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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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15 mai 2015

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici la seconde partie du reportage consacré au village de Joucou et ces châteaux. Je vous souhaite une bonne découverte, laissez un commentaire si vous le désirez à la fin.

 

LE DÉFILÉ DE JOUCOU OU GORGES DE JOUCOU

En 1867, construction de trois tunnels de 40, 60 et 20 mètres de longueur, sous l'administration de monsieur Magnien préfet de l'Aude et sous la direction de messieurs Malric agent-voyer chef du département de l'Aude, Louis Fages agent-voyer de l'arrondissement de Limoux et Vacquier agent-voyer conducteur. Ce percement a rendu de grands services à la population, permettant ainsi à la route de continuer à suivre la vallée du Rébenty.

   

Le défilé de Joucou ou gorges de Rébenty comme si vous y étiez !

Plaque commémorative fixée sur la roche à l'entrée du premier tunnel du défilé.

Voici une succession de photos du passage réalisé dans la roche en 1867, ce qui a grandement favorisé les échanges et les déplacements entre le Pays de Sault et le Sud évitant ainsi un long détour.

 

 

 

Trois tunnels étroits se succèdent dans le défilé de Joucou.

 

Tunnel de Joucou

Une vue aérienne juste au-dessus du défilé de Joucou avec le piton rocheux à droite protégeant les ruines du château d'Able.

Une vue aérienne du village de Joucou jusqu'aux gorges du Rébenty que l'on voit au fond avec le plateau de Sault.

Une vue aérienne en regardant vers l'Ouest, en direction du défilé de Joucou, le village se trouvant en bas de la photo.

Le Rébenty traverse le village de Joucou

   

Le Rébenty après sa sortie des gorges il traverse le village de Joucou.

Une vue du village de Joucou en regardant vers l'Est, au fond se dresse le roc de Taffine

La D107 sortant du village de Joucou en direction de Marsa, à droite le roc de Taffine.

Le roc de Taffine (771m), à droite, on aperçoit les toits du hameau de Taffine, juste derrière se trouve les ruines du château de Castelpor.

Voici un extrait de carte IGN vous situant les trois châteaux autour du village de Joucou dont il est question ci-après.

Extrait de la carte du diocèse d'Alet les Bains datant de 1781, situant le château d'Able, le moulin à scie en face, et le château de Castelpor.

En arrivant par le défilé de Joucou, le village se trouve devant vous, et sur votre droite vous apercevez un pan de mur, c'est ce qui reste des ruines du château de Joucou.

Sur ce promontoire, situé à l'Ouest du village de Joucou, se dresse les derniers vestiges du château de Joucou.

   

A gauche, calvaire se trouvant face à l'ex colonie de vacances "le Soula". A droite, calvaire se trouvant derrière l'église le long du chemin menant aux ruines du château de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DE JOUCOU

Le château de Joucou appartenait à la seigneurie ecclésiastique. L'abbé de Joucou était également seigneur d'Aniort, Campagna, Fontanès et d'une partie de Rodome et Galinagues. Les vestiges d'un donjon-tour rectangulaire juché sur une hauteur dominant le village au lieu dit "Le Casteillas" sont les seuls témoins de son existence. Il communiquait à vue avec les châteaux d'Able et de Castelpor. Malheureusement j'ai très peu d'informations concernant ce château, si vous possédez des éléments historiques qui peuvent compléter ce reportage, envoyez moi vos infos je les rajouterai volontier.

Un pan de mur se dresse au loin, vestige des ruines du château de Joucou vu du village.

Ce pan de mur isolé est le dernier témoin de l'existence d'un château à Joucou.

Le château de Joucou, vu côté Rébenty, des traces de murs dessinent plusieurs salles au sol.

Comme à Montaillou il ne reste pas grand chose du château de Joucou.

Je ne sais pas,  si des fouilles ont déjà eu lieu autour de ces vestiges du château de Joucou.

Pour combien de temps encore se dressera cet ultime témoin du passé.

Ruines du château du Joucou, plateforme du donjon.

Le mur vu côté Sud, des ruines du château de Joucou, permet d'observer l'appareillage de celui-ci.

Des vestiges de murs éparses délimitent partiellement l'enceinte du château de Joucou.

Pan de mur important encore debout du château de Joucou.

Ruines du château du Joucou, terrasse côté montagne.

Ruines du château du Joucou, des appareillages de soubassement de murs sont encore bien visibles.

 

Une vue aérienne des ruines du château d'able sur son éperon rocheux, difficile d'accès.

La route en direction des ruines du château d'Able, l'entrée du défilé de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DU RÉBENTY ou D'ABLE

Juché à 846 mètres d'altitude à l'extrémité de la crête du "Soula", le château communiquait à vue avec ceux de Belvis et de Joucou. C'est vraisemblablement pour défendre le passage stratégique entre la vallée du Rébenty et le plateau de Sault qui conduisait au Donnezan que fut construit le château.

Le château d'Able ou de Saint Jacques d'Able perché sur un haut rocher de la rive gauche du Rébenty, protégeait la communauté de Joucou et son monastère. Ce rocher surplombe d'une hauteur de 300 mètres les trois tunnels, la route et le ravin des gorges de Joucou.

Fédié disait que le château d'Able était une ancienne tour wisigothe. Ce château avait, avait comme celui de Belvis, la forme d'un rectangle tracé sur la crête d'un roc. Les aménagements de défense consistaient dans le chemin d'accès avec deux ou trois portes fortifiées, du côté de l'Ouest. Avec ce qui restait des murs dans les années 1940 on pouvait encore suivre le plan. Il y a 75 ans, d'après le témoignage de l'abbé Moulis, on pouvait discerner son plan rectangulaire mesurant six mètres sur douze et trois murs parallèles formant un accès en chicane.

Le village de Joucou vu des ruines du château d'Able

Au sommet de ce piton rocheux, les ruines du château d'Able, dont on distingue quelques vestiges de pans de murs.

Ruines du château d'Able

La forteresse d'Able ou Aples située sur le territoire de la commune de Joucou, est vraisemblablement d'origine wisigothe V ème - VII ème siècle. Le château d'Able ou de Rébenty comme on l'appelait au X ème siècle, faisait partie du fief des comtes du Razès. Jusqu'au X ème siècle donc, il était désigné sous le nom de Rébenty, inféodé par un seigneur du même nom dont les traces sont conservées dans deux actes l'un de 1124 où figure Guillaume de Rébenti (Guillelmus de Rebentino) il était parmi les nobles qui se soulevèrent en 1124 contre Bernard Aton, l'autre de 1183 où est signalé Pierre Bernard de Rébenti comme témoin dans un acte consenti par Roger comte de Razès.

Les ruines du château d'Able au sommet de ce piton rocheux (flèche rouge).

Zoom sur ce piton rocheux avec au sommet le château d'Able

On aperçoit au sommet les ruines du château d'Able

Les ruines du château d'Able apparaissent derrière les arbres

   

A gauche, on aperçoit à travers la végétation, les pans de murs du château d'Able. A droite, apparaît un des soubassements de ces murs.

Appareillage d'un des murs du château d'Able

   

Vestiges de murs d'enceinte du château d'Able envahies par la végétation

La plateforme à l'intérieur de l'enceinte du château d'Able.

Le terrain très abrupt, les ruines sont justes au-dessus de nous.

Au début du XIII ème siècle, pendant la croisade contre les Albigeois, les lieutenants de Simon de Montfort investirent le château. Ses terres et son moulin furent compris dans l'apanage de Lambert de Thury. Able, forteresse royale, résista aux incursions espagnoles lors des luttes entre Louis XI et l'Aragon.

A dater du XIV ème siècle, le château de Rébenti fut appelé le château d'Able. Il appartenait, deux cents ans plus tard, à un seigneur du nom de Nègre d'Able.

Ce château succomba en 1572 devant les attaques des calvinistes et fut détruit.

Le défilé de Joucou menant au château d'Able

Le premier tunnel des gorges de Joucou en direction du château d'Able.

Quatre tunnels se succèdent dans les gorges de Joucou, route étroite longeant le Rébenty.

Les tunnels des gorges de Joucou.

La famille de Nègre l'acheta aux commissaires du roi dont la descendance conserva le titre de sieurs d'Able (Archives du château de Niort).

Jean de Nègre est investi de la charge de bailli de Sault en 1594 et en 1608. Cet office, exercé par son aïeul Antoine de Nègre et son fils Pierre, était héréditaire dans la famille et se conserva dans la branche aîné de Jean, sieur d'Able.

En 1600, Jean de Nègre acheta aux commissaires du roi délégués à l'aliénation des petits domaines, le château ruiné d'Able et ses dépendances, dans le consulat de Belvis, ainsi que la montagne de Lacam ou Pénicas au consulat de Niort. C'est comme cela, par suite de cet achat, que les titres de sieur d'Able et de Lacam passèrent dans sa famille.

 

Jean de Nègre épousa Marie Serda de Chalabre ils eurent 4 enfants :

                - Pierre de Nègre, sieur d'Able, bailli lui aussi de 1590 à 1675, qui suit ;

                - Antoine de Nègre, prêtre, précenteur à la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillèdes ;

                - Jean François, prêtre, curé de Belcaire de 1639 à 1671 ;

                - Françoise, épousa Jean Jacques de Couderc, sieur de Cazelles.

On pense, que Paule de Nègre mariée à Philippe de Niort, ainsi que Charles et Louis de Nègre habitant Caudiès, sont des enfants de Jean.

Pierre de Nègre, bailli, fut marié deux fois. De son premier mariage il eut cinq enfants, dont César de Nègre, chevalier d'Able. De son second mariage avec Marguerite du Bousquet, il eut cinq autres enfants.

La seigneurie d'Able tomba dans l'escarcelle de Jean Thimoléon de Nègre premier fils du premier mariage de Pierre de Nègre.

Jean Thimoléon de Nègre né en 1629 mourut en 1703. Il avait épousé en 1665 Marie Anne de Corneille ou Cornille fille du notaire Jean Corneille d'Aunat. Elle décèdera en 1692. De ce mariage naquît douze enfants, dont François de Nègre qui épousa en 1704 Toinette Gaichier de Roquefeuil, il mourut en 1721. Elle décèdera en 1724. De ce mariage naquît seulement une fille en 1713 : Marie de Nègre d'Able.

Les biens de cette famille de Nègre d'Able seront par la suite transmis par testaments à diverses nièces et ce fut l'extinction de cette branche de Nègre.

Il ne reste de ses ruines aucun élément architectural caractéristique. Le château d'Able protégeait une communauté blottie sous ses murs près de la rivière et dont les ruines sont encore visibles. Les murs de deux maisons qui la composaient ont encore 2 à 3 mètres de haut. La dernière famille qui l'occupa disparut en 1914. Il est probable que le village fut reconstruit au pied du rocher près de l'eau après avoir subi le même sort que celui du château au XVI ème siècle.

Sur la rive opposée, subsistent encore les ruines d'un moulin farinier mentionné dès le X ème siècle transformé en "moulin à scie" au XVIII ème siècle et celles d'une église placée sous le vocable de Saint-Thomas en 873.

Certaines forteresses furent rasées pendant les guerres dé religion, et d'autres lors des incursions espagnoles des XV ème et XVII ème siècles. Si le plus souvent, les communautés rurales ont subsisté à proximité de l'ancienne forteresse, certaines ont été complètement abandonnées comme Able, Gesse (voir le reportage sur Bessède de sault), Dournes, et Castelpor.

 

 

Une vue aérienne des ruines du château de Castelpor

Extrait de carte IGN vous situant les ruines du château de Castelpor par rapport au village de Joucou.

 

LE CHÂTEAU DE CASTELPOR

La forteresse de Castelpor ou Castelpore, Castelport est, elle aussi située sur le territoire de la commune de Joucou.

Castelpor (Castrum Porti, château de passage), ce château d'origine wisigothe, fut inféodé aux comtes du Razès, vers 845. Castrum-por ou Castrum porrum est cité du IX ème au XVII ème siècle dans les archives communales de Belvis.

Situé sur la rive droite du Rébenty en face du village de Marsa il gardait le défilé, comme son nom l'indique.

 

Ce riche fief comprenait alors : Marsa, Quirbajou, le village d'Altozoul aujourd'hui simple métairie et une grande partie de la forêt de Fanges. En 994 Bernard Odon de Niort donne ce château à sa femme (Inventaire Roques), ainsi que celui d'Aniort et de Belfort.

Castelpor était bâti à mi chemin entre les villages de Joucou et de Marsa, sur un rocher se détachant de la vallée, lui aussi défendait un passage traversant la vallée pour aller de la plaine de Sault au Donnezan par Aunat.

Vers 1080, hommage des châteaux d'Aniort et de Castelpor, rendu par Guillaume, fils de Névié, à Ermengarde, vicomtesse femme de Raymond Bernard de Trencavel.

En 1152 le seigneur de ce fief n'était autre qu'un des membres de la famille d'Aniort qui prêta serment de fidélité à Raymond de Trencavel, comte du Razès, fils de la princesse Cécile de Provence.

Ce serment de fidélité fut renouvelé quelques années plus tard quand le fils de Raymond Trencavel eut à lutter contre le comte du Roussillon et de Barcelone qui avait envahi le pays de Fenouillèdes et qui voulait s'emparer du pays de Rhedez.

 

En décembre 1175, Roger, vicomte de Béziers reçoit l'hommage des seigneurs d'Aniort, Belfort et Castelpor.

Autre hommage rendu à Raymond de Trencavel en mars 1177, par Raymond d'Aniort, d'Othon d'Aniort son fils, de Pierre d'Aldedune et de Guillaume d'Aniort fils d'Ermecens.

En 1240, Gerault d'Aniort l'offre en gage au roi, mais il ne lui sera pas rendu. Vers 1244 le roi y fit tenir garnison : Bernard d'Erali la commandait avec trois sergents d'armes (Histoire Général du Languedoc, Tome 8, col. 1452).

En 1159, le seigneur feudataire de Castelpor prêta serment de fidélité pour le château, à Raymond de Trencavel, son suzerain. Il était de la famille d'Aniort, au moment de la croisade albigeoise, le château fut assiégé par les armées de Simon de Montfort. Le roi, après sa soumission, en reçut livraison des mains de son seigneur et la forteresse, devenue place royale, eut une garnison de trois sergents d'armes (Servientes) après 1256.

 

En 1342, Bernard de Castelpor, damoiseau et son frère, prêtèrent leur concours au roi de France pour combattre les Anglais. En 1370, Pierre de Castelpor fut fait capitaine à Narbonne par le vicomte Aymery.

Au cours du XIV ème siècle Castelpor résista aux attaques espagnoles mais pas à celles de la deuxième invasion. Lors des luttes entre Charles VIII et Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, il fut détruit en 1496 par les armées espagnoles qui ravagèrent le pays de Sault. Ne subsistent aujourd'hui que quelques restes de murs.

 

Si nous remontons à 1594, nous trouvons dans les recherches du diocèse d'Alet un sieur de Plaigne, seigneur de toute juridiction de Marsa et Quirbajou. Son héritière, Anne de Plaigne, en 1667 (acte notarié à Belcaire), s'intitule seigneuresse de Marsa, Quirbajou et Castelpor. Anne de Plaigne était mariée à Guy de Fau, comte de Pibrac, et la seigneurie de Castelpor passa dans cette famille ; elle dut la garder jusqu'à son extinction. En 1748 (acte notarié à Aunat), on y trouve François de Durfort, comte de Pibrac.

Voici quelques photos du village de Joucou :

Photo prise de l'église, la montée.

Le village vu depuis l'oratoire Notre Dame du Rébenty.

Le pont sur le Rébenty permettant l'accès au centre du village de Joucou.

Le pont sur le Rébenty permettant l'accès au centre du village de Joucou.

Joucou, les berges du Rébenty.

La mairie du village de Joucou.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

Joucou, la rue principale, la montée vers l'église.

   

A gauche, Joucou vu des ruines du château. A droite, la rue étroite du cloître.

Joucou, vu des ruines du château.

Joucou, place du cordonnier.

Joucou, porte du parc ou de l'abbatiale ?

Joucou, rue de la mairie.

Joucou, la rue du cloître, on aperçoit les ruines de l'abbatiale derrière.

L'église de Joucou.

Place devant l'église de Joucou, sur la droite de l'église, la route menant aux ruines du château.

Joucou, le long de la D107 en direction de Marsa avec au fond le Roc de Taffine (771m).

 

Comme à l'accoutumée, voici quelques photos anciennes :

Le village de Joucou en 1900

Zoom sur la photo ci-dessus, le village de Joucou en 1900

Sortie du village de Joucou en direction du défilé en 1900

Le village de Joucou en 1950

Le village de Joucou en 1900, le pont sur le Rébenty, l'école et la mairie.

Le village de Joucou en 1900

Les gorges de Joucou en 1900, en allant vers Niort de Sault.

  

Deux photos des tunnels des gorges de Joucou  en 1900, l'une d'elle est animée.

Les gorges de Joucou, le même endroit que la photo ci-dessus mais en 1965.

Les gorges de Joucou en 1900 en remontant vers Belfort sur Rébenty.

Les gorges de Joucou en 1900

Les deux tunnels des gorges de Joucou en 1900

Les tunnels des gorges de Joucou en 1900

   

Le premier tunnel des gorges de Joucou en 1900

   

A gauche, une vue générale des gorges de Joucou en 1900. A droite, le bâtiment de la colonie de vacances "Le Soula" se trouvant à l'entrée du village de Joucou, ici en 1950.

   

Le premier tunnel des gorges de Joucou, la photo de gauche en noir et blanc date de 1950 et celle en couleur de 1960.

   

Les gorges de Joucou, la photo de gauche date de 1960 et celle de droite de 1970.

 

Références bibliographiques : Recherches dans des archives diverses, bibliothèques en ligne, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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30 avril 2015

 

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera !

Le site a subi des dérangements importants lors de son transfert sur la nouvelle plateforme kiwi d'over-blog qui ont demandé beaucoup de temps afin de rétablir les choses. J'ai remanié l'ensemble du site, le cours normal des diffusions va pouvoir enfin reprendre. Il a fallu que je m'habitue à une nouvelle procédure qu'il faut dire alambiquée, pas très pratique malgré cette soit disant nouveauté, pour réaliser un reportage avec photos, mais c'est chose faite, voici donc le premier article conçu sous "kiwi" !

Je continue donc cette série "Présentations et Découvertes des villages du Pays de Sault", et aujourd'hui, je vais vous présenter le village de Joucou qui fut un lieu très important autrefois, je parlerai aussi des châteaux d'Able et de Castelpor, voisins de Joucou.

Vu le nombre de photos, environ deux cents, le reportage sera réalisé en deux parties pour une question de confort d'affichage, laissez le temps aux photos de s'afficher, car la nouvelle plateforme kiwi d'over-blog me semble un peu lente par rapport à l'ancienne version V2 .

Mes remerciements aux internautes pour leur générosité, en offrant leurs photos pour documenter ces reportages et qui ont compris le message que je désire faire passer via ce site web. Sans votre aide et participation ces articles ne peuvent voir le jour, donc n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez, mobilisez vous oh peuchère !

D'autres reportages verront le jour bientôt ... J'ai aussi le projet d'en faire un sur Narbonne.

Je vous souhaite une bonne découverte, laissez un commentaire si vous le désirez à la fin.

 

Le village de Joucou se situe à 147 km de Toulouse, 74 km de Carcassonne, 62 km de Foix, 130 km de Narbonne, 160 km de Béziers, 80 km de Perpignan et à 824 km de Paris.

Extrait de carte IGN, Joucou se situe à l'Est du plateau de Sault sur la D107 qui vous mène à Axat. J'ai cerclé en rouge la position du défilé de Joucou avec ses trois tunnels successifs taillés dans la roche.

Extrait de carte IGN, vous montrant la position des trois châteaux proches du village de Joucou, dont il sera question dans la seconde partie du reportage.

Vue aérienne du village de Joucou

  

A gauche, le blason de Joucou tiré du document officiel "L'armorial général de France réalisé par Charles d'Hozier 1696". Et à droite, le blason actuel qui est inchangé.

Le village de Joucou en vue, en venant de Belfort par la D107

En arrivant par la D107 de Belfort sur Rébenty, et après avoir franchi le défilé, le village de Joucou apparaît.

Joucou, la rue principale remontant vers l'église.

La partie Ouest du village de Joucou.

Entrée du village de Joucou en arrivant de Marsa, à droite le bâtiment de l'ancienne colonie du Soula (dans la seconde partie il y aura une photo des années cinquante).

Les toits du village de Joucou vus de la D107.

Le côté Est du village de Joucou

Le village de Joucou dans une région authentique relativement préservée,  avec ses gorges au fond et tout en haut on aperçoit le plateau de Sault, photo prise de Serre Capis (1080m) situé au Sud-Est du village.

Une vue aérienne côté Est du village de Joucou entouré de végétation dense. Dans le coin haut gauche, se trouvent les ruines du château de Joucou. 

Une vue aérienne, zoom sur le Rébenty traversant le village de Joucou, avec son parcours à truites farios.

Ici, nous sommes au nord du village, sur le plateau au lieu dit "le Pas de Joucou" (altitude environ 900m), on aperçoit le village de Belvis au fond.

L'arrière de l'église de Joucou

Le clocher de l'église de Joucou émergeant de la végétation endormie.

Joucou vu de la route en venant de Belfort par la D107

Joucou au mois de mars

Petit village sur la rive droite du Rébenty, torrent qui se jette dans l’Aude en amont de Saint-Martin-Lys, compte 36 habitants appelés les Joucounais. Sur le bord du Rébenty, au sein du village subsistent les vestiges de l'église abbatiale Saint-Jacques de Joucou, dont l'existence est attestée dès 768 (voir plus loin la photo de l'inscription trouvée dans les ruines de l'abbatiale), à la mort de Pépin le Bref.

Le village de Joucou vu de la D107 qui surplombe celui-ci.

Zoom sur l'église du village de Joucou

Le charmant petit village de Joucou avec sa petite église

 

Joucou vu de la D107

Joucou, Jocou (jucundus qui veut dire l'agréable). Dans un document de 1019, le village est cité sous le nom de Jocono. D'après ce que j'ai pu lire, le nom Joucou serait dérivé du mot latin jugum . Celui-ci désignait, à l'origine, le joug des bœufs mais, par métaphore, il devint progressivement synonyme de "butte à sommet" les sinuosités du joug étant comparées à de petites collines. Le village original se serait donc édifié au sommet d'une petite colline. Effectivement, Joucou se trouve sur un éperon.

On trouve l'abbé de Joucou, dès 850 sous le règne du roi Lothaire, lorsque le village de Campagna est cité dans une donation, quand l'alleu de Campagna et son église dédiée à Saint-Jean-Baptiste (éclésio de Campanhano, 1347, archives du Vatican) sont donnés à l'abbé de Joucou par le chevalier Myron.

Le 17 septembre 873, une charte par laquelle l’archevêque de Narbonne, Sigebadus consacrant l’église de Formiguères, mentionne le clerc Bartholomé de Joucou. L'abbaye de Joucou est nommée ainsi : Monasterium Sancti Jocabl de Jocundo.

En 884, Charles III le Simple mit un moine, nommé Salomon, à la tête de l'abbaye, il y resta de 884 à 894.

Dans les archives du chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet, en 906, on trouve une donation, par le roi Charles III dit le Simple (879-929), à l'abbaye de Joucou, de la forêt de Notre-Dame de Gesse et autres biens dans le pays de Sault.

En 983, une donation par Miro, chevalier, et Aldiart, son épouse, du village de Campagne, aux religieux de Joucou.

Le village vu des ruines du château de Joucou que vous verrez plus en détail dans la seconde partie.

En 1253, l'abbé de Joucou avait fait un échange avec l'archevêque de Narbonne et lui avait baillé l'église de Cabirac et tous les droits généralement qu'il avait dans toute l'étendue des lieux de Belvianes, Brenac, et Quillan.

Dans le testament du grand archidiacre de Narbonne Pierre VII, datant du 5 mars 1255, est indiquée sa présence à l'élection d'Ermengald abbé de Saint-Jacques de Joucou en 1253.

Lors de la croisade Albigeoise au XIII ème siècle, le Pays de Sault fut une région de repli pour les parfaits et les chevaliers dépossédés de leurs terres qui vinrent nombreux s'y réfugier. Mais Joucou et de nombreux villages avaient pour seigneurs des autorités ecclésiastiques comme l'abbé de Joucou, et le chapitre de St-Paul-de-Fenouillet, ce qui fait que l'adhésion au catharisme fut un phénomène minoritaire, voire marginal, dans ces contrées.

Après la Croisade des Albigeois en 1269, l'abbé de Joucou assista à l'Assemblée des trois états de la sénéchaussée, à Carcassonne, avec les abbés d'AIet, de Saint-Hilaire, et de Saint-Polycarpe.

   

A gauche, la rue de la mairie de Joucou. A droite, une porte surmontée d'une sculpture rue du cloître.

Les religieuses de Prouille qui avaient acquis des droits sur le village de Galinagues proche de Joucou en 1276 les cédèrent en 1278 à l'archevêché de Narbonne qui se partagea alors la seigneurie de Galinagues avec le roi et l'abbé de Joucou.

L'abbaye bénédictine de Joucou a été sous la règle de Saint Benoît jusqu'à l'an 1317 après que le pape Jean XXII l'unit à la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillet.

En mars 1318, elle fut rattachée au diocèse d'Alet et ne dépend donc plus de Narbonne.

L'abbé de Joucou était seigneur de Fontanès, cité en 1320 dans l'ordonnance de Philippe V le Long.

Dans un écrit de 1347, l'abbé du monastère est appelé Abbas Jocundensis.

La seigneurie de Rodome était partagée entre l'archevêque de Narbonne, le roi et l'abbé de Joucou. Rodome fut détruit en 1573 par les calvinistes conduits par Jean de Levis.

Au XIV ème siècle c'est l'abbé de Joucou qui est aussi seigneur d'Honacum (village d'Aunat).

La route quittant le village de Joucou en direction des gorges et ruines du château d'Able.

C'est Jean XXII qui avait délimité le nouveau diocèse d'Alet en y incluant entre autres le Razès comme il était à l'époque carolingienne, dans une bulle datant du 1er mars 1318 qui fixait ses frontières. Des quatre abbayes que le territoire de ce nouveau diocèse avait vues fleurir jadis, il ne subsistait, au XIV ème siècle, que celle de Saint-Jacques de Joucou. Les trois autres, Saint-Paul-de-Fenouillet, Saint-Pierre-de-Fenouillet, Saint-Martin-Lys, n'existaient plus qu'à l'état de prieurés ou d'églises paroissiales, ou même à l'état de ruines.

L'historien du comté de Besalu, don Francisco Monsalvatje (de Gerona), a reconstitué la liste des abbés de Joucou, de 873 à 1459. L'abbaye compta dix-neuf abbés de 873 à 1433. L'abbé Moulis en donne aussi la liste complète page 33 de son livre.

Le patrimoine foncier de l'abbaye de Joucou était considérable, le monastère a rayonné pendant plus de sept siècles sur le Pays de Sault, de nombreuses églises et abbayes y étaient rattachées, certaines en Donezan ou Capcir comme Sainte-Marie de Formiguères, Saint-Sauveur des Angles étaient à des distances géographiques importantes. Parmi les possessions sous la tutelle de l'abbaye il y avait les villages de la vallée du Rébenty et du petit plateau du Pays de Sault : Marsa, Rodome, Mazuby, Niort, Galinagues, La Fajolle, Mérial, Campagna, Fontanès, Aunat, Bessède, Le Clat, Gébets, Barrancou et Nentillas.

 

La fin de l’abbaye est marquée par la nomination de Jean de Lévis en 1459, comme administrateur perpétuel, par une bulle du pape Pie II.

Après la construction de l'église paroissiale dans le village de Joucou, l’ancienne abbatiale fut abandonnée et annexée au presbytère ; l’ancien jardin de ce presbytère correspondant à la nef demeura la propriété de la commune tandis que l’abside fut vendue à un particulier.

A partir de 1600, la maison de Nègre, baillis de Sault, possédèrent le château et la seigneurie de Joucou jusqu'à la Révolution. Ils habitaient le manoir seigneurial qui s'élevait sur la rive droite du Rébenty et dont on peut encore reconnaître les vestiges.

 

Une vue d'ensemble des ruines du chevet de l'abbatiale de Joucou.

Ce qu'il reste du chevet de l'abbatiale de Joucou.

 

DESCRIPTION DES VESTIGES DES RUINES DE L'ÉGLISE ABBATIALE DE JOUCOU

A la fin de l'ancien régime c'est à dire fin de 1789, de l'ancienne abbaye de Joucou, il ne restait plus de trace.

La revue "Catalane" datant de 1914 écrit ceci "de cette abbaye nous n'en voyons plus, là aussi, que des ruines; des pans de murs épais, construits avec de larges pierres plates, servant maintenant de greniers à foin".

Dans les années 1940, l'abbé Moulis décrivait le site ainsi : "Au fond du jardin du presbytère, on voit encore les restes de l'ancienne église Saint-Jacques, l'église de l'abbaye. Elle occupait tout le jardin. On en voit encore l'abside du chœur avec deux morceaux des chapelles latérales, le tout en style roman. Les dimensions de cet édifice nous démontrent l'importance de l'abbaye : il mesurait 16 mètres de largeur. L'abbaye elle-même était en dessous de l'église du côté  de la rivière. Elle communiquait avec celle-ci par une porte romane existant encore et donnant accès à ce que l'on appelle encore le cloître".

Voici un plan descriptif des éléments visibles aujourd'hui des ruines de l'abbatiale de Joucou.

  

A gauche, ce qui reste de l'abside centrale de l'abbatiale de Joucou. A droite, une plaque commémorative gravée retrouvée dans les ruines de l'abbatiale avec cette inscription :

In honorem S. Jacobi apostoli  an 768

L'architecture de l'église abbatiale de Joucou a certainement eu une influence directe sur la construction de certaines églises de l'Aude notamment à Caunes. Par son architecture rustique et la manière assez maladroite de couvrir les petites niches de l'abside ainsi que le plan du chevet. Il n'est pas impossible que le dispositif des niches empâtées à l'intérieur de l'abside, se soit répandu dans l'Aude, par l'intermédiaire de cette abbaye de Joucou, en relation, par ses possessions, avec le Capcir et la Catalogne.

Certes ruinée, mais c'est l'une des plus vieilles absides de France encore debout.

L'extérieur Sud du chevet de l'abbatiale de Joucou.

Le terrain où devait se trouver le choeur, le transept et la nef de l'abbatiale de Joucou autrefois.

Des soubassements de murs des ruines de l'abbatiale de Joucou.

Réfection du mur de soutènement en 2012 (photo du journal La Dépêche)

Les vestiges de l'église présentent une abside centrale à trois absidioles incluses ou empâtées et mesurait d'après les traces et estimations, seize mètres de large. Caractéristiques de ce style d'architecture, on peut voir encore aujourd'hui, des lésènes qui sont des petits contreforts plats encore visibles dans le mur extérieur Nord-Est.

On pense que l'église a été détruite au XVI ème siècle, soit par une guerre de religion, soit par une catastrophe naturelle, car en effet, un glissement de terrain a fait disparaître la moitié du village à cette époque.

 

LE VILLAGE AU FIL DES SIÈCLES

Au XVIII ème siècle le village de Joucou connut deux fortes inondations, par le Rébenty et par un torrent qui descend de la montagne de Pradels. Il y a eu de gros dégâts et des pertes humaines.

En 1594 le village comptait en tout 60 maisons.

Une épidémie de choléra en 1854 et 1856 toucha le Pays de Sault, à Joucou il y eut 46 décès au total.

Joucou atteint son apogée démographique en 1807 avec 250 habitants. Mais Joucou ne fait pas exception en Pays de Sault, les XIX ème et surtout XX ème siècles sont marqués par le dépeuplement rural, principalement dû à l'exode. En 1954, il n'y avait plus que 79 habitants au village.

Savez-vous qu'autrefois, jusque dans les années 60,  Joucou produisait son vin connu sous le nom "d'esquissa bragueta", il est vrai qu'il n'avait pas un degré très élevé. On trouvait jusqu'à 8 hectares de vigne sur les coteaux bien exposés.

Autrefois il y avait un moulin à Joucou qui appartenait au chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet ainsi que ceux de Gesse et de Campagna.

 

Les berges du Rébenty à Joucou.

Les berges du Rébenty à Joucou.

Sur le versant Sud /Est par rapport au village de Joucou, serpente un chemin reliant le village au col ou roc de Taffine, ce chemin est une ancienne route médiévale, attestée dans des documents dès le X ème siècle, elle passe à proximité des ruines du château de Castelpor (voir l'extrait de carte IGN).

Autrefois Joucou était entouré de jardins potagers avec des arbres fruitiers avec quelques parcelles de vignes sur le versant le mieux exposé, et aussi des prairies de fauche. Après le grand défrichement, la désertification est passée par là, aujourd'hui on ne devine aucune trace de champs, la forêt a repris ses droits comme sans doute au IX ème siècle quand les moines s'y installèrent.

 

   

Diverses photos de l'église de Joucou.

La façade Nord et le porche de l'église de Joucou.

 

L'ÉGLISE DE JOUCOU

L'église de Joucou domine le village, elle est située à deux cents mètres des ruines de l'église abbatiale de l'ancien monastère Saint-Jacques de Joucou. Sa construction doit très certainement datée du XV ème siècle, époque à partir de laquelle l'abbaye de Joucou a disparu. Dès sa construction, l'église a pu être administrée par la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillet, puis entre 1700 et 1789, c'est la cathédrale Saint-Just de Narbonne qui était collateur pour Joucou.

La façade Nord de l'église de Joucou.

Vitraux caractéristiques, à l'extérieur la croix patée est utilisée pour localiser un site chrétien, la croix rouge sur fond blanc fut également l'emblème des chevaliers templiers.

On retrouve ces mêmes vitraux sur l'ensemble de l'édifice comme ici sur le haut du chevet.

La façade Sud de l'église de Joucou.

Le clocher s'élève au Sud Ouest de l'édifice.

La façade Sud de l'église, côté chevet orienté vers l'Est.

Zoom sur le clocher de l'église de Joucou.

   

A gauche, le clocher avec sa couverture en ardoise. A droite, l'intérieur très rustique du clocher.

L'unique cloche de l'église de Joucou dont la sonnerie est automatisée.

   

A gauche, le porche couvert de l'église. A droite, le bénitier porte sur le côté, la date gravée de 1729.

Près de l'entrée, se trouve un bénitier portant la date de 1729. Sous la voûte néo-gothique, la nef est flanquée de deux chapelles latérales, celle de gauche est dédiée à la Vierge et abrite deux statues de Marie, nouvelle Ève terrassant sous ses pieds le serpent tentateur ; celle de droite, est consacrée à Joseph, elle renferme une vasque de marbre servant les fonds baptismaux.

Une chaire de bois sculpté dont l'escalier s'intègre dans le mur gauche de la nef. La nef et les chapelles présentent  des têtes sculptées à la base des arêtes d'ogive. Sept oculus ornés de vitraux au style naïf éclairent le sanctuaire.

Nef centrale avec sa chaire en bois sculpté à gauche et le choeur de l'église de Joucou.

Le choeur de l'église de Joucou.

   

A gauche, l'autel de marbre de l'église et à droite, le tabernacle lui aussi en marbre se trouvant sur l'autel, surmonté de la statue du sacré Cœur de Jésus.

La nef centrale de l'église de Joucou.

L'autel en marbre veiné vert de l'église de Joucou.

La nef centrale de l'église avec sa tribune balcon au fond et les deux chapelles latérales. 

Dans le chœur, au-dessus de l'autel, il y a une statue du sacré Cœur de Jésus et sur la gauche, un beau siège en bois à haut dossier. Au fond de l'église une statue du Saint Patron veille sur la paroisse, sous la tribune balcon on peut voir trois statues, celles de Sainte Jeanne d'Arc, de Saint Antoine de Padoue et de Sainte Thérèse de Lisieux.

La chapelle dédiée à la Vierge, se trouvant à gauche du choeur.

   

A gauche, l'autel de la chapelle dédiée à la Vierge. A droite, statue dorée de Marie terrassant sous ses pieds le serpent tentateur.

   

A gauche, l'autel de la chapelle dédiée à Joseph, elle renferme une vasque de marbre servant les fonds baptismaux. A droite, l'autel de cette chapelle, avec la statue de Joseph et à ses côtés, celle de saint Jean l'évangéliste avec à ses pieds, un aigle noir, qui selon les Pères de l'Église lui ont attribué ce symbole de l'aigle en référence
aux  " quatre êtres vivants " de la vision d'Ézéchiel et de l'Apocalypse de Jean.

   

A gauche, la vasque de marbre servant les fonds baptismaux dans le chapelle dédiée à Joseph, ainsi que la statue de la Vierge de Lourdes, ici à droite.

   

A gauche, statue de la Vierge Marie, reconnaissance faite en janvier 1923. A droite, statue de sainte Thérèse de l'enfant Jésus.

   

A gauche, la statue de saint Joseph et à droite, celle de saint Antoine de Padoue, toutes les deux sont sous le balcon de l'église.

  

A gauche, la statue de Jeanne d'Arc se trouvant au balcon de l'église. A droite, la statue du sacré Cœur de Jésus.

   

A gauche, vitrail de la chapelle saint Joseph. A droite, le balcon de l'église avec la statue de Jeanne d'Arc et de saint Thomas au sol.

   

A gauche, la statue de saint Thomas posée sur le plancher du balcon. A droite, une vue prise du balcon de l'église de Joucou.

Photo prise du balcon de l'église de Joucou.

Photo prise du balcon de l'église de Joucou.

   

A gauche, photo prise de la chapelle dédiée à la Vierge, en face la chapelle saint Joseph. A droite, plaque commémorative à la mémoire des enfants de Joucou morts pour la France lors des deux dernières grandes guerres 1914-1918 et 1939-1945.

Dans une lettre des habitants de Joucou du 31 mars 1854 il est indiqué que le village compte 212 âmes plus 27 personnes au hameau de Taffine et 26 au hameau de Marsol, soit 265 paroissiens se rendant à l'église de Joucou.

L'église étant en très mauvais état en 1854, que des grands travaux furent entrepris au milieu du XIX ème siècle, avant 1863. Nouvelles réparations en 1903. A signaler aussi, qu'en 1911 le cimetière fut transféré sur un terrain communal au "Soula" moins humide que l'existant. Nouvelles réparations dans l'urgence en 1922.

Le 8 décembre 1942 c'est la toiture de la nef centrale qui doit être refaite entièrement.

Le dernier curé qui était à demeure à Joucou quitta le village en 1946 car le nombre de paroissiens était descendu à moins de cent. Le presbytère fut vendu à un particulier le 12 juillet 1964.

En bordure de la route longeant le Rébenty on peut voir un petit oratoire datant de 1960, Notre-Dame-du-Rébenty qui abrite une Vierge ainsi qu'une petite statue.

   

Petit oratoire Notre Dame du Rébenty se trouvant le long de la rivière, abritant une statue de la Vierge.

 Oratoire Notre Dame du Rébenty

De belles peintures murales ornent l'intérieur de cet oratoire, ici le mur de droite.

Peinture murale sur le mur de gauche de l'oratoire de Notre Dame du Rébenty.

Le village vu depuis Notre Dame de Rébenty.

La mairie de Joucou en contrebas à droite.

 A l'entrée du village sur la D107, en venant de Marsa, ce bâtiment est l'ancienne colonie de vacances "Le Soula".

Ancien lavoir fontaine du village, dont l'intérieur a été décoré d'une fresque réalisée par les jeunes de l'ALSEA et de Joucou. L'ALSEA est une association basée à Limoges (87) qui a pour but la sauvegarde de l'enfant, de l'adolescent et des l'adultes.

Voici une seconde fontaine lavoir du village de Joucou adossée à celle couverte ci-dessus.

   

A gauche, plaque commémorative construction de la fontaine projet du conseil de municipal entre 1930 et 1931. A droite, la montée de l'église.

Panneau d'information sur le parcours de pêche à la mouche no-kill de Joucou.

C'est un parcours de 600 m aménagé, classé en 1ère catégorie et en réserve.

Le village de Joucou le long du Rébenty.

Le village de Joucou vu du plateau où se situent les ruines de son château.

La partie Nord du village de Joucou, entre la D107 et le Rébenty.

A suivre …  Attention, il y a en tout 2 reportages consacrés à Joucou, ne ratez pas la suite !

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre - dans DÉCOUVERTE
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1 mars 2015
bandeau les villages du Pays de SaultBessède de Sault TITRE

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici la suite du reportage consacré au village de Bessède de Sault et au hameau de Gesse, avec encore de belles photos qui parlent d'elles mêmes, à vous de juger.

Pour info, suite à la migration de mon site par Over-blog vers leur nouvelle plateforme kiwi, de nombreux reportages n'ont plus leur mise en forme initiale, il faut que je les reprenne tous un par un, cela va demander du temps, j'espère que vous serez indulgent et que vous resterez fidèle à mes publications.

Je vous souhaite une excellente découverte de cette seconde partie, et n'hésitez pas à laisser vos commentaires à la fin et à faire de la pub pour mon site, plus il y aura d'adhérents à la newsletter plus fort sera celui-ci. Vous êtes actuellement 753 fidèles internautes inscrits !!

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Bessède de Sault 06 panoramique

Panorama en quittant le village de Bessède en direction d'Aunat par la D20.

Bessède de Sault 063L'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault carte 04Extrait de carte IGN pour vous montrer où se situe L'oratoire Notre-Dame de Bessède en bordure de la D20 à l'Ouest du village (indiqué : Chlle N-Dame)

Bessède de Sault 014

La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 02

La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault en descendant vers le village.

 

L'ORATOIRE NOTRE-DAME DE BESSÈDE

Situé à l'ouest du village de Bessède à un kilomètre, en bordure de la D20, route menant au village d'Aunat, an haut de la côte (950m) débouchant sur le plateau, se trouve une petite chapelle dont on ignore son origine et sa date de construction. Elle a été restaurée par un fidèle paroissien il y a quelques années. A l'intérieur, une statue de la sainte Vierge couronnée trône sur un petit autel, vêtue d'une ample robe brodée et d'une grande cape. La population du village s'y rendait autrefois en procession. Cet oratoire est émouvant et le lieu offre aussi un joli point de vue sur la campagne environnante et sur le village de Bessède. Si vous possédez des informations concernant cette chapelle, de quand date cette construction, écrivez- moi, je pourrais compléter cet article.

Bessède de Sault 030 chapelle notre dame

La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 03  Bessède de Sault 031 chapelle notre dame

La chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 032 chapelle notre dame  Bessède de Sault 04

L'intérieur de la chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 034 chapelle notre dame

Zoom sur la plaque apposée sous la statue de Notre-Dame de Bessède.

Bessède de Sault 035 chapelle notre dame

Détail peint sur les murs de la chapelle Notre-Dame de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 011

Croix en fer forgé que l'on peut voir autour du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0150  Bessède de Sault 047 croix sur le haut du village

Croix en fer forgé que l'on peut voir autour du village de Bessède de Sault. 

 

CROIX EN FER FORGÉ QUE L'ON PEUT VOIR DANS NOS CAMPAGNES

Croix diverses en fer forgé disséminées dans la nature, à quoi correspondent-elles ? Ces symboles religieux, se sont des Rogations (Rougachous), venant du latin "Rogare" qui signifie prier, demander quelque chose, c'est un vieux rite agraire remontant au Néolithique. Autrefois dans les villages du Pays de Sault, ces Rogations qui sont en fait des "stations" ont longtemps été célébrées 3 jours durant au mois de mai, les jours des Rogations sont, dans le calendrier liturgique catholique, les trois jours précédant immédiatement l'Ascension. Un cortège partait en procession de l'église en direction de ces croix, avec à la tête un enfant de chœur brandissant la bannière du Sacré Cœur et de la Sainte Vierge, suivi du curé. A chaque station le prêtre bénissait la campagne environnante et les fidèles et disait la prière pour la bénédiction des fruits de la terre. Les Rogations constituaient un grand divertissement social et populaire, autant qu'un rite religieux. Ces croix en fer scellées sur une grosse pierre semblent aussi rappeler la mort d'une personne suite à un accident.

Rogations

 

Bessède de Sault + Gesse carte 05

Extrait de carte IGN pour vous situer le hameau de Gesse le long de l'Aude et faisant parti de la commune de Bessède de Sault que l'on voit au Nord/Ouest.

La position des ruines du château de Gesse est indiquée aussi sur cette carte.

Gesse 02 vallée de l'aude et GesseLa vallée de l'Aude, on aperçoit un toit du hameau de Gesse

LE HAMEAU DE GESSE ET SON CHÂTEAU

Le hameau de Gesse qui fait parti de la commune de Bessède, ont un passé historique commun. Gesse avait au Moyen Âge son église d'architecture romane dédiée à sainte Marie attestée en l'an 873 sous ce vocable et faisant partie des possessions de l'abbaye de Joucou. Notre-Dame de Gesse, prieuré uni au chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet "Sancta Maria de Gessa" an 768-814. On sait très peu de chose sur ce hameau en grande partie disparu qui se situe en dessous et en aval du château qui sur son éperon rocheux surplombait l'endroit et dresse encore ses impressionnantes ruines. Les habitations du hameau qui ont disparues, ont laissées très peu de ruines visibles du fait d'aménagements successifs le long du Rébenty. Le château féodal de Gesse fut construit au VII ème siècle par les rois wisigoths puis devint la possession au IX ème siècle des comtes de Rhedez vers 845. Le château de Gesse est aujourd'hui réduit à quelques pans de murs accrochés au rocher ainsi que des vestiges de tours qui se dressent sur un point culminant à pic surplombant la route D118 et la rivière de l'Aude, pas très éloigné du village de Bessède. Gesse avait la même destinée que les deux autres forteresses que sont les châteaux d'Aniort et de Castelpor. Ce château quant à lui, était chargé de défendre le col de Castel, passage, qui des bords de l'Aude conduit sur les hauts plateaux du Pays de Sault. Quand survint la croisade contre les Albigeois, le château de Gesse ainsi que les deux autres, tomba au pouvoir des lieutenants de Simon de Montfort. Devenu par la suite forteresse royale gardée par une petite garnison, on présume que celle-ci fut détruite par les armées espagnoles qui ravagèrent le Pays de Sault en 1496.

Gesse 06 la D118 Pic ruines du chateau de GesseLa D118 à la sortie du hameau de Gesse le long de l'Aude, on aperçoit le piton rocheux avec à son sommet les ruines du château de Gesse.

Gesse 03 Pic ruines du chateau de GesseL'aiguille de Gesse, piton rocheux avec les ruines au sommet, du château de Gesse.

Gesse 07 Pic des ruines du chateau de Gesse vu du col du CaPar la D20 au col du Castel on aperçoit le sommet du piton rocheux avec les ruines du château de Gesse.

Gesse 08 vu de la D118Le hameau de Gesse le long de la D118 et la rivière l'Aude à gauche.

Gesse ancien 03 en 1905Cette photo de 1905 a été prise au même endroit que la photo ci-dessus.

Gesse 01 Aiguille de Gesse

L'aiguille de Gesse.

Le hameau et le château de Gesse  ont donné leur nom à la forêt. Gesse était baronnie ; la forêt qui a été longtemps divisée en deux séries, Gesse domaine et Gesse clergé, contient aussi un canton appelé el Barou ; c'est le bois du baron. Le territoire de Gesse, qui offre beaucoup de précipices et quelques terres cultivables, a été de tout temps un lieu d'élection pour la culture des lentilles, celles-ci ont donné leur nom à un hameau situé dans les rochers de la rive gauche de l'Aude, appelé le bourg de Lentilhas. Autrefois, la lentille s'appelait gesse d'Espagne. Il paraît probable que la forêt a reçu le nom du village et que le village lui-même avait pris celui de la plante, un lathyrus, genre tout à fait voisin des ervum et des lens, dont la culture était caractéristique du lieu considéré. Dans cette même forêt, comme du reste sur les hauts pâturages de la montagne de Madrés, les botanistes recueillent plusieurs variétés de lis, toutes charmantes : le martagon, dont les nuances carmin et amarante semblent plus vives et les mouchetures plus intenses et plus nettes qu'en d'autres stations ; le pumilum et l'autumnale, aux corolles éclatantes, dont les six lobes se relèvent pour s'infléchir en courbes gracieuses rappelant le galbe d'une couronne impériale. Aussi ces ravissantes fleurs ont-elles donné leur nom au soula de Lilhées, versant situé à l'extrême occident de la forêt de Gesse, en face la forêt communale d'Escouloubre. Au sommet de Gesse est le tailla de la bedo, la coupe de belle vue.

Du Soula de Lilhées on sort de la forêt de Gesse par la palanque du ruisseau de Laguzou ; on nomme palanque, dans le pays, une passerelle formée de deux ou trois planches jetées en travers du torrent.

 

Retour au village de Bessède de Sault, j'ai encore quelques belles photos à vous proposer que voici :

Bessède de Sault 0163 vu de la D620aLe village de Bessède de Sault vu de la D620a.

Bessède de Sault 0157Bessède de Sault en hiver.

Bessède de Sault 065

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 064

L'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault, côté Sud/Ouest.

Bessède de Sault 066Zoom sur l'abside de l'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 016

Le village de Bessède de Sault vu du Picoul de la Gardie.

Bessède de Sault 0159

Le village de Bessède de Sault vu de la chapelle Notre-Dame.

Bessède de Sault 0158

L'église Saint Barthélemy du village de Bessède de Sault, côté Sud/Ouest.

Bessède de Sault 0155

Le village de Bessède de Sault vu du Nord/Ouest.

Bessède de Sault 0156

Le village de Bessède de Sault, photo prise du chemin de randonnée faisait le tour jusqu'au village Le Clat.

Bessède de Sault 050 depuis le haut du villageBessède de Sault depuis le haut du village.

Bessède de Sault 0152

Photo prise du pic d'Aguillos (1331m) route du Clat. Au premier plan, le village de Bessède, plus loin, celui de Rodome avec le pic de Saint Barthélemy (2348m) à l'horizon.

Bessède de Sault 0146La forêt environnante à Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0135 forêt de la DevéseBessède de Sault la forêt de la Devèze à l'Est du village.

Bessède de Sault 0136 le pas de l'ours vu du col du CastelLe Pas de l'Ours culminant à 1197m vu du col du Castel (D20).

Le Pas de l'Ours c'est trois sites montagneux répondant aux noms poétiques : Couillade de Camzas ; rocher de Trois Trous et rocher du Pas d'en Toulouse.

Bessède de Sault 0139 vue de la GardieLe village de Bessède de Sault vu du Picoul de la Gardie.

Bessède de Sault 0134 du PlanalBessède de Sault vu du Planal.

Bessède de Sault 0133En direction de la vallée de l'Aude.

Bessède de Sault 0149 Chapelle Notre Dame sur la D20  Bessède de Sault 048 depuis la chapelle notre dame

A gauche, la chapelle Notre-Dame de Bessède. A droite, le point de vue depuis la chapelle. 

Bessède de Sault 0132

La vallée de l'Aude.

Bessède de Sault 0131

La vallée de l'Aude proche du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0130La vallée de l'Aude.

Bessède de Sault 0116

Retour au village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 010Passage couvert à Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0127Cadran solaire sur la maison du passage couvert à Bessède de Sault.

Bessède de Sault 09

Le monument aux morts de la Grande Guerre du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 075  Bessède de Sault 076

Le monument aux morts de la Grande Guerre du village de Bessède de Sault. 

Bessède de Sault 078

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 079

Place de la fontaine du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 077 FOUN DES 4 CANTOUS  Bessède de Sault 083

A gauche, fontaine où il est gravé : "FOUN DES IV CANTOUS". A droite, rue du village de Bessède de Sault. 

Bessède de Sault 082

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 081

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 08

L'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault, façade Nord/Ouest.

Bessède de Sault 080  Bessède de Sault 086

Maisons du village de Bessède de Sault. 

Bessède de Sault 085

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 087

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 088

Maisons du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 089

Photo prise de l'église du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 090

Photo prise de l'église du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0126 vestige de four dans un mur  Bessède de Sault 084

A gauche, vestige d'un four ancien découvert, lors de la démolition d'un mur. A droite, rue du village de Bessède de Sault.

 

Voici quelques photos aériennes du village de Bessède de Sault prisent par mon ami Henri Toustou.

Bessède de Sault 021

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 022

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 023

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 024

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 025

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 026

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 027Le village de Bessède de Sault.

Voici à présent quelques photos anciennes de Bessède de Sault et du hameau de Gesse :

Bessède de Sault ancien 01 en 1975Bessède de Sault en 1975.

Gesse ancien 02 en 1905

Gesse, le relai des omnibus route de Carcanières en 1905.

Gesse ancien 02 colorié en 1905

Gesse, le relai des omnibus route de Carcanières en 1915 (photo identique à celle ci-dessus, mais coloriée).

Gesse 05 la D118 carrefour direction BessèdeVoici la maison de nos jours, que vous avez vu sur la photo de 1905 ci-avant.

Elle est située au carrefour de la D118 et D20 le panneau indiquant la direction de Bessède.

Gesse ancien 03 en 1905

Gesse et au centre le piton rocheux avec les ruines du château au sommet en 1905.

Gesse ancien 05 en 1905

Route de la haute vallée de l'Aude proche de Gesse en 1905.

Gesse ancien 04 en 1905

Gesse, le barrage sur l'Aude pour l'usine électrique en 1905.

Gesse ancien 06 Barrage électrique en 1910Gesse, le barrage sur l'Aude pour l'usine électrique en 1910.

Références bibliographiques : Recherches dans des archives diverses, bibliothèques en ligne, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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13 février 2015
bandeau les villages du Pays de SaultBessède de Sault TITRE

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Tout d'abord, mes remerciements aux internautes pour leur générosité en offrant leurs photos pour documenter ces reportages et qui ont compris le message que je désire faire passer via ce site web.

Le village de Bessède de Sault avec ces 59 habitants, est dans la continuité de la série 'Présentations et Découvertes des villages du Pays de Sault", que je vous dévoile depuis quelques mois déjà. Merci pour tous vos messages concernant le reportage précédent sur la randonnée au sommet et autour du pic d'Ourtiset. Pour celui-ci, l'article sera diffusé en 2 parties, car plus de 180 photos seront encore à la Une pour votre plus grand plaisir.

Vous allez découvrir de nouveaux auteurs de photos, ils ont proposé spontanément leurs clichés et je les remercie encore pour leur participation. Sachez que sans votre participation ces articles ne peuvent voir le jour, donc n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez, mobilisez vous oh peuchère ! J'ai besoin de photos de Joucou pour mon prochain sujet, merci de me contacter.

Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici : Joucou ; Galinagues ;  La Fajolle ; Marsa ; Mérial et Campagna de Sault ...

D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)  Allez, sans plus attendre, retournons au Pays de Sault, bonne découverte ...

 

logo label Pays Cathare 02

 

carte 01

Le village de Bessède de Sault, se, trouve à : 150 km de Toulouse, 80 km de Carcassonne, 65 km de Foix, 162 km de Béziers, 132 km de Narbonne, 82 km de Perpignan et 827 km de Paris.

Bessède de Sault carte 02

Après avoir réalisé dernièrement les reportages sur Niort, Belfort, Aunat, Rodome, et Mazuby, on se rapproche de la vallée de l'Aude qui coule le long de la D118.

Bessède de Sault carte 03

Extrait de carte IGN, où l'on voit que le village de Bessède de Sault se trouve dans une belle région, entre les gorges du Rébenty et les gorges de l'Aude.

Bessède de Sault vue aerienne 01

Une vue aérienne de Bessède de Sault.

Bessède de Sault vue aerienne 02

Tout comme le village de Mazuby, Bessède de Sault est situé légèrement à l'écart de la route principale la D20.

Bessède de Sault carte 04

Extrait de carte IGN, vous remarquerez à gauche, le long de la D20, l'emplacement de la chapelle Notre-Dame dont vous visionnerez quelques photos dans ce reportage.

                           Blason de Bessède de Sault 01                     blason de Bessède armorial Hozier 1697

 

A gauche, le blason actuel du village de Bessède de Sault. A droite, le blason dessiné par Charles d'Hozier en 1696 et figurant dans son Armorial Général de France.

Pourquoi le blason du village de Bessède a t-il changé ?

Ma spécialiste en héraldique, Noëlle Marti-Gerbaud m'informe qu'Hozier qui a fait un recensement de divers blasons (familles nobles, corps de métiers, ecclésiastiques, ...) a dressé également un relevé des blasons des communes.

Certaines de ces communes n'ayant pas encore de blasons ont choisi de prendre celui du dernier seigneur local, d'autres ont préféré adopter leur propre blason, avec leurs propres couleurs.

Il semblerait que le fer de moulin (blason de gauche) soit le signe de l'existence d'un moulin banal dans la commune ou les environs, à moins que cela n'ait un lien avec le nom du seigneur local. Qui était seigneur de Bessède ??

Description des Blasons Bessèdois, l'actuel à gauche :

D'azur à un fer de moulin d'or, qui est en fait une anille. Du bas latin anilla, de anicula, petite vieille, et par extension : béquille.

Figure formée par deux courbes en forme de «C» adossés et liés ensemble par une ou deux traverses. L'anille paraît avoir pour origine l'ancre ou agrafe en fer, ou fer d'ancrage, qui sert à soutenir les murs. (cf. Croix ancrée). Ce nom désigne aussi le fer de moulin, qui présente un carré vide central, et ce, même dans des textes non héraldiques.

Blason ancien à droite :

Version XVII ème siècle (Armorial  général de France dressé en vertu de l’Edit de 1696, dit armorial d’Hozier- volume 15- Languedoc-2e partie). D’azur au triangle d’or.

Bessède de Sault 0162Merci à Jean-Luc pour cette belle photo de Bessède de Sault prise au petit matin où la brume se lève.

Bessède de Sault 01

L'église et le cimetière de Bessède de Sault, belle photo de Franc Bardou.

Bessède de Sault 012

Bessède de Sault se distingue à peine dans cet écran de verdure vert clair au centre.
Photo prise au Nord-Ouest, près du pic de l'Orte au col de Triby 1039m.

Bessède de Sault 013On voit très bien sur cette photo que l'église de Bessède domine le village.

Bessède de Sault 018L'église du village de Bessède de Sault émergeant de son écrin de verdure.

Bessède de Sault 0161

Bessède de Sault vu du Nord Est, col de Dent sur la D83 altitude 1231m, (photo de Jean-Luc Pous qui signe Pjl11).

Bessède de Sault 020

Bessède de Sault au petit matin vu du Nord Est, col de Dent sur la D83 altitude 1231m.

Bessède de Sault 017

Le village de Bessède de Sault vu du Sud/Est.

Bessède de Sault 0140 vue du col d'en dent  Bessède de Sault 0141 vue du Pla
A gauche, Bessède vu du col de dent (1231m) au Nord/Est. A droite, le village vu du Planal. 

Bessède de Sault 0138 venant de la CosteBessède de Sault vu en venant de la Coste, côté Ouest (merci à Christian Mallet pour ces photos).

Bessède de Sault 0137 l'entrée du VillageL'entrée du village de Bessède de Sault côté Ouest.

Bessède de Sault 067Bienvenu au village de Bessède de Sault, au Pays de Sault.

En 2012, la commune comptait 59 habitants appelés Bessedois. 

La commune de Bessède (pouvant se trouver orthographiée sous la forme Vezède ou Bézède) est citée de1254 à 1639 (Inventaire Roques, III. 288).

La toponymie du nom Bessède vient de bettiata qui signifie le bois de bouleaux ; du bas latin bettia (bouleau) plus le suffixe collectif -eta. Les premières habitations ont donc été construites à l'emplacement d'une ancienne boulaie défrichée. Pour les Gaulois, le bouleau possédait un statut particulier : il symbolisait la science et l'intelligence, on s'en servait pour calmer les esprits dérangés et les magiciens l'utilisaient lors de leurs séances d'exorcisme.

Le village se situe sur la rive gauche de la vallée de l'Aude sur une petite butte. Les terres de la commune, afin de lutter contre l'érosion ont été aménagées en terrasses.

Bessède de Sault 07

Les toits de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 069

Rue de Bessède de Sault (aucun nom de rue dans le village).

Bessède de Sault 068  Bessède de Sault 072

Au coeur du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 073

Rues de Bessède de Sault. Cela me fait penser à une chanson de Maxime Le Forestier qui a pour titre San Francisco :

"C'est une maison bleue 
Adossée à la colline 
On y vient à pied 
On ne frappe pas 
Ceux qui vivent là ont jeté la clé 
On se retrouve ensemble 
Après des années de route 
Et on vient s'asseoir 
Autour du repas 
Tout le monde est là 
A cinq heures du soir."

Bessède de Sault 070

Rues de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 071

Les toits de Bessède de Sault en regardant vers l'Est.

Bessède de Sault 0144  Bessède de Sault 0142

Rues de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0147

Rue de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0148

Rue de Bessède de Sault (la D620a).

Bessède de Sault 0145

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0151

Le village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0154

Rue de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0143

Rue de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0117 passage couvert  Bessède de Sault 0118 passage couvert

Bessède de Sault, passages couverts.

Bessède de Sault 0120 passage couvert

Bessède de Sault, passage couvert.

Bessède de Sault 0119 passage couvert  Bessède de Sault 0129

Bessède de Sault, passages couverts. 

Bessède de Sault 074

L'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 062 mairieLa mairie du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 061 arrière de la mairieL'arrière de la mairie du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 029 agence postaleL'agence postale du village de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 028 derrière agence postale

L'arrière de l'agence postale du village de Bessède de Sault, n'était-ce pas autrefois l'école ?
Bessède de Sault 059 fontainePlace de la fontaine du village de Bessède de Sault.
Bessède de Sault 060 fontaineFontaine du village de Bessède de Sault.

L'abbé Sabarthès dans son dictionnaire Topographique, indique l'origine de Bessède "Vezède, 1254-1639, puis le nom Bessède ou Bessed apparaît en 1594. Le village et l'église ne pourraient pas être bâtis antérieurement au XIII ème siècle d'après les archives.

Bessède de Sault fut avec d'autres villages rattachés au Razès supérieur et par conséquent au baillage de Sault en 1252 année de sa création par le roi Saint-Louis.

En 1594, en France, après deux siècles de troubles et de calamités, Bessède comptait à cette époque cinquante maisons, on peut estimer qu'il y avait environ 220 à 250 habitants dans ce village. L'évolution de la population est faible, cent ans plus tard, en 1693 on dénombre que 58 feux pour 261 habitants, il faudra attendre la veille de la Révolution, 1785 pour compter 90 feux et 411 personnes.

Le choléra qui sévit sur la région fit de nombreuses victimes dans les villages en 1854 on compta à Bessède 92 morts et en 1856, 39 décès. Bessède aussi loin que remonte les recensements de population, comptait à son apogée 506 habitants en 1836, ils sont dix fois moins aujourd'hui. En 1926 le nombre d'habitants était de 265 et de 162 âmes en 1954.

Au Pays de Sault, durant le XVIII ème siècle on note que les véritables fléaux sont l'ours et le loup, les textes parlent de fauves de la contrée, en 1788, Bessède énonce les dégâts commis par l'ours et le loup.

Bessède de Sault 05

L'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0153

La façade Sud de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 015

L'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault vue de l'Ouest.

Bessède de Sault 0160

La façade Sud de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 051 depuis le haut du villageL'église de Bessède de Sault, le porche d'entrée, vue des hauteurs Nord du village.

 

L'ÉGLISE SAINT BARTHÉLEMY DE BESSÈDE DE SAULT

L'église de Bessède qui s'élève sur le point culminant de la colline, était rattachée au monastère de Joucou, cette abbaye fut fondée au milieu du IX ème siècle, probablement vers 850, j'aurai très certainement l'occasion de faire un reportage sur celle-ci, car elle joua un grand rôle dans l'évangélisation définitive de la région au IX ème siècle. Bessède et Aunat avaient été les principales dépendances de cette ancienne abbaye de Joucou. Aunat était le siège du recteur et Bessède fut érigée en vicairie ainsi que Joucou. Puis au XV ème siècle Bessède de Sault passa sous la dépendance du chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet auquel il reversait au milieu du XVIII ème siècle, 550 livres par an de dîmes, droits et revenus divers.

Bessède de Sault 040 clocher

L'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault, côté Est, la tour-clocher.

Bessède de Sault 036 clocher  Bessède de Sault 041 clocher

La tour-clocher de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault. 

Bessède de Sault 043 clocher  Bessède de Sault 042 clocher

A gauche, la tour-clocher de l'église de Bessède de Sault. A droite, remarquez en haut de l'angle de la tour-clocher, la tête sculptée dans le granit, voir détails ci-après. 

Bessède de Sault 037 clocher

Voici une tête en pierre incrustée dans le mur extérieur de la tour-clocher.

Bessède de Sault 039 clocher

Une autre tête en pierre incrustée dans le mur extérieur de la tour-clocher.

Bessède de Sault 038 clocher  Bessède de Sault 046 clocher

A gauche, une autre tête en pierre incrustée dans le mur extérieur de l'abside. A droite, la tour-clocher de l'église Saint-Barthélemy. 

Bessède de Sault 044 clocher  Bessède de Sault 045 clocher

La tour-clocher de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault avec son paratonnerre. 

Bessède de Sault 058 égliseL'abside de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault avec ses contreforts.

Bessède de Sault 055 égliseL'abside de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault avec ses contreforts.

Bessède de Sault 057 église  Bessède de Sault 056 église

A gauche, l'abside de l'église de Bessède de Sault donnant sur le cimetière, à droite le porche d'entrée du sanctuaire. 

Bessède de Sault 053 église

La façade Sud de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault et son cimetière.

Bessède de Sault 052 église

La façade Sud de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault et son cimetière.

Bessède de Sault 054 église  Bessède de Sault 049 depuis la terrasse de la mairie

A gauche, une très vieille croix en fer forgé gravée avec l'inscription INRI et une date 1773. A droite, une vue prise de la terrasse de la mairie de Bessède de Sault. 

L'église de Bessède de Sault est dédiée à Saint Barthélemy ou Bartholomé, qui était un des douze apôtres de Jésus dans les évangiles. L'édifice construit au sommet d'une colline dont le sommet a été arasé sur environ 25 ares.

La nef de forme rectangulaire est prolongée par le sanctuaire à côtés droits, puis en abside. L'église a connu à partir du XVII ème siècle des remaniements, tels que des agrandissements et rehaussements assez visibles au niveau des ouvertures. La forme semi-circulaire de l'abside est renforcée à l'extérieur par des piliers contreforts. Deux bâtiments rectangulaires un peu plus bas furent rajoutés aux murs latéraux de la nef. L'entrée qui donne accès au porche interne de l'église se trouve sur la partie latérale tournée vers le village c'est à dire vers le Nord-est.

Une tour-clocher rectangulaire de 4,50 m par 3,50 m et d'une douzaine de mètres de haut, surmontée d'un toit en chapeau surbaissé, vient s'appuyer sur le fond de la nef. Une horloge ronde classique est encastrée sur la tour-clocher de l'église faisant face au village. Le cimetière entourant en partie l'église doit exister depuis l'origine. Le presbytère a été détruit il y a une cinquantaine d'années pour laisser place à un parking. La tombe du dernier curé de Bessède se trouve dans le cimetière il s'agit du chanoine Camille Delpey (1885-1970).

Bessède de Sault 0123 porche de l'église sa voutePorche couvert de l'église Saint Barthélemy, sa voûte recèle un vestige de peintures anciennes ornées de fleurs de lys.

Bessède de Sault 0124 porche de l'église sa voute  Bessède de Sault 0122 porche de l'église

A gauche, le porche couvert de l'église Saint Barthélemy, sa voûte recèle un vestige de peintures anciennes. A droite, tête sculptée peinte se trouvant dans l'angle d'un des murs du porche. 

Bessède de Sault 0121 porche de l'église  Bessède de Sault 0125 porche de l'église

Porche couvert de l'église Saint Barthélemy, niche ornée d'un ciel étoilé avec la statue de vierge Notre Dame de Lourdes

Bessède de Sault 0108

La nef de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault, vue de l'autel.

On remarquera, au fond la petite pièce consacrée aux fonds baptismaux que l'on verra en détails plus loin. 

Bessède de Sault 092La nef de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 093La nef de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault. A gauche, la statue de Jésus bénissant et à droite, Sainte Élisabeth couronnée.

Bessède de Sault 0102Le choeur et l'autel de l'église Saint Barthélemy de Bessède de Sault.

Bessède de Sault 0106

Le choeur, avec la statue de Saint Barthélemy et le vitrail représentant Saint Joseph.

Bessède de Sault 0103  Bessède de Sault 0110

A gauche, le choeur et l'autel de l'église, on aperçoit le vitrail représentant Saint Barthélemy. A droite, photo prise de l'autel, on aperçoit la chapelle dédiée à Saint Joseph.

Bessède de Sault 0107Le choeur, avec la statue de Saint Pierre.

Bessède de Sault 0109  Bessède de Sault 0104

A gauche, la statue de Saint Barthélemy se trouvant dans le choeur, ainsi que la statue de Saint Pierre à droite.

Bessède de Sault 098

Statues de Jeanne d'Arc et de Jésus bénissant sur console, situées sur le mur gauche de la nef.

Bessède de Sault 099Statues de Sainte Élisabeth couronnée et de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus sur console, situées sur le mur droit de la nef.

L'église de Bessède est connue pour les têtes en pierre incrustées dans les murs extérieurs de l'abside et celui du Sud-ouest au bas du clocher et deux se trouvent dans le porche. Ces têtes symbolisent les quatre évangélistes : Saint-Mathieu à la tête humaine, Saint-Marc à la tête de lion, Saint-Luc à la tête de taureau et Saint-Jean à la tête d'aigle. Elles sont d'art roman et d'origine très ancienne, ce qui interpelle se sont leurs emplacements très aléatoires. Ces sculptures se trouvaient-elles sur la première église en ce lieu ou proviennent-elles d'ailleurs ?

Église romane de Bessède fut remaniée en 1901.

Bessède de Sault 094  Bessède de Sault 096

Petite pièce située face au choeur, abritant les fonds baptismaux.

Sur la photo de droite, on aperçoit deux petites niches datant de l'origine de la construction de l'église, avec en dessous de celle du bas, une tête sculptée.

On ignore la fonction de ces deux niches. 

Bessède de Sault 095

Clef de voûte pour bloquer les voussoirs de la pièce abritant les fonds baptismaux face au choeur.

Bessède de Sault 0100  Bessède de Sault 0114

Chapelle se trouvant à droite dans la nef, dédiée à Saint Joseph. 

Bessède de Sault 0101Le confessionnal se trouvant dans la chapelle dédiée à Saint Joseph.

Pénétrons à l'intérieur de l'église, le porche fermé mesurant 3 m de large et 2,50 m de profondeur, s'ouvre dans le mur latéral Nord-est, excentré à 3 m du fond de la nef. Le porche est plus ancien que le bâtiment abritant la nef, car vous pouvez voir sur le haut du mur et la voûte les vestiges d'une peinture ternie et écaillée ornée de fleurs de lys. L'Intérieur de l'église a des proportions importantes, les murs ont été rénovés récemment et peint de couleurs harmonieuses. La nef mesure 15 m sur 7 m avec trois parties voûtées en arcs à 7 m de haut. Dans le prolongement de la nef, à son extrémité opposée au chœur, il y a une petite pièce de 4 m par 2 m éclairé par un vitrail à motifs de poissons, abritant les fonds baptismaux, cuve et son socle en pierre blanche, fermé par un couvercle en bois surmonté d'une croix. Dans cette pièce, à droite, il y a deux niches superposées en pierre dont on ignore la fonction. Dans l'angle, posé sur le soubassement en pierre, un angelot en fonte argentée offrant à demi agenouillé une couronne, œuvre non datée qui pourrait remonter au XVIII ème ou XIX ème siècle.

Bessède de Sault 0111  Bessède de Sault 0115

A gauche, vitrail représentant Notre Dame de Lourdes. A droite, vitrail représentant Saint Jacques. 

Bessède de Sault 091  Bessède de Sault 097

A gauche, vitrail représentant des poissons se trouvant dans la petite pièce abritant les fonds baptismaux face au choeur, à gauche de l'entrée.

A droite, plaque commémorative aux morts de la Grande Guerre et celle de 1940. 

L'église possède deux bénitiers. L'un à cuve en marbre rouge et blanc de Caunes-Minervois de forme classique, le second très intéressant, a été façonné dans une roche sédimentaire blanchâtre dont le pied est en pierre de nature différente. Dans le fond de sa cuve il y a un poisson sculpté, avec une date en chiffres romains peu lisibles que l'abbé Moulis aurait déchiffrés en son temps, il s'agit de 1742 et ce poisson gravé indiquerait que c'est un bassin de baptême.

Le mur droit de la nef supporte deux statues : une de sainte Élisabeth couronnée et sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, en vis-à-vis on peut voir les statues de Jésus bénissant et Jeanne d'Arc. Dans la nef se trouve aussi une plaque en marbre commémorative aux morts de la Grande Guerre avec 15 noms gravés, plus celle d'un soldat tué en 1940.

Bessède de Sault 0113  Bessède de Sault 0112

Chapelle se trouvant à gauche dans la nef, dédiée à la Vierge Marie.

Bessède de Sault 0105

La Chasuble du prêtre réservée à la célébration de la Messe.

En haut de la nef et se faisant face il y a deux chapelles aux proportions pratiquement identiques. La chapelle de droite est dédiée à saint Joseph dont la statue surmonte l'autel, éclairée par un vitrail montrant un personnage non identifié. La chapelle de gauche est dédiée à la Vierge Marie dont l'image décore le vitrail éclairant la pièce. Sur le tabernacle de l'autel est posée une belle statue en bois doré de la Vierge portant l'Enfant Jésus. Il y a un autre autel dans la nef, surmonté d'une statue en bois peint de Marie couronnée, avec devant elle, debout, Jésus enfant également couronné.
On accède au sanctuaire sobre par deux marches surmontée de la grille de communion. Le chœur mesure 7 m de large, identique à la nef, avec une profondeur rectangulaire sur 4 m puis vint l'abside d'un rayon de 3,50 m. L'autel est modeste, en bois et faux marbre, décoré de six hauts candélabres. Le devant de l'autel est peint avec des arches en trompe-l'œil encadrant chacune une lettre : J, M et J. Derrière l'autel contre le mur, il y a les statues de Jésus bénissant et de saint Joseph. Au-dessus de la porte de la sacristie, à gauche, trône la statue de saint Barthélemy, face à lui se trouve saint Pierre. Les vitraux éclairant le chœur représentent à gauche, saint Joseph, et à droite, saint Barthélemy. À gauche du sanctuaire se trouve une petite sacristie de 5 m² abritant les vêtements et objets liturgiques sans grande valeur autre que patrimoniale.

 

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

ATTENTION CE REPORTAGE EST EN 2 PARTIES, DONC A SUIVRE ...!!

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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25 janvier 2015
bandeau-chaussures-copyright.jpgMarmottes d'Ourtiset par Sébastien

Voici le 5ème reportage consacré à un parcours de randonnée au Pays de Sault. Je vous invite à consulter les sommaires dans le menu du site pour retrouver les articles précédents, en cliquant sur le titre vous y accèderez directement.

C'est probablement le dernier reportage avant la migration de mon site vers une nouvelle plateforme, qu'Over-blog va effectuer d'office normalement au 1er février. Mon site risque donc d'être très perturbé pendant un certain temps, car il y a un délai de transfert des données en espérant qu'il n'y aura pas trop de casse à l'arrivée. Et, il est possible aussi qu'il soit indisponible pendant cette période. Donc vous m'excuserez car cela sera indépendant de ma volonté, l'adresse web reste inchangée. J'attends cette opération avec angoisse en espérant que je puisse encore continuer à vous offrir de beaux reportages.

Donc revenons à nos moutons, aujourd'hui je vous propose encore un reportage exceptionnel avec la coopération de Sébastien qui a de la famille au village de Mazuby et qui adore sa région. Une randonnée autour du pic d'Ourtiset cela vous dit, allez suivez-moi sans plus attendre ...

logo label Pays Cathare 02

 

carte 01 Ourtiset Pays de Sault

Le village de Mazuby point de départ de la rando, se situe à 143 km de Toulouse, 79 km de Carcassonne, 140 km de Narbonne, 228 km de Montpellier, 89 km de Perpignan, 254 km de Cahors et 820 km de Paris.

carte 02 Ourtiset Pays de Sault

Le pic d'Ourtiset le plus haut sommet de l'Aude, 1934 m, il se situe au Pays de Sault, au sud de Mazuby, petit village très sympa, qui sera notre point de départ de cette randonnée.

En premier lieu sachez, que cette randonnée se trouve en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique que l'on appelle la ZNIEFF “Crête de Pailhères et montagne de l’Ourtiset” :

Le Pic de l’Ourtiset fait partie du périmètre de cette ZNIEFF. Lancé en 1982 à l’initiative du ministère de l’environnement, l’inventaire des ZNIEFF est un outil de connaissance du patrimoine naturel de France.

Une ZNIEFF se définit par l’identification scientifique d’un secteur du territoire national particulièrement intéressant sur le plan écologique. L’ensemble de ces secteurs constitue ainsi l’inventaire des espaces naturels exceptionnels et représentatifs.

On distingue deux types de ZNIEFF :

- les zones de types I, secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’associations d’espèces ou de milieux, rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional.

- les zones de type II, grands ensembles naturels (massif forestier, vallée, plateau...) Riches et peu modifiés ou qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Dans ces zones, il importe de respecter les grands équilibres écologiques, en tenant compte notamment du domaine vital de la faune sédentaire ou migratrice.

La ZNIEFF de type II du Pic de l’Ourtiset, est l’une des rares zones calcaires d’altitude du département. Son cortège floristique y est caractéristique et diversifié. Le site abrite également plusieurs espèces remarquables de la faune alpine : L’ours (incursions régulières), le lagopède et la perdrix grise, l’aigle royal et le vautour fauve (de passage), et des marmottes.

Vautours de l'Aude

LES VAUTOURS DANS LE SUD-OUEST AUDOIS :

Après avoir totalement disparu du secteur au milieu du 20e siècle, les Vautours recolonisent progressivement ce territoire depuis la fin des années 1990, grâce notamment à la mise en place d'actions de conservation et de soutien alimentaire. Inféodées aux zones d'élevages et dépendant exclusivement de la présence d'animaux morts accessibles dans la nature, les 4 espèces de Vautours concernées se complètent efficacement dans leur rôle d'équarrisseurs naturels, en fonction de leurs adaptations respectives. Leur envergure imposante et leur vol majestueux laissent rarement indifférent ceux qui ont la chance de les observer dans leurs activités.

Nicheur rupestre isolé sur un territoire très vaste situé généralement en altitude. Il le parcourt de façon régulière en utilisant les mêmes itinéraires. Charognard, il a une prédilection pour les os qu'il laisse tomber sur des pierriers pour les casser quand ils ne peuvent pas être avalés entiers. Nicheur dans le sud audois ouest depuis seulement 2009 avec un couple. Présence ponctuelle d'oiseaux erratiques.

La grandeur de son territoire de chasse peut s'étendre jusqu'à plus de 15 km de son aire de nidification en fonction des disponibilités alimentaires. Il se nourrit d'excréments et des parties les plus molles sur les cadavres. Piètre chasseur, il capture aussi de petites proies (lézards, batraciens …), Connu nicheur depuis la fin des années 1990 dans le sud-ouest audois. Actuellement, 3 à 4 couples sont répartis sur ce territoire. Charognard, il se nourrit de viscères et de muscles sur les cadavres d'ongulés sauvages et domestiques. Non nicheur dans le sud-ouest audois, sa présence est cependant continue avec des effectifs variables selon les saisons.

Niche sur les arbres en colonie lâche, ou isolé. Possédant un vol performant, son territoire de prospection est très étendu en fonction des potentialités, il comprend aussi bien les milieux ouverts que les forêts claires. Charognard, il affectionne la peau et les tendons des petits et grands cadavres. Non nicheur dans le sud ouest audois. La présence d'un ou plusieurs oiseaux est jusqu'à présent occasionnelle et limitée dans le temps.

(source: LPO)

Nov 2013 au fond Mazuby par Martine SuardLe secteur du village de Mazuby en hiver.

Ce sentier de randonnée est un sentier de montagne, le plus haut du département de l’Aude. Vous parcourrez un site exceptionnel par ses paysages montagnards, sa faune et sa flore. Vous découvrirez, depuis le sommet le Pays de Sault dans sa totalité ainsi que les Pyrénées Ariègeoises et Catalanes. Et si la visibilité est bonne vous apercevrez le Pic de Bugarach et la plaine Carcassonnaise jusqu’à la Montagne Noire.

Cette randonnée se compose de deux parties :

- La première partie appelée "Les Estives" va de Mazuby jusqu'à l'embranchement qui redescend vers le village un peu avant le col de Tourrugue, ce parcours fait 9 km avec une dénivelée de + 485m, balisage jaune, difficulté moyenne, le temps estimé pour parcourir cette première partie est de 5h00  environs.

- La seconde partie appelée " Tour du pic d'Ourtiset" fait une boucle dont le point de départ est le col de Tourrugue, cette suite de la première partie fait 11 km avec une dénivelée de + 460m, balisage jaune, difficulté élevée, le temps estimé pour parcourir cette seconde partie est de 3h30 environs.

Sachez qu'il est possible de faire que la seconde partie, il y a un parking au col de Tourrugue. Mais le but est de réaliser cette belle randonnée en intégralité par une belle journée, vous en aurez un aperçu grâce aux photos de Sébastien plus loin.

carte 03 Ourtiset Pays de Sault

Extrait de carte IGN sur lequel j'ai tracé en rouge la première partie du parcours dont vous avez la description ci-après.

1ère PARTIE DU PARCOURS, DESCRIPTION :

Dès le départ vous grimperez sur les hauteurs de Mazuby par les chemins d’estives, où vous pourrez admirer à partir de ce belvédère privilégié, les paysages du petit plateau et de la Vallée du Rébenty.

Garez votre véhicule dans le village de Mazuby. Le point de départ de la randonnée, est la mairie du village, prendre à droite la route qui passe devant et vous amène à l’extérieur du village sur une route forestière. Après quelques minutes de marche, vous rencontrerez un croisement; suivre la piste de droite jusqu’au captage d’eau où vous emprunterez le chemin qui monte à gauche le long d’une clôture, vous arriverez au col de la Fage. Depuis le col suivre le chemin puis une piste qui vous emmène à la route des sapins. Prendre la route sur la gauche, après un peu plus d’un kilomètre, un panneau vous indiquera le chemin à suivre pour rejoindre le départ. Un peu avant le col de Tourrugue, soit vous pouvez retourner vers Mazuby à votre point de départ ou seconde option, continuer et effectuer le tour du pic d'Ourtiset. A la fin de ce chemin une route forestière vous permettra de retrouver la même piste qu’à l’aller et de rejoindre Mazuby.

carte 04 Ourtiset Pays de Sault

Extrait de carte IGN sur lequel j'ai tracé en rouge la seconde partie du parcours dont vous avez la description ci-après, qui fait le tour du Pic d'Ourtiset.

2ème PARTIE DU PARCOURS, DESCRIPTION :

Arrivé au col de Tourrugue prendre la piste qui monte face au refuge pastoral. Après 350 m s’engager sur la droite puis suivre la piste en direction du col de Seillis. 100 m avant la clôture qui traverse le col, prendre à droite un sentier montant en lacets vers le Pic de l'Ourtiset. Suivre le balisage jusqu'au sommet. Après le pic suivre le balisage à travers les pins à crochets, passer la clôture et suivre la sente qui descend et remonte sur la crête où poussent quelques pins. Redescendre sur l'autre versant à travers la prairie jusqu'au bas d'un vallon où vous pénétrez à droite dans la forêt. Suivre le sentier jusqu'à une tire forestière, remonter et suivre dans la forêt. Vous entamez ensuite la descente jusqu'à une tire que vous prenez sur votre gauche. Elle vous emmène dans une clairière. Tourner à droite et emprunter une nouvelle tire jusqu'à la route des sapins. Depuis la route remonter jusqu'au col de Tourrugue. Revenir ensuite par où vous êtes venu pour retrouver l'embranchement qui redescend vers Mazuby.

 

Voici maintenant le récit tout en photo de Sébastien, qui a effectué la seconde partie de la randonnée, à partir du col de Tourrugue, sachez aussi qu'il a lui même réalisé la composition et légendé ses photos. Je le remercie pour cette coopération pour promouvoir cette belle région de l'Aude qu'est le Pays de Sault.

 

"C’est par une radieuse journée de juillet que je décide d’entrainer ma compagne dans une randonnée dont l’idée me trottait dans la tête depuis longtemps déjà : gravir le Pic de l’Ourtiset, monter au sommet de cette immuable sentinelle du Pays de Sault, qui semble étendre, depuis des siècles, son ombre bienveillante sur les façades des maisons de Mazuby, le village de mes grands-parents, où je venais passer une partie de mes mois d’été. Sa présence emplit mes souvenirs."

01 Le Pic de l'Ourtiset vu du village de Mazuby

Le Pic de l'Ourtiset (ou Ourthiset ou Ourthizet) vu du village de Mazuby.

02 Le Pic de l'Ourtiset vu de la rue principale du

Le Pic de l'Ourtiset vu de la rue principale du village d'Espezel. 

03 Le petit plateau vu depuis le col de Notre Dame

En venant d’Axat (D118) par la route de Gesse (D20), et dès le Col Notre Dame franchi, il se dessine, légèrement sur la gauche, dans le prolongement du petit plateau de Sault.

Le petit plateau vu depuis le Col de Notre Dame (950m.) - Le Pic de l'Ourtiset apparait à gauche. 

04 Le Pic de l'Ourtiset vu des faubourgs du villagA mesure que nous cheminons en direction de Rodome, la silhouette arrondie du Pic se fait plus imposante et, dans son prolongement, nous commençons à distinguer son petit frère, le Picou Nègre, campant discrètement à ses côtés.

Le Pic de l'Ourtiset vu des faubourgs du village d'Aunat.

05 Le petit plateau avec l'Ourtiset à gauche et leLe petit plateau avec l'Ourtiset à gauche et le village de Rodome à droite.

06 Le Pic de l'Ourtiset et le Picou NègreLe Pic de l'Ourtiset et le Picou Nègre.

07 Le Pic de l'Ourtiset (1934m) vu du Col de TourrA Rodome vient l’instant de quitter la route principale et d’emprunter un chemin goudronné, sur la gauche, qui fera très vite place à une piste forestière, pour nous mener jusqu’au Col de Tourrugue (1450m.), point de départ de notre expédition pédestre.

Pic de l’Ourtiset (1934m), vu du Col de Tourrugue (1450m). 

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10 L'abreuvoir du Col de Tourrugue et l' OurtisetL'abreuvoir du Col de Tourrugue et le Pic de l’Ourtiset aux pentes couvertes de sapins et de hêtres.

11 Vue en direction du grand plateau. L’abreuvoirVue en direction du grand plateau. L’abreuvoir et la bergerie (au bout du chemin) sont visibles à droite sur la photo.

12 Vers le Sarrat de Tourrugue (1610m.)Vers le Sarrat de Tourrugue (1610m).

Voici quelques définitions :

Serrat :  nom masc. "colline isolée". (source : www.panoccitan.org) 

Serra, dans  le sens "crête de montagne", est attesté depuis le XII ème siècle. Le mot est surtout utilisé pour désigner des chaînes ou crêtes de montagnes et l’élément "longueur" y est prépondérant (…). Serra a gardé ce sens surtout dans les parlers des montagnards. Dans la plaine lou ser s.m. devient "une monticule, une colline". Dans les Cévennes gardoises c’est le dérivé seret qui prend le sens de "colline", mais dans l’Ariège un sarratchest une "crête de montagne". (source : www.etymologie-occitane.fr).

Sarrat  "Dans notre idiome local, le mot sarrat voudrait dire : colline isolée, lieu abrité exposé à la chaleur du soleil". (source : Histoire en Pays de Sault n°7 – Personnages, Coutumes, Singularités – p.116 – A.C.C.E.S. Maison de la Montagne).

13 Vers l'Est-Sud Est, la Vallée de l'Aude et le P

 

14 Panoramique - le Pic des Gardes au premier plan

Panoramique : au premier plan, le Sarrat de Tourrugue à gauche et le Pic des Gardes (1619m) à droite – vers Campagna de Sault, la vallée de l’Aude et le plateau méridional du Pays de Sault, ainsi que le pays du Donezan (canton de Quérigut en Ariège) sur la droite. En arrière plan, le Pic de Madres.

15 La cabane du vacher (en construction)La cabane du vacher (en construction).

16 Le Pic de Bentaillole (1965m)

Le Pic de Bentaillole (1965m).

17 Panoramique - Le Pic de BentaillolePanoramique sur le Pic de Bentaillole (1965m).

18 Le refuge (en construction)Le refuge (en construction).

Un refuge de montagne sur les flancs de l'Ourtiset :

Le refuge bénéficiera d'une ossature bois et d'un toit végétalisé pour une parfaite intégration paysagère. L'abri sera construit en bois et entièrement autonome en énergie. Il pourra loger jusqu'à huit randonneurs à partir du printemps 2014.

Le symbole est fort : c'est l'Ourtiset, montagne emblématique du Pays de Sault, dont le sommet flirte avec les 2 000 mètres et qui permet d'embrasser d'un regard toute l'étendue et la diversité du département de l'Aude, qui a été choisi pour accueillir dès le printemps 2014, un refuge d'altitude écologique et parfaitement intégré dans l'environnement. Comme une image de plus du désenclavement de ce territoire auquel travaillent depuis maintenant huit ans les élus de la Communauté de communes du Pays de Sault. Ce dôme naturel, couvert de forêts et de roches, abritant marmottes, isards et aigles royaux, culmine à 1933 mètres. Ses congères, qui persistent souvent jusqu'à l'aube de l'été, sont des sentinelles pour tout le pays. Son sommet, auquel s'accrochent les nuages noirs porteurs de violents orages, un formidable paratonnerre. Les contes et légendes de Sault y trouvent souvent leur source. "L'Ourtiset représente vraiment quelque chose pour les habitants du Pays de Sault. Et le rendre accessible à tout le monde, c'est un peu comme ouvrir une porte sur l'âme de ce pays", a déclaré Francis Savy, président de la Communauté de communes et conseiller général du canton de Belcaire. Dessiné par l'architecte Olivier Sanchez, de Vicdessos en Ariège, le refuge, qui sera installé sur le versant sud-est de la montagne, face au massif du Madres, est aménagé à partir d'une ossature en bois afin de garantir sa parfaite intégration sur les pentes sauvages et préservées de l'Ourtiset. Pour peaufiner encore son "camouflage", l'abri bénéficiera d'un toit végétalisé. Afin de garantir son autonomie énergétique, l'alimentation électrique sera assurée par des panneaux solaires et les toilettes seront "sèches" afin d'éviter une surconsommation d'eau. Un point d'eau, qui sera captée directement sur place, sera situé à l'extérieur du refuge. Un poêle à bois sera également installé dans un angle de la salle principale particulièrement spacieuse. Il offrira la possibilité de cuisiner ou de réchauffer des plats. Une petite chambre comprenant quatre lits superposés permettra à huit randonneurs de passer la nuit confortablement et une terrasse leur offrira au réveil une vue époustouflante sur la nature environnante. Afin de garantir la pérennité des lieux, le mobilier intérieur, tout en bois, sera solidement fixé au sol et aux murs.

19 Le Pic de BentailloleLe Pic de Bentaillole.

20 Vue du Col de Seillis (1736m.) vers l'Est (peutVue du Col de Seillis (1736m) vers l'Est, le Pic des Gardes et le Pic de Madres au loin à droite.

21 Le Pic de Bentaillole vu du Col de SeillisLe Pic de Bentaillole vu du Col de Seillis.

22 Le Pic de l'Ourtiset vu du Col de SeillisLe Pic de l'Ourtiset  vu du Col de Seillis.

23 Vue du Col de Seillis vers l'Ouest. Au loin, leVue du Col de Seillis vers l'Ouest. Au loin, le Pic du Soularac.

24 Vue du Col de Seillis vers l'OuestVue du Col de Seillis toujours vers l'Ouest.

25 Vue des pentes de l'Ourtiset vers l'Ouest et leVue des pentes de l'Ourtiset vers l'Ouest et le Col du Pradel.

26 Le Pic de Bentaillole et le Col de Seillis vu dLe Pic de Bentaillole et le Col de Seillis vu des pentes de l'Ourtiset.

27 Le Pic de Bentaillole vu des pentes de l'OurtisLe Pic de Bentaillole et le Col de Seillis vu des pentes de l'Ourtiset.

28 Panoramique - Le Pic de Bentaillole vu des pent

Panoramique : le Pic de Bentaillole vu des pentes de l'Ourtiset. On distingue,  en arrière-plan, le Pic de Madres à gauche et le Roc Blanc à droite.

29 Le Pic de Bentaillole vu des pentes de l'OurtisLe Pic de Bentaillole vu des pentes de l'Ourtiset - En arrière-plan, on aperçoit notamment le Roc Blanc à gauche et le Pic Tarbésou à droite.

30 Panoramique - vue depuis le sommet du Pic de l'

Voici 3 vues panoramiques à 180° depuis le sommet du Pic de l'Ourtiset vers le sud, l’ouest et le nord.

31 Panoramique - vue depuis le sommet du Pic de l'32 Panoramique - vue depuis le sommet du Pic de l'

 

33 Col de Tourrugue vu du sommet du Pic de l'Ourti

Le Col de Tourrugue vu du sommet du Pic de l'Ourtiset - La bergerie est à gauche et l'abreuvoir plus au centre.

33bis Le petit plateau. Le Pic d’Estable. Au premiAu premier plan le Col de Tourrugue au centre, le Sarrat de Tourrugue à droite et le Sarrat de Touzeille (1631m.) dans son prolongement. Sur la gauche, on aperçoit les villages de Rodome et d’Aunat sur le petit plateau avec le Pic d’Estable (1495m.) au centre, un peu à droite.

34 La table d'orientation du sommet du Pic de l'Ou

La table d'orientation du sommet du Pic de l'Ourtiset.

Table d'orientation avec une vue à 360 degrés au sommet du Pic d'Ourtiset :

Une table d'orientation vient d'être installée au sommet de l'Ourtiset par le syndicat intercommunal d'aménagement touristique (Siat). Fabriquée entièrement en bois et installée par l'Office nationale des forêts (ONF), elle permet aux randonneurs de profiter du panorama exceptionnel en découvrant les principaux sommets de l'Aude, des Pyrénées-Orientales et de l'Ariège, visibles depuis le pic le plus célèbre du Pays de Sault. Elle permet également de situer les villages et villes environnantes. 35 Panoramique - La table d'orientation du sommet

Panoramique autour de la table d'orientation du sommet du Pic de l'Ourtiset.

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Photo de la table d'orientation.

37 Les Pic de Madres et du Bernard sauvage à la liLes Pic de Madres et du Bernard sauvage à la limite Aude-Pyrénées Orientales (en direction du Pic du Canigou).

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Photo de la table d'orientation.

39 Le Pic de la Tribune, Le Roc Blanc et le Pic de

Le Pic de la Tribune, Le Roc Blanc et le Pic de la Camisette en Ariège. Le Pic de la Coumette d'Espagne à la limite Ariège-Pyrénées Orientales (en direction du Pic Carlit et de Font-Romeu).

40Le Pic de la Tribune, Le Roc Blanc et le Pic de la Camisette en Ariège. Le Pic de la Coumette d'Espagne à la limite Ariège-Pyrénées Orientales (en direction du Pic Carlit et de Font-Romeu).

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Photo de la table d'orientation.

42 Les Pics de Balbonne et Tarbésou en Ariège

Les Pics de Balbonne et Tarbésou en Ariège.

43Les Pics de Balbonne et Tarbésou en Ariège.

44 Le Col du Pradel (pour redescendre sur Ax-les-T

Photo de la table d'orientation.

45 La Tute de l'Ours et le Plateau de Bonascre ain

Le Col du Pradel (pour redescendre sur Ax-les-Thermes), avec la Serre de Pelletier et le Pic de Serrembarre à la limite Aude-Ariège au premier plan.

La Tute de l'Ours et le Plateau de Bonascre ainsi que le Col de l'Orri et le Signal du Chioula en Ariège au second plan.

Les Pics de Serrere et du Thoumasset à la frontière entre l'Ariège et la Principauté d'Andorre au loin.

46 ...les Pics de Serrere et du Thoumasset à la fr

Le Col du Pradel (pour redescendre sur Ax-les-Thermes), avec la Serre de Pelletier et le Pic de Serrembarre à la limite Aude-Ariège au premier plan.

La Tute de l'Ours et le Plateau de Bonascre ainsi que le Col de l'Orri et le Signal du Chioula en Ariège au second plan.

Les Pics de Serrere et du Thoumasset à la frontière entre l'Ariège et la Principauté d'Andorre au loin.

Définition : Tuta  nom féminin. "Tanière, hutte" (source : www.panoccitan.org).

47 Le Roc de Quercourt et le Pic de Pénédis à la l

Photo de la table d'orientation.

48 La carière de talc de Trimouns se dévine, à sa

Le Roc de Quercourt et le Pic de Pénédis à la limite Aude-Ariège, le Rocher de Scaramus et les Pics Fourcat et du Soularac (à noter le Pic de la Frau à droite) en Ariège. La carière de talc de Trimouns se dévine, à sa couleur plus claire, au pied du Pic du Soularac. Le Pic Fourcat est à gauche. Le Pic du Soularac, au milieu, cache le Pic de St Barthélemy, les Monts d'Olmes et le reste du massif de Tabe. Le Col de la Peyre est à droite.

49 Le Pic Fourcat est à gauche. Le Pic du SoularacLe Roc de Quercourt et le Pic de Pénédis à la limite Aude-Ariège, le Rocher de Scaramus et les Pics Fourcat et du Soularac (à noter le Pic de la Frau à droite) en Ariège. La carière de talc de Trimouns se dévine, à sa couleur plus claire, au pied du Pic du Soularac. Le Pic Fourcat est à gauche. Le Pic du Soularac, au milieu, cache le Pic de St Barthélemy, les Monts d'Olmes et le reste du massif de Tabe. Le Col de la Peyre est à droite.

50 Les Pics du Soularac et de la Frau en Ariège, l

Photo de la table d'orientation.

51 Entre le Pic de la Frau et le Pic de l'Aspre se

Les Pics du Soularac et de la Frau en Ariège, le Col de la Gargante dans l'Aude. Entre le Pic de la Frau et le Pic de l'Aspre se dresse fièrement sur son piton rocheux le célèbre château de Montségur. Le grand plateau du pays de Sault apparait à droite.

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Photo de la table d'orientation.

53 Le plateau de Sault avec le village de RoquefeuLe plateau de Sault avec le village de Roquefeuil à gauche, celui d'Espezel au centre et enfin, séparé par la vallée du Rebenty, le village de Mazuby à droite. Au loin sur la gauche, la vallée de l’Hers-Vif et le Pays d’Olmes en Ariège. Sur la droite le Quercorb dans l’Aude.

54 Le village de Roquefeuil

Le village de Roquefeuil.

55 inclus dans 5 mails

Photo de la table d'orientation.

56 Le grand plateau à gauche et le petit plateau àLe grand plateau à gauche et le petit plateau à droite séparés par la vallée du Rebenty. Au loin sur la gauche, la vallée de l’Hers-Vif et le Pays d’Olmes en Ariège. Sur la droite le Quercorb dans l’Aude.

57 Le village d'EspezelLe village d'Espezel.

58 Le village de BelvisLe village de Belvis.

59 Le village de GalinaguesLe village de Galinagues.

60 Le village de MazubyLe village de Mazuby.

61 Le village de Mazuby1Le village de Mazuby.

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Photo de la table d'orientation.

63 Bessède de Sault et le Pic d'Estable (1495m.) qBessède de Sault et le Pic d'Estable (1495m) qui surplombe Axat et le château cathare de Puilaurens dans l'Aude. Le Pic de Bugarach serait sur la gauche (?!)

64 Le petit plateau avec de gauche à droite les viLe petit plateau avec, de gauche à droite, les villages de Rodome, Aunat et Bessède de Sault.

Le Pic d’Estable est sur la gauche. On distingue au premier plan le Col de Tourrugue au centre et le Sarrat de Tourrugue tout à droite.

65 Les villages de Rodome et Aunat. Peut-être est-Les villages de Rodome et Aunat. Peut-être est-ce Quirbajou au delà du Rebenty, en haut, légèrement à droite.

66 Peut être le village de QuirbajouPeut être le village de Quirbajou ?

67 Le village de Rodome et le hameau de MunèsLe village de Rodome et le hameau de Munès.

68 Le village d'AunatLe village d'Aunat.

69 Le petit plateau (de gauche à droite GalinagueLe petit plateau avec, de gauche à droite, Galinagues, Rodome, Aunat et Bessède de Sault.

70 Le grand plateau à gauche et le petit plateau àLe grand plateau à gauche et le petit plateau à droite séparés par la vallée du Rébenty.

71 En descendant -côté Picou NègreLes pentes de l’Ourtiset - En descendant côté Picou Nègre.

72 En descendant - vue du Picou Nègre avec le RochVue du Picou Nègre avec le Rocher de Scaramus, le Pic Fourcat et le Pic de Soularac.

73 En descendant - vue du Picou Nègre avec le PicVue du Picou Nègre avec le Pic de Soularac, le Pic de la Frau et le Col de la Gargante.

74 En descendant - vue sur le grand plateau, des pVue sur le grand plateau, des pentes herbeuses du Pic de l'Ourtiset.

75 En descendant - vue du Pic de l'OurtisetVue du Pic de l'Ourtiset.

76 En descendant - vue du Picou NègreVue du Picou Nègre (1856m).

77 En descendant - vue du Pic de Bentaillole avecVue du Pic de Bentaillole avec le Picaucel (2027m à la limite Aude-Ariège) et le Pic Tarbésou en arrière-plan.

78 En descendant - vue vers le nord et le grand pl

Vue vers le nord et le grand plateau.

79 En descendant - vue vers le sud et le Pic Tarbé

Vue vers le sud et le Pic Tarbésou.

80 A l'endroit où se rencontrent les pentes du Pic

A l'endroit où se rencontrent les pentes du Pic de l'Ourtiset et du Picou Nègre, apparaissent de nombreux trous creusés dans l'herbe. Les marmottes apparaissent (dans le cercle blanc sur la photo).

81 ...gardés par leurs petits pensionnaires

Les terriers sont bien gardés par leurs petits pensionnaires. Avec calme et  patience, nous les approchons en espérant ne pas trop les déranger.

82Les marmottes du Pays de Sault.

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LES MARMOTTES (marmota) – Famille des Sciuridés (écureuils) :

La marmotte a une silhouette plutôt ronde, une queue touffue mais courte, des pattes puissantes et de petites oreilles arrondies. Son pelage est long et épais : le dos et les flancs sont gris-brun et l’extrémité de la queue noire. Elle mesure de 60 à 80cm, dont 13-20cm pour la queue. Son poids : 4-8kg avec un maximum à l’automne.

En France, l’espèce est présente principalement dans les Alpes. Elle a été introduite vers 1950 dans les Pyrénées où ses effectifs restent faibles, et ça et là dans le Massif Central (Ardèche, Puy-de-Dôme et Cantal) où elle s’est très bien acclimatée.

La marmotte vit en montagne entre 1 300 et 2 500 mètres d’altitude. Elle aime les espaces découverts, bien ensoleillés et les pentes herbeuses parsemées de rochers.

Elle consomme surtout des racines, des plantes herbacées, parfois quelques insectes et vers de terre.

Particularité : La marmotte est caecotrophe, c'est-à-dire qu’elle digère 2 fois ses aliments en ingérant certaines de ses propres crottes.

Strictement diurne, elle est d’une agilité surprenante au vu de son physique. Elle vit en petites colonies familiales qui creusent de nombreux terriers, sous des rochers ou au milieu des pâturages ; elle s’en éloigne très peu. Sans cesse sur ses gardes pour déjouer les attaques foudroyantes de l’Aigle royal, elle donne un coup de sifflet aigu et se réfugie dans le terrier à la moindre alerte.

Durant l’été, elle constitue des réserves de graisse qui lui permettront de passer l’hiver en hibernation. Pour ne pas brûler ses réserves trop vite, elle vit au ralenti : son cœur passe de 120 à 30 pulsations/minute, sa température descend de 36°C à 5°C. Elle se réveille environ toutes les 4 semaines pour déféquer dans un trou prévu à cet effet, dans le fond du terrier.

Elle hiberne en groupes de 4 à 7 individus, dans un terrier profond, garni d’herbes sèches et dont l’entrée est obturée depuis l’intérieur.

D’une manière générale, une seule femelle du groupe élève une portée, aidée par les autres femelles. Les accouplements se déroulent en avril-mai. La mise-bas (de 2 à 6 petits) a lieu 5 semaines plus tard. A la naissance, les marmottons mesurent à peine 3 cm et pèsent environ 30g. Ils sortent du terrier à 20-40 jours.

La chasse à la marmotte est toujours autorisée en France, mais elle est interdite dans l’Aude.

Localement, vous pourrez rencontrer la marmotte au Pic de l’Ourtiset et à l’arrière des pistes de ski de Camurac. 

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Je vous laisse apprécier toute cette série de photos sur les marmottes du Pays de Sault.

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104 marmotte au pic d'ourtiset

Merci à Jean-Luc Pous qui après la diffusion de ce reportage, m'a envoyé quatre photos de marmottes qu'il a prises lors de cette randonnée autour du Pic d'Ourtiset, et que j'ai rajouté ici.

105 marmotte au pic d'ourtiset

 

106 marmotte au pic d'ourtiset

 

107 marmotte au pic d'ourtiset

 

91 En descendant - vue vers le Nord et le grand plEn descendant, une vue vers le nord et le grand plateau.

92 En descendant - dans la Forêt de Canelle

En descendant, dans la Forêt de Canelle.

93 En descendant - dans la Forêt de Canelle, avec

Dans la Forêt de Canelle, avec le Col de Tourrugue en point de mire.

94 En descendant - La bergerie du Col de Tourrugue

La bergerie du Col de Tourrugue.

patou des pyreneesLe chien de montagne des Pyrénées : le pastou.

LE PASTOU :

En montagne, tout au long de vos promenades, vous pouvez rencontrer des chiens dits de protection. Le chien de protection est autonome : il accompagne son troupeau et veille sur lui sans relâche, nuit et jour. Pour exercer sa vigilance, il crée une zone de protection autour du troupeau, se tenant prêt à éloigner tout intrus : animal sauvage, chiens non tenus en laisse, etc.

Ce sont de gros chiens blancs qui montent la garde dans les troupeaux de moutons. D’origine Pyrénéenne où ils sont appelés "pastous" (du vieux français "pastre", berger), ils ont longtemps aidé les bergers à protéger leurs troupeaux. Ils font partie intégrante du patrimoine pastoral français.

Ces pastous ne sont pas éduqués pour l’attaque mais pour la dissuasion : leur corpulence et leurs aboiements sonores tiennent en respect les prédateurs. Dès qu’il sent un danger, le chien de protection s’interpose entre l’intrus et le troupeau en aboyant. Il donne ainsi l’alerte aussi bien pour les brebis que pour le berger. Mais c’est surtout une mise en garde qui signale à l’intrus sa présence : si ce dernier n’en tient pas compte, le chien peut alors aller jusqu’à l’affrontement.

 

QUAND VOUS RENCONTREZ UN TROUPEAU EN MONTAGNE OU UN PASTOU VOICI QUELQUES RECOMMENDATIONS DE BONS SENS :

1- Gardez vos distances ;

2- Si vous croisez un troupeau, contournez largement l’aire de pâturage ou de repos des brebis : vous respectez ainsi le travail des bergers sans perturber les animaux ;

3- Attention aux comportements qui vous semblent anodins (tenter de nourrir, caresser, prendre en photo un pastou, un mouton, un agneau…) : les chiens de protection peuvent les interpréter comme une agression !

4- Face à un chien de protection, adoptez un comportement calme et passif pour le rassurer. Si vous êtes impressionné, faites lentement demi-tour ;

5- Si la présence de votre chien de compagnie est autorisée sur l’espace que vous fréquentez, tenez-le en laisse et restez à grande distance du troupeau (150 à 200 mètres) : vous éviterez qu’il ne déclenche, à l’approche du troupeau, une intervention dissuasive des patous ;

6- Si vous êtes à vélo, il est préférable d’en descendre avant d’être à proximité d’un troupeau ;

7- De grands panneaux vous informent de la présence de ces chiens : pensez à les repérer.

95 En descendant - vue sur la forêt d'Aspre et le

En descendant, une vue sur la forêt d'Aspre et le petit plateau.

97 En descendant - vue vers le Nord et le grand pl

Vue vers le nord et le grand plateau. Le village d'Espezel.

98 En descendant - dans la Forêt de Canelle

Dans la Forêt de Canelle.

99 Le gourg et sa cabane forestière

Le gourg et sa cabane forestière en ruine.

101 La cabane forestière du gourg

Le gourg et la cabane forestière en ruine.

Définition :

Gourg  : "Le dictionnaire languedocien-français d’Adelin Moulis donne la signification du mot gourg : étang, lac de petites dimensions, synonyme : estanhgourgomare – trou d’eau dans le lit d’une rivière ou d’un ruisseau".

(source : Histoire en Pays de Sault n°7 – Personnages, Coutumes, Singularités – p.105 – A.C.C.E.S. Maison de la Montagne)

Gour :  "tourbillon d’eau, gouffre; endroit profond dans une rivière".

Etymologie: par simplification le latin classique gurges, génitif gurgitis est devenu gurga et gurgus, déclinés comme respectivement rosa et hortus. Les deux formes co-existent en occitan. Gurga > ancien occitan gorga "conduit de la fontaine; gargouille" en languedocien gourgo "conduit d’eau; bassin, réservoir" (S). Jardin arrosable avec gourgue (Compoix) .

Gurgus est devenu gour ou gourg désigne en général un "endroit profond dans une rivière" où on peut nager. Les deux formes se trouvent principalement dans le domaine occitan et franco-provençal. Le mot est très vivant en français régional et dans les toponymes.
Dérives : gourga "tremper" (S), engourgar "obstruer". (source : www.etymologie-occitane.fr)

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De retour au Col de Tourrugue, nous arrivons certes fatigués, mais des images splendides plein la tête.

La rencontre avec ce sommet du Pays de Sault a été à la hauteur de nos attentes. Tout au long de la randonnée, nous avons trouvé le panorama magnifique (mais suis-je vraiment objectif).

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Avant de regagner la voiture, je jette un dernier regard reconnaissant au complice de notre superbe journée.

Dans la lumière rasante de cette fin d’après-midi, le géant du Pays de Saut semble, une fois de plus, irradier une telle fierté que je me surprends à sourire en pensant que décidément, à mes yeux, l’Ourtiset ne perd jamais une occasion d’étaler toute sa majesté.

 

Tous mes remerciements à Sébastien pour toutes ses photos et son aide pour réaliser ce reportage, qui j'espère vous plaira, faites le savoir !

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Sébastien / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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