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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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21 novembre 2014
bandeau les villages du Pays de Saultbandeau le monde rural 825x250

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Voici la seconde partie du reportage consacrée au petit village de NIORT DE SAULT avec ses 25 habitants.

Merci encore à mon ami Henri pour sa motivation et participation par l'apport de ses nombreuses photos, ainsi qu'aux autres photographes.  Votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez. Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici :

- Rodome ; Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mazuby ; Mérial et Campagna de Sault ...

Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents  afin d'illustrer ces reportages, mobilisez vous oh peuchère ! D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)

logo label Pays Cathare 02

 

CE QU'IL RESTE DES VESTIGES DE L'ANCIEN CHÂTEAU DE NIORT

Niort de Sault, à cette époque, défend la route de Belcaire et de Mazuby, et la vallée du Rébenty, mais sa position, relativement éloignée des zones de combat  de la croisade albigeoise comme Toulouse, Carcassonne, Lavaur etc. fait que le village et son château, restent intouchés pendant les nombreuses années de cette croisade.

Mais l'hérésie des Niort, leurs attaques répétées contre l'archevêque de Narbonne, les aides qu'ils donnèrent aux hauts représentants de la hiérarchie cathare comme Guilhabert de Castres, font qu'en 1252, ils sont dépossédés de leurs terres ; ils deviennent de redoutables faydits.

Il faut savoir que le château de Niort de Sault fut le dernier soumis, quelques mois après le castrum de Quéribus qui tomba en mai 1255.

Après la guerre des Albigeois, nous trouverons les d'Aniort à Saint-Louis et la vallée d'Arèse (Le Bézu, Saint-Ferréol).

Après cette guerre contre les hérétiques cathares, le château de Niort devint forteresse royale.

Niort de Sault 018 le chateau sur le pitonEmplacement du premier château de Niort sur ce piton rocheux.

Niort de Sault 019 le chateau canonière  Niort de Sault 020 les ruines du chateau

A gauche, ce qui reste d'une canonnière du château. A droite, vestige d'un escalier taillé dans le rocher. 

Niort de Sault 021 les ruines du chateau croix cathare grav  Niort de Sault 097 emplacement ancien chateau
   A gauche, dans les ruines du château se trouve une croix cathare gravée dans le rocher. A droite, l'emplacement de l'ancien château au sommet de ce piton rocheux.

Par la suite, Guillaume de Niort, fils de Géraud et de Sancie d'Aragon tente d'envahir la vicomté du Pays de Sault en soulevant sa population. Mais Louis IX est averti de son projet et ordonne au sénéchal de Carcassonne, Pierre d'Auteuil de détruire tous les châteaux du Pays de Sault. Mais le château de Niort est épargné du fait de sa situation stratégique sur la frontière avec l'Aragon. En 1244 Louis IX (Saint-Louis) ordonne au sénéchal de Carcassonne de mettre une garnison au château de Niort. Avec la signature du traité entre l'Aragon et la France en 1258 Louis IX va renforcer ses défenses. C'est ainsi qu'en 1260, Philippe de Challi, chef militaire de la place, a une garnison de 25 sergents d'armes, un arbalétrier et un chapelain ("Garniso de Rupe d'Aniorti : Cappelanus, unus Balestarius. XXV Servientes") le même effectif que Puilaurens à la même époque.

Le roi Louis IX sera définitivement maître du Pays de Sault en 1259 après à la signature du traité de Corbeil, signé le 12 mai 1258 à Corbeil, entre les représentants du roi d'Aragon, Jacques Ier (Guillaume de Roquefeuil), et ceux du roi de France, Louis IX.

A la fin du XIII ème siècle la forteresse fait partie de l'apanage de Lambert de Thury.

Au XV ème siècle, le château de Niort résista aux compagnies des routiers qui avaient envahi le bailliage de Sault.

Sous le règne de Louis XI, Niort résista aux incursions espagnoles. Mais cette place forte fut prise et détruite définitivement en 1573-1574 par les protestants calvinistes conduits par Jean de Lévis-Mirepoix.

Fédié signale comme existant au pied du rocher d'Aniorti, sur la rive droite du Rébenty, quelques ruines touchant à l'église, vestiges d'un manoir du XV ème siècle construit par un descendant des vaillants chevaliers d'Aniort, propriétaire d'un domaine dans le Roquefortès et qui s'était créé une modeste résidence au pied du château de ses ancêtres.

L'ancien castrum était posé sur un énorme piton rocheux à deux aiguilles qui surplombe le village et la rivière du Rébenty.

Aujourd'hui, le site haut perché est envahi par la végétation, il n'est pas entretenu.

La forteresse est très ruinée, de nos jours, il n'en subsiste que deux à trois rangs de pierres, un mur et un large escalier taillé dans le roc, une vasque, une canonnière et une croix cathare gravée dans le sol du donjon.

 

LE CHÂTEAU "NEUF" DE NIORT, SITUÉ LE LONG DE LA RIVIÈRE DU RÉBENTY SUR LA RIVE GAUCHE

Après avoir perdu le fief d'Aniort et s'être installés sur d'autres biens leur appartenant, leur noblesse fut maintenue en 1635. Philippe de Niort épousa Paule de Nègre d'Able, famille dont je vous donnerez la généalogie plus loin.

Ce château dit "neuf" de Niort, a été construit par la famille de Nègre d'Able au XVII ème siècle, mais qui l'a fait bâtir, est-ce Jean Thimoléon de Nègre d'Able ? Si vous avez des infos contactez-moi.

Niort de Sault 027 le chateau  Niort de Sault 030 chateau

A gauche, la D107 avec le château "neuf" au fond. Photo de droite, l'entrée du village de Niort de Sault avec le château à gauche.

Niort de Sault 057 chateau  Niort de Sault 059 chateau couronne de Comte

Le petit portail du château "neuf " de Niort de Sault avec la couronne de comte au-dessus des initiales M et F pour Marcien Fondi.

Niort de Sault 058 chateau date sur la tour ronde

Une date gravée en haut de la tour ronde "1809", je pense avoir trouvé à quoi elle correspondrait.

C'est très certainement l'année de naissance d'Antoine Dominique Marie Philippe Marcien Fondi de Niort, né au château de Niort le 16 décembre 1809.

Si vous avez une autre idée, contactez-moi.

Niort de Sault 052 chateau

La façade Ouest, c'est l'arrière du château de Niort de Sault, avec sa tour carrée, photo prise à travers la grille du château au bord de la D107.

Niort de Sault 046 buanderie du chateau  Niort de Sault 045 buanderie du chateau

A gauche, le château vu au-dessus du toit de la buanderie. A droite, la buanderie du château le long du Rébenty.

Niort de Sault 04

Autres photos du château de Niort de Sault.

Niort de Sault 08

Une photo prise de la D107, des dépendances du château de Niort de Sault.

Niort de Sault 063 chateau

Le château vu au-dessus du toit des dépendances au premier plan.

La seigneurie de Niort dénombrait, en 1503, un fief noble et d'autres terres à Niort, un fief à Rodome, et un autre près de  Fontanes, à Dournes. En 1594, nous trouvons cette seigneurie indivise entre Antoine de Niort, seigneur de Roquefort, et Jean, son parent. Jean de Niort conserva sa part ; elle comprenait, entre autres dans une reconnaissance de 1608, le moulin de l'Ille.

Les héritiers de Jean furent : Jacquette de Niort, mariée à un autre Montesquieu, et Géraud de Niort, qui ne laissa que trois filles. Comme la dot de l'une mariée le 17 juin 1653 à Jean-Jacques de Couderc, sieur de Cazelles, n'était pas payée, ce dernier obtint du parlement de Toulouse un arrêté qui lui adjugeait la coseigneurie de Niort. D'autre part, François de Montesquieu, baron de Coustaussa, héritier de François de Roquelaure, vendit, le 11 mai 1667, à noble Jean Thimoléon de Nègre d'Able, bailli de Sault, la seconde part de cette seigneurie de Niort. Ainsi, en 1673, cette seigneurie fut dénombrée par indivis entre Jean-Jacques de Couderc et Jean Thimoléon de Nègre d'Able. Mais de Couderc vendit bientôt sa part : le 15 octobre 1696, à Pierre Casemajou époux de Marguerite de Nègre (voir plus loin), ancien capitaine au régiment royal du Roussillon, qui l'acheta pour la somme de 3400 livres.

Entre temps, les commissaires du roi, pour la vente des petits domaines, mirent en vente celui de Niort. Casemajou l'acheta, sur adjudication faite à Paris, dans le palais de Tuileries, le 20 décembre 1696. De Nègre, qui était son beau-frère, lui en paya la moitié, et par un acte consenti le 27 avril 1697, ils partagèrent ces nouveaux droits qui venaient aussi s'ajouter à leur coseigneurie.

Nous arrivons ainsi jusqu'en 1756 où Jean Thimoléon de Nègre d'Able avait, comme héritier, à ce moment, une femme, Marie de Nègre d'Able, veuve alors de François d'Hautpoul. Le 15 septembre 1756, elle vendit sa seigneurie au sieur François Dominique Fonds, coseigneur direct de Limoux. L'année suivante, la même acheta la seconde part au petit-fils de Casemajou, Pierre Germain, résidant à Mirepoix. Ainsi, Fonds, qui se fit appelé après l'acquisition du château, Fondi de Niort (Fonds dit de Niort) qui leur est confirmé par un jugement en 1886, à cette famille bourgeoise originaire de Limoux. Fondi de Niort fut seul seigneur de Niort jusqu'à la Révolution, où disparut la seigneurie.

Cette riche demeure est flanquée de deux élégantes tourelles et d'une grosse tour carrée ; elle est entourée d'un parc très ombragé avec des arbres majestueux qui ont plus de deux cent ans.

Niort de Sault 031 chateau

L'entrée du village de Niort de Sault en venant de Camurac par la D107, le château à gauche, la buanderie du château à droite, se trouvant au bord du Rébenty.

Niort de Sault 032 chateau

Dépendances du château de Niort de Sault, photo prise de la D107.

LE PARC DU CHÂTEAU DE NIORT

Ce château de Niort possède un parc avec des arbres extraordinaires, tel que des séquoias gigantesques, plus que centenaire, le séquoia  giganteum ou Séquoia géant se distingue par son volume. Il peut atteindre 80 mètres de hauteur en moyenne, son diamètre peut dépasser dix mètres. Le séquoia géant peut vivre plusieurs milliers d'années. Ainsi, une étude dendrochronologique attribue un âge de 3 500 ans à un spécimen californien.

Ces qualités font de cet arbre, vénéré par les Amérindiens de la région californienne, le géant du règne végétal. Ces arbres sont originaires de la Sierra Nevada en Californie.

Dans le parc on peut voir aussi des araucarias, arbre qui doit son nom à la région d'Araucanie au Chili, il existe 19 espèces actuellement présentes à travers le monde, ce sont des arbres à croissance lente, rustiques, ils préfèrent les sols légers, non calcaires et drainants et drainants, plutôt réservés en Europe aux régions océaniques.

On trouve aussi des énormes tilleuls et frênes, dont un marronnier, qui a certainement dépassé les 300 ans. Un frêne rouge de Pennsylvanie (Fraxinus pennsylvanica) c'est un arbre de tailles moyennes, généralement 12 à 25 mètres et dont le tronc reste en dessous de 60 cm de diamètre, agrémente aussi le parc.

Je voulais publier des photos de ces arbres et quelques une du château, mais malheureusement, la propriétaire actuelle, madame Simone Roborel de Climens, ne m'a pas autorisé à le faire, c'est bien dommage, je regrette que les détenteurs de biens qui font parties du patrimoine historique français ne soient pas plus coopératif pour la promotion de leur région.

 

Niort de Sault 033 chateau

Le paratonnerre du château se trouvant sur la tour ronde.

Niort de Sault 035 chateau

La façade Ouest du château de Niort de Sault, avec sa cloche de service, photo prise de la D107.

Niort de Sault 034 chateau

La façade Ouest du château de Niort de Sault, avec sa cloche de service.

GÉNÉALOGIE DE LA FAMILLE DE NÈGRE D'ABLE

Le château d'Able était situé au Sud de Belvis sur un piton rocheux au-dessus du défilé d'Able le long de la rivière Rébenty (voir extrait de carte IGN).

carte chateau d'Able

Extrait de carte IGN vous situant les ruines du château de la famille de Nègre d'Able, au-dessus du défilé de Joucou 

I - Jean de Nègre d'Able, né vers 1560, épousa Jeanne d'Angéli née vers 1565. Ils y eurent 1 fils qui suit :

 

II - Pierre de Nègre d'Able, seigneur de Lacan, né en 1590 et mort en 1675. Il épousa en première noce Antoinette d'Ixar née vers 1600. Ils eurent cinq enfants :

                               a - Jean Thimoléon de Nègre d'Able, qui suit ;

                               b - César de Nègre, chevalier d'Able ;

                               c - Guillaume de Nègre, sieur de Lafajole (1645-17001), il fut député aux États du Languedoc en 1672 ;

                               d - Jean de Nègre, sieur de Montpied, prêtre et curé de Roquefeuil, puis d'Ouveillan ;

                               e - Marguerite de Nègre, épousera le sieur d'Alverny qui était chirurgien-barbier et dont le fils fut en 1700, vicaire pro-curé de Roquefeuil.

 

 En secondes noces il épousera Marguerite De Bousquet née vers 1615, ils eurent six enfants :

                               f - Paule de Nègre d'Able, née vers 1640, épousa Philippe de Niort ;

                               g - Jean-François de Nègre, sieur de Lacam, né en 1646, mort en 1715. Il fut prêtre, grand archidiac au chapitre Saint-Pierre à Montpellier, docteur en Sorbonne ;

                               h - Pierre de Nègre, sieur de Laval d'Able, il fut prêtre et curé du Vivié. Il était docteur en théologie et mourut à Paris le 26 septembre 1709 ;

                               i - Joseph de Nègre, sieur de Mérial, il fut lieutenant-colonel au régiment d'infanterie Royal-Roussillon ;

                               j - Madeleine de Nègre, épousera le sieur noble de Fauré ;

                               K - Thérèse de Nègre, épousera le sieur de Gargas.

 

III - Jean Thimoléon de Nègre d'Able, seigneur de Gébetx, de Montpied, de Lacan, de Rodome et coseigneur de Niort, né en 1629, mort en 1703 à 74 ans. Il fut bailli de Sault de 1664 à 1703. Il épousa en 1665, Marie- Anne De Corneille ou Cornille originaire d'Aunat, fille de Jean Corneille notaire en 1699, elle décédera en 1692. Il achète la seigneurie de Rodome en 1667. Il était bailli de Sault et commandant en chef de quatre compagnies de la milice du Languedoc. Ils eurent douze enfants :

                               a - Antoine de Nègre, né en 1655, sieur de Coumesourde, prêtre à Espezel en 1696, puis curé de Saint-Paul de Montcalm au diocèse de Montpellier en 1697, puis curé de Niort en 1699, puis chanoine au chapitre Saint-Paul de Fenouillet ;

                               b - François de Nègre d'Able, qui suit ;

                               c - César de Nègre, né en 1679, sieur de Montpied, bénédictin et grammairien distingué. Il mourut à Sorèze le 23 août 1755 ;

                               d - Benoît de Nègre, bénédictin ;

                               e - Jean-François de Nègre, seigneur de Lacan et de Montroux, né vers 1660, cornette au régiment des dragons du Languedoc. Il succéda à son frère François dans la charge de bailli. Il décèdera à Niort le 16 septembre 1769.  D'après l'abbé Pierre Moulis, c'est ce Jean-François de Nègre d'Able, le dernier de la fratrie, qui dû s'exiler car on l'accusa d'avoir assassiné le curé Mongé de Niort de Sault dans la nuit du 16 au 17 mai 1732. L'ecclésiastique fut retrouvé par la population, gisant au milieu de la rue près de l'église de Niort. Mais ce Jean-François de Nègre, ne mourut pas en exil mais à Niort. D'autres infos, contredisent celles le l'abbé Moulis,  selon la rumeur, cela serait le dénommé d'Alverny le chirurgien, époux de Marguerite de Nègre, qui aurait tué ce curé, non pas dans la nuit du 16, mais le 27 mai 1732, pour une histoire de construction de mur réalisé par le curé ;

                               f - Jean Anne de Nègre, sieur de Niort, il fut curé, docteur en théologie ;

                               g - Marguerite de Nègre, l'aînée de la famille Thimoléon, elle épousera Pierre Casemajou, coseigneur de Niort ;

                               h - Anne Marguerite de Nègre, épousera en 1710 le sieur noble Philippe de Traversier ;

                               i - Marianne de Nègre, épousera Jacques de Rieunègre, d'Alaigne ;

                               J - Marie de Nègre, épousera le sieur Sarda ;

                               k - Toinette de Nègre ;

                               l - Rose de Nègre.

 

IV - François de Nègre d'Able, seigneur de Lacan, né le 22 mai 1674, mort en 1721. Il épousera le 30 janvier 1704, Toinette De Gaichier de Roquefeuil, née vers 1681, fille de Philippe de Gaichier et de Marie de Dardre. Elle décèdera en 1724. Ils eurent pour enfant :

 

V - Marie de Nègre d'Able, Dame de Blanchefort, de Niort et de Roquefeuil, née en 1714 et décèdera le 17 janvier 1781 à Rennes-le-Château. Elle épousera le 5 novembre 1732 François de Hautpoul, marquis de Blanchefort né en 1689, mort en 1753. Marie de Nègre d'Able doit sa notoriété à cause de l'affaire du célèbre et mystérieux trésor soi-disant trouvé par l'abbé Saunière de Rennes-le-Château. Elle avait hérité par sa mère de la seigneurie de Roquefeuil, acheté au roi en 1720, par les Gaichier (acte à Belcaire du notaire Marsol).

Ils eurent pour enfants :

                               a - Marie d'Hautpoul, née en 1733 morte en 1781 ;

                               b - Anne Elisabeth d'Hautpoul, née en 1735 ;

                               c - Gabrielle d'Hautpoul, née en 1739.

 

L'ÉGLISE DE NIORT DE SAULT

Il existait à Niort une église paroissiale dédiée à Saint-Félix était unie à la mense archiépiscopale de Narbonne, un texte daté de 1040 fait état d'une église "Sancti Felicis de Aniorto". Elle devait se situer à l'Est du village, ce n'est pas l'église actuelle. Elle disparait des textes en 1639.

Au début du XVIII ème siècle, l'église de Niort fut reconstruite aux frais des habitants, elle était vieillissante et mal entretenue au point que  son clocher et la nef s'effondrèrent le 10 mars 1699. Elle fut encore remaniée en 1878.

Elle est dédiée à la maternité de la Vierge Marie, Nativité-Notre-Dame. L'édifice se termine par un chevet arrondi à l'Est et un clocher-mur à deux niveaux à l'Ouest. Ce clocher-mur porte deux cloches de bronze datant de 1714 et 1750.

On accède à l'intérieur de l'église par un portail de style ogival s'ouvrant sur la façade Nord.

Prés de l'entrée, un bénitier avec un pied taillé dans le roc, surmonté d'une cuvette en marbre de Caunes- Minervois.

Sur la partie latérale, il y a une statue "Mater dolorosa" et une autre représentant "Sainte Rose de Lima".

Prés du chœur se trouve une chapelle dédiée à Saint-Joseph et une autre lui faisant face dédiée à la Vierge Marie.

La nef avec une voûte en anse de panier est d'une élévation moyenne. Au fond il y a une tribune classique avec une rampe de bois.

Le chœur est éclairé par deux vitraux représentant Saint-Pierre et Saint-Vincent, il est orné de deux statues en bois doré difficilement identifiables provenant sans doute d'un ancien retable. L'autel en marbre blanc, aux fines colonnes roses, est surmonté d'un tableau représentant le Christ en croix entouré de Saint-Jean et des saintes femmes. En haut, un petit vitrail circulaire représente la Vierge à l'Enfant, avec une autre tête enfantine à côté de celle de l'Enfant Jésus. De part et d'autre on peut admirer un mobilier d'époque, deux trônes en bois, l'un était réservé à l'évêque et le second au seigneur du lieu, sur l'un d'eux, il y a une inscription latine gravée en haut du dossier "adsum" qui veut dire "je suis présent".

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L'église de Niort de Sault, elle est dédiée à la maternité de la Vierge Marie, Nativité-Notre-Dame. Elle est orientée Ouest/Est.

Niort de Sault 074 église

Le chevet de l'église de Niort de Sault côté Est.

Il faut savoir qu'au Pays de Sault, il y avait des villages utilisés comme base arrière du Catharisme proche des bastions que furent Montségur et Montaillou. Le Pays de Sault ne fut pas épargné par la lutte contre l'hérésie au moyen-âge, mais resta néanmoins à l'écart des zones de combat et des bûchers. Et Niort de Sault était une terre d'asile à partir de 1233 pour les parfaits et les chevaliers Faydits, avec la bienveillante protection des seigneurs de la famille de Niort. De grands responsables religieux cathares vinrent se réfugier à Niort, comme l'évêque du Razès, Raymond Agulher. 

Niort de Sault 075 église

Vitrail vu de l'extérieur au centre du chevet de l'église de Niort de Sault.

Niort de Sault 071 église  Niort de Sault 073 église

A gauche, le porche d'entrée latérale de l'église de Niort de Sault sur la façade Nord, de style ogival. A droite, vitrail vu de l'extérieur sur la partie latérale du chevet.

Niort de Sault 095 église   Niort de Sault 093 église

A gauche, l'église vue des hauteurs derrière le château. A droite, paratonnerre au sommet du mur-clocher de l'église. 

Niort de Sault 076 église

Le choeur de l'église de Niort de Sault, éclairé par deux vitraux représentant Saint-Pierre à gauche et Saint-Vincent à droite.

En haut, au dessus du tableau, un petit vitrail circulaire où figure la Vierge à l'Enfant.

Remarquez aussi, sur la gauche, le trône du Seigneur et lui faisant face, le trône de l'Évêque que l'on ne voit pas sur cette photo.

Niort de Sault 077 église  Niort de Sault 086 église

Autres photos du choeur de l'église de Niort de Sault.

Niort de Sault 084 église

Une vue de la nef centrale de l'église de Niort de Sault.

Dans cette église, il n'y a qu'un unique bas-côté, le long du mur gouttereau droit, soutenu par des arcs de style roman.

Niort de Sault 085 église  Niort de Sault 089 église

A gauche, la chaire de l'église. A droite, l'autel de marbre blanc aux fines colonnettes roses, avec un tableau représentant le Christ en croix entouré de Saint-Jean et des Saintes femmes.Niort de Sault 083 église

Le confessionnal avec une statue "la Mater Dolorosa" qui est aussi utilisée pour commenter des images d'actualité montrant des mères frappées de douleur par la perte d'un enfant.

Niort de Sault 087 église  Niort de Sault 088 église

A gauche, le fond de l'église, sous le narthex se trouve le banc Seigneurial. A droite une vue du transept prise de la tribune. 

Niort de Sault 079 église

Chapelle se trouvant à droite du transept dédiée à Saint-Joseph avec sa statue sur le petit autel en marbre de Caunes et une statue de Saint François d'Assise. 

Niort de Sault 078 église  Niort de Sault 090 église

A gauche, la chapelle dédiée à Marie, avec un petit autel en marbre blanc, une statue de la Vierge de Lourdes et un tableau figurant son Assomption. A droite, photo de l'autel du choeur de l'église. 

Niort de Sault 080 église Ste Therese de l'enfant Jesus  Niort de Sault 081 église

A gauche, la statue de Sainte Thérèse de l'enfant Jésus. A droite, une statue de Sainte Rose de Lima.

Niort de Sault 082 église  Niort de Sault 091 église

A gauche, très belle statue de Jeanne d'Arc. A droite, le bénitier au pied en granit rosé surmonté d'une cuvette en marbre de Caunes Minervois. 

Niort de Sault 092 église  Niort de Sault 047 calvaire

A gauche, le portail d'accès de style ogival se trouvant sur la façade Nord. A droite, le calvaire proche de l'église. 

Niort de Sault 016  Niort de Sault 0108 monument aux morts
A droite, le monument aux morts de Niort de Sault situé prés de l'église. 

LES MOULINS DE NIORT DE SAULT

Autrefois à Niort de Sault il y avait trois moulins, l'un très ancien datant d'avant 1261, il était situé en aval du village adossé au premier rocher de Labau, il s'appelait le Moulin du roi ou des Paichères. Le moulin était en ruine quand Jean Thimoléon de Nègre d'Able l'acheta en 1688, mais il ne le restaura pas.

Le second moulin dit de la Ile ou île était situé à côté de l'église, et appartenait à Jean de Niort (reconnaissance de 1608). En 1680, Jacquette de Niort, mariée à noble Germain de Montesquiou, en fait faire la reconnaissance, comme indivis, avec les héritiers de Jean de Niort. Cette part fut achetée, en 1667, par Jean Thimoléon de Nègre d'Able, en 1677 il en était le seul possesseur (acte notarial notaire Bernard à Belcaire). Le troisième moulin, dit de Costerave, aujourd'hui moulin neuf, appartenait en 1673 aux héritiers de Géraud de Niort, il passa comme les autres, à la famille de Nègre et plus tard, à celle de Monsieur Fondi de Niort, le 15 septembre 1756.

Niort de Sault 042 moulin

Le moulin dit de Costerave ou moulin "neuf" à Niort de Sault.

Niort de Sault 043 moulin

En arrivant de Camurac par la D107 à l'entrée du village de Niort de Sault, sur la droite se trouve le moulin dit de Costerave ou moulin "neuf".

Niort de Sault 038 moulin

Autre photo du moulin dit de Costerave ou moulin "neuf" à Niort de Sault.

Niort de Sault 039 moulin

Le moulin dit de Costerave ou moulin "neuf" à Niort de Sault.

Niort de Sault 0109 moulin

Le moulin dit de Costerave ou moulin "neuf" à Niort de Sault.

Niort de Sault 0110 moulin

Le moulin dit de Costerave ou moulin "neuf"à Niort de Sault.

Et voici, comme le veut la tradition de ce site web, quelques photos anciennes du village de Niort de Sault :

Niort de Sault ancien 01 en 1900

La poste Niort de Sault en 1900

Niort de Sault ancien 015 en 1910Ici c'est la fontaine de Mérial et pas celle de Niort de Sault en 1910, l'éditeur a fait une erreur !

Niort de Sault ancien 011 en 1905Niort de Sault en 1905

Niort de Sault ancien 012 vallée du Rébenty en 1900   Niort de Sault ancien 013 en 1910

A gauche, le défilé d'Able en 1905, situé non loin de Niort. A droite, le lieu dit "Cap del pount" (tête de pont) à Niort de Sault en 1910, avec l'autobus qui attend les clients. Ce pont n'existe plus de nos jours.

Il faut savoir qu'en 1900 c'est la famille Dedieu de Quillan qui assurait le service régulier en diligence jusqu'à Niort.

A partir de 1908, c'est un autobus Citroën qui appartenait à Eugène Fages qui desservait Rodome, Aunat, Belfort, Niort, Mérial et La Fajole.

Niort de Sault ancien 017 le chateau en 1900Le château "neuf" de Niort de Sault en 1900

Niort de Sault ancien 02 en 1900Dépendances et cour d'honneur du château de Niort de Sault en 1900

Niort de Sault ancien 03 le chateau en 1900Le château de Niort de Sault en 1900

Niort de Sault ancien 010 le chateau en 1960Le château "neuf" de Niort de Sault en 1960

Niort de Sault ancien 014 Transport du bois Rébenty en 190La vallée du Rébenty près de Belfort et Niort de Sault en 1900, le rocher Courle aussi appelé Rocher Louis XVI, car son sommet ressemble au profil du roi.

Niort de Sault ancien 04 cascade de l'usine électrique en

A l'Est de Niort de Sault dans le défilé de Niort se trouve cette cascade du rocher du Mouton, qui est en réalité un des premiers barrages électriques de la région qui alimentait en électricité tout le canton de Belcaire.

Niort de Sault ancien 016 en 1910La poste Niort de Sault en 1910

Niort de Sault ancien 07 en 1950

Niort de Sault en 1950

Niort de Sault ancien 08 en 1970

Niort de Sault en 1970

Si vous possédez des cartes anciennes des villages du Pays de Sault, envoyez moi une photo.

Je dédie se reportage à un ami internaute Martin Gressmann, j'ai appris tout récemment qu'il était décédé, il avait acheté une maison à Mazuby qu'il a retapé. Martin m'avait contacté en 2010 pour me proposer un reportage intitulé "La Découverte du Rébenty", il a tenu sa promesse et m'a envoyé les documents en 2011. Il était allemand originaire de Berlin et il adorait le Pays de Sault. Je le salue là où il est aujourd'hui.

Qui n'a pas parcouru la vallée de la rivière Rébenty ne connaît pas le Pays de Sault dit-on ! Je vous mets le lien vers le super reportage en deux parties de Martin Gressmann, réalisé en 2011 sur "La Découverte du Rébenty"  ICI.

 

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

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Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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5 novembre 2014
bandeau les villages du Pays de Saultbandeau le monde rural 825x250

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Un petit coucou aux ami(e)s canadiens, américains et australiens qui consultent ce site régulièrement. Voici donc la suite de cette série consacrée aux petits villages de l'Aude et plus particulièrement au Pays de Sault, aujourd'hui vous allez faire connaissance de NIORT DE SAULT avec ses 25 habitants. Certes, il est petit ce village, mais il a marqué l'histoire avec un grand H. Il s'en est passé des choses à Niort de Sault, il y avait tellement à raconter et plus de 150 photos à publier que je fus obligé de scinder ce reportage en deux. Donc attention, il sera diffusé en deux parties, pour ne pas louper la suite inscrivez-vous sur la newsletter, vous serez ainsi informé dès sa parution.

Merci encore à mon ami Henri pour son enthousiasme et participation par l'apport de ses nombreuses photos, ainsi qu'aux autres photographes. Votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez.

Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici : Rodome ; Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mazuby ; Mérial et Campagna de Sault ...

Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents  afin d'illustrer ces reportages, mobilisez vous oh peuchère ! D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)

logo label Pays Cathare 02carte 01

Niort de Sault se situe à 133 km de Toulouse, 170 km de Béziers, 140 km de Narbonne, 90 km de Perpignan, 58 km de Foix, 27 km d'Ax-les-Thermes et 810 km de Paris icon_wink.gif

carte 02

Niort de Sault se situe à vol d'oiseau, à mi distance entre Ax-les-Thermes et Quillan. Niort de Sault fut une terre d'accueil pour les cathares, tout comme Montaillou à l'Ouest et Montségur au Nord-Ouest.

carte 03

Extrait de carte IGN, Niort de Sault situé dans un secteur très encaissé le long du Rébenty, au Nord-Est le défilé de Niort avec son petit barrage qui fournit l'électricité au canton de Belcaire.

Niort de Sault 023 vue aerienne

Une vue aérienne du village de Niort de Sault

blason de Niort de Saul

Blason du village de Niort de Sault

armorial general de France blason Niort 02Voici le blason tel qu'il a été dessiné entre 1696 et 1700 dans l'Armorial Général de France de Charles René d'Hozier (1640-1732)

Le village de Niort de Sault est situé au cœur du défilé du Rébenty, à une altitude moyenne de 831 mètres. Ses habitants sont appelés les Niortais. Au recensement réalisé en 2011 on comptait 25 habitants.

Petit, mais grand par le passé historique, c'est un petit village certes, mais son histoire devrait s'écrire avec un grand H, car ce fut le berceau de grands seigneurs redoutables opposants à Simon de Montfort et ses troupes pendant la croisade Albigeoise. Se sont eux qui bâtir le Pays de Sault au moyen-âge.

Niort de Sault anciennement, Aniort, ou Anyort est certainement une des plus vieilles localités du Pays de Sault. En 1594, on y trouve 50 maisons et en 1830, il y avait 564 habitants, impressionnant !

Le choléra qui a sévi sur le Pays de Sault en 1854, fit 82 morts à Niort et en 1856 il y eut 9 décès.

Niort de Sault 0111

Voici quelques vues aériennes de Niort de Sault, avec au premier plan le château "neuf" et ses dépendances.

Niort de Sault 0112

Une rotation autour du village de Niort de Sault, en haut à droite le défilé d'Able.

Niort de Sault 0113

Une vue aérienne côté Sud du village de Niort de Sault, le château avec ses dépendances à gauche.

Niort de Sault 0114

Une vue aérienne du village de Niort de Sault d'Est en Ouest

Niort de Sault 0115

En bas, la D107 pénétrant dans le défilé de Niort en direction d'Espezel.

Niort de Sault 0102

Le village de Niort de Sault niché le long de la rivière Rébenty entouré de montagnes abruptes.

Niort de Sault 0103

Vous ne trouverez pas de village plus tranquille que Niort de Sault.

Niort de Sault 0104 le rebenty

Une vue en direction du bas du village de Niort de Sault avec la rivière Rébenty qui la traverse.

Niort de Sault 0105 le rebenty

Une vue en direction du haut du village de Niort de Sault, vers l'Ouest.

Tous les textes médiévaux antérieurs au XIII ème siècle, mentionnent le lieu sous le nom d'Aniorto (1040) ou Aniort appellation toute différente. On doit donc s'orienter vers un ande ritum gaulois, c'est à dire un "grand gué". Niort se trouve au bord du Rébenty, les gués, faute de pont, sont très fréquentés et faisaient l'objet d'un péage établi par le seigneur local.

Comment est-on passé de l'ancienne appellation Aniort au nom actuel ? Il faut savoir qu'au moyen-âge, l'emploi de la préposition à n'était pas obligatoire. On disait ainsi indifféremment "je vais Aniort ou je vais à Niort".

Niort ou Aniort vient aussi probablement du latin anus orta (vieille sortie). Cette signification vient elle-même du fait de la position de Niort de Sault sur la vallée du Rébenty, mais ce nom évoque aussi la légende selon laquelle une sortie secrète aurait laissé les soldats assiégés s'enfuir en 1255. Sault, second élément du toponyme renvoie au mot latin saltus  qui désignait normalement un défilé forestier mais que l'on employait souvent pour désigner un paysage boisé montagneux et coupé de clairières ou des forêts couvrant les pentes de collines.

 

HISTOIRE ET GÉNÉALOGIE DU CHÂTEAU D'ANIORT ou DE NIORT

 

D'origine wisigothe, V ème -VII ème siècle, le château d'Aniort  ou Niort gouverne vers 845 les territoires d'Aniort, Galinagues, Mazuby et Montaillou. Au XI ème siècle, les Aniort deviennent vicomtes de Sault et font du château le centre des activités régionales. C'est dans cet acte de 1015 (Histoire Générale du Languedoc, Tome 3, p. 482) qu'il est mentionné pour la première fois.

Le château de Niort a une position stratégique exceptionnelle au sommet d'un rocher escarpé, il a été également soulignée dans sa désignation : "Castrum de rupe Aniorti", "RupesAniorti". Le château protégeait une communauté établie à proximité de celui-ci. Le village, après sa destruction au XVI ème siècle, s'établit sur l'autre rive. L'église paroissiale du premier village de Niort est mentionnée dès 1040 Parroquia Sancti Félicis de Niorto (Archives départementales de l'Aude, G. 21).

Niort de Sault 01

Devant vous, la petite place de la poste et mairie de Niort de Sault.

Niort de Sault 010

Le château "neuf" de Niort de Sault datant du XVII ème siècle.

Je vous présenterai de nombreuses photos de ce château dans la seconde partie de ce reportage, ne le loupez pas, inscrivez vous sur la newsletter pour être averti de sa publication.

Niort de Sault 011

Le calvaire, le monument aux morts et l'église de Niort de Sault avec son mur-clocher à quatre baies dont deux sont équipées de cloches en bronze.

L'entrée de l'église est latérale, vous apercevez d'ailleurs la porte sur cette photo.

Le château d'origine wisigothique, datait du VI ème siècle et était considéré comme une forteresse de premier rang. Les Wisigoths disparus, vers l'an 845, Argila, comte du Razès, inféoda le seigneur d'Aniort pour son fils, Béra II, lequel avait déjà un apanage dans le Pays de Sault. Béra II, seigneur d'Aniort prit à ce moment là, le titre de baron qui devint héréditaire dans sa famille. Il gouvernait les territoires d'Aniort, Gébetx, Galinagues et Mazuby. Il devait aussi posséder la châtellenie de Montaillou, qui se retrouva plus tard dans sa famille. Aniort et Castelpor étaient les deux fleurons de la couronne du comte du Razès. Son descendant, Bernard d'Alion ou d'Alone, déjà fort riche, fut fait en 1047, vicomte de Sault, au moment de la création du comté de Foix, détaché de celui de Razès.

Mais revenons en 994, où Bernard d'Alion ou d'Alone fait don par testament, à Névie, sa femme, des châteaux d'Aniort et Castelpourron (Castelpor).

Nous retrouvons, en 1016, ce même Bernard d'Alion, fils d'Ermesinde, avec Névie, sa femme et leurs fils Guillaume, Bernard et Pierre, ainsi qu'en 1037 et 1040, dans des donations diverses à l'église de Niort.

Guillaume, fils de Névie, fait hommage à Ermengarde, mariée à Trencavel et morte en 1090, des châteaux d'Aniort et Castelpor (Cartulaire des archives de Foix).

D'après Fédié, on trouve, dans une charte de 1095, Raymond d'Aniort. Une notice généalogique parue en 1853, due à la plume et aux recherches d'un membre de la famille du chanoine Deniort, de Carcassonne, dit Raymond, fils d'Udalger de Niort.

Niort de Sault 0133 rébenty et dépendances du chateau  Niort de Sault 096 église depuis le bas du village

A gauche, le Rébenty traversant le village de Niort de Sault. A droite, église vue depuis le bas du village.

Niort de Sault 014Niort de Sault

Niort de Sault 07

Niort de Sault, à gauche les dépendances du château. Le Rébenty coupant le village en deux.

Niort de Sault 0100 fontaine

La fontaine place de la mairie de Niort de Sault.

Niort de Sault 0101 fontaine et mairie  Niort de Sault 0106 le rebenty au bas du village

A gauche, la fontaine sur la petite place de la mairie et de la poste de Niort de Sault. A droite, le Rébenty au bas du village. 

Niort de Sault 0107 le rebenty

Le Rébenty serpentant dans le village de Niort de Sault

1096, on trouve un Raynard (Raymond) de Niort, cité dans un titre des archives de l'abbaye de Saint-Julien (Gallia christiana).

Vers l'an 1015, on cite Pierre de Niort, fils d'Impéria, Bernard fils de Guilhelme et Udalger, lesquels font hommage des châteaux d'Aniort et Castelpor dont ils sont seigneurs, à Bernard Trencavel, fils d'Ermengarde, à ses fils, Roger et Raymond, et à sa femme, Cécile. Dans d'autres hommages, on trouve le nom d'Agnès avec ses fils, Guillaume, Raymond et Othon d'Aniort (voir ci-après).

Raymond d'Aniort, était aussi appelé Raymond de Roquefeuil. Il possédait la bastide de Rochan, Artigues et le château de Belcaire. En 1226, l'évêque albigeois Benoît de Thermes lui confère le consolamentum et il meurt en 1227.

En mars 1132, eut lieu le mariage de Guillaume d'Alion  vicomte de Sault avec Braidimène de Foix, fille de Roger III et Chimène de Barcelone. Ce Guillaume fait partie de la famille d'Aniort, la preuve est  que sa sœur Gile ou Gila d'Alion ayant épousé le comte de Foix, leur fils Udalger cède à son oncle Guillaume d'Alion en 1145, tous ses droits à l'hérédité de sa mère, tant sur le château de Niort que sur le reste du Pays de Sault. Dés ce jour, ce Guillaume, ne figure plus sous le nom de d'Alion, dont il n'est plus question dans l'histoire, il prit celui de "de Niort", comme on le voit paraître, en 1153 et 1163, dans des chartes relatées dans les preuves du deuxième volume du livre de Dom Vaissette.

Donc au moyen-âge, Niort de Sault était une seigneurie soumise à la famille d'Aniort ou de Niort. La famille d'Aniort, tous les membres de cette famille reçurent, eux aussi, divers fiefs ou seigneuries, comme Aliou. Ils régnaient en maître absolu, mais quand le pays fut soumis au roi, la féodalité disparue pour être remplacée par la vassalité. Aniort fut une seigneurie importante au Pays de Sault.

Pour y voir plus clair, voici les personnages marquants de la famille de Niort connus par les chartes:

blason de la famille de Niort surmonté de la couronne de c

Blason de la famille de Niort surmonté de la couronne de comte

armorial general de France blason Niort 01Voici le blason tel qu'il a été dessiné entre 1696 et 1700 dans l'Armorial Général de France de Charles René d'Hozier (1640-1732)

I - Guillaume de Niort  1er du nom, fils d'Agnès, en 1140, est mentionné dans une donation faite sur la terre de Lezat, en présence de l'archevêque de Bordeaux.

En 1151, Guillaume de Niort, vicomte de Sault, figure dans une donation faite par Roger III, comte de Foix.

Le 1er juillet 1152, Guillaume, fils d'Agnès, rend hommage de ses châteaux à Raymond Trencavel. En cette même année Raymond, le frère de Guillaume, fit de même.

En 1153, Raymond et Othon d'Aniort, frères de Guillaume, font serment de fidélité pour leur château d'Aniort, non au comte de Foix, comme on le dit, mais au comte de Béziers.

En 1171 et 1172, Othon d'Aniort frère de Guillaume, est mentionné comme témoins et faisant serment de fidélité aux vicomtes de Béziers.

En 1163, 1193 et 1229, on cite comme témoin Guillaume d'Aniort. Le 30 avril 1177, on trouve un hommage des châteaux d'Aniort, Belfort et Castelpor rendu à Roger de Trencavel par Raymond d'Aniort.

Guillaume de Niort eut pour fils :

 

II - Guillaume Gérald de Niort (2ème du nom), en 1180 il épousa Esclarmonde de Montréal-Laurac, fille de la parfaite Blanche de Laurac, en Lauragais, sœur d'Aymeric, seigneur de Laurac et la nièce de la célèbre dame Guiraude de Lavaur épouse du seigneur du lieu, qui fut lapidée au fond d'un puits par les croisés de Simon de Montfort en mai 1211. De ce mariage naquirent :

                        a - Géraud qui suit en III;

                        b - Bernard Othon de Niort seigneur de Laurac qui suit en IV;

                        c - Guillaume de Niort, baron de Castelpor qui fut capitoul de Toulouse en 1205, épouse Cécile ?, qui suit en V ;

                        d - Guillaume-Bernard de Niort ;

                        e - Esclarmonde de Ginoles, tous héros de la guerre des Albigeois. Esclarmonde, dut vouloir faire réhabiliter ses frères devant le tribunal de l'Inquisition. Dom Vaissette en donne les diverses dépositions dans les preuves du tome VII de son Histoire Générale de Languedoc.

Sceau de Géraud d'Aniort de 1240 S. GVIRALDI DE ANIORTO

Sceau de Géraud d'Aniort datant de 1240 "S. GVIRALDI DE ANIORTO"

III - Géraud d'Aniort, chevalier,  fut l'un des lieutenants de Raymond de Trencavel. En 1213, il était encore parmi les Croisés et combattait dans leurs rangs à la bataille de Muret. En 1218, il épousa la princesse Sancie, sœur de Nugnes Sanches, comte du Roussillon et nièce du roi Alphonse II d'Aragon et cousine du roi Pierre II, tué à la bataille de Muret le 12 septembre 1213.

En 1240, Géraud capitula en faveur de Saint-Louis au château de Montréal près de Carcassonne, il lui fit soumission et abandon de tous ses châteaux, de Niort, de Castelpor, de la Bastide, de Rochan et de Dournes, dans le Pays de Sault, tant en son nom qu'en celui de ses frères et de sa mère. Pour le dédommager de la perte de ses biens, le roi lui accorda une rente annuelle sur le trésor royal, en 1243.

En novembre 1240, J. de Beaumont, chambellan du Roi, Adam de Milly, Gui de Lévis, maréchal de Mirepoix, etc., notifient que Géraud d'Aniort a mis sa personne et ses forteresses en leurs mains, à la volonté du Roi (Arch. nat., JJ30 b, f. 44 Mss. Colbert, n. 2275. — Vaissète, III, preuv., 397. — Bréquigny, VI, 9.).

Toute la famille Géraud de Niort fut contrainte de se retirer en 1243 au château d'Escouloubre en Pays de Sault car celui de Niort devait être rasé par ordre du roi.

Géraud d'Aniort mourut ainsi dépouillé de ses seigneuries, à Escouloubre en Pays de Sault, en 1256, laissant deux filles, Alix et Blanche, qui assistèrent à une fête donnée à Montpellier par la reine Yolande, femme du roi Jacques d'Aragon ; et deux fils, Guillaume et Bertrand de Niort qui suit :

                         a - Bertrand de Niort, chevalier, épousa en 1261, Auringue de Bellegarde. Il testa en 1275 en faveur de son fils ci-après. Dans un parchemin contenant ce testament il y avait des actes authentiques selon lesquels le roi Philippe fait échange avec le fils, Raymond de Niort le 3 août 1282 de la ville de Mazerolles contre des terres de Belcaire :

                                        - Raymond de Niort, chevalier, qui fit en 1282, échange avec le roi Philippe III. Il avait épousé Ermengarde de Foix, qui était veuve en 1307, et vivait en mars 1309. Il eut pour fils ci-après:

                                        - Raymond de Niort, chevalier, seigneur de Brénac qui vivait en 1320 et laissa deux enfants :

                                                                 • Raymond qui suit en VI ;

                                                                 • Jean de Niort, écuyer, seigneur de Bélesta, vivait le 27 mars 1372.

 

Blason Bernard Othon de Niort

Blason de Bernard Othon de Niort

IV - Bernard Othon de Niort, né vers 1201, épousa Nova de Cabaret quelque temps avant la bataille de Verfeuil où il fut blessé gravement. Ils eurent un fils : Bertrand.  Il est le frère de Géraud de Niort. Il est très jeune partisan de la cause cathare. Il fut déclaré hérétique et condamné au bûcher en 1236 dans les tours de Carcassonne, mais il échappe au châtiment,  grâce aux plaidoyers de ses nombreux amis barons de la région qui persuadèrent l'Inquisition de le condamner seulement à la prison perpétuelle afin d'éviter un soulèvement de la région. Il était en prison avec son frère Guillaume en 1240.

 

V - Guillaume de Niort combattit lui aussi dans les rangs Albigeois. En 1232, le pape Grégoire IX se plaint notamment de lui pour avoir, avec ses frères et complices, dévasté les terres de l'Archevêque de Narbonne et violenté ses sujets ; il ordonne au comte de Toulouse d'agir contre eux. En 1237, Guillaume, cité avec ses frères, devant le tribunal de l'Inquisition et convaincu d'hérésie, se soumit et fut condamné à la prison perpétuelle. En 1259-1260, à la révision de son procès, les témoins disent qu'il était Faidit ou juré du temps de Simon de Montfort. En 1240, après la soumission de Géraud, son frère, il fut élargi sous condition avec Bernard Othon son autre frère.

Guillaume-Pons suivit l'exemple de ses frères, Géraud et Bernard Othon. En 1237, ils étaient tous trois condamnés comme hérétiques. Convaincus d'hérésie car ils hébergeaient volontiers des cathares. Cinq diacres cathares prêchaient, en effet, publiquement dans le château des Niort.

 

VI - Raymond de Niort, écuyer seigneur de Brénac, épousa N. dont il eut trois filles, et un fils :

a – Désirade de Niort qui épousa en 1446 Raymond de la Tour ;

                               b – Philippine de Niort qui épousa en 1462 noble Guillaume de Roquelaure ;

                               c – Marguerite de Niort qui épousa en 1462 Jean de Roquelaure ;

                               d – Bernard de Niort qui suit en VII :

 

VIIBernard de Niort, écuyer, seigneur d'Aussignac et de Belfort, il testa le 3 février 1532. Il épousa D. de Narbonne. Il eut quatre fils :

                               a – Jean qui suit en VIII ;

                               b – Bernard, seigneur de Belfort, auteur de la branche cadette. Le 3 mars 1527, le roi François 1er lui concède les mines de fer de Fontanes. (Son fils Antoine épousera le 3 juin 1530 Marguerite fille de noble Jean de Raynaud gouverneur de Donnezan) qui suit en XI ;

                               c – Guillaume de Niort, religieux, vivant en 1548 ;

                               d – Mathieu de Niort, seigneur de Belfort et son épouse Delphine le 12 mars 1480 font serment de fidélité au roi de France Louis. Il vivait en 1541 sur des actes de dénombrement de biens.

 

VIII – Jean de Niort, écuyer, épousa le 6 novembre 1510, Guillaumette Fournier, dont il quatre enfants :

                               a – Jean-Guillaume ;

                               bJean qui suit en IX ;

                               c – Pierre ;

                               d – Guibert.

 

IX – Jean de Niort, écuyer, vivant en 1542, mort avant 1598, qui épousa Louise d'Aiguebelle, fille de Jean d'Aiguebelle, coseigneur de Bélesta, lequel testa le 12 mars 1598. De ce mariage naquirent :

 

                               a – Jean de Niort, coseigneur de Belfort, écuyer du roi, épousa le 3 décembre 1578 Suzanne de Saint-Martin. Il testa le 6 novembre 1602 en faveur de Philippe de Niort son fils (ce Philippe de Niort épousera le 6 septembre 1626 Paule de Nègre) ;

                               b – Mathieu qui suit en X ;

                               c – Louis de Niort, seigneur de Lonquerolles, qui épousa le 27 septembre 1613, Gabrielle de Gléon, dont il eut : Jean de Niort, seigneur de Puchant, qui épousa le 2 mai 1651 Jeanne Daban, et fut maintenu dans sa noblesse le 3 novembre 1669.

                               d – Jean-Pierre de Niort, seigneur de Rambosc, qui épousa le 19 octobre 1625, Françoise Darse, dont il eut : Pierre Ignace de Niort, écuyer, seigneur de Rambosc, né en 1635, maintenu dans sa noblesse le 3 novembre 1669 et enregistré avec ses armoiries à l'Armorial général officiel de 1696.

 

X – Mathieu de Niort, écuyer, seigneur de Pierre-Clause, qui testa le 13 septembre 1639. Il épousa D. de Narbonne. Il eut pour enfants :

                               a – François de Niort, seigneur de Bélesta, qui vivait en 1655 qui épousa Claire de Dax ;

                               b – Jean Hector de Niort, maintenu dans sa noblesse avec son frère aîné le 3 novembre 1669. On ne leur connaît pas de descendants.

 

LA BRANCHE CADETTE des de Niort

 

XI - Bernard de Niort, écuyer, seigneur de Niort, fils de Bernard de Niort (voir VII). Il reçut du roi François Ier, le 3 mars 1527, la concession des mines de fer de Fontanès (Aude). Il eut deux enfants :

                a -  Antoine, qui suit en XII ;

                b - François de Niort, écuyer, qui figure dans un arrêt de la Cour des aides du 17 septembre 1557. Il vivait encore en 1592.

 

XII - Antoine de Niort, écuyer, seigneur de Niort, épousa, le 3 juin 1530, Marguerite de Raynaud, fille de noble Jean de Raynaud, gouverneur de Donnezan. Il testa le 24 novembre 1560 en faveur de son fils Jean de Niort qui suit :

 

XIII - Jean de Niort, (que l'on retrouve en IX-a ci-avant) coseigneur de Belfort, écuyer du roi, qui épousa, le 13 décembre 1578, Suzanne de Saint-Martin. Il décède vers 1608. Il testa le 6 novembre 1602, en faveur de son fils Philippe de Niort. Ils eurent sept enfants :

                               a - Philippe de Niort, qui suit ;

                               b - Jacquette de Niort,  épousera noble Germain de Montesquiou;

                               c - Germain, sieur de La Isle, mort sans postérité;

                               d - Géraud de Niort, son aîné, héritier de la coseigneurie. Il épousera Anne de Siffres, ils eurent trois filles ;

                               e - Catherine Hélène de Niort, épousera Joseph Terrisse, sieur d'Alclat;

                               f - Suzanne de Niort, épousera Jean Jacques de Couderc;

                               g -  Anne de Niort.

 

XIV - Philippe de Niort, écuyer, seigneur de Niort, qui épousa, le 6 septembre 1626, demoiselle Paule de Couderc de Nègre, fille de demoiselle Villoutrés et petite-fille de Jean de Couderc de Nègre, seigneur d'Antugnac près de Limoux et de demoiselle de Montesquieu de Coustaussa. Il testa le 11 novembre 1635 en faveur de son fils Gaston de Niort, devant le notaire maître Cazals. Ils eurent huit enfants :

                               a - Gaston de Niort, qui suit ;

                               b - Jean, sieur de Coumebeille, mort en 1698 à l'âge de 26 ans;

                               c - Antoine, sieur de Fontfrède, il fut d'abord clerc tonsuré puis il se maria en 1708 avec Françoise de Marsol de Roquefeuil. Ils eurent cinq enfants :

                                                               - Antoine de Niort, marié avec Françoise de Massia. il mourut en 1776, sans enfants ;

                                                               - Louis Alexandre, officier de dragons, dit chevalier de Niort. Il fut tué en 1791 dans la plaine de Thuir, en Roussillon, en combattant contre les émigrés de Mauléon et d'Hounoux. Il avait épousé Elisabeth Benet, il laissa un fils Jean-Louis baptisé à Rodome le 15 décembre 1785 ;

                                                               - François Gérard, prêtre, curé de Marsa en 1733 et chanoine théologal de Saint-Paul de Fenouillet en 1775, mort vers 1780 ;

                                                               - Claire de Niort, mariée à un Castellan d'Aunat ;

                                                               - Marie Rose, mariée à un Thévenon.

                               d - Marc de Niort, résidant à Niort, marié en 1697 à Françoise de Fourcade. Il décédera en 1709 et sera enseveli au fond de l'église de Niort. Il eut un fils en 1707 : jean François ;

                               e - Anne de Niort, née en 1666. Elle épousera un dénommé Martin en 1696 ;

                               f - Paule de Niort, elle épousera à Pamiers en 1683 Ch. de Cazanave ;

                               g - Madeleine de Niort qui épousera en 1696 Rolland ;

                               h - Jacquette de Niort.

 

XV - Gaston de Niort, écuyer, seigneur de Niort, maintenu dans sa noblesse, le 24 septembre 1670. Il avait épousé en première noce mademoiselle Marie de Serda ; et en seconde noce, le 4 mai 1700 à Belfort, Marguerite de Boyer, fille de François de Boyer de Chalabre, seigneur de Belfort et d'Anne de Saint-Mézard. Le 7 mai 1709, il testa en faveur de sa femme et de l'un de ses deux fils, Pierre de Niort. Il eut pour enfants :

                a- Pierre, qui suit en XVI ;

                b - Jean-Hector de Niort, qui fit hommage au roi de ses terres de Bélesta, le 1er août 1722 (d'Aubais, Pièces fugitives, tome II, page 342). Ce dernier laissa deux fils :

                               - A. N., chevalier de Niort, de Rodome, qui fut tué dans la plaine de Tuir en Roussillon, en 1791, en combattant contre les émigrés de Mauléon et d'Hounoux ;

                               - B. N. baron de Niort, qui mourut sans enfants, laissant une veuve, laquelle décéda à Carcassonne, en 1821.

 

XVI - Pierre de Niort, écuyer, vivant en 1740, épousa Marie Rolland. Il décédera en 1790 à Saint-Hilaire. Ils eurent pour fils :

 

XVII - Jean-Paul de Niort, écuyer, né en 1740 à Escouloubre, qui épousa, le 4 juillet 1775, Marie de Lasset, née en 1720 au château d'Ajac près de Limoux, fille de Pierre de Lasset, seigneur d'Escueillens, et d'Anne Barbe d'Hélie, filleule et nièce du maréchal de Lévis. Maire de Lasset décèdera en 1820 et Jean-Paul en 1828 tous deux à Saint-Hilaire. Il fut père de quatre enfants, savoir :

                a - Jean-Antoine, qui suit en XVIII ;

                b - Georges de Niort, qui fut frappé mortellement dans la campagne d'Italie, en 1806 ;

                c et d - deux filles, Sophie et Anne de Niort, vivantes en 1828.

 

XVIII - Jean-Antoine-César de Niort, né à Escouloubre, écuyer, épousa le 22 janvier 1805, Anne Dardé de Pech, nièce de l'ancien seigneur de Saint-Hilaire, qui lui donna un fils et plusieurs filles, dont deux seulement ont laissé des descendants, à savoir :

                a - Bernard-Paul-Auguste de Niort, né à Escueillens (Aude), le 3 janvier 1807, médecin colonial à Boufarik (Algérie), où il est mort sans postérité en 1862. Il avait obtenu, le 28 août 1861, du tribunal de Limoux un jugement rectificatif de son nom ;

                b - Olympe de Niort, née à Escueillens (Aude) le 9 novembre 1813, mariée le 8 août 1838, à Louis Clercy. De cette union sont nés outre quatre filles, un fils :

                               - François-Cyr-Clément Clercy de Niort, né à Limoux le 16 juin 1839, lequel a le droit de relever le nom de "De Niort".

                c - Rose de Niort, née à Saint-Hilaire le 8 octobre 1817, mariée, le 12 février 1844, à Jean Salsa, dont un fils et deux filles, le fils :

                               -  Antoine Salsa, est né à Ladigne d'Amont (Aude), le 13 avril 1854.

 

Par la suite du XIV ème au XVI ème siècle, les descendants de la famille d'Aniort se dispersent dans différents fiefs de l'Aude. La famille de Niort subsiste et se perpétue encore jusqu'à aujourd'hui.

Niort de Sault 0134 village depuis le cimetière

Le village Niort de Sault vu depuis le cimetière.

Niort de Sault 013  Niort de Sault 015

Le Rébenty parcourant le village de Niort de Sault

Niort de Sault 0135 village depuis le cimetièreLe village Niort de Sault vu depuis le cimetière.

blason des Fondi de Niort d'aprés le descriptif

Je n'ai pas trouvé le dessin du blason des FONDI DE NIORT, mais j'avais le descriptif ci-dessous, et Noëlle Marti-Gerbaud qui est passionnée d'héraldiques, aprés étude elle en a déduit ce blason.

Armes de gueules à une champagne d'or ; au chevron brochant d'argent chargé de sept mouchetures de sable et accompagné en chef de deux molettes d'argent et en pointe d'une ancre du même, brochant sur la champagne au chef cousu d'azur chargé d'un croissant d'argent accosté de deux flanchis du même.

 

LES FONDI de NIORT

La famille Fondi de Niort, qui n'a rien de commun avec l'ancienne famille des Aniort.

En 1756, le fief noble de la seigneurie de Niort appartenait à dame Marie de Nègre d'Able, veuve de Messire François d'Hautpoul-Blanchefort, seigneur et baron de Rennes-le-Château.

Les droits sur la seigneurie de Niort passèrent par actes de vente du 15 septembre 1756 et en 1757 de Marie de Nègre d'Able et de la famille Casemajou, au sieur Dominique Fonds, coseigneur de la ville de Limoux. Telle fut l'origine de la famille actuelle Fonds.

 

La famille FONDI DE NIORT, originaire de Limoux, en Languedoc, est anciennement et honorablement connue dans la bourgeoisie de sa région. Elle avait pour nom primitif celui de Fonds qu'elle n'échangea qu'au XVIII ème siècle contre celui de Fondi. Elle est vraisemblablement une branche, détachée à une époque inconnue, de la famille de Fonds-Lamothe, de la même région, rapportée à  la suite. Le vicomte Révérend lui a consacré une notice assez sommaire dans l'Annuaire de la noblesse de 1899.

 

Jacques Fonds né à Limoux en 1602, fut consul de cette ville en 1653 et mourut en 1678. De son premier mariage avec Marguerite Baldine, il eut Antoine Fonds (1625-1667) marié à Catherine Barrau, auteur de la branche de Niort.

 

Antoine Fonds et Catherine Barrau eurent un fils : François Dominique Fonds né en 1657 qui épousa Jeanne Marie Doumières. Ils donnèrent naissance à leur tour de six enfants dont Jean Jacques Fonds baptisé le 21 janvier 1681 à Saint-Martin église de Limoux.

 

Jean Jacques Fonds, marchand facturier, épousa le 1er juin 1723 à Limoux, Anne Catherine Andrieu née en 1695, fille de Martin Andrieu. Ils eurent trois enfants dont François Dominique Fonds, baptisé le 30 juin 1729. Il fut membre du directoire de département de l'Aude. Il épousera le 1er août 1753 à Limoux, Antoinette Astruc. Ils eurent six enfants.

 

C'est ce François Dominique Fonds qui acquit le 15 septembre 1756 la seigneurie de Niort :

François Dominique Fonds, ou Fons, né le 30 juin 1729, fils de Jean Jacques et d'Anne Catherine d'Andrieu. Il épousera le 1er août 1753 Antoinette Astruc. Il fut membre du directoire du département de l'Aude en 1789, acquit en 1756 au Pays de Sault, la seigneurie de Niort dont sa descendance a conservé le nom. Cette seigneurie avait été le berceau d'une famille de Niort jusqu'en 1756. Il échappa à l'échafaud en 1792 il était accusé d'avoir été responsable de l'émigration de ses fils.

 Ils eurent douze enfants, entr'autres qui furent connus sous le nom de Fondi de Niort :

                a - François Antoine, gendarme de la garde ordinaire du roi, il fut tué au siège de Collioure en 1793 ;

              b - Antoine Louis Alphonse, né le 14 février 1760 à Niort, conseiller général de l'Aude en 1833 et 1839, décédé sans postérité le 10 juin 1844. Il a été maire de Niort le 15 octobre 1840 ;

              c - François Antoine Alphonse, né à Niort en 1761, il entra en religion ;

              d - Frédéric  Auguste, né à Niort le 28 octobre 1769, il entra aux gardes de corps d'Espagne en 1792, il était lieutenant de cavalerie en 1807 ;

              e - Jean Gabriel Georges Philippe, né à Niort le 27 octobre 1772, il entra aux gardes de corps d'Espagne en 1792, il était lieutenant de cavalerie en 1807 ;

              c - Philippe charles Louis Henri Ferdinand, né le 4 septembre 1780 au château de Niort, il entra aux gardes de corps d'Espagne en 1800, il était sous lieutenant de cavalerie au régiment de Tolède en 1807 jusqu'en 1817, puis il fut percepteur des contributions directes à Belvèze puis à Quillan. Il prit sa retraite en 1855. C'est lui qui continua la lignée. Ce dernier avait épousé le 16 janvier 1809 mademoiselle Marie Victoire Maigna née en 1782. Ils eurent deux filles et un fils :

                                    - Angèle Fondi de Niort,  née le 30 octobre 1815 ;

                                    - Isabelle Fondi de Niort, née le 31 mars 1820 ;

                                    - Antoine Marie Marcien Fondi de Niort, qui suit :

Antoine Marie Marcien Fondi de Niort, né au château de Niort le 16 décembre 1809, sera juge de paix de Belcaire pendant 29 ans et membre du conseil général de l'Aude de juin 1844 jusqu'à sa mort. Il épousera le 25 juin 1845 à mademoiselle Marie Françoise Amélie de Laparre de Saint-Sernin née en 1825. Il décédera le 16 mai 1885 laissant cinq fils et deux filles :

                a - Géraud, décédé en 1893, il fut prêtre ;

                b - Marcien, né le 24 janvier 1848 au château de Niort, conseiller général de l'Aude en 1885, marié le 27 octobre 1882 à demoiselle Alexandrine Cazaben. Il mourut en 1917. Ils eurent 2 enfants :

                                               - Marie Amélie Fondi de Niort épousera Louis Lazeu de Peyralade ;

                                               - Marie Antoinette Fondi de Niort née en 1885. Décèdera en 1971. Elle épousera en 1907 Joseph Maraval (voir articles de presse ci-après). Ils eurent 1 fille, Simone Maraval (1913-2004).

                c - Henri, contrôleur des contributions, marié à mademoiselle Marguerite Hélène de Martrin-Donos, père de plusieurs filles ;

                d - Gustave, né en 1853, il décèdera en 1926. Il épousera le 1er février 1886 mademoiselle Blanche Marie Caroline Victoire Beuret de Viantaix, née en 1854, elle décèdera en 1938, ils eurent plusieurs enfants, dont Henri Fondi de Niort qui fut fait Commandeur de la Légion d'Honneur le 24 juin 1940 et eut sa nomination comme Général de brigade aérienne le 21 septembre 1940 (voir sa photo ci-dessous).

                e - Ferdinand Adolphe, né en 1858, décèdera en 1909, officier, marié en 1882 à mademoiselle Marthe de Soulages, née en 1860.

                f - Marie ;

                g - Isabelle.

 

signature d'Antoine Dominique Marie Philippe Marcien Fondi

Signature d'Antoine Dominique Marie Philippe Marcien Fondi de Niort en 1872

Marcien Fondi de Niort en 1912

Portrait de Marcien Fondi de Niort réalisé en 1912, fils d'Antoine Marie Marcien Fondi de Niort.
général Henri Fondi de Niort 1888-1958
Photo du général Henri Fondi de Niort 1888-1958, fils de Gustave Fondi de Niort
article de L'express du Midi du mercredi 17 juillet 1907 Fo
Article de presse paru dans l'Express du Midi le mercredi 17 jullet 1907
L'évêque de Carcassonne a célébré le 2 juillet 1907 le mariage religieux entre Melle Marie Antoinette Fondi de Niort avec Joseph Maraval alors que le mariage civil n'avait pas eu lieu, délit puni par l'article 199 du code pénal.
Ce jour du 2 juillet 1907 tout était organisé, mais le souci c'est que les municipalités étaient en grève, donc il n'y avait point d'officier d'état civil pour célébré le mariage à la mairie. 
M. Fondi de Niort,  conseiller général de l'Aude, eut, en son  nom, au nom de sa fille et au nom de son  futur gendre et des parents de ce dernier,  fait constater par huissier l'absence d'officier  d'état-civil et firent malgré tout procédé au mariage religieux.
C'est comme cela qu'ils se mirent hors la loi.

Le chef de la famille Fondi de Niort est connu depuis quelques années sous le titre de comte. Principales alliances Astruc, Laparre de Saint-Sernin 1845, de Martrin-Donos, Beuret de Viantaix 1886, de Soulages 1882, d'AurioI-Maison

1872, Bourdeau d'Antony 1888, etc.

Niort de Sault 012  Niort de Sault 017

A gauche, la mairie et la poste de Niort de Sault. A droite, le bas du village.

Niort de Sault 02

L'entrée Ouest du village de Niort de Sault, avec à gauche la parc du château et le Rébenty à droite.

Niort de Sault 024 Rebenty aval de NiortLe Rébenty en aval de Niort de Sault

Niort de Sault 025 ancien pont aval de Niort

Ancien pont de pierre enjambant le Rébenty en aval de Niort de Sault

Niort de Sault 026 ancien pont aval de NiortAncien pont de pierre enjambant le Rébenty en aval de Niort de Sault

Niort de Sault 03

L'entrée Ouest du village de Niort de Sault, avec le château "neuf".

Niort de Sault 028 le chateau

Le château de Niort de Sault

Niort de Sault 029 le chateauLa D107 longeant le Rébenty, au fond le château de Niort de Sault.

Niort de Sault 037 entrée depuis camuracEntrée Ouest du village de Niort de Sault, la D107 en venant de Camurac

Niort de Sault 041 route vers CamuracSortie Ouest du village de Niort de Sault D107 vers Camurac.

Niort de Sault 05La traversée de Niort de Sault.

Niort de Sault 040 vallée du Rebenty rocher Louis XIV  Niort de Sault 048 chateau

A gauche, le rocher Louis XVI car il ressemble au visage de profil du roi. A droite, le château "neuf" à la sortie Ouest du village de Niort de Sault.

Niort de Sault 044 bas du villageLe bas du village de Niort de Sault.

Niort de Sault 09La mairie et la poste de Niort de Sault avec la fontaine.

Niort de Sault 098 fontaine prés du chateau  Niort de Sault 099 fontaine

A gauche, la fontaine, ancien lavoir situé prés du château. A droite, la fontaine place de la mairie de Niort de Sault. 

Niort de Sault 022 Col d'Ubi proche de Niort de Sault, de R

Le col d'Ubi (1062 mètres) proche de Niort de Sault au Nord Est, de Roquefeuil, d'Espezel, vous offre une vue sur le grand plateau de Sault.

 

A SUIVRE, LA SECONDE PARTIE ...

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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20 octobre 2014
bandeau les villages du Pays de Saultbandeau le monde rural 825x250Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Cela sera la nouvelle devise de ce site web. Voici donc comme promis un autre petit village de l'Aude au Pays de Sault, avec ses 39 habitants, BELFORT SUR RÉBENTY. Merci à mon ami Henri pour sa motivation et participation par l'apport de ses nombreuses photos, ainsi qu'aux autres photographes.  Votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez. Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici :

 

-  Niort de Sault ; Rodome ; Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mazuby ; Mérial et Campagna de Sault ... 

Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents  afin d'illustrer ces reportages, mobilisez vous oh peuchère ! D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)

 

logo label Pays Cathare 02

 

carte 01b

A l'extrême Sud-Est de l'Aude, vous savez tous maintenant où se situe le Pays de Sault, c'est un des endroits les plus préservés de ce département, au passé historique très riche.

Belfort sur Rébenty se situe à 147 km de Toulouse, 36 km d'Ax-les-Thermes, 27 km de Quillan, 79 km de Carcassonne, 135 km de Narbonne, 165 km de Béziers, 84 km de Perpignan et 824 km de Paris.

carte Belfort 02a

Voyons la carte plus en détail, le village Belfort sur Rébenty au Pays de Sault se situe entre Espezel et Joucou, sur le "Petit Plateau".

 

LE VILLAGE DE BELFORT SUR RÉBENTY (39 habitants 2011)

 

carte Belfort sur Rébenty 03

Extrait de carte IGN, le village de Belfort sur Rébenty se situe un peu au Sud des gorges d'Able.

Vous remarquerez les nombreux chemins de randonnées autour de Belfort avec notamment le GR7.

 

Belfort sur Rébenty Blasonnement du village tel que décri           Blason actuel ville Belfort-sur-Rebenty

A gauche, le blasonnement du village de Belfort sur Rébenty tel que décrit en 1696 par Charles d’Hozier. A droite, le blason actuel du village.

Le toponyme Beaufort ou Belfort est assez commun en France et désigne toujours un ancien bellus fors ou beau château fort. Rébenty, le nom du cours d'eau vient du latin repentinus qui veut dire subit, imprévu et évoque une rivière aux crues soudaines. Un texte médiéval l'appelle flumen Rebentini.

Le village changea de nom plusieurs fois, il s'appela Beaufort, puis Bonnafort-en-Sault, puis Belflore et enfin Belfort en 1781. Les habitants s'appellent les Belfortois.

Belfort sur Rébenty 01

Je vais vous proposer plusieurs photos du survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 010 vue aerienne

Une vue aérienne de Belfort sur Rébenty

Belfort sur Rébenty 02

Survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 03

Survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 04

Survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 05

Survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 06

Survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 08 par Alphonsg

Le Rébenty, si vous désirez en savoir un peu plus sur cette rivière, je vous donnerai le lien à suivre à la fin de l'article.

Autrefois, au Moyen Âge le village était un castrum, un village fortifié autour d'un château situé sur la rive droite du Rébenty. Le château de Belfort ou Beaufort était comme son voisin d'Aniort de Sault, d'origine wisigothe. Il était construit à l'Est du village actuel, sur le monticule qui domine la vallée assez large à cet endroit, et qui défendait le passage de la route du Donezan au Chalabrais, plus tard cette route sera le chemin de Vauban, je vous en parlerai plus loin. Cette forteresse appartenait aux barons d'Aniort. Lors de la guerre des Albigeois, Belfort fut attaqué car son seigneur était un insoumis. Le château dut être pris, et son maître, en punition vit ses biens confisqués. Belfort sera confié à Lambert de Thury, lieutenant de Simon de Montfort.

En 1252, quand le Pays de Sault fut devenu terre du roi, Belfort sur Rébenty subit le sort du pays et son château, transformé en forteresse royale, reçut une garnison commandée par trois sergents.

En 1298 la terre de Belfort est vendue par Bernard de Luzenac à Bertrand de Soutou. Sa garnison à cette époque était toujours composée de trois sergents d'armes.

Ce centre de châtellenie important, défendait donc le passage du Chalabrais, dans la vallée du Rébenty, par la plaine d'Amat. Lors des combats qui opposaient Louis XI au roi d'Aragon la forteresse fut prise et détruite par les Espagnols en 1473, l'endroit s'appelle le casteillas. Un texte de 1503 cité par Ch. Raynaud précise que le château est une ruine et que Belfort sur Rébenty s'appelait à cette époque Beaufort. Aujourd'hui il ne reste que peu de chose du vieux château. A la suite de cette conquête espagnole, le village fut abandonnée quelques décennies. C'est à l'aube du XVI ème siècle en qu'apparaît le long de la rivière côté rive gauche, le nouveau village de Belfort sur Rébenty, il se développera autour d'un moulin à fer et d'une scierie utilisant la force motrice de l'eau de la rivière Rébenty. En 1594 on comptait dix sept maisons, Il y a avait sept familles à cette époque. En 1831 il y avait 153 âmes à Belfort ce fut l'année du plus grand nombre d'habitants et 1846 avec 139 âmes, puis la population se stabilisa jusqu'en 1896 où il y avait encore 134 habitants, pour décliner lentement ensuite. Le choléra qui sévit sur la région en 1854 et 1856 ne fit que 11 morts à Belfort.

Belfort sur Rébenty 09 par Didier Boz

Village de Belfort sur Rébenty au pied du Soula.

Belfort sur Rébenty 049 route de quillan 1Belfort sur Rébenty, route de Quillan.

Belfort sur Rébenty 012 chalets 1

Belfort sur Rébenty, route de Quillan, les chalets.

Belfort sur Rébenty 013 chalets 2Belfort sur Rébenty, route de Quillan, les chalets.

La seigneurie de Belfort était entre les mains de la famille d'Usson, ils en furent dépossédée, un moment par la famille des Villemur qui la possédait en 1480 jusqu'en 1714. Roger de Villemur de Paillers, seigneur de Belfort et autres places, habitait Chalabre en 1694. Sa descendance vendit la seigneurie de Belfort à Jean Louis François d'Usson de Bonrepaux, marquis de Bonnac le 26 septembre 1714. Vers 1784, c'est Pierre Guillaume de Sauzède qui acheta le titre de seigneur et baron de Belfort et autres places, il les perdit à la Révolution.

Belfort sur Rébenty 045 place du village 3

Place du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 046 place du village 4

Place du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 048 place du village 6 (maison authierPlace du village de Belfort sur Rébenty.

On voit ici la maison Authier, ancien maire de Belfort sur Rébenty, papa d'une nombreuse famille de rugbymans qui ont portés les couleurs de clubs renommés du département mais surtout de l'union sportive du Pays de Sault.

Belfort sur Rébenty 047 place du village 5

Place du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 061 rue de l'église 3

Rue de l'église à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 062 rue de l'église 4

Rue de l'église à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 059 rue de l'église 1   Belfort sur Rébenty 060 rue de l'église 2

Rue de l'église à Belfort sur Rébenty. 

Belfort sur Rébenty 043 place du village 1

Place du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 044 place du village 2

Place du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 041 mairie 1

La très modeste mairie de Belfort sur Rébenty prés de la fontaine.

Belfort sur Rébenty 042 mairie 2

Juste à gauche, la très modeste mairie de Belfort sur Rébenty, au fond on aperçoit l'école.

Belfort sur Rébenty 036 fontaine et école

A gauche, la fontaine lavoir et l'école devant vous.

Belfort sur Rébenty 015 école 1

L'école de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 016 école 2

La cloche de l'école de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 018 église 2

Le mur-clocher à une seule baie de l'église Saint Jean de Belfort sur Rébenty.

La cloche porte la date de 1891, son achat fut financé par les industriels du Rébenty, les familles Bonnaïl et Méric.

Belfort sur Rébenty 017 église 1   Belfort sur Rébenty 019 église 3

A gauche, rue de l'église, on aperçoit le chevet de l'église Saint Jean. A droite, le porche de l'église qui a son entrée latérale. 

Belfort sur Rébenty 022 église 6

Intérieur de l'église Saint Jean de Belfort sur Rébenty. Le plafond de la nef ressemble à celui de l'église d'Aunat.

Belfort sur Rébenty 020 église 4   Belfort sur Rébenty 021 église 5

A gauche, bénitier. A droite, la sacristie avec le confessionnal.

Belfort sur Rébenty 026 église 10

La sacristie à gauche, avec le vieux confessionnal de l'église.

Belfort sur Rébenty 027 église 11

Le choeur de l'église de Belfort sur Rébenty avec ses arcboutants et voûte en croisée d'ogives.

Belfort sur Rébenty 031 église 15

Le choeur de l'église de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 030 église 14

Le choeur de l'église de Belfort sur Rébenty, avec les statues de saint Joseph, saint Blaise, saint Jean et saint  Georges terrassant le dragon.

Un petit mot sur saint Blaise : Saint Blaise évêque et martyr en l'an 316. Il fut l’un des saints autrefois les plus populaires et les plus célèbres.

D’abord très habile médecin, et en même temps très vertueux chrétien, il devint évêque de Sébaste, en Arménie. Ce glorieux martyr eut la tête tranchée devant un gouverneur romain.

Belfort sur Rébenty 032 église 16

Le choeur de l'église de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 033 église 17   Belfort sur Rébenty 023 église 7

A gauche, le maître autel de l'église. A droite, une plaque commémorative en la mémoire des enfants de Belfort, morts pour la France en 1914-1918.

L'église actuelle de style néo roman date de cette période, elle est dédiée à Saint-Jean et était unie à la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillet, laquelle avait pris la suite, en 1459 de l'abbaye de Saint-Jacques de Joucou. La cloche porte la date de 1891. La commune étant peu peuplée, l'église était pauvre et des secours financiers ont toujours été nécessaires pour maintenir l'édifice en état.

Belfort sur Rébenty 034 église 18

La nef de l'église, et au fond à droite la porte latérale donnant accès à l'édifice.

Belfort sur Rébenty 024 église 8   Belfort sur Rébenty 025 église 9

A gauche, la statue de sainte Thérèse. A droite, la statue de Notre Dame de Lourdes. 

Belfort sur Rébenty 028 église 12   Belfort sur Rébenty 029 église 13

A gauche, statue de Jeanne d'Arc et à droite la vierge avec l'enfant Jésus.
Belfort sur Rébenty 064 rue de l'église 6   Belfort sur Rébenty 063 rue de l'église 5

A gauche, la rue de l'église à Belfort sur Rébenty. A droite, pictogramme d'un chemin de randonnée, et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit du chemin Vauban.

Un fait historique que beaucoup ignore : La voie ou chemin Vauban

Au XVII ème siècle, Louis XIV, roi Soleil, était en guerre avec le royaume d'Espagne, il prit possession, après le traité des Pyrénées en 1659, du Roussillon et de la Cerdagne. Pour défendre cette nouvelle frontière, le roi fit construire par Vauban deux forteresses, une à Villefranche de Confluent et une autre à Mont-Louis. Mais pour acheminer hommes, chevaux, artillerie, munitions, etc. il fallait ouvrir de nouvelles voies. En 1691, les travaux de deux voies stratégiques étaient terminés, ainsi naquirent les chemins de Vauban. Les troupes qui faisaient l'aller et retour vers Mont-Louis, faisait étape à Espéraza, Espesel, Quérigut et Rodome où Louvois, le ministre de la guerre y fit halte. A l'époque, il fallait trois ou quatre jours à l'infanterie pour aller de Foix à Mont-Louis via Espezel. Cette voie qui traversait le Pays de Sault, on l'appelait aussi le Chemin des Canons. On connaît exactement son itinéraire, en venant d'Espéraza, celui-ci passait par Brézilhou, Brenac, Pratx, Lafage, Coudons, La Peyre, Belfort sur Rébenty, Aunat, Campagna, Rouze, Le Pla, Quérigut, Puivalador, Formiguères, Les Angles, La Llagone et Mont-Louis. Il y eut quelques variantes qui évitèrent Aunat.  Ce chemin au fil du temps fut plus ou moins bien entretenu.

Le général Luc Dagobert, lorsque la Convention déclare la guerre à l’Espagne, le 7 mars 1793, il prend, à 56 ans, au sein de l'armée des Pyrénées orientales du général de Flers, le commandement du camp retranché de Mont-Louis où sont stationnés 8 000 hommes. Il demanda aux Audois et Ariègeois de remettre très vite en état le Chemin des Canons de la vallée de l'Aude, bien mal en point à cette époque révolutionnaire

Napoléon 1er eut besoin aussi de cette voie pendant qu'il guerroyait en terre ibérique.

Belfort sur Rébenty 065 rue de l'église 7

Rue de l'église à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 066 rue de l'église 8Rue de l'église à Belfort sur Rébenty.

Dans tous les villages du Pays de Sault, chaque famille possédait une petite parcelle de terrain de quelques mètres carrés afin d'entreposer le bois de chauffage, mais ici, dans cette région escarpée le long de la rivière l'espace étant réduit que le bois était stocké sur des sortes de ponts au-dessus du Rébenty et débité au fur et à mesure des besoins, on le verra surtout à Niort de Sault.

On plantait autrefois beaucoup de peupliers dans la vallée du Rébenty, on les ébranchait pour donner aux vaches un complément de litière et de nourriture. Le parcellaire étant très morcelé on y cultivait des betteraves et des pommes de terre.

A signaler, qu'Henri Calvel (1881-1963) gouverneur de l'école polytechnique en 1940 adorait le Pays de Sault et venait passer tous ses étés à Belfort où il avait une maison. Il était le fils d'Alexandre Calvel et d'Henriette Delgrange surnommée "La Guidète".

Belfort sur Rébenty 058 rue de la fontaine 6

Rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 056 rue de la fontaine 4

Rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 057 rue de la fontaine 5  Belfort sur Rébenty 035 fontaine de la place

A gauche, rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty. A droite, fontaine sur la place du même nom. 

Belfort sur Rébenty 055 rue de la fontaine 3

Fontaine, lavoir, rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 054 rue de la fontaine 2

Rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 053 rue de la fontaine 1Rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 011 ancienne ginguette chez la moucheVoici l'ancienne guinguette ou dancing "Chez La Mouche" cela rappellera de bons souvenirs à certains.

Ce dancing fut le point de rencontre des nombreux "festéjaïres" du Pays de Sault et au delà, puisque la jeunesse de Quillan, Axat ou Saint Paul de Fenouillet venait y faire la fête sous la direction de "Néné" et Gérard Bouchard, c'était au début des années 70 avec la folie "Woodstock" et les très bonnes musiques qui ont enchantés nos oreilles, ceci pendant de nombreuses années.

Belfort sur Rébenty ancien 13 La casa d'Irène proprio MrVoici une photo de ce dancing qui s'appelait il me semble "La casa d'Irène" dans les années 50-60 le propriétaire était Gérard Bouchard.

Belfort sur Rébenty 037 impasse du ruisseauImpasse du ruisseau à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 038 jardins 2Les jardins potagers de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 039 jardins 3

Les jardins potagers de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 040 jardinsLes jardins potagers de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 093 plateau de sault

Survol du plateau de Sault au mois de mars.

Belfort sur Rébenty 094 vallée du rebenty

Survol de la vallée du Rébenty au mois de mars.

Belfort sur Rébenty 051 route de quillan 3

Belfort sur Rébenty, route de Quillan, la scierie.

Belfort sur Rébenty 052 route de quillan 4

Belfort sur Rébenty, route de Quillan, la scierie.

La première scierie de Belfort apparaît vers 1600, puis il y en avait deux vers 1800, l'une appartenait à M. de Roquelaure, l'autre à M. Bonnail. Celle de M. Roquelaure fut détruite par un incendie. La scierie fonctionne grâce à la puissance de l'eau. Une turbine de 25 cv, dotée d'un régulateur modulant le débit de l'eau en fonction de l'énergie nécessaire, a été installée pour suppléer aux irrégularités du débit de la rivière. Jusqu'en 1986 un moteur diésel fonctionnait en alternance avec la turbine.

En 1954, il y avait jusqu'à 18 ouvriers qui travaillaient aussi bien au débardage des coupes de bois qu'au sciage. En 1984, il ne reste que 10 ouvriers. C'est à cette époque que M. Alban qui prend sa retraite vend la scierie à M. Guille de Narbonne, qui lui, l'électrifie complètement. Malheureusement l'entreprise dépose le bilan, il ne reste que trois ouvriers, Bernard Caux, Alain Médus et Lucien Rivié, ils ne baissèrent pas les bras, ils reprennent la scierie en 1994 avec l'aide de la municipalité de Belfort, le Conseil Général et la Région.  C'est la seule scierie survivante du Pays de Sault. Autrefois certains villages comptaient  jusqu'à trois scieries.

Belfort sur Rébenty 089 scierie 22

 

Belfort sur Rébenty 071 scierie 4

L'intérieur de la scierie de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 072 scierie 5

Ligne de sciage de la scierie de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 073 scierie 6  Belfort sur Rébenty 074 scierie 7

Sous les dents acérées de la scie de tête, planches et poutres sont découpées. Les pièces passent ensuite à la scie de reprise, où elles sont affinées et prennent leur aspect définitif.

Belfort sur Rébenty 075 scierie 8

Train de rouleaux.

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Le conducteur opérateur transforme le bois brut en pièces commercialisables.

Dans une scierie, il est le seul à intervenir directement sur le bois, mais il y a longtemps que le scieur a mis de côté ses outils manuels.

Aujourd'hui, le travail est automatisé. L'ouvrier opère dans de vastes locaux où il commande les machines de sciage depuis une cabine.

Belfort sur Rébenty 078 scierie 11

Planches en attente de livraison.

Belfort sur Rébenty 079 scierie 12

Différents modèles de tasseaux, linteaux, chevrons sont débités dans la scierie de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 080 scierie 13

On note en France un véritable regain d'intérêt pour la filière bois, notamment pour la construction des maisons et pour le chauffage.

Belfort sur Rébenty 081 scierie 14  Belfort sur Rébenty 085 scierie 18

Trancheuse - Fendeuse - Broyeuse - Ecorceuse, Broyeur, font parties de l'arsenal de la scierie. 

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Belfort sur Rébenty 086 scierie 19

 

Belfort sur Rébenty 070 scierie 3

Plaquettes de bois.

Belfort sur Rébenty 069 scierie 2

Entrepôts de la scierie de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 082 scierie 15

Parc à grumes, les troncs débardés, prés à être usinés.

Belfort sur Rébenty 083 scierie 16

Divers bâtiments de la scierie de Belfort sur Rébenty, dont l'un sert à entreposer la sciure de bois.

Belfort sur Rébenty 087 scierie 20

Ancienne voie de halage pour charrier les troncs jusqu'à la scierie.

Belfort sur Rébenty 068 scierie 1Chariot élévateur Manitou MB 26 N.

Belfort sur Rébenty 088 scierie 21

Chariot élévateur Manitou MB 26 N en action à la scierie de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 090 scierie 23

Autre engin de levage et manutention des troncs d'arbres.

Belfort sur Rébenty 067 ruisseau  Belfort sur Rébenty 077 scierie 10 (ancienne prise d'eau)

A gauche, ruisseau à Belfort sur Rébenty. A droite, l'ancienne prise d'eau qui permettait de faire fonctionner les machines de la scierie au siècle dernier. 

Voici quelques photos anciennes du village de Belfort sur Rébenty :

Belfort sur Rébenty ancien 04 en 1910

Belfort sur Rébenty en 1910.

Belfort sur Rébenty ancien 05 en 1910

Belfort sur Rébenty le château de Cazelles, situé à proximité du village en 1910.

Belfort sur Rébenty 014 chateau de cazeilles

Belfort sur Rébenty, la toiture du château de Cazelles, septembre 2014.

Belfort sur Rébenty ancien 03 chateau de cazelles XIII emeBelfort sur Rébenty le château de Cazelles, situé à proximité du village.

Château les Cazelles (Cazellae XIII ème siècle) prés de Belfort sur Rébenty (archives Carcassonne Cazels 1264-1589).

Propriétaire actuel depuis 2011, Mr et Mme Hall (anglais) autre fois le château était la propriété des Fondi de Niort (famille Fonds dit de Niort) la famille Fonds est originaire de Limoux au XVIII ème siècle ils achètent la seigneurie de Niort et s'installent dans le château des Nègres d'Able qui date du XVII ème siècle. La famille Fonds prend le nom de Fondi de Niort confirmé par jugement en 1886.

Belfort sur Rébenty 092 chateau de Cazelles

Survol du château de Cazelles en été

Belfort sur Rébenty 091 chateau de CazellesSurvol du château de Cazelles en fin d'hiver

UN PETIT MOT SUR L'HISTOIRE DU CHÂTEAU DE CAZELLES :

Le château de Cazelles, ancien manoir d'un des descendants d'Aniort au XVII éme siècle.

Une mention du XVIII ème siècle signale l'ancien château de Cazellae (Viguerie II, 172). Vraisemblablement à cause des crues du Rébenty, la communauté villageoise a légèrement émigré plus haut, au lieu-dit "le moulin de Cazelles". En 1263, Louis IX a cédé la seigneurie de Cazelles, notamment aux abbés de Saint-Michel de Cuxa, pour obtenir en échange la seigneurie de Puilaurens et de Gincla.

 

La famille de Couderc possédait le fief de Cazelles avec son château où ils habitaient. Le plus ancien membre connu de cette famille était Jean Jacques de Couderc, sieur de Cazelles, qui vivait avec sa mère une demoiselle d'Aiguillon en 1656. Ils possédaient les moulins de Cazelles, de Dessus et du Roc. Jean Jacques était marié à Françoise de Nègre, soeur de Pierre de Nègre, sieur d'Able.

 

Jean Jacques de Couderc et Françoise de Nègre eurent 2 fils et 1 fille :

1-  Jean-Jacques de Couderc, fut marié, le 17 juin 1653, à Suzanne de Niort qui teste en 1691 chez Maître Marsol notaire à Roquefeuil. Il mourut en 1679. Ils eurent 7 enfants :

                1- Pierre de Couderc, sieur de Cazelles, qui épousa Anne de Claverie, il décèdera en 1731.

                2- Jean Thimoléon de Couderc, sieur de Ferrières, né en 1657, mort en 1726, il était officier dans l'armée où il s'engagea en 1683.

                3- Françoise de Couderc, épousa Antoine Dupont, sieur Daure, employé des gabelles, On lui donna en dote le moulin de Cazelles.

                4- Anne de Couderc, épousa  Jean Arcens, de Prades.

                5- Raymonde de Couderc, épousa Baille, chirurgien à Montaillou.

                6- Suzanne de Couderc, épousa d'Arseilles, du Barrineuf.

                7- Marguerite de Couderc.

 

2- Pierre de Couderc, sieur de Plausols, il était l'aîné de la famille. Il n'eut qu'un fils :

                1- Pierre de Couderc, marié en 1727 à Anne de Belissens de Millegrand. Il décèdera en 1760. Ils eurent 3 fils :

 

                               1a- Charles François de Turin Couderc, né en 1736, seigneur de Cazelles, il habitait Revel. Il fut page de Louis XV et lieutenant dans le régiment de Montcalm et fut aide de camp du maréchal Richelieu dans son expédition de Mahon.

                                 2a- Louis de Turin Couderc, dit chevalier de Turin. Au début de la Révolution on le trouve à Belfort sur Rébenty, seul avec sa fille infirme.

 

                                 3a- Joseph Paul de Turin Couderc, né en 1743, officier des grenadiers royaux en 1789, il dut se retirer dans son château de Cazelles après la mort de son aîné ; il vivait avec sa nièce, anne Marie louise, fille de son frère aîné, Charles, laquelle avait montré un grand courage pour la défense de son père durant la tourmente. Elle s'était mariée en 1790 avec Jean François Cavaillès, propriétaire à Castelnaudary et Lasbordes.

Joseph Paul de Turin Couderc fut maire de Belfort et président de l'administration municipale du canton d'Espezel. Il fut contraint de démissionner suite à l'arrêt du 18 avril 1793, qui défendait aux d'exercer des fonctions publiques. Mais Clausel représentant du peuple à Quillan lui ordonna de continuer ses fonctions. Durant la Révolution le Pays de sault eut aussi ses suspects, un arrêt du 15 août 1793 enjoignait aux municipalités de les déclarer. Comme d'autres anciens nobles, Joseph Paul de Turin Couderc dut supprimer sa particule, mais par ses titres de noblesse, il restait suspect et son château fut fouillé comme renfermant des armes. On trouva 5 fusils, 5 pistolets  et 3 épées, vu l'isolement de sa propriété on le laissa armé. On en voulait à sa propriété, à ses richesses, sa forêt fut envahie et son château menacé. Monsieur Fondi de Niort avec ses fils et les gardes nationaux vinrent au secours de Joseph Paul pour calmer cette meute armée et arrêter les dévastations dans les bois. Le château fut incendié  et l'héritier Cavaillès son gendre est inscrit pour une indemnité le 28 janvier 1793.

Un acte mentionne Joseph Paul de Turin Couderc comme propriétaire à Castelnaudary.

Le 16 prairial an 9 (6 juin 1801) sa nièce vendit Cazelles pour 40000 livres au sieur Gabarrou, lequel fut exproprié, en 1816 pour non paiement et Cazelles fut adjugé au sieur Laprotte.

 

3- Madon ou Madeleine de Couderc, qui épousa Marsian de Nègre.

 

Belfort sur Rébenty ancien 06 en 1910  Belfort sur Rébenty ancien 07 en 1910

A gauche, la vallée du Rébenty, les gorges d'Albe en 1910. A droite, la vallée du Rébenty, le moulin du Roc que l'on aperçoit au pied du rocher en 1910.

Belfort sur Rébenty ancien 12 en 1955 entrée du village

Belfort sur Rébenty, l'entrée du village en 1955.

Belfort sur Rébenty ancien 02 en 1900 gorges d'ableAux environs de Belfort sur Rébenty, les gorges d'Able en 1900.

Belfort sur Rébenty ancien 08 en 1910Aux environs de Belfort sur Rébenty, les gorges du Rébenty en 1910.

Belfort sur Rébenty ancien 10 en 1900Belfort sur Rébenty, hôtel situé sur la route d'Espezel en 1900.

Belfort sur Rébenty ancien 11 en 1900

Aux environs de Belfort sur Rébenty, les gorges du Rébenty en 1900.

Belfort sur Rébenty ancien 14 en 1900

Belfort sur Rébenty, la place et route de Quillan en 1900.

Belfort sur Rébenty ancien 01 en 1970Belfort sur Rébenty, en 1970.

Belfort sur Rébenty ancien 09 en 1970Belfort sur Rébenty, en 1970.

Voici un autre reportage susceptible de vous intéresser, il s'intitule "Pays de sault et sa forêt, histoire du bois" il est en deux parties et c'est  ICI.


Qui n'a pas parcouru la vallée de la rivière Rébenty ne connaît pas le Pays de Sault dit-on ! D'ailleurs j'en profite pour mettre le lien vers un super reportage en deux parties, réalisé en 2011 sur la découverte du Rébenty  ICI.

 

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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6 octobre 2014
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Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Cela sera la nouvelle devise de ce site web. Les très petites communes faisant parties de cette région reculée de l'Aude que l'on appelle "le Pays de Sault", seront à la Une de cette série de nouveaux reportages qui leur seront consacrés. Aujourd'hui, commence donc un petit tour d'horizon de ces villages du Pays de Sault, Aunat et Belfort sur Rébenty débuteront cette aventure. Votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez. Merci à mon ami Henri pour sa motivation et participation par l'apport de ses nombreuses photos, ainsi qu'aux autres photographes.

Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici :

- Belfort sur Rébenty ; Niort de Sault ; Rodome ; Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mazuby ; Mérial et Campagna de Sault ...

Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents  afin d'illustrer ces reportages, mobilisez vous oh peuchère ! D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)

logo label Pays Cathare 02

 

carte 01a

A l'extrême Sud-Est de l'Aude, vous savez tous maintenant où se situe le Pays de Sault, c'est un des endroits les plus préservés de ce département, au passé historique très riche.

Aunat se situe à 147 km de Toulouse, 36 km d'Ax-les-Thermes, 27 km de Quillan, 79 km de Carcassonne, 135 km de Narbonne, 165 km de Béziers, 84 km de Perpignan et 824 km de Paris.

carte Aunat 02a

Voyons la carte plus en détail, le village d'Aunat au Pays de Sault se situe entre Rodome et Bessède de Sault, sur le "Petit Plateau".

 

LE VILLAGE D'AUNAT (40 habitants 2011)

 

carte Aunat 03

Extrait de carte IGN, le village d'Aunat situé dans "la vallée sans issue".

Aunat 037 vue aerienneUne vue aérienne du village d'Aunat

Blason ville Aunat

Le blason du village d'Aunat

Aunat 034 par guytas13

Pays de Sault, le village d'Aunat, le "plateau" se situe à une altitude moyenne de 1000 mètres.

Aunat constitue l'héritière de l'ancien Aunacum, la localité apparaît sous le vocable d'Honacum dans un texte datant de 1313. Le hameau primitif s'est donc développé à partir de la villa du gaulois Aunus, un important propriétaire terrien. Ce que les Romains appelaient villa constituait en fait un ensemble de bâtiments se dressant au centre du fundus, immense exploitation agricole couvrant parfois des centaines d'hectares.

Les habitants d'Aunat s'appellent des Anatois.

Aunat 020

Le village d'Aunat où les maisons s'étirent d'Ouest en Est, leur façade principale tournée vers le Sud.

Aunat 021

A l'extrémité Ouest du village de nouvelles constructions ont vu le jour.

Aunat 022

Comme on peut le voir sur cette photo Aunat est aussi une terre d'élevage.

Aunat 019

Des exploitations agricoles entourent le village d'Aunat.

Aunat 011

Une vue d'ensemble du village d'Aunat au petit matin.

Aunat 012

L'extrémité Ouest du village d'Aunat avec la façade Sud de l'église.

Aunat 013

Zoom sur les toits d'Aunat.

Aunat 014

Le centre du village d'Aunat.

Aunat et l'un des terroirs les plus représentatifs des paysages du Pays de Sault. C'est un gros bourg avec une file de maisons, façades orientées au sud. Aunat est situé à 2 km à l'Est de Rodome, sur ce que l'on appel au Pays de Sault "le Plateau de Rodome ou le Petit plateau" le village est entouré de riches terres cultivables. Au début du XIX siècle, Aunat est surtout un village d'agriculteurs et d'éleveurs, aujourd'hui l'élevage occupe encore une place non négligeable, mais les fermes se sont éloignées du village et les prairies prédominent par rapport aux champs. Lors de la construction du village, les rues avaient été dimensionnées pour faciliter le passage du bétail.

Un important reboisement fut réalisé dans les années 1970 grâce aux subventions de Bruxelles, car l'utilisation au siècle dernier du bois pour le chauffage avait rendu l'arbre rare.

Aunat 01 église

L'église massive domine le village.

Aunat 026

Le village d'Aunat

Aunat 015

L'Est du village d'Aunat

Aunat 016

L'Est du village d'Aunat

Aunat 017

Aunat vu de la D29 en direction de Fontanès de Sault

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Aunat vu de la D29 en direction de Fontanès de Sault

Aunat 096 prés du calvaire

Près du calvaire d'Aunat, une vieille faucheuse des années 1940 à l'abandon. Elle devrait être dans un musée !

Elle était tractée par deux chevaux, cette machine agricole d'une époque révolue, était utilisée pour faucher les prairies naturelles, ainsi que les champs de luzerne, de trèfle et de sainfoin.

L'année 1594, est le premier recensement connu, il y avait 60 maisons pour environ 270 habitants, en 1693 on comptait 80 feux et 369 habitants, en 1713 136 feux et 612 habitants. Le maximum d'habitants à Aunat fut atteint en 1836 avec 514 âmes, le nombre se stabilisa autour de 440 jusqu'en 1896, pour décliner lentement ensuite et atteindre 172 âmes en 1954, 119 en 1975, 94 en 1982 et 40 en 2011. Le choléra qui sévit sur la région en 1854 et 1856  fit 40 morts à Aunat.

Aunat 024

L'église d'Aunat est dédiée à Sainte-Marie-Madeleine, elle aurait été construite sur l'emplacement d'un lieu de culte très ancien, car on sait qu'au Moyen Âge il y eut une dévotion importante pour le culte de Marie de Magdala, la Pécheresse qui se consacra au service de Jésus (certains historiens affirment qu'il y avait deux femmes de ce nom dans l'entourage de jésus). Avec son grand mur-clocher à trois baies avec ses trois cloches, l'édifice de forme rectangulaire sans abside est imposant. Deux petits bâtiments ont été rajoutés au XIX ème siècle sur le mur latéral Est afin de constituer une sacristie et une chapelle dédiée à la Vierge Marie. La nef mesure 14 mètres sur 7, elle est peu ornée, à l'exception du Chemin de Croix dans un style fin XIX ème siècle, elle est éclairée par deux fenêtres à vitraux du côté Ouest. Le sanctuaire s'ouvre en une arche de 6 mètres de profondeur et autant de large, à chaque angle à un peu plus de 1,50 mètre de hauteur il y a une tête sculptée dans la pierre, représentant les quatre évangélistes. Ces têtes ornaient probablement des chapiteaux soutenant des futs de piliers, ceci reste à confirmer. Il y a aussi une tribune de 2,50 mètres de large au fond. On peut voir proche de l'autel, une statue de saint Roch et de saint Martin. Entre les fonds baptismaux et la chapelle, est suspendue une chaire. De part et d'autre du maître-autel il y a une statue de saint Paul à gauche et à droite, une statue sainte Marie-Madeleine. Entre les deux ouvertures latérales droites, fermées de vitraux, sur un socle mural se trouve une statue de saint Jean de Kenty qui était un prêtre polonais du XIII ème siècle. Au centre du côté latéral droit du sanctuaire s'ouvre une porte qui donne sur la sacristie qui mesure 4,50 mètres de profondeur sur 4,00 mètres de large.

Aunat 042calvaire 1

Calvaire situé à l'Ouest du village d'Aunat.

Aunat 043calvaire 2   Aunat 054 église 5 (calvaire)

A gauche, calvaire situé à l'Ouest du village d'Aunat. A droite, calvaire situé au pied de l'église en souvenirs des missions de 1884 et 1933.

Aunat 055 église 6

La rue de l'église à Aunat.

Aunat 056 église 7 (rampe d'accés)   Aunat 081 église 33 (rampe)

La rampe d'accès à l'église d'Aunat. 

Aunat 076 église 28 (rampe)

Autre photo de la rampe d'accès à l'église d'Aunat.

Aunat 082 église 34

La façade Sud de l'église  Sainte-Marie-Madeleine à Aunat.

Aunat 083 église 35

L'église Sainte-Marie-Madeleine façade Nord côté cimetière.

Aunat 080 église 32

L'église Sainte-Marie-Madeleine façade Nord côté cimetière.

Aunat 079 église 31   Aunat 077 église 29

A gauche, le mur Nord de l'église Sainte-Marie-Madeleine jouxtant le cimetière. A droite, l'aile Sud/ Est de l'église et l'entrée du cimetière d'Aunat.

Aunat 048 depuis le cimetière 5

Les toits du village d'Aunat vus du cimetière.

Aunat 050 église 1

Le mur-clocher de l'église Sainte-Marie-Madeleine à Aunat.

Aunat 051 église 2

Zoom sur le mur-clocher de l'église d'Aunat.

Aunat 075 église 27   Aunat 074 église 25 bénitier inscription 1719

A gauche, le porche de l'église Sainte-Marie-Madeleine. A droite, bénitier portant une date gravée "1719". 

Aunat 057 église 8 (prés du porche)Gravures près du porche on distingue  "Fo 1686    P  RC" ?

Aunat 058 église 9

L'intérieur de l'église Sainte-Marie-Madeleine à Aunat.

Aunat 070 église 21

La nef lambrissée, plafond plat cintré sur les bords, de l'église d'Aunat.

Aunat 065 église 16

Le choeur de l'église d'Aunat.

Entre les deux baies éclairant le choeur, se trouve la statue de saint Jean de Kenty (1397-1473) c'était un prêtre catholique polonais. Il a été canonisé en 1767 et a été donné comme patron protecteur de la Pologne.

Aunat 062 église 13

Le choeur de l'église d'Aunat.

Aunat 061 église 12

Le maître autel de l'église d'Aunat, avec la statue de saint Paul à gauche, et sainte Marie Madeleine à droite.

On aperçoit, ici au fond, les têtes sculptées, à chaque angle du mur à la retombée des arcs de voûtes.

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Chapelle située à gauche du choeur de l'église d'Aunat, dédiée à la vierge Marie, avec des statues de saint Joseph et de Jésus.

Aunat 063 église 14   Aunat 060 église 11

A gauche, le très ancien confessionnal, avec une statue de Jeanne d'Arc. A droite, Sur le mur Sud, plaque commémorative dédiée aux morts de la guerre 1914-1918. 

Aunat 059 église 10   Aunat 066 église 17

A gauche, Christ sur la croix et le chemin de croix dans un style fin XIX ème siècle. A droite, la chaire de l'église après rénovation.

Aunat 071 église 22

L'entrée de l'église d'Aunat avec à droite l'escalier permettant l'accès à la tribune.

A droite de l'entrée se trouve un grand bénitier en marbre de Caunes-Minervois de 0,80 mètres de diamètre datant de 1719.

Aunat 040 intérieur église

Photo prise de la tribune de l'église d'Aunat.

Aunat 073 église 24

Une vue d'ensemble prise du balcon de l'église d'Aunat.

Aunat 068 église 19   Aunat 067 église 18

Fonds baptismaux et statue de saint Roch, avec une vasque ou cuve baptismale. 

Aunat 069 église 20

Statue ornant l'intérieur de l'église d'Aunat. Serait-ce saint Fris vainqueur des sarrasins ?

Aunat 044depuis le cimetière 1

Photo prise du cimetière d'Aunat.

Aunat 046 depuis le cimetière 3

Une vue prise du cimetière d'Aunat.

Aunat 052 église 3 (depuis la fontaine ronde)

L'église d'Aunat vue depuis la fontaine Ronde.

Aunat 025

Une petite route qui relie Aunat à la D20

En matière de télécommunication, à l'origine Aunat dépendait pour la poste du village de Rodome, mais avait son propre télégraphe dès 1912.

La loi du 16 juin 1881 instituant la gratuité de l'école publique fut bien accueillie dans les villages isolés, c'est à cette époque que les écoles fleurirent dans toutes les communes comme ici à Aunat.

Aunat 05 place du village

La place du village d'Aunat avec son monument aux morts.

Aunat 04 monument aux morts

Monument aux morts d'Aunat.

Aunat 095 monument aux morts 2  Aunat 049 depuis le cimetière 7

A gauche, le monument aux morts de 1914-1918 et 1939-1945. A droite, le village vu depuis le cimetière. 

Aunat 094 monument aux morts 1Le monument aux morts de 1914-1918 et 1939-1945.

Aunat 036 épicerie ambulante par CsamperezbedosLe commerce ambulant très apprécié, fait une halte sur la place à Aunat.

Aunat 02 mairie 1

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 092 mairie-école 1

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 093 mairie-école 4

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 010 la mairie par Vinc107

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 03 mairie 2

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 091 mairie école 2 (arrière)Quartier situé derrière de la mairie d'Aunat.

Aunat 087 fontaine ronde 2   Aunat 099 rue du trauquel 2

Plaques de rue du village d'Aunat.

Aunat 088 fontaine ronde

Place de la fontaine Ronde à Aunat.

Aunat 0100 rue du trauquel

Maisons de la rue du Trauquel à Aunat.

Aunat 098 rue de l'église

Photo prise au débouché de la rue de l'église sur la place de la fontaine Ronde à Aunat.

Aunat 097 rue de l'église 2

Maisons rue de l'église à Aunat.

Aunat 089 grand rue 2

En remontant la "Grande Rue" à Aunat.

Aunat 085 fontaine abreuvoir 1

Fontaine et abreuvoir à Aunat.

Aunat 086 fontaine abreuvoir 2   Aunat 095 prés de la fontaine ronde

A gauche, fontaine et abreuvoir. A droite, maison prés de la fontaine Ronde à Aunat. 

Aunat 084 église 36 (depuis le monument aux morts)

L'église vue depuis le monument aux morts d'Aunat.

Aunat 06 vue généraleLes jardins potagers en limite des terres agricoles d'Aunat.

Aunat 027 par Franc Bardou

Les cultures autour du village.

Aunat 038 Col des Aychides par Alain

La nature préservée au col des Aychides, 2 km environs au Sud d'Aunat sur la D29 en direction de Fontanès de Sault.

A signaler, de nombreux chemins de randonnées dans ce secteur, de quoi se ressourcer !

Aunat 039 par Tybo2

Il n'est pas beau le Pays de Sault !

Aunat 028 par Franc Bardou

Le Bousquet 1430 mètres vu du village d'Aunat.

Aunat 029 par Franc Bardou

La vraie nature est omniprésence au Pays de Sault !!

Aunat 030 Rodome au loin par Franc Bardou

Superbe photo du Pays de Sault ! A l'Ouest d'Aunat on aperçoit le village de Rodome.

Aunat 031 Rodome au loin par Franc Bardou

Le village de Rodome au loin, ce village fera l'objet d'un prochain reportage.

Aunat 032 Rodome au loin par Franc Bardou

De quoi méditer à l'ombre des frênes.

Aunat 033 Rodome au loin par cojjack

La route quittant Aunat vers Rodome au mois de mars.

Aunat 035 par Laurence Demarcq-DestanqueLe village d'Aunat vu des hauteurs du Nord/Est.

Aunat ancien 02 école en 1907

La mairie et l'école du village d'Aunat vers 1905-1907

Ce gigantesque effort des communes du Pays de Sault en faveur de l'éducation se traduisit dés 1889, par un taux de plus de 90% d'enfants qui savaient lire et écrire.

Une anecdote : en 1794, Aunat était jaloux de village voisin Rodome, et aurait voulu un juge de paix issu de sa commune. La population des deux villages en vint aux mains et la gendarmerie d'Espezel dut intervenir pour rétablir l'ordre. En fin de compte, Aunat emporta la partie et c'est un dénommé M. Pierre Blancard qui fut élu juge de paix le 3 nivôse an III de la République (23 décembre 1794).

En 1864, un témoignage rapporte qu'il y avait encore des loups au Pays de Sault.

Aunat 07 sous la neige février 2009

Le village d'Aunat sous la neige en février 2009.

Aunat 08 sous la neige février 2009

Le village d'Aunat sous la neige en février 2009.

Aunat 09 sous la neige février 2009

Le village d'Aunat sous la neige en février 2009.

LA FÊTE DE LA PATATE A AUNAT

Depuis l'année 2009 maintenant, les amateurs de patate se réunissent à Aunat pour la fête de l'Adepopas qui a lieu un dimanche au mois de septembre, c'est le mois où débute l'arrachage des pommes de terre du Pays de Sault.

Estampillées de la marque Pays Cathare, les fameuses pommes de terre du Pays de Sault, ces belles blondes portent les noms de Marabelle, Mona Lisa et d'Eden.

C'est une belle animation dans cette petite commune de quarante habitants à l'année. L'Adepopas, est une association de défense de la pomme de terre du Pays de Sault, elle met les bouchées doubles pour présenter l'étendue de son savoir faire aux novices. Sur le plateau de Sault, la pomme de terre a deux siècles d'histoire. Si les premières traces du tubercule sur le plateau remontent à 220 ans, son retour est beaucoup plus récent. En effet, dans un pays où l'élevage est roi, la culture de la pomme de terre a fait son grand retour après la crise de la vache folle. Elle a permis un complément de revenus aux éleveurs et a contribué à l'installation de nouveaux agriculteurs au Pays de Sault.

 

Voici quelques photos anciennes du village d'Aunat :

Aunat ancien 01 en 1900

Une vue générale d'Aunat dans les années 1900

Aunat ancien 04 en 1905

Le village d'Aunat en 1905

Aunat ancien 05 en 1905

Brèche sur la route d'Aunat, près d'Usson en 1905

Aunat ancien 03 en 1975

Une vue panoramique d'Aunat en 1975

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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30 août 2014
bandeau les villages du Pays de SaultBelcaire eglise titre

Tout d'abord je voudrais remercier mon ami Henri Toustou pour ses prises de vue et un grand merci à tous ces néo-villageois comme certains les appels, qui participent et qui se démènent pour faire vivre leur village bien qu'ils ne soient pas des enracinés. Certains n'ont pas compris qu'un village appartient à une communauté, elle est bien terminée l'époque des seigneurs et les règles de civilité ne sont pas exclusives. Je fais allusion ici, à des "querelles de clocher", et ils sont bien dommageables ces règlements de compte au sein de petits villages comme Belcaire qui ont tout intérêt à rester unis. Je ferme cette parenthèse et passons à des choses beaucoup plus passionnantes, avec ce reportage qui met en avant un patrimoine architectural remarquable des villages de l'Aude. Je vous propose de découvrir l'église de Belcaire comme jamais elle n'a été présentée, avec les nombreuses photos d'Henri. Je vous souhaite une bonne découverte avec plus de 100 photos inédites composant cet article ...

 

logo label Pays Cathare 02

 

Belcaire carte 01

Belcaire se situe à 26 km d'Ax-les-Thermes, 29 km de Quillan, 27 km de Lavelanet, 54 km de Foix, 81 km de Carcassonne, 139 km de Toulouse et 142 km de Narbonne.

Belcaire carte 02

Le pays de Sault, composé de dix sept villages, a connu un cruel exode rural par le passé, beaucoup plus que dans d'autres régions françaises, c'est du fait d'une part de son enclavement, de l'éloignement important des grandes villes et de la densité de sa population, relativement faible.

Actuellement, même si certains mettent des bâtons dans les roues pour freiner ce dynamisme, le pays de Sault revit. Avec ses atouts naturels préservés au sein d'une zone de montagne authentique : le bois, partout présent en pays de Sault, ressource naturelle et renouvelable par excellence, pas suffisamment valorisé par le passé, est aujourd'hui en pleine mutation ; enfin son élevage au sein d'une agriculture naturellement tournée vers la qualité et l'authenticité caractérisent le pays de Sault.

Cette région où tout a été préservé peut être fière et doit tout mettre en œuvre pour en tirer profit avec réalisme. C'est l'installation de personnes motivées et de jeunes reprenant l'activité de leurs parents, tous passionnés et désireux profondément de faire vivre ce pays, qui sont les meilleurs atouts de ce territoire.

Toutes ces énergies convergent vers une qualité de vie qui se savoure sans modération en pays de Sault.

Belcaire eglise 121

Belcaire son point culminant, à gauche le Casteillas avec sa croix de fer, vestiges du premier château, et l'église à droite avec son clocher si particulier.

En arrière plan, au fond à droite on aperçoit le pic des Sarrassis.

Belcaire carte 03

Belcaire, capitale du Pays de Sault, est proche de Camurac l'unique station de ski de l'Aude.

Le sentier cathare sinuant au travers du plateau de Sault, passe à proximité du village de Belcaire et poursuit son chemin jusqu'au village de Comus, puis les gorges de la Frau pour arriver à Montségur.

Les gorges du Rébenty sont à sillonner aussi.

Belcaire carte 04

Plan de situation du village de Belcaire, garez-vous  le long de la D613 ou autour du foirail à l'entrée Est du village et parcourez les ruelles à pied jusqu'à l'église.

Belcaire eglise 2

L'église de Belcaire dominant le village vue de la rue Gardouch. Dans le prolongement, à gauche du clocher on aperçoit l'imposant presbytère.

La paroisse de Belcaire dépendait de l'évêché d'Alet de 1318 jusqu'au début du XIX ème siècle. Les paroissiens payaient la dime à l'abbé du village de Joucou, puis au chapitre de Saint Paul de Fenouillet, lequel en laissait les 2/3 au prêtre desservant. A partir de 1802, la paroisse de Belcaire passa sous la coupe du diocèse de Carcassonne.

L'histoire de la paroisse de Belcaire n'est bien connue qu'à partir de 1660.

L'abbé Pierre Moulis (1872-1948) a écrit un ouvrage intéressant qui s'intitule "Le Pays de Sault" édité en 1958, c'était peut-être prémonitoire pour l'amour que je porte à cette région, car ce livre je l'avais acheté en 1972 lors de mes premières vacances à Belcaire et je le possède toujours.

Dans cet ouvrage l'abbé qui a effectué des recherches, indique que le premier curé de Belcaire dont le nom soit conservé, est Jean François de Nègre qui resta dans cette paroisse de 1639 à 1671. Il appartenait à la famille des baillis de Sault. Son successeur fut Jean-Pierre Boyer de 1671 à 1700. En 1676, il fit l'acquisition des maisons voisines du presbytère qui se trouve dans le prolongement de l'église, et le fit agrandir et reconstituer. En 1688 il acheta à Carcassonne le bénitier de l'église en marbre de Caunes-Minervois.

Se succéderont ainsi les curés comme Jacques Bousquet de 1700 à 1730, Charles Parrasse de 1730 à 1732, Hilaire Magdalon de 1732 à 1756, Benoît Nègre de 1756 à 1778, Joseph Borrel de 1778 à 1782, Gabriel Blanchard de 1782 à 1810, au moment de la Révolution il disparut avec son évêque en Espagne, en 1802 il revint prendre sa place.

Belcaire eglise 123

En passant place de la mairie et en empruntant la rue Gardouch, sur votre droite, la majestueuse église Saint Côme / Saint Damien vous apparaîtra.

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La façade Sud imposante, massive, l'église est orientée Ouest / Est.

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Le mur de soutènement que vous apercevez au premier plan, a été construit il y a 130 ans, en 1884, il soutient et permet l'accès au parvis.

Belcaire eglise vue 10

Le petit parvis devant l'église, surplombant le quartier de l'Oum, accessible par la rue du Rival ou la rue de l'Église.

Belcaire église 116

La croix du parvis Sud de l'église.

Belcaire eglise 3

Le clocher crénelé de l'église vu de l'Est, rue de l'Église.

A Belcaire, à part des oratoires champêtres, existait une église ou chapelle à côté du cimetière actuel. C'est la raison de son éloignement par rapport au village que l'on connaît aujourd'hui. Une tradition évoquée par l'abbé Moulis dit que le village se trouvait près du cimetière. Cette église devait être dédiée à Saint-Michel, puisque plus tard, c'est sous ce vocable qu'on désigne le cimetière (voir les archives communales État civil de l'année 1676 et suivantes).

L'église massive, puissante comme un fortin, est soutenue par un mur d'assise cyclopéen. Accolé à l'église un imposant presbytère domine les vieux quartiers de l'Oum et de la Coume. Belcaire fut le village du bailli puis chef lieu de canton, en ce qui concerne l'aspect religieux, il est le siège d'un doyenné. La date initiale de construction de l'église au point culminant du village n'est point connue. L'abbé Maximin Louis Cantier propose, dans les annales paroissiales de Belcaire éditées en 1898, le XV ème siècle sans plus de précision pour l'affirmer. Mais on ne peut concevoir le premier château-fort " Le Casteillas" datant du XIII ème siècle construit à proximité, sans un lieu de culte. L'abbé Sabarthès dans son dictionnaire topographique du département de l'Aude, cite les archives vaticanes qui signalent, en 1347, une "Ecclesia de Bellicadro" traduction : une église de Belcaire.

A l'origine l'église qui date du XIII ème siècle possédait un clocher-mur de style roman avec deux cloches, la décision de le remplacer fut prise en 1875. Neuf années vont s'écouler.

C'est en 1884 que l'église de Belcaire aura son nouveau clocher tour crénelé, qui revêt un aspect très particulier pour une église qu'on lui connaît de nos jours. Belcaire eglise 4

Clocher crénelé datant de 1884 réalisé par l'architecte Charles Émile Saulnier, dont je vous dirai un mot plus loin.

Belcaire eglise 8   Belcaire eglise 6

Ce clocher a la particularité de par sa conception, de servir de porche abritant le portail de l'église et il est ouvert au Nord comme au Sud, permettant ainsi l'accès à l'entrée depuis la rue de l'Église. 

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Une ouverture sous le clocher permettait de sonner autrefois les cloches et de hisser celles-ci au sommet lors de leur installation.

Belcaire eglise 84

Sur le mur de l'église, un plot de nivellement général IGN est scellé, indiquant l'altitude exacte, donnée comme référence pour le village : 1030 mètres.

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L'intérieur de l'église de Belcaire après les travaux de rénovation de 1988-1989.

Tient, les lustres ne sont pas ceux que l'on voit sur la photo ancienne datant de 1905 (voir plus loin) que sont devenus les originaux ?

Belcaire église 100

Quand on pénètre dans l'église, l'œil est tout de suite attirée par le magnifique retable du chœur.

Belcaire eglise 127

Autre photo du chœur de l'église de Belcaire avec son magnifique retable.

Pénétrons à l'intérieur de l'église dont les saints patrons sont Saint Côme et Saint Damien.

Le chœur de l'église possède un magnifique retable baroque, triptyques en bois polychrome doré datant du XVII ème siècle c'est le seul retable du Pays de Sault qui ne soit pas plat, ses ailes avancent en oblique et les niches des statues sont un peu creuses. Les ailes sont ornées des saints patrons de la paroisse. A Belcaire, on peut voir sur ce retable, les médecins, chrétiens d'origine arabe du III ème siècle, Côme, à gauche tenant une fiole, qui guérit les malades par des remèdes et Damien à droite qui guérit les incurables par les miracles. Ces deux statues ont été léguées à la paroisse par Pierre Baille en 1674. Les retables sont en bois (tilleul ou châtaignier), non seulement pour le fond constitué de planches, mais aussi pour les éléments décoratifs surajoutés et les statues. Seul, le tableau central est peint sur toile avec ici la représentation du Christ en croix peint par Prache de Carcassonne. Le retable et son tabernacle ont dû être exécutés à Limoux, étant donné leurs similitudes avec le mobilier religieux des villages de Magrie, de Pieuse et des Sauzils près de la commune de Fa. Il y a une bizarrerie sur ce retable, des colonnes torses sont ornées de lierre qui est le symbole de la fidélité, or, en général on trouve ce genre de décor que dans les lieux où l'on ne cultive pas la vigne. Ces volutes latérales ont certainement été réalisées par l'atelier Parant-Melair de Carcassonne. Les petits anges qui surmontent l'ensemble datent du XIX ème siècle.

Dans le chœur de l'église on peut voir aussi quatre tableaux rappelant la vie et la mort de Saint Côme et Saint Damien. Ces toiles ont été peintes par Montrié en 1729.

L'autel au tabernacle doré, repose sur un pied de marbre de Caunes-Minervois.

Belcaire eglise 28

L'autel, au tabernacle doré repose sur un pied en marbre de Caunes Minervois, le retable en bois polychrome.

A gauche, le vitrail représente "la Communion de Jean" au cours de la Cène. Les deux toiles illustrent le martyre des saints patrons de l'église.

Belcaire église 108

A gauche du retable, la statue de Saint Damien, frères jumeaux d’origine arabe et issus d’une famille noble et chrétienne, Côme et Damien sont nés au III ème siècle à Egée en Asie Mineure actuelle. Fort habiles dans l’art médical, ils parcourent les villes et bourgades, guérissent les malades au nom du Christ. Ils exercent leur art gratuitement et deviennent ainsi les Anargyres, "ceux qui repoussent l’argent".

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La partie gauche du retable avec la statue de Saint Damien tenant dans sa main le pot de panacée.

Étant donné que ces deux saints étaient des frères jumeaux comment les différencier ?

Dans leur représentation chacun porte des instruments évoquant médecine et chirurgie : la spatule et la boîte d’onguents pour Saint Côme, le pot de panacée, remède universel contre tous les maux pour Saint Damien.

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La partie droite du retable avec la statue de Saint Côme, les vitraux de ce côté représentent Jésus pardonnant à Madeleine, avec en dessous, deux toiles illustrant là aussi le martyre des saints patrons de l'église Côme et Damien.

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Photo de gauche, le retable avec les deux saints patrons de part et d'autre de la toile peinte, Saint Côme est patron des chirurgiens, né en Arabie, il pratiquait la médecine à Aigéai en Cilicie, ainsi que son frère jumeau, Damien, lui, saint patron des pharmaciens. Ils souffrirent ensemble le martyre sous Dioclétien, en 303 ou 310. On les appelle "anargyres" parce qu'ils soignaient "sans accepter d'argent". On les fête le 26 septembre en Occident, le 1er novembre en Orient. Photo de droite, la toile peinte représentant le Christ en croix, tableau réalisé par Prache de Carcassonne. 

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A droite du retable, Saint Côme la spatule et la boîte d’onguents.

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Les splendides balustres en marbre de Caunes Minervois séparant la nef du chœur de l'église de Belcaire.

C'est au début du ministère du curé Charles Parasse qui exerça à Belcaire de 1730 à 1735, que furent exécutées les peintures des voûtes du chœur, en bleu avec étoiles d'or.

Le chœur de l'église est éclairé par deux vitraux représentant, à gauche, la Communion de Jean au cours de la Cène, et, à droite, Jésus pardonnant à Madeleine. Sous ces vitraux, il y a quatre toiles, deux de chaque côté, illustrent le martyre des saints patrons.

Le chœur est coiffé de l'arc triomphal et de six arêtes en ogive et fermé par une table de communion en marbre elle aussi de Caunes-Minervois datant de 1727 (coût 480 livres). Le maître autel en marbre date de 1753, ces deux éléments ont été commandés à Joseph Grimes, de Caunes Minervois.

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Chapelle du Sacré-Cœur, avec des plaques commémoratives en honneur aux morts des deux dernières guerres mondiales 1914-1918 et 1939-1945.

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Autre photo de la chapelle du Sacré-Cœur.

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Plaque commémorative de la guerre 1939-1945.

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Sur le mur Nord donc à gauche, la chapelle dédiée à Saint Joseph. Vous apercevez, à droite, la statue de Saint Roch.

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La statue de Saint Joseph.
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Des tableaux représentant les différentes stations du chemin de croix relatant les souffrances du Christ, ornent les murs de l'église.

Le chemin de croix a son origine dans la liturgie du vendredi saint des chrétiens de Jérusalem. Le nombre de stations a longtemps été variable, il est fixé à 14 depuis le XVII ème siècle.

A droite, la statue de Saint Roch.

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La chapelle dédiée, à Sainte Thérèse de Lisieux et à Sainte Germaine, avec un vitrail représentant un "intérieur de Nazareth". 
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Chapelle dédiée à la Vierge à l'Enfant et à Sainte-Anne, mère de Marie. Avec un vitrail représentant la "Dation ou donation, du Rosaire à Saint-Dominique.   

La nef est relativement simple, elle est couverte par une voûte sur croisées d'ogives. Sur le mur aveugle de gauche, on peut voir les statues de Saint Jean Baptiste de la Salle et de Saint Roch, sur ce même côté, s'ouvrent les chapelles du Sacré-Cœur et de Saint Joseph. Le mur de droite, comporte également deux chapelles, l'une des chapelles, éclairée par un vitrail représentant un intérieur de Nazareth, abrite des statues de Sainte Thérèse de Lisieux et de Sainte Germaine. La seconde chapelle à droite, est dédiée à la Vierge et l'Enfant et à Sainte Anne, mère de Marie, avec un vitrail représentant la Dation ou Donation, du Rosaire à Saint Dominique. Au dessus des chapelles d'autres vitraux représentent, le sacre de Charles VII et le martyre de Sainte Jeanne d'Arc d'une part, et Jeanne entendant des voix, d'autre part.

Quatre statues ornent aussi ce mur de droite, Saint Antoine de Padoue, Saint Médard, Sainte Jeanne d'Arc et Notre-Dame de Lourdes.

L'église comporte encore des fonds baptismaux, ainsi qu'une chaire de bois dont l'escalier s'insère dans l'élément bâti. Au fond de la nef, il y a une tribune avec quelques bans.

A l'entrée de la nef, trône un beau bénitier en marbre de Caunes-Minervois datant de 1688 acheté par le curé de l'époque à Carcassonne. 

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A gauche, photo de la porte d'entrée du l'église. A droite, le bénitier en marbre de Caunes Minervois datant de 1688. 

Saint Eutrope et la vierge en bois polychrome datant XVI ème siècle, sont aussi à admirer !

Entre 1824 et 1857,  fut menée une restauration intérieure de l'église. La nef, crépie simplement au mortier, fut recouverte de plâtre, y compris le plafond qui montrait ses boiseries. A cette époque, il y avait quatre chapelles intérieures, vouées à la Sainte-Vierge, à Saint Roch, à Saint Blaise et à Saint Michel. La chapelle saint Blaise fut fermée pour laisser place au confessionnal et à la chaire, les autres furent exhaussées et celle de Saint Michel remplacée par Saint Joseph.

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Une vue de la nef avec au fond la tribune.

La nef est assez simple, couverte par une voûte sur croisées d'ogives.

A gauche, quatre statues ornent le mur, Saint Antoine de Padoue, Saint Médard, Sainte Jeanne d'Arc et Notre Dame de Lourdes.

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Sur cette photo on aperçoit un peu mieux cette tribune, balcon au dessus de la porte d'entrée principale de l'église. A droite, on peut apercevoir la statue de Saint Jean Baptiste de la Salle.

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Seuls quelques bans meublent ce balcon, et à droite au centre, une porte permet l'accès au clocher.

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Une vue d'ensemble sur la nef, prise de la tribune de l'église.

Belcaire église 114Autre photo de la nef et du chœur, prise du balcon de l'église.

Les façades de l'église ont été remaniées en 1681 et en 1936.

La reconstruction de la toiture du chœur et de la tribune a été inaugurée le 23 août 1936.

En 1988 et 1989, l'antique plancher de la nef fut remplacé par du carrelage, réfection des peintures et crépis intérieurs, étanchéité de la toiture, restauration des vitraux.

La plus vieille des cloches date de 1500 et porte les armoiries royales, trois fleurs de lys, ce bourdon mesure 1,10 m de haut et 1,10 m de diamètre à sa base.

En 1884, une cloche neuve fut achetée à monsieur Amans Levêque fondeur à Toulouse.

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A gauche, en entrant dans l'église, une petite pièce renfermant les bannières utilisées lors des processions.

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A gauche, deux bannières, l'une représente la Vierge et l'Enfant dont on voit le détail sur la photo de gauche.  

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A gauche, le détail de la broderie représentant la Vierge et l'Enfant sur l'une des bannières.  

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A gauche, détails de la bannière des Saints Patrons de la paroisse. A droite, détails de la bannière de Sainte Marie. Toutes ces bannières étaient utilisées durant les processions.  

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A gauche, la bannière de la société de Secours Mutuels qui aux XIX ème et XX ème siècles pris le relais de la Confrérie des Dames de la Charité, évoquée dans le texte.

A droite, la chaire surplombant l'ancien confessionnal, celui a été vitré, afin de mettre en sécurité les objets de culte de l'église. 

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Avant ce confessionnal, vers 1840, il y avait à cet emplacement une chapelle dédiée à Saint Blaise.

La nouvelle chaire a été construite aussi vers cette période.

Cet ancien confessionnal, a été réaménagé, servant aujourd'hui de vitrine où sont exposés les objets de culte et statues religieuses fragiles.

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Statues se trouvant dans la vitrine de l'ancien confessionnal.

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A gauche, statue de la Vierge du Calvaire en bois polychrome du XVI ème siècle et objets du culte à droite, se trouvant dans la vitrine de l'ancien confessionnal, comme cet ostensoir en argent du XVII ème siècle. 

A Belcaire il y avait un Conseil de Fabrique.

Institués officiellement en 1311, mais existant déjà dès le début du XII ème siècle en Languedoc, les Conseils de Fabrique  étaient chargés d'administrer les biens de la paroisse. Ils étaient à l'origine composés des seuls membres du clergé. Par la suite, des laïcs y furent adjoints, élus par les paroissiens et constituant le bureau de marguilliers. Les Conseils de fabrique furent supprimés par la loi du 9 décembre 1905, instituant la séparation des Églises et de l'État.

Qu'est-ce qu'un marguillier ?

Un marguillier membre du Conseil de Fabrique est un laïc, chargé de la construction et de l'entretien de l'église, de l'administration des biens de la paroisse comme les terres, locations de terres, écoles, rentes et impôts. Il doit veiller à l'entretien des locaux, tenir le registre de la paroisse et de préparer les affaires qui doivent être portées au Conseil. Les membres de ce Conseil sont au nombre de trois : un président, un trésorier, un secrétaire.

L'élection des marguilliers s'effectue dans l'église à l'issue des vêpres, toute la paroisse y est rassemblée selon la coutume.

Chaque année, le Conseil de Fabrique procédait à l'élection de deux d'entre eux. Le plus ancien était sortant et ne pouvait se représenter, mais il y a des dérogations à cette règle.

En effet, les membres du Conseil de Fabrique, doivent savoir compter et écrire en français, ce qui n'était pas courant au XVII ème siècle, c'est pour cette raison qu'ils appartiennent nécessairement à l'élite de la communauté, les mêmes personnes se retrouvant, selon les années, membres du Conseil de Fabrique ou consuls.

Parmi les marguilliers, les noms les plus souvent cités sont bien connus à Belcaire aujourd'hui encore : Bayle, Pélofy, Sarda, Fourié, Médus, Pugens, Verniole, Martre, tient je ne vois pas Vergé … Les revenus de la Fabrique provenaient, c'est ce qui est le plus connu, des quêtes et offrandes. Au XVII ème et au XVIII ème siècle, les budgets connus sont stables et raisonnables, ils s'élèvent à quelques centaines de livres.

A la Révolution, le décret du 2 novembre 1789, met les biens ecclésiastiques à la disposition de la Nation. Mais par dérogation, les Conseils de Fabriques demeurent administrées comme antérieurement. Le décret du 30 décembre 1809 organise le fonctionnement des Fabriques dans chaque paroisse. Elles deviennent alors des établissements publics du culte, et ce jusqu'en 1905. Le Conseil de Fabrique comprend alors le curé, le maire et cinq à neuf membres élus.

Les Conseils de Fabriques sont à nouveau supprimés par la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905. Les revenus et biens des paroisses, pour ce qui concerne exclusivement l'exercice du culte, y sont prévus et administrés par des associations cultuelles. L'Église catholique refusera de créer les associations cultuelles telles que prévues dans la loi de 1905. Il faudra attendre 1924 et l'accord sur les associations diocésaines pour débloquer la situation.

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Pierre Ourtal "le Suisse" en habits d'apparat pour les grandes occasions il guidait avec majesté les processions. Mais il était aussi doté de pouvoirs de police et il était le garde champêtre de Belcaire.

Il fut garde champêtre jusqu’en 1965. Jean FERRAT lui succéda pour les annonces. Il effectuait les annonces avec un tambour, certainement conservé à la mairie de Belcaire.

Les pouvoirs de police ont été édictés par le Conseil de Fabriques en 1859.

Simon Toustou mon ami expatrié au Canada qui a visionné ce reportage, m'informe : "Les annonces se faisaient avec un clairon et le tambour, c'était Mr. Poux le
grand père de Jacques Poux, qui, avec le tambour annonçait tout ce qui
concernait les affaires municipales et Pierre Ourtal les marchands qui venaient
vendre a la Coume".

Il faut savoir qu'à Belcaire il y eut une Confrérie des Dames de la charité. Le 30 juin 1645, après avoir passé un mois d'inspection en Pays de Sault, l'évêque d'Alet, Nicolas Pavillon, fonda la Confrérie des Dames de la Charité, sur le modèle institué par son maître et ami Vincent de Paul. Cette confrérie qui devait assistance aux pauvres était composée de seize femmes, lesquels élisent pour deux ans, leur prieure ou supérieure, leur trésorière et leur garde-meubles. La confrérie recevait des dons et legs importants. Son existence dura 147 années, mais la tourmente révolutionnaire passa par là et elle prit fin vers octobre 1792.

On note aussi dans les archives, qu'il eut deux miracles dans l'église de Belcaire, l'un c'est produit le samedi Saint de l'année 1704 et le second se produisit le même jour cinq années plus tard, le 30 mars 1709 exactement. Honorée Keisse qui était paralysée de la jambe droite suite à un accident, lava sa jambe avec l'eau des fonds baptismaux préalablement bénie, et se retrouva soudainement guérie. Un acte fut dressé et paraphé par les époux et les prêtres du lieu, le curé Bousquet et son vicaire Cazal.

Honorée Keisse n'était pas une enracinée mais simplement l'épouse du docteur O'Galvan, ils étaient venus en Pays de Sault pour fuir les persécutions dont les catholiques étaient victimes en Irlande au début du XVIII ème siècle. Ce médecin avait une très bonne réputation puisqu'il soignait gratuitement les malades dont s'occupait le Confrérie des Dames de la Charité.

Il y eut un enseignement religieux à Belcaire dés le XVII ème siècle, on y trouve le plus souvent des régents, des instituteurs qui sont des clercs, entre 1660 et 1789 il y en a eu plus de cinquante qui ont exercé dans le village. J'ai déjà eu l'occasion de diffuser dans ces pages des photos datant de 1898 de cette école religieuse. Elle ferma ses portes en 1905.

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A gauche, le clocher crénelé de l'église de Belcaire. A droite, l'escalier montant au sommet de ce clocher, où Henri va nous y emmener. 

Un petit mot sur Charles Émile Saulnier né à Paris en 1828 – décédé en 1900. Saulnier était un architecte qui construisit le clocher si caractéristique de l'église de Belcaire en 1884. Il a construit les églises de Preixan, Peyrens, Luc-sur-Orbieu, Belcaire (clocher), Chalabre ; les écoles-mairies de Lézignan, Alzonne, Cupservies, Roquefère. Il a poursuivi la construction du palais de justice de Carcassonne et la sous-préfecture de Castelnaudary. Belcaire eglise 41

Le dernier palier pour accéder au sommet du clocher, c'est assez périlleux, il faut emprunter cette l'échelle très abrupte.

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Voici les installations sous la plate-forme supérieure du clocher, les structures en bois massif (moutons) supportant les cloches de plusieurs tonnes.

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Les deux énormes cloches de Belcaire. On aperçoit le battant tout rouillé car aujourd'hui le glas est automatisé par un marteau de tintement périphérique.

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Cette cloche est millésimée 1500, elle porte les armoiries royales.

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Zoom sur les armoiries royales de la cloche ci-dessus.

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Les anses originales d'une des cloches avec des têtes d'hommes, fixées aux ferrures sous le mouton en bois massif.

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La cloche datant de 1880 achetée à Amans Levêque de Toulouse avec ses magnifiques décors et inscriptions.

Ces inscriptions, mentionnent les noms du curé, du parrain, de la marraine et du fondeur.

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Détails des ferrures et anses simples de la cloche datant de 1880.

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L'automatisme est passé par là, ce n'est plus le bedeau qui sonne les cloches, mais le marteau de tintement électrique.

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Détails du décor de la cloche datant de 1880.

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Inscriptions latines " Requiescant in pace in memoriam Leaniae Caussou et Joannis Baptistae Martre Me Maria Zepherino Leentina Martre Ecclesiam Belcaire libenter donaverunt …",

Parrains : Marie, Zéphirin Martre. Marraine : Léontine Caussou. Curé : Pennavayre. Le maire : Pugens.

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La signature du fondeur de cette cloche, Levêque Amans, et non pas Armand comme on peut le lire sur certains documents

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Levêque Amans était effectivement fondeur à Toulouse.

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Henri nous propose quelques photos prisent de la plateforme sommitale du clocher, c'est un privilège car l'accès n'est pas autorisé à tout le monde. Ici on aperçoit le Roc du Cachémy, c'est à ce rocher qu'était adossé le château féodal primitif de Belcaire. Des vestiges de murailles restent visibles, un reportage a été réalisé sur ce château, je vous donnerai l'adresse web à la fin.

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En haut de clocher, sur la plateforme l'architecte a fait graver la date de l'inauguration de sa construction.

A l'époque le curé était Antoine Pennavayre et le maire de Belcaire Pugens.

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Le Roc du Cachémy ou lieu dit "le Casteillas", la croix en fer forgé situé au point culminant de Belcaire, juste au-dessus de l'église date, si je ne me trompe pas, de 1814.

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Une vue en direction de l'Est, s'étend sous vos yeux le village de Belcaire avec le pic des Sarrassis dans le lointain.

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En contrebas, le quartier de la Coume et de l'Oum à Belcaire.

Belcaire eglise vue 14

Le quartier de l'Oum, (il ne faut pas que je me trompe, sinon je vais encore en entendre !).

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Autre photo de Belcaire prise vers l'Est.

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Panorama vers l'Ouest en direction d'Ax-les-Thermes.

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Autre photo vers l'Ouest, lotissement Séguélares en contrebas.

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Prise du vue vers l'Ouest, lotissement Séguélares en contrebas.

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Prise du vue vers l'Ouest, lotissement Séguélares et rue du Rival en contrebas.
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Prise du vue vers le Nord/Ouest, les quartiers du Rival et Ferrières.

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Prise du vue vers le Nord/Ouest, les quartiers du Rival et Ferrières, c'est un endroit qui me rappelle de bons souvenirs.

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Prise du vue vers l'Est, rue de l'Église en contrebas, on aperçoit le château de Belcaire avec sa tour ronde au toit pointu. Au fond, le pic des Sarrassis et le Picou.

Belcaire eglise une vue sur le picou

Prise du vue vers l'Est, rue de l'Église en contrebas, on aperçoit le château de Belcaire avec sa tour ronde au toit pointu. Au fond, le pic des Sarrassis et le Picou.

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Prise de vue vers le Nord/Ouest, le rue du Rival en contrebas, au fond au aperçoit les chalets du Lac de Belcaire.

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Il faut penser à redescendre, prudence !

Juste en contrebas de l'église, on a découvert une grotte sépulcrale : la grotte de Gardouch. Elle abritait des restes humains d'une quarantaine d'individus qui auraient vécu dans la région il y a environ 3800 à 4000 ans. Vous pouvez visionner le reportage que j'ai réalisé à son sujet ICI.

D'autres reportages tout aussi intéressants, concernant "L'histoire de Belcaire" c'est ICI, et "L'histoire des châteaux de Belcaire", c'est ICI.

 

Bibliographie : "Le Pays de Sault" 1958 par Pierre Moulis ; "Le patrimoine religieux" ACCES 2002.

Voici quelques photos anciennes de l'église de Belcaire :

Belcaire photo ancienne 05 vue panoramique en 1940

Belcaire, photo colorisée des années 1940

Belcaire photo ancienne 06 choeur de l'église en 1905

Belcaire, le choeur de l'église en 1905 avec ses magnifiques lustres en cristal.

Belcaire photo ancienne 03 en 1950

Belcaire, l'église en 1950

Belcaire photo ancienne 01 en 1910  Belcaire photo ancienne 02 en 1950

Photo de gauche, Belcaire l'église et l'école en bas en 1905. Photo de droite, l'église en 1950.

Belcaire photo ancienne 07 nef de l'église en 1950

Belcaire, la nef et le choeur de l'église en 1950

Belcaire photo ancienne 08 choeur de l'église en 1975

Belcaire, le choeur de l'église en 1975

Belcaire photo ancienne 04 en 1905

Superbe photo de Belcaire en 1905 prise par Lacroix

Ce n'est pas facile de faire évoluer les choses de façon positive pour promouvoir une région, même pour cela il y a des opposants. Heureusement qu'il y a le soutien des lectrices et lecteurs fidèles au site.

Merci Henri, cela fait un bien fou d'avoir un ami qui collabore efficacement à certains de mes reportages, grâce à ses photos. Cela change de tous ces aigris, grincheux qui ne connaissent que la critique facile et qui ne pensent qu'à nuire sous des prétextes futiles. Dans un esprit courtois et constructif, vous pouvez toujours m'adresser vos remarques et vos infos complémentaires, pour faire évoluer ce reportage intéressant.

 

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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