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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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15 janvier 2015
bandeau les villages du Pays de Saultbandeau le monde rural 825x250Mazuby 032 Panoramique Mazuby avec la vallée du Rebenty

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Le village de Mazuby avec ces 24 habitants, sera le premier reportage de l'année 2015, il est dans la continuité de la série 'Présentations et Découvertes des villages du Pays de Sault", que je vous dévoile depuis quelques mois déjà. Mais celui-ci sera aussi le point de départ d'une randonnée au sommet et autour du pic d'Ourtiset, article que m'a proposé Sébastien. Ce reportage concernant cette rando sera publié à la suite de celui-ci, ne le ratez pas, une centaine de photos seront encore à la Une pour votre plus grand plaisir.

Merci à Sébastien qui vous offre ses photos afin de vous faire découvrir son village. Je n'oublie pas mon ami Henri que je remercie encore pour son enthousiasme et participation par l'apport de ses nombreux clichés, ainsi qu'aux autres photographes. Sachez que sans votre participation ces articles ne peuvent voir le jour, donc n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez, mobilisez vous oh peuchère !

Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici :  Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mérial et Campagna de Sault ...

D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)  Allez, sans plus attendre, retournons au Pays de Sault, bonne découverte ...

 

logo label Pays Cathare 02

 

carte 01

Le village de Mazuby se situe à 143 km de Toulouse, 79 km de Carcassonne, 140 km de Narbonne, 228 km de Montpellier, 89 km de Perpignan, 254 km de Cahors et 820 km de Paris.

carte 02

Mazuby village lui aussi au coeur du Pays de Sault.

carte 03

Mazuby est un petit village très sympa pas très loin des gorges du Rébenty.

carte 04

Zoom sur la carte IGN, comme on peut le voir le village est à l'écart de la D20, donc un lieu hyper reposant.

Mazuby photo aerienne

Une vue aérienne du village de Mazuby

Blason de Mazuby 1696

Blason du village de Mazuby d'après l'armorial général de France par Charles d'Hozier datant de 1696.

Mazuby 011

Il n'est pas beau ce petit village de Mazuby dans son écrin de verdure et de moyennes montagnes en plein Pays de Sault !!

Mazuby 010 panoramique

Zoom sur le village de Mazuby vu du Nord/Est.

Mazuby 02

Mazuby à proximité des gorges du Rébenty.

Mazuby 013 photo aérienne

Survol du village de Mazuby au coeur du Pays de Sault.

Mazuby 014

Le village de Mazuby vu du Sud.

Mazuby 016

Au petit matin le village de Mazuby se réveille lentement avec ses 24 habitants.

Mazuby 015

Zoom sur le centre du village de Mazuby.

Mazuby 017

L'église de Mazuby.

Mazuby 018

Mazuby vu du Pouzols.

Mazuby 01Le village de Mazuby vu du Sud, au lieu de l'Oratoire.

Le village de Mazuby (altitude 937m) se situe sur le "petit plateau du Pays de Sault. Il domine un ravin profond couvert de champs en gradin, c'est le plus ancien village du Pays de Sault. Autour du village existent encore une polyculture traditionnelle et des élevages de bovins. La forêt a gagné du terrain sur les pentes les plus raides par rapport au siècle dernier, comme on peut le constater sur les photos anciennes où la moindre parcelle de terre était cultivée.

Mazuby, le premier élément du toponyme doit représenter le latin "mansus", terme qui désignait à l'origine une maison, une ferme, un domaine ; le second élément demeure obscur, on propose le participe passé du verbe latin "subeo" qui se traduit par "s'avancer d'en bas". Mazuby serait alors "la ferme en contrebas". Localement il existe une tradition qui veut que le toponyme désigne "le mas du hameau d'Ubit", Ubit étant un lieu-dit de Mazuby. Une légende prétend que Mazuby vient d'une forme latine "mansus abbatis" qui veut dire "le mas, maison ou ferme de l'abbé" et cet abbé serait celui de Saint-Michel-de-Cuxa. Les légendes ont toujours une part de vérité car en effet, vers 1263, l'abbaye de Saint-Michel-de-Cuxa, possédait des droits bénéficiaires et peut-être seigneuriaux. Or, le roi de France, Saint-Louis, pour désintéresser l'abbaye lors d'une transaction qu'il menait sur la seigneurie de Puilaurens, lui céda en échange, les seigneuries de Gazelles, de Combe et de Mazuby dans le Pays de Sault.

En 1326, on trouve le village sous le nom de Masubium, c'est la forme la plus ancienne connue.

Mazuby 019 la sortie du village sur la route des EstivesAu bord du chemin des estives, à proximité Sud de Mazuby, le calvaire oratoire.

Ce petit édifice appelant à la prière,  a été bâti pour invoquer la protection divine.

Il peut aussi marquer le souvenir d'un lieu miraculeux ou d’apparitions, ou encore être une étape sur un pèlerinage ou un itinéraire de procession. Il est à préserver.

Cet endroit se nomme "La Serre", la municipalité décida le 23 avril 1893, d'implanter une croix sur ce terrain, et dans les années 1950 fit édifié un monument en l'honneur de la Vierge.

Mazuby 033 Pic de l'Ourtiset vu du village de MazubyAu fond, au centre, le Pic de l'Ourtiset (1934 m) vu du village de Mazuby, à droite, ensoleillé, le roc du Sarrat d'en Crémy (1282 m).

Mazuby 037 Sarrat d'en CrémyLe roc du Sarrat d'en Crémy (1282 m) est attirant, il a quelque chose de mystérieux.

Mazuby 036 Rodome vu de La SerreLe village de Rodome dans la brume matinale vu de La Serre.

Mazuby 029 vu du Pic de RhodesMazuby vu de l'Escoumes (1055m).

Mazuby, son origine remonte au IX ème siècle, le village était un fief de la châtellenie d'Anfort ou Niort et des rois de France comme on a pu le voir ci-avant. En 1263, l'abbé de Saint-Michel-de-Cuxa étant seigneur de Mazuby, percevait les impôts, taille, albergue, censives pour un montant de dix-sept livres cinq sols. En 1303, l'abbaye avait le droit de basse et haute justice sur le village, ainsi que sur les hameaux de Munès et Cazelles, à l'exception des crimes d'hérésie et de volerie. La mission essentielle des moines était l'évangélisation de cette contrée isolée de la haute vallée de l'Aude. Hormis cette tâche spirituelle, la confrérie devait assurer son autosubsistance.

A partir du XIV ème siècle, Mazuby appartiendra au diocèse d'Alet.

En 1594, le petit village de Mazuby enclavé dans les montagnes du Pays de Sault vivait en quasi autarcie, jouissant d'une certaine indépendance, à cette époque il était composé de soixante maisons.

Mazuby 040 Vers le grand plateauMazuby une vue vers le "Grand Plateau" du Pays de Sault.

En 1793, le village comptait 348 mazubiens, puis ce fut l'apogée en 1836 avec 372 habitants, en 1906 il y avait encore 223 habitants, en 1954 il n'y en avait plus que 89 habitants et il ne reste de nos jours que 24 âmes (2011).

Le choléra toucha aussi Mazuby en 1854 et 1856, il y eut au total 72 décès.

Par ordonnance royale du 11 juillet 1823, ont été fixées les limites des villages de Mazuby et de Rodome.

Mazuby 020 Eglise

Mazuby, la route menant à l'église.

Mazuby 021 Eglise

L'église de Mazuby.

Mazuby 022 Eglise    

L'église de Mazuby. 

Mazuby 03

L'église de Mazuby.

Mazuby 051

Le porche roman de l'église et l'accès au cimetière à droite.

Mazuby 058

A gauche du porche de l'église, ce spit IGN indiquant l'altitude de 945 m, ce nivellement est situé sur le mur au ras du sol.

Mazuby 04

Le monument aux morts pour la France du village de Mazuby, situé devant le porche de l'église.

Mazuby 048

La place du souvenir avec le monument aux morts du village.

Mazuby 049

Le monument aux morts pour la France de Mazuby.

Mazuby 05

Les deux cloches de l'église de Mazuby, dont l'une date de 1516.

Mazuby 050   Mazuby 059

Photo de gauche, le clocher de l'église de Mazuby, l'horloge porte les inscriptions : "L.M. Toulouse" et voir le détail du cadran solaire ci-dessous. A droite, la face Nord du clocher. 

Mazuby 07

Le cadran solaire situé sous l'horloge du clocher de l'église, il a été conçu par M. Saureux, habitant de Villegly.

Mazuby 06

L'église vue du Sud/Est.

Mazuby 062

L'église de Mazuby vue du cimetière qui la jouxte.

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Façade Nord de l'église de Mazuby.

Mazuby 064Le clocher de l'église de Mazuby, possède deux ouvertures sur deux faces et une seule sur les deux autres. Les cloches sont côté Sud.

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 Photo de gauche, la croix servant de paratonnerre au sommet du clocher. A droite, l'église vue du cimetière.

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A gauche, le porche roman débouchant sur un hall d'entrée. A droite, niche avec ancien bénitier.

L'église de Mazuby est dédiée à la Vierge et c'est le culte de la Vierge mère qui semble ici privilégié puisque Marie porte l'enfant Jésus.

A partir du XVI ème siècle on essaya d'améliorer et d'embellir les églises existantes du Pays de Sault, les évêques d'Alet comme Pavillon, de Valbelle et Mélian visitèrent les paroisses du pays pour constater que des travaux étaient nécessaires pour réparer les lieux de culte. Ils encouragèrent les habitants à prendre les outils pour réaliser ces travaux, certaines paroisses récalcitrantes furent menacées d'interdit. On pense que le retable de Mazuby en marbre blanc orné de dorures date de cette époque. C'est le maître doreur M. d'Aiguillon qui habitait Mazuby, qui fut chargé de décorer les retables de Camurac, Belcaire et Mazuby.

Les archives révèlent que le premier curé connu de Mazuby était Antoine Damens de 1653 à 1675.

Mazuby 0104   Mazuby 0105

A gauche, le hall d'entrée de l'église de Mazuby et accès à la nef. A droite, le nef de l'église.

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L'accès au clocher de l'église de Mazuby.

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Les deux bénitiers de l'église de Mazuby.

Mazuby 0101  Mazuby 0102

A gauche, un des bénitiers en marbre de Mazuby avec un détail de gravure à droite. 

Info de Noëlle Marti-Gerbaud : Vasque sur pied (en marbre ?). L’ensemble, massif, est cependant élégant et ouvragé.

La vasque en particulier présente plusieurs petits mascarons disposés sur les nervures verticales en relief, s’alignent en une ligne médiane de circonférence.

Datation possible : roman tardif, début  Renaissance ??

Mazuby 0103Détails de la partie supérieure du bénitier. Inscription placée sur le rebord supérieur de la vasque, elle est constituée de 3 groupes de lettres.  Ce sont des monogrammes (abréviations)  gréco-latins souvent utilisés en histoire de l’art sur les socles de statues, des sculptures, sur les tableaux figurant la passion du Christ, ou gravés sur des stèles funéraires et pierres tombales.

A gauche, on peut lire IHS, cette écriture se rencontre dès le V ème siècle, ce monogramme IHS (parfois JHS) est une abréviation et une translittération imparfaite du nom de "Jésus" en grec.
Au centre, pour cette abréviation, PEI ou parfois, cela peut être Rei qui signifie accusé, coupable (info de Noëlle MartièGerbaud).
A droite, l'abréviation XPS surmontée d'un trait, signifie X (chi), P (RHO), S (Sigma) qui se lit Xpistos. XPS sont la première, la deuxième et la dernière lettre du nom grec du Christ.

Le tout pouvant se traduire par : Jésus accusé (coupable) Christ, en référence à son procès avant la crucifixion. 

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 A gauche, la partie centrale de la nef et à droite, le choeur de l'église de Mazuby. 

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Très belle photo prise de l'allée centrale de l'église de Mazuby.

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A gauche, la statue de la Vierge Marie ayant subi quelques dégradations. A droite, la nef vue du choeur et au fond le portail d'entrée de l'église.

Les archives municipales indiquent qu'un dénommé Augustin Bonnet fut "fermier" du Purgatoire, tandis que Zélie Prat cultivait un champ en haut des traverses dont le revenu a servi à faire dire des messes pour les âmes du Purgatoire.

Vers 1830, les pratiques de sorcellerie étaient toujours courantes à cette époque et pour lutter contre les superstitions qui grandissaient, mais aussi contre le vol de bois, maraudage, libertinage, attentats aux mœurs, infanticides, les prêtres refusaient parfois de dire la messe et d'enterrer religieusement les morts. Vers 1840, avec l'apparition des écoles gratuites, les choses s'améliorèrent au niveau éducation.

 

De gros travaux onéreux pour l'entretien de l'église furent entrepris en 1867, 1868. En 1870 une réfection du clocher fut réalisée. De 1861 à 1889 le presbytère reçut lui aussi une attention toute particulière. Puis en 1885, le clocher menaçait de s'écrouler, une aide de 1200 francs fut accordée par le préfet, afin que les travaux de restauration puissent se réaliser, ce fut fait en 1887, et le curé Pélofy de l'époque, laissa son nom sur un vitrail de son église. L'abbé Pélofy a tenu la paroisse de Mazuby de 1871 à 1904, en 1895 il était alors âgé de 65 ans.

De 1893 à 1895, la toiture fut refaite ainsi que la voûte. Des ardoises recouvrent ce nouveau toit et huit fenêtres ogivales furent percées. L'entrepreneur Rodière qui exécuta les travaux, offrit à l'église quatre vitraux qui portent son nom. Les belles statues de plâtre qui ornent le lieu de culte datent de cette époque.

La gestion de l'église fut toujours tenue par les habitants de Mazuby.

En 1931, on remplaça les ardoises par des tuiles vissées et la pente du toit fut accentuée. Les planchers sont refaits, les murs sont recrépis et tous les plâtres intérieurs restaurés.

En 2000, les tuiles de 1931 furent remplacées par des ardoises comme au XIX ème siècle.

De belles pierres furent découvertes et mises en valeur. Un cadran solaire, conçu par M. Saureux, de Villegly, fut posé sur la façade du clocher.

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La nef et transept de l'église de Mazuby.

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A gauche, le choeur du sanctuaire. A droite, la nef et allée centrale de l'église. 

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A gauche, chapelle dédiée à Saint Joseph et à droite chapelle dédiée à Saint Blaise. 

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L'harmonium du XIX ème siècle de l'église de Mazuby.

L’harmonium est un instrument de musique à vent, à anches libres, à clavier et à soufflerie.

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A gauche, la statue de Saint Blaise et à droite, la statue de Saint Joseph et l'enfant Jésus.

Toutes les statues ornant l'église datent de 1895.

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A gauche, la statue de Sainte Madeleine tenant la croix. A gauche, la statue de Regina Coeli ou Reine du Ciel.

Regina Cœli, ou encore Regina Cæli, est une antienne mariale, prière chrétienne chantée en latin, dédiée à la Vierge Marie et associée à la joie de la Résurrection du Christ. L'origine de cette antienne remonte au XII ème siècle.

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L'entrepreneur monsieur Roudière de Bélesta qui rénova l'église entre 1893 et 1895 fit don de quatre vitraux à l'église de Mazuby.

Les vitraux portent d'ailleurs son nom, voir détail ci-dessous. 

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Vitraux de l'église, don de monsieur Roudière en 1895. 

Mazuby 096Détail sur un des vitraux, preuve du don de monsieur Roudière entrepreneur de Bélesta en 1895.

Une porte romane permet d'accéder à un hall, avant de pénétrer dans la nef, flanquée de deux chapelles latérales, l'une est consacrée à Saint Blaise, éclairée par un vitrail de Sainte-Anne, don de la famille de Nègre ; l'autre est consacrée à Saint Joseph.

Des statues ornent l'église, certaines soutenues par des chérubins, motif baroque venu de Rome et introduit en France au XVII ème siècle par le sculpteur Jacques Sarrazin.

Huit vitraux datant du XIX ème siècle éclairent l'intérieur de l'église, on peut lire le nom des donateurs sur chacun d'eux, comme le curé Pons (1853), ou le curé Pélofy (1887), ou M. Roudière  (1895).

L'église de Mazuby possède un très beau bénitier en marbre blanc du XVI ème siècle classé à l'Inventaire, ainsi qu'un Baiser de paix en argent du XVII ème siècle provenant de Carcassonne, considéré comme le plus beau du diocèse.

Le clocher abrite deux cloches, l'une des cloches est dédiée à Jésus, Marie, Saint Blaise, Saint Anne et Saint Antoine ; la seconde, porte l'inscription "Avé Maria, 1516, Maître Nicolau Perri de Lorraine".

La municipalité décida le 23 avril 1893, d'implanter une croix sur un terrain communal nommé "La Serre", à proximité, fut édifié dans les années 1950 un monument en l'honneur de la Vierge.

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A gauche, la statue de Sainte Germaine. A droite, la statue de Sacré Coeur, don d'Éléonore Verdier.

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Le transept de l'église et l'une des deux chapelles au fond.

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Le choeur et l'autel en marbre blanc du sanctuaire, datant probablement du XVI ème siècle.

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Détails de la façade de l'autel en marbre de l'église de Mazuby.

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Le magnifique autel de l'église en marbre blanc et dorures, très ouvragé comme on peut le voir au niveau du tabernacle.

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Détails du tabernacle, il désigne, dans l’Église catholique romaine, le meuble ici ouvrage de marbre qui abrite le ciboire contenant les hosties consacrées au cours de la messe. Il est utilisé pour l'adoration eucharistique. 

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A gauche, la statue de Sainte Madeleine. Et à droite, la statue de Sainte Thérèse.

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Le très ancien lutrin de l'église de Mazuby. Le mot vient de Martin Luther qui, lors de son prêche, se servait d'un grand pupitre en bois de chêne.

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A gauche, plaque commémorative  à la gloire des soldats de Mazuby morts pour la France en 1914-18 et 1940-45. A droite, mobilier de l'église.

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A gauche, la statue de Saint Antoine de Padoue. Et à droite, le lustre de cristal de la nef de l'église de Mazuby. 

Mazuby 09Le porche roman de l'église de Mazuby.

Il faut savoir qu'il y a eu un projet d'ouvrir le Pays de Sault vers "l'extérieur", en effet en 1881, les élus locaux approuvent l'implantation d'une ligne de chemin de fer entre Quillan et Bélesta, mais l'étude resta dans les cartons. En 1920, l'idée resurgit mais cette fois il est question d'une ligne de chemin de fer électrique reliant Quillan à Mont-Louis, l'étude date de 1905, le tracé devait passer à Mazuby, la traversée du torrent de Courioule avec un pont voûté de 30 m de long et un passage à niveau étaient prévus. Tout le parcours avait été étudié, le génie civil, le trafic, la rentabilité, le coût total du projet s'élevait à 70 millions de francs en 1905. Mais cette idée géniale qui aurait changé très certainement la vie et limité la désertification rurale du Pays de Sault, ne vit jamais le jour.

 

Au XIX ème siècle, d'après le récit de madame Élise Fontvieille qui habitait Mazuby, en 1864 il y avait des loups au Pays de Sault, en hiver quand la neige abondait, il n'était pas rare que les habitants aperçoivent des loups rodant autour du village en hurlant. A cette époque, la famille Olive originaire du village, témoigna de l'existence du loup, ces bergers avaient un gros troupeau de brebis qu'ils surveillaient toutes les nuits à tour de rôle, et faisaient du feu pour éloigner le prédateur. Un douanier en service à La Cabanasse dans les Pyrénées Orientales, quand il faisait sa ronde en rejoignant Mazuby par les montagnes de Bentaïoles et Ourthizet, il n'était pas rare qu'il croisa la route d'un ou plusieurs loups.

 

Dans les années 1900, à proximité du village de Mazuby se trouve le rocher de Souquiès, c'est une petite montagne aux allures arrondies ayant la forme du chapeau de Napoléon d'une altitude de 1200 m, percé de trous et de failles, ce rocher fut le refuge privilégié de l'aigle royal à cette époque. Malheureusement, les nids d'aigles étaient souvent détruits par les habitants, à force cet animal aujourd'hui protégé a déserté la région.

Mazuby 065

La jolie petite mairie de Mazuby.

Mazuby 067

La mairie de Mazuby.

Mazuby 027 Mairie de Mazuby avec le Pic de Rhodes

La mairie de Mazuby avec l'Escoumes (1055m) derrière.

Mazuby 066

Sur le côté du bâtiment de la mairie on trouve le gîte d'Ourtiset au premier plan et la salle des fêtes au fond.

Mazuby 024 Le Gîte de l'Ourtiset dans le prolongement de l

 La salle des fêtes à gauche et à droite, le gîte d'Ourtiset.

Mazuby 035 Pic de Rhodes vu du jardin du Gîte

L'Escoumes (1055m) vu du jardin du Gîte.

Mazuby 034 Pic de Rhodes vu de la sortie du village

L'Escoumes (1055m) vu de la sortie du village.

Mazuby 030 Panoramique Bois de Gaille Pic de l'Ourtiset et

Panoramique bois de Gaille, Pic de l'Ourtiset, Sar et l'Escoumes (1055m).

Mazuby 031 Panoramique Col d'Ubi et Pic du midi vu du Dent

Panoramique col d'Ubi et Pic du Midi vu du Dent.

Mazuby 023 Galinagues vu de La SerreLe village de Galinagues vu de La Serre.

Mazuby 026 Le Pic de RhodesL'Escoumes (1055m)

Mazuby 028 vu du Pic de RhodesMazuby vu de l'Escoumes (1055m), derrière Mazuby tout au fond on aperçoit à peine le village de Galinagues avec à droite le mont Campels (1079m).

Mazuby 038 Vers le grand plateauMazuby une vue vers le "Grand Plateau" du Pays de Sault.

Mazuby 039 Vers le grand plateauMazuby une vue vers le "Grand Plateau" du Pays de Sault.

Mazuby 041 Vers le grand plateauMazuby une vue vers le "Grand Plateau" du Pays de Sault, au fond légèrement à droite du pylône on aperçoit l'Aiguille (888m), voir aussi la photo ci-dessous.

Mazuby 042 Vers le grand plateau

Mazuby une vue vers le "Grand Plateau" du Pays de Sault, ici l'Aiguille (888m).

Mazuby 043 Vue du DentMazuby une vue du Dent.

Mazuby 044 Vue du DentMazuby une vue du Dent.

Mazuby 045 Vue du DentMazuby une vue du Dent.

Mazuby 046 Vue du DentMazuby une vue du Dent.

Si vous possédez d'autres infos, photos, documents concernant le village de Mazuby et que vous jugez intéressants, contactez-moi, je peux toujours compléter ce reportage pour le plaisir de tous.

Voici comme à l'accoutumée quelques photos anciennes :

Mazuby ancien 01 en 1900

Le village de Mazuby en 1900.

Mazuby ancien 02 en 1900

Le village de Mazuby en 1900.

Mazuby ancien 03 en 1970

Le village de Mazuby en 1970.

Mazuby ancien 04 L'abreuvoir village de Mazuby ou Espezel eL'abreuvoir du village de Mazuby en 1970, mais je ne suis pas sûr, vous me confirmerez éventuellement.

 

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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19 décembre 2014
bandeau les villages du Pays de Saultbandeau le monde rural 825x250Rodome 069

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici  la seconde partie consacrée à la découverte du village de Rodome dans l'Aude au Pays de Sault. J'espère que vous allez parcourir cette seconde partie avec plaisir et surtout l'apprécier, car il y a beaucoup de photos dans ce reportage, montrant de beaux paysages, mais pas seulement, il y a aussi ces petites rues insignifiantes de nos villages de campagne, devenues très calmes par rapport à l'activité qu'il y avait autrefois. Merci aux habitant(e)s de Rodome pour l'apport de vos nombreuses photos que vous m'avez envoyées, ainsi qu'aux autres photographes.  Votre participation est la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez. Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes reportages suivants, les voici : 

- Mazuby ; Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mérial et Campagna de Sault ...

Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents  afin d'illustrer ces reportages, mobilisez vous oh peuchère ! D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-) 

logo label Pays Cathare 02

Rodome 0169

Le village de Rodome vu du Sud.

Rodome 0170

L'église Saint Jean de Rodome.

Rodome 0131 juin2013 Rodome et Munès depuis la route qui mRodome et au fond le hameau de Munès vus depuis la route menant au pic de l'Ourtiset.

Rodome 0175

Rodome vu d'Aunat.

Rodome 0176

Rodome vu de l'Est.

Rodome 0177 depuis la route du clatRodome depuis la route du Clat.

Rodome 0222

Le village de Rodome côté Ouest en hiver.

Rodome 07Panorama sur la région de Rodome vu de la D29.

Rodome 0117 déc2012 depuis le rouyre de MunèsDécembre, Rodome vu depuis le Rouyre de Munès.

Rodome 0116 déc2012 depuis la maisonDécembre, le pic d'Ourtiset (1934m) vu depuis Rodome.

Rodome 0118 déc2012 depuis les champs du cardetDécembre, Rodome vu depuis les champs du Cardet.

Rodome 0119 déc2012 vue sur le CampelsDécembre, de Rodome une vue sur le picou Campels, un chemin de randonnée parcours ce massif.

Rodome 0122La campagne environnante du village de Rodome.

Rodome 0139 oct2013 sur la route de CaillensRodome en octobre, vu de la route menant à Caillens.

Rodome 0140 oct2013 vue vers MazubyDe Rodome une vue en direction de Mazuby qui fera l'objet d'un prochain reportage.

Rodome 0166Le village de Rodome en août.

PERSONNAGES CONNUS ORIGINAIRES DE RODOME

JEAN BAPTISTE BENNET

Jean Baptiste est né à Rodome en 1733, il décède le 18 octobre 1805. C'était un enfant d'une famille bourgeoise considérée au Pays de Sault. Son père ayant beaucoup d'enfants confia Jean Baptiste à son oncle, curé de village, qui se chargea de son éducation. L'Eglise de France était alors troublée par de malheureuses querelles. Cet ecclésiastique ayant cru pouvoir opposer quelque résistance à l'évêque d'Alet, encourut la disgrâce du prélat, et fut exilé à Saint-Sever. Le jeune homme n'ayant point voulu se séparer de son père adoptif, le suivit au lieu de son exil, et fit de brillantes études au collège de cette ville tenu par les Bénédictins. Se sentant du goût pour la médecine, Jean-Baptiste s'orienta vers des études à Montpellier pour devenir médecin. Ayant obtenu son diplôme, il partit exercer son métier à Toulouse, quelques années plus tard il tenta et remporta un concours à l'université de Toulouse, c'est ainsi qu'il obtint une chaire de philosophie. La facilité et l'éloquence avec laquelle il écrivait et parlait la langue latine, lui valurent l'honneur de prononcer, à peu près chaque année, le discours d'ouverture. Ses connaissances dans la médecine, la chimie et les sciences exactes, lui ouvrirent les portes de l'Académie.

Lors de la Révolution, par la loi du 17 nivôse, sa fortune lui fut enlevée. En vain son oncle, qui sentait que cette fortune lui était due, puisqu'elle lui avait été promise en dédommagement de ses droits légitimaires qu'il avait abandonnés à ses frères, voulait la lui conserver au moyen d'une vente simulée ; mais Jean-Baptiste avait trop de délicatesse pour consentir à cet arrangement, et il préféra la pauvreté, accompagnée d'une probité sans tache, à tous les avantages de la fortune.

Cependant ses infirmités devinrent telles, qu'il termina sa vie dans la pauvreté chez sa fille qui l'hébergea et le soigna.

Rodome 0136 oct2013Rodome en octobre 2013.

LOUIS CALVET

Louis CALVET est né le 7 avril 1868 à Rodome où son père Antoine originaire de Niort de Sault était artisan charron. Sa mère Mélanie Boucabeille tenait l'auberge épicerie du village. Bon élève Louis Calvet, devient en 1886, maître répétiteur au lycée de Carcassonne, parallèlement il étudiait à l'université de Montpellier les matières médicales et scientifiques. C'est ainsi qu'il obtint sa licence en sciences naturelles en 1893, en 1896 il était docteur préparateur de zoologie à la Faculté des sciences et devint en 1902, chef des travaux pratiques du laboratoire, sous directeur de la station zoologique de Sète. Il fut lauréat de l'académie des sciences et lettres de Montpellier. En 1912, il fut élu à la chaire de zoologie de l'université de Clermont-Ferrand, il écrivit plusieurs ouvrages scientifiques. Ce grand savant a laissé son empreinte au Muséum d'Histoire naturelle de Paris.

Il revenait régulièrement à Rodome, c'était nationaliste républicain tolérant mais anticlérical, ses loisirs quand il venait à Rodome étaient la menuiserie et l'ébénisterie.

Louis Calvet était titulaire de plusieurs distinctions : Officier d'Académie de l'Institution Publique, Chevalier puis Officier du Mérite Agricole, Chevalier de la Légion d'Honneur. Il était jeune retraité à Perpignan, quand il succomba le 8 septembre 1930 (je n'ai pas trouvé son acte de décès aux AD66 sur la commune de Perpignan, ni aux AD11 sur la commune de Rodome, est-il décédé dans une autre commune ?), à l'âge de 62 ans, des suites d'une hémorragie cérébrale. Il repose dans le caveau familial de Rodome.

Il obtint trois distinctions : celle d'Officier d'académie de l'instruction publique, celle de Chevalier puis officier du mérite agricole et enfin il fut fait Chevalier de la Légion d'honneur.

Rodome 0227 rue de l'église maison de louis calvet

Plaque en faïence indiquant la maison de Louis Calvet à Rodome

Rodome 0226 rue de l'église maison de louis calvet  Rodome 0147 caveau de la famille Calvet construit en 1908
A gauche, la maison de Louis Calvet à rue de l'Église à Rodome. A droite, le caveau familial de la famille Calvet construit en 1908.

Voici  la généalogie de Louis Calvet :

 

- CALVET Estienne, forgeron en 1827 à Niort de Sault, marié à Charlotte Bezin. De cette union naîtra :

 

- CALVET Marc, né en 1802 probablement à Niort de Sault, cultivateur de profession, épouse le 14 octobre 1827 ALAZED Françoise née le 19 brumaire an 13 (10 novembre 1804) fille de Boniface Alazed et de Martine Bergé habitants Rodome, de ce mariage il y eut plusieurs enfants, dont :

                - CALVET Antoine, né le 20 février 1841 à Niort de Sault, décèdera en 1918, charron de profession, épousera le 23 février 1865, BOUCABEILLE Mélanie née le 22 décembre 1847 à Saint-Paul dans les Pyrénées Orientales, fille naturelle de Boucabeille Élisabeth née en 1806 à Rodome, sans profession  (elle avait 41 ans lors du mariage de sa fille). Elle décède en 1915. De ce mariage naîtra :

                                               - CALVET LOUIS, né le 7 avril 1868 à Rodome, décédé le 8 septembre 1830 à .....? (pas trouvé aux archives de Perpignan), inhumé à Rodome.

 

01 acte de mariage de Marc Calvet et Alazed Françoise en 1Voici la copie de l'acte de mariage de Marc CALVET et d'Alazed Françoise datant du 14 octobre 1827 (AD11)

Ci-dessous 3 extraits de l'acte de mariage de CALVET Antoine et de BOUCABEILLE Mélanie datant du 23 février 1865, parents de Louis CALVET (AD11).

01 acte de mariage de Calvet antoine et de Boucabeille Mél

Extrait n°1 de l'acte de mariage de CALVET Antoine et de BOUCABEILLE Mélanie datant du 23 février 1865

02 acte de mariage de Calvet antoine et de Boucabeille Mél

Extrait n°2 de l'acte de mariage de CALVET Antoine et de BOUCABEILLE Mélanie datant du 23 février 1865

05 acte de mariage de Calvet antoine et de Boucabeille MélExtrait n°3 de l'acte de mariage de CALVET Antoine et de BOUCABEILLE Mélanie datant du 23 février 1865

PIERRE POUS

Pierre POUS est né au hameau de Munès, près de Rodome, en 1929. Il était un enfant chétif de faible corpulence il ne pouvait pas faire les travaux les plus durs à la ferme, il fut donc attaché aux soins des bêtes. C'était sa principale activité et tout le passionnait, la nature, les plantes, les bêtes, et surtout la tradition de ce Pays de Sault. Il a eu la chance de vivre toute mon enfance avec mes deux grands-pères qui lui ont raconté des quantités de contes anciens, des souvenirs de leur travail et de leur vie quotidienne. De cette riche enfance, Pierre a écris un livre qui s'intitule "Contes et souvenirs" qui a la particularité d'être écrit à la fois en français et en occitan. Le livre de Pierre Pous a été édité par ACCES dans "Histoire en Pays de Sault", publié avec l'aide du conseil général de l'Aude et de la communauté des communes du Pays de Sault.

Pierre POUS 02  Pierre POUS 04

Quelques photos de Pierre POUS le conteur de Rodome.

Pierre POUS 01  Pierre POUS 03

Vous pouvez voir et écoutez Pierre POUS vous conter en occitan sur Youtube, il suffit de cliquer sur ces vidéos :

VIDÉO 1  -  VIDÉO 2  -  VIDÉO 3

Rodome 0184

Le village de Rodome vu du Bac.

Rodome 0185

Le village de Rodome vu du Bac.

Rodome 0186Le village de Rodome vu du Bac.

J'ai reçu tellement de photos qu'il serait dommage de ne pas les publier, alors suivez moi, je vous emmène parcourir les petites rues qui n'ont pas toutes un nom, du village de Rodome :

Rodome 0111Carrefour au Sud-Ouest du village de Rodome.

Rodome 0187Le village de Rodome vu d'une petite route menant vers le Sud au pic d'Ourtiset.

Rodome 0197 depuis la route d'AunatL'église Jean de Rodome vue de la route d'Aunat.

Rodome 0183 rue principale et bureau des postesLa rue principale de Rodome, avec son petit bureau de poste actuel.

Rodome 0112Pont au Sud/Ouest de Rodome, enjambant le petit ruisseau de la Font d'en Coste.

Rodome 0113

La D20, sortie Ouest du village de Rodome en direction d'Espezel.

Rodome 0114

La D20, sortie Ouest du village de Rodome en direction du hameau de Munès.

Rodome 0115Rodome rue de l'église Saint Jean.

Rodome 081

Fontaine au centre du village de Rodome.

Rodome 082

Fontaine au centre du village de Rodome.

Rodome 083  Rodome 090

A gauche, fontaine se trouvant au centre du village. A droite, fontaine se trouvant au Sud sur la route principale la D20.

Rodome 080

Rue étroite, au centre du village, rejoignant la rue de l'église.

Rodome 088

La D20 traversant le village de Rodome vue en direction d'Aunat.

Rodome 089

Le long de la D20 au Sud Ouest.

Rodome 087

Rue de l'église descendant sur la D20.

Rodome 091

Quartier Sud de Rodome.

Rodome 092

Quartier Sud de Rodome, rue rejoignant la D20.

Rodome 094La mairie du village de Rodome.

Rodome 0216 mairieLa mairie du village de Rodome.

Rodome 095

La D20 au Sud/Est du village de Rodome.

Rodome 096

Petite rue au Sud/Est du village de Rodome.

Rodome 098

La D20, rue principale du village de Rodome, au bout à droite, se trouvait l'épicerie Sarda, voir la photo ci-après.

Rodome 0221 ancienne épicerie sardaRodome, l'ancienne épicerie Sarda.

Rodome 099

Petite rue en impasse au Nord/Est du village de Rodome.

Rodome 09

Rodome, la rue de l'église en hiver.

Rodome 08Le boucher charcutier ambulant de Roquefeuil passe à Rodome par tous les temps quand les routes sont praticables.

Rodome 070

Petite rue à l'Est du village de Rodome.

Rodome 071

Petite rue montante à l'Est du village de Rodome.

Rodome 073

La même petite rue descendant vers la D20 à l'Est du village de Rodome.

Rodome 074

Petite rue au Sud/Est de Rodome.

Rodome 075 aout2013 depuis le bacAoût, le village de Rodome vu depuis le "Bac".

Rodome 078

Rue au centre du village de Rodome.

Rodome 079Rue au centre du village de Rodome.

Rodome 084

Rue du quartier central du village de Rodome.

Rodome 085

Rue du quartier central du village de Rodome.

Rodome 086Rue de l'Église à Rodome.

Rodome 067L'ancienne poste de Rodome transformée en logement.

Rodome 0212 PTT

L'ancienne poste de Rodome transformée en logement.

Rodome 0213 PTTDes vestiges de l'ancienne poste de Rodome.

Rodome 0214 quartier de l'égliseRodome, quartier de l'église.

Rodome 0211 porte de l'ancien chateauUne porte, qui est l'unique vestige du château de Rodome.

Rodome 0178 rue de l'église

Rodome rue de l'église.

Rodome 0179 rue de l'égliseRodome rue de l'église.

Rodome 0180 rue de l'égliseRodome rue de l'église.

Rodome 0224 fontaine sur la route principaleFontaine se trouvant sur la route principale (D20) du village de Rodome.

Rodome 0108Fontaine près de l'église Saint Jean de Rodome.

Rodome 0101

Rue du quartier Nord/Est du village de Rodome.

Rodome 0102

Rue du quartier Nord/Est du village de Rodome.

Rodome 0103

Rue du quartier Nord du village de Rodome.

Rodome 0104

Rue descendant sur la rue de l'église, quartier Nord du village de Rodome.

Rodome 0105

Rue du quartier Nord du village de Rodome.

Rodome 0106

Rue du quartier Nord du village de Rodome.

Rodome 0107

Rue derrière l'église Saint Jean de Rodome.

Rodome 0109

Rue du quartier Ouest du village de Rodome.

Rodome 0110Rue du quartier Sud/Ouest du village de Rodome au bord de la D20.

J'ai encore quelques photos aériennes, il serait dommage de ne pas vous les présenter :

Rodome 0188

Rodome vu de l'Ouest.

Rodome 0189

Rodome vu de l'Ouest.

Rodome 0190

Rodome vu du Sud/Ouest.

Rodome 0191 Hameau de Munès

Le hameau de Munès au Nord de Rodome que l'on aperçoit en arrière plan.

Rodome 0215 hameau de MunèsAutre photo du hameau de Munès près de Rodome.

Rodome 0192Rodome vu du Sud.

Rodome 0198 depuis la route du clatRodome vu de la route du Clat.

Rodome 0199 depuis la route du clatRodome au loin depuis de la route du Clat.

Rodome 0202 depuis MazubyRodome vu depuis Mazuby.

Rodome 0203

Rodome vu de l'Ouest.

Rodome 0204

Rodome vu du Sud/Ouest.

Rodome 0205

Rodome vu du Sud/Ouest, zoom.

Rodome 0206

Rodome vu du Nord/Ouest.

Rodome 0207

Rodome vu du Sud.

Rodome 0208

Rodome vu du Sud.

Rodome 0209

Rodome vu du Sud/Ouest.

Rodome 0210Rodome vu du Sud/Ouest.

Voici une série de photos prisent fin novembre 2013 il y avait déjà de la neige sur le Pays de Sault :

Rodome 0142 fin nov2013

Rodome fin novembre 2013, fin d'après-midi.

Rodome 0143 fin nov2013

Rodome fin novembre 2013, une matinée fraîche.

Rodome 0144 fin nov2013

Le pic de l'Ourtiset au fond.

Rodome 0145 fin nov2013

Le village de Rodome sous la neige fin novembre 2013.

Rodome 0133 nov2013 à gauche Aunat, à droite col des Aych

Une vue en direction du Sud Ouest, à gauche se situe le village d'Aunat, et à droite col des Aychides.

Rodome 0134 nov2013 au fond AunatAu fond, légèrement à droite, le village d'Aunat vu de Rodome.

Rodome 0135 nov2013 au fond MazubyUne vue en direction de Mazuby.

Rodome 0126 Gros plan sur le Soularac et le St BarthélemyDes environs de Rodome, zoom sur le Soularac et le Saint Barthélemy 

Voici maintenant, quelques photos anciennes de Rodome :

Rodome ancien 04 en 1910

Rodome en 1910.

Rodome ancien 05 en 1910Rodome en 1910.

Rodome ancien 08 en 1900Rodome en 1900 devant les écoles communales.

Rodome ancien 01 en 1910Rodome en 1910.

Rodome ancien 02 en 1910  Rodome ancien 06 en 1910 église et ancienne poste

L'église Saint Jean de Rodome deux photos prisent en 1910. Sur la photo de droite, au-dessus du porche à gauche il est indiqué "POSTE TÉLÉGRAPHE".

Rodome ancien 07 en 1950Rodome vu du Sud en 1950.

Rodome ancien 09 en 1950Rodome en 1950, la rue Principale (D20) avec l'épicerie Sarda à droite, (à comparer avec la photo ci-dessous).

Rodome 0182 rue principaleRodome, la rue Principale de nos jours (D20).

Rodome ancien 011 rue de la poste en 1950Rodome en 1950 rue de la poste, (à comparer avec la photo ci-dessous).

Rodome 0181 rue de l'église

La rue de la poste à Rodome de nos jours, cela n'a pas beaucoup changé !

Rodome ancien 012 Route d'Aunat à Rodome en 1950

Rodome en 1950 photo prise de la route d'Aunat (D20).

Rodome ancien 03 en 1950Rodome en 1950.

Rodome ancien 010 en 1970Rodome en 1970.

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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5 décembre 2014
bandeau les villages du Pays de Saultbandeau le monde rural 825x250Rodome 069

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Le retour à la nature, la recherche du calme, de la plénitude, est d'actualité, alors je vous offre un plongeon dans une région authentique, pas si loin de chez vous ! Voici donc la suite de cette série consacrée aux petits villages de l'Aude notamment aujourd'hui ceux du Pays de Sault. Vous allez faire connaissance de RODOME avec ses 141 habitants.

Cette fois-ci encore, j'ai réalisé ce reportage en deux parties, du fait d'un très grand nombre de photos à publier (plus de 240 photos). En effet, des habitantes de Rodome se sont manifestées et m'ont envoyé de nombreux clichés de leur village pour que je puisse réaliser cet article,  je les en remercie de tout coeur. Merci encore à mon ami Henri pour sa motivation et participation par l'apport aussi de ses nombreuses photos, ainsi qu'aux autres photographes.

Faites comme eux, votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez. Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici :

Mazuby ; Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mérial et Campagna de Sault ...

Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents  afin d'illustrer ces reportages, mobilisez vous oh peuchère ! D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)

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Rodome 023Allez, suivez-moi, je vous emmène prendre une bouffée d'air pur au Pays de Sault !

Rodome carte 01

Le village de Rodome est situé à 145 km de Toulouse, 78 km de Carcassonne, 137 km de Narbonne, 167 km de Béziers, 87 km de Perpignan, 64 km de l'Andorre, 387 km de Bordeaux et 822 km de Paris.

Rodome carte 02

Rodome encore un petit village plein de charme situé au coeur du Pays de Sault.

Rodome carte 03

Extrait de la carte IGN vous montrant la situation des deux hameaux, Caillens et Munès dépendant du village de Rodome.

Rodome Munès vue aerienne

Une vue aérienne du hameau de Munès situé au Nord-Est, dépendant du village de Rodome.

Hameau de Caillens vue aerienne

Une vue aérienne du hameau de Caillens situé plus au Nord, dépendant du village de Rodome. Voir l'extrait de carte IGN ci-dessus.

Rodome 025 panoramaPanorama entre Aunat et Rodome.
Rodome 01
Le village de Rodome vu  du village voisin, Aunat.
Rodome 024Rodome vu d'Aunat.

blason de Rodome

 Le blason actuel du village de Rodome.

Blason de Rodome à l'époque du diocèse d'Alet

Voici le blason quand  le village de Rodome faisait partie du diocèse d'Alet au XVI ème siècle.

blason du hameau de Munès

Le blason actuel du hameau de Munès proche de Rodome

Rodome 02 vu d'AunatLe Pays de Sault, "Le Grand Plateau" au loin le village de Rodome.

Rodome 097Dans chaque village du Pays de Sault, des panneaux comme celui-ci vous proposent des parcours de randonnées à la portée de tous.

Rodome 0146 panorama

Le village de Rodome, avec au loin Belvis.

RODOME village du Pays de Sault (141 habitants en 2011). Ses habitants sont les Rodomois.

Concernant la toponymie, peu de documents nous renseignent sur l'origine du nom Rodome, dont les formes anciennes connues sont : Redoma en 1228 et Rodomote en 1315. Certains étymologistes ont proposé de voir dans Rodome une ancienne rotunda mota qui veut dire motte ronde.

Rodome 010

Rodome vu du Sud-Ouest.

Rodome 011

Rodome vu de "Derrière-le-Bac".

Rodome 0195

Petite route au Sud de Rodome qui mène au pic d'Ourtiset (1934m).

Rodome 0194

Rodome côté Sud.

Rodome 0196 depuis AunatRodome depuis le village d'Aunat tout proche.

Rodome dépendait, au IX ème siècle, de l'abbaye bénédictine de Joucou, puis fut rattaché au chapitre de Saint Paul de Fenouillet. Les habitations étaient alors entourées d'une enceinte fortifiée et le village était doté d'une chapelle castrale qui fut agrandie par la suite, et devint l'église paroissiale.

Donc, Rodome était le siège d'une châtellenie, ses fortifications et ses murs d'enceinte, sont mentionnés dans un acte datant de 1701.

Les archives communales de Narbonne recèlent des informations concernant le Pays de Sault, un acte daté de 1128, cite des pièces de terre dans la paroisse Saint-Jean de Rodome, au lieu dit " Al Valadal". Un autre acte de 1259, contient l'absolution donnée par Bernard de Rodome, recteur de l'église du lieu, à Pierre Roger d'Aniort excommunié pour hérésie par l'archevêque de Narbonne. La paroisse de Rodome existait bien avant 1016, année des premières traces écrites.

Rodome sera au XIII ème siècle, en 1252 exactement, le chef lieu de la baylie royale de Sault, sénéchaussée de Limoux. Cette baylie sera transférée au XV ème siècle à Belcaire. Rodome a toujours été le rival des gros villages du Grand Plateau de Sault comme Roquefeuil et Belcaire.

Rodome 013  Rodome 014

Des bornes royales portant la "fleur de Lys" au Pays de Sault comme celles-ci,  marquent les limites des parcelles appartenant au roi de France.

En effet, le roi possédait de nombreuses forêts royales surveillées au Pays de Sault, ces bornes délimitaient ses parcelles.

Parfois la fleur de lys était gravée sur un rocher avec un numéro, celui-ci était répertorié sur un plan cadastral de l'époque.

Rodome 03Rodome vu de l'Est.

A Rodome, avant le XVII ème siècle, existaient deux églises ou chapelles ; on voit encore aujourd'hui les ruines de l'une d'elle dans le cimetière (voir les photos ci-après), il ne reste essentiellement que l'abside, elle servit d'église paroissiale jusqu'en 1645. Elle fut construite dans le pur style roman. Sur ces ruines  du chœur avec une voûte en plein cintre, on peut voir un appareillage très soigné sans joint de pose, pierre de taille en "opus quadrangulum". La voûte reposant sur un bandeau d'ancrage du mur de base. Le cimetière ayant envahi l'espace proche de ces ruines, il est impossible de mener des investigations de fouilles qui auraient permis de déterminer les dimensions de cette chapelle du Moyen-âge.

Rodome 0168Le cimetière du village de Rodome et on aperçoit dans les arbres les vestiges des ruines de l'église médiévale que je vais vous présenter ci-après.

Rodome 0163Les  sépultures ont peu à peu envahi les ruines de l'ancienne église médiévale de Rodome.

Rodome 0173

Les ruines de la première église de Rodome, datant bien avant le XVII ème siècle, ces ruines sont situées dans l'enceinte du cimetière actuel, sur le côté Est.

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Les vestiges du chœur avec une voûte en plein cintre, présentent un appareillage intéressant.

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Remarquez, l'appareillage très soigné sans joint de pose, pierre de taille en "opus quadrangulum", du beau travail dans le pur style roman. 

Rodome 0151

La voûte repose sur un bandeau d'ancrage du mur de base. Magnifique ouvrage, dommage qu'il ne soit pas plus protégé.

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Des croix de fer datant des tombes du XVIII et XIX ème siècles. 

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Profitez en pour admirer les vestiges de ce chef-d'oeuvre de l'art médiéval, avant que l'ensemble ne disparaisse à jamais.

Peut-être, est-il encore temps de conforter ce qui reste de cette splendide voûte dans le cadre d'une préservation des monuments historiques ?!

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On voit ici l'extérieur des ruines du choeur ainsi que sur les photos suivantes.

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Les pierres extérieures de l'ancienne église datant du moyen-âge ont été pillées, avec le temps, l'âme des murs étant mise à nu, l'ensemble va s'effondrer si aucune protection n'est envisagée.

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A gauche, la baie vue de l'extérieur, le parement soigné ayant disparu. A droite, une vue d'ensemble des vestiges de l'ancienne église. 

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L'un des plus anciens vestiges d'églises du Pays de Sault encore debout !

VOICI L'HISTOIRE DE CES VESTIGES A RODOME 

Vers le milieu du IX ème siècle, des Bénédictins reçurent mission de fonder, vers 880, l'abbaye "La Combe" en Pays de Sault. Cette abbaye fut incendiée et détruite en 1212, lors de la guerre des Albigeois. La chapelle fut épargnée, mais plus tard, au XVI ème siècle elle fut saccagée par les Huguenots.

C'est aussi vers 885, quand les moines s'installèrent dans l'abbaye "La Combe" à Rodome qu'ils bâtirent la première maison sur une butte isolée appelée "Munès" au Nord Est de Rodome à 1,5 km du village, ils déboisèrent et défrichèrent les lieux, c'est ainsi que prit naissance  le hameau Munès.  Mais il semblerait d'après Sabarthès que ce hameau Munès existait déjà bien avant, il a relevé le nom de Munio pour la période 768-814. En 888, les Missi Dominici, de passage dans le Pays de Sault vinrent reconnaître Munès en qualité de fief du roi. Au point de vue canonique, l'abbaye de "La Combe" de Munès dépendait du Chapitre Saint-Paul-de-Fenouillet, comme le couvent de Joucou.

La seconde chapelle se trouvait à l'emplacement de l'église actuelle, c'était une chapelle appartenant au chapitre Saint-Just de Narbonne. 

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Autrefois, ce passage qui est un vestige d'une porte ancienne du château, permettait l'accès à la poste qui se trouvait derrière l'église (voir photos anciennes dans la seconde partie du reportage)

Rodome 0108La fontaine près de l'église Saint Jean de Rodome.

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A gauche, une ancienne porte du château de Rodome aujourd'hui disparu. A droite, pour les amoureux des vieux murs.

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Photos de l'ancienne porte du château de Rodome aujourd'hui disparu.

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Le chevet de l'église Saint Jean de Rodome.

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Le magnifique clocher de l'église Saint Jean de Rodome.

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A gauche, le calvaire au pied de l'église Saint Jean de Rodome. A droite, la partie latérale Sud et le chevet de l'église.

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L'église Saint Jean à Rodome.

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L'église Saint Jean à Rodome. 

Il y avait un modeste château à Rodome qui fut complètement détruit en 1573 par les Calvinistes.

En 1594, il y avait 80 maisons à Rodome ce qui représente environ 360 âmes, en 1830 on comptait 609 habitants. Deux hameaux sont rattachés à Rodome, il s'agit de Munès en 1591 il y avait 15 maisons soit 67 habitants et un autre hameau dépendant de Rodome c'est Caillens, en 1591 il y avait 8 maisons. Le hameau Caillens est situé au Nord Ouest à 2 kilomètres de Rodome, on le trouve cité en 1037 sous le nom "Calens". Ce hameau dépendait autrefois du consulat de Galinagues et était le fief du chapitre de Saint Paul de Fenouillet. Le hameau de Caillens fut rattaché à Rodome en 1791.

Un texte relate qu'un dénommé Ramon de Rodome, en 1371, tient des fiefs à Rodome, Belfort, Niort, Camurac et Comus.

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Très beau panorama de Rodome réalisé par Franc Bardou que je salue.

En 1594, les recherches du diocèse d'Alet mentionnent, sur les limites de Rodome et de Fontanes, l'église Saint-Marcel. On voit encore les ruines sur les hauteurs qui séparent les deux communes. L'édifice de style roman, mesure 4 mètres sur 13, on y voyait encore des traces d'une fresque dans les années 1960.

Des variantes du chemin Vauban (Route de Vauban tracée en 1681 voir le reportage précédent) passent par ses deux hameaux.

Le choléra de 1854 et 1856 fit respectivement 43 et 20 morts à Rodome.

En 1861, Rodome comptait 605 habitants, c'est l'année où la population était la plus importante, en 1896 la population s'élevait encore à 506 habitants, il n'y en avait plus que 252 en 1954.

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L'église Saint Jean de Rodome.

Rodome 0141 oct2013Coucher de soleil sur l'église de Rodome en octobre 2013.

Rodome 0167L'église Saint Jean de Rodome, au fond, c'est le village de Belvis que l'on aperçoit.

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L'église Saint Jean de Rodome. 

L'ÉGLISE SAINT JEAN DE RODOME

L'église paroissiale était dédiée autrefois à Saint Étienne, aujourd'hui elle est dédiée à Saint Jean l'Évangéliste ; la cure était unie au chapitre Saint-Just de Narbonne ; au XIV ème siècle, Rodome était le siège de la baylie royale de Sault ; sénéchaussée de Limoux.

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L'église Saint Jean à Rodome.

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L'église Saint Jean à Rodome.

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L'église Saint Jean à Rodome.

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L'église Saint Jean à Rodome.

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L'église Saint Jean à Rodome, au fond on aperçoit la fontaine.

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A gauche, statue de la Vierge enchâssée dans le mur du l'église Saint Jean à Rodome. A droite, l'ancienne porte de ce qu'il reste du château de Rodome.

Rodome 0164Rodome vu du Sud.

L'église domine un bonne partie du village, elle est orientée Ouest-Est, le sanctuaire se trouvant à l'orient.

La structure de base de l'église est de plan roman avec une nef parfaitement rectangulaire, mesurant 15,50 mètres sur 8,50 mètres. Il y a quatre chapelles mesurant 4,50 mètres au carré, ce qui fait d'elle la plus chargée et la plus grande après celle de Belcaire. Il y a une chaire suspendue avec un abat-voix au-dessous richement décoré, près de l'ouverture de la seconde chapelle gauche. Cette chaire date de 1881, elle a été fabriquée par un menuisier ébéniste nommé Luther. Au dessus de la porte se trouve une grande statue en bois doré de saint Jean l'évangéliste datant du XVII ème siècle, patron de l'église. Le bénitier à gauche en entrant date de 1662. Sur le mur de gauche, on peut voir une statue de sainte Germaine de Pibrac, et une autre de sainte Anne avec sa fille Marie enfant.

A gauche en entrant dans la nef, c'est le baptistère qui mesure 3,50 mètres sur 2,50 mètres avec son abside à trois côtés. Une porte donnant sur le porche permet d'accéder par un escalier dans des combles situés au-dessus de ce porche. Par ces combles on a aussi accès au clocher. Les fonts baptismaux sont taillés dans du gypse blanc, fermés par un couvercle en bois. Un grand chandelier ainsi qu'un lutrin surmonté d'une croix, tous deux en bois, font partie du décor de ce baptistère.

Rodome 0225 l'égliseRue de l'église à Rodome qui était autrefois la rue de la Poste.

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Vestige de l'ancienne porte du château à gauche, et l'église Saint Jean de Rodome.

Rodome 064L'ancien lavoir et la fontaine proche de l'église de Rodome.

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L'accès couvert à l'église Saint Jean de Rodome.

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Le porche et entrée de l'église Saint Jean à Rodome.

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A gauche, la porte de l'église Saint Jean de Rodome. A droite, le bénitier porte une date gravée au pied "1662". 

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Le transept de l'église Saint Jean de Rodome.

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Le transept de l'église Saint Jean de Rodome et à droite, photo du choeur.

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Le transept et les deux chapelles latérales gauches de l'église Saint Jean à Rodome.

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Le choeur de l'église Saint Jean de Rodome.

Il y a en tout quatre chapelles dans l'église Saint Jean à Rodome.

La première chapelle à droite avec un plancher surélevé par rapport à la nef, est consacrée aux morts de la Grande Guerre, vingt cinq noms sont gravés sur une plaque de marbre noir. Sur le vitrail il y a la représentation de la Vierge. Quatre statues ornent cette chapelle : Notre-Dame de Lourdes, sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, sainte Jeanne d'Arc et le roi Saint Louis.

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Ces deux photos montrent les deux chapelles de gauche, dont l'une présente les statues de Jésus et de Saint Roch.

La première chapelle de gauche possède le même autel que les deux précédentes, surmonté d'une statue de Jésus dont le socle est orné d'une tête d'angelot, sur le mur d'en face, se trouve une grande statue de Saint Roch. Il n'y a pas de vitraux. Au mur de gauche, une petite statue d'ange sur un socle sculpté en bois doré porte le Sacré-Cœur.

La seconde chapelle de gauche moins profonde que les trois autres, possède un autel du même style, surmonté par une statue de Saint Joseph portant l'Enfant avec un socle orné d'une tête d'angelot. Il n'y a pas de vitraux dans cette chapelle.

La seconde chapelle à droite avec elle aussi un plancher surélevé par rapport à la nef, proche du chœur, avec un vitrail représentant saint Martin. Deux statues ornent celle-ci, l'archange Gabriel et Saint Michel terrassant le dragon. On peut voir deux bannières de procession où figure la Vierge. Dans cette chapelle, abrite le confessionnal et  il y a un harmonium datant des années 20 et provenant de la manufacture d'orgues d'Étrépagny dans l'Eure.

Proche du chœur, côté gauche le pilier soutient une grande statue de Saint Jean l'Évangéliste lisant un livre. Coté droit, le pilier soutient une statue de saint Antoine de Padoue.

Le chœur possède un maître autel en marbre blanc du même type que celui d'Aunat. Deux vitraux circulaires éclairent l'abside du chœur et deux statues, l'une représente, Notre-Dame couronnée portant l'Enfant et l'autre Saint Joseph lui aussi portant l'Enfant. Il y a un beau vitrail au-dessus de la porte de la sacristie, représentant Jésus devant Pilate, en face le vitrai montre le Sacré-Cœur.

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Le maître autel de l'église Saint Jean de Rodome.

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De part et d'autre du maître autel, les statues de saint Joseph et l'Enfant et Notre-Dame couronnée avec elle aussi l'Enfant.

Le retable de Rodome est le plus ancien connu au Pays de Sault, il était déjà en place en 1666, la même année, le 20 octobre la commande au peintre de Narbonne, Gabriel Fournier fut passée pour deux tableaux pour le grand autel de l'église paroissiale, l'un représentant un crucifix, et l'autre représentant la Résurrection. Des tableaux semblables à ceux-ci se voient dans d'autres églises au Pays de Sault, comme Roquefeuil.

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Le choeur et le maître autel de l'église Saint Jean à Rodome.

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A gauche, du transept on aperçoit, la seconde chapelle de droite avec une statue de saint Michel terrassant le dragon, près de cette chapelle, la statue de Saint Antoine de Padoue (Photo de droite).

La première grosse cloche de l'église portait la date de 1570, elle fut refondue trois siècles plus tard en 1866. La seconde cloche plus petite possède une anse à six têtes de gargouilles ou griffons et semble datée de 1570. Elle a des inscriptions comme "ORA PRO NOBIS" et des noms, certainement celui di vicaire et du bayle  "VICARIE P.BENET RAVAT BALIE CONSUL".

Le 20 novembre 1905, le conseil municipal de Rodome décida de faire installer une horloge d'environ un mètre de diamètre, au sommet du clocher, la commande fut passée auprès de Jules Farinau horloger à Espezel, pour la somme de mille trente deux francs.

En 1996, lors d'une mini tornade le haut du clocher fut décapité, il fut reconstruit par les Compagnons de France, l'extérieur de l'église fut aussi rénové avec le porche (entreprise Sieurac R.).

Notez qu'au Sud, sous l'église il y a comme une crypte hors sol, qui aurait servi de prison lors du séjour de Vauban quand il effectua les travaux de sa route en 1681 qui permettait de relier Foix à Mont-Louis.

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A gauche, le fond de l'église, porte d'entrée. A droite, vitrail éclairant l'entrée du sanctuaire.

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Le fond de l'église vu du transept, ici il n'y a pas de balcon au-dessus du porche contrairement à l'église de Niort de Sault.

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A gauche, la magnifique chair sculptée de l'église de Rodome. A droite, l'entrée de l'église.

La paroisse de Rodome était classée avec les paroisses d'Aunat, Joucou, Bessède, Galinagues, jusqu'en 1669, pour former un vicariat dépendant du monastère de Joucou. Après 1669, à Rodome il y eut un prêtre avec le titre de curé, certains portèrent le titre de chapelains de Rodome. Le chapitre de saint-Just de Narbonne avait des droits en ce lieu.

Rodome 0120 Depuis la route qui vient d'EspezelRodome vu de la route venant d'Espezel.

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Rodome vu du Nord Ouest.

Rodome 0125Rodome vu du chemin de randonnée au sommet du Campels (altitude 1082 m), de la haut vous avez une vue splendide sur une partie du Pays de Sault.

Rodome 0121 depuis le route de l'OurthizetRodome vu de la route de l'Ourtiset qu'emprunte aussi le GR 7A (pic Ourtiset altitude 1934 m).

Rodome 0123Rodome vu du Nord Est de la D29.

Rodome 0130 sep14depuis le château d'eauRodome en septembre vu du château d'eau.

Rodome 0137 oct2013 depuis le bacRodome en octobre vu du Sud depuis le "Bac".

Rodome 0138 oct2013 sur la route de CaillensRodome en octobre vu de la route du hameau de Caillens au Nord Ouest.

Rodome 0128 juil12 la route qui va à EspezelJuillet de Rodome à Espezel.

Rodome 0127 juil12 au villageJuillet les pâturages près de Rodome.

Rodome 0132 juin2013Juin, Martine a une belle vue sur le massif de l'Ourtiset (altitude 1934 m) qu'elle ne se lasse pas de contempler.

Rodome 0100 déc12 vue sur le Picou d'Argues et CaillensRodome, décembre, une vue sur le picou d'Argues et le hameau de Caillens à droite.

Rodome 018 et Aunat depuis pics Ourtiset et BentailloteDepuis les pics Ourtiset et Bentaillote on aperçoit Aunat.

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Entre Aunat et Rodome.

Rodome 020Entre Aunat et Rodome une bouffée de nature !

Rodome 021Une belle luzerne d'altitude pour l'élevage.

Rodome 022Au petit matin le village de Rodome est en vue.

Rodome 072 aout2013 depuis le bac au fond Belvis

Août, Rodome vu du Sud "le Bac" tout au loin on aperçoit Belvis.
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Rodome Sud-Est.

Rodome 0201 depuis Aunat

Regardez toutes ces photos c'est reposant et cela donne envie d'y aller, qu'en pensez-vous ?!

Ce reportage n'est pas terminé, il y a une suite où je vous présenterai plein d'autres photos de Rodome et de ses environs.

 

A SUIVRE .... LA SECONDE PARTIE ...

 

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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21 novembre 2014
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Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici la seconde partie du reportage consacrée au petit village de NIORT DE SAULT avec ses 25 habitants.

Merci encore à mon ami Henri pour sa motivation et participation par l'apport de ses nombreuses photos, ainsi qu'aux autres photographes.  Votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez. Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici :

- Rodome ; Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mazuby ; Mérial et Campagna de Sault ...

Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents  afin d'illustrer ces reportages, mobilisez vous oh peuchère ! D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)

logo label Pays Cathare 02

 

CE QU'IL RESTE DES VESTIGES DE L'ANCIEN CHÂTEAU DE NIORT

Niort de Sault, à cette époque, défend la route de Belcaire et de Mazuby, et la vallée du Rébenty, mais sa position, relativement éloignée des zones de combat  de la croisade albigeoise comme Toulouse, Carcassonne, Lavaur etc. fait que le village et son château, restent intouchés pendant les nombreuses années de cette croisade.

Mais l'hérésie des Niort, leurs attaques répétées contre l'archevêque de Narbonne, les aides qu'ils donnèrent aux hauts représentants de la hiérarchie cathare comme Guilhabert de Castres, font qu'en 1252, ils sont dépossédés de leurs terres ; ils deviennent de redoutables faydits.

Il faut savoir que le château de Niort de Sault fut le dernier soumis, quelques mois après le castrum de Quéribus qui tomba en mai 1255.

Après la guerre des Albigeois, nous trouverons les d'Aniort à Saint-Louis et la vallée d'Arèse (Le Bézu, Saint-Ferréol).

Après cette guerre contre les hérétiques cathares, le château de Niort devint forteresse royale.

Niort de Sault 018 le chateau sur le pitonEmplacement du premier château de Niort sur ce piton rocheux.

Niort de Sault 019 le chateau canonière  Niort de Sault 020 les ruines du chateau

A gauche, ce qui reste d'une canonnière du château. A droite, vestige d'un escalier taillé dans le rocher. 

Niort de Sault 021 les ruines du chateau croix cathare grav  Niort de Sault 097 emplacement ancien chateau
   A gauche, dans les ruines du château se trouve une croix cathare gravée dans le rocher. A droite, l'emplacement de l'ancien château au sommet de ce piton rocheux.

Par la suite, Guillaume de Niort, fils de Géraud et de Sancie d'Aragon tente d'envahir la vicomté du Pays de Sault en soulevant sa population. Mais Louis IX est averti de son projet et ordonne au sénéchal de Carcassonne, Pierre d'Auteuil de détruire tous les châteaux du Pays de Sault. Mais le château de Niort est épargné du fait de sa situation stratégique sur la frontière avec l'Aragon. En 1244 Louis IX (Saint-Louis) ordonne au sénéchal de Carcassonne de mettre une garnison au château de Niort. Avec la signature du traité entre l'Aragon et la France en 1258 Louis IX va renforcer ses défenses. C'est ainsi qu'en 1260, Philippe de Challi, chef militaire de la place, a une garnison de 25 sergents d'armes, un arbalétrier et un chapelain ("Garniso de Rupe d'Aniorti : Cappelanus, unus Balestarius. XXV Servientes") le même effectif que Puilaurens à la même époque.

Le roi Louis IX sera définitivement maître du Pays de Sault en 1259 après à la signature du traité de Corbeil, signé le 12 mai 1258 à Corbeil, entre les représentants du roi d'Aragon, Jacques Ier (Guillaume de Roquefeuil), et ceux du roi de France, Louis IX.

A la fin du XIII ème siècle la forteresse fait partie de l'apanage de Lambert de Thury.

Au XV ème siècle, le château de Niort résista aux compagnies des routiers qui avaient envahi le bailliage de Sault.

Sous le règne de Louis XI, Niort résista aux incursions espagnoles. Mais cette place forte fut prise et détruite définitivement en 1573-1574 par les protestants calvinistes conduits par Jean de Lévis-Mirepoix.

Fédié signale comme existant au pied du rocher d'Aniorti, sur la rive droite du Rébenty, quelques ruines touchant à l'église, vestiges d'un manoir du XV ème siècle construit par un descendant des vaillants chevaliers d'Aniort, propriétaire d'un domaine dans le Roquefortès et qui s'était créé une modeste résidence au pied du château de ses ancêtres.

L'ancien castrum était posé sur un énorme piton rocheux à deux aiguilles qui surplombe le village et la rivière du Rébenty.

Aujourd'hui, le site haut perché est envahi par la végétation, il n'est pas entretenu.

La forteresse est très ruinée, de nos jours, il n'en subsiste que deux à trois rangs de pierres, un mur et un large escalier taillé dans le roc, une vasque, une canonnière et une croix cathare gravée dans le sol du donjon.

 

LE CHÂTEAU "NEUF" DE NIORT, SITUÉ LE LONG DE LA RIVIÈRE DU RÉBENTY SUR LA RIVE GAUCHE

Après avoir perdu le fief d'Aniort et s'être installés sur d'autres biens leur appartenant, leur noblesse fut maintenue en 1635. Philippe de Niort épousa Paule de Nègre d'Able, famille dont je vous donnerez la généalogie plus loin.

Ce château dit "neuf" de Niort, a été construit par la famille de Nègre d'Able au XVII ème siècle, mais qui l'a fait bâtir, est-ce Jean Thimoléon de Nègre d'Able ? Si vous avez des infos contactez-moi.

Niort de Sault 027 le chateau  Niort de Sault 030 chateau

A gauche, la D107 avec le château "neuf" au fond. Photo de droite, l'entrée du village de Niort de Sault avec le château à gauche.

Niort de Sault 057 chateau  Niort de Sault 059 chateau couronne de Comte

Le petit portail du château "neuf " de Niort de Sault avec la couronne de comte au-dessus des initiales M et F pour Marcien Fondi.

Niort de Sault 058 chateau date sur la tour ronde

Une date gravée en haut de la tour ronde "1809", je pense avoir trouvé à quoi elle correspondrait.

C'est très certainement l'année de naissance d'Antoine Dominique Marie Philippe Marcien Fondi de Niort, né au château de Niort le 16 décembre 1809.

Si vous avez une autre idée, contactez-moi.

Niort de Sault 052 chateau

La façade Ouest, c'est l'arrière du château de Niort de Sault, avec sa tour carrée, photo prise à travers la grille du château au bord de la D107.

Niort de Sault 046 buanderie du chateau  Niort de Sault 045 buanderie du chateau

A gauche, le château vu au-dessus du toit de la buanderie. A droite, la buanderie du château le long du Rébenty.

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Autres photos du château de Niort de Sault.

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Une photo prise de la D107, des dépendances du château de Niort de Sault.

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Le château vu au-dessus du toit des dépendances au premier plan.

La seigneurie de Niort dénombrait, en 1503, un fief noble et d'autres terres à Niort, un fief à Rodome, et un autre près de  Fontanes, à Dournes. En 1594, nous trouvons cette seigneurie indivise entre Antoine de Niort, seigneur de Roquefort, et Jean, son parent. Jean de Niort conserva sa part ; elle comprenait, entre autres dans une reconnaissance de 1608, le moulin de l'Ille.

Les héritiers de Jean furent : Jacquette de Niort, mariée à un autre Montesquieu, et Géraud de Niort, qui ne laissa que trois filles. Comme la dot de l'une mariée le 17 juin 1653 à Jean-Jacques de Couderc, sieur de Cazelles, n'était pas payée, ce dernier obtint du parlement de Toulouse un arrêté qui lui adjugeait la coseigneurie de Niort. D'autre part, François de Montesquieu, baron de Coustaussa, héritier de François de Roquelaure, vendit, le 11 mai 1667, à noble Jean Thimoléon de Nègre d'Able, bailli de Sault, la seconde part de cette seigneurie de Niort. Ainsi, en 1673, cette seigneurie fut dénombrée par indivis entre Jean-Jacques de Couderc et Jean Thimoléon de Nègre d'Able. Mais de Couderc vendit bientôt sa part : le 15 octobre 1696, à Pierre Casemajou époux de Marguerite de Nègre (voir plus loin), ancien capitaine au régiment royal du Roussillon, qui l'acheta pour la somme de 3400 livres.

Entre temps, les commissaires du roi, pour la vente des petits domaines, mirent en vente celui de Niort. Casemajou l'acheta, sur adjudication faite à Paris, dans le palais de Tuileries, le 20 décembre 1696. De Nègre, qui était son beau-frère, lui en paya la moitié, et par un acte consenti le 27 avril 1697, ils partagèrent ces nouveaux droits qui venaient aussi s'ajouter à leur coseigneurie.

Nous arrivons ainsi jusqu'en 1756 où Jean Thimoléon de Nègre d'Able avait, comme héritier, à ce moment, une femme, Marie de Nègre d'Able, veuve alors de François d'Hautpoul. Le 15 septembre 1756, elle vendit sa seigneurie au sieur François Dominique Fonds, coseigneur direct de Limoux. L'année suivante, la même acheta la seconde part au petit-fils de Casemajou, Pierre Germain, résidant à Mirepoix. Ainsi, Fonds, qui se fit appelé après l'acquisition du château, Fondi de Niort (Fonds dit de Niort) qui leur est confirmé par un jugement en 1886, à cette famille bourgeoise originaire de Limoux. Fondi de Niort fut seul seigneur de Niort jusqu'à la Révolution, où disparut la seigneurie.

Cette riche demeure est flanquée de deux élégantes tourelles et d'une grosse tour carrée ; elle est entourée d'un parc très ombragé avec des arbres majestueux qui ont plus de deux cent ans.

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L'entrée du village de Niort de Sault en venant de Camurac par la D107, le château à gauche, la buanderie du château à droite, se trouvant au bord du Rébenty.

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Dépendances du château de Niort de Sault, photo prise de la D107.

LE PARC DU CHÂTEAU DE NIORT

Ce château de Niort possède un parc avec des arbres extraordinaires, tel que des séquoias gigantesques, plus que centenaire, le séquoia  giganteum ou Séquoia géant se distingue par son volume. Il peut atteindre 80 mètres de hauteur en moyenne, son diamètre peut dépasser dix mètres. Le séquoia géant peut vivre plusieurs milliers d'années. Ainsi, une étude dendrochronologique attribue un âge de 3 500 ans à un spécimen californien.

Ces qualités font de cet arbre, vénéré par les Amérindiens de la région californienne, le géant du règne végétal. Ces arbres sont originaires de la Sierra Nevada en Californie.

Dans le parc on peut voir aussi des araucarias, arbre qui doit son nom à la région d'Araucanie au Chili, il existe 19 espèces actuellement présentes à travers le monde, ce sont des arbres à croissance lente, rustiques, ils préfèrent les sols légers, non calcaires et drainants et drainants, plutôt réservés en Europe aux régions océaniques.

On trouve aussi des énormes tilleuls et frênes, dont un marronnier, qui a certainement dépassé les 300 ans. Un frêne rouge de Pennsylvanie (Fraxinus pennsylvanica) c'est un arbre de tailles moyennes, généralement 12 à 25 mètres et dont le tronc reste en dessous de 60 cm de diamètre, agrémente aussi le parc.

Je voulais publier des photos de ces arbres et quelques une du château, mais malheureusement, la propriétaire actuelle, madame Simone Roborel de Climens, ne m'a pas autorisé à le faire, c'est bien dommage, je regrette que les détenteurs de biens qui font parties du patrimoine historique français ne soient pas plus coopératif pour la promotion de leur région.

 

Niort de Sault 033 chateau

Le paratonnerre du château se trouvant sur la tour ronde.

Niort de Sault 035 chateau

La façade Ouest du château de Niort de Sault, avec sa cloche de service, photo prise de la D107.

Niort de Sault 034 chateau

La façade Ouest du château de Niort de Sault, avec sa cloche de service.

GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE DE NÈGRE D'ABLE

Le château d'Able était situé au Sud de Belvis sur un piton rocheux au-dessus du défilé d'Able le long de la rivière Rébenty (voir extrait de carte IGN).

carte chateau d'Able

Extrait de carte IGN vous situant les ruines du château de la famille de Nègre d'Able, au-dessus du défilé de Joucou 

I - Jean de Nègre d'Able, né vers 1560, épousa Jeanne d'Angéli née vers 1565. Ils y eurent 1 fils qui suit :

 

II - Pierre de Nègre d'Able, seigneur de Lacan, né en 1590 et mort en 1675. Il épousa en première noce Antoinette d'Ixar née vers 1600. Ils eurent cinq enfants :

                               a - Jean Thimoléon de Nègre d'Able, qui suit ;

                               b - César de Nègre, chevalier d'Able ;

                               c - Guillaume de Nègre, sieur de Lafajole (1645-17001), il fut député aux États du Languedoc en 1672 ;

                               d - Jean de Nègre, sieur de Montpied, prêtre et curé de Roquefeuil, puis d'Ouveillan ;

                               e - Marguerite de Nègre, épousera le sieur d'Alverny qui était chirurgien-barbier et dont le fils fut en 1700, vicaire pro-curé de Roquefeuil.

 

 En secondes noces il épousera Marguerite De Bousquet née vers 1615, ils eurent six enfants :

                               f - Paule de Nègre d'Able, née vers 1640, épousa Philippe de Niort ;

                               g - Jean-François de Nègre, sieur de Lacam, né en 1646, mort en 1715. Il fut prêtre, grand archidiac au chapitre Saint-Pierre à Montpellier, docteur en Sorbonne ;

                               h - Pierre de Nègre, sieur de Laval d'Able, il fut prêtre et curé du Vivié. Il était docteur en théologie et mourut à Paris le 26 septembre 1709 ;

                               i - Joseph de Nègre, sieur de Mérial, il fut lieutenant-colonel au régiment d'infanterie Royal-Roussillon ;

                               j - Madeleine de Nègre, épousera le sieur noble de Fauré ;

                               K - Thérèse de Nègre, épousera le sieur de Gargas.

 

III - Jean Thimoléon de Nègre d'Able, seigneur de Gébetx, de Montpied, de Lacan, de Rodome et coseigneur de Niort, né en 1629, mort en 1703 à 74 ans. Il fut bailli de Sault de 1664 à 1703. Il épousa en 1665, Marie- Anne De Corneille ou Cornille originaire d'Aunat, fille de Jean Corneille notaire en 1699, elle décédera en 1692. Il achète la seigneurie de Rodome en 1667. Il était bailli de Sault et commandant en chef de quatre compagnies de la milice du Languedoc. Ils eurent douze enfants :

                               a - Antoine de Nègre, né en 1655, sieur de Coumesourde, prêtre à Espezel en 1696, puis curé de Saint-Paul de Montcalm au diocèse de Montpellier en 1697, puis curé de Niort en 1699, puis chanoine au chapitre Saint-Paul de Fenouillet ;

                               b - François de Nègre d'Able, qui suit ;

                               c - César de Nègre, né en 1679, sieur de Montpied, bénédictin et grammairien distingué. Il mourut à Sorèze le 23 août 1755 ;

                               d - Benoît de Nègre, bénédictin ;

                               e - Jean-François de Nègre, seigneur de Lacan et de Montroux, né vers 1660, cornette au régiment des dragons du Languedoc. Il succéda à son frère François dans la charge de bailli. Il décèdera à Niort le 16 septembre 1769.  D'après l'abbé Pierre Moulis, c'est ce Jean-François de Nègre d'Able, le dernier de la fratrie, qui dû s'exiler car on l'accusa d'avoir assassiné le curé Mongé de Niort de Sault dans la nuit du 16 au 17 mai 1732. L'ecclésiastique fut retrouvé par la population, gisant au milieu de la rue près de l'église de Niort. Mais ce Jean-François de Nègre, ne mourut pas en exil mais à Niort. D'autres infos, contredisent celles le l'abbé Moulis,  selon la rumeur, cela serait le dénommé d'Alverny le chirurgien, époux de Marguerite de Nègre, qui aurait tué ce curé, non pas dans la nuit du 16, mais le 27 mai 1732, pour une histoire de construction de mur réalisé par le curé ;

                               f - Jean Anne de Nègre, sieur de Niort, il fut curé, docteur en théologie ;

                               g - Marguerite de Nègre, l'aînée de la famille Thimoléon, elle épousera Pierre Casemajou, coseigneur de Niort ;

                               h - Anne Marguerite de Nègre, épousera en 1710 le sieur noble Philippe de Traversier ;

                               i - Marianne de Nègre, épousera Jacques de Rieunègre, d'Alaigne ;

                               J - Marie de Nègre, épousera le sieur Sarda ;

                               k - Toinette de Nègre ;

                               l - Rose de Nègre.

 

IV - François de Nègre d'Able, seigneur de Lacan, né le 22 mai 1674, mort en 1721. Il épousera le 30 janvier 1704, Toinette De Gaichier de Roquefeuil, née vers 1681, fille de Philippe de Gaichier et de Marie de Dardre. Elle décèdera en 1724. Ils eurent pour enfant :

 

V - Marie de Nègre d'Able, Dame de Blanchefort, de Niort et de Roquefeuil, née en 1714 et décèdera le 17 janvier 1781 à Rennes-le-Château. Elle épousera le 5 novembre 1732 François de Hautpoul, marquis de Blanchefort né en 1689, mort en 1753. Marie de Nègre d'Able doit sa notoriété à cause de l'affaire du célèbre et mystérieux trésor soi-disant trouvé par l'abbé Saunière de Rennes-le-Château. Elle avait hérité par sa mère de la seigneurie de Roquefeuil, acheté au roi en 1720, par les Gaichier (acte à Belcaire du notaire Marsol).

Ils eurent pour enfants :

                               a - Marie d'Hautpoul, née en 1733 morte en 1781 ;

                               b - Anne Elisabeth d'Hautpoul, née en 1735 ;

                               c - Gabrielle d'Hautpoul, née en 1739.

 

L'ÉGLISE DE NIORT DE SAULT

Il existait à Niort une église paroissiale dédiée à Saint-Félix était unie à la mense archiépiscopale de Narbonne, un texte daté de 1040 fait état d'une église "Sancti Felicis de Aniorto". Elle devait se situer à l'Est du village, ce n'est pas l'église actuelle. Elle disparait des textes en 1639.

Au début du XVIII ème siècle, l'église de Niort fut reconstruite aux frais des habitants, elle était vieillissante et mal entretenue au point que  son clocher et la nef s'effondrèrent le 10 mars 1699. Elle fut encore remaniée en 1878.

Elle est dédiée à la maternité de la Vierge Marie, Nativité-Notre-Dame. L'édifice se termine par un chevet arrondi à l'Est et un clocher-mur à deux niveaux à l'Ouest. Ce clocher-mur porte deux cloches de bronze datant de 1714 et 1750.

On accède à l'intérieur de l'église par un portail de style ogival s'ouvrant sur la façade Nord.

Prés de l'entrée, un bénitier avec un pied taillé dans le roc, surmonté d'une cuvette en marbre de Caunes- Minervois.

Sur la partie latérale, il y a une statue "Mater dolorosa" et une autre représentant "Sainte Rose de Lima".

Prés du chœur se trouve une chapelle dédiée à Saint-Joseph et une autre lui faisant face dédiée à la Vierge Marie.

La nef avec une voûte en anse de panier est d'une élévation moyenne. Au fond il y a une tribune classique avec une rampe de bois.

Le chœur est éclairé par deux vitraux représentant Saint-Pierre et Saint-Vincent, il est orné de deux statues en bois doré difficilement identifiables provenant sans doute d'un ancien retable. L'autel en marbre blanc, aux fines colonnes roses, est surmonté d'un tableau représentant le Christ en croix entouré de Saint-Jean et des saintes femmes. En haut, un petit vitrail circulaire représente la Vierge à l'Enfant, avec une autre tête enfantine à côté de celle de l'Enfant Jésus. De part et d'autre on peut admirer un mobilier d'époque, deux trônes en bois, l'un était réservé à l'évêque et le second au seigneur du lieu, sur l'un d'eux, il y a une inscription latine gravée en haut du dossier "adsum" qui veut dire "je suis présent".

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L'église de Niort de Sault, elle est dédiée à la maternité de la Vierge Marie, Nativité-Notre-Dame. Elle est orientée Ouest/Est.

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Le chevet de l'église de Niort de Sault côté Est.

Il faut savoir qu'au Pays de Sault, il y avait des villages utilisés comme base arrière du Catharisme proche des bastions que furent Montségur et Montaillou. Le Pays de Sault ne fut pas épargné par la lutte contre l'hérésie au moyen-âge, mais resta néanmoins à l'écart des zones de combat et des bûchers. Et Niort de Sault était une terre d'asile à partir de 1233 pour les parfaits et les chevaliers Faydits, avec la bienveillante protection des seigneurs de la famille de Niort. De grands responsables religieux cathares vinrent se réfugier à Niort, comme l'évêque du Razès, Raymond Agulher. 

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Vitrail vu de l'extérieur au centre du chevet de l'église de Niort de Sault.

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A gauche, le porche d'entrée latérale de l'église de Niort de Sault sur la façade Nord, de style ogival. A droite, vitrail vu de l'extérieur sur la partie latérale du chevet.

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A gauche, l'église vue des hauteurs derrière le château. A droite, paratonnerre au sommet du mur-clocher de l'église. 

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Le choeur de l'église de Niort de Sault, éclairé par deux vitraux représentant Saint-Pierre à gauche et Saint-Vincent à droite.

En haut, au dessus du tableau, un petit vitrail circulaire où figure la Vierge à l'Enfant.

Remarquez aussi, sur la gauche, le trône du Seigneur et lui faisant face, le trône de l'Évêque que l'on ne voit pas sur cette photo.

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Autres photos du choeur de l'église de Niort de Sault.

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Une vue de la nef centrale de l'église de Niort de Sault.

Dans cette église, il n'y a qu'un unique bas-côté, le long du mur gouttereau droit, soutenu par des arcs de style roman.

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A gauche, la chaire de l'église. A droite, l'autel de marbre blanc aux fines colonnettes roses, avec un tableau représentant le Christ en croix entouré de Saint-Jean et des Saintes femmes.Niort de Sault 083 église

Le confessionnal avec une statue "la Mater Dolorosa" qui est aussi utilisée pour commenter des images d'actualité montrant des mères frappées de douleur par la perte d'un enfant.

Niort de Sault 087 église  Niort de Sault 088 église

A gauche, le fond de l'église, sous le narthex se trouve le banc Seigneurial. A droite une vue du transept prise de la tribune. 

Niort de Sault 079 église

Chapelle se trouvant à droite du transept dédiée à Saint-Joseph avec sa statue sur le petit autel en marbre de Caunes et une statue de Saint François d'Assise. 

Niort de Sault 078 église  Niort de Sault 090 église

A gauche, la chapelle dédiée à Marie, avec un petit autel en marbre blanc, une statue de la Vierge de Lourdes et un tableau figurant son Assomption. A droite, photo de l'autel du choeur de l'église. 

Niort de Sault 080 église Ste Therese de l'enfant Jesus  Niort de Sault 081 église

A gauche, la statue de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus. A droite, une statue de Sainte Rose de Lima.

Niort de Sault 082 église  Niort de Sault 091 église

A gauche, très belle statue de Jeanne d'Arc. A droite, le bénitier au pied en granit rosé surmonté d'une cuvette en marbre de Caunes Minervois. 

Niort de Sault 092 église  Niort de Sault 047 calvaire

A gauche, le portail d'accès de style ogival se trouvant sur la façade Nord. A droite, le calvaire proche de l'église. 

Niort de Sault 016  Niort de Sault 0108 monument aux morts
A droite, le monument aux morts de Niort de Sault situé prés de l'église. 

LES MOULINS DE NIORT DE SAULT

Autrefois à Niort de Sault il y avait trois moulins, l'un très ancien datant d'avant 1261, il était situé en aval du village adossé au premier rocher de Labau, il s'appelait le Moulin du roi ou des Paichères. Le moulin était en ruine quand Jean Thimoléon de Nègre d'Able l'acheta en 1688, mais il ne le restaura pas.

Le second moulin dit de la Ile ou île était situé à côté de l'église, et appartenait à Jean de Niort (reconnaissance de 1608). En 1680, Jacquette de Niort, mariée à noble Germain de Montesquiou, en fait faire la reconnaissance, comme indivis, avec les héritiers de Jean de Niort. Cette part fut achetée, en 1667, par Jean Thimoléon de Nègre d'Able, en 1677 il en était le seul possesseur (acte notarial notaire Bernard à Belcaire). Le troisième moulin, dit de Costerave, aujourd'hui moulin neuf, appartenait en 1673 aux héritiers de Géraud de Niort, il passa comme les autres, à la famille de Nègre et plus tard, à celle de Monsieur Fondi de Niort, le 15 septembre 1756.

Niort de Sault 042 moulin

Le moulin dit de Costerave ou moulin "neuf" à Niort de Sault.

Niort de Sault 043 moulin

En arrivant de Camurac par la D107 à l'entrée du village de Niort de Sault, sur la droite se trouve le moulin dit de Costerave ou moulin "neuf".

Niort de Sault 038 moulin

Autre photo du moulin dit de Costerave ou moulin "neuf" à Niort de Sault.

Niort de Sault 039 moulin

Le moulin dit de Costerave ou moulin "neuf" à Niort de Sault.

Niort de Sault 0109 moulin

Le moulin dit de Costerave ou moulin "neuf" à Niort de Sault.

Niort de Sault 0110 moulin

Le moulin dit de Costerave ou moulin "neuf"à Niort de Sault.

Et voici, comme le veut la tradition de ce site web, quelques photos anciennes du village de Niort de Sault :

Niort de Sault ancien 01 en 1900

La poste Niort de Sault en 1900

Niort de Sault ancien 015 en 1910Ici c'est la fontaine de Mérial et pas celle de Niort de Sault en 1910, l'éditeur a fait une erreur !

Niort de Sault ancien 011 en 1905Niort de Sault en 1905

Niort de Sault ancien 012 vallée du Rébenty en 1900   Niort de Sault ancien 013 en 1910

A gauche, le défilé d'Able en 1905, situé non loin de Niort. A droite, le lieu dit "Cap del pount" (tête de pont) à Niort de Sault en 1910, avec l'autobus qui attend les clients. Ce pont n'existe plus de nos jours.

Il faut savoir qu'en 1900 c'est la famille Dedieu de Quillan qui assurait le service régulier en diligence jusqu'à Niort.

A partir de 1908, c'est un autobus Citroën qui appartenait à Eugène Fages qui desservait Rodome, Aunat, Belfort, Niort, Mérial et La Fajole.

Niort de Sault ancien 017 le chateau en 1900Le château "neuf" de Niort de Sault en 1900

Niort de Sault ancien 02 en 1900Dépendances et cour d'honneur du château de Niort de Sault en 1900

Niort de Sault ancien 03 le chateau en 1900Le château de Niort de Sault en 1900

Niort de Sault ancien 010 le chateau en 1960Le château "neuf" de Niort de Sault en 1960

Niort de Sault ancien 014 Transport du bois Rébenty en 190La vallée du Rébenty près de Belfort et Niort de Sault en 1900, le rocher Courle aussi appelé Rocher Louis XVI, car son sommet ressemble au profil du roi.

Niort de Sault ancien 04 cascade de l'usine électrique en

A l'Est de Niort de Sault dans le défilé de Niort se trouve cette cascade du rocher du Mouton, qui est en réalité un des premiers barrages électriques de la région qui alimentait en électricité tout le canton de Belcaire.

Niort de Sault ancien 016 en 1910La poste Niort de Sault en 1910

Niort de Sault ancien 07 en 1950

Niort de Sault en 1950

Niort de Sault ancien 08 en 1970

Niort de Sault en 1970

Si vous possédez des cartes anciennes des villages du Pays de Sault, envoyez moi une photo.

Je dédie se reportage à un ami internaute Martin Gressmann, j'ai appris tout récemment qu'il était décédé, il avait acheté une maison à Mazuby qu'il a retapé. Martin m'avait contacté en 2010 pour me proposer un reportage intitulé "La Découverte du Rébenty", il a tenu sa promesse et m'a envoyé les documents en 2011. Il était allemand originaire de Berlin et il adorait le Pays de Sault. Je le salue là où il est aujourd'hui.

Qui n'a pas parcouru la vallée de la rivière Rébenty ne connaît pas le Pays de Sault dit-on ! Je vous mets le lien vers le super reportage en deux parties de Martin Gressmann, réalisé en 2011 sur "La Découverte du Rébenty"  ICI.

 

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

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Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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5 novembre 2014
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Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Un petit coucou aux ami(e)s canadiens, américains et australiens qui consultent ce site régulièrement. Voici donc la suite de cette série consacrée aux petits villages de l'Aude et plus particulièrement au Pays de Sault, aujourd'hui vous allez faire connaissance de NIORT DE SAULT avec ses 25 habitants. Certes, il est petit ce village, mais il a marqué l'histoire avec un grand H. Il s'en est passé des choses à Niort de Sault, il y avait tellement à raconter et plus de 150 photos à publier que je fus obligé de scinder ce reportage en deux. Donc attention, il sera diffusé en deux parties, pour ne pas louper la suite inscrivez-vous sur la newsletter, vous serez ainsi informé dès sa parution.

Merci encore à mon ami Henri pour son enthousiasme et participation par l'apport de ses nombreuses photos, ainsi qu'aux autres photographes. Votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez.

Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici : Rodome ; Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mazuby ; Mérial et Campagna de Sault ...

Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents  afin d'illustrer ces reportages, mobilisez vous oh peuchère ! D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)

logo label Pays Cathare 02carte 01

Niort de Sault se situe à 133 km de Toulouse, 170 km de Béziers, 140 km de Narbonne, 90 km de Perpignan, 58 km de Foix, 27 km d'Ax-les-Thermes et 810 km de Paris icon_wink.gif

carte 02

Niort de Sault se situe à vol d'oiseau, à mi distance entre Ax-les-Thermes et Quillan. Niort de Sault fut une terre d'accueil pour les cathares, tout comme Montaillou à l'Ouest et Montségur au Nord-Ouest.

carte 03

Extrait de carte IGN, Niort de Sault situé dans un secteur très encaissé le long du Rébenty, au Nord-Est le défilé de Niort avec son petit barrage qui fournit l'électricité au canton de Belcaire.

Niort de Sault 023 vue aerienne

Une vue aérienne du village de Niort de Sault

blason de Niort de Saul

Blason du village de Niort de Sault

armorial general de France blason Niort 02Voici le blason tel qu'il a été dessiné entre 1696 et 1700 dans l'Armorial Général de France de Charles René d'Hozier (1640-1732)

Le village de Niort de Sault est situé au cœur du défilé du Rébenty, à une altitude moyenne de 831 mètres. Ses habitants sont appelés les Niortais. Au recensement réalisé en 2011 on comptait 25 habitants.

Petit, mais grand par le passé historique, c'est un petit village certes, mais son histoire devrait s'écrire avec un grand H, car ce fut le berceau de grands seigneurs redoutables opposants à Simon de Montfort et ses troupes pendant la croisade Albigeoise. Se sont eux qui bâtir le Pays de Sault au moyen-âge.

Niort de Sault anciennement, Aniort, ou Anyort est certainement une des plus vieilles localités du Pays de Sault. En 1594, on y trouve 50 maisons et en 1830, il y avait 564 habitants, impressionnant !

Le choléra qui a sévi sur le Pays de Sault en 1854, fit 82 morts à Niort et en 1856 il y eut 9 décès.

Niort de Sault 0111

Voici quelques vues aériennes de Niort de Sault, avec au premier plan le château "neuf" et ses dépendances.

Niort de Sault 0112

Une rotation autour du village de Niort de Sault, en haut à droite le défilé d'Able.

Niort de Sault 0113

Une vue aérienne côté Sud du village de Niort de Sault, le château avec ses dépendances à gauche.

Niort de Sault 0114

Une vue aérienne du village de Niort de Sault d'Est en Ouest

Niort de Sault 0115

En bas, la D107 pénétrant dans le défilé de Niort en direction d'Espezel.

Niort de Sault 0102

Le village de Niort de Sault niché le long de la rivière Rébenty entouré de montagnes abruptes.

Niort de Sault 0103

Vous ne trouverez pas de village plus tranquille que Niort de Sault.

Niort de Sault 0104 le rebenty

Une vue en direction du bas du village de Niort de Sault avec la rivière Rébenty qui la traverse.

Niort de Sault 0105 le rebenty

Une vue en direction du haut du village de Niort de Sault, vers l'Ouest.

Tous les textes médiévaux antérieurs au XIII ème siècle, mentionnent le lieu sous le nom d'Aniorto (1040) ou Aniort appellation toute différente. On doit donc s'orienter vers un ande ritum gaulois, c'est à dire un "grand gué". Niort se trouve au bord du Rébenty, les gués, faute de pont, sont très fréquentés et faisaient l'objet d'un péage établi par le seigneur local.

Comment est-on passé de l'ancienne appellation Aniort au nom actuel ? Il faut savoir qu'au moyen-âge, l'emploi de la préposition à n'était pas obligatoire. On disait ainsi indifféremment "je vais Aniort ou je vais à Niort".

Niort ou Aniort vient aussi probablement du latin anus orta (vieille sortie). Cette signification vient elle-même du fait de la position de Niort de Sault sur la vallée du Rébenty, mais ce nom évoque aussi la légende selon laquelle une sortie secrète aurait laissé les soldats assiégés s'enfuir en 1255. Sault, second élément du toponyme renvoie au mot latin saltus  qui désignait normalement un défilé forestier mais que l'on employait souvent pour désigner un paysage boisé montagneux et coupé de clairières ou des forêts couvrant les pentes de collines.

 

HISTOIRE ET GÉNÉALOGIE DU CHÂTEAU D'ANIORT ou DE NIORT

 

D'origine wisigothe, V ème -VII ème siècle, le château d'Aniort  ou Niort gouverne vers 845 les territoires d'Aniort, Galinagues, Mazuby et Montaillou. Au XI ème siècle, les Aniort deviennent vicomtes de Sault et font du château le centre des activités régionales. C'est dans cet acte de 1015 (Histoire Générale du Languedoc, Tome 3, p. 482) qu'il est mentionné pour la première fois.

Le château de Niort a une position stratégique exceptionnelle au sommet d'un rocher escarpé, il a été également soulignée dans sa désignation : "Castrum de rupe Aniorti", "RupesAniorti". Le château protégeait une communauté établie à proximité de celui-ci. Le village, après sa destruction au XVI ème siècle, s'établit sur l'autre rive. L'église paroissiale du premier village de Niort est mentionnée dès 1040 Parroquia Sancti Félicis de Niorto (Archives départementales de l'Aude, G. 21).

Niort de Sault 01

Devant vous, la petite place de la poste et mairie de Niort de Sault.

Niort de Sault 010

Le château "neuf" de Niort de Sault datant du XVII ème siècle.

Je vous présenterai de nombreuses photos de ce château dans la seconde partie de ce reportage, ne le loupez pas, inscrivez vous sur la newsletter pour être averti de sa publication.

Niort de Sault 011

Le calvaire, le monument aux morts et l'église de Niort de Sault avec son mur-clocher à quatre baies dont deux sont équipées de cloches en bronze.

L'entrée de l'église est latérale, vous apercevez d'ailleurs la porte sur cette photo.

Le château d'origine wisigothique, datait du VI ème siècle et était considéré comme une forteresse de premier rang. Les Wisigoths disparus, vers l'an 845, Argila, comte du Razès, inféoda le seigneur d'Aniort pour son fils, Béra II, lequel avait déjà un apanage dans le Pays de Sault. Béra II, seigneur d'Aniort prit à ce moment là, le titre de baron qui devint héréditaire dans sa famille. Il gouvernait les territoires d'Aniort, Gébetx, Galinagues et Mazuby. Il devait aussi posséder la châtellenie de Montaillou, qui se retrouva plus tard dans sa famille. Aniort et Castelpor étaient les deux fleurons de la couronne du comte du Razès. Son descendant, Bernard d'Alion ou d'Alone, déjà fort riche, fut fait en 1047, vicomte de Sault, au moment de la création du comté de Foix, détaché de celui de Razès.

Mais revenons en 994, où Bernard d'Alion ou d'Alone fait don par testament, à Névie, sa femme, des châteaux d'Aniort et Castelpourron (Castelpor).

Nous retrouvons, en 1016, ce même Bernard d'Alion, fils d'Ermesinde, avec Névie, sa femme et leurs fils Guillaume, Bernard et Pierre, ainsi qu'en 1037 et 1040, dans des donations diverses à l'église de Niort.

Guillaume, fils de Névie, fait hommage à Ermengarde, mariée à Trencavel et morte en 1090, des châteaux d'Aniort et Castelpor (Cartulaire des archives de Foix).

D'après Fédié, on trouve, dans une charte de 1095, Raymond d'Aniort. Une notice généalogique parue en 1853, due à la plume et aux recherches d'un membre de la famille du chanoine Deniort, de Carcassonne, dit Raymond, fils d'Udalger de Niort.

Niort de Sault 0133 rébenty et dépendances du chateau  Niort de Sault 096 église depuis le bas du village

A gauche, le Rébenty traversant le village de Niort de Sault. A droite, église vue depuis le bas du village.

Niort de Sault 014Niort de Sault

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Niort de Sault, à gauche les dépendances du château. Le Rébenty coupant le village en deux.

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La fontaine place de la mairie de Niort de Sault.

Niort de Sault 0101 fontaine et mairie  Niort de Sault 0106 le rebenty au bas du village

A gauche, la fontaine sur la petite place de la mairie et de la poste de Niort de Sault. A droite, le Rébenty au bas du village. 

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Le Rébenty serpentant dans le village de Niort de Sault

1096, on trouve un Raynard (Raymond) de Niort, cité dans un titre des archives de l'abbaye de Saint-Julien (Gallia christiana).

Vers l'an 1015, on cite Pierre de Niort, fils d'Impéria, Bernard fils de Guilhelme et Udalger, lesquels font hommage des châteaux d'Aniort et Castelpor dont ils sont seigneurs, à Bernard Trencavel, fils d'Ermengarde, à ses fils, Roger et Raymond, et à sa femme, Cécile. Dans d'autres hommages, on trouve le nom d'Agnès avec ses fils, Guillaume, Raymond et Othon d'Aniort (voir ci-après).

Raymond d'Aniort, était aussi appelé Raymond de Roquefeuil. Il possédait la bastide de Rochan, Artigues et le château de Belcaire. En 1226, l'évêque albigeois Benoît de Thermes lui confère le consolamentum et il meurt en 1227.

En mars 1132, eut lieu le mariage de Guillaume d'Alion  vicomte de Sault avec Braidimène de Foix, fille de Roger III et Chimène de Barcelone. Ce Guillaume fait partie de la famille d'Aniort, la preuve est  que sa sœur Gile ou Gila d'Alion ayant épousé le comte de Foix, leur fils Udalger cède à son oncle Guillaume d'Alion en 1145, tous ses droits à l'hérédité de sa mère, tant sur le château de Niort que sur le reste du Pays de Sault. Dés ce jour, ce Guillaume, ne figure plus sous le nom de d'Alion, dont il n'est plus question dans l'histoire, il prit celui de "de Niort", comme on le voit paraître, en 1153 et 1163, dans des chartes relatées dans les preuves du deuxième volume du livre de Dom Vaissette.

Donc au moyen-âge, Niort de Sault était une seigneurie soumise à la famille d'Aniort ou de Niort. La famille d'Aniort, tous les membres de cette famille reçurent, eux aussi, divers fiefs ou seigneuries, comme Aliou. Ils régnaient en maître absolu, mais quand le pays fut soumis au roi, la féodalité disparue pour être remplacée par la vassalité. Aniort fut une seigneurie importante au Pays de Sault.

Pour y voir plus clair, voici les personnages marquants de la famille de Niort connus par les chartes:

blason de la famille de Niort surmonté de la couronne de c

Blason de la famille de Niort surmonté de la couronne de comte

armorial general de France blason Niort 01Voici le blason tel qu'il a été dessiné entre 1696 et 1700 dans l'Armorial Général de France de Charles René d'Hozier (1640-1732)

I - Guillaume de Niort  1er du nom, fils d'Agnès, en 1140, est mentionné dans une donation faite sur la terre de Lezat, en présence de l'archevêque de Bordeaux.

En 1151, Guillaume de Niort, vicomte de Sault, figure dans une donation faite par Roger III, comte de Foix.

Le 1er juillet 1152, Guillaume, fils d'Agnès, rend hommage de ses châteaux à Raymond Trencavel. En cette même année Raymond, le frère de Guillaume, fit de même.

En 1153, Raymond et Othon d'Aniort, frères de Guillaume, font serment de fidélité pour leur château d'Aniort, non au comte de Foix, comme on le dit, mais au comte de Béziers.

En 1171 et 1172, Othon d'Aniort frère de Guillaume, est mentionné comme témoins et faisant serment de fidélité aux vicomtes de Béziers.

En 1163, 1193 et 1229, on cite comme témoin Guillaume d'Aniort. Le 30 avril 1177, on trouve un hommage des châteaux d'Aniort, Belfort et Castelpor rendu à Roger de Trencavel par Raymond d'Aniort.

Guillaume de Niort eut pour fils :

 

II - Guillaume Gérald de Niort (2ème du nom), en 1180 il épousa Esclarmonde de Montréal-Laurac, fille de la parfaite Blanche de Laurac, en Lauragais, sœur d'Aymeric, seigneur de Laurac et la nièce de la célèbre dame Guiraude de Lavaur épouse du seigneur du lieu, qui fut lapidée au fond d'un puits par les croisés de Simon de Montfort en mai 1211. De ce mariage naquirent :

                        a - Géraud qui suit en III;

                        b - Bernard Othon de Niort seigneur de Laurac qui suit en IV;

                        c - Guillaume de Niort, baron de Castelpor qui fut capitoul de Toulouse en 1205, épouse Cécile ?, qui suit en V ;

                        d - Guillaume-Bernard de Niort ;

                        e - Esclarmonde de Ginoles, tous héros de la guerre des Albigeois. Esclarmonde, dut vouloir faire réhabiliter ses frères devant le tribunal de l'Inquisition. Dom Vaissette en donne les diverses dépositions dans les preuves du tome VII de son Histoire Générale de Languedoc.

Sceau de Géraud d'Aniort de 1240 S. GVIRALDI DE ANIORTO

Sceau de Géraud d'Aniort datant de 1240 "S. GVIRALDI DE ANIORTO"

III - Géraud d'Aniort, chevalier,  fut l'un des lieutenants de Raymond de Trencavel. En 1213, il était encore parmi les Croisés et combattait dans leurs rangs à la bataille de Muret. En 1218, il épousa la princesse Sancie, sœur de Nugnes Sanches, comte du Roussillon et nièce du roi Alphonse II d'Aragon et cousine du roi Pierre II, tué à la bataille de Muret le 12 septembre 1213.

En 1240, Géraud capitula en faveur de Saint-Louis au château de Montréal près de Carcassonne, il lui fit soumission et abandon de tous ses châteaux, de Niort, de Castelpor, de la Bastide, de Rochan et de Dournes, dans le Pays de Sault, tant en son nom qu'en celui de ses frères et de sa mère. Pour le dédommager de la perte de ses biens, le roi lui accorda une rente annuelle sur le trésor royal, en 1243.

En novembre 1240, J. de Beaumont, chambellan du Roi, Adam de Milly, Gui de Lévis, maréchal de Mirepoix, etc., notifient que Géraud d'Aniort a mis sa personne et ses forteresses en leurs mains, à la volonté du Roi (Arch. nat., JJ30 b, f. 44 Mss. Colbert, n. 2275. — Vaissète, III, preuv., 397. — Bréquigny, VI, 9.).

Toute la famille Géraud de Niort fut contrainte de se retirer en 1243 au château d'Escouloubre en Pays de Sault car celui de Niort devait être rasé par ordre du roi.

Géraud d'Aniort mourut ainsi dépouillé de ses seigneuries, à Escouloubre en Pays de Sault, en 1256, laissant deux filles, Alix et Blanche, qui assistèrent à une fête donnée à Montpellier par la reine Yolande, femme du roi Jacques d'Aragon ; et deux fils, Guillaume et Bertrand de Niort qui suit :

                         a - Bertrand de Niort, chevalier, épousa en 1261, Auringue de Bellegarde. Il testa en 1275 en faveur de son fils ci-après. Dans un parchemin contenant ce testament il y avait des actes authentiques selon lesquels le roi Philippe fait échange avec le fils, Raymond de Niort le 3 août 1282 de la ville de Mazerolles contre des terres de Belcaire :

                                        - Raymond de Niort, chevalier, qui fit en 1282, échange avec le roi Philippe III. Il avait épousé Ermengarde de Foix, qui était veuve en 1307, et vivait en mars 1309. Il eut pour fils ci-après:

                                        - Raymond de Niort, chevalier, seigneur de Brénac qui vivait en 1320 et laissa deux enfants :

                                                                 • Raymond qui suit en VI ;

                                                                 • Jean de Niort, écuyer, seigneur de Bélesta, vivait le 27 mars 1372.

 

Blason Bernard Othon de Niort

Blason de Bernard Othon de Niort

IV - Bernard Othon de Niort, né vers 1201, épousa Nova de Cabaret quelque temps avant la bataille de Verfeuil où il fut blessé gravement. Ils eurent un fils : Bertrand.  Il est le frère de Géraud de Niort. Il est très jeune partisan de la cause cathare. Il fut déclaré hérétique et condamné au bûcher en 1236 dans les tours de Carcassonne, mais il échappe au châtiment,  grâce aux plaidoyers de ses nombreux amis barons de la région qui persuadèrent l'Inquisition de le condamner seulement à la prison perpétuelle afin d'éviter un soulèvement de la région. Il était en prison avec son frère Guillaume en 1240.

 

V - Guillaume de Niort combattit lui aussi dans les rangs Albigeois. En 1232, le pape Grégoire IX se plaint notamment de lui pour avoir, avec ses frères et complices, dévasté les terres de l'Archevêque de Narbonne et violenté ses sujets ; il ordonne au comte de Toulouse d'agir contre eux. En 1237, Guillaume, cité avec ses frères, devant le tribunal de l'Inquisition et convaincu d'hérésie, se soumit et fut condamné à la prison perpétuelle. En 1259-1260, à la révision de son procès, les témoins disent qu'il était Faidit ou juré du temps de Simon de Montfort. En 1240, après la soumission de Géraud, son frère, il fut élargi sous condition avec Bernard Othon son autre frère.

Guillaume-Pons suivit l'exemple de ses frères, Géraud et Bernard Othon. En 1237, ils étaient tous trois condamnés comme hérétiques. Convaincus d'hérésie car ils hébergeaient volontiers des cathares. Cinq diacres cathares prêchaient, en effet, publiquement dans le château des Niort.

 

VI - Raymond de Niort, écuyer seigneur de Brénac, épousa N. dont il eut trois filles, et un fils :

a – Désirade de Niort qui épousa en 1446 Raymond de la Tour ;

                               b – Philippine de Niort qui épousa en 1462 noble Guillaume de Roquelaure ;

                               c – Marguerite de Niort qui épousa en 1462 Jean de Roquelaure ;

                               d – Bernard de Niort qui suit en VII :

 

VIIBernard de Niort, écuyer, seigneur d'Aussignac et de Belfort, il testa le 3 février 1532. Il épousa D. de Narbonne. Il eut quatre fils :

                               a – Jean qui suit en VIII ;

                               b – Bernard, seigneur de Belfort, auteur de la branche cadette. Le 3 mars 1527, le roi François 1er lui concède les mines de fer de Fontanes. (Son fils Antoine épousera le 3 juin 1530 Marguerite fille de noble Jean de Raynaud gouverneur de Donnezan) qui suit en XI ;

                               c – Guillaume de Niort, religieux, vivant en 1548 ;

                               d – Mathieu de Niort, seigneur de Belfort et son épouse Delphine le 12 mars 1480 font serment de fidélité au roi de France Louis. Il vivait en 1541 sur des actes de dénombrement de biens.

 

VIII – Jean de Niort, écuyer, épousa le 6 novembre 1510, Guillaumette Fournier, dont il quatre enfants :

                               a – Jean-Guillaume ;

                               bJean qui suit en IX ;

                               c – Pierre ;

                               d – Guibert.

 

IX – Jean de Niort, écuyer, vivant en 1542, mort avant 1598, qui épousa Louise d'Aiguebelle, fille de Jean d'Aiguebelle, coseigneur de Bélesta, lequel testa le 12 mars 1598. De ce mariage naquirent :

 

                               a – Jean de Niort, coseigneur de Belfort, écuyer du roi, épousa le 3 décembre 1578 Suzanne de Saint-Martin. Il testa le 6 novembre 1602 en faveur de Philippe de Niort son fils (ce Philippe de Niort épousera le 6 septembre 1626 Paule de Nègre) ;

                               b – Mathieu qui suit en X ;

                               c – Louis de Niort, seigneur de Lonquerolles, qui épousa le 27 septembre 1613, Gabrielle de Gléon, dont il eut : Jean de Niort, seigneur de Puchant, qui épousa le 2 mai 1651 Jeanne Daban, et fut maintenu dans sa noblesse le 3 novembre 1669.

                               d – Jean-Pierre de Niort, seigneur de Rambosc, qui épousa le 19 octobre 1625, Françoise Darse, dont il eut : Pierre Ignace de Niort, écuyer, seigneur de Rambosc, né en 1635, maintenu dans sa noblesse le 3 novembre 1669 et enregistré avec ses armoiries à l'Armorial général officiel de 1696.

 

X – Mathieu de Niort, écuyer, seigneur de Pierre-Clause, qui testa le 13 septembre 1639. Il épousa D. de Narbonne. Il eut pour enfants :

                               a – François de Niort, seigneur de Bélesta, qui vivait en 1655 qui épousa Claire de Dax ;

                               b – Jean Hector de Niort, maintenu dans sa noblesse avec son frère aîné le 3 novembre 1669. On ne leur connaît pas de descendants.

 

LA BRANCHE CADETTE des de Niort

 

XI - Bernard de Niort, écuyer, seigneur de Niort, fils de Bernard de Niort (voir VII). Il reçut du roi François Ier, le 3 mars 1527, la concession des mines de fer de Fontanès (Aude). Il eut deux enfants :

                a -  Antoine, qui suit en XII ;

                b - François de Niort, écuyer, qui figure dans un arrêt de la Cour des aides du 17 septembre 1557. Il vivait encore en 1592.

 

XII - Antoine de Niort, écuyer, seigneur de Niort, épousa, le 3 juin 1530, Marguerite de Raynaud, fille de noble Jean de Raynaud, gouverneur de Donnezan. Il testa le 24 novembre 1560 en faveur de son fils Jean de Niort qui suit :

 

XIII - Jean de Niort, (que l'on retrouve en IX-a ci-avant) coseigneur de Belfort, écuyer du roi, qui épousa, le 13 décembre 1578, Suzanne de Saint-Martin. Il décède vers 1608. Il testa le 6 novembre 1602, en faveur de son fils Philippe de Niort. Ils eurent sept enfants :

                               a - Philippe de Niort, qui suit ;

                               b - Jacquette de Niort,  épousera noble Germain de Montesquiou;

                               c - Germain, sieur de La Isle, mort sans postérité;

                               d - Géraud de Niort, son aîné, héritier de la coseigneurie. Il épousera Anne de Siffres, ils eurent trois filles ;

                               e - Catherine Hélène de Niort, épousera Joseph Terrisse, sieur d'Alclat;

                               f - Suzanne de Niort, épousera Jean Jacques de Couderc;

                               g -  Anne de Niort.

 

XIV - Philippe de Niort, écuyer, seigneur de Niort, qui épousa, le 6 septembre 1626, demoiselle Paule de Couderc de Nègre, fille de demoiselle Villoutrés et petite-fille de Jean de Couderc de Nègre, seigneur d'Antugnac près de Limoux et de demoiselle de Montesquieu de Coustaussa. Il testa le 11 novembre 1635 en faveur de son fils Gaston de Niort, devant le notaire maître Cazals. Ils eurent huit enfants :

                               a - Gaston de Niort, qui suit ;

                               b - Jean, sieur de Coumebeille, mort en 1698 à l'âge de 26 ans;

                               c - Antoine, sieur de Fontfrède, il fut d'abord clerc tonsuré puis il se maria en 1708 avec Françoise de Marsol de Roquefeuil. Ils eurent cinq enfants :

                                                               - Antoine de Niort, marié avec Françoise de Massia. il mourut en 1776, sans enfants ;

                                                               - Louis Alexandre, officier de dragons, dit chevalier de Niort. Il fut tué en 1791 dans la plaine de Thuir, en Roussillon, en combattant contre les émigrés de Mauléon et d'Hounoux. Il avait épousé Elisabeth Benet, il laissa un fils Jean-Louis baptisé à Rodome le 15 décembre 1785 ;

                                                               - François Gérard, prêtre, curé de Marsa en 1733 et chanoine théologal de Saint-Paul de Fenouillet en 1775, mort vers 1780 ;

                                                               - Claire de Niort, mariée à un Castellan d'Aunat ;

                                                               - Marie Rose, mariée à un Thévenon.

                               d - Marc de Niort, résidant à Niort, marié en 1697 à Françoise de Fourcade. Il décédera en 1709 et sera enseveli au fond de l'église de Niort. Il eut un fils en 1707 : jean François ;

                               e - Anne de Niort, née en 1666. Elle épousera un dénommé Martin en 1696 ;

                               f - Paule de Niort, elle épousera à Pamiers en 1683 Ch. de Cazanave ;

                               g - Madeleine de Niort qui épousera en 1696 Rolland ;

                               h - Jacquette de Niort.

 

XV - Gaston de Niort, écuyer, seigneur de Niort, maintenu dans sa noblesse, le 24 septembre 1670. Il avait épousé en première noce mademoiselle Marie de Serda ; et en seconde noce, le 4 mai 1700 à Belfort, Marguerite de Boyer, fille de François de Boyer de Chalabre, seigneur de Belfort et d'Anne de Saint-Mézard. Le 7 mai 1709, il testa en faveur de sa femme et de l'un de ses deux fils, Pierre de Niort. Il eut pour enfants :

                a- Pierre, qui suit en XVI ;

                b - Jean-Hector de Niort, qui fit hommage au roi de ses terres de Bélesta, le 1er août 1722 (d'Aubais, Pièces fugitives, tome II, page 342). Ce dernier laissa deux fils :

                               - A. N., chevalier de Niort, de Rodome, qui fut tué dans la plaine de Tuir en Roussillon, en 1791, en combattant contre les émigrés de Mauléon et d'Hounoux ;

                               - B. N. baron de Niort, qui mourut sans enfants, laissant une veuve, laquelle décéda à Carcassonne, en 1821.

 

XVI - Pierre de Niort, écuyer, vivant en 1740, épousa Marie Rolland. Il décédera en 1790 à Saint-Hilaire. Ils eurent pour fils :

 

XVII - Jean-Paul de Niort, écuyer, né en 1740 à Escouloubre, qui épousa, le 4 juillet 1775, Marie de Lasset, née en 1720 au château d'Ajac près de Limoux, fille de Pierre de Lasset, seigneur d'Escueillens, et d'Anne Barbe d'Hélie, filleule et nièce du maréchal de Lévis. Maire de Lasset décèdera en 1820 et Jean-Paul en 1828 tous deux à Saint-Hilaire. Il fut père de quatre enfants, savoir :

                a - Jean-Antoine, qui suit en XVIII ;

                b - Georges de Niort, qui fut frappé mortellement dans la campagne d'Italie, en 1806 ;

                c et d - deux filles, Sophie et Anne de Niort, vivantes en 1828.

 

XVIII - Jean-Antoine-César de Niort, né à Escouloubre, écuyer, épousa le 22 janvier 1805, Anne Dardé de Pech, nièce de l'ancien seigneur de Saint-Hilaire, qui lui donna un fils et plusieurs filles, dont deux seulement ont laissé des descendants, à savoir :

                a - Bernard-Paul-Auguste de Niort, né à Escueillens (Aude), le 3 janvier 1807, médecin colonial à Boufarik (Algérie), où il est mort sans postérité en 1862. Il avait obtenu, le 28 août 1861, du tribunal de Limoux un jugement rectificatif de son nom ;

                b - Olympe de Niort, née à Escueillens (Aude) le 9 novembre 1813, mariée le 8 août 1838, à Louis Clercy. De cette union sont nés outre quatre filles, un fils :

                               - François-Cyr-Clément Clercy de Niort, né à Limoux le 16 juin 1839, lequel a le droit de relever le nom de "De Niort".

                c - Rose de Niort, née à Saint-Hilaire le 8 octobre 1817, mariée, le 12 février 1844, à Jean Salsa, dont un fils et deux filles, le fils :

                               -  Antoine Salsa, est né à Ladigne d'Amont (Aude), le 13 avril 1854.

 

Par la suite du XIV ème au XVI ème siècle, les descendants de la famille d'Aniort se dispersent dans différents fiefs de l'Aude. La famille de Niort subsiste et se perpétue encore jusqu'à aujourd'hui.

Niort de Sault 0134 village depuis le cimetière

Le village Niort de Sault vu depuis le cimetière.

Niort de Sault 013  Niort de Sault 015

Le Rébenty parcourant le village de Niort de Sault

Niort de Sault 0135 village depuis le cimetièreLe village Niort de Sault vu depuis le cimetière.

blason des Fondi de Niort d'aprés le descriptif

Je n'ai pas trouvé le dessin du blason des FONDI DE NIORT, mais j'avais le descriptif ci-dessous, et Noëlle Marti-Gerbaud qui est passionnée d'héraldiques, aprés étude elle en a déduit ce blason.

Armes de gueules à une champagne d'or ; au chevron brochant d'argent chargé de sept mouchetures de sable et accompagné en chef de deux molettes d'argent et en pointe d'une ancre du même, brochant sur la champagne au chef cousu d'azur chargé d'un croissant d'argent accosté de deux flanchis du même.

 

LES FONDI de NIORT

La famille Fondi de Niort, qui n'a rien de commun avec l'ancienne famille des Aniort.

En 1756, le fief noble de la seigneurie de Niort appartenait à dame Marie de Nègre d'Able, veuve de Messire François d'Hautpoul-Blanchefort, seigneur et baron de Rennes-le-Château.

Les droits sur la seigneurie de Niort passèrent par actes de vente du 15 septembre 1756 et en 1757 de Marie de Nègre d'Able et de la famille Casemajou, au sieur Dominique Fonds, coseigneur de la ville de Limoux. Telle fut l'origine de la famille actuelle Fonds.

 

La famille FONDI DE NIORT, originaire de Limoux, en Languedoc, est anciennement et honorablement connue dans la bourgeoisie de sa région. Elle avait pour nom primitif celui de Fonds qu'elle n'échangea qu'au XVIII ème siècle contre celui de Fondi. Elle est vraisemblablement une branche, détachée à une époque inconnue, de la famille de Fonds-Lamothe, de la même région, rapportée à  la suite. Le vicomte Révérend lui a consacré une notice assez sommaire dans l'Annuaire de la noblesse de 1899.

 

Jacques Fonds né à Limoux en 1602, fut consul de cette ville en 1653 et mourut en 1678. De son premier mariage avec Marguerite Baldine, il eut Antoine Fonds (1625-1667) marié à Catherine Barrau, auteur de la branche de Niort.

 

Antoine Fonds et Catherine Barrau eurent un fils : François Dominique Fonds né en 1657 qui épousa Jeanne Marie Doumières. Ils donnèrent naissance à leur tour de six enfants dont Jean Jacques Fonds baptisé le 21 janvier 1681 à Saint-Martin église de Limoux.

 

Jean Jacques Fonds, marchand facturier, épousa le 1er juin 1723 à Limoux, Anne Catherine Andrieu née en 1695, fille de Martin Andrieu. Ils eurent trois enfants dont François Dominique Fonds, baptisé le 30 juin 1729. Il fut membre du directoire de département de l'Aude. Il épousera le 1er août 1753 à Limoux, Antoinette Astruc. Ils eurent six enfants.

 

C'est ce François Dominique Fonds qui acquit le 15 septembre 1756 la seigneurie de Niort :

François Dominique Fonds, ou Fons, né le 30 juin 1729, fils de Jean Jacques et d'Anne Catherine d'Andrieu. Il épousera le 1er août 1753 Antoinette Astruc. Il fut membre du directoire du département de l'Aude en 1789, acquit en 1756 au Pays de Sault, la seigneurie de Niort dont sa descendance a conservé le nom. Cette seigneurie avait été le berceau d'une famille de Niort jusqu'en 1756. Il échappa à l'échafaud en 1792 il était accusé d'avoir été responsable de l'émigration de ses fils.

 Ils eurent douze enfants, entr'autres qui furent connus sous le nom de Fondi de Niort :

                a - François Antoine, gendarme de la garde ordinaire du roi, il fut tué au siège de Collioure en 1793 ;

              b - Antoine Louis Alphonse, né le 14 février 1760 à Niort, conseiller général de l'Aude en 1833 et 1839, décédé sans postérité le 10 juin 1844. Il a été maire de Niort le 15 octobre 1840 ;

              c - François Antoine Alphonse, né à Niort en 1761, il entra en religion ;

              d - Frédéric  Auguste, né à Niort le 28 octobre 1769, il entra aux gardes de corps d'Espagne en 1792, il était lieutenant de cavalerie en 1807 ;

              e - Jean Gabriel Georges Philippe, né à Niort le 27 octobre 1772, il entra aux gardes de corps d'Espagne en 1792, il était lieutenant de cavalerie en 1807 ;

              c - Philippe charles Louis Henri Ferdinand, né le 4 septembre 1780 au château de Niort, il entra aux gardes de corps d'Espagne en 1800, il était sous lieutenant de cavalerie au régiment de Tolède en 1807 jusqu'en 1817, puis il fut percepteur des contributions directes à Belvèze puis à Quillan. Il prit sa retraite en 1855. C'est lui qui continua la lignée. Ce dernier avait épousé le 16 janvier 1809 mademoiselle Marie Victoire Maigna née en 1782. Ils eurent deux filles et un fils :

                                    - Angèle Fondi de Niort,  née le 30 octobre 1815 ;

                                    - Isabelle Fondi de Niort, née le 31 mars 1820 ;

                                    - Antoine Marie Marcien Fondi de Niort, qui suit :

Antoine Marie Marcien Fondi de Niort, né au château de Niort le 16 décembre 1809, sera juge de paix de Belcaire pendant 29 ans et membre du conseil général de l'Aude de juin 1844 jusqu'à sa mort. Il épousera le 25 juin 1845 à mademoiselle Marie Françoise Amélie de Laparre de Saint-Sernin née en 1825. Il décédera le 16 mai 1885 laissant cinq fils et deux filles :

                a - Géraud, décédé en 1893, il fut prêtre ;

                b - Marcien, né le 24 janvier 1848 au château de Niort, conseiller général de l'Aude en 1885, marié le 27 octobre 1882 à demoiselle Alexandrine Cazaben. Il mourut en 1917. Ils eurent 2 enfants :

                                               - Marie Amélie Fondi de Niort épousera Louis Lazeu de Peyralade ;

                                               - Marie Antoinette Fondi de Niort née en 1885. Décèdera en 1971. Elle épousera en 1907 Joseph Maraval (voir articles de presse ci-après). Ils eurent 1 fille, Simone Maraval (1913-2004).

                c - Henri, contrôleur des contributions, marié à mademoiselle Marguerite Hélène de Martrin-Donos, père de plusieurs filles ;

                d - Gustave, né en 1853, il décèdera en 1926. Il épousera le 1er février 1886 mademoiselle Blanche Marie Caroline Victoire Beuret de Viantaix, née en 1854, elle décèdera en 1938, ils eurent plusieurs enfants, dont Henri Fondi de Niort qui fut fait Commandeur de la Légion d'Honneur le 24 juin 1940 et eut sa nomination comme Général de brigade aérienne le 21 septembre 1940 (voir sa photo ci-dessous).

                e - Ferdinand Adolphe, né en 1858, décèdera en 1909, officier, marié en 1882 à mademoiselle Marthe de Soulages, née en 1860.

                f - Marie ;

                g - Isabelle.

 

signature d'Antoine Dominique Marie Philippe Marcien Fondi

Signature d'Antoine Dominique Marie Philippe Marcien Fondi de Niort en 1872

Marcien Fondi de Niort en 1912

Portrait de Marcien Fondi de Niort réalisé en 1912, fils d'Antoine Marie Marcien Fondi de Niort.
général Henri Fondi de Niort 1888-1958
Photo du général Henri Fondi de Niort 1888-1958, fils de Gustave Fondi de Niort
article de L'express du Midi du mercredi 17 juillet 1907 Fo
Article de presse paru dans l'Express du Midi le mercredi 17 jullet 1907
L'évêque de Carcassonne a célébré le 2 juillet 1907 le mariage religieux entre Melle Marie Antoinette Fondi de Niort avec Joseph Maraval alors que le mariage civil n'avait pas eu lieu, délit puni par l'article 199 du code pénal.
Ce jour du 2 juillet 1907 tout était organisé, mais le souci c'est que les municipalités étaient en grève, donc il n'y avait point d'officier d'état civil pour célébré le mariage à la mairie. 
M. Fondi de Niort,  conseiller général de l'Aude, eut, en son  nom, au nom de sa fille et au nom de son  futur gendre et des parents de ce dernier,  fait constater par huissier l'absence d'officier  d'état-civil et firent malgré tout procédé au mariage religieux.
C'est comme cela qu'ils se mirent hors la loi.

Le chef de la famille Fondi de Niort est connu depuis quelques années sous le titre de comte. Principales alliances Astruc, Laparre de Saint-Sernin 1845, de Martrin-Donos, Beuret de Viantaix 1886, de Soulages 1882, d'AurioI-Maison

1872, Bourdeau d'Antony 1888, etc.

Niort de Sault 012  Niort de Sault 017

A gauche, la mairie et la poste de Niort de Sault. A droite, le bas du village.

Niort de Sault 02

L'entrée Ouest du village de Niort de Sault, avec à gauche la parc du château et le Rébenty à droite.

Niort de Sault 024 Rebenty aval de NiortLe Rébenty en aval de Niort de Sault

Niort de Sault 025 ancien pont aval de Niort

Ancien pont de pierre enjambant le Rébenty en aval de Niort de Sault

Niort de Sault 026 ancien pont aval de NiortAncien pont de pierre enjambant le Rébenty en aval de Niort de Sault

Niort de Sault 03

L'entrée Ouest du village de Niort de Sault, avec le château "neuf".

Niort de Sault 028 le chateau

Le château de Niort de Sault

Niort de Sault 029 le chateauLa D107 longeant le Rébenty, au fond le château de Niort de Sault.

Niort de Sault 037 entrée depuis camuracEntrée Ouest du village de Niort de Sault, la D107 en venant de Camurac

Niort de Sault 041 route vers CamuracSortie Ouest du village de Niort de Sault D107 vers Camurac.

Niort de Sault 05La traversée de Niort de Sault.

Niort de Sault 040 vallée du Rebenty rocher Louis XIV  Niort de Sault 048 chateau

A gauche, le rocher Louis XVI car il ressemble au visage de profil du roi. A droite, le château "neuf" à la sortie Ouest du village de Niort de Sault.

Niort de Sault 044 bas du villageLe bas du village de Niort de Sault.

Niort de Sault 09La mairie et la poste de Niort de Sault avec la fontaine.

Niort de Sault 098 fontaine prés du chateau  Niort de Sault 099 fontaine

A gauche, la fontaine, ancien lavoir situé prés du château. A droite, la fontaine place de la mairie de Niort de Sault. 

Niort de Sault 022 Col d'Ubi proche de Niort de Sault, de R

Le col d'Ubi (1062 mètres) proche de Niort de Sault au Nord Est, de Roquefeuil, d'Espezel, vous offre une vue sur le grand plateau de Sault.

 

A SUIVRE, LA SECONDE PARTIE ...

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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