 888.

Quand il prit en main les rênes du diocèse de Narbonne, il trouva son église cathédrale dans le plus triste état. Il prit les choses en main, et après plus de quatre années de soins continuels, d'efforts multipliés et de grands sacrifices, il eut enfin la consolation de voir ses vœux accomplis. L'antique église s'était relevée de ses ruines, toute trace de profanation avait disparu de son enceinte, et elle brillait d'une jeunesse nouvelle.

Théodard, lors de la cinquième année de son épiscopat, le 3 octobre 889, fit la dédicace d'un magnifique autel en marbre blanc, et enrichi de colonnes de la même matière, qu'il plaça dans sa cathédrale et qu'il dédia aux saints martyrs Just et Pasteur. Il consacra l'autel solennellement, en l'an 890, en présence de tout son peuple

Théodard se transportait partout; et partout il savait soutenir, fortifier, encourager. Les ressources les plus inespérées se multipliaient dans ses mains, et il s'imposait les plus grandes privations pour soulager les indigents.

Théodard, quoique peu avancé en âge, avait vieilli avant le temps. Ses forces physiques diminuaient sensiblement, et bien tôt de tristes symptômes vinrent alarmer tous ses diocésains. Une fièvre continue, et qui devenait de jour en jour plus ardente.

En 891, il se rendit encore, sur l'invitation de l'archevêque de Sens, à un concile que le roi Eudes avait fait convoquer, et qui se tint dans la petite ville de Mehun-sur-Loire.

Les médecins et toutes les personnes qui l'approchaient, ne cessant de lui répéter qu'il devait se soigner et consentir à prendre les médicaments réclamés par son état, il répondit avec calme et fermeté : "Que la volonté du Seigneur se fasse".

Saint Théodard quitta cette terre le premier jour de mai de l'an 893, sous le règne du roi Eudes. On déposa son corps dans l'église du monastère de Saint-Martin à Montauban (appelé autrefois Montauriol), dont la fondation est attribuée à ses ancêtres, et qui prit plus tard son nom. Cette abbaye, de l'ordre de saint Benoît, fut érigée en évêché par le pape Jean XXII.

Cette abbaye de Montauban, qui fut depuis appelé de son nom l'abbaye de saint Théodard, et qui fut changé, dans la suite des temps, en église cathédrale, lorsque la ville de Montauban fut érigée en évêché. Cette cathédrale ne laisse pas d'être toujours dédiée sous le nom de Saint-Martin, et l'on dit que le corps de saint Théodard s'y est conservé jusqu'à présent, nonobstant toutes les violences que les huguenots y ont exercées dans les XVIème et XVIIème siècles.

En 1561, quand les hérétiques s'emparèrent de Montauban, les reliques du bienheureux Théodard furent portées près de Montech, à Villebrumier.

Le village de Villebrumier (Tarn et Garonne) rue de la Gendarmerie et l'église Saint Théodard en 1905.

De nombreux témoignages nous indiquent, que les reliques de saint Théodard ne furent pas détruites, du moins totalement, en 1561, à l'époque du pillage de l'abbaye et de l'église de Saint Martin. Le célèbre reliquaire de Saint Théodard ne tomba point au pouvoir des calvinistes. Une seule église, depuis le 30 décembre 1652, se glorifie d'avoir les restes de saint Théodard : c'est celle de Villebrumier chef-lieu de canton, situé à peu de distance de Montauban. Plusieurs évêques de Montauban feront l’inventaire des reliques, la dernière datant de 1912.

Coffre contenant les reliques de Saint Théodard à Villebrumier.

L'église Saint Théodard à Villebrumier.

L'abside de l'église Saint Théodard à Villebrumier.

La ville de Montech, qui a été pendant de longues années la résidence de l'évêque et du chapitre expulsés par les huguenots, a dû certainement avoir autrefois quelques reliques de saint Théodard. Malheureusement elles ont disparu.

Vers 1825, dans la sacristie de l'église de Montech, un ancien reliquaire renfermant une portion d'os assez considérable, mais sans authenticité. Il est à présumer que ce fragment provient de la châsse de saint Théodard. Le reliquaire, dont le travail est remarquable, appartient depuis 1855 environ à Madame la marquise de Pérignon (nom de jeune fille : Hélène-Catherine de Grenier) qui épousa le 14 février 1786 le maréchal Catherine Dominique de Pérignon (1754 + 1818), et qui déposa la relique, dans la chapelle de son château de Finhan (Tarn et Garonne), résidence achetée par le maréchal Pérignon en 1797.

Saint Théodard est fêté le 1er mai.

Le château de Finhan (Tarn et Garonne) qui fut racheté par le maréchal Pérignon en 1797. Photo datant de 1900.

 

Narbonne, cour dans le palais des archevêques jouxtant le chevet de la cathédrale Saint Just.

 

LISTE DES COMTES, VICOMTES, PRINCES, ET ARCHEVÊQUES DE NARBONNE

Jusqu'à la fin du Moyen-âge, Narbonne fut gouvernée par deux seigneurs : l'archevêque et le vicomte.

Note : les seigneurs de Narbonne prenaient assez indifféremment les titres de comte, vicomte, marquis et duc. On n'est point fixé sur l'origine des comtes ou vicomtes de Narbonne ; la tradition la plus commune est que Charlemagne établit des comtes pour le gouvernement des villes du bas Languedoc, comme il avait fait pour l'Aquitaine. Aymeric fut le premier vicomte de Narbonne en 758.

 

Il a très certainement des manques et des erreurs dans cet inventaire que je vous propose ici, surtout dans les périodes les plus anciennes, car beaucoup d'archives sont incomplètes et se contredisent. Mais c'est déjà une bonne approche.

 

- Vers 250, Saint Paul-Serge de Narbonne était un évêque métropolitain.

- Au III ème siècle, Saint Étienne, le diacre du précédent lui succéda, il fut nommé évêque métropolitain.

- Vacance du siège pendant environ deux siècles et demi, à cause des persécutions des empereurs romains, qui étaient maître de Narbonne.

- En 359, Gavidius.

- Vers 392, Irénée.

- De 417 à 422, Hilaire. Les ennemis de la foi occupaient alors le Languedoc.

- De 427 à 461, Rusticus ou Saint Rustique, évêque de Narbonne, il aurait fait reconstruire la cathédrale de la ville, détruite par un incendie. Comme Hilaire l'évêque d'Arles, il est rappelé à l'ordre par le pape Léon à propos des élections épiscopales. Ayant transmis au pape Saint-Léon un mémoire en 19 articles pour le consulter sur divers points, ce pontife lui répondit, au sujet d'un de ces articles, qu'il était permis à l'ingénu qui avait épousé un esclave de le répudier et de contracter un nouveau mariage.

- En 462, Hermès. Il mourut vers 500.

- En 506, Caprarius. Il mourut vers 520.

- Vers 521, Aquilin. Il mourut vers 554.

- Vacance du siège pendant environ vingt-cinq ans, causée par la persécution des rois Goths, qui étaient maître de Narbonne.

- Vers 580, Atlalocus, Il mourut en 587.

-Entre 589 et 597, Migetius ou Mégace. Le premier concile de Narbonne eut lieu en 589.

-Avant 610, Sergius.

- De 633 à 638, Selva.

- En 639, Félix, mort vers 646.

- En 647, Saint-Pierre, mort vers 662.

- Vers 672, Argebaud ou Argebodus, mort en 673.

- De 683 à 688, Sunifred ou Junifredus. Il meurt vers 693.

- Vacance du siège pendant soixante ans à cause d'une peste et des cruautés des Sarrasins qui s'étaient emparés de Narbonne.

- En 767, Aymeric, autrement appelé Théodoric fut le premier duc, marquis et comte de Narbonne. Charlemagne fera fortifier la ville de Narbonne en 768.

- Vers 768, Aribert. Il meurt en 820.

- Avant 781, Nimbrisius.

- Entre 779 et 799, Daniel, sous le règne de Pépin le Bref, cet archevêque, fut le premier coseigneur de Narbonne. Il fut archevêque pendant vingt ans. Il meurt en 799.

- En 782, le second duc fut Milon qui avait le simple titre de comte de Narbonne. Il est mentionné, en 794 dans un diplôme de Charlemagne comme ayant été un des fondateurs de l'abbaye de Caunes.

- Vers 789, Torsin ou Tursin, troisième duc porta le titre de prince de Narbonne et de Toulouse.

- En 791, Magnarius, était comte de Narbonne; il fixa en cette année-là les limites d'un« territoire qui appartenait à l'abbaye de Caunes.

- 793, Guillaume de Bourgogne, fils d'Aymeric ou Théodoric,  sous le titre de duc et de marquis de Narbonne.

Note : Il paraît que c'est à cette époque du IXème siècle, que les évêques métropolitains de Narbonne prirent le titre d'archevêque.

- Vers 800, Sturmion, comte de Narbonne, il est rappelé dans un jugement de l'année 834 comme ayant reçu un rescrit de Louis le Débonnaire, lorsque ce prince n'était encore que roi d'Aquitaine.

- Vers 793, Adhémar, c'est celui qui étant comte de Narbonne suscita un procès à Jean en 834.

- Vers 793 à environ 834, Liebulfe, ce comte du nom de Liebulfe figure dans un acte d'échange du 7 novembre 824, passé entre lui et l'archevêque d'Arles, et confirmé par un diplôme du 3 janvier 825. Ce même comte et son épouse Odette, donnèrent au monastère de Lerins, par testament du 10 mars 828, une certaine quantité de biens. Dans un plaid de 834, nous savons par lui que Liebulfe s'empara par la force du domaine de Fontjoncouse.

- L'an 815, Nibridius ou Ninfridius, archevêque et deuxième coseigneur de Narbonne. Il meurt en 822.

Note : Il est permis de penser qu'après l'année 820 les comtes particuliers de Narbonne  furent remplacés par de simples vicomtes.

- En 822 environ, Bera ou Berano, fut le cinquième duc, marquis et comte de Narbonne.

- Vers 826, Bernard, fils de Guillaume fondateur du monastère de saint-Guillaume le Désert, fut le sixième duc sous le titre de duc de Septimanie. Charles le Chauve le fit assassiner en l'an 844.

- Vers 827 à 840, Barthelèmy, archevêque, coseigneur de Narbonne.

- En 844, Sumefridus ou Humfridus, septième duc, sous le titre de marquis de Gothie.

- En 845, Berarius et son successeur Fredold ou Frédald ou Frédule (vers 855 à 872), archevêques, quatrième et cinquième coseigneurs de Narbonne.

- En 865, Raymond et son successeur, son fils Bernard, comtes de Toulouse, neuvième et dixième ducs, sous le titre de marquis et ducs.

- De 873 à 885, Sigebodus fut le successeur de Fredold, archevêques, sixième coseigneurs de Narbonne.

- En 874, Bernard, fils de Bernard et de Duodène, fut le huitième duc, sous le titre de marquis de Gothie.

- En 879, Bernard comte d'Auvergne et de Bourges, onzième duc, sous le titre de prince et marquis de Gothie. Nommé par le pape Jean VIII.

- Avant 884, ce fut Sigebodus ou Sigebode, archevêque et primat d'Aquitaine, sixième coseigneur de Narbonne. Il eut recours à la protection du roi Louis-le-Bègue pendant le concile de Troyes en 878, contre des ravages commis par le comte de Roussillon Miron et le vicomte de Narbonne Lindoin. Il meurt vers 886.

- En 885, Saint-Théodard, il était le patron de la ville de Montauban, archevêque, le septième coseigneur de Narbonne. En 878, l'archevêque Sigebode se trouvant retenu à Narbonne par une grave maladie, Théodard fut député, en sa qualité d'archidiacre, pour aller à Nîmes assister à la recherche des reliques de saint Baudile. Il fut nommé archevêque de Narbonne le 15 août 885 dans l'église Sainte-Marie de Narbonne. Quand il prit en main les rênes du diocèse de Narbonne, il trouva son église cathédrale dans un triste état. Un diplôme par lequel tous les avantages sont garantis à Saint Théodard et à ses successeurs, par le roi Eudes, fut signé à Orléans le 24 juin 888.

- En 898, Majol, premier vicomte héréditaire de Narbonne. Il fut le troisième vicomte de Narbonne.

- Vers 900, successivement il y a eu, Aribertus II et Arnustus, tous archevêques, huitième et neuvième coseigneurs de Narbonne. Il présida le IIIème concile de Narbonne en 902, auquel assistèrent plusieurs évêques d'Espagne, du Languedoc et de Provence. Le IVème concile de Narbonne, tenu par le même archevêque en 911, eut lieu à Fontcouverte. Arnustus fut assassiné en allant au concile de Tolède en 913.

- Vers 900, Vulberard ou Ulberard et puis Alberic, les deuxième et troisième  vicomtes héréditaires de Narbonne.

- De 910 à 918, Guillaume comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, fondateur du monastère de Cluny. Fils de Bernard comte d'Auvergne et de Bourges. Treizième duc, sous le titre de prince de Gothie.

- Avant 913 (de 893 à 912), Arnuste etAgio son successeur, archevêques neuvième et dixième coseigneurs de Narbonne. Il meurt assassiné en Catalogne.

- En 911, Gérard, fut nommé archevêque de Narbonne par l'évêque d'Uzès, Amélius II.

- Vers 914, Vulcarius ou Vulberardus et Alberic, deuxième vicomtes héréditaires de Narbonne.

- Avant 918, Raymond, comte de Toulouse, quatorzième duc, sous le titre de marquis de Gothie.

- De 914 à 924, Agio, archevêque dixième coseigneur de Narbonne.

- Avant 921, Richard duc d'Aquitaine, douzième duc, marquis et comte de Narbonne, sous le titre de duc.

- Entre 920 et 926, Volverade, frère présumé du vicomte Odon. Vicomte de Narbonne.

- Vers 923, Ermengaud fils de Bernard aîné d'Humfridus et l'abbé Raymond, quinzièmes ducs, sous le titre de princes de Gothie.

- En 924, Anno succède à Agio, archevêques, il est le onzième coseigneur de Narbonne.

- De 930 à 945, Odon Eudes, fils d'un vicomte dénommé Francon et d'Ersinde ou fils de Vulberard ? Il épouse le 1er mai 955 Richilde fille de Guifred II Borrel, comte de Barcelone. Il est le père du vicomte Malferd. Il est le troisième vicomte héréditaire de Narbonne.

- Dés 923 jusqu'en 937, Pons surnommé Raymond, comte de Toulouse, seizième duc, sous le titre de prince et premier marquis de Gothie. Il dépouilla Ermengaud et Raymond son fils de la principauté de Gothie.

- Entre 924 et 958, Anno, Erifons et Aymeric en 937, tous archevêques, onzième, douzième et treizième coseigneurs de Narbonne.

- En 944, Raymond, comte de Toulouse, dix-septième duc, sous le titre de prince de Gothie.

- De 945 à 977, Aymeric, archevêque, treizième coseigneur de Narbonne. Décède avant le 13 juin 977. Il présida le V ème concile de Narbonne en 937 et le VI ème en 947.

- Entre 952 et 966, Malfred et Adélaïde sa femme qu'il épousa le 1er avril 990. Il est le fils très probable du vicomte Eudes et de Richilde de Barcelone. Il est le quatrième vicomte héréditaire de Narbonne. Il décède entre 966 et 969.

- Guadaillo, prince des Goths. Il fut élu évêque de Barcelone en 1029.

- Après 974, Raymond, comte de Rouergue, dix-huitième duc, sous le titre de seigneur de Narbonne.

- Entre 977 et 1019, Ermengaud de Narbonne, fils de Malfred vicomte de Narbonne et de Richilde de Barcelone, archevêque, quatorzième coseigneur de Narbonne. Il mourut vers 1019. Il présida le VIIème concile de Narbonne en 990.

- Entre 1017 et 1023, Raymond Ier, fils du vicomte Malfred et d'Adélaïde. Il épousa la comtesse Richarde le 7 juin 1033 (+1044), il est le cinquième vicomte héréditaire de Narbonne. Il décède vers 1023.

- Du 6 octobre 1019 à 1079, Guifred de Cerdagne, fils de Guifred II comte de Cerdagne, il fut abbé de Saint-Paul, fut fait archevêque à l'âge de dix ans, quinzième coseigneur de Narbonne. Il assista au concile de Tolède en 1056. Il présida le VIII ème concile de Narbonne en 1043. Lors du Xème concile en 1054 la pais entre l'archevêque et le vicomte y fut confirmée. Le XIème concile eut lieu en 1055, puis le XIIème en 1060. Déposé par les conciles de Rome entre 1078 et 1079 pour simonie, mais il restera à son poste. Il mourut en 1079.

- Vers 1040, Hugues, comte de Rouergue, dix-neuvième duc, sous le titre de seigneur de Narbonne. Le 17 mars 1043, se teindra à Narbonne un Concile où Hugues II archevêque de Toulouse était aussi présent.

- Avant 1023, Berenguier, fils du vicomte Raymond Ier et de Richarde. Il a épousé Garsinde de Besalú fille de Bernard Taillefer, comte de Besalú. Il est le sixième vicomte héréditaire de Narbonne. Vingtième duc. Prend le titre de proconsul de Narbonne. Avec leurs enfants Raymond, Pierre et Bernard, donnèrent, en l'an 1048, aux chanoines de l'église métropolitaine de Narbonne, la dîme du poisson qui se prenait en la plage de la vicomté, tant dans la mer que dans les étangs et dans la rivière d'Aude. Ils y joignirent la dîme du sel. Il décèdera vers 1067.

- Vers 1058, Gaufroy, abbé de Saint-Paul devint archevêque de Narbonne. D'après les historiens c'est lui qui fit venir d'Espagne les corps des saints Just et Pasteur.

- 1060- 1105, Raymond IV de Saint-Gilles, comte de Rouergue, connu aussi sous le nom de Raymond IV de Toulouse, il est le second fils de Pons, il fut le vingt- et- unième duc, en 1080 il se nomma comte de Narbonne.

- De 1079 à 1085, Pierre 1er Berenguier ou Bérengier + 1790, fils puiné de Bérengier vicomte de Narbonne et de Garsinde de Besalú, il est aussi l'oncle d'Aymeric Ier. Il était évêque de Rodez de 1053 à 1079. En 1080, il sera à la fois vicomte de Narbonne dont il prend le titre, et comme archevêque. On rapporte qu'il fut excommunié en 1080 ; se retire vers 1081 à Saint-Antonin, puis à Moissac. Il est le seizième archevêque coseigneur de Narbonne. Il meurt en 1086. Il assura la tutelle de son neveu Aymeri.

- Vers 1070, Raymond de Berenguier et Bernard de Berenguier, fils de Bérenguier, sixième et septième vicomtes héréditaires de Narbonne.

- De 1078 à 1105, Aymeric Ier, fils du vicomte Bernard de Bérenguier, premier du nom, huitième vicomte héréditaire de Narbonne, vingt-troisième ducs, sous le titre de princes et de par la grâce de Dieu vicomtes de Narbonne. Il mourut en Terre-Sainte en 1104-1105. Son gouvernement sera marqué surtout par ses affrontements avec les archevêques Dalmas et Bertrand pour le contrôle de Narbonne.

- Vers 1105, Bertrand fils de Raymond de Saint-Gilles, vingt-deuxième duc, sous le titre de marquis et comte de Narbonne.

- Vers 1086 à 1097, Dalmas, archevêque candidat pontifical en 1079 contre Pierre de Narbonne. Il fut abbé de Lagrasse. Il est le dix-septième coseigneur de Narbonne. Il présida le XIIIème concile de Narbonne en 1090. Il mourut le 17 janvier 1097.

- De 1097 à 1106, Bertrand de Montredon, archevêque, il est le dix-huitième coseigneur de Narbonne. Il mourut après le 19 avril 1106. Il fut auparavant évêque de Nîmes. Il sera déposé par le pape vers 1106.

- Du 5 novembre 1106 au 15 février 1121, Richard de Millau ou de Carlat, archevêque, il est le dix-neuvième coseigneur de Narbonne. Il fut cardinal et légat du pape. Il mourut le 15 février 1121. Il présida le XIVème concile de Narbonne en 1111.

- Du 16 avril 1121 au 30 septembre 1149, Arnaud de Leues ou de Lévéze, archevêque, il est le vingtième coseigneur de Narbonne. Il meurt en 1149. Il présida le XV ème concile de Narbonne en 1134.

- En 1125, Alphonse fils de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse vingt-quatrième duc, sous le titre de marquis et comte de Narbonne.

- De 1149 à 1156, Pierre d'Anduze, fils de Sibille seigneur d'Anduze, archevêque, vingt-unième coseigneur de Narbonne. En 1140 un autre Concile se tiendra à Narbonne. Il mourut en 1156.

- Aymeric, dixième vicomte héréditaire de Narbonne. Il posséda la vicomté de Narbonne, et eut de grandes querelles avec le cardinal Richard de Millau, archevêque de cette ville.

- En 1134, Aymeric II, fils Aymeric Ier, il est l’aîné des quatre fils nés du vicomte Aymeric Ier de Narbonne et de Mahaut, fille de Robert Guiscard et veuve de Raimond Bérenger II de Barcelone. Il est le onzième vicomte héréditaire de Narbonne. Il mourut dès la première année, c'est-à-dire en 1134. Son courage l'avait conduit en Espagne où il perdit la vie à la bataille de Fraga le 17 juillet 1134 donnée contre les Maures par Alfonse, roi de Navarre et d'Aragon. Il ne laisse pour héritières que deux filles encore mineures, Ermengarde, née de sa première épouse, Ermengarde de Servian, répudiée1 et Ermessinde, née de la seconde, également prénommée Ermessinde.

- En 1134, Ermengarde de Narbonne, vicomtesse de Narbonne qui succéda à son père Aymeric II jusqu'en 1197. . Elle est née vers 1127 / 1129et décèdera en 1196 / 1197.

- En 1148 jusqu'en 1194, Raymond fils de Faydide, comte de Toulouse, vingt-cinquième duc, sous le titre de marquis et comte de Narbonne. Ce vicomte n'ayant point laissé d'enfants, sa sœur Ermengarde devint vicomtesse et dame de Narbonne.

-Du 20 juillet 1156 au 7 avril 1162, Berenguier ou Bérenger de Narbonne, fils puiné d'Aymeric Ier vicomte de Narbonne et de Mahaut ou Mathilde de Hauteville (+1111-1112), fille de Robert Guiscard, duc de Pouille, devint par mariage comtesse de Barcelone, puis vicomtesse de Narbonne. Berenger est le frère utérin de Raymond Bérenger III comte de Barcelone, oncle de d'Ermengarde vicomtesse de Narbonne. Abbé de Lagrasse vers 1114, puis en 1156 archevêque, vingt- troisième coseigneur de Narbonne. Il meurt le 7 avril 1162.

- De mai 1162 au 15 février 1181, Pons d'Arsac, Archevêque, vingt-quatrième coseigneur de Narbonne. Il meurt le 15 février 1181.

- En 1176, il y eut un Pierre de Situlvero, puis un Jean de Belles-Mains évêque de Poitiers fut élu évêque de Narbonne en 1181. Tous archevêques, vingt- cinquième et vingt-sixième coseigneurs de Narbonne.

- Du 16 mai 1182 au 8 avril 1191, Bernard Gaucelin, très certainement de la famille des seigneurs de Lunel dans l'Hérault. Il est le vingt-septième coseigneur de Narbonne. Il fut évêque de Béziers de 1167 à 1182. Il mourut le 8 avril 1191.

- En 1191, autre Berenguier ou Bérengier II de Narbonne, fils d'Ermessinde elle-même sœur d'Ermengarde, archevêque, vingt-huitième coseigneur de Narbonne. Il meurt en 1212.

-En 1194, Aymeric de Lara le neveu d'Ermengarde, qui épousa sa sœur Ermessinde. Espagnol, il était comte de Molina, noble castillan ; et vint ensuite son fils, Pierre de Lara.

- Pierre de Lara, fils d'Aymeric de Lara, comte de Molina. Il mourut en 1205. Ils étaient successivement onzième et douzième comte de Narbonne.

- En 1194, Raymond fils de la reine Constance, comte de Toulouse, vingt-sixième duc, sous le titre de marquis et comte de Narbonne.

- De 1191 à 1212, Berenguier ou Bérenger de Barcelone et son successeur Arnaud Amalric (voir ci-après), archevêques; vingt-huitième et vingt-neuvième coseigneurs de Narbonne.

- Aymeric V décéda le 12 février 1239, treizième vicomte de Narbonne. IL épousa Marguerite de Marly, sœur de deux chevaliers qui suivirent le comte Simon de Montfort en Languedoc, dans la croisade contre les Albigeois. Le vicomte et l'archevêque de Narbonne préservèrent leur ville de la contagion de l'hérésie et la garantirent contre tous les maux de la guerre.

- De 1216 à 1218, Simon de Montfort, vingt-septième duc, sous le titre de comte de Narbonne.

- De 1212 à 1225, Arnaud Amalric ou Arnaud Amaury, abbé de Cîteaux,  archevêque du 12 mars 1212 à 1225, vingt-neuvième coseigneur de Narbonne, il est le premier archevêque qui a pris le titre de duc de Narbonne. Il fut légat pontifical au cours de la croisade contre les Albigeois. Aymeric se fit déclarer duc de Narbonne, en 1212, par les évêques de la province, et fut reconnu en cette qualité par Aymeric V, vicomte de Narbonne, et par d'autres seigneurs ; mais Raymond VI, comte de Toulouse, qui prenait aussi le titre de duc de Narbonne, ayant été excommunié comme fauteur de l'hérésie des Albigeois, Simon de Montfort fut investi du comté de Toulouse et du duché de Narbonne que son fils, Amaury de Montfort céda au roi Louis VIII, en 1224; par cette cession , le duché de Narbonne demeura réuni à la couronne de France. C'est de là sans doute que les archevêques, successeurs d'Amalric, n'osèrent pas, comme lui, prendre la qualité de ducs de Narbonne. Amalric fut aussi inquisiteur de la foi, en France. Il quitta son archevêché pour se retirer à Cîteaux dont il avait été abbé, et où il mourut en 1225.

- En 1218, Amaury de Montfort, vingt-huitième duc, sous le titre de comte de Narbonne.

- Aout 1222, Raymond le Jeune dernier du nom, fils de Raymond le Vieux et de la reine Jeanne sœur de Richard roi d'Angleterre, comte de Toulouse et dernier duc et comte de Narbonne. Il assiégea Carcassonne en 1223, il continua la guerre contre Amaury de Montfort.

- Aymeric VI, décéda le 12 février 1229 et lui succéda Aymeric VII, douzième et treizième vicomtes de Narbonne. Il épousa Philippes d'Anduze fille de Pierre Bernard ou Bermond d'Anduze et Constance de Toulouse sœur de Raymond dernier comte de Toulouse.

- De 1226 à 1245, Pierre Amiel ou Amelly, il meurt en 1245, archevêque, coseigneur de Narbonne. Lors du XVIème concile de Narbonne, tenu en 1227, par Pierre Amelly, et auquel assistèrent les évêques ses suffragants. On y approuva les ordonnances du roi Louis VIII ; on dressa vingt canons et statuts, et on excommunia les comtes de Toulouse et de Foix, et le vicomte de Béziers, comme fauteurs des Albigeois.

Le XVIIème concile de Narbonne, tenu en 1235, par ordre du pape Grégoire IX, et présidé par le même archevêque. Il y fut dressé 29 canons pour servir de règlements aux inquisiteurs de la foi contre les hérétiques.

 

Note : En novembre 1229, s'est tenu le XIIème Concile de Toulouse. Cette assemblée remarquable, puisqu'elle est l'époque de l'établissement du tribunal de l'Inquisition, qui était composé entre autre, d'archevêques de Narbonne.

 

-De 1245 à 1257, Guillaume de Broa ou Guillaume de la Broue, archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1257 à 1259, Jacques de Nigri, archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1259 à 1261, Guy Fulcodi ou Foulques (Saint Gilles dans le Gard), archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fut nommé cardinal en 1261, puis pape sous le nom de Clément IV de 1265 à 1268.

- De 1262 à 1272, Maurin Ier, archevêque, coseigneur de Narbonne. Maurin fut nommé commissaire pour enquêter sur Raymond De Falgar évêque de Miramont, il était accusé devant le pape Urbain IV de fratricide et de corruptions dans ses mœurs et de négligences dans son ministère. Il fut absous par le souverain pontife.

- De 1272 à 1286, Pierre de Montbrun, archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fit bâtir la chapelle de la Madeleine, et la partie du palais archiépiscopal qui est vers la cathédrale.

- De 1287 à 1311, Gilles Aycelin de Montaigu, archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fit bâtir la grosse tour du palais archiépiscopal, et mourut archevêque de Rouen en 1318.

- De 1311 à 1341, Bernard de Fragues ou de Fargis, ancien évêque d'Agen, ancien archevêque de Rouen. Neveu du pape Clément V, frère du cardinal Raymond Guilhem de Fargues. Il est le fondateur du collège de Narbonne à Paris, érigea en collégiale l'église Saint-Etienne qui était hors la ville.

- De 1341 à 1347, Gasbert de Valle ou de La Val, c'est un ancien camérier des papes Jean XXII, Benoît XII et Clément VI. Ancien évêque de Marseille et archevêque d'Arles puis archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1347 à 1375, Pierre de la Jugie, neveu du pape Clément VI, ancien archevêque de Saragosse et de Rouen, puis archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fut nommé ensuite cardinal.

- De 1375 à 1391, Jean Roger de Beaufort, ancien évêque de Carpentras et d'Auch, puis archevêque, coseigneur de Narbonne.

- En 1392, François de Conziè, natif de Bugey, oncle du cardinal et archevêque d'Arles Louis Aleman. Il fut archevêque de Toulouse en 1391 puis archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1433 à 1436, François Condolmer ou Coldumier. Archevêque, coseigneur de Narbonne puis cardinal.

- De 1436 à 1451, Jean d'Harcourt. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1451 à 1460, Louis d'Harcourt. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1460 à 1472, Antoine du Bec Crespin. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1473 à 1482, Renaud de Bourbon. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1482 à 1484, Georges d'Amboise. Ancien archevêque de Rouen, puis archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fut nommé cardinal en 1498.

- De 1484 à 1492, François Hallé. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1492 à 1494, une nouvelle fois Georges d'Amboise. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1494 à 1502, Pierre d'Abzac de la Douze. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1502 à 1507, François Guillaume de Castelnau de Clermont-Lodève. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Cardinal en 1503.

- De 1507 à 1514, Guillaume Briçonnet. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il fut nommé cardinal en 1495.

- De 1515 à 1523, Jules de Médicis. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1513. Il fut élu pape sous le nom de Clément VII de 1523 à 1534.

- De 1524 à 1550, Jean de Lorraine. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1518.

- De 1550 à 1551, Hippolyte d'Este dit le cardinal de Ferrare. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1538.

- En 1551, François de Tournon. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1530.

- De 1551 à 1563, François Pisani. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1517.

- De 1563 à 1572, une nouvelle fois Hippolyte d'Este dit le cardinal de Ferrare. Archevêque, coseigneur de Narbonne. Il était cardinal en 1538.

- De 1572 à 1575, Simon Vigor. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1582 à 1600, François de Joyeuse, garda les deux archevêchés, celui de Toulouse et de Narbonne jusqu'en 1600. Il était cardinal en 1584.

- De 1600 à 1628, Louis de Vervins. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1628 à 1659, Claude de Rebé. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1659 à 1673, François Fouquet. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1673 à 1703, Pierre de Bonzi, fut grand aumônier de la reine, cardinal et archevêque de Toulouse puis de Narbonne. Le cardinal Mazarin le nomma afin de traiter le mariage de mademoiselle d'Orléans avec le prince de Toscane. Il mourut le 11 juillet 1703.

- De 1703 à 1719, Charles Le Goux de La Berchère. Archevêque, coseigneur de Narbonne.

- De 1719 à 1739, René François de Beauvau du Rivau, seigneur du château du Rivau en 1664. Il fut nommé à l'archevêché de Toulouse puis à celui de Narbonne. Il décède le 4 août 1739. Il avait été nommé Commandeur de l'Ordre royal du Saint Esprit le 3 juin 1724.

- De 1739 à 1751, Jean-Louis de Balbes de Berton de Crillon, archevêque de Narbonne. Il mourut le 15 mars 1751.

- D'octobre 1752 à 1763, Charles- Antoine de la Roche-Aymon, archevêque de Narbonne. Il meurt à paris en 1777. Il fut nommé cardinal en 1771.

- De 1763 à 1801, Arthur Richard Dillon. Ancien évêque d'Évreux en 1753, puis archevêque de Toulouse en 1758 puis archevêque, coseigneur de Narbonne en 1763. Il meurt en exil à Londres le 5 juillet 1806. Sa dépouille fut ramenée dans la ville de Narbonne en 2007 après avoir été retrouvée, par "miracle" lors de travaux d'aménagement de l'Eurostar dans la capitale britannique.
Il est le dernier archevêque de Narbonne. On compte quatre-vingt-deux évêques ou archevêques qui ont occupé le siège de Narbonne.

 

 Narbonne, le palais des archevêques et l'hôtel de Ville.

Voici quelques photos anciennes de la ville de Narbonne à différentes époques pour les amateurs qui apprécieront :

Narbonne, le front de mer en 1950.

Narbonne, autre photo du front de mer en 1950.

Narbonne, le palais des archevêques en 1955 et la place de l'hôtel de Ville.

Narbonne, autre photo du palais des archevêques avec le donjon en 1955 et la place de l'hôtel de Ville.

Narbonne, le palais des archevêques en 1950.

Narbonne plage en 1950.

Narbonne, les trois Ponts, entrée de la ville en 1950.

Narbonne plage en 1955.

Narbonne, la grande rue Jean Jaurès en 1950.

Narbonne, la cathédrale Saint Just en 1955.

Narbonne, une vue aérienne de la cathédrale Saint Just en 1955.

Narbonne, au premier plan le palais des archevêques, et la cathédrale Saint Just en 1955.

Narbonne, le palais des archevêques en 1955.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et les jardins de l'ancien archevêché en 1960.

Narbonne, le palais des archevêques avec le donjon à gauche, en 1960.

Narbonne, une vue aérienne datant de 1970.

Narbonne, une vue aérienne datant de 1970.

Narbonne, une vue aérienne datant de 1970.

ATTENTION ! Ce reportage est réalisé en 5 parties donc :

Ainsi se termine ce quatrième volet de ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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12 novembre 2015

Voici le troisième numéro de ce reportage qui est composé de cinq parties du fait qu'il est illustré d'un très grand nombre de photos, plus de 490. Pour ne pas manquer un épisode, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire sur la newsletter (voir menu de gauche). Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera et je compte sur vous !

La découverte de la ville de Narbonne se poursuit donc,  je vais vous parler des sites historiques majeurs dans le détail, qui je l'espère vous passionnera. Je vous souhaite une excellente lecture.

 

 

SUITE DE L'HISTOIRE DE LA CATHÉDRALE SAINT-JUST SAINT-PASTEUR INACHEVÉE

 

A la fin du XIIIème siècle, toutes les chapelles seront édifiées. Le chœur est achevé et voûté avant 1332, année de sa prise de possession par les chanoines. Le transept et le début de la nef sont ébauchés. Les tours clochers élevées au XIVème siècle seront restaurées au début du siècle suivant. Le chœur imposant à quatre travées mesure hors œuvre cinquante cinq mètres de long sur quarante huit mètres de large. Il comporte un vaisseau central issant ses voûtes d'ogives à plus de quarante mètres de haut, flanqué de collatéraux et de deux séries de quatre chapelles pentagonales d'une vingtaine de mètres de hauteur. Il est prolongé par un déambulatoire desservant cinq chapelles rayonnantes de même plan mais plus large que celles des bas-côtés.

Les archives ont conservées les noms des peintres ou vitriers qui furent chargés de l'entretien des vitraux de Saint Just, parmi lesquels on trouve les noms suivants : Nicolas Robin (21 novembre 1521), Antoine Galet (1522), Jean Gély (24 avril 1523), Nicolas Loix (15 mars 1546), Jean Gardelle (20 mai 1616), Gabriel Canavassier (21 novembre 1640), Jacques Contilhac (9 décembre 1645), Jacques Gouderc (15 avril 1656-29 mai 1664).

 

Narbonne, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Narbonne, les vitraux de l'abside de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Le chœur de Saint Just étant l'un des plus élevés qu'il  y ait en France, il en résulte que la forme des fenêtres,  dans cette partie de l'église, est excessivement allongée. Elles sont au nombre de treize. Celles de côté se composent chacune de quatre baies séparées entre elles par de légers meneaux, tandis que les fenêtres beaucoup plus étroites de l'abside n'en contiennent que deux. Ces dernières seules ont conservé bien intactes leur vitrerie primitive. Quant aux autres, elles ont été sensiblement remaniées vers la fin du XVème siècle.

 

Narbonne, à gauche, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vu de la nef. A droite, le collatéral Sud.

 

Narbonne, l'intérieur des différentes chapelles de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur. Les chapelles absidales sont au nombre de cinq, sont toutes contiguës de même dimension et de forme polygonale. Vous avez la chapelle Saint-Marin, la Chapelle de Sainte Thérèse de Lisieux, la chapelle de Notre-Dame-de-Bethléem, la chapelle du Sacré-Cœur, et la chapelle de Saint-Michel qui donne accès par un escalier en colimaçon à la salle du trésor de la cathédrale au dessus de la chapelle de l'Annonciade.

 

Narbonne, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur à gauche, le choeur et son maître autel. A droite, les stalles et l'orgue magnifique.

La construction de la cathédrale restera inachevée et s'arrêtera progressivement au milieu du XIVème siècle. Au cours des siècles qui suivirent, trois tentatives seront faites pour terminer l'édifice.

On a donné le nom de Saint Eutrope au local et aux constructions du XVIIIème siècle qui sont derrière le chœur de Saint-Just. En 1514, l'archevêque Guillaume de Briçonnet, fait abattre les anciennes murailles qui passent entre les constructions dénommées depuis 1708 Cour Saint Eutrope et le bâtiment qui était récemment encore la chapelle des Pénitents Bleus après avoir été celle des templiers. Lorsque l'enceinte fut élargie, l'emplacement devient la propriété des archevêques de Narbonne. Mais l'archevêque Guillaume de  Briçonnet décéda le 14 décembre 1514. Le 17 juin 1708 que Charles Le Goux de la Berchère bénit et posa la pierre fondamentale de la nouvelle nef de Saint-Eutrope, il reprendra les projets du chapitre et fera élever les chapelles extérieures que l'on appelle bâtiment de Saint-Eutrope. La nef de Saint Eutrope fut commencée sur les plans de M. de Niquet. Il éleva deux grands murs au nord et au sud, percés tous les deux d'une large et haute croisée légèrement cintrée. En même temps il édifiait deux chapelles. Elles sont voûtées, et à la clé de voûte sont les armoiries de Le Goux de la Berchère. La chapelle du côté nord est dédiée à Saint Eutrope, celle du côté sud à Saint Charles, patron de l'archevêque promoteur de l'oeuvre.

A la mort de l'archevêque, le 2 juin 1719, les travaux sont suspendus. Son successeur, l'archevêque René de Beauvau y consacre quelques sommes à partir de 1722, puis ils sont à nouveau abandonnés. Enfin, en 1840, Viollet- le-Duc, entreprend de couronner l'œuvre du XVIIIème siècle, par un porche fortifié, mais des dissensions avec le Conseil de Fabrique l'éloignent de Narbonne au bout de quelques mois, et les travaux de la cathédrale sont demeurés depuis en suspens.

 

Narbonne, la cathédrale Saint Just vue des jardins des archevêques.

  

La cathédrale Saint Just vue depuis les jardins des archevêques.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la rue Gustave Fabre.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la place Salengro.

  

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, à gauche, vue de la place Salengro et à droite, vue depuis la rue A. Gauthier.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la place Salengro.

 

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, à gauche, vue depuis la rue A. Gauthier et à droite, vue depuis le musée archéologique.

Deux étages d'arcs-boutants transmettent la poussée de la voûte de la nef à des contreforts. Ceux au-dessus des bas-côtés sont en arc de cercle, ainsi que l'étage supérieur des arcs-boutants au-dessus des chapelles. Ceux de l'étage inférieur sont en plein cintre, sauf  les deux aboutissants aux contreforts isolés, lesquels sont en arc de cercle. La face supérieure des arcs-boutants est creusée en gouttière afin de conduire les eaux pluviales de la toiture de la nef jusqu'au dehors de l'édifice. Il y a en tout quatorze contreforts sur la cathédrale de Narbonne, dont quatre servent d'appui aux grandes tours.

Les arcs-boutants sont les arcs extérieurs qui par leur position sont destinés à contre-butter la poussée de voûtes en arcs d'ogives. L'arc-boutant naît à peine au XIIème siècle.

Il existe en France trois grandes églises bâties pendant le XIVème siècle, qui nous font voir jusqu'à quel point ces règles sur la construction des voûtes et des arcs-boutants étaient devenues fixes: ce sont les cathédrales de Clermont-Ferrand, de Limoges et de Narbonne.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la rue A. Gauthier.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la rue A. Gauthier.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue de la rue A. Gauthier.

Les gargouilles représentant des animaux ou personnages aux figures grimaçantes écoulent les eaux pluviales des chapelles et sont disposées de chaque côté des contreforts.

Les gargouilles apparaissent sur les édifices vers 1220. Ces gargouilles sur nos monuments du moyen âge sont des chefs d'œuvre de sculpture.

Le temps des créatures bestiales commence donc au début du XIIIème siècle, avec des animaux fantastiques, des chimères, des figures humaines, des démons ailés, toutes ces représentations se lient à l'architecture de cette période remarquable.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue du cloître, on aperçoit ces magnifiques gargouilles.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue du cloître, j'adore ces magnifiques sculptures que sont ces gargouilles.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue du cloître.

Depuis sa création le chapitre Saint Just fut enrichi par les bienfaits des rois, des archevêques, des vicomtes et des particuliers. On a retrouvé traces de quelques dons importants comme celui datant du12 juin 844, où le roi Charles concède à l'église de Narbonne la ville de Cesseras dans le comté de Narbonne. Ou encore, le 7 juin 1032, Bérenger, vicomte de Narbonne, donne aux chanoines de Saint Just un alleu situé dans la ville de Cuxac (Geminianum sive Cuguciacum) pour le salut de son âme et de celles de son frère Raymond et de l'archevêque Ermengaud, son oncle. Je vous ferais grâce de vous en citer d'autres, car les donations et transactions vont se succéder ainsi pendant de longues années. Le chapitre Saint Just possédait aussi à Narbonne de nombreuses maisons, mais aussi diverses possessions dans de nombreux villages du Languedoc, les acquisitions vont continuer ainsi de siècle en siècle dans la paroisse Saint-Just. L'inventaire Ducarouge (archives départementales de l'Aude) mentionne toutes ces acquisitions, legs et biens détenus par le chapitre Saint Just.

Un compoix détaillé datant de 1696 (archives communales) indique ce que le chapitre Saint Just possédait à cette époque dans le terroir de Narbonne. Le chapitre Saint Just jouissait aussi de pensions établies sur plusieurs églises du diocèse.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le retable de la Vierge, détails des sculptures situées sous le socle de la Vierge. 

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, cliché du tombeau catafalque remarquable de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, vue depuis le donjon.

Les archives du chapitre Saint Just :

Les archives du chapitre Saint Just étaient avant la Révolution conservées dans la maison de l'aumône et dans la salle capitulaire, connue aujourd'hui sous le nom de salle acoustique. Le chapitre, avait une maison commune située dans le cloître celle-ci est citée dans un compoix document de 1696, les archives de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur y étaient entreposées, cette maison est celle de la famille Pécaud, située dans la rue Droite, dans la partie dite autrefois Isle l'Aumosne. Elle possède un escalier à vis, avec marches en pierre dure taillée, précédé d'une porte du XV ème siècle. Les archives de l'église étaient enfermées dans des caissons sur lesquels était indiquée la nature des actes qu'ils contenaient ; c'est ainsi qu'il y avait les caissons de Gapestang, des testaments, des fêtes et anniversaires, du Bousquet, de l'aumône, etc.

Au XVIIème siècle, les archives ont été pillées par Baluze et par Colbert.

A la Révolution, le 10 août 1793, les archives du chapitre furent détruites. La municipalité et le district, accompagnés de la garde nationale, se rendirent sur la place de la Liberté, aujourd'hui place de l'Hôtel de Ville, où se trouvaient six charrettes pleines d'archives et l'effigie de Philippe le Hardi arrachée à son tombeau. Le cortège s'achemina vers le bastion Saint Cosme, et là, au pied de l'escalier et devant la statue de la Liberté placée sur l'autel de la Patrie qui s'élevait au-dessus du premier palier de l'escalier, on brûla les charrettes qui contenaient les archives. L'albâtre de la statue royale fut brisé à coups de barres de fer et jeté dans le bûcher.

Ce qui échappa à la Révolution fut transporté à la préfecture de l'Aude en vertu des lois du 5 novembre 1790 et du 5 brumaire au V.

Les archives qui ont subsisté sont allées échouer à la bibliothèque nationale, aux archives de l'Aude et à la bibliothèque communale de Narbonne. Dans ce dernier dépôt se trouve un inventaire des actes de l'archevêché en quatre volumes : ce répertoire fut confectionné par Antoine Rocque en 1639-1640.

Narbonne, le livre Vert de l'archevêque Pierre de la Jugie (1347-1375)

Avant sa mort en 1659, l'archevêque Claude de Rebé fit mettre en ordre les archives de l'archevêché et à cette même période on lui doit la copie du livre vert de Pierre de la Jugie, un des seuls et précieux documents à avoir échappé aux destructions révolutionnaires de décembre 1793.

C'est à Narbonne même que Doat fit transcrire, à la fin de 1668 et au commencement de 1669, la plupart des actes conservés au dépôt de la vicomté.

 

Quel fut l'architecte de Saint Just ?

Visiblement c'est une question qui n'a pas été vraiment résolue. Un registre intitulé "Curia del vicariato de Gerona, liber notularum, ab anno 1320 ad 1322", cité par Viollet-le-Duc, mentionne que le chapitre de la cathédrale de Gérone décide en 1312 de remplacer la vieille église romane par une nouvelle, plus grande et plus digne. Les travaux ne commencent pas immédiatement, et on nomme les administrateurs de l'oeuvre, Raymond de Viloric et Arnauld de Montredon. En 1316 les travaux commencent, et on voit figuré, en février 1320, sur les registres capitulaires un architecte désigné sous le nom de maître Henry de Narbonne. Maître Henry meurt et sa place est occupée par un autre architecte, son compatriote, nommé Jacques de Favariis. On peut supposer qu'Henry de Narbonne et Jacques de Favariis, artistes assez estimés pour mériter la confiance du chapitre de Gérone, ne sont peut-être pas étrangers à la construction de la cathédrale de Narbonne ?

 

La Révolution :

Pendant la période révolutionnaire, en 1792 soixante prêtres réfractaires étaient incarcérés dans un des vastes appartements de l'archevêché quand, le 22 août, arriva à Narbonne un bataillon de l'Hérault environ deux cents hommes. Dés leur arrivée apprenant leur détention ils voulurent les défenestrer et les égorger, le garde du palais un nommé Cadas s'opposa à l'entrée des brigands. Le surlendemain les officiers municipaux de Narbonne ordonnèrent la déportation des prêtres détenus. Malheureusement l'exil fut long et cruel. Sept seulement en revinrent.

A la Révolution, l'église de Saint Just fut quelque peu préservée des dégradations par rapport aux autres églises qui subirent le passage de la tourmente révolutionnaire. Mais cependant qu'elle n'échappera pas complètement aux atteintes des démolisseurs. En 1793, le tombeau de Philippe le Hardi fut démoli, les tombeaux d'archevêques formant la clôture du chœur furent profanés et dépouillés de leurs statues, nombre d'objets précieux appartenant au trésor disparurent ; les archives de l'archevêché et les livres de la bibliothèque du palais archiépiscopal furent, à la même date, jetés dans la cour du palais et transportés sur la place de Cité pour y être brûlés.

 

Les cloches de Saint Just :

Le 19 janvier 1405, pendant la nuit, veille de Saint-Sébastien, un orage épouvantable éclata sur la ville, mêlé de tonnerres, de tremblements de terre et de neige. Plusieurs toits furent détruits ; les rues étaient couvertes de neige jusqu'à hauteur d'homme. Deux tours s'étaient renversées suite à cet orage, il a fallu reconstruire les tours qui s'élèvent sur les flancs de Saint-Just.  Le clocher avait été détruit aussi par le feu de cet orage. C'est l'archevêque François de Conzié (1356-1432) qui supervisa les travaux de rénovation et de reconstruction. Jean d'Harcourt, successeur de François de Conzié, prit la suite et fit réparer la tour située au Sud, vers le jardin de l'archevêché. Il se servit, à cet effet, des ruines du Capitole, avec lesquelles il avait aussi construit l'église actuelle Saint-Sébastien.

 

D'après un inventaire dressé le 17 juillet 1790 par le directoire du district, les cloches étaient alors au nombre de douze, dix pour le carillon, une pour la grande horloge, une pour le service des morts dite malespère. Un article, paru dans un Almanach de l'arrondissement de Narbonne pour l'année 1848, porte à quinze le nombre des cloches formant le carillon.

Le moyen âge avait eu l'idée d'employer les cloches comme instruments populaires et en quelque sorte publique. On avait formé des gammes avec une suite de cloches ou de timbres de dimensions différentes, que l'on frappait avec un marteau. Ce procédé ne pouvait convenir qu'à un nombre de cloches fort restreint. Aussi, ce nombre s'accroissant, on construisit des claviers dont les touches correspondaient à des marteaux adaptés aux cloches et qu'on mettait en mouvement avec les pieds et avec les mains ; voilà en quoi consistait un carillon.

En 1793, on enleva pièce à pièce ces cloches, et on les précipita du haut de son clocher, aux cris de "Vive la  République !". Les décrets de juin 1791, d'août 1791, et celui d'avril 1792, avaient réglementé la fabrication de la monnaie provenant du métal des cloches.

 

Les taxes instaurées par le chapitre Saint Just :

La dîme des poissons, le 20 août 1412, transaction entre l'archevêque et le chapitre, d'une part, le syndic et la communauté de Leucate, d'autre part, au sujet de la dîme des poissons de l'étang royal ou mer de Leucate. Il est dit que les habitants de Leucate, pour chaque livre ou franc provenant de la vente du poisson pris avec le filet appelé tailhenier par eux, en paieront douze deniers aux dits seigneur et chapitre pour leur droit de dîme, et 14 deniers pour chaque livre ou franc provenant de la vente du poisson pris dans leurs autres filets. L'archevêque de Narbonne et le chapitre Saint Just percevaient la dîme de tous poissons pris depuis le grau de Vendres jusqu'à celui de Salses.

En 1251 est créé aussi la dîme des olives, le 2 janvier 1482, le chapitre Saint Just arrente la dîme des olives et des émoluments du moulin à huile de Gruissan à Pierre Durand, de Narbonne, moyennant six setiers d'huile payables à Narbonne. Tous les moulins à huile de la région de Narbonne payeront cette dîme.

Il existait aussi la dîme des laines et des agneaux.

En 1522 la dîme du chanvre est instituée. En 1639 la dîme du grain voit le jour. Le 4 juin 1569, le chapitre arrente pour certaines parcelles la dîme des foins et salicors (soude de Narbonne provient de la combustion d'une plante la Salicornia annua). La dîme du vin et des vendanges seront mis en place après 1741.

Il ne faudrait pas croire que la situation du chapitre fût plus brillante qu'elle l'était en réalité. Le chapitre Saint Just avait beaucoup de dettes.

Les biens du chapitre furent vendus à la Révolution comme biens nationaux dans le district de Narbonne.

 

Narbonne, salle du trésor de la cathédrale Saint Just, coffret de mariage. Photo datant de 1975.

Dans la chapelle Saint Michel vous avez accès au trésor de la cathédrale qui réunit des œuvres de la période carolingienne à la période moderne : une plaque d’évangéliaire en ivoire sculptée au IXème siècle, une pyxide hispano-mauresque du XIème siècle, le pontifical enluminé de l’archevêque Pierre de la Jugie, la fascinante tapisserie de la Création (Flandres, vers 1500) et autres objets liturgiques témoignant de la magnificence des archevêques de Narbonne.

Narbonne, salle du trésor de la cathédrale Saint Just, statues de Saint Paul et Saint Pierre. Photo datant de 1975.

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

Narbonne, la galerie du cloître de la cathédrale Saint Just.

 

LE CLOÎTRE DE LA CATHÉDRALE SAINT JUST

Bâti de 1349 à 1417 sur l'emplacement de la cathédrale carolingienne, dont le clocher (clocher de l'église de Théodard) subsiste encore. Le cloître, est adossé à l'enceinte du Vème siècle et relié au palais archiépiscopal, reçut un commencement de fortifications.

Donc en 1349, Pierre de la Jugie fit commencer le cloître et construire la partie située du côté de l'archevêché, ainsi que la porte communiquant avec le palais archiépiscopal, du côté du passage de l'Ancre. Jean Roger de Beaufort (1375-1391) continua l'œuvre de son prédécesseur. François de Conzié (1391-1432) fit la partie située du côté de la porte méridionale de Saint-Just, comme l'atteste son écusson, placé à la clé des voûtes, presque complètement effacé, mais encore reconnaissable. La première pierre de la continuation du cloître fut posée le mercredi 2 juin 1417 par Pierre de Trilhia, chanoine et succenteur de la cathédrale. Enfin Pierre d'Abzac (1494-1502) fit réparer le cloître du côté de la porte qui le fait communiquer avec le passage de l'Ancre.

Narbonne, la galerie du cloître de la cathédrale Saint Just.

 

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

 

Narbonne, à gauche, la cathédrale Saint Just vue du cloître. A droite, la galerie du cloître.

Narbonne, le jardin du cloître de la cathédrale Saint Just. Sur le bas-côté sud de la cathédrale, le cloître gothique a conservé ses quatre galeries.

 

Narbonne, à droite une vue du jardin du cloître sur la cathédrale Saint Just.

Narbonne, le jardin du cloître de la cathédrale Saint Just.

 

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

Narbonne, cathédrale Saint Just, détails du bas relief figurant sur une des colonnes de la galerie du cloître (voir photo ci-dessus).

 

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just.

 

Narbonne, le cloître de la cathédrale Saint Just et les gargouilles de la galerie.

 

Narbonne, à gauche, le cloître, pierre tombale datant du XIIIème siècle. A droite la galerie du cloître de la cathédrale Saint Just.

Le cloître de la cathédrale Saint Just se compose d'une série d'arcades sans meneaux séparées par des contreforts épais. Il possède un bahut ; les arcades sont hautes, contrairement aux habitudes des constructeurs du moyen âge ; il est couvert en terrasses dallées, protégées par une balustrade, qui date du XIVème siècle. Les galeries qui existaient autour du cloître servaient autrefois de lieu de sépulture ; on y avait aménagé des caveaux, il y en avait un pour les hebdomadiers de l'église. Ces galeries ont été en partie fermées en 1790. On ne trouve plus, à l'exception de quelques niches à arcatures gothiques pratiquées dans la muraille, aucune trace de dalles sépulcrales ni de tombeaux. Le milieu du cloître servait, comme les galeries, de lieu de sépulture et de cimetière. Le cimetière de Saint-Just occupait la partie nord du jardin actuel de l'archevêché. Au milieu du cloître se dresse une croix, souvenir du jubilé de 1851.

Le mur du cloître du côté du jardin de l'archevêché présente des contreforts et des mâchicoulis. Il était autrefois crénelé et disposé pour la défense ; il communiquait avec le chemin militaire au XIVème et aux XVème siècles et au commencement du XVIème.

Une partie du cloître  a d'ailleurs été fort mal traitée ; elle a servi, tantôt d'écuries militaires, tantôt de magasins de 1806 à 1899.

Narbonne, la cathédrale Saint Just vue du cloître.

 

Narbonne, à gauche la cathédrale Saint Just vue du cloître. A droite, la galerie du cloître.

 

LA BASILIQUE SAINT-PAUL-SERGE

 

Cette église de Narbonne est l'une des plus anciennes de France.

Dans le vieux Narbonne cette basilique intéresse surtout les archéologues, fondée au IVème siècle au-dessus de la tombe vénérée du premier évêque ou évangélisateur de la cité au milieu du IIIème siècle, Paul-Serge.

Paul-Serge, d'après le texte des Actes des apôtres, était proconsul de l'île de Chypre, qui faisait partie des provinces romaines. Envoyé par le pape Fabien (236-250) avec six autres apôtres, Paul-Serge fit un voyage promulguant ses prédications dans la Gaule Méridionale, celui-ci est attesté par saint Epiphane, Théodoret, saint Chrysostome, saint Jérôme et par plusieurs autres anciens écrivains. Ces mêmes auteurs nous apprennent qu'il laissa saint Cressent à Vienne et saint Paul-Serge à Narbonne, après les avoir ordonnés évêques.

On lui attribut une certains nombre de miracles. Il mourut en martyre à Rome sous d'horribles supplices un 11 décembre.

Les restes du saint apôtre de Narbonne demeurèrent dans le lieu où ils avaient été déposés, entourés de la vénération des fidèles, jusqu'à l'époque de la Révolution, où ils furent profanés et livrés aux flammes. Des débris calcinés furent récupérés et mis dans une châsse.

Narbonne, l'abside de la basilique Saint Paul Serge.

Narbonne, façade latérale et porche de la basilique Saint Paul Serge.

Narbonne,clocher tour de la basilique Saint Paul Serge.

La basilique était devenue dès le Vème siècle un des lieux de culte les plus vénérés de la ville, comme en témoigne la nécropole paléochrétienne découverte en 1946. Le premier sanctuaire fut incendié dès la fin du V ème siècle et le culte de l'apôtre subit une longue éclipse pendant l'occupation wisigothique, puis arabe, de la cité.

Ce n'est qu'à la fin du VIIIème siècle que l'église fut reconstruite par Charlemagne et fut transformée en une œuvre romane défensive, connue pour tous les Compagnons du Tour de France pour sa fameuse "grenouille de bénitier" que l'on peut voir dans la basilique et devint collégiale avec une communauté de chanoines réguliers placés sous l'autorité d'un abbé. Dès le X ème siècle elle était redevenue un lieu de pèlerinage fréquenté et on y célébrait le sacre des archevêques, dont certains y furent inhumés.

Ce sanctuaire roman a subi des transformations du XIème au XIVème siècle.

Les travaux de la nef à bas-côtés avec triforium débutèrent entre 1150 et 1180. Cette nef sera voûtée d'ogives à la suite d'un incendie qui ravagea l'édifice au XIII ème siècle, car initialement celle-ci était prévue voûtée en berceau.

Au XVIème siècle six piliers cruciformes de la nef romane menaçant de s'effondrer furent englobés dans de puissants massifs circulaires montant jusqu'aux chapiteaux romans.

L'édifice se compose aujourd'hui d'une nef de cinq travées, d'un transept non saillant et d'un chœur avec déambulatoire et chapelles rayonnantes. Les trois premières travées orientales de la nef romane conservent encore trois piliers cruciformes à colonnes engagées, vestiges du dispositif d'origine. L'un d'entre eux est surmonté de chapiteaux sculptés représentant des damnés torturés ou dévorés par des monstres et conduits vers Satan sous le regard horrifié de petits anges.

Le cloître, contemporain des constructions de la nef romane, s'étendait au Nord de l'église. Il comportait des arcades en plein cintre avec colonnes jumelées et chapiteaux en marbre historié. Dans la galerie méridionale, transformée en sacristie depuis la destruction du cloître, on peut voir deux enfeus romans dont l'un est surmonté d'une archivolte au cintre surbaissé ornée simplement d'un rinceau de petites palmettes de facture archaïque. Par contre le second enfeu est une œuvre exceptionnelle dont la richesse ornementale et l'étrangeté iconographique déconcerte.

Narbonne, la basilique Saint Paul-Serge, le transept.

  

Narbonne, la basilique Saint Paul-Serge, à gauche, le déambulatoire et à droite, la chapelle située derrière le choeur.

  

Narbonne, la basilique Saint Paul-Serge, le choeur.

  

Narbonne, la basilique Saint Paul-Serge, à gauche, baie gothique à meneau et oeil-de-boeuf. Photo de droite, une jolie sculpture figurant sur un mur d'habitation proche de la basilique.

Une inscription, découverte sur le pavé de l'église de Saint-Paul, a fait connaître l'emplacement des Thermes ou Bains. Ce monument est construit avec beaucoup de solidité, d'une certaine étendue, de forme ronde et voûtée, on y descend par des degrés de pierre pratiqués dans la masse du mur d'enceinte. A l'état de ruines aujourd'hui.

 

D'autres édifices religieux continuèrent à être bâtis en cette période médiévale. L'église Notre-Dame-de-Lamourguier ; puis l'église Saint-Sébastien, construite sur le lieu de naissance de ce même Saint Sébastien.

 

Narbonne, l'église bénédictine Notre-Dame de Lamourguier.

 

L'ÉGLISE BÉNÉDICTINE NOTRE-DAME DE LAMOURGUIER OU NOTRE-DAME DE LA MOURGUIER

ET

LE MUSÉE LAPIDAIRE DE NARBONNE

 

C'est aujourd'hui le musée lapidaire du palais des Archevêques.

Cette ancienne église romane se présente surtout comme un monument gothique méridional du XIIIème siècle.

L'église de Sainte-Marie, qui était la cinquième paroisse de Narbonne, fut dessertie par une communauté de moines Bénédictins, qui vint s'établir dans son voisinage sous le titre de prieuré conventuel, et s'unit, plus tard, à la congrégation de St-Maur.

C'est à cette période qu'on donna à cette église le surnom de Monchia en latin, et de Lamourguier ou plutôt Lamourguié en langue romane, du mot mourgues qui signifiait moines.

C'est en 1869 que les premières pierres retirées des remparts furent transportées dans ce futur musée, leur nombre ne s'élevait pas à moins de 812, dont 551 bas reliefs et 261 inscriptions.

Narbonne, l'ancienne église Notre-Dame de Lamourguier.

Narbonne, l'ancienne église Notre-Dame de Lamourguier dans les années 1950.

L'église de Sainte-Marie est citée dès 782 ; on sait qu'elle était au XIème siècle entre les mains des Nicolaïtes, clercs hérétiques. En 10783 ou 1086, elle fut affiliée comme prieuré régulier de l'ordre de Saint-Benoît à l'abbaye Saint-Victor de Marseille, prenant alors le nom de Beata Maria de la Morguia, Nostra Dona la Morguia ou Beata Maria de Monachia.

L'acte le plus ancien que l'on connaisse concernant cette église remonte, à la fin du XIème siècle, par une donation que fit l'archevêque Dalmas, au mois d'avril de l'année 1086, a l'abbaye de St-Victor, de Marseille.

L'église, sera reconstruite au XIIIème siècle, dans le style gothique méridional, caractérisé par une large nef unique, couverte d'une simple charpente soutenue par six arcs diaphragmes maçonnés, dont le premier comporte une rupture de courbe rare dans ce genre d'édifice, prenant appui sur de puissants contreforts très saillants, entre lesquels s'ouvrent des chapelles latérales rectangulaires. Au-dessus circule une galerie, aménagée au XIVème siècle, qui traverse les doubleaux et communique avec un triforium surmontant les chapelles du chœur. L'abside du chœur à sept pans est voûtée d'ogives qui retombent sur des consoles abondamment sculptées, une baie en plein cintre, s'ouvre sur le mur occidental, et le portail méridional semblent constituer les vestiges les plus anciens et à l'extérieur sur le côté Sud il y a une tourelle pentagonale avec tour carrée militaire et vigie de défense. Le chevet à sept pans, accolé aux remparts, était crénelé et pouvait participer à la défense du bourg.

Ce chevet est habité par des souvenirs religieux des premiers âges du Christianisme : sarcophages, reliquaires, chapiteaux romans du XIIème siècle, pierres, tombeaux de gisants.

Au XVIème siècle, le prieuré est en pleine déshérence, en 1572, la messe n'y est plus célébrée ; en 1602, il n'y a plus que trois religieux, un prieur, un sacristain.

En 1662 l'archevêque de Narbonne François Fouquet, alors en exil à Alençon, poussa le prieuré à adhérer à la congrégation de Saint-Maur qui le restaura.

À la Révolution, le couvent fut désaffecté et, de 1824 à 1889, les bâtiments servirent de caserne ; ils furent finalement abattus en 1902, et l'église ne dut son salut qu'à son utilisation comme entrepôt depuis 1868 pour conserver les divers éléments sculptés antiques retirés des remparts narbonnais lors de leur démolition.

Narbonne, le musée lapidaire.

 

LE MUSÉE LAPIDAIRE DE NARBONNE

 

Les collections du musée lapidaire ont été installées dans l'ancienne église Notre-Dame de Lamourguier, vestige d'un couvent bénédictin de style gothique méridional datant du XIIIème siècle. Quelques 2000 blocs forment l'une des plus grandes collections d'Europe ; ils sont issus pour la plupart des monuments funéraires romains qui avaient été remployés en décor dans les remparts de la ville.

Aucun lieu ne pouvait mieux répondre, il faut le reconnaître, à la nouvelle destination qui lui était affectée, tant au point de vue de la dimension, qu'à celui des souvenirs qui  sont attachés.

Narbonne, le musée lapidaire, voici l'impressionnante collection de blocs issus de monuments funéraires romains.

Narbonne, le musée lapidaire, les gravures sont splendides sur blocs issus de monuments funéraires romains.

Narbonne, le musée lapidaire, détails des gravures en relief de l'époque romaine.

Narbonne, le musée lapidaire abrite la deuxième collection lapidaire du monde après celle de Rome.

Narbonne, le musée lapidaire.

Narbonne, le musée lapidaire offre une belle série d'antiquités romaines, trophées d'armes, frises et bas-reliefs statuaires d'une conservation relativement remarquable.

Narbonne, ce musée lapidaire comme vous pouvez le constater, tient honorablement sa place parmi les plus riches collections épigraphiques et lapidaires de la France et de l'Étranger.

Réemployés dans l’enceinte de la ville, la plupart de ces blocs furent récupérés à partir de 1868, lors du démantèlement des fortifications du XVI ème siècle, et déposés dans l’église désaffectée.

Elle sert désormais de musée lapidaire d'un intérêt exceptionnel et contient plus de 1 700 blocs d'origine antique, on peut lire toute la vie romaine de Narbonne.

Le musée possède plusieurs salles dédiées aux époques romanes et paléochrétiennes. On peut y admirer de précieuses épaves du décor sculpté très ancien des églises de la cité.

L'examen de ces murailles formées de blocs romains est aussi passionnant qu'une visite de Pompéi. Il y a des pierres tombales, des autels, des sarcophages, des frises, des bas-reliefs, des stèles, des fragments d'arcs triomphaux de temples et de palais. Comme je le disais plus haut, il y a aussi des tombeaux de gisants, notamment le magnifique tombeau médiéval d'Alayette de Rodez, femme d'Amaury de Narbonne, dont la grâce fut chantée par le dernier des troubadours : Guiraud Riquier. Cette sculpture médiévale par la perfection de la forme est digne d'un des grands maîtres anonymes de l'art gothique. On peut admirer aussi une pièce de choix qu'est le célèbre sarcophage en marbre blanc du IIème siècle représentant les vendanges de l'époque.

L'église bénédictine Notre-Dame de Lamourguier est aujourd'hui un sanctuaire où l'âme gallo-romain vit dans son intimité.

 

Voici quelques photos anciennes de la ville de Narbonne à différentes époques pour les amateurs qui apprécieront :

Narbonne, jardin du palais des archevêques en 1950, où l'on peut voir des vestiges de l'époque romaine, éparses parmi les massifs de fleurs.

Narbonne, collection de chapiteaux du musée lapidaire, linteau de la basilique latine daté de 445, photo datant de 1905.

Narbonne, collection du musée lapidaire, reliquaire chrétien en marbre datant du VIème siècle, photo de 1905.

 

A gauche, une vue aérienne de la cathédrale Saint Just en 1950. A droite, Narbonne, la rue Droite en 1905.

Narbonne, les trois Ponts, entrée de la ville en 1905.

Narbonne, le canal de la Robine, la cathédrale Saint Just, la passerelle entre le pont des Marchands et le pont de la Liberté en 1905.

Narbonne, le canal de la Robine, la passerelle entre le pont des Marchands et le pont de la Liberté en 1905.

Narbonne, le canal de la Robine, le pont des Marchands en 1905.

Narbonne, le café Continental en 1905.

Narbonne, les Halles en 1905.

 

A noter : Dans le quatrième et le cinquième numéro de ce reportage sur Narbonne je vous publierai la liste des comtes, vicomtes, princes et archevêques de Narbonne ayant régnés sur la ville et sa région.

 

ATTENTION ! Ce reportage est réalisé en 5 parties donc :

Ainsi se termine ce troisième volet de ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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23 octobre 2015

Voici la suite de ce reportage qui je le rappelle est en cinq parties du fait qu'il est illustré d'un très grand nombre de photos, plus de 490. Ce site a du succès, et j'ai à cœur de le faire vivre avec des articles diversifiés et riches, tous consacrés au département de l'Aude ainsi que quelques-uns sur l'Ariège, n'hésitez pas à compulser les sommaires. Et pour ne rien manquer, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire sur la newsletter (voir menu de gauche). Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !

La découverte de la ville de Narbonne se poursuit donc,  je vais vous parler des sites historiques majeurs dans le détail, qui je l'espère vous passionnera. Je vous souhaite une excellente lecture.

 

 

Carte de la ville de Narbonne d'Eugène Carbon datant de 1901.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Ci-dessous deux vues aériennes sur lesquelles j'ai indiqué les principaux monuments de la ville de Narbonne qui seront traités dans ce reportage.

Narbonne, le palais des Archevêques, à gauche, la tour Gilles Aycelin, à droite, la tour Martial et entre les deux, l'hôtel de Ville.

Narbonne, le palais épiscopal vu des jardins, avec au premier plan la tour des Archives.

 

L'ANCIEN PALAIS DES ARCHEVÊQUES DE NARBONNE

 

Le boulevard "La promenade des Barques" vous mène au cœur de la ville, à l'ancien archevêché aujourd'hui transformé en Musée et Mairie.

Pendant la période romaine, il existait probablement à la même place un monument dont l'Aude baignait les pieds, et destiné à défendre l'entrée du Pons Vetus.

Au moyen-âge c'était un château-fort ; il aurait servi de modèle au Palais du Pape à Avignon. C'est un ensemble monumental unique en France avec celui d'Avignon. Depuis l'an 419, son archevêque portait le titre de "Primat de toutes les Gaules" et il signait comme "duc de Narbonne" ; cette autorité ecclésiastique dura jusqu'en 1316 époque où le pape Jean XXIII premier pape en Avignon, érigea le siège de Toulouse en métropole et créa pour des raisons électorales de nombreux évêchés ; l'église narbonnaise en fut ainsi diminuée dans son autorité.

Narbonne, les jardins du palais des archevêques.

Narbonne, les jardins du palais des archevêques.

 

Narbonne, vestiges exposés dans les jardins du palais des archevêques.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

 

Narbonne, à gauche le palais épiscopal vu depuis la rue Jean Jaurès. A droite, fontaine au pied de la tour Gilles Aycelin du palais.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Narbonne, le fronton du palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Narbonne, autre photo du fronton du palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville. A gauche, le donjon Gilles Aycelin.

<Narbonne, le donjon ou la tour Gilles Aycelin du palais.

Narbonne, le donjon ou la tour Gilles Aycelin du palais épiscopal. Le donjon Gilles Aycelin, de sa terrasse à 41 mètres de hauteur, on domine la ville, la vue à  360° porte vers la mer, les Pyrénées, les Corbières.

Narbonne, le clocheton du palais épiscopal.

Narbonne, le clocheton du palais épiscopal.

Narbonne, le blason de Jean de Lorraine archevêque de Narbonne. Jean de Lorraine est né à Bar-le-Duc le 9 avril 1498 et il est décédé à Neuvy-sur-Loire le 18 mai 1550. C'était un cardinal français et l'un des favoris les plus intimes du roi François Ier. De 1536 à 1540, lui et Anne de Montmorency furent les deux hommes les plus puissants du royaume. Il est connu sous le nom de cardinal de Lorraine. A l'âge de 25 ans, il fut archevêque de Narbonne de 1524 à 1550.

 

Narbonne, à gauche, le blason de Pierre de Bonzi. Pierre de Bonzi est né Florence le 15 avril 1631, il est décédé à Montpellier le 11 juillet 1703, c'est un prélat français d'origine italienne. Il fut archevêque de Narbonne en octobre 1673, il prêta serment de fidélité au roi le 16 avril 1674, assumant, en conséquence, la charge de président-né des États de Languedoc. Pierre de Bonzi devint grand aumônier de la reine Marie-Thérèse le 1er août 1670 après la mort de l'évêque de Langres.

A droite, une vue du palais de archevêques depuis la tour du Grand Escalier.

 

Narbonne, à gauche, dessus de porte de la salle des Gardes orné d'un grand cartouche de gypserie à aux armes de Claude de Rebé archevêque de Narbonne. Claude de Rebé est né à Amplepuis en 1587, mort à Narbonne le 17 mars 1659 il fut enterré dans la chapelle de Bethléem de la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur, c'était un prélat français qui fut archevêque de Narbonne. Suivant Jacques Michaud, il "est considéré comme l'une des grandes figures de l'épiscopat du XVII ème siècle, tant par son activité politique que par son zèle religieux".

A droite, l'entrée de la cour d'honneur du palais épiscopal.

 

Narbonne, à gauche, la cour d'honneur du palais épiscopal. A droite, le palais épiscopal vu du passage de l'Ancre.

Narbonne, la cour d'honneur du palais épiscopal, sur la gauche on aperçoit l'entrée de la salle des synodes (lanterne).

Narbonne, la cour d'honneur du palais épiscopal.

Narbonne, cour de la Madeleine du palais épiscopal et la tour saint Madeleine.

Il faisait face jadis au palais des vicomtes et à la tour mauresque, monuments détruits dans le XVIème siècle, et remplacés maintenant par l'arsenal et par l'hôtel des postes.

Presque toutes les parties du palais ont été modifiées à diverses époques ; elles sont d'ailleurs enchevêtrées de la manière la plus confuse, de telle sorte que la physionomie primitive et l'ancienne distribution intérieure sont tout à fait méconnaissables.

La particularité en cette terre romane, la cathédrale est de style gothique champenois.

Le palais de l'ancien archevêché se compose de trois tours carrées massives d'inégale hauteur qui se nomment tour des Télégraphes, Saint-Martial et Sainte-Madeleine.

Narbonne, perspectives du palais des archevêques réalisées par Viollet le Duc.

 

Narbonne, le palais épiscopal.

La première, tour des Télégraphes fut construite au commencement du XIVème siècle par Gilles Aycelin. Elle est crénelée, percée de longues meurtrières et dominée, sur les angles, par quatre tourelles. Presque tout l'appareil est en bossage.

L'archevêque Gilles Aycelin de Montaigu. Extrait d'une miniature du XIVème siècle représentant Gilles Aycelin de Montaigu, archevêque de Rouen, donnant le Grand coutumier de Normandie à Louis X en 1315.

Gilles Ier Aycelin de Montaigu prélat célèbre du XIII ème siècle, il est né vers 1252, il fut baptisé dans la chapelle Saint-Michel de Mauzun. Il était le fils de Pierre II Aycelin de Montaigu vivant à Paris en 1280 avec Adélaïde Flotte, elle-même fille d’un damoiseau d’Auvergne et se qualifiant de seigneur de Broussolière ou Bressolie, sœur de Pierre Flote, chancelier de France. Il a été ordonné prêtre le 27 mars 1291 à Naves en Corrèze par Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges. Ayant participé en 1288 à une mission pour le roi de France Philippe Le Bel à Rome, il fut nommé en novembre 1290 archevêque de Narbonne par le pape Clément V. Le 5 mai 1311, il est transféré par le pape Clément V du siège de Narbonne à celui de Rouen, où il fait son entrée le 29 août 1312 et où il resta jusqu'à sa mort. Il meurt le 23 juin 1318 à Avignon.

 

Narbonne, à gauche, la tour Gilles Aycelin protégeant l'archevêché, vue depuis la rue Jean Jaurès. A droite, la tour Martial et le passage de l'Ancre.

La seconde, tour Saint-Martial est couronnée de mâchicoulis, et percée, au sommet et à la base, de baies ogivales; la porte du bas est moderne. Cette tour fut élevée en 1380 par Pierre de la Jugée.

Viollet-le-Duc, entre la tour de gauche datant de 1318 et sa voisine, fit construire un hôtel de ville dans un style gothique un peu baroque. Cet architecte éminent, dans le but d'harmoniser autant que possible les diverses parties de l'édifice, a choisi le style orné de la fin du XVème siècle, comme étant le plus riche, et comme pouvant se prêter à toutes les exigences de notre époque. Pierre de Montbrun, camérier du pape Grégoire X, fit exécuter en 1273 la troisième tour Sainte-Madeleine en même temps que la chapelle de la Madeleine, qui est contiguë, et dont elle porte le nom.

Narbonne, la tour de la Madeleine du palais épiscopal.

 

Narbonne, à gauche, la tour de la Madeleine, située à proximité du passage de l'Ancre. A droite, le porche d'entrée du Grand Escalier du palais, permettant l'accès à la terrasse et jardins de l'archevêché ainsi qu'à la salle des synodes et le musée d'art.

Cette tour de Sainte-Madeleine est construite à petit appareil, percée de fenêtres cintrées et couronnée par une décoration en dents de scie, composée de pierres alternativement blanches et noires perpendiculaires au parement. Cette tour, parfaitement visible du cloître de Saint-Just, paraît dater du IXème siècle et avoir fait partie de l'ancienne église carlovingienne dédiée à la Vierge, église remplacée par la cathédrale actuelle.

Narbonne, la plate-forme du donjon Gilles Aycelin du palais des archevêques.

Narbonne, la plate-forme du donjon Gilles Aycelin du palais des archevêques.

 

Narbonne, à gauche, tourelle d'angle du donjon Gilles Aycelin du palais des archevêques. A droite, la tour de la Madeleine du palais.

Cette résidence épiscopale comprenait autrefois, le Palais Vieux et le Palais Neuf, dont les bâtiments étaient séparés par une rue fortifiée à couloirs voûtés aux deux extrémités que l'on nomme le Passage de l'Ancre. Pourquoi ce nom ? Dans la partie inférieure, d'une arcade il y a une ouverture carrée à laquelle était suspendue, avant la révolution, une ancre de vaisseau, symbole du droit perçu par les archevêques sur la marée. Ce passage recouvert par deux arcades, qui conduit dans la cour du palais et au cloître de Saint-Just.

Indépendamment de la petite église de la Madeleine, il existe encore deux autres chapelles dans le palais de l'archevêché. Celle de gauche Saint-Martial, communique avec un porche à voûte d'arêtes. Elle fut construite à la fin du XIVème siècle, par l'archevêque Roger de Beaufort, frère du pape Clément VI.

L'autre chapelle, beaucoup plus vaste et située à droite, portait le nom de Sainte-Marie mineure, pour la distinguer de Sainte-Marie majeure, ou la Major (église actuelle des pèlerins). Cette église, maintenant divisée en plusieurs étages, est crénelée, munie de contreforts et flanquée de deux tours semi-circulaires, construites en 1380 par Pierre de la Jugée ou Pierre de la Jugie; on ne peut voir cette disposition que du jardin de l'archevêché.

Le grand escalier date de l'an 1620, et fut exécuté sous Louis de Vervins.

La cour d'honneur fut construite en 1704 par Charles le Goux de la Berchère. Arthur Richard Dillon fit décorer, peu de temps avant la révolution, la salle à manger et les appartements contigus.

Claude de Rebbé, fit construire ou plutôt décorer la salle des gardes, en 1634. Le même prélat fit exécuter le beau plafond de la salle de la tour.

Narbonne, la Louve de Romulus et Remus. Les 5 et 6 juin 1982 furent célébrés les 2100 ans d'existence de Narbonne. A cette occasion le Docteur Alberto Benzoni, Maire-Adjoint de la Ville de Rome, a offert à Narbonne une magnifique réplique de la célèbre Louve. Narbonne fut la première colonie romaine et devint de ce fait la première fille de Rome, hors d'Italie. L'original offert de cette sculpture en bronze est exposé au musée Archéologique et une copie a été installée à l'entrée de la place du Forum.

Sculpture en bronze, copie de la Louve du capitole de Rome.

 

Narbonne, deux photos de la tour du Grand Escalier du palais épiscopal.

Narbonne, buste en marbre d'André Morisini, historien vénitien (1558-1618) situé en haut sur le palier du Grand Escalier.

Narbonne, une vue du haut de la tour du Grand Escalier du palais épiscopal. On surplombe la toit du grand logis et la tour des Archives, en haut le cloître et la cour d'honneur à droite.

Les quarante-neuf tableaux qui composent ce plafond, ont dû être exécutés par un excellent maître de l'école italienne; ils représentent les muses et des génies portant des fleurs, des instruments de musique et divers attributs. Les armes de Claude de Rebbé y sont plusieurs fois reproduites. Quelques-uns de ces tableaux ont été refaits par des artistes médiocres. La partie supérieure de l'embrasure des croisées qui éclairent cette salle, est décorée de belles peintures dans le goût de Jean d'Udine.

Les murailles, dans lesquelles les croisées ont été pratiquées après coup, ont 3 mètres 50 centimètres d'épaisseur.

Narbonne, la cour d'honneur du palais des archevêques. A gauche, au RDC la salle des synodes et grands logis.

Narbonne, la cour d'honneur du palais des archevêques. En arrière-plan la tour Gilles Aycelin bâtie en 1318.

  

Narbonne, à gauche, cour du palais des archevêques. A droite, tour clocher de la cathédrale Saint-Just vue du cloître.

Narbonne, la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, console avec les blasons des archevêques exposée dans la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, fontaine proche de la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, autre photo de la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, palais des archevêques depuis les jardins, au premier plan la tour des Archives, le grand logis et à droite, la tour du Grand Escalier.

Narbonne, palais des archevêques depuis les jardins, au premier plan la tour des Archives.

Narbonne, la palais épiscopal, au centre le passage de l'Ancre, place de l'hôtel de Ville.

 

Narbonne, photos du passage de l'Ancre, cette ancre suspendue sous l'arcade est un signe des droits que les archevêques possédaient sur le port de Narbonne.

 

Narbonne, le passage de l'Ancre.

Narbonne, le passage de l'Ancre.

 

LA CATHÉDRALE SAINT-JUST ET SAINT-PASTEUR INACHEVÉE

 

Cathédrale dédiée aux saints martyrs Just et Pasteur. Vers 1058, Gaufroy, abbé de Saint-Paul devint archevêque de Narbonne. D'après les historiens c'est lui qui fit venir d'Espagne les corps des saints Just et Pasteur.

Quand l'archevêque Saint Théodard prit en main les rênes du diocèse de Narbonne en 885, il trouva son église cathédrale dans le plus triste état. Depuis l'époque funeste où, sous la féroce domination des Sarrasins, elle avait été dévastée à l'intérieur et même à l'extérieur, les ressources nécessaires pour la réparer convenablement n'avaient pu être réunies. Il paya les travaux sur ses propres deniers, après quatre années de grands sacrifices, l'antique église s'était relevée de ses ruines. Il fit mettre en place deux monuments bien remarquables, et qui devaient dignement couronner son immense travail. Il fit d'abord exécuter un magnifique autel en marbre blanc. Il était orné de cinq gracieuses colonnes sculptées avec un art infini. Les bases, les frises, les chapiteaux, les cannelures, ravissaient l'œil par leur perfection et produisaient un ensemble vrai ment merveilleux. Saint Théodard dédia cet autel aux saints martyrs Just et Pasteur qu'il consacra en 890.

Narbonne, la cathédrale saint Just Saint Pasteur vue de la tour Gilles Aycelin.

Narbonne, plan de la cathédrale Saint Just réalisé par Viollet-le-Duc.

Narbonne, dessin des contreforts de la cathédrale Saint Just réalisé par Viollet-le-Duc.

Les Sarrasins, ces ennemis déclarés du nom chrétien et de la civilisation, se mirent à exercer de fréquents actes de piraterie durant l'épiscopat de Saint Théodard. Souvent ils débarquaient en force dans les environs de Narbonne, et là ils commettaient toutes les atrocités imaginables. Ils pillaient et brûlaient les maisons, dévastaient et ravageaient les campagnes, égorgeaient les habitants, ou les réduisaient en esclavage et les emmenaient en Espagne. Puis une effrayante famine de trois années consécutives vint désoler le diocèse, à la suite des incursions des Sarrasins. Pour faire face aux problèmes de ces paroissiens  il vendit les vases sacrés et les autres choses précieuses du trésor de sa cathédrale, afin de pouvoir continuer ses immenses aumônes. Saint Théodard quitta cette terre le premier jour de mai de l'an 895, sous le règne du roi Eudes. Le monastère de Saint Martin à Montauriol, où il fut inhumé, avait déjà pris son nom ou celui de Saint-Audard, qui est le même. Les reliques de ce saint disparurent lors d'un pillage par les protestants en 1561. L'histoire raconte qu'un moine caché dans les ruines de l'église, récupéra les ossements et le reliquaire de saint Théodard. La tradition nous assure que depuis ce temps-là ils sont conservés dans l'église champêtre du lieu de Villebrumier près de Montauban, et dans un chétif cercueil. En 1602, l'église de Narbonne gardait précieusement un buste d'évêque, qui est d'argent doré, et qui a au milieu de l'estomac un cristal à travers lequel on voit une relique de saint. Il y a beaucoup de controverses concernant la dépouille de Saint Théodard.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

 

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, à gauche, la cloche n°3 du carillon datant de 1886 et à droite, le bourdon datant de 1877.

 

Narbonne, à gauche, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue du cloître. A droite, le chevet de la cathédrale rue Armand Gauthier.

 

Narbonne, voici toute une série de clichés montrant les détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

 

Narbonne, détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

 

Narbonne, détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

 

Narbonne, détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

Narbonne, détails de l'architecture des arcs-boutants de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis le donjon, du grand art de stabilité.

Reconstruite entre 1150 et 1180, l'église romane de Sain-Paul-Serge, qui comportait une nef à bas-côté simples et un transept non saillant, était voûtée d'ogives et possédait un triforium à chapiteaux sculptés représentant des damnés dévorés par des monstres.

Cette église, construite, par Charlemagne, ayant été détruite par le temps et par les ravages de la guerre, fut rebâtie sous le règne de saint Louis.

Ravagé par un grave incendie, cette cathédrale a remplacé au XIIIème siècle entre 1244 et 1265, un édifice carolingien commencé en l'an 890 par l'archevêque Saint-Théodard.

Le chanoine de Narbonne, Maurin Ier, avant d'en être archevêque, posa la première pierre de la nouvelle église de Saint-Just reconstruite, en l'an 1271.

 

Narbonne, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, hauteur sous la voûte : 41 mètres.

Narbonne, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le collatéral Nord.

 

Narbonne, le grand orgue de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur. De dimensions impressionnantes : hauteur 23 m, largeur 12 m, tribune à 14 m du sol. Construit par Christophe Moucherel, facteur d'orgues originaire de Toul, il a été terminé en 1741.

Narbonne, les stalles de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Les stalles très anciennes ont été remplacées par celles-ci en 1780.

 

Narbonne, à gauche le maître autel à baldaquins de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur. A droite, dans la chapelle Notre-Dame de Bethléem le retable de la Vierge. Cet ancien retable en pierre sculptée polychrome du XIVème siècle découvert en 1847 il a été restauré en 1954. La statue de la Vierge mesure 1,80m de hauteur, dans le style du Maître de Rieux. Elle daterait du XIVème siècle, les monuments historiques retiennent l'hypothèse d'un don de Monseigneur François de Conzié, archevêque de Narbonne de 1391 à 1433. Remarquez sous le socle de la Vierge cette étrange gueule ouverte, voir le détail ci-dessous.

<Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le retable de la Vierge, détails des sculptures situées sous le socle de la Vierge. Ce retable est une représentation saisissante de l'Enfer, du Purgatoire, des Limbes, des scènes de la vie du Christ et des portraits d'anges musiciens, de saints et de prophètes. Sur cette photo, la gueule de l'enfer et les damnés conduits en charrette vers celui-ci.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le tombeau catafalque remarquable est celui de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet, archevêque de Narbonne (1507-1514). Ce tombeau tout en marbre blanc a été érigé en 1523. Sur son soubassement sont sculptés les divers ossements qui composent le squelette humain. Au-dessus, des moines ayant la tête couverte d'un capuchon en signe de deuil. Le dais est formé par un entablement orné de tête d'anges alternant avec des têtes de morts. Sous le baldaquin gît la sculpture du bien aimé cardinal archevêque.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, autre cliché du tombeau catafalque remarquable de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet.

S.Emi Guillaume de Briçonnet, né en 1445 à Tours, et mort le 14 décembre 1514 à Narbonne, est un officier royal puis un ecclésiastique français, connu sous le nom de Cardinal de Saint-Malo. Le 27 mai 1498, il couronna Louis XII à Reims. En 1507 il est nommé lieutenant général du roi pour le Languedoc et doit abandonner l’archevêché de Reims et plusieurs abbayes, mais obtient l’archevêché de Narbonne.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, autre cliché du tombeau catafalque remarquable de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet. Ce tombeau ainsi que quelques autres qui existent encore dans la cathédrale de Narbonne, forme clôture du choeur. Il existe la même disposition à Limoges.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, autre cliché du tombeau catafalque remarquable de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet<.

 

Le pape Urbain IV envoya de Rome la pierre fondamentale toute bénie, ornée d'une croix d'or. L'archevêque Maurin, voulant accélérer la construction, s'obligea de fournir sur ses revenus annuels la somme de cinq mille sous tournois. Le chapitre s'engagea de son côté à donner annuellement cinquante livres tournois. Il n'y a jamais eu d'achevé que le chœur, et il le fut en 1332. Maurin décéda en 1272. On lui doit la construction de la tour qui se trouve à l'Est du cloître gothique. Ce cloître a remplacé un cloître roman dont il subsiste un splendide pilier de marbre, orné de figures de la Vierge, d'un roi de Juda (David ou Salomon) et des deux patrons de la cathédrale : Saint-Just et Saint-Pasteur, cette œuvre exceptionnelle et aujourd'hui conservée au musée des Augustins à Toulouse.

C'est une cathédrale qui est restée à l'état de chantier, des voûtes arrêtées dans leur ascension gothique, n'ont jamais été terminées de cet édifice, il n'a été réalisé que le chœur. Ces ruines imposantes, qui prolongent le transept, ne sont que le début d'une nef qui n'a jamais existé. Comme la cathédrale de Beauvais, elle se compose que du chœur qui porte ses voûtes à plus de 40 mètres. La construction commença en 1272 pour s'arrêter en 1332, les tours furent élevées au XVème siècle ; les travaux furent repris au XVIIIème siècle et de nos jours.

Les travaux furent interrompus souvent à cause de la grandeur de la tâche.

Le chevet de la cathédrale bute toujours contre le rempart de la cité.

Les parties basses du bras nord du transept ont été réalisées vers 1340, mais la poursuite des travaux exigeait la destruction d'une partie de l'enceinte fortifiée. Les consuls de Narbonne s'y opposèrent, car des attaques par les troupes anglaises étaient toujours possibles. Puis vint, la peste noire, les dévastations par les troupes du Prince Noir et le déclin économique lié à l'ensablement du port fluvial ne permirent jamais la reprise des travaux. Prolongeant le chœur gothique, une cour occupe aujourd'hui la place dédiée au transept. L'édifice aurait dû mesurer quelque 120 mètres de long, mais malgré tout elle est une des plus majestueuses cathédrales de France.

Les nefs furent prolongées de deux travées à l'Ouest au XVème siècle, tandis que des chapelles latérales venaient compléter et élargir l'édifice. Celui-ci aura désormais la physionomie gothique qu'on lui connaît aujourd'hui. La galerie méridionale abrite encore deux enfeus pris dans l'épaisseur de la muraille, dont l'un est une œuvre exceptionnelle dont la richesse ornementale et l'étrangeté iconographique déconcertent. Il est surmonté d'un tympan de 1,97 m de diamètre, six dalles formant celui-ci sont creusées de niches cintrées renfermant les figurent de dix personnages qui sont des évêques et abbés représentés debout. Un sarcophage est encore en place sous ces sculptures.

Narbonne, cathédrale Saint Just, monumentale mise au tombeau sous le titre "L'ensevelissement du Christ". L'oeuvre est en terre cuite et date du XVIème siècle.

Narbonne, cathédrale Saint Just, autre photo de la mise au tombeau du Christ.

 

A l'intérieur la nudité des murs immenses n'est relevée que par quelques vitraux du XIVème siècle. La seule ornementation est la disposition originale de la chapelle et des tombeaux autour du chœur. Le trésor de la basilique Saint-Just est très riche.

La cathédrale possède les plus grandes orgues d'Europe continentale avec ses 25 m de haut, 12 m de large, et 8 m de profondeur. La voûte de la cathédrale monte à 41m, ce qui en fait la quatrième plus haute voûte de France. En 1982, la cathédrale reçoit de la part de la forte communauté pied-noir de Narbonne les cloches de l'église Sainte-Marcienne d'Alger et une réplique de la Vierge Noire d'Oran.

L'église de Saint-Just renfermait plusieurs beaux mausolées, entre autres celui de Philippe-le-Hardi, fils de Saint Louis. Les quatre faces étaient ornées de bas- reliefs ; il a été détruit en 1793. On a rétabli dans une des chapelles un mausolée sur lequel on voit une assez belle statue en marbre blanc, portant l'armure en usage au XVème siècle. Elle représente un guerrier du nom de Lasbordes.

Du cloître roman de la cathédrale Saint-Just, il ne reste plus que le splendide pilier de marbre monolithe, représentant la Vierge assise tenant l'Enfant un roi Juda et les deux patrons de la cathédrale saint Just et saint Pasteur, tenant la palme du martyre. Cette œuvre est conservée aujourd'hui au musée saint Augustin de Toulouse avec d'autres sculptures du cloître. Avec notamment, l'enfeu du cloître.

Nota : Les caractéristiques du cloître de l'archevêché seront abordées dans le troisième reportage.

Une nécropole paléochrétienne fut découverte entre 1946 et 1950 avec de beaux sarcophages.

 

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, à gauche, pilier rectangulaire provenant de la cathédrale, représentant "Dieu la Vierge à l'Enfant et deux martyrs" exposé au musée des Augustins à Toulouse. A droite,  le beffroi en chêne supportant les 36 cloches du carillon.

D'autres photos de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur seront diffusées dans la troisième partie de ce reportage ...

 

Voici une suite de photos anciennes concernant la ville de Narbonne pour les amateurs :

Narbonne, l'ancien café Continental lors de l'hiver 1921.

Narbonne, cathédrale Saint Just, monumentale Mise au tombeau sous le titre "L'ensevelissement du Christ". L'oeuvre est en terre cuite et date du XVIème siècle. Photo datant de 1905.

Narbonne, le marché aux bestiaux en 1905.

  

A gauche, le tombeau de Jean de Seigneuret de Laborde (1607) se trouvant dans la cathédrale saint Just photo datant de 1905. À partir du XIVème siècle, quand le vicomte de Narbonne accusa les consuls de la ville de Fabrezan de rébellion envers le roi (an 1381), il décida du punir les Narbonnais. Ces derniers ripostèrent en attaquant et en prenant le donjon de Fabrezan, refuge de la famille du Vicomte. En 1633, Jean de Seigneuret de Laborde, seigneur de Fabrezan, fut reçu en remplacement du baron de Castrie. Ainsi venait d'être créée la baronnie de Fabrezan.

A droite, ancienne porte du XVème siècle de l'église Saint Paul, photo de 1905.

Narbonne, la rue de la République en 1905.

Narbonne, tombeau de la comtesse Algayette de Narbonne datant du XIIIème siècle (1270), photo de 1915. Ce gisant est conservé aujourd'hui au musée des Augustins de Toulouse.

Tombeau découvert en 1933. Algayette était l'épouse du seigneur Amaury de Narbonne, et fille du comte de Rodez, morte le 13 mars 1273, elle avait 26 ans. Algayette avait épousé en 1267 Amaury, second des six enfants du vicomte de Narbonne Amaury Ier, qui fut, en 1271, écarté du pouvoir qu'il exerçait conjointement avec son frère Aymeric V. Algayette donna jour à trois enfants, dont l'aîné, Aymeric ou Amalric, fonda la branche des barons de Talairan.

Narbonne, musée lapidaire, sarcophage de la fin du IVème siècle, la décoration funéraire est caractéristique : arbre de vie et lierre de vigne. Photo de 1915.

Narbonne, canal de la Robine, lavandières près du pont des Marchands en 1910.

Narbonne, l'abside de la cathédrale Saint Just et la tour Sud réparée par Mgr Jean d'Harcourt en 1436. Photo datant  de 1910.

Narbonne, les quatre Ponts, l'écluse de la Robine à gauche, et le bateau lavoir en 1905.

Narbonne, le musée lapidaire dans l'église bénédictine de Notre-Dame de Lamourguier en 1905.

Narbonne, autre photo de la rue de la République en 1905.

Narbonne, canal de la Robine, à droite, le moulin à eau de la ville en 1905.

Narbonne, autre photo prise en amont du canal de la Robine, l'écluse, le moulin à eau de la ville et le bateau lavoir en 1905.

Narbonne, autre photo du canal de la Robine, l'écluse et le bateau lavoir en 1905.

Narbonne, au premier plan, le musée lapidaire dans l'église bénédictine de Notre-Dame de Lamourguier et à droite, les Halles, photo datant de 1905.

Narbonne, l'église Saint Paul-Serge en 1905.

Narbonne, la place Voltaire en 1905.

Narbonne, les Halles en 1905.

 

Narbonne, la cathédrale Saint Just, à gauche, le proche d'entrée et à droite, l'intérieur avec le tombeau de l'archevêque de la Jugie (1375). Photos datant de 1905.

Narbonne, le canal de la Robine, la promenade des Barques, le palais des archevêques et la cathédrale Saint Just en 1905.

Narbonne, les Halles en 1905.

 

ATTENTION ! Ce reportage est réalisé en 5 parties donc :

 

Ainsi se termine ce second volet de ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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30 mai 2015

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Aujourd'hui pour varier un peu, on va changer de secteur, je vous emmène au pied de la montagne d'Alaric, à Douzens exactement. Douzens est très réputé, car il fut non seulement le haut lieu d'une commanderie templière, mais surtout à cause des archives importantes qui sont arrivées jusqu'à nous, retraçant son histoire. Je ne prétends pas tout vous dévoiler dans ce reportage, mais simplement soulever encore une nouvelle page d'histoire de l'Aude.

Mes remerciements aux internautes pour leur générosité, en offrant leurs photos pour documenter ces reportages et qui ont compris le message que je désire faire passer via ce site web. N'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez, mobilisez-vous oh peuchère !. Je vous souhaite une bonne découverte ...

 

 

Comme vous pouvez le voir le village de Douzens se situe à 21 km de Carcassonne, 37 km de Narbonne, 115 km de Toulouse, 70 km de Béziers, 129 km de Montpellier et 95 km de Perpignan.

Depuis des lustres, Douzens, se trouve sur une route d'échanges importants entre la Méditerranée, Toulouse, et Bordeaux.

Zoom sur un extrait de carte IGN, qui donne des informations intéressantes, comme la position d'anciens moulins.

Blason de la ville de Douzens

Une vue aérienne de Douzens, avec en haut dans le cercle blanc, la position du château et de l'église Saint Vincent.

Douzens, zoom sur la vue aérienne, le château se trouvant proche de l'église.

  

Panneau d'entrée du village de Douzens suivant les saisons.

Une vue aérienne du village de Douzens, prise côté Est, en direction de Carcassonne.

Douzens, avec son château à gauche, proche de l'église à droite.

 

Le village de Douzens, comptait en 2012, 706 habitants. En 1793 il y avait 753 âmes, l'apogée fut atteint en 1931 avec 1006 habitants, qui sont appelés les Douzenois.

La commune est située au pied de la Montagne d'Alaric sur le vignoble de la Montagne d'Alaric qui fait partie du vignoble des Corbières.

D'où vient le nom Douzens, deux théories s'affrontent, la première :

Le nom viendrait d'une ancienne appellation Doding, formée du patronyme Dodo et du suffixe germanique -ing indiquant une propriété. Le domaine "Dodo" ou "Docius" donc. Un manuscrit de 1259 mentionne l'existence de Dozincho.

Pourquoi ce suffixe germanique ? Au IIIème et VIème siècle, des barbares d'origine germanique étaient encouragés par les gouverneurs romains à émigrer vers leurs territoires afin de défricher et d'exploiter de nouvelles terres. Et ensuite, du VIIème au Xème siècle, les Gallo-romains eux-mêmes ont pris des noms germaniques comme le voulait la mode à l'époque

La seconde théorie : Douzens semble venir étymologiquement du mot Adducere qui signifie : conduire, amener.

Car, d'après les chartes les plus anciennes décryptées par le chanoine Sabarthès, sa première forme fut "Douzencs" ; et dans la langue d'oc, "Adouco, Douzil, Adouzillar", etc. Tous termes s'appliquent à une adduction, une conduite de liquide quelconque.

Ce vocable "Douzéncs" aurait-il été choisi à cause de quelque aqueduc passant dans le village et amenant l'eau de quelque source du pied de l'Alaric, vers l'antique cité romaine Liviana dont les vestiges ont été retrouvés près de Douzens ?

Le village de Douzens vu depuis la montagne d'Alaric toute proche.

 

DOUZENS ÉPOQUE ROMAINE

La Via Aquitania (ou Via Aquitana) était une voie romaine sans doute construite à partir de 14 après J.-C. pour relier Narbonne, capitale de la Gaule narbonnaise à Toulouse et Bordeaux. On connaît le tracé de cette voie grâce à la Table de Peutinger, connue aussi sous le nom de "Carte des étapes de Castorius" ou de "Table Théodosienne", qui est une copie réalisée vers 1265 par des moines de Colmar, d'une carte romaine réalisée vers 350.

Voici un extrait du tracé de la voie romaine allant de Narbonne à Toulouse d'après la table de Peutinger.

 

On sait qu'une cité fut construite entre Carcassonne et Narbonne, au 1er siècle de l'ère chrétienne, sur cette voie romaine,. Elle portait le nom de Liviana, en l'honneur de Livie, femme d'Auguste (50. à 60 ans après J.C.). Ce devait être une assez grande ville et une forteresse, puisque les Wisigoths plus tard y enfermaient leurs prisonniers. Elle existait encore au V ème siècle, puisque Euric, roi des Wisigoths, y retint captif, vers l'an 475, le poète Sidoine Apollinaire pendant près d'une année. Plus de cent ans après, cite Alexandre du Mège, il est fait mention de Livia, bourg voisin de Carcassonne.

La position de Livia ou Liviana fut fixée tantôt à Capendu, tantôt à Marseillette, ou à Lézignan. Aucun de ces lieux n'occupe-la place indiquée par la Table Théodosienne et le calcul des distances porte plus tôt vers Douzens. L'estimation de la principale situation de Liviana se trouvait à 200 mètres à l'Est du cimetière de Douzens, dans un champ au lieu-dit "le Viala". C'est à cet endroit que des découvertes importantes furent faites à la fin du XIXème et au début du XXème siècle.

En 1934 on pouvait voir, autour de l'éminence sur laquelle on distinguait très bien les vétustés fondations de deux tours ruinées, un puits profond, des vestiges de canalisation, des débris de briques, de poteries, des objets d'art et de décoration attestent de façon évidente qu'une agglomération importante se trouvait là.

 

QU'ELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE TEMPLIER ET HOSPITALIER ?

Ces deux ordres, sont des ordres religieux militaires dont les membres combattaient les armes à la main les ennemis de l'Église. Leur origine remonte aux croisades.

Le plus ancien ordre est celui des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem (ou hospitaliers). Ils étaient à la base responsable d'un hôpital pour les pèlerins fondé au XIème siècle à Jérusalem bien avant les croisades. Il a à ses débuts des activités uniquement hospitalières, d'où son nom. Après la prise de la ville de Jérusalem par les croisés en 1099, ils demandèrent la reconnaissance de leur ordre au Pape en 1113, puis ils devinrent un ordre militaire chargé de protéger les pèlerins, tout en gardant une fonction caritative.

Après l'éviction des Croisés en 1291, l'ordre s'installe à Chypre puis à Rhodes ; expulsé de Rhodes par la conquête turque (début XVIème siècle), l'ordre s'installe à Malte et devient une puissance maritime souveraine. Il est expulsé de Malte en 1798 par Bonaparte et se place sous la protection de Paul Ier de Russie.

Puis avec l'abdication du grand-maître Ferdinand de Hompesch en 1799 et la mort de Paul Ier en 1801, s'ouvre pour l'ordre une période noire qui ira jusqu'à son éclatement en ordres concurrents.

 Il existe encore de nos jours sous le nom d'ordre de Malte, qui se consacre à des actions humanitaires.

Voici différentes formes des croix templières

 

Quant aux templiers, leur ordre a été fondé en 1120 par un chevalier champenois, Hugues de Payns, qui voulait assurer la protection des pèlerins se rendant en Terre sainte prier sur le tombeau du Christ. Les templiers sont les chevaliers du temple, ils étaient donc à la base une "milice du christ" qui avait pour mission de protéger le saint-sépulcre, devenu un ordre pour protéger les pèlerins et les possessions de l’Église. Ils sont appelés templiers, car le roi Baudouin II leur octroya une partie de son palais de Jérusalem qui était appelée à tort à l'époque "temple de Salomon".

Cet ordre religieux est reconnu par le pape en 1129. Après la perte définitive de la Terre sainte consécutive au siège de Saint-Jean-d'Acre de 1291, l'ordre fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France, Philippe le Bel. Après sa suppression en 1312 par le pape Clément V, suite au procès en hérésie et aux attaques lancées par le roi de France Philippe IV le Bel, ses possessions sont remises à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

 

Les chevaliers de ces ordres devaient faire vœux de pauvreté et de chasteté.

Les activités de ces deux ordres sont semblables et leur organisation proche, ont fait, que très souvent on a tendance à les confondre. La plupart des maisons fortes templières sont devenues hospitalières après l'an 1312.

Le château de Douzens, vu du Nord Ouest.

 

DOUZENS ÉPOQUE MOYEN-ÂGE

L'étude de l'histoire de l'Aude se heurte très souvent à la croix pattée à huit pointes.

La ville de Douzens devint une commanderie templière dès le XIIème siècle. Les Templiers eurent, dès les premières années de leur installation en France, de nombreuses possessions dans la partie du Bas-Languedoc, située aux environs de la ville de Carcassonne. De cet ensemble de possessions, ils en formèrent une commanderie, dont la ville de Douzens fut le chef-lieu. Le jour des calendes d'avril de l'année 1132, les trois frères Roger de Béziers, Raymond Trencavel et Bernard Athon, avec l'assentiment et le conseil de la comtesse Cécile leur mère, donnèrent à l'Ordre du Temple un mas situé aux pieds des murs de Carcassonne avec ses habitants.

En 1132, Roger de Villery donne aux Templiers, la ville de Brucafel avec toutes ses dépendances, plus une terre située aux faubourgs de Carcassonne, sous la porte Tolosane.

Le 3 ème jour des Ides d'avril de l'année 1133, une autre donation fut faite par Bernard de Canet, Aymeric de Barbayrac et autres seigneurs, à l'Ordre du Temple de la ville de Douzens et de son territoire. La même année, le vicomte Roger de Béziers, fils aîné de Bernard-Aton, cède au Temple sa villa de Brucafel et tout ce qu'il y possède en hommes, femmes, terres, vignes, et manses.

En 1136, le Temple acquiert la villa de Sainte-Marie de Cours, aujourd'hui disparue, qui était située dans l'actuelle commune de Fajac-en-Val, dans les Corbières, au sud-ouest du mont Alaric.

En 1138, une donation par Raymond et Arnaud de Gaure de tous les fiefs et droits qu'ils possédaient dans la ville de Gaure, et la juridiction de Pomas.

En 1139, une donation par Guillaume Amiel, aux Templiers, de fiefs dans le territoire de Montredon.

Les richesses de la commanderie templière de Douzens ne cessent de s'accumuler. Voici quelques autres donations qui furent faites après 1140, pour vous montrer l'étendue des territoires en leur possession.

En 1147, Roger, vicomte de Béziers fait la donation à l'ordre du Temple de la ville de Campagne.

En 1151, Bernard Raymond fait la donation de tout ce qu'il possédait dans le comté de Carcassonne et de la seigneurie du lieu de Cabriac.

En 1153, B. de Canet et Aymeric de Barbayrac font la donation de l'église de Saint-Jean-de-Carriére.

Raymond de Rieux donne, en 1167, une femme et sa fille avec leur descendance, tandis que Pons de Mollière fait don de Guillaume, berger, et de ses neveux.

Toujours en 1167, une terre est concédée aux frères Bels pour y implanter de la vigne ; mais l'acte précise, que si le rapport est insuffisant, la terre sera reconvertie en labour.

En 1171, Raymond de Cabanac, cède tous ses droits sur la ville et le territoire de Molières.

Le château et l'église de Douzens vus en arrivant du village de Blomac au Nord.

Les donations portent essentiellement sur des terres, des revenus de celles-ci, des rentes et des droits sur la terre.

Les donations affluent durant tout le XIIème siècle si bien que les possessions foncières de la Milice s'étendent le long de la vallée de l'Aude sans pour autant porter ombrage à celles de l'abbaye de Lagrasse.

 

1250, les archives révèlent des lettres du Pape Innocent IV adressées au comte de Poitiers, pour le prier de faire restituer aux Templiers certaines terres dont ils avaient été dépouillés par le sénéchal de Carcassonne.

 

En 1261, les transactions continuent, Bernard de Clermont et Cécile sa femme vendent aux Templiers les territoires de La Calin, d'Escande et de Cabrits, situés dans la juridiction de Cours.

 

En 1325, une sauvegarde royale est accordée à la commanderie templière de Douzens et à ses membres.

 

Après la guerre des Albigeois, la partie principale de la seigneurie de Peyriac fut concédée au sieur de Carmaing, qui, à son tour, la donna, en 1331, à l'ordre de Saint Jean de Jérusalem, contre la seigneurie de Montricoux, laquelle dépendait de la Commanderie de Vaour. Des lors, le membre de Peyriac fut rattaché à la Commanderie de Douzens.

 

En 1364, des lettres patentes du gouverneur du Languedoc, indiquent que le château et la ville de Peyriac, ayant été usurpés par les ennemis, furent recouvrés par le maréchal d'Audenham, qui les remit aux chevaliers de Saint-Jean.

 

1366, un accord entre le commandeur et les habitants de Douzens stipule que les fortifications de la ville devront être construites à frais communs ; les habitants devront élire pour leur forteresse un capitaine qui prêtera serment au commandeur ; ils garderont les clés de la ville fortifiée, à la condition qu'à l'avènement de chaque commandeur, ils les lui présenteront et reconnaîtront qu'ils les tiennent de lui.

Le commandeur avait la seigneurie temporelle, foncière et directe, avec toute juridiction, des villes de Douzens, de Cabriac, de Fajac en Val, de Saint-Jean-de-Molières, de Magrie, de Campagne, de Peyriac, la seigneurie spirituelle de Salles en Razès, de Notre-Dame-de-Vaux, de Cours, des fiefs et des rentes à Limoux et à Montredon ; son revenu net, en 1751, était de 6.055 livres.

La façade principale Sud du château de Douzens.

Le Commandeur de Douzens y joue toujours le premier rôle ; il y exerce le droit de justice et de police, il choisit sur une liste les trois consuls annuels, il perçoit les droits afférents à sa seigneurie, et notamment un droit de leude.

 

Les commanderies hospitalières de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem sont des possessions terriennes destinées à procurer des fonds pour soutenir l'action des Hospitaliers en Terre sainte. Une commanderie est un ensemble de bâtiments pour l'essentiel, à destiné agricoles. Dans l'organisation des Hospitaliers il y a trois statuts différents :

 1- Les commanderies sont sous la responsabilité et dirigées par un commandeur et relevant d'un prieur ;

 2- Les baillies sont sous la responsabilité d'un bailli et relevant directement du supérieur de l'ordre ;

 3- Les prieurés sont sous la responsabilité d'un prieur chargé des commanderies relevant de son prieuré et relevant directement du supérieur de l'Ordre.

 

Commanderies, baillies et prieurés ont souvent comme origine une donation d'un seigneur local pour satisfaire à la religion ou de nouveaux chevaliers qui lèguent leurs biens à l'Ordre. Dans le département de l'Aude il y a six commanderies connues : Brucafel , Campagne-sur-Aude, Carcassonne, Cours sur le territoire du village de Fajac en Val, Douzens, et Narbonne.

La mairie et la poste de Douzens. Vous verrez plus loin sur une photo ancienne de 1920, la poste se situait à gauche du bâtiment et à droite autrefois c'était une école de garçons.

Douzens, groupe scolaire et monuments aux morts des grandes guerres.

Ce groupe scolaire existait déjà en 1910, voir photo ancienne plus loin.

Groupe scolaire et monuments aux morts de Douzens.

L'avenue des Corbières à Douzens.

 

LE CARTULAIRE DES TEMPLIERS DE DOUZENS

Le cartulaire de la commanderie templière de Douzens conservé aux Archives départementales de la Haute-Garonne nous renseigne entre autres, sur ces donations, il comprend soixante-dix-huit actes d'achat et d'échange, dont l'intérêt est grand dans la politique de remembrement du patrimoine templier. Il renferme en tout 207 documents datés de 1110 à 1183. Ce cartulaire de Douzens contient aussi trente-cinq actes couvrant la période de 1141 à 1182, ils mentionnent des informations concernant l'aménagement hydraulique de l'Aude et de ses affluents, la construction de moulins terriers à roue. Les documents de ce cartulaire sont mis sous scellés en 1793, le fonds de l'ordre de Malte (qui avait recueilli les archives des Hospitaliers, administrateurs de la commanderie de Douzens depuis 1313) ne fut transféré que vingt ans plus tard aux archives de la Haute-Garonne. Les documents ont subis des déménagements et l'usure du temps, ont fait que les manuscrits ne nous sont pas parvenus intacts. Puis ils ont disparu dans les années 1920, puis retrouvé en 1946 suite à un inventaire. Depuis, de nombreux scribes rédacteurs ont traduit les actes originaux de ce cartulaire. Une édition rassemblant toutes ces informations a été publiée en 1965.

Voici un exemple de page de ce cartulaire de Douzens

 

LISTE DES COMMANDEURS DE DOUZENS

Joseph Montlaur maire de Douzens dans les années 1935 a établi une liste et armorial des commandeurs de Douzens de 1313 et1791. Les blasons dans l'édition n'ont pas de couleur, après recherches j'ai retrouvé certains armoriaux colorés que je mettrais ci-après. Il faut savoir qu'au blason d'origine de ces chevaliers, une croix blanche sur fond rouge fut rajoutée en haut de leur écu à partir du moment où ils entraient dans l'ordre.

 

Les premiers étaient des templiers jusqu'en 1298 :

        1132 - 1133 Hugues de Rigaud.

        1138 Armand de Bedous.

        1152 Pierre de Sainte-Suzanne.

        1165 Jean de Selve.

        1173 - 1178 Bertrand de Mayrac.

        1182 - 1184 Izarn de Molières.

        1210 Guillaume de Moissac.

        1244 Guillaume Othon.

        1248 - 1251 Pons de Castelnau.

        1274 Hugues de Santhès.

        1289 - 1291 Bernard de Combret.

        1298 Ithier de Rochefort, il sera torturé en 1308 par les hommes de Philippe le Bel pour qu'il avoue son idolâtrie.

 

Puis vint les commandeurs Hospitaliers :

        1313 Aymery de Thurey ou Thury. Le 22 novembre 1321, le Grand Prieuré de Saint-Gilles lui fut conféré par le Grand-Maître Elion de Villeneuve. Aymery de Thurey est un descendant de Lambert de Thury ou Thurey, chevalier français qui, en 1209, vint en Languedoc avec l'armée des Croisés pour exterminer les hérétiques albigeois. Il devint l'un des lieutenants de Simon de Montfort.

Blason d'Aymery de Thurey

        1322 - 1327 Jean de Bogie ou Bogia.

        1323 Raymond de Monstier.

        1331 Jean de Villeneuve.

        1334 Bernard Olit.

        1358 Bertrand de Puget. Devint le 25 Décembre 1365, Grand - Commandeur de Naples, Manosque et Beaulieu.

        1366 Hugues de Puget. Succéda à son frère à la Commanderie de Douzens. Mourut en 1381 (suivant une Bulle du 1er Février 1381). Les Commandeurs de Puget étaient fils de Guillaume V de Puget, seigneur de Saint-Alban, Puget-Thénier, Auvarre, Massoin, Flayose, chevalier, Viguier de Marseille, chambellan de S. M. la reine Jeanne de Naples et de Béatrix d'Esparron. Il a les mêmes armes (blason) que Bertrand de Puget, son frère.

        1375 Bernard de Gaujac.

        1380 Bernard de Montaut.

        1383 Pierre de Boysson ou Boyssonnis.

        1390 Pierre de Boysson, Prieur de Rhodes.

Blason de Pierre de Boysson

        1407 Pierre de la Balme ou Balma.

        1421 - 1427 Gaillard de Capdenac.

        1435 Arnaud Mercader ou Mercadier.

Blason d'Arnaud Mercader

        1439 Arnaud de Marsan.

        1446 Jean de Castelnau.

        1476 - 1477 Bernard Tabolh ou Tabula.

        1478 - 1490 Jacques de Pins. Il prit part à la défense de Rhodes le 23 Mai 1480.

Blason de Jacques de Pins

       1511 Bernard de Montilio.

      1525 - 1528 François de Latour de Provence. Son frère Gabriel de Pomeroles de Provence, fut grand - prieur de Saint-Gilles, tué au siège de Rhodes, en l'an 1522, il a les armes (blason) semblables à celles de François de Lafour de Provence.

     1538 - 1545 Foulques de Caritat. Il était le fils de Guy de Caritat écuyer, citoyen de la ville d'Oran et de Philippine de Cordière. Devint, le 9 Février 1540 Grand-Commandeur.

       1545 - 1552 Martial de Corneilhan.

Blason de Martial de Corneilhan

        1564 Lucien de Cays. Il était fils de Louis Cays, écuyer de la ville de Nice, et de Jeanne de Castellane d'Aluis.

        1567 Octavien de Baschi. Fils de Louis de Baschi, seigneur de Saint-Estève et Thouars et de Melchionne de Matheron. La Maison de Baschi est originaire d'Italie, alliée aux Médicis, aux Borromée, aux Piccolomini.

        1582 - 1598 Jean de Villeneuve-Chastuel.

        1611 Jules de Montmorency (bâtard).

        1620 Jean d'Escalles.

        1623 - 1626 Christophe de Saytre-Gaumont. Il était fils de Louis de Saytres, seigneur de Gaumont, au Comté-Venaissin et de Marguerite de Berton de Crillon. En 1624, il devint Commandeur d'Argentein et devint la même année bailly de Manosque.

        1644 - 1652 Honoré de Grasse-Montaurion. Berceau de la famille au château du Bar près de Grasse (Alpes Maritimes).

        1663 Jean d'Arpajon. Il était fils de Jean, Baron d'Arpajon et de Sévérac en Rouergue et de Jacquette de Castelnau de Clermont-Lodève. En 1644, frère Jean d'Arpajon devint Grand-Commandeur et le14 Juillet de la même année, fut nommé Grand-Prieur de Saint Gilles. D'Arpajon mourut à Millau, le 10 août 1677, des suites d'un accident. La maison d'Arpajon est issue de la première race des comtés de Rodez. Le frère aîné du Commandeur, Louis, devint maréchal de camps puis lieutenant-général des armées du roi en 1641, il fut fait duc et pair en 1650 et ministre d'Etat en 1653. Les biens des d'Arpajon passèrent par alliance aux de Gontaut duc et maréchal de Biron, et, après la Révolution, à un neveu de Béthune-Chârost.

        1666 Joseph de Panisse d'Oiselet. Il était fils de Jean-François de Panisse, baron de Montfaucon et seigneur d'Oiselet, en Languedoc et d'Antoinette d'Urre Molans. En 1676, à là mort du bailly André de Clémans, Joseph Panisse d'Oiselet, Commandeur de Douzens, devint Bailly de Manosque.

        1676 - 1679 Thomas de Villages. Il était fils de Thomas de Villages, écuyer citoyen de Marseille, et de Marguerite Decouvet de Trets.Il fut Commandeur de Trinquetaille, et le 22 Janvier 1684, devint Grand-Commandeur et Lieutenant en Provence. Il mourut à Malte, le 29 Janvier 1689.

        1657 - 1691 Cosme d'Astouard Velleron.

        1693 - 1705 Gaspard de Vente de Penes. Cette maison est venue de Gênes.

        1711 - 1715 Jean Georges de Caulet. Au XVIIIème siècle, Tristan de Caulet est marquis de Gramont.

Blason de Jean Georges de Caulet

           1716 - 1718 Charles de Sade ou de Fabre de Mazan.

      1725 Jean Hyacinthe de Laignes de Junius. Originaire du Lauraguais (Seigneur de Saint-Rome). Le Commandeur Jean Hyacinthe de Laignes de Junius présenta en justice copie d'un contrat de 1331, portant échange des terres de Montricoux et de Peyriac et mentionnant le droit de leude au profit du seigneur, ensemble quatre baux du droit de péage, de 1620, 1643, 1666 et 1714.

     1731 - 1738 Bernard de Roquette Buisson. Il devint bailli de Manosque. Les Roquette - Buisson possédèrent du XIVème siècle jusqu'en 1789, la seigneurie de Baraigne.

         1746 François de Raymond d'Eaulx.

•        1750 - 1753 Jean Sébastien de Varaigne de Bélesta de Gardouch. Il était le fils de noble Charles de Varaigne et de Marie de Roquefort de Marquein. Il était le neveu de Charles de Roquefort, Grand Prieur de Toulouse.

        1771 - 1776 Anne Etienne Gaspard de Lezay de Marnésia.

       1777 Jean Antoine Joseph Charles Elzear Riquetti de Mirabeau. Né le 8 Octobre 1712. Commandeur de la Grand-Croix de Saint-Jean de Jérusalem. Oncle du grand tribun de la Révolution. Dernier Commandeur de Douzens. La même famille avait donné l'illustre créateur du Canal du Languedoc.

L'entrée principale au Sud du château de Douzens, avec ses deux tours carrées.

 

LE CHÂTEAU DE DOUZENS

L'ordre religieux des hospitaliers de saint Jean de Jérusalem recueillit la seigneurie de Douzens dans la succession des chevaliers du Temple. Il la posséda jusqu'à la confiscation de 1790. Le seigneur commandeur de Malte avait la justice haute, moyenne et basse.

Le château a été complètement restauré au début du XXème siècle et ne possède rien d'ancien. Ce château est privé et ne se visite pas.

On remarque seulement au-dessus d'une porte sur la terrasse, un blason incrusté dans le mur. Il est en relief et de forme elliptique. C'est un écu fretté, chaque partie chargée d'un écu, au chef chargé d'une croix, d'après la science du blason de Magny, les écus indiqueraient un ordre militaire, on en conclut que ce blason pourrait être celui d'un chevalier de la Commanderie de Dou zens. Mais ce n'est pas le blason d'un simple chevalier, mais bien celui du Grand Maître Helion de Villeneuve, élu Grand Maître de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem en 1319 et mort en 1346. Mais il y a une remarque qui fut faite sur ce blason indiquant que le blason des de Villeneuve était bien antérieurement au Grand Maître Hélion, en possession de la famille provençale de ce nom.

Blason gravé dans la pierre et incrusté dans le mur du château de Douzens.

La façade Nord du château de Douzens avec ses deux tours rondes, alors qu'au Sud elles sont carrées.

Autre photo de l'entrée principale du château de Douzens.

Façade Nord du château de Douzens, photo prise du chemin de ronde.

On constate selon l'étude héraldique de ce blason, que les hachures conventionnelles des couleurs sont naturellement absentes de cette pierre armoriée par ce que les hachures sont venues très postérieurement à cette époque. Cette œuvre ayant été réalisée vraisemblablement par un tailleur de pierres local, elle ne traduit pas la forme exacte des lances, car il aurait été bien difficile de donner un fretté sur pierre, pour l'enlacement héraldique de bandes et de barres que cette figure comporte.

Dans les années 1920, cette pierre historique était incrustée dans un mur vulgaire, longeant la voie ferrée et exposée ainsi à toutes les intempéries, c'est M. Joseph Montlaur qui lors de la restauration de son château entre 1920 et 1930, a restitué à cette vénérable pierre, à peu près la place qu'elle occupait à l'origine, car ce blason d'un grand maître, devait surmonter l'entrée principale du château.

On suppose qu'Hélion de Villeneuve est le constructeur du château et de l'église de Douzens, primitivement chapelle du château.

Cette famille eut une branche : les de Villeneuve-Bargemont, dont il y avait encore de la survivance à Paris et à Avignon dans les années 1930. C'est l'auteur de cette branche qui obtint en 1506 du roi de France Louis XII d'ajouter en cœur du blason ancestral, un écusson d'azur, chargé d'une fleur de lis d'or. C'est une concession octroyée après la bataille de Marignan.

L'entrée principale du château et à droite, l'église Saint Vincent de Douzens.

Le grand maître Hélion a-t-il habité le château de Douzens qu'apparemment il avait fait construire ? On ne peut, sur ce point, que rester dans le domaine des hypothèses, mais on ne serait pas surpris que notre personnage eût fait sa résidence à ce siège de Commanderie, du moins momentanément. Hélion, élu en 1319, ne rejoignit l'Ile de Rhodes qu'en 1336. Dans cet intervalle, de 17 ans, il resta en Provence ou en Languedoc, soit à cause de son état de santé, soit à cause de l'arrangement des affaires de l'Ordre qui, à ce moment-là, par suite des dernières guerres avec les Turcs, n'étaient pas financièrement brillantes.

Dans cet intervalle aussi, il tint un chapitre général à Montpellier.

Il est à remarquer que la Commanderie de Douzens était particulièrement affectionnée de l'Ordre puisque, en 1567, nous voyons un allié de la famille de Villeneuve : Octavien de Baschi, commandeur de Douzens.

Hélion de Villeneuve naquit vers l'an 1270, d'Arnaud de Villeneuve, dit le Grand, et d'Aigline de Sabran, tante de Saint-Elzéar. Aigline était apparemment la seconde femme d'Arnaud.

Hélion avait une sœur de sept ans plus âgée que lui et dont la mère, Sibille d'Uzès, était de la Maison de Sabran. Cette sœur d'Hélion se nommait Rossoline ou Roseline. Elle mourut en 1329. L'Eglise l'a placée sur les autels sous le nom de sainte Roseline. On lui attribue durant sa vie d'être intervenue plusieurs fois pour faire cesser l'hérésie des Albigeois.

L'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, héritier de celui des Templiers, possédait des biens immenses comme on a pu le voir ci-avant.

L'entrée principale du château et à droite, l'église Saint Vincent de Douzens.

Dans la base Mérimée je n'ai pas trouvé ce château classé au titre des monuments historiques. La famille Montlaur possédait le château au début du XXème siècle, Joseph Montlaur maire de Douzens en 1937 en était le propriétaire à l'époque, je ne sais pas si ce château est resté dans cette famille de nos jours. Peut-être recevrais-je des infos, suite à la publication de ce reportage. N'hésitez pas à me contacter pour partager vos éléments historiques afin de compléter cet article.

L'église Saint Vincent à Douzens.

 

L'ÉGLISE DE DOUZENS

L'église de Douzens est dédiée à saint Vincent. La cure était occupée autrefois par un vicaire perpétuel, dont la congrue était payée par les chevaliers de Malte. L'évêque de Carcassonne nommait à la cure et percevait le tiers de la dîme; les deux autres tiers appartenaient aux chanoines réguliers de Sainte-Geneviève de Cassan au diocèse de Béziers. Par décret du 11 prairial an XII, l'église fut érigée en succursale dépendant du doyenné de Trèbes et comprenant Comigne de 1807 à 1854.

L'église Saint Vincent avec sa petite placette devant, à Douzens.

L'église de Douzens, orientée régulièrement de l'Est à l'Ouest, comprend une large nef de quatre travées précédée d'une abside polygonale à sept pans. Cet édifice, bien qu'entièrement remanié, offre cependant quelques vestiges des parties anciennes. Ces parties anciennes de l'église de Douzens, étaient primitivement celles de la chapelle du Château, elles ne sont pas antérieures au XIVème siècle, il est permis de supposer que sa construction date de la même époque du grand maître dont le blason décore aujourd'hui une porte d'entrée du château et dont il est parlé plus haut.

La longueur totale de l'église est de vingt-trois mètres. Le sanctuaire a une largeur de huit mètres soixante-quinze. La nef mesure seize mètres dix sur neuf mètres trente-cinq de largeur. La voûte a une hauteur de neuf mètres cinquante.

La nef possède une voûte récente en briques sur croisées de pierres. Seuls les doubleaux sont peut-être anciens. L'abside paraît avoir des ogives anciennes. Celles-ci retombent sur des chapiteaux polygonaux dont quelques-uns sont à deux rangs de feuillage. Cinq longues fenêtres très simples, éclairent le chevet.

La nef est bordée par quatre chapelles du côté de l'évangile, et par trois du côté de l'épître ; la deuxième travée étant occupée par la porte. Ces chapelles datent de différentes époques. Les plus anciennes sont celles qui touchent le sanctuaire.

L'église Saint Vincent à Douzens.

Dans la quatrième chapelle de droite, une clef de voûte porte l'agneau détourné. Dans la troisième, deux consoles sculptées : une du côté du sanctuaire des anges agenouillés portant un blason orné de la croix de Malte ; et une du côté du fond de l'église, on peut voir un animal fabuleux, sorte de taureau dévorant un homme, en face de l'animal, un guerrier tenant un bouclier, semble le combattre pour délivrer son compagnon. La présence de cette sculpture dans l'église de Douzens, présente un très grand intérêt et constitue une date indiscutable. La scène représente un épisode qui eut un retentissement universel et qui se produisit sous la maîtrise du grand maître Hélion de Villeneuve, c'est-à-dire de 1319 à 1346.

A cette époque, l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, n'était pas dans l'île de Malte, mais dans celle de Rhodes. Un monstre énorme et dont on ne connaissait pas encore la nature, ravageait l'île de Rhodes, bêtes et gens en étaient les victimes et les chevaliers qui s'essayaient de le combattre, ne reparaissaient plus. Finalement, le grand maître interdit dorénavant à ses chevaliers, de poursuivre la lutte avec le monstre. Cependant un des chevaliers, originaire de Provence, Dieudonné de Gozon, ne craignit pas d'enfreindre la consigne et d'attaquer le monstre en usant d'un stratagème auquel nul avant lui, n'avait songé. On avait remarqué en effet que le monstre couvert d'écailles très grandes et très épaisses ne pouvait pas être atteint par lances, épieux, épées, etc. Si l'on pouvait l'amener à se coucher sur le dos et à présenter ainsi la partie du corps privé d'écailles, il y aurait une chance à le transpercer. Gozon imagina donc de faire intervenir de gros chiens formés dans ce but et la manœuvre réussie, le monstre présenta son ventre et Gozon s'empressa de le transpercer. Le monstre n'était qu'un crocodile énorme. L'île de Rhodes en fut pour toujours délivrée. Mais Hélion de Villeneuve, inflexible sur les principes déclara que pour un chevalier, l'observation de la règle, l'obéissance aux ordres du supérieur, étaient plus précieuses que la vie humaine et Gozon dut quitter l'ordre.

Mais le grand maître revint quelque temps après sur son intransigeance, de Gozon rentra dans la milice et à la mort d'Hélion de Villeneuve, survenue, en 1346, les chevaliers éliront pour leur grand maître : Dieudonné de Gozon qui gouverna l'ordre de 1346 à 1353.

Cette famille noble n'est pas étrangère à notre région et même à la Cité de Carcassonne. Par suite de son alliance avec la Maison de Montcalm, nous avons eu comme dernière abbesse de Rieunette, Louise de Montcalm-Gozon et au XVIIIème siècle, nous voyons en compagnie du chevalier de Lévis et d'un de Rigaud de Vaudreuil, un de Montcalm-Gozon, dans les derniers défenseurs du Canada.

Les chapelles du côté gauche offrent peu d'intérêt. Signalons seulement deux consoles à tête humaine dans la troisième.

  

Le porche de l'église Saint Vincent à Douzens.

La porte qui s'ouvre dans l'axe de la deuxième travée est surmontée de quatre voussures retombant, l'externe sur des modillons en forme de têtes, les trois autres sur des chapiteaux très simples, gros tore sur une corbeille cylindrique. Les colonnes sont également cylindriques. Au-dessus de la porte, on remarque deux corbeaux qui semblent avoir soutenu un toit protégeant rentrée.

Un clocher arcade à deux baies couronne le mur du fond ; il possède deux cloches.

La petite cloche d'un diamètre de 0,85m portant l'inscription suivante en capitales gothiques, les mots séparés par des triples points :

+ XPS : VI\CIT : XPS : REGNAT : XPS : IMPKRAT : XPS : ABOMNIM : ALO : ; + NOS : DKFÉNDAT .

Pas de nom de fondeur. En ce qui concerne l'ornement on peut voir quatre fois la représentation de saint Vincent, tenant dans la main droite un livre et dans la main gauche une palme de martyr.

La grosse cloche d'un diamètre de 1 mètre datant seulement de 1889, fondue par Monet de Lyon. Elle porte l'inscription suivante : "Je m'appelle Marie Louise Vincent".

Détails sur les voussures du porche de l'église Saint Vincent à Douzens.

Modillons en forme de têtes ornant les voussures retombant, restaurés récemment.

Modillons en forme de têtes ornant les voussures retombant, restaurés récemment.

En 1774, frère Antoine-Joseph Elzéar de Riquetti-Mirabeau, de la même famille provençale qui avait donné l'ingénieur Paul Riquet et qui donnait le fameux tribun révolutionnaire Mirabeau, était commandeur de Douzens.

Lors d'une visite d'inventaire effectuée par les Commissaires de l'Ordre sur les Commanderies et de leurs possessions, un rapport relatif à l'église de Douzens, mentionne ceci : "que le Commandeur en est le curé primitif, et que dans le sanctuaire se trouve le banc du seigneur qui est à dossier et à accoudoir et qui a sur le milieu, la croix de l'Ordre à huit pointes, sculptée et peinte en blanc, sur fond de gueules".

 

LES MOULINS A GRAINS ET LES MOULINS DRAPIERS A DOUZENS

A Douzens, plusieurs documents désignent des moulins à grains construits avant 1133. Il y a à cette époque au moins trois moulins constituant cette meunerie qui sont de véritables usines destinées à moudre les céréales. La première minoterie n'appartient pas à la Milice, elle a été construite bien avant leur arrivée, le Temple décidera de l'acheter en 1152.

Vestige d'un moulin situé au Sud-Ouest du village de Douzens au lieu-dit "Moulinasse".

Il y avait aussi des moulins drapiers sur le territoire de Douzens, à un endroit bien précis portant le toponyme d'Arrapesac ("Rapasacs ou ad Arrapasacos ou Rapa Sax"). Le nom de cet endroit implanté sur la rive droite de l'Aude n'est pas parvenu jusqu'à nous.

C'est le 8 octobre 1152 que l'on trouve la première mention de ceux-ci, car les templiers acquièrent des droits sur une rive de l'Aude afin d'y installer un grand bief destiné à la digue de leurs moulins.

Autre photo des ruines du moulin situé au Sud-Ouest du village de Douzens.

Une photo du tombeau d'Henry Bataille situé à Moux, proche du village de Douzens à l'Est.

Henry Bataille est un dramaturge et poète français, né à Nîmes le 4 avril 1872 et mort le 2 mars 1922 à Rueil-Malmaison, dans sa propriété du « Vieux Phare ».

Son tombeau à Moux (Aude) est une fontaine de marbre Renaissance sur laquelle se trouve une reproduction du Transi de René de Chalon réalisée par le sculpteur animalier François Pompon. Il est placé devant la crypte familiale, derrière un enclos où sont placés différents poèmes de Bataille.

 

Suivant la tradition de ce site, voici quelques photos anciennes de Douzens :

Douzens, la route Nationale en 1910.

Douzens, le grand Boulevard en 1905.

Douzens, le grand Boulevard en 1910.

Douzens, la rue des Poilus en 1910.

Le village de Moux proche de Douzens.

Douzens, l'avenue de Carcassonne en 1910, à gauche le poids public.

Le même endroit que la photo ci-dessus et les suivantes, Douzens, l'avenue de Carcassonne de nos jours.

Douzens, l'avenue de Carcassonne en 1910.

Douzens, route Nationale ou l'avenue de Carcassonne en 1910, avec la rue du Barry à gauche.

Douzens, la gare en 1910.

Douzens, l'avenue de la gare en 1910.

Douzens, l'avenue de la gare, la même photo que ci-dessus mais colorisée, en 1910.

Douzens, le groupe scolaire en 1910, il existe encore de nos jours.

Douzens, le château de M. Montlaur en 1910, la façade Nord.

Douzens, le château la façade principale au Sud, en 1905.

Douzens, le château de M. Montlaur en 1910, la façade Nord.

Douzens, le château la façade principale au Sud, en 1905.

Douzens, la poste, la mairie, et école de garçons en 1920.

Douzens, une vue générale en 1950.

Douzens, l'église Saint Vincent en 1950. 

Douzens, la rue du Barry en 1950.

N'oubliez pas que l'Histoire continue à exister, même lorsque la dernière page d'un reportage est tournée ...

 

Références bibliographiques : Recherches dans des archives diverses, bibliothèques en ligne, Cartulaires des Templiers de Douzens, Histoire du grand prieuré de Toulouse, publications du SESA, mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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