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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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23 octobre 2015

Voici la suite de ce reportage qui je le rappelle est en cinq parties du fait qu'il est illustré d'un très grand nombre de photos, plus de 490. Ce site a du succès, et j'ai à cœur de le faire vivre avec des articles diversifiés et riches, tous consacrés au département de l'Aude ainsi que quelques-uns sur l'Ariège, n'hésitez pas à compulser les sommaires. Et pour ne rien manquer, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire sur la newsletter (voir menu de gauche). Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !

La découverte de la ville de Narbonne se poursuit donc,  je vais vous parler des sites historiques majeurs dans le détail, qui je l'espère vous passionnera. Je vous souhaite une excellente lecture.

 

 

Carte de la ville de Narbonne d'Eugène Carbon datant de 1901.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Ci-dessous deux vues aériennes sur lesquelles j'ai indiqué les principaux monuments de la ville de Narbonne qui seront traités dans ce reportage.

Narbonne, le palais des Archevêques, à gauche, la tour Gilles Aycelin, à droite, la tour Martial et entre les deux, l'hôtel de Ville.

Narbonne, le palais épiscopal vu des jardins, avec au premier plan la tour des Archives.

 

L'ANCIEN PALAIS DES ARCHEVÊQUES DE NARBONNE

 

Le boulevard "La promenade des Barques" vous mène au cœur de la ville, à l'ancien archevêché aujourd'hui transformé en Musée et Mairie.

Pendant la période romaine, il existait probablement à la même place un monument dont l'Aude baignait les pieds, et destiné à défendre l'entrée du Pons Vetus.

Au moyen-âge c'était un château-fort ; il aurait servi de modèle au Palais du Pape à Avignon. C'est un ensemble monumental unique en France avec celui d'Avignon. Depuis l'an 419, son archevêque portait le titre de "Primat de toutes les Gaules" et il signait comme "duc de Narbonne" ; cette autorité ecclésiastique dura jusqu'en 1316 époque où le pape Jean XXIII premier pape en Avignon, érigea le siège de Toulouse en métropole et créa pour des raisons électorales de nombreux évêchés ; l'église narbonnaise en fut ainsi diminuée dans son autorité.

Narbonne, les jardins du palais des archevêques.

Narbonne, les jardins du palais des archevêques.

 

Narbonne, vestiges exposés dans les jardins du palais des archevêques.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

 

Narbonne, à gauche le palais épiscopal vu depuis la rue Jean Jaurès. A droite, fontaine au pied de la tour Gilles Aycelin du palais.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Narbonne, le fronton du palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Narbonne, autre photo du fronton du palais épiscopal et l'hôtel de Ville.

Narbonne, le palais épiscopal et l'hôtel de Ville. A gauche, le donjon Gilles Aycelin.

<Narbonne, le donjon ou la tour Gilles Aycelin du palais.

Narbonne, le donjon ou la tour Gilles Aycelin du palais épiscopal. Le donjon Gilles Aycelin, de sa terrasse à 41 mètres de hauteur, on domine la ville, la vue à  360° porte vers la mer, les Pyrénées, les Corbières.

Narbonne, le clocheton du palais épiscopal.

Narbonne, le clocheton du palais épiscopal.

Narbonne, le blason de Jean de Lorraine archevêque de Narbonne. Jean de Lorraine est né à Bar-le-Duc le 9 avril 1498 et il est décédé à Neuvy-sur-Loire le 18 mai 1550. C'était un cardinal français et l'un des favoris les plus intimes du roi François Ier. De 1536 à 1540, lui et Anne de Montmorency furent les deux hommes les plus puissants du royaume. Il est connu sous le nom de cardinal de Lorraine. A l'âge de 25 ans, il fut archevêque de Narbonne de 1524 à 1550.

 

Narbonne, à gauche, le blason de Pierre de Bonzi. Pierre de Bonzi est né Florence le 15 avril 1631, il est décédé à Montpellier le 11 juillet 1703, c'est un prélat français d'origine italienne. Il fut archevêque de Narbonne en octobre 1673, il prêta serment de fidélité au roi le 16 avril 1674, assumant, en conséquence, la charge de président-né des États de Languedoc. Pierre de Bonzi devint grand aumônier de la reine Marie-Thérèse le 1er août 1670 après la mort de l'évêque de Langres.

A droite, une vue du palais de archevêques depuis la tour du Grand Escalier.

 

Narbonne, à gauche, dessus de porte de la salle des Gardes orné d'un grand cartouche de gypserie à aux armes de Claude de Rebé archevêque de Narbonne. Claude de Rebé est né à Amplepuis en 1587, mort à Narbonne le 17 mars 1659 il fut enterré dans la chapelle de Bethléem de la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur, c'était un prélat français qui fut archevêque de Narbonne. Suivant Jacques Michaud, il "est considéré comme l'une des grandes figures de l'épiscopat du XVII ème siècle, tant par son activité politique que par son zèle religieux".

A droite, l'entrée de la cour d'honneur du palais épiscopal.

 

Narbonne, à gauche, la cour d'honneur du palais épiscopal. A droite, le palais épiscopal vu du passage de l'Ancre.

Narbonne, la cour d'honneur du palais épiscopal, sur la gauche on aperçoit l'entrée de la salle des synodes (lanterne).

Narbonne, la cour d'honneur du palais épiscopal.

Narbonne, cour de la Madeleine du palais épiscopal et la tour saint Madeleine.

Il faisait face jadis au palais des vicomtes et à la tour mauresque, monuments détruits dans le XVIème siècle, et remplacés maintenant par l'arsenal et par l'hôtel des postes.

Presque toutes les parties du palais ont été modifiées à diverses époques ; elles sont d'ailleurs enchevêtrées de la manière la plus confuse, de telle sorte que la physionomie primitive et l'ancienne distribution intérieure sont tout à fait méconnaissables.

La particularité en cette terre romane, la cathédrale est de style gothique champenois.

Le palais de l'ancien archevêché se compose de trois tours carrées massives d'inégale hauteur qui se nomment tour des Télégraphes, Saint-Martial et Sainte-Madeleine.

Narbonne, perspectives du palais des archevêques réalisées par Viollet le Duc.

 

Narbonne, le palais épiscopal.

La première, tour des Télégraphes fut construite au commencement du XIVème siècle par Gilles Aycelin. Elle est crénelée, percée de longues meurtrières et dominée, sur les angles, par quatre tourelles. Presque tout l'appareil est en bossage.

L'archevêque Gilles Aycelin de Montaigu. Extrait d'une miniature du XIVème siècle représentant Gilles Aycelin de Montaigu, archevêque de Rouen, donnant le Grand coutumier de Normandie à Louis X en 1315.

Gilles Ier Aycelin de Montaigu prélat célèbre du XIII ème siècle, il est né vers 1252, il fut baptisé dans la chapelle Saint-Michel de Mauzun. Il était le fils de Pierre II Aycelin de Montaigu vivant à Paris en 1280 avec Adélaïde Flotte, elle-même fille d’un damoiseau d’Auvergne et se qualifiant de seigneur de Broussolière ou Bressolie, sœur de Pierre Flote, chancelier de France. Il a été ordonné prêtre le 27 mars 1291 à Naves en Corrèze par Simon de Beaulieu, archevêque de Bourges. Ayant participé en 1288 à une mission pour le roi de France Philippe Le Bel à Rome, il fut nommé en novembre 1290 archevêque de Narbonne par le pape Clément V. Le 5 mai 1311, il est transféré par le pape Clément V du siège de Narbonne à celui de Rouen, où il fait son entrée le 29 août 1312 et où il resta jusqu'à sa mort. Il meurt le 23 juin 1318 à Avignon.

 

Narbonne, à gauche, la tour Gilles Aycelin protégeant l'archevêché, vue depuis la rue Jean Jaurès. A droite, la tour Martial et le passage de l'Ancre.

La seconde, tour Saint-Martial est couronnée de mâchicoulis, et percée, au sommet et à la base, de baies ogivales; la porte du bas est moderne. Cette tour fut élevée en 1380 par Pierre de la Jugée.

Viollet-le-Duc, entre la tour de gauche datant de 1318 et sa voisine, fit construire un hôtel de ville dans un style gothique un peu baroque. Cet architecte éminent, dans le but d'harmoniser autant que possible les diverses parties de l'édifice, a choisi le style orné de la fin du XVème siècle, comme étant le plus riche, et comme pouvant se prêter à toutes les exigences de notre époque. Pierre de Montbrun, camérier du pape Grégoire X, fit exécuter en 1273 la troisième tour Sainte-Madeleine en même temps que la chapelle de la Madeleine, qui est contiguë, et dont elle porte le nom.

Narbonne, la tour de la Madeleine du palais épiscopal.

 

Narbonne, à gauche, la tour de la Madeleine, située à proximité du passage de l'Ancre. A droite, le porche d'entrée du Grand Escalier du palais, permettant l'accès à la terrasse et jardins de l'archevêché ainsi qu'à la salle des synodes et le musée d'art.

Cette tour de Sainte-Madeleine est construite à petit appareil, percée de fenêtres cintrées et couronnée par une décoration en dents de scie, composée de pierres alternativement blanches et noires perpendiculaires au parement. Cette tour, parfaitement visible du cloître de Saint-Just, paraît dater du IXème siècle et avoir fait partie de l'ancienne église carlovingienne dédiée à la Vierge, église remplacée par la cathédrale actuelle.

Narbonne, la plate-forme du donjon Gilles Aycelin du palais des archevêques.

Narbonne, la plate-forme du donjon Gilles Aycelin du palais des archevêques.

 

Narbonne, à gauche, tourelle d'angle du donjon Gilles Aycelin du palais des archevêques. A droite, la tour de la Madeleine du palais.

Cette résidence épiscopale comprenait autrefois, le Palais Vieux et le Palais Neuf, dont les bâtiments étaient séparés par une rue fortifiée à couloirs voûtés aux deux extrémités que l'on nomme le Passage de l'Ancre. Pourquoi ce nom ? Dans la partie inférieure, d'une arcade il y a une ouverture carrée à laquelle était suspendue, avant la révolution, une ancre de vaisseau, symbole du droit perçu par les archevêques sur la marée. Ce passage recouvert par deux arcades, qui conduit dans la cour du palais et au cloître de Saint-Just.

Indépendamment de la petite église de la Madeleine, il existe encore deux autres chapelles dans le palais de l'archevêché. Celle de gauche Saint-Martial, communique avec un porche à voûte d'arêtes. Elle fut construite à la fin du XIVème siècle, par l'archevêque Roger de Beaufort, frère du pape Clément VI.

L'autre chapelle, beaucoup plus vaste et située à droite, portait le nom de Sainte-Marie mineure, pour la distinguer de Sainte-Marie majeure, ou la Major (église actuelle des pèlerins). Cette église, maintenant divisée en plusieurs étages, est crénelée, munie de contreforts et flanquée de deux tours semi-circulaires, construites en 1380 par Pierre de la Jugée ou Pierre de la Jugie; on ne peut voir cette disposition que du jardin de l'archevêché.

Le grand escalier date de l'an 1620, et fut exécuté sous Louis de Vervins.

La cour d'honneur fut construite en 1704 par Charles le Goux de la Berchère. Arthur Richard Dillon fit décorer, peu de temps avant la révolution, la salle à manger et les appartements contigus.

Claude de Rebbé, fit construire ou plutôt décorer la salle des gardes, en 1634. Le même prélat fit exécuter le beau plafond de la salle de la tour.

Narbonne, la Louve de Romulus et Remus. Les 5 et 6 juin 1982 furent célébrés les 2100 ans d'existence de Narbonne. A cette occasion le Docteur Alberto Benzoni, Maire-Adjoint de la Ville de Rome, a offert à Narbonne une magnifique réplique de la célèbre Louve. Narbonne fut la première colonie romaine et devint de ce fait la première fille de Rome, hors d'Italie. L'original offert de cette sculpture en bronze est exposé au musée Archéologique et une copie a été installée à l'entrée de la place du Forum.

Sculpture en bronze, copie de la Louve du capitole de Rome.

 

Narbonne, deux photos de la tour du Grand Escalier du palais épiscopal.

Narbonne, buste en marbre d'André Morisini, historien vénitien (1558-1618) situé en haut sur le palier du Grand Escalier.

Narbonne, une vue du haut de la tour du Grand Escalier du palais épiscopal. On surplombe la toit du grand logis et la tour des Archives, en haut le cloître et la cour d'honneur à droite.

Les quarante-neuf tableaux qui composent ce plafond, ont dû être exécutés par un excellent maître de l'école italienne; ils représentent les muses et des génies portant des fleurs, des instruments de musique et divers attributs. Les armes de Claude de Rebbé y sont plusieurs fois reproduites. Quelques-uns de ces tableaux ont été refaits par des artistes médiocres. La partie supérieure de l'embrasure des croisées qui éclairent cette salle, est décorée de belles peintures dans le goût de Jean d'Udine.

Les murailles, dans lesquelles les croisées ont été pratiquées après coup, ont 3 mètres 50 centimètres d'épaisseur.

Narbonne, la cour d'honneur du palais des archevêques. A gauche, au RDC la salle des synodes et grands logis.

Narbonne, la cour d'honneur du palais des archevêques. En arrière-plan la tour Gilles Aycelin bâtie en 1318.

  

Narbonne, à gauche, cour du palais des archevêques. A droite, tour clocher de la cathédrale Saint-Just vue du cloître.

Narbonne, la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, console avec les blasons des archevêques exposée dans la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, fontaine proche de la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, autre photo de la salle des synodes du palais des archevêques.

Narbonne, palais des archevêques depuis les jardins, au premier plan la tour des Archives, le grand logis et à droite, la tour du Grand Escalier.

Narbonne, palais des archevêques depuis les jardins, au premier plan la tour des Archives.

Narbonne, la palais épiscopal, au centre le passage de l'Ancre, place de l'hôtel de Ville.

 

Narbonne, photos du passage de l'Ancre, cette ancre suspendue sous l'arcade est un signe des droits que les archevêques possédaient sur le port de Narbonne.

 

Narbonne, le passage de l'Ancre.

Narbonne, le passage de l'Ancre.

 

LA CATHÉDRALE SAINT-JUST ET SAINT-PASTEUR INACHEVÉE

 

Cathédrale dédiée aux saints martyrs Just et Pasteur. Vers 1058, Gaufroy, abbé de Saint-Paul devint archevêque de Narbonne. D'après les historiens c'est lui qui fit venir d'Espagne les corps des saints Just et Pasteur.

Quand l'archevêque Saint Théodard prit en main les rênes du diocèse de Narbonne en 885, il trouva son église cathédrale dans le plus triste état. Depuis l'époque funeste où, sous la féroce domination des Sarrasins, elle avait été dévastée à l'intérieur et même à l'extérieur, les ressources nécessaires pour la réparer convenablement n'avaient pu être réunies. Il paya les travaux sur ses propres deniers, après quatre années de grands sacrifices, l'antique église s'était relevée de ses ruines. Il fit mettre en place deux monuments bien remarquables, et qui devaient dignement couronner son immense travail. Il fit d'abord exécuter un magnifique autel en marbre blanc. Il était orné de cinq gracieuses colonnes sculptées avec un art infini. Les bases, les frises, les chapiteaux, les cannelures, ravissaient l'œil par leur perfection et produisaient un ensemble vrai ment merveilleux. Saint Théodard dédia cet autel aux saints martyrs Just et Pasteur qu'il consacra en 890.

Narbonne, la cathédrale saint Just Saint Pasteur vue de la tour Gilles Aycelin.

Narbonne, plan de la cathédrale Saint Just réalisé par Viollet-le-Duc.

Narbonne, dessin des contreforts de la cathédrale Saint Just réalisé par Viollet-le-Duc.

Les Sarrasins, ces ennemis déclarés du nom chrétien et de la civilisation, se mirent à exercer de fréquents actes de piraterie durant l'épiscopat de Saint Théodard. Souvent ils débarquaient en force dans les environs de Narbonne, et là ils commettaient toutes les atrocités imaginables. Ils pillaient et brûlaient les maisons, dévastaient et ravageaient les campagnes, égorgeaient les habitants, ou les réduisaient en esclavage et les emmenaient en Espagne. Puis une effrayante famine de trois années consécutives vint désoler le diocèse, à la suite des incursions des Sarrasins. Pour faire face aux problèmes de ces paroissiens  il vendit les vases sacrés et les autres choses précieuses du trésor de sa cathédrale, afin de pouvoir continuer ses immenses aumônes. Saint Théodard quitta cette terre le premier jour de mai de l'an 895, sous le règne du roi Eudes. Le monastère de Saint Martin à Montauriol, où il fut inhumé, avait déjà pris son nom ou celui de Saint-Audard, qui est le même. Les reliques de ce saint disparurent lors d'un pillage par les protestants en 1561. L'histoire raconte qu'un moine caché dans les ruines de l'église, récupéra les ossements et le reliquaire de saint Théodard. La tradition nous assure que depuis ce temps-là ils sont conservés dans l'église champêtre du lieu de Villebrumier près de Montauban, et dans un chétif cercueil. En 1602, l'église de Narbonne gardait précieusement un buste d'évêque, qui est d'argent doré, et qui a au milieu de l'estomac un cristal à travers lequel on voit une relique de saint. Il y a beaucoup de controverses concernant la dépouille de Saint Théodard.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

 

Narbonne, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, à gauche, la cloche n°3 du carillon datant de 1886 et à droite, le bourdon datant de 1877.

 

Narbonne, à gauche, la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vue du cloître. A droite, le chevet de la cathédrale rue Armand Gauthier.

 

Narbonne, voici toute une série de clichés montrant les détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

 

Narbonne, détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

 

Narbonne, détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

 

Narbonne, détails de l'architecture de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis la rue Gustave Fabre.

Narbonne, détails de l'architecture des arcs-boutants de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur vus depuis le donjon, du grand art de stabilité.

Reconstruite entre 1150 et 1180, l'église romane de Sain-Paul-Serge, qui comportait une nef à bas-côté simples et un transept non saillant, était voûtée d'ogives et possédait un triforium à chapiteaux sculptés représentant des damnés dévorés par des monstres.

Cette église, construite, par Charlemagne, ayant été détruite par le temps et par les ravages de la guerre, fut rebâtie sous le règne de saint Louis.

Ravagé par un grave incendie, cette cathédrale a remplacé au XIIIème siècle entre 1244 et 1265, un édifice carolingien commencé en l'an 890 par l'archevêque Saint-Théodard.

Le chanoine de Narbonne, Maurin Ier, avant d'en être archevêque, posa la première pierre de la nouvelle église de Saint-Just reconstruite, en l'an 1271.

 

Narbonne, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, hauteur sous la voûte : 41 mètres.

Narbonne, l'intérieur de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le collatéral Nord.

 

Narbonne, le grand orgue de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur. De dimensions impressionnantes : hauteur 23 m, largeur 12 m, tribune à 14 m du sol. Construit par Christophe Moucherel, facteur d'orgues originaire de Toul, il a été terminé en 1741.

Narbonne, les stalles de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur.

Les stalles très anciennes ont été remplacées par celles-ci en 1780.

 

Narbonne, à gauche le maître autel à baldaquins de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur. A droite, dans la chapelle Notre-Dame de Bethléem le retable de la Vierge. Cet ancien retable en pierre sculptée polychrome du XIVème siècle découvert en 1847 il a été restauré en 1954. La statue de la Vierge mesure 1,80m de hauteur, dans le style du Maître de Rieux. Elle daterait du XIVème siècle, les monuments historiques retiennent l'hypothèse d'un don de Monseigneur François de Conzié, archevêque de Narbonne de 1391 à 1433. Remarquez sous le socle de la Vierge cette étrange gueule ouverte, voir le détail ci-dessous.

<Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le retable de la Vierge, détails des sculptures situées sous le socle de la Vierge. Ce retable est une représentation saisissante de l'Enfer, du Purgatoire, des Limbes, des scènes de la vie du Christ et des portraits d'anges musiciens, de saints et de prophètes. Sur cette photo, la gueule de l'enfer et les damnés conduits en charrette vers celui-ci.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, le tombeau catafalque remarquable est celui de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet, archevêque de Narbonne (1507-1514). Ce tombeau tout en marbre blanc a été érigé en 1523. Sur son soubassement sont sculptés les divers ossements qui composent le squelette humain. Au-dessus, des moines ayant la tête couverte d'un capuchon en signe de deuil. Le dais est formé par un entablement orné de tête d'anges alternant avec des têtes de morts. Sous le baldaquin gît la sculpture du bien aimé cardinal archevêque.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, autre cliché du tombeau catafalque remarquable de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet.

S.Emi Guillaume de Briçonnet, né en 1445 à Tours, et mort le 14 décembre 1514 à Narbonne, est un officier royal puis un ecclésiastique français, connu sous le nom de Cardinal de Saint-Malo. Le 27 mai 1498, il couronna Louis XII à Reims. En 1507 il est nommé lieutenant général du roi pour le Languedoc et doit abandonner l’archevêché de Reims et plusieurs abbayes, mais obtient l’archevêché de Narbonne.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, autre cliché du tombeau catafalque remarquable de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet. Ce tombeau ainsi que quelques autres qui existent encore dans la cathédrale de Narbonne, forme clôture du choeur. Il existe la même disposition à Limoges.

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, autre cliché du tombeau catafalque remarquable de S. Emi Guillaume Cardinal de Briçonnet<.

 

Le pape Urbain IV envoya de Rome la pierre fondamentale toute bénie, ornée d'une croix d'or. L'archevêque Maurin, voulant accélérer la construction, s'obligea de fournir sur ses revenus annuels la somme de cinq mille sous tournois. Le chapitre s'engagea de son côté à donner annuellement cinquante livres tournois. Il n'y a jamais eu d'achevé que le chœur, et il le fut en 1332. Maurin décéda en 1272. On lui doit la construction de la tour qui se trouve à l'Est du cloître gothique. Ce cloître a remplacé un cloître roman dont il subsiste un splendide pilier de marbre, orné de figures de la Vierge, d'un roi de Juda (David ou Salomon) et des deux patrons de la cathédrale : Saint-Just et Saint-Pasteur, cette œuvre exceptionnelle et aujourd'hui conservée au musée des Augustins à Toulouse.

C'est une cathédrale qui est restée à l'état de chantier, des voûtes arrêtées dans leur ascension gothique, n'ont jamais été terminées de cet édifice, il n'a été réalisé que le chœur. Ces ruines imposantes, qui prolongent le transept, ne sont que le début d'une nef qui n'a jamais existé. Comme la cathédrale de Beauvais, elle se compose que du chœur qui porte ses voûtes à plus de 40 mètres. La construction commença en 1272 pour s'arrêter en 1332, les tours furent élevées au XVème siècle ; les travaux furent repris au XVIIIème siècle et de nos jours.

Les travaux furent interrompus souvent à cause de la grandeur de la tâche.

Le chevet de la cathédrale bute toujours contre le rempart de la cité.

Les parties basses du bras nord du transept ont été réalisées vers 1340, mais la poursuite des travaux exigeait la destruction d'une partie de l'enceinte fortifiée. Les consuls de Narbonne s'y opposèrent, car des attaques par les troupes anglaises étaient toujours possibles. Puis vint, la peste noire, les dévastations par les troupes du Prince Noir et le déclin économique lié à l'ensablement du port fluvial ne permirent jamais la reprise des travaux. Prolongeant le chœur gothique, une cour occupe aujourd'hui la place dédiée au transept. L'édifice aurait dû mesurer quelque 120 mètres de long, mais malgré tout elle est une des plus majestueuses cathédrales de France.

Les nefs furent prolongées de deux travées à l'Ouest au XVème siècle, tandis que des chapelles latérales venaient compléter et élargir l'édifice. Celui-ci aura désormais la physionomie gothique qu'on lui connaît aujourd'hui. La galerie méridionale abrite encore deux enfeus pris dans l'épaisseur de la muraille, dont l'un est une œuvre exceptionnelle dont la richesse ornementale et l'étrangeté iconographique déconcertent. Il est surmonté d'un tympan de 1,97 m de diamètre, six dalles formant celui-ci sont creusées de niches cintrées renfermant les figurent de dix personnages qui sont des évêques et abbés représentés debout. Un sarcophage est encore en place sous ces sculptures.

Narbonne, cathédrale Saint Just, monumentale mise au tombeau sous le titre "L'ensevelissement du Christ". L'oeuvre est en terre cuite et date du XVIème siècle.

Narbonne, cathédrale Saint Just, autre photo de la mise au tombeau du Christ.

 

A l'intérieur la nudité des murs immenses n'est relevée que par quelques vitraux du XIVème siècle. La seule ornementation est la disposition originale de la chapelle et des tombeaux autour du chœur. Le trésor de la basilique Saint-Just est très riche.

La cathédrale possède les plus grandes orgues d'Europe continentale avec ses 25 m de haut, 12 m de large, et 8 m de profondeur. La voûte de la cathédrale monte à 41m, ce qui en fait la quatrième plus haute voûte de France. En 1982, la cathédrale reçoit de la part de la forte communauté pied-noir de Narbonne les cloches de l'église Sainte-Marcienne d'Alger et une réplique de la Vierge Noire d'Oran.

L'église de Saint-Just renfermait plusieurs beaux mausolées, entre autres celui de Philippe-le-Hardi, fils de Saint Louis. Les quatre faces étaient ornées de bas- reliefs ; il a été détruit en 1793. On a rétabli dans une des chapelles un mausolée sur lequel on voit une assez belle statue en marbre blanc, portant l'armure en usage au XVème siècle. Elle représente un guerrier du nom de Lasbordes.

Du cloître roman de la cathédrale Saint-Just, il ne reste plus que le splendide pilier de marbre monolithe, représentant la Vierge assise tenant l'Enfant un roi Juda et les deux patrons de la cathédrale saint Just et saint Pasteur, tenant la palme du martyre. Cette œuvre est conservée aujourd'hui au musée saint Augustin de Toulouse avec d'autres sculptures du cloître. Avec notamment, l'enfeu du cloître.

Nota : Les caractéristiques du cloître de l'archevêché seront abordées dans le troisième reportage.

Une nécropole paléochrétienne fut découverte entre 1946 et 1950 avec de beaux sarcophages.

 

Narbonne, cathédrale Saint Just et Saint Pasteur, à gauche, pilier rectangulaire provenant de la cathédrale, représentant "Dieu la Vierge à l'Enfant et deux martyrs" exposé au musée des Augustins à Toulouse. A droite,  le beffroi en chêne supportant les 36 cloches du carillon.

D'autres photos de la cathédrale Saint Just et Saint Pasteur seront diffusées dans la troisième partie de ce reportage ...

 

Voici une suite de photos anciennes concernant la ville de Narbonne pour les amateurs :

Narbonne, l'ancien café Continental lors de l'hiver 1921.

Narbonne, cathédrale Saint Just, monumentale Mise au tombeau sous le titre "L'ensevelissement du Christ". L'oeuvre est en terre cuite et date du XVIème siècle. Photo datant de 1905.

Narbonne, le marché aux bestiaux en 1905.

  

A gauche, le tombeau de Jean de Seigneuret de Laborde (1607) se trouvant dans la cathédrale saint Just photo datant de 1905. À partir du XIVème siècle, quand le vicomte de Narbonne accusa les consuls de la ville de Fabrezan de rébellion envers le roi (an 1381), il décida du punir les Narbonnais. Ces derniers ripostèrent en attaquant et en prenant le donjon de Fabrezan, refuge de la famille du Vicomte. En 1633, Jean de Seigneuret de Laborde, seigneur de Fabrezan, fut reçu en remplacement du baron de Castrie. Ainsi venait d'être créée la baronnie de Fabrezan.

A droite, ancienne porte du XVème siècle de l'église Saint Paul, photo de 1905.

Narbonne, la rue de la République en 1905.

Narbonne, tombeau de la comtesse Algayette de Narbonne datant du XIIIème siècle (1270), photo de 1915. Ce gisant est conservé aujourd'hui au musée des Augustins de Toulouse.

Tombeau découvert en 1933. Algayette était l'épouse du seigneur Amaury de Narbonne, et fille du comte de Rodez, morte le 13 mars 1273, elle avait 26 ans. Algayette avait épousé en 1267 Amaury, second des six enfants du vicomte de Narbonne Amaury Ier, qui fut, en 1271, écarté du pouvoir qu'il exerçait conjointement avec son frère Aymeric V. Algayette donna jour à trois enfants, dont l'aîné, Aymeric ou Amalric, fonda la branche des barons de Talairan.

Narbonne, musée lapidaire, sarcophage de la fin du IVème siècle, la décoration funéraire est caractéristique : arbre de vie et lierre de vigne. Photo de 1915.

Narbonne, canal de la Robine, lavandières près du pont des Marchands en 1910.

Narbonne, l'abside de la cathédrale Saint Just et la tour Sud réparée par Mgr Jean d'Harcourt en 1436. Photo datant  de 1910.

Narbonne, les quatre Ponts, l'écluse de la Robine à gauche, et le bateau lavoir en 1905.

Narbonne, le musée lapidaire dans l'église bénédictine de Notre-Dame de Lamourguier en 1905.

Narbonne, autre photo de la rue de la République en 1905.

Narbonne, canal de la Robine, à droite, le moulin à eau de la ville en 1905.

Narbonne, autre photo prise en amont du canal de la Robine, l'écluse, le moulin à eau de la ville et le bateau lavoir en 1905.

Narbonne, autre photo du canal de la Robine, l'écluse et le bateau lavoir en 1905.

Narbonne, au premier plan, le musée lapidaire dans l'église bénédictine de Notre-Dame de Lamourguier et à droite, les Halles, photo datant de 1905.

Narbonne, l'église Saint Paul-Serge en 1905.

Narbonne, la place Voltaire en 1905.

Narbonne, les Halles en 1905.

 

Narbonne, la cathédrale Saint Just, à gauche, le proche d'entrée et à droite, l'intérieur avec le tombeau de l'archevêque de la Jugie (1375). Photos datant de 1905.

Narbonne, le canal de la Robine, la promenade des Barques, le palais des archevêques et la cathédrale Saint Just en 1905.

Narbonne, les Halles en 1905.

 

ATTENTION ! Ce reportage est réalisé en 5 parties donc :

 

Ainsi se termine ce second volet de ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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30 mai 2015

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Aujourd'hui pour varier un peu, on va changer de secteur, je vous emmène au pied de la montagne d'Alaric, à Douzens exactement. Douzens est très réputé, car il fut non seulement le haut lieu d'une commanderie templière, mais surtout à cause des archives importantes qui sont arrivées jusqu'à nous, retraçant son histoire. Je ne prétends pas tout vous dévoiler dans ce reportage, mais simplement soulever encore une nouvelle page d'histoire de l'Aude.

Mes remerciements aux internautes pour leur générosité, en offrant leurs photos pour documenter ces reportages et qui ont compris le message que je désire faire passer via ce site web. N'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez, mobilisez-vous oh peuchère !. Je vous souhaite une bonne découverte ...

 

 

Comme vous pouvez le voir le village de Douzens se situe à 21 km de Carcassonne, 37 km de Narbonne, 115 km de Toulouse, 70 km de Béziers, 129 km de Montpellier et 95 km de Perpignan.

Depuis des lustres, Douzens, se trouve sur une route d'échanges importants entre la Méditerranée, Toulouse, et Bordeaux.

Zoom sur un extrait de carte IGN, qui donne des informations intéressantes, comme la position d'anciens moulins.

Blason de la ville de Douzens

Une vue aérienne de Douzens, avec en haut dans le cercle blanc, la position du château et de l'église Saint Vincent.

Douzens, zoom sur la vue aérienne, le château se trouvant proche de l'église.

  

Panneau d'entrée du village de Douzens suivant les saisons.

Une vue aérienne du village de Douzens, prise côté Est, en direction de Carcassonne.

Douzens, avec son château à gauche, proche de l'église à droite.

 

Le village de Douzens, comptait en 2012, 706 habitants. En 1793 il y avait 753 âmes, l'apogée fut atteint en 1931 avec 1006 habitants, qui sont appelés les Douzenois.

La commune est située au pied de la Montagne d'Alaric sur le vignoble de la Montagne d'Alaric qui fait partie du vignoble des Corbières.

D'où vient le nom Douzens, deux théories s'affrontent, la première :

Le nom viendrait d'une ancienne appellation Doding, formée du patronyme Dodo et du suffixe germanique -ing indiquant une propriété. Le domaine "Dodo" ou "Docius" donc. Un manuscrit de 1259 mentionne l'existence de Dozincho.

Pourquoi ce suffixe germanique ? Au IIIème et VIème siècle, des barbares d'origine germanique étaient encouragés par les gouverneurs romains à émigrer vers leurs territoires afin de défricher et d'exploiter de nouvelles terres. Et ensuite, du VIIème au Xème siècle, les Gallo-romains eux-mêmes ont pris des noms germaniques comme le voulait la mode à l'époque

La seconde théorie : Douzens semble venir étymologiquement du mot Adducere qui signifie : conduire, amener.

Car, d'après les chartes les plus anciennes décryptées par le chanoine Sabarthès, sa première forme fut "Douzencs" ; et dans la langue d'oc, "Adouco, Douzil, Adouzillar", etc. Tous termes s'appliquent à une adduction, une conduite de liquide quelconque.

Ce vocable "Douzéncs" aurait-il été choisi à cause de quelque aqueduc passant dans le village et amenant l'eau de quelque source du pied de l'Alaric, vers l'antique cité romaine Liviana dont les vestiges ont été retrouvés près de Douzens ?

Le village de Douzens vu depuis la montagne d'Alaric toute proche.

 

DOUZENS ÉPOQUE ROMAINE

La Via Aquitania (ou Via Aquitana) était une voie romaine sans doute construite à partir de 14 après J.-C. pour relier Narbonne, capitale de la Gaule narbonnaise à Toulouse et Bordeaux. On connaît le tracé de cette voie grâce à la Table de Peutinger, connue aussi sous le nom de "Carte des étapes de Castorius" ou de "Table Théodosienne", qui est une copie réalisée vers 1265 par des moines de Colmar, d'une carte romaine réalisée vers 350.

Voici un extrait du tracé de la voie romaine allant de Narbonne à Toulouse d'après la table de Peutinger.

 

On sait qu'une cité fut construite entre Carcassonne et Narbonne, au 1er siècle de l'ère chrétienne, sur cette voie romaine,. Elle portait le nom de Liviana, en l'honneur de Livie, femme d'Auguste (50. à 60 ans après J.C.). Ce devait être une assez grande ville et une forteresse, puisque les Wisigoths plus tard y enfermaient leurs prisonniers. Elle existait encore au V ème siècle, puisque Euric, roi des Wisigoths, y retint captif, vers l'an 475, le poète Sidoine Apollinaire pendant près d'une année. Plus de cent ans après, cite Alexandre du Mège, il est fait mention de Livia, bourg voisin de Carcassonne.

La position de Livia ou Liviana fut fixée tantôt à Capendu, tantôt à Marseillette, ou à Lézignan. Aucun de ces lieux n'occupe-la place indiquée par la Table Théodosienne et le calcul des distances porte plus tôt vers Douzens. L'estimation de la principale situation de Liviana se trouvait à 200 mètres à l'Est du cimetière de Douzens, dans un champ au lieu-dit "le Viala". C'est à cet endroit que des découvertes importantes furent faites à la fin du XIXème et au début du XXème siècle.

En 1934 on pouvait voir, autour de l'éminence sur laquelle on distinguait très bien les vétustés fondations de deux tours ruinées, un puits profond, des vestiges de canalisation, des débris de briques, de poteries, des objets d'art et de décoration attestent de façon évidente qu'une agglomération importante se trouvait là.

 

QU'ELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE TEMPLIER ET HOSPITALIER ?

Ces deux ordres, sont des ordres religieux militaires dont les membres combattaient les armes à la main les ennemis de l'Église. Leur origine remonte aux croisades.

Le plus ancien ordre est celui des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem (ou hospitaliers). Ils étaient à la base responsable d'un hôpital pour les pèlerins fondé au XIème siècle à Jérusalem bien avant les croisades. Il a à ses débuts des activités uniquement hospitalières, d'où son nom. Après la prise de la ville de Jérusalem par les croisés en 1099, ils demandèrent la reconnaissance de leur ordre au Pape en 1113, puis ils devinrent un ordre militaire chargé de protéger les pèlerins, tout en gardant une fonction caritative.

Après l'éviction des Croisés en 1291, l'ordre s'installe à Chypre puis à Rhodes ; expulsé de Rhodes par la conquête turque (début XVIème siècle), l'ordre s'installe à Malte et devient une puissance maritime souveraine. Il est expulsé de Malte en 1798 par Bonaparte et se place sous la protection de Paul Ier de Russie.

Puis avec l'abdication du grand-maître Ferdinand de Hompesch en 1799 et la mort de Paul Ier en 1801, s'ouvre pour l'ordre une période noire qui ira jusqu'à son éclatement en ordres concurrents.

 Il existe encore de nos jours sous le nom d'ordre de Malte, qui se consacre à des actions humanitaires.

Voici différentes formes des croix templières

 

Quant aux templiers, leur ordre a été fondé en 1120 par un chevalier champenois, Hugues de Payns, qui voulait assurer la protection des pèlerins se rendant en Terre sainte prier sur le tombeau du Christ. Les templiers sont les chevaliers du temple, ils étaient donc à la base une "milice du christ" qui avait pour mission de protéger le saint-sépulcre, devenu un ordre pour protéger les pèlerins et les possessions de l’Église. Ils sont appelés templiers, car le roi Baudouin II leur octroya une partie de son palais de Jérusalem qui était appelée à tort à l'époque "temple de Salomon".

Cet ordre religieux est reconnu par le pape en 1129. Après la perte définitive de la Terre sainte consécutive au siège de Saint-Jean-d'Acre de 1291, l'ordre fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France, Philippe le Bel. Après sa suppression en 1312 par le pape Clément V, suite au procès en hérésie et aux attaques lancées par le roi de France Philippe IV le Bel, ses possessions sont remises à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

 

Les chevaliers de ces ordres devaient faire vœux de pauvreté et de chasteté.

Les activités de ces deux ordres sont semblables et leur organisation proche, ont fait, que très souvent on a tendance à les confondre. La plupart des maisons fortes templières sont devenues hospitalières après l'an 1312.

Le château de Douzens, vu du Nord Ouest.

 

DOUZENS ÉPOQUE MOYEN-ÂGE

L'étude de l'histoire de l'Aude se heurte très souvent à la croix pattée à huit pointes.

La ville de Douzens devint une commanderie templière dès le XIIème siècle. Les Templiers eurent, dès les premières années de leur installation en France, de nombreuses possessions dans la partie du Bas-Languedoc, située aux environs de la ville de Carcassonne. De cet ensemble de possessions, ils en formèrent une commanderie, dont la ville de Douzens fut le chef-lieu. Le jour des calendes d'avril de l'année 1132, les trois frères Roger de Béziers, Raymond Trencavel et Bernard Athon, avec l'assentiment et le conseil de la comtesse Cécile leur mère, donnèrent à l'Ordre du Temple un mas situé aux pieds des murs de Carcassonne avec ses habitants.

En 1132, Roger de Villery donne aux Templiers, la ville de Brucafel avec toutes ses dépendances, plus une terre située aux faubourgs de Carcassonne, sous la porte Tolosane.

Le 3 ème jour des Ides d'avril de l'année 1133, une autre donation fut faite par Bernard de Canet, Aymeric de Barbayrac et autres seigneurs, à l'Ordre du Temple de la ville de Douzens et de son territoire. La même année, le vicomte Roger de Béziers, fils aîné de Bernard-Aton, cède au Temple sa villa de Brucafel et tout ce qu'il y possède en hommes, femmes, terres, vignes, et manses.

En 1136, le Temple acquiert la villa de Sainte-Marie de Cours, aujourd'hui disparue, qui était située dans l'actuelle commune de Fajac-en-Val, dans les Corbières, au sud-ouest du mont Alaric.

En 1138, une donation par Raymond et Arnaud de Gaure de tous les fiefs et droits qu'ils possédaient dans la ville de Gaure, et la juridiction de Pomas.

En 1139, une donation par Guillaume Amiel, aux Templiers, de fiefs dans le territoire de Montredon.

Les richesses de la commanderie templière de Douzens ne cessent de s'accumuler. Voici quelques autres donations qui furent faites après 1140, pour vous montrer l'étendue des territoires en leur possession.

En 1147, Roger, vicomte de Béziers fait la donation à l'ordre du Temple de la ville de Campagne.

En 1151, Bernard Raymond fait la donation de tout ce qu'il possédait dans le comté de Carcassonne et de la seigneurie du lieu de Cabriac.

En 1153, B. de Canet et Aymeric de Barbayrac font la donation de l'église de Saint-Jean-de-Carriére.

Raymond de Rieux donne, en 1167, une femme et sa fille avec leur descendance, tandis que Pons de Mollière fait don de Guillaume, berger, et de ses neveux.

Toujours en 1167, une terre est concédée aux frères Bels pour y implanter de la vigne ; mais l'acte précise, que si le rapport est insuffisant, la terre sera reconvertie en labour.

En 1171, Raymond de Cabanac, cède tous ses droits sur la ville et le territoire de Molières.

Le château et l'église de Douzens vus en arrivant du village de Blomac au Nord.

Les donations portent essentiellement sur des terres, des revenus de celles-ci, des rentes et des droits sur la terre.

Les donations affluent durant tout le XIIème siècle si bien que les possessions foncières de la Milice s'étendent le long de la vallée de l'Aude sans pour autant porter ombrage à celles de l'abbaye de Lagrasse.

 

1250, les archives révèlent des lettres du Pape Innocent IV adressées au comte de Poitiers, pour le prier de faire restituer aux Templiers certaines terres dont ils avaient été dépouillés par le sénéchal de Carcassonne.

 

En 1261, les transactions continuent, Bernard de Clermont et Cécile sa femme vendent aux Templiers les territoires de La Calin, d'Escande et de Cabrits, situés dans la juridiction de Cours.

 

En 1325, une sauvegarde royale est accordée à la commanderie templière de Douzens et à ses membres.

 

Après la guerre des Albigeois, la partie principale de la seigneurie de Peyriac fut concédée au sieur de Carmaing, qui, à son tour, la donna, en 1331, à l'ordre de Saint Jean de Jérusalem, contre la seigneurie de Montricoux, laquelle dépendait de la Commanderie de Vaour. Des lors, le membre de Peyriac fut rattaché à la Commanderie de Douzens.

 

En 1364, des lettres patentes du gouverneur du Languedoc, indiquent que le château et la ville de Peyriac, ayant été usurpés par les ennemis, furent recouvrés par le maréchal d'Audenham, qui les remit aux chevaliers de Saint-Jean.

 

1366, un accord entre le commandeur et les habitants de Douzens stipule que les fortifications de la ville devront être construites à frais communs ; les habitants devront élire pour leur forteresse un capitaine qui prêtera serment au commandeur ; ils garderont les clés de la ville fortifiée, à la condition qu'à l'avènement de chaque commandeur, ils les lui présenteront et reconnaîtront qu'ils les tiennent de lui.

Le commandeur avait la seigneurie temporelle, foncière et directe, avec toute juridiction, des villes de Douzens, de Cabriac, de Fajac en Val, de Saint-Jean-de-Molières, de Magrie, de Campagne, de Peyriac, la seigneurie spirituelle de Salles en Razès, de Notre-Dame-de-Vaux, de Cours, des fiefs et des rentes à Limoux et à Montredon ; son revenu net, en 1751, était de 6.055 livres.

La façade principale Sud du château de Douzens.

Le Commandeur de Douzens y joue toujours le premier rôle ; il y exerce le droit de justice et de police, il choisit sur une liste les trois consuls annuels, il perçoit les droits afférents à sa seigneurie, et notamment un droit de leude.

 

Les commanderies hospitalières de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem sont des possessions terriennes destinées à procurer des fonds pour soutenir l'action des Hospitaliers en Terre sainte. Une commanderie est un ensemble de bâtiments pour l'essentiel, à destiné agricoles. Dans l'organisation des Hospitaliers il y a trois statuts différents :

 1- Les commanderies sont sous la responsabilité et dirigées par un commandeur et relevant d'un prieur ;

 2- Les baillies sont sous la responsabilité d'un bailli et relevant directement du supérieur de l'ordre ;

 3- Les prieurés sont sous la responsabilité d'un prieur chargé des commanderies relevant de son prieuré et relevant directement du supérieur de l'Ordre.

 

Commanderies, baillies et prieurés ont souvent comme origine une donation d'un seigneur local pour satisfaire à la religion ou de nouveaux chevaliers qui lèguent leurs biens à l'Ordre. Dans le département de l'Aude il y a six commanderies connues : Brucafel , Campagne-sur-Aude, Carcassonne, Cours sur le territoire du village de Fajac en Val, Douzens, et Narbonne.

La mairie et la poste de Douzens. Vous verrez plus loin sur une photo ancienne de 1920, la poste se situait à gauche du bâtiment et à droite autrefois c'était une école de garçons.

Douzens, groupe scolaire et monuments aux morts des grandes guerres.

Ce groupe scolaire existait déjà en 1910, voir photo ancienne plus loin.

Groupe scolaire et monuments aux morts de Douzens.

L'avenue des Corbières à Douzens.

 

LE CARTULAIRE DES TEMPLIERS DE DOUZENS

Le cartulaire de la commanderie templière de Douzens conservé aux Archives départementales de la Haute-Garonne nous renseigne entre autres, sur ces donations, il comprend soixante-dix-huit actes d'achat et d'échange, dont l'intérêt est grand dans la politique de remembrement du patrimoine templier. Il renferme en tout 207 documents datés de 1110 à 1183. Ce cartulaire de Douzens contient aussi trente-cinq actes couvrant la période de 1141 à 1182, ils mentionnent des informations concernant l'aménagement hydraulique de l'Aude et de ses affluents, la construction de moulins terriers à roue. Les documents de ce cartulaire sont mis sous scellés en 1793, le fonds de l'ordre de Malte (qui avait recueilli les archives des Hospitaliers, administrateurs de la commanderie de Douzens depuis 1313) ne fut transféré que vingt ans plus tard aux archives de la Haute-Garonne. Les documents ont subis des déménagements et l'usure du temps, ont fait que les manuscrits ne nous sont pas parvenus intacts. Puis ils ont disparu dans les années 1920, puis retrouvé en 1946 suite à un inventaire. Depuis, de nombreux scribes rédacteurs ont traduit les actes originaux de ce cartulaire. Une édition rassemblant toutes ces informations a été publiée en 1965.

Voici un exemple de page de ce cartulaire de Douzens

 

LISTE DES COMMANDEURS DE DOUZENS

Joseph Montlaur maire de Douzens dans les années 1935 a établi une liste et armorial des commandeurs de Douzens de 1313 et1791. Les blasons dans l'édition n'ont pas de couleur, après recherches j'ai retrouvé certains armoriaux colorés que je mettrais ci-après. Il faut savoir qu'au blason d'origine de ces chevaliers, une croix blanche sur fond rouge fut rajoutée en haut de leur écu à partir du moment où ils entraient dans l'ordre.

 

Les premiers étaient des templiers jusqu'en 1298 :

        1132 - 1133 Hugues de Rigaud.

        1138 Armand de Bedous.

        1152 Pierre de Sainte-Suzanne.

        1165 Jean de Selve.

        1173 - 1178 Bertrand de Mayrac.

        1182 - 1184 Izarn de Molières.

        1210 Guillaume de Moissac.

        1244 Guillaume Othon.

        1248 - 1251 Pons de Castelnau.

        1274 Hugues de Santhès.

        1289 - 1291 Bernard de Combret.

        1298 Ithier de Rochefort, il sera torturé en 1308 par les hommes de Philippe le Bel pour qu'il avoue son idolâtrie.

 

Puis vint les commandeurs Hospitaliers :

        1313 Aymery de Thurey ou Thury. Le 22 novembre 1321, le Grand Prieuré de Saint-Gilles lui fut conféré par le Grand-Maître Elion de Villeneuve. Aymery de Thurey est un descendant de Lambert de Thury ou Thurey, chevalier français qui, en 1209, vint en Languedoc avec l'armée des Croisés pour exterminer les hérétiques albigeois. Il devint l'un des lieutenants de Simon de Montfort.

Blason d'Aymery de Thurey

        1322 - 1327 Jean de Bogie ou Bogia.

        1323 Raymond de Monstier.

        1331 Jean de Villeneuve.

        1334 Bernard Olit.

        1358 Bertrand de Puget. Devint le 25 Décembre 1365, Grand - Commandeur de Naples, Manosque et Beaulieu.

        1366 Hugues de Puget. Succéda à son frère à la Commanderie de Douzens. Mourut en 1381 (suivant une Bulle du 1er Février 1381). Les Commandeurs de Puget étaient fils de Guillaume V de Puget, seigneur de Saint-Alban, Puget-Thénier, Auvarre, Massoin, Flayose, chevalier, Viguier de Marseille, chambellan de S. M. la reine Jeanne de Naples et de Béatrix d'Esparron. Il a les mêmes armes (blason) que Bertrand de Puget, son frère.

        1375 Bernard de Gaujac.

        1380 Bernard de Montaut.

        1383 Pierre de Boysson ou Boyssonnis.

        1390 Pierre de Boysson, Prieur de Rhodes.

Blason de Pierre de Boysson

        1407 Pierre de la Balme ou Balma.

        1421 - 1427 Gaillard de Capdenac.

        1435 Arnaud Mercader ou Mercadier.

Blason d'Arnaud Mercader

        1439 Arnaud de Marsan.

        1446 Jean de Castelnau.

        1476 - 1477 Bernard Tabolh ou Tabula.

        1478 - 1490 Jacques de Pins. Il prit part à la défense de Rhodes le 23 Mai 1480.

Blason de Jacques de Pins

       1511 Bernard de Montilio.

      1525 - 1528 François de Latour de Provence. Son frère Gabriel de Pomeroles de Provence, fut grand - prieur de Saint-Gilles, tué au siège de Rhodes, en l'an 1522, il a les armes (blason) semblables à celles de François de Lafour de Provence.

     1538 - 1545 Foulques de Caritat. Il était le fils de Guy de Caritat écuyer, citoyen de la ville d'Oran et de Philippine de Cordière. Devint, le 9 Février 1540 Grand-Commandeur.

       1545 - 1552 Martial de Corneilhan.

Blason de Martial de Corneilhan

        1564 Lucien de Cays. Il était fils de Louis Cays, écuyer de la ville de Nice, et de Jeanne de Castellane d'Aluis.

        1567 Octavien de Baschi. Fils de Louis de Baschi, seigneur de Saint-Estève et Thouars et de Melchionne de Matheron. La Maison de Baschi est originaire d'Italie, alliée aux Médicis, aux Borromée, aux Piccolomini.

        1582 - 1598 Jean de Villeneuve-Chastuel.

        1611 Jules de Montmorency (bâtard).

        1620 Jean d'Escalles.

        1623 - 1626 Christophe de Saytre-Gaumont. Il était fils de Louis de Saytres, seigneur de Gaumont, au Comté-Venaissin et de Marguerite de Berton de Crillon. En 1624, il devint Commandeur d'Argentein et devint la même année bailly de Manosque.

        1644 - 1652 Honoré de Grasse-Montaurion. Berceau de la famille au château du Bar près de Grasse (Alpes Maritimes).

        1663 Jean d'Arpajon. Il était fils de Jean, Baron d'Arpajon et de Sévérac en Rouergue et de Jacquette de Castelnau de Clermont-Lodève. En 1644, frère Jean d'Arpajon devint Grand-Commandeur et le14 Juillet de la même année, fut nommé Grand-Prieur de Saint Gilles. D'Arpajon mourut à Millau, le 10 août 1677, des suites d'un accident. La maison d'Arpajon est issue de la première race des comtés de Rodez. Le frère aîné du Commandeur, Louis, devint maréchal de camps puis lieutenant-général des armées du roi en 1641, il fut fait duc et pair en 1650 et ministre d'Etat en 1653. Les biens des d'Arpajon passèrent par alliance aux de Gontaut duc et maréchal de Biron, et, après la Révolution, à un neveu de Béthune-Chârost.

        1666 Joseph de Panisse d'Oiselet. Il était fils de Jean-François de Panisse, baron de Montfaucon et seigneur d'Oiselet, en Languedoc et d'Antoinette d'Urre Molans. En 1676, à là mort du bailly André de Clémans, Joseph Panisse d'Oiselet, Commandeur de Douzens, devint Bailly de Manosque.

        1676 - 1679 Thomas de Villages. Il était fils de Thomas de Villages, écuyer citoyen de Marseille, et de Marguerite Decouvet de Trets.Il fut Commandeur de Trinquetaille, et le 22 Janvier 1684, devint Grand-Commandeur et Lieutenant en Provence. Il mourut à Malte, le 29 Janvier 1689.

        1657 - 1691 Cosme d'Astouard Velleron.

        1693 - 1705 Gaspard de Vente de Penes. Cette maison est venue de Gênes.

        1711 - 1715 Jean Georges de Caulet. Au XVIIIème siècle, Tristan de Caulet est marquis de Gramont.

Blason de Jean Georges de Caulet

           1716 - 1718 Charles de Sade ou de Fabre de Mazan.

      1725 Jean Hyacinthe de Laignes de Junius. Originaire du Lauraguais (Seigneur de Saint-Rome). Le Commandeur Jean Hyacinthe de Laignes de Junius présenta en justice copie d'un contrat de 1331, portant échange des terres de Montricoux et de Peyriac et mentionnant le droit de leude au profit du seigneur, ensemble quatre baux du droit de péage, de 1620, 1643, 1666 et 1714.

     1731 - 1738 Bernard de Roquette Buisson. Il devint bailli de Manosque. Les Roquette - Buisson possédèrent du XIVème siècle jusqu'en 1789, la seigneurie de Baraigne.

         1746 François de Raymond d'Eaulx.

•        1750 - 1753 Jean Sébastien de Varaigne de Bélesta de Gardouch. Il était le fils de noble Charles de Varaigne et de Marie de Roquefort de Marquein. Il était le neveu de Charles de Roquefort, Grand Prieur de Toulouse.

        1771 - 1776 Anne Etienne Gaspard de Lezay de Marnésia.

       1777 Jean Antoine Joseph Charles Elzear Riquetti de Mirabeau. Né le 8 Octobre 1712. Commandeur de la Grand-Croix de Saint-Jean de Jérusalem. Oncle du grand tribun de la Révolution. Dernier Commandeur de Douzens. La même famille avait donné l'illustre créateur du Canal du Languedoc.

L'entrée principale au Sud du château de Douzens, avec ses deux tours carrées.

 

LE CHÂTEAU DE DOUZENS

L'ordre religieux des hospitaliers de saint Jean de Jérusalem recueillit la seigneurie de Douzens dans la succession des chevaliers du Temple. Il la posséda jusqu'à la confiscation de 1790. Le seigneur commandeur de Malte avait la justice haute, moyenne et basse.

Le château a été complètement restauré au début du XXème siècle et ne possède rien d'ancien. Ce château est privé et ne se visite pas.

On remarque seulement au-dessus d'une porte sur la terrasse, un blason incrusté dans le mur. Il est en relief et de forme elliptique. C'est un écu fretté, chaque partie chargée d'un écu, au chef chargé d'une croix, d'après la science du blason de Magny, les écus indiqueraient un ordre militaire, on en conclut que ce blason pourrait être celui d'un chevalier de la Commanderie de Dou zens. Mais ce n'est pas le blason d'un simple chevalier, mais bien celui du Grand Maître Helion de Villeneuve, élu Grand Maître de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem en 1319 et mort en 1346. Mais il y a une remarque qui fut faite sur ce blason indiquant que le blason des de Villeneuve était bien antérieurement au Grand Maître Hélion, en possession de la famille provençale de ce nom.

Blason gravé dans la pierre et incrusté dans le mur du château de Douzens.

La façade Nord du château de Douzens avec ses deux tours rondes, alors qu'au Sud elles sont carrées.

Autre photo de l'entrée principale du château de Douzens.

Façade Nord du château de Douzens, photo prise du chemin de ronde.

On constate selon l'étude héraldique de ce blason, que les hachures conventionnelles des couleurs sont naturellement absentes de cette pierre armoriée par ce que les hachures sont venues très postérieurement à cette époque. Cette œuvre ayant été réalisée vraisemblablement par un tailleur de pierres local, elle ne traduit pas la forme exacte des lances, car il aurait été bien difficile de donner un fretté sur pierre, pour l'enlacement héraldique de bandes et de barres que cette figure comporte.

Dans les années 1920, cette pierre historique était incrustée dans un mur vulgaire, longeant la voie ferrée et exposée ainsi à toutes les intempéries, c'est M. Joseph Montlaur qui lors de la restauration de son château entre 1920 et 1930, a restitué à cette vénérable pierre, à peu près la place qu'elle occupait à l'origine, car ce blason d'un grand maître, devait surmonter l'entrée principale du château.

On suppose qu'Hélion de Villeneuve est le constructeur du château et de l'église de Douzens, primitivement chapelle du château.

Cette famille eut une branche : les de Villeneuve-Bargemont, dont il y avait encore de la survivance à Paris et à Avignon dans les années 1930. C'est l'auteur de cette branche qui obtint en 1506 du roi de France Louis XII d'ajouter en cœur du blason ancestral, un écusson d'azur, chargé d'une fleur de lis d'or. C'est une concession octroyée après la bataille de Marignan.

L'entrée principale du château et à droite, l'église Saint Vincent de Douzens.

Le grand maître Hélion a-t-il habité le château de Douzens qu'apparemment il avait fait construire ? On ne peut, sur ce point, que rester dans le domaine des hypothèses, mais on ne serait pas surpris que notre personnage eût fait sa résidence à ce siège de Commanderie, du moins momentanément. Hélion, élu en 1319, ne rejoignit l'Ile de Rhodes qu'en 1336. Dans cet intervalle, de 17 ans, il resta en Provence ou en Languedoc, soit à cause de son état de santé, soit à cause de l'arrangement des affaires de l'Ordre qui, à ce moment-là, par suite des dernières guerres avec les Turcs, n'étaient pas financièrement brillantes.

Dans cet intervalle aussi, il tint un chapitre général à Montpellier.

Il est à remarquer que la Commanderie de Douzens était particulièrement affectionnée de l'Ordre puisque, en 1567, nous voyons un allié de la famille de Villeneuve : Octavien de Baschi, commandeur de Douzens.

Hélion de Villeneuve naquit vers l'an 1270, d'Arnaud de Villeneuve, dit le Grand, et d'Aigline de Sabran, tante de Saint-Elzéar. Aigline était apparemment la seconde femme d'Arnaud.

Hélion avait une sœur de sept ans plus âgée que lui et dont la mère, Sibille d'Uzès, était de la Maison de Sabran. Cette sœur d'Hélion se nommait Rossoline ou Roseline. Elle mourut en 1329. L'Eglise l'a placée sur les autels sous le nom de sainte Roseline. On lui attribue durant sa vie d'être intervenue plusieurs fois pour faire cesser l'hérésie des Albigeois.

L'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, héritier de celui des Templiers, possédait des biens immenses comme on a pu le voir ci-avant.

L'entrée principale du château et à droite, l'église Saint Vincent de Douzens.

Dans la base Mérimée je n'ai pas trouvé ce château classé au titre des monuments historiques. La famille Montlaur possédait le château au début du XXème siècle, Joseph Montlaur maire de Douzens en 1937 en était le propriétaire à l'époque, je ne sais pas si ce château est resté dans cette famille de nos jours. Peut-être recevrais-je des infos, suite à la publication de ce reportage. N'hésitez pas à me contacter pour partager vos éléments historiques afin de compléter cet article.

L'église Saint Vincent à Douzens.

 

L'ÉGLISE DE DOUZENS

L'église de Douzens est dédiée à saint Vincent. La cure était occupée autrefois par un vicaire perpétuel, dont la congrue était payée par les chevaliers de Malte. L'évêque de Carcassonne nommait à la cure et percevait le tiers de la dîme; les deux autres tiers appartenaient aux chanoines réguliers de Sainte-Geneviève de Cassan au diocèse de Béziers. Par décret du 11 prairial an XII, l'église fut érigée en succursale dépendant du doyenné de Trèbes et comprenant Comigne de 1807 à 1854.

L'église Saint Vincent avec sa petite placette devant, à Douzens.

L'église de Douzens, orientée régulièrement de l'Est à l'Ouest, comprend une large nef de quatre travées précédée d'une abside polygonale à sept pans. Cet édifice, bien qu'entièrement remanié, offre cependant quelques vestiges des parties anciennes. Ces parties anciennes de l'église de Douzens, étaient primitivement celles de la chapelle du Château, elles ne sont pas antérieures au XIVème siècle, il est permis de supposer que sa construction date de la même époque du grand maître dont le blason décore aujourd'hui une porte d'entrée du château et dont il est parlé plus haut.

La longueur totale de l'église est de vingt-trois mètres. Le sanctuaire a une largeur de huit mètres soixante-quinze. La nef mesure seize mètres dix sur neuf mètres trente-cinq de largeur. La voûte a une hauteur de neuf mètres cinquante.

La nef possède une voûte récente en briques sur croisées de pierres. Seuls les doubleaux sont peut-être anciens. L'abside paraît avoir des ogives anciennes. Celles-ci retombent sur des chapiteaux polygonaux dont quelques-uns sont à deux rangs de feuillage. Cinq longues fenêtres très simples, éclairent le chevet.

La nef est bordée par quatre chapelles du côté de l'évangile, et par trois du côté de l'épître ; la deuxième travée étant occupée par la porte. Ces chapelles datent de différentes époques. Les plus anciennes sont celles qui touchent le sanctuaire.

L'église Saint Vincent à Douzens.

Dans la quatrième chapelle de droite, une clef de voûte porte l'agneau détourné. Dans la troisième, deux consoles sculptées : une du côté du sanctuaire des anges agenouillés portant un blason orné de la croix de Malte ; et une du côté du fond de l'église, on peut voir un animal fabuleux, sorte de taureau dévorant un homme, en face de l'animal, un guerrier tenant un bouclier, semble le combattre pour délivrer son compagnon. La présence de cette sculpture dans l'église de Douzens, présente un très grand intérêt et constitue une date indiscutable. La scène représente un épisode qui eut un retentissement universel et qui se produisit sous la maîtrise du grand maître Hélion de Villeneuve, c'est-à-dire de 1319 à 1346.

A cette époque, l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, n'était pas dans l'île de Malte, mais dans celle de Rhodes. Un monstre énorme et dont on ne connaissait pas encore la nature, ravageait l'île de Rhodes, bêtes et gens en étaient les victimes et les chevaliers qui s'essayaient de le combattre, ne reparaissaient plus. Finalement, le grand maître interdit dorénavant à ses chevaliers, de poursuivre la lutte avec le monstre. Cependant un des chevaliers, originaire de Provence, Dieudonné de Gozon, ne craignit pas d'enfreindre la consigne et d'attaquer le monstre en usant d'un stratagème auquel nul avant lui, n'avait songé. On avait remarqué en effet que le monstre couvert d'écailles très grandes et très épaisses ne pouvait pas être atteint par lances, épieux, épées, etc. Si l'on pouvait l'amener à se coucher sur le dos et à présenter ainsi la partie du corps privé d'écailles, il y aurait une chance à le transpercer. Gozon imagina donc de faire intervenir de gros chiens formés dans ce but et la manœuvre réussie, le monstre présenta son ventre et Gozon s'empressa de le transpercer. Le monstre n'était qu'un crocodile énorme. L'île de Rhodes en fut pour toujours délivrée. Mais Hélion de Villeneuve, inflexible sur les principes déclara que pour un chevalier, l'observation de la règle, l'obéissance aux ordres du supérieur, étaient plus précieuses que la vie humaine et Gozon dut quitter l'ordre.

Mais le grand maître revint quelque temps après sur son intransigeance, de Gozon rentra dans la milice et à la mort d'Hélion de Villeneuve, survenue, en 1346, les chevaliers éliront pour leur grand maître : Dieudonné de Gozon qui gouverna l'ordre de 1346 à 1353.

Cette famille noble n'est pas étrangère à notre région et même à la Cité de Carcassonne. Par suite de son alliance avec la Maison de Montcalm, nous avons eu comme dernière abbesse de Rieunette, Louise de Montcalm-Gozon et au XVIIIème siècle, nous voyons en compagnie du chevalier de Lévis et d'un de Rigaud de Vaudreuil, un de Montcalm-Gozon, dans les derniers défenseurs du Canada.

Les chapelles du côté gauche offrent peu d'intérêt. Signalons seulement deux consoles à tête humaine dans la troisième.

  

Le porche de l'église Saint Vincent à Douzens.

La porte qui s'ouvre dans l'axe de la deuxième travée est surmontée de quatre voussures retombant, l'externe sur des modillons en forme de têtes, les trois autres sur des chapiteaux très simples, gros tore sur une corbeille cylindrique. Les colonnes sont également cylindriques. Au-dessus de la porte, on remarque deux corbeaux qui semblent avoir soutenu un toit protégeant rentrée.

Un clocher arcade à deux baies couronne le mur du fond ; il possède deux cloches.

La petite cloche d'un diamètre de 0,85m portant l'inscription suivante en capitales gothiques, les mots séparés par des triples points :

+ XPS : VI\CIT : XPS : REGNAT : XPS : IMPKRAT : XPS : ABOMNIM : ALO : ; + NOS : DKFÉNDAT .

Pas de nom de fondeur. En ce qui concerne l'ornement on peut voir quatre fois la représentation de saint Vincent, tenant dans la main droite un livre et dans la main gauche une palme de martyr.

La grosse cloche d'un diamètre de 1 mètre datant seulement de 1889, fondue par Monet de Lyon. Elle porte l'inscription suivante : "Je m'appelle Marie Louise Vincent".

Détails sur les voussures du porche de l'église Saint Vincent à Douzens.

Modillons en forme de têtes ornant les voussures retombant, restaurés récemment.

Modillons en forme de têtes ornant les voussures retombant, restaurés récemment.

En 1774, frère Antoine-Joseph Elzéar de Riquetti-Mirabeau, de la même famille provençale qui avait donné l'ingénieur Paul Riquet et qui donnait le fameux tribun révolutionnaire Mirabeau, était commandeur de Douzens.

Lors d'une visite d'inventaire effectuée par les Commissaires de l'Ordre sur les Commanderies et de leurs possessions, un rapport relatif à l'église de Douzens, mentionne ceci : "que le Commandeur en est le curé primitif, et que dans le sanctuaire se trouve le banc du seigneur qui est à dossier et à accoudoir et qui a sur le milieu, la croix de l'Ordre à huit pointes, sculptée et peinte en blanc, sur fond de gueules".

 

LES MOULINS A GRAINS ET LES MOULINS DRAPIERS A DOUZENS

A Douzens, plusieurs documents désignent des moulins à grains construits avant 1133. Il y a à cette époque au moins trois moulins constituant cette meunerie qui sont de véritables usines destinées à moudre les céréales. La première minoterie n'appartient pas à la Milice, elle a été construite bien avant leur arrivée, le Temple décidera de l'acheter en 1152.

Vestige d'un moulin situé au Sud-Ouest du village de Douzens au lieu-dit "Moulinasse".

Il y avait aussi des moulins drapiers sur le territoire de Douzens, à un endroit bien précis portant le toponyme d'Arrapesac ("Rapasacs ou ad Arrapasacos ou Rapa Sax"). Le nom de cet endroit implanté sur la rive droite de l'Aude n'est pas parvenu jusqu'à nous.

C'est le 8 octobre 1152 que l'on trouve la première mention de ceux-ci, car les templiers acquièrent des droits sur une rive de l'Aude afin d'y installer un grand bief destiné à la digue de leurs moulins.

Autre photo des ruines du moulin situé au Sud-Ouest du village de Douzens.

Une photo du tombeau d'Henry Bataille situé à Moux, proche du village de Douzens à l'Est.

Henry Bataille est un dramaturge et poète français, né à Nîmes le 4 avril 1872 et mort le 2 mars 1922 à Rueil-Malmaison, dans sa propriété du « Vieux Phare ».

Son tombeau à Moux (Aude) est une fontaine de marbre Renaissance sur laquelle se trouve une reproduction du Transi de René de Chalon réalisée par le sculpteur animalier François Pompon. Il est placé devant la crypte familiale, derrière un enclos où sont placés différents poèmes de Bataille.

 

Suivant la tradition de ce site, voici quelques photos anciennes de Douzens :

Douzens, la route Nationale en 1910.

Douzens, le grand Boulevard en 1905.

Douzens, le grand Boulevard en 1910.

Douzens, la rue des Poilus en 1910.

Le village de Moux proche de Douzens.

Douzens, l'avenue de Carcassonne en 1910, à gauche le poids public.

Le même endroit que la photo ci-dessus et les suivantes, Douzens, l'avenue de Carcassonne de nos jours.

Douzens, l'avenue de Carcassonne en 1910.

Douzens, route Nationale ou l'avenue de Carcassonne en 1910, avec la rue du Barry à gauche.

Douzens, la gare en 1910.

Douzens, l'avenue de la gare en 1910.

Douzens, l'avenue de la gare, la même photo que ci-dessus mais colorisée, en 1910.

Douzens, le groupe scolaire en 1910, il existe encore de nos jours.

Douzens, le château de M. Montlaur en 1910, la façade Nord.

Douzens, le château la façade principale au Sud, en 1905.

Douzens, le château de M. Montlaur en 1910, la façade Nord.

Douzens, le château la façade principale au Sud, en 1905.

Douzens, la poste, la mairie, et école de garçons en 1920.

Douzens, une vue générale en 1950.

Douzens, l'église Saint Vincent en 1950. 

Douzens, la rue du Barry en 1950.

N'oubliez pas que l'Histoire continue à exister, même lorsque la dernière page d'un reportage est tournée ...

 

Références bibliographiques : Recherches dans des archives diverses, bibliothèques en ligne, Cartulaires des Templiers de Douzens, Histoire du grand prieuré de Toulouse, publications du SESA, mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires en bas de l'article ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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15 mai 2015

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici la seconde partie du reportage consacré au village de Joucou et ces châteaux. Je vous souhaite une bonne découverte, laissez un commentaire si vous le désirez à la fin.

 

LE DÉFILÉ DE JOUCOU OU GORGES DE JOUCOU

En 1867, construction de trois tunnels de 40, 60 et 20 mètres de longueur, sous l'administration de monsieur Magnien préfet de l'Aude et sous la direction de messieurs Malric agent-voyer chef du département de l'Aude, Louis Fages agent-voyer de l'arrondissement de Limoux et Vacquier agent-voyer conducteur. Ce percement a rendu de grands services à la population, permettant ainsi à la route de continuer à suivre la vallée du Rébenty.

   

Le défilé de Joucou ou gorges de Rébenty comme si vous y étiez !

Plaque commémorative fixée sur la roche à l'entrée du premier tunnel du défilé.

Voici une succession de photos du passage réalisé dans la roche en 1867, ce qui a grandement favorisé les échanges et les déplacements entre le Pays de Sault et le Sud évitant ainsi un long détour.

 

 

 

Trois tunnels étroits se succèdent dans le défilé de Joucou.

 

Tunnel de Joucou

Une vue aérienne juste au-dessus du défilé de Joucou avec le piton rocheux à droite protégeant les ruines du château d'Able.

Une vue aérienne du village de Joucou jusqu'aux gorges du Rébenty que l'on voit au fond avec le plateau de Sault.

Une vue aérienne en regardant vers l'Ouest, en direction du défilé de Joucou, le village se trouvant en bas de la photo.

Le Rébenty traverse le village de Joucou

   

Le Rébenty après sa sortie des gorges il traverse le village de Joucou.

Une vue du village de Joucou en regardant vers l'Est, au fond se dresse le roc de Taffine

La D107 sortant du village de Joucou en direction de Marsa, à droite le roc de Taffine.

Le roc de Taffine (771m), à droite, on aperçoit les toits du hameau de Taffine, juste derrière se trouve les ruines du château de Castelpor.

Voici un extrait de carte IGN vous situant les trois châteaux autour du village de Joucou dont il est question ci-après.

Extrait de la carte du diocèse d'Alet les Bains datant de 1781, situant le château d'Able, le moulin à scie en face, et le château de Castelpor.

En arrivant par le défilé de Joucou, le village se trouve devant vous, et sur votre droite vous apercevez un pan de mur, c'est ce qui reste des ruines du château de Joucou.

Sur ce promontoire, situé à l'Ouest du village de Joucou, se dresse les derniers vestiges du château de Joucou.

   

A gauche, calvaire se trouvant face à l'ex colonie de vacances "le Soula". A droite, calvaire se trouvant derrière l'église le long du chemin menant aux ruines du château de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DE JOUCOU

Le château de Joucou appartenait à la seigneurie ecclésiastique. L'abbé de Joucou était également seigneur d'Aniort, Campagna, Fontanès et d'une partie de Rodome et Galinagues. Les vestiges d'un donjon-tour rectangulaire juché sur une hauteur dominant le village au lieu dit "Le Casteillas" sont les seuls témoins de son existence. Il communiquait à vue avec les châteaux d'Able et de Castelpor. Malheureusement j'ai très peu d'informations concernant ce château, si vous possédez des éléments historiques qui peuvent compléter ce reportage, envoyez moi vos infos je les rajouterai volontier.

Un pan de mur se dresse au loin, vestige des ruines du château de Joucou vu du village.

Ce pan de mur isolé est le dernier témoin de l'existence d'un château à Joucou.

Le château de Joucou, vu côté Rébenty, des traces de murs dessinent plusieurs salles au sol.

Comme à Montaillou il ne reste pas grand chose du château de Joucou.

Je ne sais pas,  si des fouilles ont déjà eu lieu autour de ces vestiges du château de Joucou.

Pour combien de temps encore se dressera cet ultime témoin du passé.

Ruines du château du Joucou, plateforme du donjon.

Le mur vu côté Sud, des ruines du château de Joucou, permet d'observer l'appareillage de celui-ci.

Des vestiges de murs éparses délimitent partiellement l'enceinte du château de Joucou.

Pan de mur important encore debout du château de Joucou.

Ruines du château du Joucou, terrasse côté montagne.

Ruines du château du Joucou, des appareillages de soubassement de murs sont encore bien visibles.

 

Une vue aérienne des ruines du château d'able sur son éperon rocheux, difficile d'accès.

La route en direction des ruines du château d'Able, l'entrée du défilé de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DU RÉBENTY ou D'ABLE

Juché à 846 mètres d'altitude à l'extrémité de la crête du "Soula", le château communiquait à vue avec ceux de Belvis et de Joucou. C'est vraisemblablement pour défendre le passage stratégique entre la vallée du Rébenty et le plateau de Sault qui conduisait au Donnezan que fut construit le château.

Le château d'Able ou de Saint Jacques d'Able perché sur un haut rocher de la rive gauche du Rébenty, protégeait la communauté de Joucou et son monastère. Ce rocher surplombe d'une hauteur de 300 mètres les trois tunnels, la route et le ravin des gorges de Joucou.

Fédié disait que le château d'Able était une ancienne tour wisigothe. Ce château avait, avait comme celui de Belvis, la forme d'un rectangle tracé sur la crête d'un roc. Les aménagements de défense consistaient dans le chemin d'accès avec deux ou trois portes fortifiées, du côté de l'Ouest. Avec ce qui restait des murs dans les années 1940 on pouvait encore suivre le plan. Il y a 75 ans, d'après le témoignage de l'abbé Moulis, on pouvait discerner son plan rectangulaire mesurant six mètres sur douze et trois murs parallèles formant un accès en chicane.

Le village de Joucou vu des ruines du château d'Able

Au sommet de ce piton rocheux, les ruines du château d'Able, dont on distingue quelques vestiges de pans de murs.

Ruines du château d'Able

La forteresse d'Able ou Aples située sur le territoire de la commune de Joucou, est vraisemblablement d'origine wisigothe V ème - VII ème siècle. Le château d'Able ou de Rébenty comme on l'appelait au X ème siècle, faisait partie du fief des comtes du Razès. Jusqu'au X ème siècle donc, il était désigné sous le nom de Rébenty, inféodé par un seigneur du même nom dont les traces sont conservées dans deux actes l'un de 1124 où figure Guillaume de Rébenti (Guillelmus de Rebentino) il était parmi les nobles qui se soulevèrent en 1124 contre Bernard Aton, l'autre de 1183 où est signalé Pierre Bernard de Rébenti comme témoin dans un acte consenti par Roger comte de Razès.

Les ruines du château d'Able au sommet de ce piton rocheux (flèche rouge).

Zoom sur ce piton rocheux avec au sommet le château d'Able

On aperçoit au sommet les ruines du château d'Able

Les ruines du château d'Able apparaissent derrière les arbres

   

A gauche, on aperçoit à travers la végétation, les pans de murs du château d'Able. A droite, apparaît un des soubassements de ces murs.

Appareillage d'un des murs du château d'Able

   

Vestiges de murs d'enceinte du château d'Able envahies par la végétation

La plateforme à l'intérieur de l'enceinte du château d'Able.

Le terrain très abrupt, les ruines sont justes au-dessus de nous.

Au début du XIII ème siècle, pendant la croisade contre les Albigeois, les lieutenants de Simon de Montfort investirent le château. Ses terres et son moulin furent compris dans l'apanage de Lambert de Thury. Able, forteresse royale, résista aux incursions espagnoles lors des luttes entre Louis XI et l'Aragon.

A dater du XIV ème siècle, le château de Rébenti fut appelé le château d'Able. Il appartenait, deux cents ans plus tard, à un seigneur du nom de Nègre d'Able.

Ce château succomba en 1572 devant les attaques des calvinistes et fut détruit.

Le défilé de Joucou menant au château d'Able

Le premier tunnel des gorges de Joucou en direction du château d'Able.

Quatre tunnels se succèdent dans les gorges de Joucou, route étroite longeant le Rébenty.

Les tunnels des gorges de Joucou.

La famille de Nègre l'acheta aux commissaires du roi dont la descendance conserva le titre de sieurs d'Able (Archives du château de Niort).

Jean de Nègre est investi de la charge de bailli de Sault en 1594 et en 1608. Cet office, exercé par son aïeul Antoine de Nègre et son fils Pierre, était héréditaire dans la famille et se conserva dans la branche aîné de Jean, sieur d'Able.

En 1600, Jean de Nègre acheta aux commissaires du roi délégués à l'aliénation des petits domaines, le château ruiné d'Able et ses dépendances, dans le consulat de Belvis, ainsi que la montagne de Lacam ou Pénicas au consulat de Niort. C'est comme cela, par suite de cet achat, que les titres de sieur d'Able et de Lacam passèrent dans sa famille.

 

Jean de Nègre épousa Marie Serda de Chalabre ils eurent 4 enfants :

                - Pierre de Nègre, sieur d'Able, bailli lui aussi de 1590 à 1675, qui suit ;

                - Antoine de Nègre, prêtre, précenteur à la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillèdes ;

                - Jean François, prêtre, curé de Belcaire de 1639 à 1671 ;

                - Françoise, épousa Jean Jacques de Couderc, sieur de Cazelles.

On pense, que Paule de Nègre mariée à Philippe de Niort, ainsi que Charles et Louis de Nègre habitant Caudiès, sont des enfants de Jean.

Pierre de Nègre, bailli, fut marié deux fois. De son premier mariage il eut cinq enfants, dont César de Nègre, chevalier d'Able. De son second mariage avec Marguerite du Bousquet, il eut cinq autres enfants.

La seigneurie d'Able tomba dans l'escarcelle de Jean Thimoléon de Nègre premier fils du premier mariage de Pierre de Nègre.

Jean Thimoléon de Nègre né en 1629 mourut en 1703. Il avait épousé en 1665 Marie Anne de Corneille ou Cornille fille du notaire Jean Corneille d'Aunat. Elle décèdera en 1692. De ce mariage naquît douze enfants, dont François de Nègre qui épousa en 1704 Toinette Gaichier de Roquefeuil, il mourut en 1721. Elle décèdera en 1724. De ce mariage naquît seulement une fille en 1713 : Marie de Nègre d'Able.

Les biens de cette famille de Nègre d'Able seront par la suite transmis par testaments à diverses nièces et ce fut l'extinction de cette branche de Nègre.

Il ne reste de ses ruines aucun élément architectural caractéristique. Le château d'Able protégeait une communauté blottie sous ses murs près de la rivière et dont les ruines sont encore visibles. Les murs de deux maisons qui la composaient ont encore 2 à 3 mètres de haut. La dernière famille qui l'occupa disparut en 1914. Il est probable que le village fut reconstruit au pied du rocher près de l'eau après avoir subi le même sort que celui du château au XVI ème siècle.

Sur la rive opposée, subsistent encore les ruines d'un moulin farinier mentionné dès le X ème siècle transformé en "moulin à scie" au XVIII ème siècle et celles d'une église placée sous le vocable de Saint-Thomas en 873.

Certaines forteresses furent rasées pendant les guerres dé religion, et d'autres lors des incursions espagnoles des XV ème et XVII ème siècles. Si le plus souvent, les communautés rurales ont subsisté à proximité de l'ancienne forteresse, certaines ont été complètement abandonnées comme Able, Gesse (voir le reportage sur Bessède de sault), Dournes, et Castelpor.

 

 

Une vue aérienne des ruines du château de Castelpor

Extrait de carte IGN vous situant les ruines du château de Castelpor par rapport au village de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DE CASTELPOR

La forteresse de Castelpor ou Castelpore, Castelport est, elle aussi située sur le territoire de la commune de Joucou.

Castelpor (Castrum Porti, château de passage), ce château d'origine wisigothe, fut inféodé aux comtes du Razès, vers 845. Castrum-por ou Castrum porrum est cité du IX ème au XVII ème siècle dans les archives communales de Belvis.

Situé sur la rive droite du Rébenty en face du village de Marsa il gardait le défilé, comme son nom l'indique.

 

Ce riche fief comprenait alors : Marsa, Quirbajou, le village d'Altozoul aujourd'hui simple métairie et une grande partie de la forêt de Fanges. En 994 Bernard Odon de Niort donne ce château à sa femme (Inventaire Roques), ainsi que celui d'Aniort et de Belfort.

Castelpor était bâti à mi chemin entre les villages de Joucou et de Marsa, sur un rocher se détachant de la vallée, lui aussi défendait un passage traversant la vallée pour aller de la plaine de Sault au Donnezan par Aunat.

Vers 1080, hommage des châteaux d'Aniort et de Castelpor, rendu par Guillaume, fils de Névié, à Ermengarde, vicomtesse femme de Raymond Bernard de Trencavel.

En 1152 le seigneur de ce fief n'était autre qu'un des membres de la famille d'Aniort qui prêta serment de fidélité à Raymond de Trencavel, comte du Razès, fils de la princesse Cécile de Provence.

Ce serment de fidélité fut renouvelé quelques années plus tard quand le fils de Raymond Trencavel eut à lutter contre le comte du Roussillon et de Barcelone qui avait envahi le pays de Fenouillèdes et qui voulait s'emparer du pays de Rhedez.

 

En décembre 1175, Roger, vicomte de Béziers reçoit l'hommage des seigneurs d'Aniort, Belfort et Castelpor.

Autre hommage rendu à Raymond de Trencavel en mars 1177, par Raymond d'Aniort, d'Othon d'Aniort son fils, de Pierre d'Aldedune et de Guillaume d'Aniort fils d'Ermecens.

En 1240, Gerault d'Aniort l'offre en gage au roi, mais il ne lui sera pas rendu. Vers 1244 le roi y fit tenir garnison : Bernard d'Erali la commandait avec trois sergents d'armes (Histoire Général du Languedoc, Tome 8, col. 1452).

En 1159, le seigneur feudataire de Castelpor prêta serment de fidélité pour le château, à Raymond de Trencavel, son suzerain. Il était de la famille d'Aniort, au moment de la croisade albigeoise, le château fut assiégé par les armées de Simon de Montfort. Le roi, après sa soumission, en reçut livraison des mains de son seigneur et la forteresse, devenue place royale, eut une garnison de trois sergents d'armes (Servientes) après 1256.

 

En 1342, Bernard de Castelpor, damoiseau et son frère, prêtèrent leur concours au roi de France pour combattre les Anglais. En 1370, Pierre de Castelpor fut fait capitaine à Narbonne par le vicomte Aymery.

Au cours du XIV ème siècle Castelpor résista aux attaques espagnoles mais pas à celles de la deuxième invasion. Lors des luttes entre Charles VIII et Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, il fut détruit en 1496 par les armées espagnoles qui ravagèrent le pays de Sault. Ne subsistent aujourd'hui que quelques restes de murs.

 

Si nous remontons à 1594, nous trouvons dans les recherches du diocèse d'Alet un sieur de Plaigne, seigneur de toute juridiction de Marsa et Quirbajou. Son héritière, Anne de Plaigne, en 1667 (acte notarié à Belcaire), s'intitule seigneuresse de Marsa, Quirbajou et Castelpor. Anne de Plaigne était mariée à Guy de Fau, comte de Pibrac, et la seigneurie de Castelpor passa dans cette famille ; elle dut la garder jusqu'à son extinction. En 1748 (acte notarié à Aunat), on y trouve François de Durfort, comte de Pibrac.

Voici quelques photos du village de Joucou :

Photo prise de l'église, la montée.

Le village vu depuis l'oratoire Notre Dame du Rébenty.

Le pont sur le Rébenty permettant l'accès au centre du village de Joucou.

Le pont sur le Rébenty permettant l'accès au centre du village de Joucou.

Joucou, les berges du Rébenty.

La mairie du village de Joucou.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

   

A gauche, Joucou vu des ruines du château. A droite, la rue étroite du cloître.

Joucou, vu des ruines du château.

Joucou, place du cordonnier.

Joucou, porte du parc ou de l'abbatiale ?

Joucou, rue de la mairie.

Joucou, la rue du cloître, on aperçoit les ruines de l'abbatiale derrière.

L'église de Joucou.

Place devant l'église de Joucou, sur la droite de l'église, la route menant aux ruines du château.

Joucou, le long de la D107 en direction de Marsa avec au fond le Roc de Taffine (771m).

 

Comme à l'accoutumée, voici quelques photos anciennes :

Le village de Joucou en 1900

Zoom sur la photo ci-dessus, le village de Joucou en 1900

Sortie du village de Joucou en direction du défilé en 1900

Le village de Joucou en 1950

Le village de Joucou en 1900, le pont sur le Rébenty, l'école et la mairie.

Le village de Joucou en 1900

Les gorges de Joucou en 1900, en allant vers Niort de Sault.

  

Deux photos des tunnels des gorges de Joucou  en 1900, l'une d'elle est animée.

Les gorges de Joucou, le même endroit que la photo ci-dessus mais en 1965.

Les gorges de Joucou en 1900 en remontant vers Belfort sur Rébenty.

Les gorges de Joucou en 1900

Les deux tunnels des gorges de Joucou en 1900

Les tunnels des gorges de Joucou en 1900

   

Le premier tunnel des gorges de Joucou en 1900

   

A gauche, une vue générale des gorges de Joucou en 1900. A droite, le bâtiment de la colonie de vacances "Le Soula" se trouvant à l'entrée du village de Joucou, ici en 1950.

   

Le premier tunnel des gorges de Joucou, la photo de gauche en noir et blanc date de 1950 et celle en couleur de 1960.

   

Les gorges de Joucou, la photo de gauche date de 1960 et celle de droite de 1970.

 

Références bibliographiques : Recherches dans des archives diverses, bibliothèques en ligne, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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30 avril 2015

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !

Le site a subi des dérangements importants lors de son transfert sur la nouvelle plateforme kiwi d'over-blog qui ont demandé beaucoup de temps afin de rétablir les choses. J'ai remanié l'ensemble du site, le cours normal des diffusions va pouvoir enfin reprendre. Il a fallu que je m'habitue à une nouvelle procédure qu'il faut dire alambiquée, pas très pratique malgré cette soit disant nouveauté, pour réaliser un reportage avec photos, mais c'est chose faite, voici donc le premier article conçu sous "kiwi" !

Je continue donc cette série "Présentations et Découvertes des villages du Pays de Sault", et aujourd'hui, je vais vous présenter le village de Joucou qui fut un lieu très important autrefois, je parlerai aussi des châteaux d'Able et de Castelpor, voisins de Joucou.

Vu le nombre de photos, environ deux cents, le reportage sera réalisé en deux parties pour une question de confort d'affichage, laissez le temps aux photos de s'afficher, car la nouvelle plateforme kiwi d'over-blog me semble un peu lente par rapport à l'ancienne version V2 .

Mes remerciements aux internautes pour leur générosité, en offrant leurs photos pour documenter ces reportages et qui ont compris le message que je désire faire passer via ce site web. Sans votre aide et participation ces articles ne peuvent voir le jour, donc n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez, mobilisez vous oh peuchère !

D'autres reportages verront le jour bientôt ... J'ai aussi le projet d'en faire un sur Narbonne.

Je vous souhaite une bonne découverte, laissez un commentaire si vous le désirez à la fin.

 

Le village de Joucou se situe à 147 km de Toulouse, 74 km de Carcassonne, 62 km de Foix, 130 km de Narbonne, 160 km de Béziers, 80 km de Perpignan et à 824 km de Paris.

Extrait de carte IGN, Joucou se situe à l'Est du plateau de Sault sur la D107 qui vous mène à Axat. J'ai cerclé en rouge la position du défilé de Joucou avec ses trois tunnels successifs taillés dans la roche.

Extrait de carte IGN, vous montrant la position des trois châteaux proches du village de Joucou, dont il sera question dans la seconde partie du reportage.

Vue aérienne du village de Joucou

  

A gauche, le blason de Joucou tiré du document officiel "L'armorial général de France réalisé par Charles d'Hozier 1696". Et à droite, le blason actuel qui est inchangé.

Le village de Joucou en vue, en venant de Belfort par la D107

En arrivant par la D107 de Belfort sur Rébenty, et après avoir franchi le défilé, le village de Joucou apparaît.

Joucou, la rue principale remontant vers l'église.

La partie Ouest du village de Joucou.

Entrée du village de Joucou en arrivant de Marsa, à droite le bâtiment de l'ancienne colonie du Soula (dans la seconde partie il y aura une photo des années cinquante).

Les toits du village de Joucou vus de la D107.

Le côté Est du village de Joucou

Le village de Joucou dans une région authentique relativement préservée,  avec ses gorges au fond et tout en haut on aperçoit le plateau de Sault, photo prise de Serre Capis (1080m) situé au Sud-Est du village.

Une vue aérienne côté Est du village de Joucou entouré de végétation dense. Dans le coin haut gauche, se trouvent les ruines du château de Joucou. 

Une vue aérienne, zoom sur le Rébenty traversant le village de Joucou, avec son parcours à truites farios.

Ici, nous sommes au nord du village, sur le plateau au lieu dit "le Pas de Joucou" (altitude environ 900m), on aperçoit le village de Belvis au fond.

L'arrière de l'église de Joucou

Le clocher de l'église de Joucou émergeant de la végétation endormie.

Joucou vu de la route en venant de Belfort par la D107

Joucou au mois de mars

Petit village sur la rive droite du Rébenty, torrent qui se jette dans l’Aude en amont de Saint-Martin-Lys, compte 36 habitants appelés les Joucounais. Sur le bord du Rébenty, au sein du village subsistent les vestiges de l'église abbatiale Saint-Jacques de Joucou, dont l'existence est attestée dès 768 (voir plus loin la photo de l'inscription trouvée dans les ruines de l'abbatiale), à la mort de Pépin le Bref.

Le village de Joucou vu de la D107 qui surplombe celui-ci.

Zoom sur l'église du village de Joucou

Le charmant petit village de Joucou avec sa petite église

 

Joucou vu de la D107

Joucou, Jocou (jucundus qui veut dire l'agréable). Dans un document de 1019, le village est cité sous le nom de Jocono. D'après ce que j'ai pu lire, le nom Joucou serait dérivé du mot latin jugum . Celui-ci désignait, à l'origine, le joug des bœufs mais, par métaphore, il devint progressivement synonyme de "butte à sommet" les sinuosités du joug étant comparées à de petites collines. Le village original se serait donc édifié au sommet d'une petite colline. Effectivement, Joucou se trouve sur un éperon.

On trouve l'abbé de Joucou, dès 850 sous le règne du roi Lothaire, lorsque le village de Campagna est cité dans une donation, quand l'alleu de Campagna et son église dédiée à Saint-Jean-Baptiste (éclésio de Campanhano, 1347, archives du Vatican) sont donnés à l'abbé de Joucou par le chevalier Myron.

Le 17 septembre 873, une charte par laquelle l’archevêque de Narbonne, Sigebadus consacrant l’église de Formiguères, mentionne le clerc Bartholomé de Joucou. L'abbaye de Joucou est nommée ainsi : Monasterium Sancti Jocabl de Jocundo.

En 884, Charles III le Simple mit un moine, nommé Salomon, à la tête de l'abbaye, il y resta de 884 à 894.

Dans les archives du chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet, en 906, on trouve une donation, par le roi Charles III dit le Simple (879-929), à l'abbaye de Joucou, de la forêt de Notre-Dame de Gesse et autres biens dans le pays de Sault.

En 983, une donation par Miro, chevalier, et Aldiart, son épouse, du village de Campagne, aux religieux de Joucou.

Le village vu des ruines du château de Joucou que vous verrez plus en détail dans la seconde partie.

En 1253, l'abbé de Joucou avait fait un échange avec l'archevêque de Narbonne et lui avait baillé l'église de Cabirac et tous les droits généralement qu'il avait dans toute l'étendue des lieux de Belvianes, Brenac, et Quillan.

Dans le testament du grand archidiacre de Narbonne Pierre VII, datant du 5 mars 1255, est indiquée sa présence à l'élection d'Ermengald abbé de Saint-Jacques de Joucou en 1253.

Lors de la croisade Albigeoise au XIII ème siècle, le Pays de Sault fut une région de repli pour les parfaits et les chevaliers dépossédés de leurs terres qui vinrent nombreux s'y réfugier. Mais Joucou et de nombreux villages avaient pour seigneurs des autorités ecclésiastiques comme l'abbé de Joucou, et le chapitre de St-Paul-de-Fenouillet, ce qui fait que l'adhésion au catharisme fut un phénomène minoritaire, voire marginal, dans ces contrées.

Après la Croisade des Albigeois en 1269, l'abbé de Joucou assista à l'Assemblée des trois états de la sénéchaussée, à Carcassonne, avec les abbés d'AIet, de Saint-Hilaire, et de Saint-Polycarpe.

   

A gauche, la rue de la mairie de Joucou. A droite, une porte surmontée d'une sculpture rue du cloître.

Les religieuses de Prouille qui avaient acquis des droits sur le village de Galinagues proche de Joucou en 1276 les cédèrent en 1278 à l'archevêché de Narbonne qui se partagea alors la seigneurie de Galinagues avec le roi et l'abbé de Joucou.

L'abbaye bénédictine de Joucou a été sous la règle de Saint Benoît jusqu'à l'an 1317 après que le pape Jean XXII l'unit à la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillet.

En mars 1318, elle fut rattachée au diocèse d'Alet et ne dépend donc plus de Narbonne.

L'abbé de Joucou était seigneur de Fontanès, cité en 1320 dans l'ordonnance de Philippe V le Long.

Dans un écrit de 1347, l'abbé du monastère est appelé Abbas Jocundensis.

La seigneurie de Rodome était partagée entre l'archevêque de Narbonne, le roi et l'abbé de Joucou. Rodome fut détruit en 1573 par les calvinistes conduits par Jean de Levis.

Au XIV ème siècle c'est l'abbé de Joucou qui est aussi seigneur d'Honacum (village d'Aunat).

La route quittant le village de Joucou en direction des gorges et ruines du château d'Able.

C'est Jean XXII qui avait délimité le nouveau diocèse d'Alet en y incluant entre autres le Razès comme il était à l'époque carolingienne, dans une bulle datant du 1er mars 1318 qui fixait ses frontières. Des quatre abbayes que le territoire de ce nouveau diocèse avait vues fleurir jadis, il ne subsistait, au XIV ème siècle, que celle de Saint-Jacques de Joucou. Les trois autres, Saint-Paul-de-Fenouillet, Saint-Pierre-de-Fenouillet, Saint-Martin-Lys, n'existaient plus qu'à l'état de prieurés ou d'églises paroissiales, ou même à l'état de ruines.

L'historien du comté de Besalu, don Francisco Monsalvatje (de Gerona), a reconstitué la liste des abbés de Joucou, de 873 à 1459. L'abbaye compta dix-neuf abbés de 873 à 1433. L'abbé Moulis en donne aussi la liste complète page 33 de son livre.

Le patrimoine foncier de l'abbaye de Joucou était considérable, le monastère a rayonné pendant plus de sept siècles sur le Pays de Sault, de nombreuses églises et abbayes y étaient rattachées, certaines en Donezan ou Capcir comme Sainte-Marie de Formiguères, Saint-Sauveur des Angles étaient à des distances géographiques importantes. Parmi les possessions sous la tutelle de l'abbaye il y avait les villages de la vallée du Rébenty et du petit plateau du Pays de Sault : Marsa, Rodome, Mazuby, Niort, Galinagues, La Fajolle, Mérial, Campagna, Fontanès, Aunat, Bessède, Le Clat, Gébets, Barrancou et Nentillas.

 

La fin de l’abbaye est marquée par la nomination de Jean de Lévis en 1459, comme administrateur perpétuel, par une bulle du pape Pie II.

Après la construction de l'église paroissiale dans le village de Joucou, l’ancienne abbatiale fut abandonnée et annexée au presbytère ; l’ancien jardin de ce presbytère correspondant à la nef demeura la propriété de la commune tandis que l’abside fut vendue à un particulier.

A partir de 1600, la maison de Nègre, baillis de Sault, possédèrent le château et la seigneurie de Joucou jusqu'à la Révolution. Ils habitaient le manoir seigneurial qui s'élevait sur la rive droite du Rébenty et dont on peut encore reconnaître les vestiges.

 

Une vue d'ensemble des ruines du chevet de l'abbatiale de Joucou.

Ce qu'il reste du chevet de l'abbatiale de Joucou.

 

DESCRIPTION DES VESTIGES DES RUINES DE L'ÉGLISE ABBATIALE DE JOUCOU

A la fin de l'ancien régime c'est à dire fin de 1789, de l'ancienne abbaye de Joucou, il ne restait plus de trace.

La revue "Catalane" datant de 1914 écrit ceci "de cette abbaye nous n'en voyons plus, là aussi, que des ruines; des pans de murs épais, construits avec de larges pierres plates, servant maintenant de greniers à foin".

Dans les années 1940, l'abbé Moulis décrivait le site ainsi : "Au fond du jardin du presbytère, on voit encore les restes de l'ancienne église Saint-Jacques, l'église de l'abbaye. Elle occupait tout le jardin. On en voit encore l'abside du chœur avec deux morceaux des chapelles latérales, le tout en style roman. Les dimensions de cet édifice nous démontrent l'importance de l'abbaye : il mesurait 16 mètres de largeur. L'abbaye elle-même était en dessous de l'église du côté  de la rivière. Elle communiquait avec celle-ci par une porte romane existant encore et donnant accès à ce que l'on appelle encore le cloître".

Voici un plan descriptif des éléments visibles aujourd'hui des ruines de l'abbatiale de Joucou.

  

A gauche, ce qui reste de l'abside centrale de l'abbatiale de Joucou. A droite, une plaque commémorative gravée retrouvée dans les ruines de l'abbatiale avec cette inscription :

In honorem S. Jacobi apostoli  an 768

L'architecture de l'église abbatiale de Joucou a certainement eu une influence directe sur la construction de certaines églises de l'Aude notamment à Caunes. Par son architecture rustique et la manière assez maladroite de couvrir les petites niches de l'abside ainsi que le plan du chevet. Il n'est pas impossible que le dispositif des niches empâtées à l'intérieur de l'abside, se soit répandu dans l'Aude, par l'intermédiaire de cette abbaye de Joucou, en relation, par ses possessions, avec le Capcir et la Catalogne.

Certes ruinée, mais c'est l'une des plus vieilles absides de France encore debout.

L'extérieur Sud du chevet de l'abbatiale de Joucou.

Le terrain où devait se trouver le choeur, le transept et la nef de l'abbatiale de Joucou autrefois.

Des soubassements de murs des ruines de l'abbatiale de Joucou.

Réfection du mur de soutènement en 2012 (photo du journal La Dépêche)

Les vestiges de l'église présentent une abside centrale à trois absidioles incluses ou empâtées et mesurait d'après les traces et estimations, seize mètres de large. Caractéristiques de ce style d'architecture, on peut voir encore aujourd'hui, des lésènes qui sont des petits contreforts plats encore visibles dans le mur extérieur Nord-Est.

On pense que l'église a été détruite au XVI ème siècle, soit par une guerre de religion, soit par une catastrophe naturelle, car en effet, un glissement de terrain a fait disparaître la moitié du village à cette époque.

 

LE VILLAGE AU FIL DES SIÈCLES

Au XVIII ème siècle le village de Joucou connut deux fortes inondations, par le Rébenty et par un torrent qui descend de la montagne de Pradels. Il y a eu de gros dégâts et des pertes humaines.

En 1594 le village comptait en tout 60 maisons.

Une épidémie de choléra en 1854 et 1856 toucha le Pays de Sault, à Joucou il y eut 46 décès au total.

Joucou atteint son apogée démographique en 1807 avec 250 habitants. Mais Joucou ne fait pas exception en Pays de Sault, les XIX ème et surtout XX ème siècles sont marqués par le dépeuplement rural, principalement dû à l'exode. En 1954, il n'y avait plus que 79 habitants au village.

Savez-vous qu'autrefois, jusque dans les années 60,  Joucou produisait son vin connu sous le nom "d'esquissa bragueta", il est vrai qu'il n'avait pas un degré très élevé. On trouvait jusqu'à 8 hectares de vigne sur les coteaux bien exposés.

Autrefois il y avait un moulin à Joucou qui appartenait au chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet ainsi que ceux de Gesse et de Campagna.

 

Les berges du Rébenty à Joucou.

Les berges du Rébenty à Joucou.

Sur le versant Sud /Est par rapport au village de Joucou, serpente un chemin reliant le village au col ou roc de Taffine, ce chemin est une ancienne route médiévale, attestée dans des documents dès le X ème siècle, elle passe à proximité des ruines du château de Castelpor (voir l'extrait de carte IGN).

Autrefois Joucou était entouré de jardins potagers avec des arbres fruitiers avec quelques parcelles de vignes sur le versant le mieux exposé, et aussi des prairies de fauche. Après le grand défrichement, la désertification est passée par là, aujourd'hui on ne devine aucune trace de champs, la forêt a repris ses droits comme sans doute au IX ème siècle quand les moines s'y installèrent.

 

   

Diverses photos de l'église de Joucou.

La façade Nord et le porche de l'église de Joucou.

 

L'ÉGLISE DE JOUCOU

L'église de Joucou domine le village, elle est située à deux cents mètres des ruines de l'église abbatiale de l'ancien monastère Saint-Jacques de Joucou. Sa construction doit très certainement datée du XV ème siècle, époque à partir de laquelle l'abbaye de Joucou a disparu. Dès sa construction, l'église a pu être administrée par la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillet, puis entre 1700 et 1789, c'est la cathédrale Saint-Just de Narbonne qui était collateur pour Joucou.

La façade Nord de l'église de Joucou.

Vitraux caractéristiques, à l'extérieur la croix patée est utilisée pour localiser un site chrétien, la croix rouge sur fond blanc fut également l'emblème des chevaliers templiers.

On retrouve ces mêmes vitraux sur l'ensemble de l'édifice comme ici sur le haut du chevet.

La façade Sud de l'église de Joucou.

Le clocher s'élève au Sud Ouest de l'édifice.

La façade Sud de l'église, côté chevet orienté vers l'Est.

Zoom sur le clocher de l'église de Joucou.

   

A gauche, le clocher avec sa couverture en ardoise. A droite, l'intérieur très rustique du clocher.

L'unique cloche de l'église de Joucou dont la sonnerie est automatisée.

   

A gauche, le porche couvert de l'église. A droite, le bénitier porte sur le côté, la date gravée de 1729.

Près de l'entrée, se trouve un bénitier portant la date de 1729. Sous la voûte néo-gothique, la nef est flanquée de deux chapelles latérales, celle de gauche est dédiée à la Vierge et abrite deux statues de Marie, nouvelle Ève terrassant sous ses pieds le serpent tentateur ; celle de droite, est consacrée à Joseph, elle renferme une vasque de marbre servant les fonds baptismaux.

Une chaire de bois sculpté dont l'escalier s'intègre dans le mur gauche de la nef. La nef et les chapelles présentent  des têtes sculptées à la base des arêtes d'ogive. Sept oculus ornés de vitraux au style naïf éclairent le sanctuaire.

Nef centrale avec sa chaire en bois sculpté à gauche et le choeur de l'église de Joucou.

Le choeur de l'église de Joucou.

   

A gauche, l'autel de marbre de l'église et à droite, le tabernacle lui aussi en marbre se trouvant sur l'autel, surmonté de la statue du sacré Cœur de Jésus.

La nef centrale de l'église de Joucou.

L'autel en marbre veiné vert de l'église de Joucou.

La nef centrale de l'église avec sa tribune balcon au fond et les deux chapelles latérales. 

Dans le chœur, au-dessus de l'autel, il y a une statue du sacré Cœur de Jésus et sur la gauche, un beau siège en bois à haut dossier. Au fond de l'église une statue du Saint Patron veille sur la paroisse, sous la tribune balcon on peut voir trois statues, celles de Sainte Jeanne d'Arc, de Saint Antoine de Padoue et de Sainte Thérèse de Lisieux.

La chapelle dédiée à la Vierge, se trouvant à gauche du choeur.

   

A gauche, l'autel de la chapelle dédiée à la Vierge. A droite, statue dorée de Marie terrassant sous ses pieds le serpent tentateur.

   

A gauche, l'autel de la chapelle dédiée à Joseph, elle renferme une vasque de marbre servant les fonds baptismaux. A droite, l'autel de cette chapelle, avec la statue de Joseph et à ses côtés, celle de saint Jean l'évangéliste avec à ses pieds, un aigle noir, qui selon les Pères de l'Église lui ont attribué ce symbole de l'aigle en référence
aux  " quatre êtres vivants " de la vision d'Ézéchiel et de l'Apocalypse de Jean.

   

A gauche, la vasque de marbre servant les fonds baptismaux dans le chapelle dédiée à Joseph, ainsi que la statue de la Vierge de Lourdes, ici à droite.

   

A gauche, statue de la Vierge Marie, reconnaissance faite en janvier 1923. A droite, statue de sainte Thérèse de l'enfant Jésus.

   

A gauche, la statue de saint Joseph et à droite, celle de saint Antoine de Padoue, toutes les deux sont sous le balcon de l'église.

  

A gauche, la statue de Jeanne d'Arc se trouvant au balcon de l'église. A droite, la statue du sacré Cœur de Jésus.

   

A gauche, vitrail de la chapelle saint Joseph. A droite, le balcon de l'église avec la statue de Jeanne d'Arc et de saint Thomas au sol.

   

A gauche, la statue de saint Thomas posée sur le plancher du balcon. A droite, une vue prise du balcon de l'église de Joucou.

Photo prise du balcon de l'église de Joucou.

Photo prise du balcon de l'église de Joucou.

   

A gauche, photo prise de la chapelle dédiée à la Vierge, en face la chapelle saint Joseph. A droite, plaque commémorative à la mémoire des enfants de Joucou morts pour la France lors des deux dernières grandes guerres 1914-1918 et 1939-1945.

Dans une lettre des habitants de Joucou du 31 mars 1854 il est indiqué que le village compte 212 âmes plus 27 personnes au hameau de Taffine et 26 au hameau de Marsol, soit 265 paroissiens se rendant à l'église de Joucou.

L'église étant en très mauvais état en 1854, que des grands travaux furent entrepris au milieu du XIX ème siècle, avant 1863. Nouvelles réparations en 1903. A signaler aussi, qu'en 1911 le cimetière fut transféré sur un terrain communal au "Soula" moins humide que l'existant. Nouvelles réparations dans l'urgence en 1922.

Le 8 décembre 1942 c'est la toiture de la nef centrale qui doit être refaite entièrement.

Le dernier curé qui était à demeure à Joucou quitta le village en 1946 car le nombre de paroissiens était descendu à moins de cent. Le presbytère fut vendu à un particulier le 12 juillet 1964.

En bordure de la route longeant le Rébenty on peut voir un petit oratoire datant de 1960, Notre-Dame-du-Rébenty qui abrite une Vierge ainsi qu'une petite statue.

   

Petit oratoire Notre Dame du Rébenty se trouvant le long de la rivière, abritant une statue de la Vierge.

 Oratoire Notre Dame du Rébenty

De belles peintures murales ornent l'intérieur de cet oratoire, ici le mur de droite.

Peinture murale sur le mur de gauche de l'oratoire de Notre Dame du Rébenty.

Le village vu depuis Notre Dame de Rébenty.

La mairie de Joucou en contrebas à droite.

 A l'entrée du village sur la D107, en venant de Marsa, ce bâtiment est l'ancienne colonie de vacances "Le Soula".

Ancien lavoir fontaine du village, dont l'intérieur a été décoré d'une fresque réalisée par les jeunes de l'ALSEA et de Joucou. L'ALSEA est une association basée à Limoges (87) qui a pour but la sauvegarde de l'enfant, de l'adolescent et des l'adultes.

Voici une seconde fontaine lavoir du village de Joucou adossée à celle couverte ci-dessus.

   

A gauche, plaque commémorative construction de la fontaine projet du conseil de municipal entre 1930 et 1931. A droite, la montée de l'église.

Panneau d'information sur le parcours de pêche à la mouche no-kill de Joucou.

C'est un parcours de 600 m aménagé, classé en 1ère catégorie et en réserve.

Le village de Joucou le long du Rébenty.

Le village de Joucou vu du plateau où se situent les ruines de son château.

La partie Nord du village de Joucou, entre la D107 et le Rébenty.

A suivre …  Attention, il y a en tout 2 reportages consacrés à Joucou, ne ratez pas la suite !

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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1 mars 2015
bandeau les villages du Pays de SaultBessède de Sault TITRE

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici la suite du reportage consacré au village de Bessède de Sault et au hameau de Gesse, avec encore de belles photos qui parlent d'elles mêmes, à vous de juger.

Pour info, suite à la migration de mon site par Over-blog vers leur nouvelle plateforme kiwi, de nombreux reportages n'ont plus leur mise en forme initiale, il faut que je les reprenne tous un par un, cela va demander du temps, j'espère que vous serez indulgent et que vous resterez fidèle à mes publications.

Je vous souhaite une excellente découverte de cette seconde partie, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin et à faire de la pub pour mon site, plus il y aura d'adhérents à la newsletter plus fort sera celui-ci. Vous êtes actuellement 753 fidèles internautes inscrits !!

logo label Pays Cathare 02

 

Bessède de Sault 06 panoramique

Panorama en quittant le village de Bessède en direction d'Aunat par la D20.

Bessède de Sault 063L'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault carte 04Extrait de carte IGN pour vous montrer où se situe L'oratoire Notre-Dame de Bessède en bordure de la D20 à l'Ouest du village (indiqué : Chlle N-Dame)

Bessède de Sault 014

La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 02

La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault en descendant vers le village.

 

L'ORATOIRE NOTRE-DAME DE BESSÈDE

Situé à l'ouest du village de Bessède à un kilomètre, en bordure de la D20, route menant au village d'Aunat, an haut de la côte (950m) débouchant sur le plateau, se trouve une petite chapelle dont on ignore son origine et sa date de construction. Elle a été restaurée par un fidèle paroissien il y a quelques années. A l'intérieur, une statue de la sainte Vierge couronnée trône sur un petit autel, vêtue d'une ample robe brodée et d'une grande cape. La population du village s'y rendait autrefois en procession. Cet oratoire est émouvant et le lieu offre aussi un joli point de vue sur la campagne environnante et sur le village de Bessède. Si vous possédez des informations concernant cette chapelle, de quand date cette construction, écrivez- moi, je pourrais compléter cet article.

Bessède de Sault 030 chapelle notre dame

La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 03  Bessède de Sault 031 chapelle notre dame

La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 032 chapelle notre dame  Bessède de Sault 04

L'intérieur de la chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 034 chapelle notre dame

Zoom sur la plaque apposée sous la statue de Notre-Dame de Bessède.

Bessède de Sault 035 chapelle notre dame

Détail peint sur les murs de la chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 011

Croix en fer forgé que l'on peut voir autour du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0150  Bessède de Sault 047 croix sur le haut du village

Croix en fer forgé que l'on peut voir autour du village de Bessède de Sault. 

 

CROIX EN FER FORGÉ QUE L'ON PEUT VOIR DANS NOS CAMPAGNES

Croix diverses en fer forgé disséminées dans la nature, à quoi correspondent-elles ? Ces symboles religieux, se sont des Rogations (Rougachous), venant du latin "Rogare" qui signifie prier, demander quelque chose, c'est un vieux rite agraire remontant au Néolithique. Autrefois dans les villages du Pays de Sault, ces Rogations qui sont en fait des "stations" ont longtemps été célébrées 3 jours durant au mois de mai, les jours des Rogations sont, dans le calendrier liturgique catholique, les trois jours précédant immédiatement l'Ascension. Un cortège partait en procession de l'église en direction de ces croix, avec à la tête un enfant de chœur brandissant la bannière du Sacré Cœur et de la Sainte Vierge, suivi du curé. A chaque station le prêtre bénissait la campagne environnante et les fidèles et disait la prière pour la bénédiction des fruits de la terre. Les Rogations constituaient un grand divertissement social et populaire, autant qu'un rite religieux. Ces croix en fer scellées sur une grosse pierre semblent aussi rappeler la mort d'une personne suite à un accident.

Rogations

 

Bessède de Sault + Gesse carte 05

Extrait de carte IGN pour vous situer le hameau de Gesse le long de l'Aude et faisant parti de la commune de Bessède de Sault que l'on voit au Nord/Ouest.

La position des ruines du château de Gesse est indiquée aussi sur cette carte.

Gesse 02 vallée de l'aude et GesseLa vallée de l'Aude, on aperçoit un toit du hameau de Gesse

LE HAMEAU DE GESSE ET SON CHÂTEAU

Le hameau de Gesse qui fait parti de la commune de Bessède, ont un passé historique commun. Gesse avait au Moyen Âge son église d'architecture romane dédiée à sainte Marie attestée en l'an 873 sous ce vocable et faisant partie des possessions de l'abbaye de Joucou. Notre-Dame de Gesse, prieuré uni au chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet "Sancta Maria de Gessa" an 768-814. On sait très peu de chose sur ce hameau en grande partie disparu qui se situe en dessous et en aval du château qui sur son éperon rocheux surplombait l'endroit et dresse encore ses impressionnantes ruines. Les habitations du hameau qui ont disparues, ont laissées très peu de ruines visibles du fait d'aménagements successifs le long du Rébenty. Le château féodal de Gesse fut construit au VII ème siècle par les rois wisigoths puis devint la possession au IX ème siècle des comtes de Rhedez vers 845. Le château de Gesse est aujourd'hui réduit à quelques pans de murs accrochés au rocher ainsi que des vestiges de tours qui se dressent sur un point culminant à pic surplombant la route D118 et la rivière de l'Aude, pas très éloigné du village de Bessède. Gesse avait la même destinée que les deux autres forteresses que sont les châteaux d'Aniort et de Castelpor. Ce château quant à lui, était chargé de défendre le col de Castel, passage, qui des bords de l'Aude conduit sur les hauts plateaux du Pays de Sault. Quand survint la croisade contre les Albigeois, le château de Gesse ainsi que les deux autres, tomba au pouvoir des lieutenants de Simon de Montfort. Devenu par la suite forteresse royale gardée par une petite garnison, on présume que celle-ci fut détruite par les armées espagnoles qui ravagèrent le Pays de Sault en 1496.

Gesse 06 la D118 Pic ruines du chateau de GesseLa D118 à la sortie du hameau de Gesse le long de l'Aude, on aperçoit le piton rocheux avec à son sommet les ruines du château de Gesse.

Gesse 03 Pic ruines du chateau de GesseL'aiguille de Gesse, piton rocheux avec les ruines au sommet, du château de Gesse.

Gesse 07 Pic des ruines du chateau de Gesse vu du col du CaPar la D20 au col du Castel on aperçoit le sommet du piton rocheux avec les ruines du château de Gesse.

Gesse 08 vu de la D118Le hameau de Gesse le long de la D118 et la rivière l'Aude à gauche.

Gesse ancien 03 en 1905Cette photo de 1905 a été prise au même endroit que la photo ci-dessus.

Gesse 01 Aiguille de Gesse

L'aiguille de Gesse.

Le hameau et le château de Gesse  ont donné leur nom à la forêt. Gesse était baronnie ; la forêt qui a été longtemps divisée en deux séries, Gesse domaine et Gesse clergé, contient aussi un canton appelé el Barou ; c'est le bois du baron. Le territoire de Gesse, qui offre beaucoup de précipices et quelques terres cultivables, a été de tout temps un lieu d'élection pour la culture des lentilles, celles-ci ont donné leur nom à un hameau situé dans les rochers de la rive gauche de l'Aude, appelé le bourg de Lentilhas. Autrefois, la lentille s'appelait gesse d'Espagne. Il paraît probable que la forêt a reçu le nom du village et que le village lui-même avait pris celui de la plante, un lathyrus, genre tout à fait voisin des ervum et des lens, dont la culture était caractéristique du lieu considéré. Dans cette même forêt, comme du reste sur les hauts pâturages de la montagne de Madrés, les botanistes recueillent plusieurs variétés de lis, toutes charmantes : le martagon, dont les nuances carmin et amarante semblent plus vives et les mouchetures plus intenses et plus nettes qu'en d'autres stations ; le pumilum et l'autumnale, aux corolles éclatantes, dont les six lobes se relèvent pour s'infléchir en courbes gracieuses rappelant le galbe d'une couronne impériale. Aussi ces ravissantes fleurs ont-elles donné leur nom au soula de Lilhées, versant situé à l'extrême occident de la forêt de Gesse, en face la forêt communale d'Escouloubre. Au sommet de Gesse est le tailla de la bedo, la coupe de belle vue.

Du Soula de Lilhées on sort de la forêt de Gesse par la palanque du ruisseau de Laguzou ; on nomme palanque, dans le pays, une passerelle formée de deux ou trois planches jetées en travers du torrent.

 

Retour au village de Bessède de Sault, j'ai encore quelques belles photos à vous proposer que voici :

Bessède de Sault 0163 vu de la D620aLe village de Bessède de Sault vu de la D620a.

Bessède de Sault 0157Bessède de Sault en hiver.

Bessède de Sault 065

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 064

L'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault, côté Sud/Ouest.

Bessède de Sault 066Zoom sur l'abside de l'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 016

Le village de Bessède de Sault vu du Picoul de la Gardie.

Bessède de Sault 0159

Le village de Bessède de Sault vu de la chapelle Notre-Dame.

Bessède de Sault 0158

L'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault, côté Sud/Ouest.

Bessède de Sault 0155

Le village de Bessède de Sault vu du Nord/Ouest.

Bessède de Sault 0156

Le village de Bessède de Sault, photo prise du chemin de randonnée faisait le tour jusqu'au village Le Clat.

Bessède de Sault 050 depuis le haut du villageBessède de Sault depuis le haut du village.

Bessède de Sault 0152

Photo prise du pic d'Aguillos (1331m) route du Clat. Au premier plan, le village de Bessède, plus loin, celui de Rodome avec le pic de Saint Barthélemy (2348m) à l'horizon.

Bessède de Sault 0146La forêt environnante à Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0135 forêt de la DevéseBessède de Sault la forêt de la Devèze à l'Est du village.

Bessède de Sault 0136 le pas de l'ours vu du col du CastelLe Pas de l'Ours culminant à 1197m vu du col du Castel (D20).

Le Pas de l'Ours c'est trois sites montagneux répondant aux noms poétiques : Couillade de Camzas ; rocher de Trois Trous et rocher du Pas d'en Toulouse.

Bessède de Sault 0139 vue de la GardieLe village de Bessède de Sault vu du Picoul de la Gardie.

Bessède de Sault 0134 du PlanalBessède de Sault vu du Planal.

Bessède de Sault 0133En direction de la vallée de l'Aude.

Bessède de Sault 0149 Chapelle Notre Dame sur la D20  Bessède de Sault 048 depuis la chapelle notre dame

A gauche, la chapelle Notre-Dame de Bessède. A droite, le point de vue depuis la chapelle. 

Bessède de Sault 0132

La vallée de l'Aude.

Bessède de Sault 0131

La vallée de l'Aude proche du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0130La vallée de l'Aude.

Bessède de Sault 0116

Retour au village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 010Passage couvert à Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0127Cadran solaire sur la maison du passage couvert à Bessède de Sault.

Bessède de Sault 09

Le monument aux morts de la Grande Guerre du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 075  Bessède de Sault 076

Le monument aux morts de la Grande Guerre du village de Bessède de Sault. 

Bessède de Sault 078

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 079

Place de la fontaine du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 077 FOUN DES 4 CANTOUS  Bessède de Sault 083

A gauche, fontaine où il est gravé : "FOUN DES IV CANTOUS". A droite, rue du village de Bessède de Sault. 

Bessède de Sault 082

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 081

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 08

L'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault, façade Nord/Ouest.

Bessède de Sault 080  Bessède de Sault 086

Maisons du village de Bessède de Sault. 

Bessède de Sault 085

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 087

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 088

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 089

Photo prise de l'église du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 090

Photo prise de l'église du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0126 vestige de four dans un mur  Bessède de Sault 084

A gauche, vestige d'un four ancien découvert, lors de la démolition d'un mur. A droite, rue du village de Bessède de Sault.

 

Voici quelques photos aériennes du village de Bessède de Sault prisent par mon ami Henri Toustou.

Bessède de Sault 021

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 022

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 023

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 024

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 025

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 026

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 027Le village de Bessède de Sault.

Voici à présent quelques photos anciennes de Bessède de Sault et du hameau de Gesse :

Bessède de Sault ancien 01 en 1975Bessède de Sault en 1975.

Gesse ancien 02 en 1905

Gesse, le relai des omnibus route de Carcanières en 1905.

Gesse ancien 02 colorié en 1905

Gesse, le relai des omnibus route de Carcanières en 1915 (photo identique à celle ci-dessus, mais coloriée).

Gesse 05 la D118 carrefour direction BessèdeVoici la maison de nos jours, que vous avez vu sur la photo de 1905 ci-avant.

Elle est située au carrefour de la D118 et D20 le panneau indiquant la direction de Bessède.

Gesse ancien 03 en 1905

Gesse et au centre le piton rocheux avec les ruines du château au sommet en 1905.

Gesse ancien 05 en 1905

Route de la haute vallée de l'Aude proche de Gesse en 1905.

Gesse ancien 04 en 1905

Gesse, le barrage sur l'Aude pour l'usine électrique en 1905.

Gesse ancien 06 Barrage électrique en 1910Gesse, le barrage sur l'Aude pour l'usine électrique en 1910.

Références bibliographiques : Recherches dans des archives diverses, bibliothèques en ligne, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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