Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : www.belcaire-pyrenees.com
  •  www.belcaire-pyrenees.com
  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
  • Contact

ANNONCES-MESSAGES-ACTUALITÉS

Ils veulent vous informer !

Pour découvrir les annonces

  cliquez sur la photo

Photo pour les annonces 02

Faites Une Recherche Sur Ce Site

LIENS UTILES

En cliquant sur l'une des images ci-dessous :

1 - vous pouvez écouter Radio Montaillou en direct

 

logo 01cliquez sur le logo RADIO MONTAILLOU ci-dessus pour écouter la Radio en direct
(en cliquant sur leur site en haut à droite)
pendant que vous consultez les pages du site
 

 

 

Pour suivre la progession et connaître la position des ours dans les Pyrénées
téléphonez au 05.62.00.81.10
 
Vous pouvez m'écrire
CLIQUEZ SUR LE PETIT CHIEN ROMÉO POUR ME CONTACTER
 
 
LIVRE D'OR
cliquez sur la photo pour déposées vos marques de sympathie et pour les visionner

Gîtes dans une ancienne école place du village de Comus, village situé
sur le tracé de l'emblématique Sentier Cathare et à proximité des gorges de la Frau et de Montségur
 
Locations gîtes et chambres d'hôtes à Ignaux dans les montagnes des Pyrénées
en Haute-Ariège près d'Ax-les-Thermes
 
Hôtel Restaurant Bayle ** à Belcaire

 

Sites d'Ami(e)s

Les Amis du Sabarthez de Pierre Cortinas

 

Pour le développement du tourisme au Pays de Sault :

     l'Association le Grand Sault

 

on y trouve des renseignements intéressants sur ce site :

     Chambre d'Agriculture de l'Aude

 

Logo réduit office du tourisme du pays de sault

Office du Tourisme du Pays de Sault

Chemin départemental 613

11340 ROQUEFEUIL

Tél : 04.68.20.75.89

 

Retour à la page d'accueil

LES LIVRES CONSEILLÉS

Nouvelle Rubrique pour découvrir

des livres intéressants

cliquez sur la photo

livres conseillés

MESSAGE

30 août 2014
bandeau les villages du Pays de SaultBelcaire eglise titre

Tout d'abord je voudrais remercier mon ami Henri Toustou pour ses prises de vue et un grand merci à tous ces néo-villageois comme certains les appels, qui participent et qui se démènent pour faire vivre leur village bien qu'ils ne soient pas des enracinés. Certains n'ont pas compris qu'un village appartient à une communauté, elle est bien terminée l'époque des seigneurs et les règles de civilité ne sont pas exclusives. Je fais allusion ici, à des "querelles de clocher", et ils sont bien dommageables ces règlements de compte au sein de petits villages comme Belcaire qui ont tout intérêt à rester unis. Je ferme cette parenthèse et passons à des choses beaucoup plus passionnantes, avec ce reportage qui met en avant un patrimoine architectural remarquable des villages de l'Aude. Je vous propose de découvrir l'église de Belcaire comme jamais elle n'a été présentée, avec les nombreuses photos d'Henri. Je vous souhaite une bonne découverte avec plus de 100 photos inédites composant cet article ...

 

logo label Pays Cathare 02

 

Belcaire carte 01

Belcaire se situe à 26 km d'Ax-les-Thermes, 29 km de Quillan, 27 km de Lavelanet, 54 km de Foix, 81 km de Carcassonne, 139 km de Toulouse et 142 km de Narbonne.

Belcaire carte 02

Le pays de Sault, composé de dix sept villages, a connu un cruel exode rural par le passé, beaucoup plus que dans d'autres régions françaises, c'est du fait d'une part de son enclavement, de l'éloignement important des grandes villes et de la densité de sa population, relativement faible.

Actuellement, même si certains mettent des bâtons dans les roues pour freiner ce dynamisme, le pays de Sault revit. Avec ses atouts naturels préservés au sein d'une zone de montagne authentique : le bois, partout présent en pays de Sault, ressource naturelle et renouvelable par excellence, pas suffisamment valorisé par le passé, est aujourd'hui en pleine mutation ; enfin son élevage au sein d'une agriculture naturellement tournée vers la qualité et l'authenticité caractérisent le pays de Sault.

Cette région où tout a été préservé peut être fière et doit tout mettre en œuvre pour en tirer profit avec réalisme. C'est l'installation de personnes motivées et de jeunes reprenant l'activité de leurs parents, tous passionnés et désireux profondément de faire vivre ce pays, qui sont les meilleurs atouts de ce territoire.

Toutes ces énergies convergent vers une qualité de vie qui se savoure sans modération en pays de Sault.

Belcaire eglise 121

Belcaire son point culminant, à gauche le Casteillas avec sa croix de fer, vestiges du premier château, et l'église à droite avec son clocher si particulier.

En arrière plan, au fond à droite on aperçoit le pic des Sarrassis.

Belcaire carte 03

Belcaire, capitale du Pays de Sault, est proche de Camurac l'unique station de ski de l'Aude.

Le sentier cathare sinuant au travers du plateau de Sault, passe à proximité du village de Belcaire et poursuit son chemin jusqu'au village de Comus, puis les gorges de la Frau pour arriver à Montségur.

Les gorges du Rébenty sont à sillonner aussi.

Belcaire carte 04

Plan de situation du village de Belcaire, garez-vous  le long de la D613 ou autour du foirail à l'entrée Est du village et parcourez les ruelles à pied jusqu'à l'église.

Belcaire eglise 2

L'église de Belcaire dominant le village vue de la rue Gardouch. Dans le prolongement, à gauche du clocher on aperçoit l'imposant presbytère.

La paroisse de Belcaire dépendait de l'évêché d'Alet de 1318 jusqu'au début du XIX ème siècle. Les paroissiens payaient la dime à l'abbé du village de Joucou, puis au chapitre de Saint Paul de Fenouillet, lequel en laissait les 2/3 au prêtre desservant. A partir de 1802, la paroisse de Belcaire passa sous la coupe du diocèse de Carcassonne.

L'histoire de la paroisse de Belcaire n'est bien connue qu'à partir de 1660.

L'abbé Pierre Moulis (1872-1948) a écrit un ouvrage intéressant qui s'intitule "Le Pays de Sault" édité en 1958, c'était peut-être prémonitoire pour l'amour que je porte à cette région, car ce livre je l'avais acheté en 1972 lors de mes premières vacances à Belcaire et je le possède toujours.

Dans cet ouvrage l'abbé qui a effectué des recherches, indique que le premier curé de Belcaire dont le nom soit conservé, est Jean François de Nègre qui resta dans cette paroisse de 1639 à 1671. Il appartenait à la famille des baillis de Sault. Son successeur fut Jean-Pierre Boyer de 1671 à 1700. En 1676, il fit l'acquisition des maisons voisines du presbytère qui se trouve dans le prolongement de l'église, et le fit agrandir et reconstituer. En 1688 il acheta à Carcassonne le bénitier de l'église en marbre de Caunes-Minervois.

Se succéderont ainsi les curés comme Jacques Bousquet de 1700 à 1730, Charles Parrasse de 1730 à 1732, Hilaire Magdalon de 1732 à 1756, Benoît Nègre de 1756 à 1778, Joseph Borrel de 1778 à 1782, Gabriel Blanchard de 1782 à 1810, au moment de la Révolution il disparut avec son évêque en Espagne, en 1802 il revint prendre sa place.

Belcaire eglise 123

En passant place de la mairie et en empruntant la rue Gardouch, sur votre droite, la majestueuse église Saint Côme / Saint Damien vous apparaîtra.

Belcaire eglise 122

La façade Sud imposante, massive, l'église est orientée Ouest / Est.

Belcaire eglise 126

Le mur de soutènement que vous apercevez au premier plan, a été construit il y a 130 ans, en 1884, il soutient et permet l'accès au parvis.

Belcaire eglise vue 10

Le petit parvis devant l'église, surplombant le quartier de l'Oum, accessible par la rue du Rival ou la rue de l'Église.

Belcaire église 116

La croix du parvis Sud de l'église.

Belcaire eglise 3

Le clocher crénelé de l'église vu de l'Est, rue de l'Église.

A Belcaire, à part des oratoires champêtres, existait une église ou chapelle à côté du cimetière actuel. C'est la raison de son éloignement par rapport au village que l'on connaît aujourd'hui. Une tradition évoquée par l'abbé Moulis dit que le village se trouvait près du cimetière. Cette église devait être dédiée à Saint-Michel, puisque plus tard, c'est sous ce vocable qu'on désigne le cimetière (voir les archives communales État civil de l'année 1676 et suivantes).

L'église massive, puissante comme un fortin, est soutenue par un mur d'assise cyclopéen. Accolé à l'église un imposant presbytère domine les vieux quartiers de l'Oum et de la Coume. Belcaire fut le village du bailli puis chef lieu de canton, en ce qui concerne l'aspect religieux, il est le siège d'un doyenné. La date initiale de construction de l'église au point culminant du village n'est point connue. L'abbé Maximin Louis Cantier propose, dans les annales paroissiales de Belcaire éditées en 1898, le XV ème siècle sans plus de précision pour l'affirmer. Mais on ne peut concevoir le premier château-fort " Le Casteillas" datant du XIII ème siècle construit à proximité, sans un lieu de culte. L'abbé Sabarthès dans son dictionnaire topographique du département de l'Aude, cite les archives vaticanes qui signalent, en 1347, une "Ecclesia de Bellicadro" traduction : une église de Belcaire.

A l'origine l'église qui date du XIII ème siècle possédait un clocher-mur de style roman avec deux cloches, la décision de le remplacer fut prise en 1875. Neuf années vont s'écouler.

C'est en 1884 que l'église de Belcaire aura son nouveau clocher tour crénelé, qui revêt un aspect très particulier pour une église qu'on lui connaît de nos jours. Belcaire eglise 4

Clocher crénelé datant de 1884 réalisé par l'architecte Charles Émile Saulnier, dont je vous dirai un mot plus loin.

Belcaire eglise 8   Belcaire eglise 6

Ce clocher a la particularité de par sa conception, de servir de porche abritant le portail de l'église et il est ouvert au Nord comme au Sud, permettant ainsi l'accès à l'entrée depuis la rue de l'Église. 

Belcaire eglise 5

Une ouverture sous le clocher permettait de sonner autrefois les cloches et de hisser celles-ci au sommet lors de leur installation.

Belcaire eglise 84

Sur le mur de l'église, un plot de nivellement général IGN est scellé, indiquant l'altitude exacte, donnée comme référence pour le village : 1030 mètres.

Belcaire eglise 9

L'intérieur de l'église de Belcaire après les travaux de rénovation de 1988-1989.

Tient, les lustres ne sont pas ceux que l'on voit sur la photo ancienne datant de 1905 (voir plus loin) que sont devenus les originaux ?

Belcaire église 100

Quand on pénètre dans l'église, l'œil est tout de suite attirée par le magnifique retable du chœur.

Belcaire eglise 127

Autre photo du chœur de l'église de Belcaire avec son magnifique retable.

Pénétrons à l'intérieur de l'église dont les saints patrons sont Saint Côme et Saint Damien.

Le chœur de l'église possède un magnifique retable baroque, triptyques en bois polychrome doré datant du XVII ème siècle c'est le seul retable du Pays de Sault qui ne soit pas plat, ses ailes avancent en oblique et les niches des statues sont un peu creuses. Les ailes sont ornées des saints patrons de la paroisse. A Belcaire, on peut voir sur ce retable, les médecins, chrétiens d'origine arabe du III ème siècle, Côme, à gauche tenant une fiole, qui guérit les malades par des remèdes et Damien à droite qui guérit les incurables par les miracles. Ces deux statues ont été léguées à la paroisse par Pierre Baille en 1674. Les retables sont en bois (tilleul ou châtaignier), non seulement pour le fond constitué de planches, mais aussi pour les éléments décoratifs surajoutés et les statues. Seul, le tableau central est peint sur toile avec ici la représentation du Christ en croix peint par Prache de Carcassonne. Le retable et son tabernacle ont dû être exécutés à Limoux, étant donné leurs similitudes avec le mobilier religieux des villages de Magrie, de Pieuse et des Sauzils près de la commune de Fa. Il y a une bizarrerie sur ce retable, des colonnes torses sont ornées de lierre qui est le symbole de la fidélité, or, en général on trouve ce genre de décor que dans les lieux où l'on ne cultive pas la vigne. Ces volutes latérales ont certainement été réalisées par l'atelier Parant-Melair de Carcassonne. Les petits anges qui surmontent l'ensemble datent du XIX ème siècle.

Dans le chœur de l'église on peut voir aussi quatre tableaux rappelant la vie et la mort de Saint Côme et Saint Damien. Ces toiles ont été peintes par Montrié en 1729.

L'autel au tabernacle doré, repose sur un pied de marbre de Caunes-Minervois.

Belcaire eglise 28

L'autel, au tabernacle doré repose sur un pied en marbre de Caunes Minervois, le retable en bois polychrome.

A gauche, le vitrail représente "la Communion de Jean" au cours de la Cène. Les deux toiles illustrent le martyre des saints patrons de l'église.

Belcaire église 108

A gauche du retable, la statue de Saint Damien, frères jumeaux d’origine arabe et issus d’une famille noble et chrétienne, Côme et Damien sont nés au III ème siècle à Egée en Asie Mineure actuelle. Fort habiles dans l’art médical, ils parcourent les villes et bourgades, guérissent les malades au nom du Christ. Ils exercent leur art gratuitement et deviennent ainsi les Anargyres, "ceux qui repoussent l’argent".

Belcaire église 107

La partie gauche du retable avec la statue de Saint Damien tenant dans sa main le pot de panacée.

Étant donné que ces deux saints étaient des frères jumeaux comment les différencier ?

Dans leur représentation chacun porte des instruments évoquant médecine et chirurgie : la spatule et la boîte d’onguents pour Saint Côme, le pot de panacée, remède universel contre tous les maux pour Saint Damien.

Belcaire eglise 31

La partie droite du retable avec la statue de Saint Côme, les vitraux de ce côté représentent Jésus pardonnant à Madeleine, avec en dessous, deux toiles illustrant là aussi le martyre des saints patrons de l'église Côme et Damien.

Belcaire eglise 30   Belcaire église 109

Photo de gauche, le retable avec les deux saints patrons de part et d'autre de la toile peinte, Saint Côme est patron des chirurgiens, né en Arabie, il pratiquait la médecine à Aigéai en Cilicie, ainsi que son frère jumeau, Damien, lui, saint patron des pharmaciens. Ils souffrirent ensemble le martyre sous Dioclétien, en 303 ou 310. On les appelle "anargyres" parce qu'ils soignaient "sans accepter d'argent". On les fête le 26 septembre en Occident, le 1er novembre en Orient. Photo de droite, la toile peinte représentant le Christ en croix, tableau réalisé par Prache de Carcassonne. 

Belcaire église 110

A droite du retable, Saint Côme la spatule et la boîte d’onguents.

Belcaire eglise 29

Les splendides balustres en marbre de Caunes Minervois séparant la nef du chœur de l'église de Belcaire.

C'est au début du ministère du curé Charles Parasse qui exerça à Belcaire de 1730 à 1735, que furent exécutées les peintures des voûtes du chœur, en bleu avec étoiles d'or.

Le chœur de l'église est éclairé par deux vitraux représentant, à gauche, la Communion de Jean au cours de la Cène, et, à droite, Jésus pardonnant à Madeleine. Sous ces vitraux, il y a quatre toiles, deux de chaque côté, illustrent le martyre des saints patrons.

Le chœur est coiffé de l'arc triomphal et de six arêtes en ogive et fermé par une table de communion en marbre elle aussi de Caunes-Minervois datant de 1727 (coût 480 livres). Le maître autel en marbre date de 1753, ces deux éléments ont été commandés à Joseph Grimes, de Caunes Minervois.

Belcaire eglise 17

Chapelle du Sacré-Cœur, avec des plaques commémoratives en honneur aux morts des deux dernières guerres mondiales 1914-1918 et 1939-1945.

Belcaire église 102

Autre photo de la chapelle du Sacré-Cœur.

Belcaire eglise 24

Plaque commémorative de la guerre 1939-1945.

Belcaire eglise 27

Sur le mur Nord donc à gauche, la chapelle dédiée à Saint Joseph. Vous apercevez, à droite, la statue de Saint Roch.

Belcaire église 105
La statue de Saint Joseph.
Belcaire église 106

Des tableaux représentant les différentes stations du chemin de croix relatant les souffrances du Christ, ornent les murs de l'église.

Le chemin de croix a son origine dans la liturgie du vendredi saint des chrétiens de Jérusalem. Le nombre de stations a longtemps été variable, il est fixé à 14 depuis le XVII ème siècle.

A droite, la statue de Saint Roch.

Belcaire eglise 25   Belcaire église 103
La chapelle dédiée, à Sainte Thérèse de Lisieux et à Sainte Germaine, avec un vitrail représentant un "intérieur de Nazareth". 
Belcaire eglise 26   Belcaire église 104 
Chapelle dédiée à la Vierge à l'Enfant et à Sainte-Anne, mère de Marie. Avec un vitrail représentant la "Dation ou donation, du Rosaire à Saint-Dominique.   

La nef est relativement simple, elle est couverte par une voûte sur croisées d'ogives. Sur le mur aveugle de gauche, on peut voir les statues de Saint Jean Baptiste de la Salle et de Saint Roch, sur ce même côté, s'ouvrent les chapelles du Sacré-Cœur et de Saint Joseph. Le mur de droite, comporte également deux chapelles, l'une des chapelles, éclairée par un vitrail représentant un intérieur de Nazareth, abrite des statues de Sainte Thérèse de Lisieux et de Sainte Germaine. La seconde chapelle à droite, est dédiée à la Vierge et l'Enfant et à Sainte Anne, mère de Marie, avec un vitrail représentant la Dation ou Donation, du Rosaire à Saint Dominique. Au dessus des chapelles d'autres vitraux représentent, le sacre de Charles VII et le martyre de Sainte Jeanne d'Arc d'une part, et Jeanne entendant des voix, d'autre part.

Quatre statues ornent aussi ce mur de droite, Saint Antoine de Padoue, Saint Médard, Sainte Jeanne d'Arc et Notre-Dame de Lourdes.

L'église comporte encore des fonds baptismaux, ainsi qu'une chaire de bois dont l'escalier s'insère dans l'élément bâti. Au fond de la nef, il y a une tribune avec quelques bans.

A l'entrée de la nef, trône un beau bénitier en marbre de Caunes-Minervois datant de 1688 acheté par le curé de l'époque à Carcassonne. 

Belcaire eglise 7   Belcaire eglise 81

A gauche, photo de la porte d'entrée du l'église. A droite, le bénitier en marbre de Caunes Minervois datant de 1688. 

Saint Eutrope et la vierge en bois polychrome datant XVI ème siècle, sont aussi à admirer !

Entre 1824 et 1857,  fut menée une restauration intérieure de l'église. La nef, crépie simplement au mortier, fut recouverte de plâtre, y compris le plafond qui montrait ses boiseries. A cette époque, il y avait quatre chapelles intérieures, vouées à la Sainte-Vierge, à Saint Roch, à Saint Blaise et à Saint Michel. La chapelle saint Blaise fut fermée pour laisser place au confessionnal et à la chaire, les autres furent exhaussées et celle de Saint Michel remplacée par Saint Joseph.

Belcaire eglise 33

Une vue de la nef avec au fond la tribune.

La nef est assez simple, couverte par une voûte sur croisées d'ogives.

A gauche, quatre statues ornent le mur, Saint Antoine de Padoue, Saint Médard, Sainte Jeanne d'Arc et Notre Dame de Lourdes.

Belcaire église 112

Sur cette photo on aperçoit un peu mieux cette tribune, balcon au dessus de la porte d'entrée principale de l'église. A droite, on peut apercevoir la statue de Saint Jean Baptiste de la Salle.

Belcaire eglise 36

Seuls quelques bans meublent ce balcon, et à droite au centre, une porte permet l'accès au clocher.

Belcaire eglise 39

Une vue d'ensemble sur la nef, prise de la tribune de l'église.

Belcaire église 114Autre photo de la nef et du chœur, prise du balcon de l'église.

Les façades de l'église ont été remaniées en 1681 et en 1936.

La reconstruction de la toiture du chœur et de la tribune a été inaugurée le 23 août 1936.

En 1988 et 1989, l'antique plancher de la nef fut remplacé par du carrelage, réfection des peintures et crépis intérieurs, étanchéité de la toiture, restauration des vitraux.

La plus vieille des cloches date de 1500 et porte les armoiries royales, trois fleurs de lys, ce bourdon mesure 1,10 m de haut et 1,10 m de diamètre à sa base.

En 1884, une cloche neuve fut achetée à monsieur Amans Levêque fondeur à Toulouse.

 Belcaire eglise 10

A gauche, en entrant dans l'église, une petite pièce renfermant les bannières utilisées lors des processions.

Belcaire eglise 11  Belcaire eglise 15

A gauche, deux bannières, l'une représente la Vierge et l'Enfant dont on voit le détail sur la photo de gauche.  

Belcaire église 101   Belcaire eglise 12

A gauche, le détail de la broderie représentant la Vierge et l'Enfant sur l'une des bannières.  

Belcaire eglise 16   Belcaire eglise 14

A gauche, détails de la bannière des Saints Patrons de la paroisse. A droite, détails de la bannière de Sainte Marie. Toutes ces bannières étaient utilisées durant les processions.  

Belcaire eglise 13   Belcaire eglise 19

A gauche, la bannière de la société de Secours Mutuels qui aux XIX ème et XX ème siècles pris le relais de la Confrérie des Dames de la Charité, évoquée dans le texte.

A droite, la chaire surplombant l'ancien confessionnal, celui a été vitré, afin de mettre en sécurité les objets de culte de l'église. 

Belcaire eglise 18

Avant ce confessionnal, vers 1840, il y avait à cet emplacement une chapelle dédiée à Saint Blaise.

La nouvelle chaire a été construite aussi vers cette période.

Cet ancien confessionnal, a été réaménagé, servant aujourd'hui de vitrine où sont exposés les objets de culte et statues religieuses fragiles.

Belcaire eglise 20  Belcaire eglise 21

Statues se trouvant dans la vitrine de l'ancien confessionnal.

Belcaire eglise 22  Belcaire eglise 23

A gauche, statue de la Vierge du Calvaire en bois polychrome du XVI ème siècle et objets du culte à droite, se trouvant dans la vitrine de l'ancien confessionnal, comme cet ostensoir en argent du XVII ème siècle. 

A Belcaire il y avait un Conseil de Fabrique.

Institués officiellement en 1311, mais existant déjà dès le début du XII ème siècle en Languedoc, les Conseils de Fabrique  étaient chargés d'administrer les biens de la paroisse. Ils étaient à l'origine composés des seuls membres du clergé. Par la suite, des laïcs y furent adjoints, élus par les paroissiens et constituant le bureau de marguilliers. Les Conseils de fabrique furent supprimés par la loi du 9 décembre 1905, instituant la séparation des Églises et de l'État.

Qu'est-ce qu'un marguillier ?

Un marguillier membre du Conseil de Fabrique est un laïc, chargé de la construction et de l'entretien de l'église, de l'administration des biens de la paroisse comme les terres, locations de terres, écoles, rentes et impôts. Il doit veiller à l'entretien des locaux, tenir le registre de la paroisse et de préparer les affaires qui doivent être portées au Conseil. Les membres de ce Conseil sont au nombre de trois : un président, un trésorier, un secrétaire.

L'élection des marguilliers s'effectue dans l'église à l'issue des vêpres, toute la paroisse y est rassemblée selon la coutume.

Chaque année, le Conseil de Fabrique procédait à l'élection de deux d'entre eux. Le plus ancien était sortant et ne pouvait se représenter, mais il y a des dérogations à cette règle.

En effet, les membres du Conseil de Fabrique, doivent savoir compter et écrire en français, ce qui n'était pas courant au XVII ème siècle, c'est pour cette raison qu'ils appartiennent nécessairement à l'élite de la communauté, les mêmes personnes se retrouvant, selon les années, membres du Conseil de Fabrique ou consuls.

Parmi les marguilliers, les noms les plus souvent cités sont bien connus à Belcaire aujourd'hui encore : Bayle, Pélofy, Sarda, Fourié, Médus, Pugens, Verniole, Martre, tient je ne vois pas Vergé … Les revenus de la Fabrique provenaient, c'est ce qui est le plus connu, des quêtes et offrandes. Au XVII ème et au XVIII ème siècle, les budgets connus sont stables et raisonnables, ils s'élèvent à quelques centaines de livres.

A la Révolution, le décret du 2 novembre 1789, met les biens ecclésiastiques à la disposition de la Nation. Mais par dérogation, les Conseils de Fabriques demeurent administrées comme antérieurement. Le décret du 30 décembre 1809 organise le fonctionnement des Fabriques dans chaque paroisse. Elles deviennent alors des établissements publics du culte, et ce jusqu'en 1905. Le Conseil de Fabrique comprend alors le curé, le maire et cinq à neuf membres élus.

Les Conseils de Fabriques sont à nouveau supprimés par la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905. Les revenus et biens des paroisses, pour ce qui concerne exclusivement l'exercice du culte, y sont prévus et administrés par des associations cultuelles. L'Église catholique refusera de créer les associations cultuelles telles que prévues dans la loi de 1905. Il faudra attendre 1924 et l'accord sur les associations diocésaines pour débloquer la situation.

 image648

Pierre Ourtal "le Suisse" en habits d'apparat pour les grandes occasions il guidait avec majesté les processions. Mais il était aussi doté de pouvoirs de police et il était le garde champêtre de Belcaire.

Il fut garde champêtre jusqu’en 1965. Jean FERRAT lui succéda pour les annonces. Il effectuait les annonces avec un tambour, certainement conservé à la mairie de Belcaire.

Les pouvoirs de police ont été édictés par le Conseil de Fabriques en 1859.

Simon Toustou mon ami expatrié au Canada qui a visionné ce reportage, m'informe : "Les annonces se faisaient avec un clairon et le tambour, c'était Mr. Poux le
grand père de Jacques Poux, qui, avec le tambour annonçait tout ce qui
concernait les affaires municipales et Pierre Ourtal les marchands qui venaient
vendre a la Coume".

Il faut savoir qu'à Belcaire il y eut une Confrérie des Dames de la charité. Le 30 juin 1645, après avoir passé un mois d'inspection en Pays de Sault, l'évêque d'Alet, Nicolas Pavillon, fonda la Confrérie des Dames de la Charité, sur le modèle institué par son maître et ami Vincent de Paul. Cette confrérie qui devait assistance aux pauvres était composée de seize femmes, lesquels élisent pour deux ans, leur prieure ou supérieure, leur trésorière et leur garde-meubles. La confrérie recevait des dons et legs importants. Son existence dura 147 années, mais la tourmente révolutionnaire passa par là et elle prit fin vers octobre 1792.

On note aussi dans les archives, qu'il eut deux miracles dans l'église de Belcaire, l'un c'est produit le samedi Saint de l'année 1704 et le second se produisit le même jour cinq années plus tard, le 30 mars 1709 exactement. Honorée Keisse qui était paralysée de la jambe droite suite à un accident, lava sa jambe avec l'eau des fonds baptismaux préalablement bénie, et se retrouva soudainement guérie. Un acte fut dressé et paraphé par les époux et les prêtres du lieu, le curé Bousquet et son vicaire Cazal.

Honorée Keisse n'était pas une enracinée mais simplement l'épouse du docteur O'Galvan, ils étaient venus en Pays de Sault pour fuir les persécutions dont les catholiques étaient victimes en Irlande au début du XVIII ème siècle. Ce médecin avait une très bonne réputation puisqu'il soignait gratuitement les malades dont s'occupait le Confrérie des Dames de la Charité.

Il y eut un enseignement religieux à Belcaire dés le XVII ème siècle, on y trouve le plus souvent des régents, des instituteurs qui sont des clercs, entre 1660 et 1789 il y en a eu plus de cinquante qui ont exercé dans le village. J'ai déjà eu l'occasion de diffuser dans ces pages des photos datant de 1898 de cette école religieuse. Elle ferma ses portes en 1905.

 Belcaire église 97   Belcaire eglise 34

A gauche, le clocher crénelé de l'église de Belcaire. A droite, l'escalier montant au sommet de ce clocher, où Henri va nous y emmener. 

Un petit mot sur Charles Émile Saulnier né à Paris en 1828 – décédé en 1900. Saulnier était un architecte qui construisit le clocher si caractéristique de l'église de Belcaire en 1884. Il a construit les églises de Preixan, Peyrens, Luc-sur-Orbieu, Belcaire (clocher), Chalabre ; les écoles-mairies de Lézignan, Alzonne, Cupservies, Roquefère. Il a poursuivi la construction du palais de justice de Carcassonne et la sous-préfecture de Castelnaudary. Belcaire eglise 41

Le dernier palier pour accéder au sommet du clocher, c'est assez périlleux, il faut emprunter cette l'échelle très abrupte.

Belcaire eglise 65

Voici les installations sous la plate-forme supérieure du clocher, les structures en bois massif (moutons) supportant les cloches de plusieurs tonnes.

Belcaire eglise 49

Les deux énormes cloches de Belcaire. On aperçoit le battant tout rouillé car aujourd'hui le glas est automatisé par un marteau de tintement périphérique.

Belcaire eglise 61

Cette cloche est millésimée 1500, elle porte les armoiries royales.

Belcaire eglise 62

Zoom sur les armoiries royales de la cloche ci-dessus.

Belcaire eglise 63

Les anses originales d'une des cloches avec des têtes d'hommes, fixées aux ferrures sous le mouton en bois massif.

Belcaire eglise cloche de 1880 55

La cloche datant de 1880 achetée à Amans Levêque de Toulouse avec ses magnifiques décors et inscriptions.

Ces inscriptions, mentionnent les noms du curé, du parrain, de la marraine et du fondeur.

Belcaire eglise 59

Détails des ferrures et anses simples de la cloche datant de 1880.

Belcaire eglise 64

L'automatisme est passé par là, ce n'est plus le bedeau qui sonne les cloches, mais le marteau de tintement électrique.

Belcaire eglise 67

Détails du décor de la cloche datant de 1880.

Belcaire eglise 68

Inscriptions latines " Requiescant in pace in memoriam Leaniae Caussou et Joannis Baptistae Martre Me Maria Zepherino Leentina Martre Ecclesiam Belcaire libenter donaverunt …",

Parrains : Marie, Zéphirin Martre. Marraine : Léontine Caussou. Curé : Pennavayre. Le maire : Pugens.

Belcaire eglise 69

La signature du fondeur de cette cloche, Levêque Amans, et non pas Armand comme on peut le lire sur certains documents

Belcaire eglise 70

Levêque Amans était effectivement fondeur à Toulouse.

Belcaire eglise 87

Henri nous propose quelques photos prisent de la plateforme sommitale du clocher, c'est un privilège car l'accès n'est pas autorisé à tout le monde. Ici on aperçoit le Roc du Cachémy, c'est à ce rocher qu'était adossé le château féodal primitif de Belcaire. Des vestiges de murailles restent visibles, un reportage a été réalisé sur ce château, je vous donnerai l'adresse web à la fin.

Belcaire eglise 85

En haut de clocher, sur la plateforme l'architecte a fait graver la date de l'inauguration de sa construction.

A l'époque le curé était Antoine Pennavayre et le maire de Belcaire Pugens.

Belcaire eglise vue 11

Le Roc du Cachémy ou lieu dit "le Casteillas", la croix en fer forgé situé au point culminant de Belcaire, juste au-dessus de l'église date, si je ne me trompe pas, de 1814.

Belcaire eglise vue 12

Une vue en direction de l'Est, s'étend sous vos yeux le village de Belcaire avec le pic des Sarrassis dans le lointain.

Belcaire eglise vue 13

En contrebas, le quartier de la Coume et de l'Oum à Belcaire.

Belcaire eglise vue 14

Le quartier de l'Oum, (il ne faut pas que je me trompe, sinon je vais encore en entendre !).

Belcaire eglise 88

Autre photo de Belcaire prise vers l'Est.

Belcaire eglise 90

Panorama vers l'Ouest en direction d'Ax-les-Thermes.

Belcaire eglise 91

Autre photo vers l'Ouest, lotissement Séguélares en contrebas.

Belcaire eglise vue 23

Prise du vue vers l'Ouest, lotissement Séguélares en contrebas.

Belcaire eglise vue 24

Prise du vue vers l'Ouest, lotissement Séguélares et rue du Rival en contrebas.
Belcaire eglise vue 18

Prise du vue vers le Nord/Ouest, les quartiers du Rival et Ferrières.

Belcaire eglise 93

Prise du vue vers le Nord/Ouest, les quartiers du Rival et Ferrières, c'est un endroit qui me rappelle de bons souvenirs.

Belcaire eglise 94

Prise du vue vers l'Est, rue de l'Église en contrebas, on aperçoit le château de Belcaire avec sa tour ronde au toit pointu. Au fond, le pic des Sarrassis et le Picou.

Belcaire eglise une vue sur le picou

Prise du vue vers l'Est, rue de l'Église en contrebas, on aperçoit le château de Belcaire avec sa tour ronde au toit pointu. Au fond, le pic des Sarrassis et le Picou.

Belcaire église 99

Prise de vue vers le Nord/Ouest, le rue du Rival en contrebas, au fond au aperçoit les chalets du Lac de Belcaire.

Belcaire eglise 76

Il faut penser à redescendre, prudence !

Juste en contrebas de l'église, on a découvert une grotte sépulcrale : la grotte de Gardouch. Elle abritait des restes humains d'une quarantaine d'individus qui auraient vécu dans la région il y a environ 3800 à 4000 ans. Vous pouvez visionner le reportage que j'ai réalisé à son sujet ICI.

D'autres reportages tout aussi intéressants, concernant "L'histoire de Belcaire" c'est ICI, et "L'histoire des châteaux de Belcaire", c'est ICI.

 

Bibliographie : "Le Pays de Sault" 1958 par Pierre Moulis ; "Le patrimoine religieux" ACCES 2002.

Voici quelques photos anciennes de l'église de Belcaire :

Belcaire photo ancienne 05 vue panoramique en 1940

Belcaire, photo colorisée des années 1940

Belcaire photo ancienne 06 choeur de l'église en 1905

Belcaire, le choeur de l'église en 1905 avec ses magnifiques lustres en cristal.

Belcaire photo ancienne 03 en 1950

Belcaire, l'église en 1950

Belcaire photo ancienne 01 en 1910  Belcaire photo ancienne 02 en 1950

Photo de gauche, Belcaire l'église et l'école en bas en 1905. Photo de droite, l'église en 1950.

Belcaire photo ancienne 07 nef de l'église en 1950

Belcaire, la nef et le choeur de l'église en 1950

Belcaire photo ancienne 08 choeur de l'église en 1975

Belcaire, le choeur de l'église en 1975

Belcaire photo ancienne 04 en 1905

Superbe photo de Belcaire en 1905 prise par Lacroix

Ce n'est pas facile de faire évoluer les choses de façon positive pour promouvoir une région, même pour cela il y a des opposants. Heureusement qu'il y a le soutien des lectrices et lecteurs fidèles au site.

Merci Henri, cela fait un bien fou d'avoir un ami qui collabore efficacement à certains de mes reportages, grâce à ses photos. Cela change de tous ces aigris, grincheux qui ne connaissent que la critique facile et qui ne pensent qu'à nuire sous des prétextes futiles. Dans un esprit courtois et constructif, vous pouvez toujours m'adresser vos remarques et vos infos complémentaires, pour faire évoluer ce reportage intéressant.

 

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article
19 juillet 2014
bandeau-villages-de-l-aude-825x250.jpgbandeau livre 01

Voici cette seconde partie que vous attendez toutes et tous. La proximité du canal du Midi a rendu à une certaine époque pas si lointaine, un grand service au village de Mirepeisset et à sa région, je vais vous en dire deux mots. Et, suivra l'interview de Kathy Falguera notre romancière, ainsi que des photos d'articles de presses, la présentation de ses romans, des photos de ses conférences et de ses dédicaces.

Si vous désirez adresser un message à Kathy Falguera, n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage.

logo label Pays Cathare 02

 

Mirepeisset 011 port la RobineLe port de la Robine sur le canal du Midi proche de Mirepeisset, se situe après avoir passé le pont-canal de la Cesse sur la gauche.

Mirepeisset carte 03b

Voici une carte pour mieux comprendre la navigation aux environs de Mirepeisset.

Au-dessus de Saint-Nazaire-d'Aude vous avez le canal du Midi qui suit sa route après le pont-canal vers Béziers pour rejoindre la mer à Sète.

Juste après le pont-canal vous avez le canal de Jonction qui vous offre une autre possibilité de rejoindre la mer via le canal de La Robine, en passant par Narbonne puis à travers les étangs de Bages et de Sigean tout en longeant la réserve naturelle de l'île Sainte-Lucie pour enfin atteindre la mer Méditerranée à Port-la-Nouvelle.

 

Kathy Falguera vous fait profiter de sa balade le long de la Rigole et nous propose de nombreuses photos que voici :

LES PONTS ET PASSERELLES QUI ENJAMBENT LA RIGOLE A MIREPEISSET

 

Mirepeisset 027 Pont 1

Mirepeisset, ici la prise d'eau de la Roupille, elle permet par la Rigole d'alimenter le canal du Midi depuis la retenue d'eau de la Cesse. On voit, à droite, la Cesse s'écouler en contre bas.

Mirepeisset 028 Pont 2

Mirepeisset, pont qui enjambe la Rigole et qui mène au parc la Garenne (passage en voiture possible).

Mirepeisset 029 Pont 3a

Mirepeisset, passerelle qui amène au village par la descente des Carrassiers.

Mirepeisset 030 Pont 3b

Mirepeisset, passerelle qui amène au village par la descente des Carrassiers.

Mirepeisset 031 Pont 3c

Mirepeisset, passerelle qui amène au village par la descente des Carrassiers.

Mirepeisset 032 Pont 4a

Mirepeisset, la vanne au bas des remparts (amont et aval). Elle permet de réguler le débit de la Rigole dans les deux sens (canal du Midi / Cesse ou Cesse / canal du Midi).

Mirepeisset 033 Pont 4b

Mirepeisset, la vanne au bas des remparts (amont et aval). Elle permet de réguler le débit de la Rigole dans les deux sens (canal du Midi / Cesse ou Cesse / canal du Midi).

Mirepeisset 034 Pont 5a

Mirepeisset, ce petit pont très ancien amène au village par la rue de la Rigole (passage en voiture possible).

Mirepeisset 035 Pont 5b

Mirepeisset, ce petit pont très ancien amène au village par la rue de la Rigole (passage en voiture possible).

Mirepeisset 036 Pont 5c

Mirepeisset, ce petit pont très ancien amène au village par la rue de la Rigole (passage en voiture possible).

Mirepeisset 037 Pont 6a

Mirepeisset, pont de l'Herbe Sainte, il enjambe la Rigole mais aussi la Cesse.

 Il traverse le village par la D 326 entre les villages de Ginestas et Argeliers. Construit entre 1892 et 1895, c'est le seul pont à quatre grandes arches sur la Cesse.

A cet endroit, un carrefour qui permet d’accéder à la porte minervoise ainsi qu'au pont-canal en voiture.

Mirepeisset 038 Pont 6b

Mirepeisset, pont de l'Herbe Sainte, il enjambe la Rigole mais aussi la Cesse.

C'est celui que l'on voit dans la première partie du reportage sur les photos anciennes datant de 1905.

Mirepeisset 039 Pont 6c

Mirepeisset, pont de l'Herbe Sainte, il enjambe la Rigole mais aussi la Cesse, construit entre 1892 et 1895.

Mirepeisset 041 Pont 7b

Mirepeisset, au fond, la passerelle amène au village par la rue du Pont.

Mirepeisset 042 Pont 8

Mirepeisset, vanne de la porte minervoise. Ici le débouché de la Rigole qui apporte son eau au canal du Midi.

Mirepeisset 016 canal du MidiCanal du Midi toujours aussi enchanteur.

Mirepeisset carte 04

 

MIREPEISSET ET LE CANAL DU MIDI

Un petit rappel : c'est sous le règne de François Ier, en 1539, que fut dressé le premier plan pour la construction d'un Canal qui devait réunir l'Aude à la Garonne. Ce projet fut repris ensuite sous le règne du roi Charles IX vers 1560. Mais pour s'affranchir des grandes difficultés pour la réalisation de ce projet gigantesque à cette époque, c'est le baron Pierre-Paul Riquet Bonrepos qui eut un trait de lumière.

Les travaux du Canal du Midi, ont duré quatorze années de 1667 à mai 1681, Riquet étant décédé le 1er octobre 1680, six mois avant l'inauguration officielle. Le projet améliora des terres incultes, décupla la valeur de celles qui étaient déjà cultivées et permit de porter vers les deux mers les richesses de l'intérieur.

Dans ce chapitre consacré à Mirepeisset, j'aborderai uniquement les éléments du projet proche du village.

Si vous désirez connaître tout l'historique du Canal du Midi, j'ai réalisé un reportage en quatre parties, où vous y trouverez tous les détails concernant ce chantier pharaonique, c'est ICI.

Mirepeisset 022 pont canal de la CesseUne vue aérienne du pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 07 pont canal du Midi

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 06 canal du Midi

Le Canal du Midi, à droite juste après la buvette, le débouché de la Rigole, prise d'eau de la Cesse à Mirepeisset.

Mirepeisset 019 pont canal de la Cesse

Le pont-canal de la Cesse, bateau venant de Toulouse.

Mirepeisset 09 pont canal du Midi

Le pont-canal de la Cesse comme si vous y étiez direction Toulouse.

Mirepeisset 0101 acqueduc de la Cesse

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 08 pont canal du MidiLe pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 05 canal du Midi

Le Canal du Midi, à gauche le débouché de la Rigole, prise d'eau de la Cesse à Mirepeisset.

Mirepeisset 0104 Le Canal du Midi la prise d'eau en directiLe Canal du Midi, à gauche le débouché de la Rigole avec sa passerelle, prise d'eau de la Cesse à Mirepeisset.

La Cesse, cette rivière naît dans la Montagne Noire, à Cassagnoles, à côté de Ferrals-les-Montagnes dans le département de l'Hérault, au niveau du versant sud du col de Serrières, la longueur de son cours d'eau est de 53,6 km. La Cesse a 35 affluents contributeurs dont 33 ruisseaux et trois rivières : la Cessière (17,9 km) ; le Brian (15,1 km) et le Rieussec. La rivière traverse tout le village de Mirepeisset d'Est en Ouest. Elle borde le village sur son côté gauche, et elle est suivie sur son côté droit par la Rigole. Il y a un dénivelé d'environ 20 mètres sur 2,5 km, ce qui explique le courant important, surtout en période de crue. C'est à Mirepeisset que le débit de la Cesse a été observé durant une période de 29 ans (1980-2008) son débit peut varier de 1 à 10 entre le mois d'août et le mois de février. La Cesse connaît régulièrement des crues. Mirepeisset se située à moins de six kilomètres du confluent de la Cesse avec l'Aude à Sallèles-d'Aude.

En amont du le village de Mirepeisset la quantité d'eau qu'elle débite est si considérable qu'une grande partie en a été captée, pour l'alimentation du canal du Midi, ce que l'on appelle la "Rigole le Mirepeisset", elle fut inaugurée en juin 1794. La Cesse est la plus riche et la plus précieuse source parmi celles qui alimentent le canal du Midi.

La rigole de Mirepeisset a environ 3312 mètres de longueur ; elle conduit les eaux de la rivière de la Cesse, depuis la chaussée de la Roupille qui est le point de dérivation, jusqu'à la grande retenue. L'excédent des eaux retombe dans le lit naturel de la rivière, et va se jeter dans l'Aude, après avoir traversé le canal sous un pont aqueduc qui est un des plus considérables du canal du Midi. Cet aqueduc est composé de trois grandes arches, dont les deux extrêmes sont à plein cintre, et celle du milieu en anse de panier à trois centres, chaque arc étant d'environ 60 degrés. La rigole de Mirepeisset est soutenue dans une grande partie de sa longueur, par des murs ou caladas très inclinés et arrêtés par de bons chausserons de pilots garnis de tirants, chapeaux et palplanches.

Mirepeisset 010 pont canal du Midi

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 055 O le pont canal

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 056 P le pont canal

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 057 Q le pont canal

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 020 pont canal de la Cesse

La plaque commémorative fixée au-dessus de l'arche centrale du pont-canal de la Cesse, avec cette précision : "Hauteur au dessus de la mer 31,35 mètres".

Mirepeisset 096 acqueduc de la Cesse aval

Le pont-canal de la Cesse en aval.

Mirepeisset 097 acqueduc de la Cesse amon

Le pont-canal de la Cesse en amont.

Mirepeisset 095 Aqueduc de La Cesse

Photo prise au niveau du pont-canal de la Cesse qui se trouve devant vous.

Mirepeisset 054 N le pont-canal

La rivière la Cesse et le pont-canal. 

Le pont-canal de la Cesse est l'un des nombreux ponts de ce type construits pour le canal du Midi, celui-ci fut réalisé par Vauban et Niquet, c'est l'un des plus ouvrages du Canal. À l'origine, le canal traversait la Cesse à niveau. Pierre-Paul Riquet, le premier architecte du canal, avait placé un barrage incurvé de 205 mètres de long et 9,10 mètres de haut au travers de la Cesse afin d'en collecter l'eau pour rendre la traversée possible. C'est ce barrage qui a été remplacé par le pont-canal.

L'ouvrage a été dessiné en 1686 par Vauban et achevé par Antoine Niquet en 1690. Le maître maçon en était John Gaudot. Le pont comporte trois arches, celle du milieu faisant 18,3 mètres et les deux arches de côté 14,6 mètres chacune.

Sur la rive gauche de La Cesse, en amont d'Herbe Sainte, près d'un moulin et d'une source "Font de Saincte Lucye", il existait dès la fin du XIV ème siècle, une chapelle qui s'appelait "ecclesia ou capella Sancta Lucye". On ne retrouve aucune trace de cet édifice après le XVII ème siècle, probablement détruit lors de la création du barrage du canal du Midi. Lors de travaux on a retrouvé des tombes dans ce secteur, ce qui prouve l'existence de ce lieu de culte.

Mirepeisset 0103 Le Canal du Midi en limite de MirrepeissetLe Canal du Midi en limite de Mirepeisset.

Mirepeisset 091 Bief 56 embranchement Canal de Jonction

Canal du Midi, bief 56 embranchement du canal de Jonction. A droite, le canal de Jonction et en face le canal du Midi qui continue sa route vers Béziers.

Mirepeisset 013 a gauche vers Capestang et Beziers adroiteCanal du Midi, à gauche direction Capestang et Béziers et à droite vers Narbonne par le canal de Jonction.

Mirepeisset 012 après le port la RobineLe canal du Midi vers Béziers, après le port de la Robine et le canal de Jonction. 

Mirepeisset 059 S canal du midi

Canal du Midi non loin du pont-canal de la Cesse, on trouve le dos à Béziers.

Mirepeisset 092 le Canal de Jonction au départ du Canal du

Canal de Jonction au départ du canal du Midi.

Mirepeisset 0102 Le Canal du Midi ancien tracé en provenanLe Canal du Midi ancien tracé en provenance de Mirepeisset.

Mirepeisset 094 épanchoirdes PatiassesL'épanchoir des Patiasses.

Mirepeisset 093 épanchoir des PatiassesL'épanchoir des Patiasses.

L'épanchoir est un ouvrage spectaculaire situé à environ 300 m de l'embouchure de la Rigole de Mirepeisset dans la direction du Somail sur la rive gauche.

Il a été construit en 1694, pour permettre de vider le trop plein d'eau du canal. Il est constitué d'un grand mur de pierres percé d'une demi-douzaine d'ouvertures équipées de vannes.
Ces vannes sont ouvertes essentiellement lors de crues ou de pluies abondantes, permettant ainsi à l'eau de s'écouler dans une rigole et rejoindre la Cesse.

Mirepeisset 0100 épanchoir des PatiassesÉpanchoir des Patiasses.

Mirepeisset 099 épanchoir des PatiassesIci le passage permettant de franchir l'épanchoir des Patiasses, à gauche le canal du Midi.

Mirepeisset 058 R épanchoir des Patiasses  Mirepeisset 090 K port-la robine

A gauche, l'épanchoir des Patiasses que l'on aperçoit au fond, et à droite, le port de la Robine à proximité de Mirepeisset.

Le port de plaisance de la Robine est situé à une centaine de mètres du pont-canal dans la direction de Béziers, il sert surtout au stockage de bateaux.

Il a été réalisé dans un bras mort du canal abandonné après la construction des ouvrages d'art du secteur de Mirepeisset.

Mirepeisset 017 canal du Midi à ArgeliersCanal du Midi, le pont de la Province, situé proche du village d'Argeliers. A cet endroit le canal forme une boucle que l'on appelle le "Grand Bief".

A peu de distance du pont-canal de la Cesse, sur la droite, on rencontre une demi-écluse qui forme l'entrée du canal de Jonction autrefois aussi appelé canal dit de Narbonne. Si vous continuez tout droit vers l'Est, vous suivez le cour du canal du Midi qui passe par Béziers pour ensuite vous amener à Agde, l'étang de Thau et destination finale le port de Sète.

Revenons au pont-canal de la Cesse qui est un carrefour stratégique, vers le Sud, donc ce canal de Jonction permet de joindre le canal du Midi à l'Aude (confluent au lieu-dit Galhousty), puis via le canal de la Robine à Narbonne, vous permet de rejoindre la Méditerranée et d'arriver au port de la Nouvelle. Sur ce canal de Jonction long de 8 km avec un tracé totalement rectiligne, il y a 7 écluses du Nord au Sud afin de rattraper une dénivellation de plus de 22 mètres. Les écluses sont : celui de Cesse, de Truillas, d'Empare, d'Argelliers, de Saint-Cyr, de Sallèles-d'Aude et de Gaillousty point de rencontre avec l'Aude.

La construction du canal de Jonction est une affaire politique, en effet, la ville de Narbonne, privée du passage du canal du Midi dans ses murs, obtint toutefois une promesse de construction d'une écluse dans la chaussée de la rivière de la Cesse, pour entrer dans celle de l'Aude, et au-delà passer à Narbonne par la Robine, promesse qui figurait dans l'article 20 du devis présenté en 1668 par le chevalier de Clerville aux États de Languedoc et au diocèse de Narbonne. En 1684, Vauban s'intéressa à ce projet de canal de Jonction et reconnu celui-ci comme d'un grand intérêt, un arrêt du roi du 19 février 1685 en ordonna l'examen, et un autre arrêté daté du 2 juillet 1686 en décida l'exécution. Sa construction débuta en 1690 mais de multiples obstacles arrêtèrent les travaux à plusieurs reprises si bien qu'en 1775 le canal n'était toujours pas terminé. Sous la direction de l'architecte Bertrand Garipuy les travaux reprirent en 1775 et le canal fut achevé 5 années plus tard en 1780, soit presque 100 ans après la décision de sa construction.

Mirepeisset 098 aquarelle Canal de Jonction de la RobineAquarelle canal de Jonction de la Robine.

Un petit clin d'œil en passant à un ami internaute, Nicolas Dürr qui m'a envoyé quelques unes de ses photos, et c'est un passionné du canal du Midi qu'il parcourt en vélo plusieurs fois par an et croque des aquarelles en flânant sur ces berges. Je vous propose deux liens qui le concerne et que je vous invite à consulter :

Le premier lien concerne la rubrique intitulée : "La randonnée de Nicolas sur le Canal" : http://www.canaldumidi.com/Publications/Rubrique/randonnee-nicolas/

 

Le second lien concerne la rubrique "arrêt sur images", montrant les séjours qu'il a fait à différents endroits du Canal, rubrique qui évolue en permanence puisqu'il parcourt le canal très souvent : http://www.canaldumidi.com/Publications/Rubrique/arret-sur-images/

 

A VOIR AUSSI :

A proximité de Mirepeisset, à Sallèles-d'Aude, vous avez le musée Amphoralis qui domine ce qui fut autrefois, une véritable cité industrielle où l'on fabriqua, trois siècles durant, des amphores, tuiles, briques, tuyaux, vaisselle, etc. Ce musée des potiers gallo-romains, intègre le village des potiers, qui est un chantier permanent, à la fois zone d'expérimentation archéologique et lieu d'interprétation, d'animations. Les visiteurs assistent aux travaux et peuvent participer.

Et toujours à Sallèles-d'Aude, vous pouvez découvrir le centre européen du Patchwork, qui se trouve dans un ancien chai, au milieu des vignes, c'est une passionnée du patchwork qui vous entraîne dans son monde tout en couleur. Au rez-de-chaussée il y a une expo permanente des techniques et de l'histoire du patchwork. A l'étage, expo temporaire d'artistes internationaux, il y a aussi des stages d'initiation et de perfectionnement, et bien sûr, une boutique de patchwork et kits.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Vous avez pu découvrir dans la première partie de ce reportage un portrait de Kathy Falguera romancière qui a passé toute son enfance dans la région et en particulier à Mirepeisset, voici donc la suite de cette présentation :

Kathy Falguera romanciere 323 B cultura 16 juin 2012

Dédicaces à Cultura de Narbonne  le 16 juin 2012 pour la sortie du roman « Les Mésaventures de Colin Brunel » et du livre régional « Sur les Traces de Colin Brunel »

Kathy Falguera romanciere 328 F 12 juillet 2013 Gruissan (2Manifestation « Des Lecteurs et des Livres » à la médiathèque de Gruissan le 12 juillet 2013. Présentation des livres et lecture d'extraits.

Kathy Falguera, a bien voulu répondre à mes questions ; questions que vous auriez certainement aimées lui poser, voici l'interview :

 

Qu'est-ce qui vous a amené à l'écriture ?

Je crois que j'ai toujours eu envie d'écrire. Lorsque j'étais au primaire, j'avais de bonnes notes en rédaction. Mon imagination venait du fait, je pense, que je lisais beaucoup. D'abord la comtesse de Ségur puis Enid Blyton et son fameux « Club des Cinq ».

Pour le Noël de mes 9 ans mes parents m'ont offert une petite machine à écrire et je m'amusais à inventer des histoires policières avec de jeunes héros. J'écrivais aussi des poèmes pour mes parents.

 

Comment vous est apparue l'envie d'écrire ?

J'ai repris l'écriture par hasard lorsque je jouais de la basse dans un groupe. Comme nous faisions de petites compositions, j'écrivais les paroles des chansons et cela m'a poussé à me lancer dans le roman auquel je pensais depuis très longtemps.

J'avais envie d'écrire une histoire qui me permettrait de ne pas oublier l'ambiance de l'adolescence au milieu des années 1970. Cela m'a pris deux ans. Je n'ai pas cherché de maison d'édition car j'étais persuadée qu'il ne serait même pas lu par le comité de lecture. Proposer un roman de presque 500 pages sans CV littéraire était pour moi peine perdue. Je l'ai donc fait éditer à compte d'auteur chez Publibook.

Il a eu un succès relatif et de bonnes critiques pour le peu de promotion à sa sortie en 2004. J'ai pensé alors que je n'étais pas si « mauvaise » que cela.

Kathy Falguera romanciere 322 A 2005 gruissan

Interview à Gruissan en 2005 pour la parution en 2004 du roman « la Rencontre »

Comment s'est passé le parcours de l'écriture à l'édition ?

J'ai attendu quatre ans pour avoir l'idée d'écrire « Sur la Route des Figuiers » (livre régional qui propose la visite de 24 villages).

J'aime me promener et découvrir des endroits sauvages, j'ai eu envie de faire partager mes découvertes. Le figuier dont j'adore les fruits serait mon fil conducteur.

 

Cette fois j'ai décidé de le proposer à une maison d'édition. Sans suivre le protocole habituel : envoi du manuscrit, d'un CV littéraire... j'ai envoyé un mail présentant sommairement l'ouvrage. La maison d'édition NPL de Sète m'a immédiatement contactée. J'ai signé un contrat. Malheureusement j'ai décidé de ne pas continuer avec eux car la sortie du livre était sans cesse repoussée.

 

Entre temps j'avais eu le temps d'écrire le roman « Les Mésaventures de Colin Brunel » et « Sur les traces de Colin Brunel » que j'ai proposé de la même manière aux éditions Lacour de Nîmes. Monsieur Lacour m'a lui aussi immédiatement contactée pour les éditer. Par la suite, il a aussi édité « Sur la Route des Figuiers ».

L'an dernier, j'ai été contactée par la maison d'édition TDO de Pollestres (66) qui désirait m'avoir avec eux. Leur contrat était très intéressant : diffusion des livres et présentation dans une multitude d'endroits du sud de la France.

J'ai expliqué cela à Monsieur Lacour (j'avais quand même mauvaise conscience). Il m'a rassurée et s'est réjoui de cette situation. Nous avons gardé d'excellents rapports.

 

TDO a donc édité « Le Temps d'un été » que j'étais entrain d'écrire lorsque les éditeurs m'ont contactée. Ils vont rééditer le mois prochain « Les Mésaventures de Colin Brunel » qui est épuisé chez Lacour. Réédition aussi en juin pour « Le Temps d'un été » paru en décembre et déjà épuisé.

Il est prévu de rééditer aussi « Sur les Traces de Colin Brunel » et « La Rencontre ».

J'ai deux romans à présenter : un thriller psychologique fini mais que je dois peaufiner avant de le proposer et un roman historique sur les seigneurs de Bouisse et de Villesèque au XVIIe siècle qui est sur le point d'être achevé.

J'ai d'ailleurs rendez-vous cet été avec M. Philippe Ramon afin qu'il me fasse visiter le château de Bouisse.

Kathy Falguera romanciere 331 H oct 2013 carcassonne RCF (3  Kathy Falguera romanciere 330 H oct 2013 carcassonne RCF (2

Interview pour la station de radio RCF de Carcassonne en octobre 2013. Présentation de tous mes ouvrages.

Votre livre "Le temps d'un été" est-il autobiographique ?

Comme pour « la Rencontre », « Le Temps d'un Été » n'est pas autobiographique dans le sens où les deux histoires sont entièrement sorties de mon imagination. Par contre, j'ai puisé dans mes souvenirs d'enfant et d'adolescente des situations réelles ou des personnages particuliers qui ont vraiment existé et que j'ai à peine masqué. J'ai aussi posé tous ces personnages et la trame des histoires sur des lieux bien réels.

Kathy Falguera romanciere 326 E 8 juillet 2013 tuchan  Kathy Falguera romanciere 333 J 22 février 2014

A  gauche, présentation à Tuchan (Corbières) le 8 juillet 2013 de mes romans et en particulier du livre « Sur la Route des Figuiers » dont Tuchan fait partie.

A droite, présentation du roman « Le Temps d'un Été »  le 22 février 2014 à la médiathèque de Gruissan.

Que ressentez-vous après avoir terminé un livre ?

Lorsque j'écris une histoire, c'est pour donner du plaisir et faire rêver la personne qui va me lire.

Qu'elle referme le roman en se disant qu'elle a passé un très bon moment ; qu'elle a oublié pour un temps ses soucis, c'est ma plus belle récompense.

 

Comment trouvez-vous l'inspiration pour écrire vos romans ?

Je ne sais pas vraiment où je trouve mon inspiration. C'est très divers. Mon attention peut être attirée par une musique, une personne croisée dans la rue, un lieu, une situation inhabituelle et je vais tout de suite me questionner et imaginer la trame d'une aventure, d'une histoire sans même le vouloir.

Mais c'est la nuit, au calme lorsque j'y repense que la vraie histoire prend forme. C'est comme si un film se déroulait dans ma tête. Par la suite, je n'ai plus qu'à écrire ce que je vois.

Kathy Falguera romanciere 332 I 20 janvier 2014  Kathy Falguera romanciere 329 G 3 aout quintillan 2013

A gauche, présentation du roman « Le Temps d'un Été »  le 20 janvier 2014 à la soirée poétique de Narbonne-Plage.

A droite, présentation à Quintillan (Corbières) le 3 août 2013 de mes romans et en particulier du livre « Sur la Route des Figuiers » dont Quintillan fait partie.

Les idées d'écritures vous viennent comment ?

Lorsque je débute un roman, même si j'ai l'histoire bien en tête, je commence toujours par faire des recherches. Pour un roman qui va se passer au XVIIe siècle cela se comprend aisément : personnages, lieux, culture... (J'ai mis deux ans pour écrire « Les Mésaventures de Colin Brunel pourtant ce roman ne fait que 190 pages).

Pour un roman contemporain, je vais d'abord mettre au monde mes personnages en leur donnant une date de naissance, des parents (même si il n'en n'est jamais question dans le roman), un physique et un caractère. Je me rends sur place pour m’imprégner des lieux, de l'ambiance. Je fais beaucoup de photos pour retrouver le soir sur mon ordinateur les détails que j'aurais pu oublier. Je questionne les personnes que je rencontre.

 

Comment s'organise la rédaction d'un roman ? 

Même si j'ai la totalité de l'histoire en tête, je ne commence pas l'écriture d'un roman par le début mais par la partie qui m'inspire le plus et qui va rayonner ensuite sur les autres. Cela peut même être par la fin. Par la suite, l'histoire qui va prendre vie va modifier (ou pas) les premiers écrits. Lorsque je suis bien « rentrée » dans le roman, que les personnages deviennent « vivants », ce sont eux qui décident de la manière dont ils vont agir car ils ont une vraie nature. Leur caractère s'est développé.

J'écris l'histoire qu'ils me dictent. Bien souvent, je modifie l'histoire que j'avais imaginée car tel ou tel personnage n'aurait pu agir ainsi.

C'est pour cette raison que lorsque j'ai fini un roman, il me faut un peu temps pour en sortir. C'est une séparation assez brutale d'avec mes personnages. L'impression qu'ils sont bien réels est si forte que c'est comme un abandon mutuel. Il me semble que je n'aurai plus jamais d'idée... mais il me suffit de voir voleter un papillon pour plonger dans une idée qui va donner une histoire !

Tout cela est assez compliqué à expliquer, j'espère que je ne suis pas trop confuse.

Kathy Falguera romanciere 311 F mirepeisset octobre 2013  Kathy Falguera romanciere 312 G mirepeisset mai 2014

A gauche, présentation du livre régional « Sur la route des figuiers » à la Porte Minervoise près du pont-canal (commune de Sallèles d'Aude) le 12 octobre 2013. Dans ce livre, les villages de Mirepeisset et Sallèles d'Aude sont entre autre présentés.

Photo de droite, présentation du roman « Le temps d'un été » dans la salle des fêtes de Mirepeisset le 16 mai 2014. L'histoire de ce roman se déroule principalement à Mirepeisset en 1969.

Quelle méthode de travail utilisez-vous ? Comme Aznavour vous écrivez et notez toujours des bribes d'idées ?

J'essaie d'être méthodique dans mon travail : un cahier pour les lieux, un cahier pour les personnages mais cela ne dure pas bien longtemps ! Je me retrouve avec des bouts de papier griffonnés d'idées, de renseignements, des post'it collés sur la tapisserie autour de mon bureau, des dessins, des adresses pour des rendez-vous...

Au bout d'un moment je ne retrouve plus rien alors papier par papier, je recopie tout sur les cahiers et puis tout recommence !

 

Pourquoi aimez-vous écrire ?

J'aime écrire car cela me plonge dans une aventure qui me permet d'occulter la « vraie » vie pour un temps. Parce que je suis libre de faire ce que je veux : Lorsque la situation paraît désespérée, je peux toujours trouver une solution pour que mes personnages s'en sortent bien (ou pas !).

Parce que j'aime rêver et pour moi c'est la manière la plus concrète de le faire.

Parce que je désire aussi procurer à mes lecteurs le plaisir de découvrir l'histoire que j'ai imaginée.

Mais... et il ne faut pas se voiler la face, c'est certainement aussi une thérapie : Ce que l'on ne veut ou que l'on ne peut pas dire, on le fait dire à ses personnages. On crée des situations qui permettent de gérer un problème que l'on n'a pu résoudre à un certain moment de sa vie. C'est souvent à la relecture que je m'en rends compte car lorsque j'écris je ne pense pas à ça.

Kathy Falguera romanciere 324 C 20 octobre 2012  Kathy Falguera romanciere 335 L 8 mai 2014

A gauche, manifestation littéraire « Rue du Livre »  le 20 octobre 2012 à Gruissan avec le chanteur Pascal Bizern (qui avait aussi écrit un livre).

A droite, foire de Printemps de Narbonne le 8 mai 2014 avec ma maison d'édition TDO.

Quelles sont vos passions à part l’écriture ?

En dehors de l'écriture j'ai besoin de me dépenser et de canaliser mon énergie : randonnées en montagne,  surf lorsque les stations de ski sont ouvertes, balades dans l'arrière pays audois (cela me change du bord de mer surtout l'été), marche aquatique, natation...

J'aime toujours beaucoup lire, je recherche la découverte avec des auteurs inconnus.

Mais j'ai de moins en moins de temps de libre, surtout en cette saison car ma maison d'édition  m'envoie dans beaucoup d'endroits pour présenter mes ouvrages : foires, salons, hypermarchés... et de mon côté j'accepte toujours avec plaisir les invitations des associations, des municipalités …

Voilà, vous en savez un petit peu plus sur mon « travail » d'auteur et sur moi-même.

Kathy Falguera romanciere 325 D 29 juin 2013 marraine  Kathy Falguera romanciere 327 F 12 juillet 2013 Gruissan (1

A gauche, marraine de l'exposition de peinture à Phare Sud de Gruissan le 29 juin 2013 où j'ai présenté le livre régional « Sur la Route des Figuiers ».

A droite, manifestation « Des Lecteurs et des Livres » à la médiathèque de Gruissan le 12 juillet 2013. Présentation des livres et lecture d'extraits.

 

Voici la bibliographie de Kathy Falguera. Les couvertures des ouvrages à gauche et le résumé de l'histoire à droite :

Kathy Falguera romanciere 301 A la rencontre 1ère Kathy Falguera romanciere 302 A la rencontre 4ème

 

Kathy Falguera romanciere 303 C les mésaventures de colin    Kathy Falguera romanciere 304 C les mésaventures de colin

 

Kathy Falguera romanciere 305 C sur les traces de colin bru    Kathy Falguera romanciere 306 C sur les traces de colin bru

 

Kathy Falguera romanciere 307 D sur la route des figuiers 1    Kathy Falguera romanciere 308 D sur la route des figuiers 4

 

Kathy Falguera romanciere 309 E le temps d'un été 1ère    Kathy Falguera romanciere 310 E le temps d'un été 4ème

Voici quelques articles de presse où Kathy Falguera a la faveur de la Une en 2013 et 2014 :

Kathy Falguera romanciere 317 D a 22 février 2014

22 février 2014

Kathy Falguera romanciere 316 C b 20 janvier 2014

20 janvier 2014

Kathy Falguera romanciere 315 C a 20 janvier 2014  Kathy Falguera romanciere 318 D b 22 février 2014

A gauche, 20 janvier 2014. A droite, 22 février 2014. 

Kathy Falguera romanciere 319 D c 22 février 2014

22 février 2014

Kathy Falguera romanciere 313 A 8 juillet 2013  Kathy Falguera romanciere 314 B 12 octobre 2013  

A gauche, 8 juillet 2013. A droite, 12 octobre 2013

Kathy Falguera romanciere 320 E 16 mai 2014  Kathy Falguera romanciere 321 F 29 janvier 2014

A gauche, 16 mai 2014. A droite, 29 janvier 2014.

Vous pouvez retrouver toute l'actualité de Kathy Falguera sur son site internet :   http://www.kathyfalguera.wix.com/index

 

Je n'ai pas pour habitude de vous dévoiler le sujet suivant, mais celui-ci est en partie liée à celui que vous venez de lire. En effet, en réalisant le reportage sur Mirepeisset, j'ai retrouvé des documents relatant la crise viticole qui ébranla l'Aude en 1907 et dont le point de départ de la révolte se situe dans un village tout proche de Mirepeisset à 4 km, qui se nomme Argeliers. Profitant de cette proximité, j'ai réalisé un article où vous découvrirez l'histoire de ce conflit du début du XX ème siècle, dont peut-être vous n'avez jamais entendu parler. Des photos d'époque illustreront cet évènement. Je ne saurai que trop vous conseiller, pour ne pas le rater, de vous inscrire sur la newsletter.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  Julie logo juillet 2014 495x350

Partager cet article

Réalisé par Kathy Falguera / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article
7 juillet 2014
bandeau-villages-de-l-aude-825x250.jpgbandeau livre 01

Aujourd'hui je vais vous proposer un article un peu plus "vivant" que d'habitude. Pourquoi ? Parce que, internet permet aussi de mettre en relation des personnes qui sans cela, ne se seraient jamais connues, des contacts humains intéressants, passionnants voient ainsi le jour, en voici encore la preuve :

A la suite de la diffusion du reportage sur le château de Bouisse, j'ai reçu un mail enthousiaste de félicitation d'une romancière qui a découvert par hasard mon site lors de recherches sur le web pour l'écriture d'un de ses romans. A la suite de cet échange, je lui ai proposé cette idée de reportage : associer la découverte du village de Mirepeisset à celle de l'auteur de romans Kathy Falguera. Elle a accepté en participant à l'élaboration de ce document qui va vous intéresser, je l'en remercie vivement.

On se rapproche de Narbonne, je vous emmène cette fois dans la plaine du Minervois, à Mirepeisset, région viticole ; l'endroit intéressa Pierre-Paul Riquet l'inventeur du Canal du Midi, vous allez comprendre pourquoi.

Entre parenthèses, un jour il va falloir que je réalise un reportage sur Narbonne, qui sera en plusieurs parties, car c'est une ville riche au passé chargé d'histoire.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de la lecture de cet article et n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage.

logo label Pays Cathare 02

 

Mirepeisset carte 01

Le village de Mirepeisset se situe au Nord-Ouest de Narbonne à 16 km, Montpellier est à 98 km, Béziers à 30 km, Perpignan à 80 km, Carcassonne à 49 km et Toulouse 143 km

Mirepeisset carte 02

Zoom sur la carte

vue aerienne de Mirepeisset 02

Le village de Mirepeisset au bord de La Cesse dans la plaine du Minervois

vue aerienne de Mirepeisset 01

Une vue aérienne du village de Mirepeisset

Kathy Falguera m'a fait découvrir son village d'enfance : Mirepeisset. C'est dans l'histoire de l'Aude qu'elle puise son inspiration pour écrire ses romans. J'ai jugé intéressant de vous faire découvrir cet auteur en préambule de l'histoire du village de Mirepeisset. Dans la seconde partie du reportage, je vous en dévoilerai d'avantage sur son univers, avec une interview, des photos d'articles de presses, présentation de ses romans, photos de ses conférences et de ses dédicaces. Mais commençons par sa biographie afin de mieux la connaître : 

Kathy Falguera romanciere 334 K 3 mai 2014

Kathy Falguera, lors de la manifestation "Le Printemps des Sens" à Gruissan le 3 mai 2014, où elle animait un atelier écriture basé sur l'imagination et la créativité.

Kathy Falguera, née sous le signe du poisson, au début des années 60 à Paris par hasard, puisque conçue en Afrique du nord  elle se retrouve quelques mois plus tard avec de nouveaux parents, les vrais ayant surement quelque chose de très important à faire ailleurs !

Elle atterrit au domaine des Roses dans le petit hameau audois du Somail. L'entretien de cette grande propriété va s'avérer coûteux et ses parents vont être dans l'obligation de la partager avec une autre famille. La petite fille alors âgée de quatre ans va précocement goûter aux joies de la colocation : deux adorables garçons à peine plus âgés qu'elle, vont lui apprendre à ne pas avoir peur du noir enfermée dans un placard à  balais ou à développer son sens de l'orientation pour retrouver le chemin de la maison sans GPS, larguée en pleine campagne ou au beau milieu d'une vigne.

A cinq ans, elle suit ses parents qui vont s'installer à quelques kilomètres de là, dans le petit village de Mirepeisset. Elle y passe son enfance et le début de son adolescence. C'est dans cet endroit idyllique qu'elle commence, entre  chapardages de cerises et baignades à  la Garenne (retenue d'eau de la Cesse) à  s'intéresser aux plantes en découvrant les orties, aux fruits en recrachant les amandes amères, aux animaux sympas comme les scorpions ou les guêpes mais aussi aux garçons qui donnent des rendez-vous d'amoureux dans le cimetière situé à deux pas de chez elle.

En 1974, finie la vie à  la campagne, elle part à  la "gran' ville" de Narbonne et après le collège Victor-Hugo c'est le lycée docteur Lacroix qui la verra arriver en Ciao et en retard jusqu'au bac D péniblement décroché, l'option flipper et baby foot n'étant pas au programme ! Adolescente tout à  fait dans la norme, elle passe ses journées libres au bar de la Rotonde à fumer des Camel, boire des cafés, à écouter les Pink-Floyd ou Led Zeppelin sur le juke box avec sa bande de copains plus ou moins lobotomisés. A ce régime, son QI soit disant supérieur à la norme d'après sa mère (mais les mères voient toujours en leur progéniture des Einstein en herbe !) prend un sacré coup dans la cafetière et c'est peut-être pour cette raison qu'à 18 ans elle se retrouve bague au doigt pour le meilleur et pour le pire. Deux enfants plus tard, on la retrouve à Gruissan, ses plages de sable fin, son port à touristes qui lui fournit un emploi. Occupant le moindre espace de temps, elle passe du jujitsu à  la guitare basse, de la lecture aux sports de glisse sans complexe et se retrouve même prof de stretching  mais cela n'étire pas le temps qui passe. Alors pour ne rien oublier, entre deux abdos-fessiers, elle écrit et écrit encore. En 2006, toujours par hasard comme au début de sa vie, elle rencontre son géniteur puis retrouve un vrai frère et une vraie sœur qui se demandent encore si cette aînée n'est pas tombée de la lune ! Elle espère enfin que décembre 2012 ne signera pas la fin du monde comme le film de Roland Emmerich, des fois qu'elle connaîtrait le succès avec ses livres !

Vous en saurez d'avantage dans la seconde partie de ce reportage, place maintenant à la découverte de son village qu'elle aime :

Blason ville de Mirepeisset

Blason du village de Mirepeisset

Mirepeisset 014 les vignes au nord ouestCouleurs d'automne, les vignobles au Nord de Mirepeisset

Mirepeisset 015 la D5 route de Beziers au nordLa route de Béziers au Nord de Mirepeisset

Mirepeisset 061 A mirepeisset

Le village de Mirepeisset

HISTOIRE DU VILLAGE DE MIREPEISSET

Mirepeisset est un charmant petit bourg de l'Aude situé dans le Minervois sur la rivière de la Cesse, c'est un joli but de promenade. Le village est à proximité du canal du Midi, qui lui offrait autrefois un débouché facile pour l'expédition de ses vins.

En été, baignade très agréable dans la Cesse, au lieu dit "La Garenne", avec une aire de jeu à l'ombre, l'endroit dispose de tables de pique-nique et vous avez la possibilité de faire des grillades. Un plan d'eau, qui s'étale sur environ 400m de long sur 40 m de large, est un des seuls aménagements de la Cesse, avec celui de Bize. A l'ombre des grands arbres de La Garenne, ce cadre naturel est un véritable enchantement pour les balades, la pêche et les activités nautiques. Le parc de Garenne est aménagé, avec un camping, un cours de tennis, un boulodrome et un restaurant.

Le territoire de Mirepeisset était autrefois couvert de bois immenses, convertis ensuite en riches vignobles qui produisent des vins de qualité supérieure, très recherchés. En 2011, la commune comptait 765 habitants Mirepeissetois.

Mirepeisset 021 place de la mairieMirepeisset, la place de la mairie. 

Mirepeisset 513 en 1905Et voici la place de la mairie en 1905, j'aurai l'occasion de vous en proposer d'autres à la fin de cette première partie du reportage.

Mirepeisset 03Mirepeisset, pont sur la Rigole et la rue du même nom.

Mirepeisset, le premier élément du toponyme est le latin mirare qui signifie regarder. Le second est, d'après l'étymologie populaire, le latin piscis qui signifie poisson. Le toponyme signifierait donc : le village qui regarde les poissons de la Cesse ou le miroir aux poissons, ou encore, regarde le petit poisson. En réalité, il semble qu'on ait affaire à une corruption de l'occitan pech, dérivé du latin podium signifiant une colline. Un texte médiéval cite ce village audois Mirapeich et dans un document datant de 1271, il est question de Mirapisce. Mirepeisset semble être une forme diminutive, qui n'est pas la forme originale. En effet, le suffixe n'apparaît qu'au XIV ème siècle, Mirapisceto dans un texte de 1371, Mirapeychet en 1402, puis Mirapeissetum en 1499.

Mais, une légende occitane locale explique la signification du nom du village : un vigneron du bourg avait l'habitude d'ajouter, dans les tonneaux de vin qu'il vendait, de grandes quantités d'eau de la Cesse, mais personne ne pouvait le prouver. Jusqu'au jour où, un des tonneaux qu'il transportait sur sa charrette, tomba lourdement sur la route et se brisa. Dans une flaque de vin, on vit alors s'agiter un petit poisson de la rivière, et un des villageois, témoin de la scène, c'est alors écrié en occitan : "Mira ! Peixet !", traduction : "Regarde ! Le petit poisson !".

Mirepeisset 069 F pigeonnier

Mirepeisset, très ancien pigeonnier

Mirepeisset 068 F pigeonnierMirepeisset, très ancien pigeonnier

Mirepeisset 070 G rue du Centre  Mirepeisset 071G rue du Pont

Mirepeisset, à gauche, la rue du Centre et à droite, la rue du Pont.

Mirepeisset 063 B porte du carrassierMirepeisset, la porte du Carrassier place de la mairie, dernier vestige des remparts défendant le village au Moyen-âge.

Un carrassier ou radelier est la personne chargée de former et de conduire les radeaux de bois qui forment un ensemble de troncs abattus dans les forêts et qui, assemblés ou retenus par une aussière ou haussière (grosse corde), descend un fleuve afin d'être débité ou chargé sur un navire.

Mirepeisset 062 B porte du carrassier  Mirepeisset 064 C ancienne fontaine

Mirepeisset, la porte du Carrassier à gauche, et à droite très ancienne fontaine place de la mairie.

L'implantation de groupes humains sur cette partie du Narbonnais remonte à une préhistoire fort ancienne. La première évolution dans l'habitat groupé due à l'agriculture est à situer au néolithique, vers 3000/2000 avant notre ère. Elle se poursuit avec de nombreux déplacements à la protohistoire, jusqu'à la fin de l'époque romaine.

Des recherches sur le terrain, ont permis de découvrir qu'une occupation d'époque romaine assez dense a existé entre le Vergel et les Quatre-chemins et près de la rivière Cesse. Dans ce dernier secteur, dans la partie occidentale de la plaine dite "des Plos", les investigations ont mis au jour de très nombreuses sépultures sous dalles, dont la datation se situe entre les V ème et X ème siècles, et quelques fondations orientées suggérant la présence possible d'une chapelle.

Vers le X ème et le XI ème siècle, une majeure partie des populations va se regrouper dans des agglomérations, autour d'un château ou d'une église : ce sera le cas de Mirepeisset.

La seigneurie de Mirepeisset était très anciennement une possession de l'abbaye de Montolieu. Le bourg de Mirepeisset, Mirapeyx ou Mirapeich, situé à proximité immédiate de la Cesse, a hérité du Moyen-âge d'un "fort" et d'un réduit défensif nommé "château vieux", ensuite complété par un "château neuf" et une porte ; on parle déjà, en 1409, d'un barry (faubourg), ou quartier bas, extérieur aux murs, ce qui suggère une augmentation sensible de la population à cette période.

Mirepeisset 076 K anciens remparts

Vestiges du rempart médiéval situé à l'Est du village le long de la Rigole

Mirepeisset 075 K anciens remparts  Mirepeisset 026 rempart et rigole

A gauche, vestiges de l'ancien rempart. A droite, la Rigole longeant le rempart du Moyen-âge.

Le 7 des Calendes de septembre 1281, Amalric de Narbonne, seigneur de Talairan, reçu en héritage et suite à une sentence arbitrale, bon nombre de fiefs avec entre autre, les seigneuries de Ginestas et de Mirepeisset. Il mourut en 1311.

Des documents nous apprennent aussi, qu'Ivern Guillaume ou Iverni Guillelmus, curé de Mirepeisset, faisait parti de l'entourage ordinaire du vicomte Amalric II de Narbonne entre 1260 et 1328.

On découvre qu'en 1337 G. Sarda de Narbonne a acheté les seigneuries de Ginestas et de Mirepeisset à Aymeri de Narbonne seigneur de Talairan, mais le roi a usé de son droit de préemption et racheté les seigneuries avec l'aide des habitants des villages.

Après de vaines recherches historiques concernant le village de Mirepeisset, on peut dire, que cette région du Languedoc a subi pendant cette période des XVI ème et XVII ème siècles les guerres de religion et les épidémies.

Dans cette partie du Minervois, les premiers troubles dus aux religionnaires se situent après 1550, et sont accompagnés de famines ponctuelles et d'une réapparition de la peste.

En 1589, Jean De Bourcier, seigneur de Pontaut, de Barre et de Mirepeisset qui avait épousé  à Ouveillan le 4 avril 1577, Françoise de Cézelli une montpelliéraine (également mentionnée sous le nom de Constance de Cézelli), rallié au Roi il organisa la résistance de la forteresse de Leucate devant cinq mille lansquenets espagnols et tudesques en juillet 1589. Leucate était une place forte stratégique, attachée au pouvoir royal, qui défendait les marches d'Espagne. Jean de Bourcier de Barre fut capturé en voulant avertir le duc de Montmorency du débarquement. Son épouse Françoise de Cézelli organise la défense en son absence, elle ne voulut pas rendre la place, outrés, les ligueurs étranglèrent le 8 septembre 1589 Jean Bourcier de Barre dans son cachot et lui envoyèrent son cadavre.

Mais au bout de trois semaines, de guerre lasse, les assaillants lèvent le siège. Henri IV n’oubliera pas la pasionaria montpelliéraine, il lui laissera le gouvernement effectif de la place de Leucate qu'elle exercera pendant vingt-sept ans, jusqu’à la majorité de son fils aîné Hercule.

Françoise de Cézelli (1558-1615) fut la dernière qui a possédé la seigneurie de Mirepeisset au début du XVII ème siècle. On relève plusieurs fois sa signature "Francese de Césely", car elle s'intéresse personnellement à ses biens, qu'elle entretient, fait réparer des bâtiments, loue les terres et y vient séjourner souvent. Son fils, Hercule De Barre, qui défendit une deuxième fois la place de Leucate contre les Espagnols en 1637, ne s'en désintéresse pas davantage, malgré quelques heurts avec la population ou les consuls, dans les années 1611-1615.

Mirepeisset 073 I ancien puits  Mirepeisset 074 J ancienne station distribution eau

Mirepeisset, à gauche, ancien puits se trouvant impasse du Puits. A droite, ancienne station de distribution d'eau du village.

Mirepeisset 01 puits en bord de riviere de la CessePuits au bord de la Cesse, la Font Lenca est un puits communal qui alimentait le village en eau potable jusqu'au milieu du siècle dernier.

Mirepeisset 045 D-la-font-lenca

Puits au bord de la Cesse, la Font Lenca. 

Mirepeisset 072 H chateau d'eauLe château d'eau du village de Mirepeisset

Mirepeisset 043 A mirepeisset

Le village de Mirepeisset

Mirepeisset 060 A mirepeissetLe village de Mirepeisset

En 1590, le maréchal de Joyeuse occupera à nouveau de nombreux villages du Minervois et de la partie du Narbonnais qui avaient été pris par le protestant Henri 1er de Montmorency (1534-1614).

On trouve trace en 1592 d'un document où le notaire Telhion transcrit une plainte d'Antoine de Lagarde, seigneur de Bize, soulignant que "ses oliviers de Mirepeisset" ont été coupés par les "Toudesques" qui sont des mercenaires allemands.

En 1591 la peste réapparaît à Narbonne, l'épidémie s'étend à toute la région du Midi. Les registres paroissiaux de Mirepeisset ne remonte qu'à l'année 1620, qu'il est impossible d'évaluer les pertes humaines de cette époque.

Entre 1620 et 1629 date à la quelle, la paix d'Alès ou Édit de grâce promulgué par le roi de France Louis XIII fut signé le 28 juin 1629, des opérations militaires recommenceront dans la Province, mais elles semblent avoir affecté superficiellement les villages qui sont restés pour la plus part fidèles au parti catholique et rapidement acquis à la royauté en 1615.

La peste sévit de nouveau en 1629, à Mirepeisset on suspend le prélèvement de la taxe à cause du mal contagieux, plus personne n'entre et ne sort, il y a  une interdiction d'accès au village et même aux jardins, avec fermeture de deux portes pour faciliter les contrôles.

Mirepeisset 078 L desccente des cornouillers

Mirepeisset, anciens remparts en bas de la descente des Cornouillers

Mirepeisset 077 L desccente des cornouillersMirepeisset au Nord du village, la descente des Cornouillers qui débouche sur la passerelle enjambant la Rigole et qui vous amène à la Garenne.

Mirepeisset 087 H passerelle sur la cesse  Mirepeisset 040 Pont 7a

A gauche, la passerelle enjambant la Cesse, bâtie au ras de l'eau, elle permet de laisser s'écouler l'eau par dessus en cas de crues. Autrefois, elle était en bois et bien plus haute.

A droite, une autre passerelle, celle-ci sur la Rigole et escalier qui vous amène rue du Pont. 

Mirepeisset 088 I la cesse de la passerelle

Rivière la Cesse vue de la passerelle

Mirepeisset 044 C en montant au village  Mirepeisset 046 E en longeant la rigole

Mirepeisset, à gauche, un accès au village en revenant de la Garenne. A droite, sentier qui longe la Rigole et qui mène au pont-canal.

Mirepeisset 047 F la rigole  Mirepeisset 048 G la rigole

En longeant la Rigole qui alimente le canal du Midi.

Mirepeisset 02 La Garenne

Mirepeisset, la Garenne

Mirepeisset 080 A parc de la garenneMirepeisset, parc de la Garenne

Mirepeisset 049 H la garenne  Mirepeisset 050 I la garenne

Mirepeisset, la Garenne, retenue d'eau de la rivière la Cesse. Ce lieu aménagé au fil des années (jeux pour enfants, camping, restaurant) est l'endroit où se retrouvent les villageois depuis sa création pour se baigner, pique-niqué. Il accueille aussi les vides greniers.

Mirepeisset 082 C promenade garenne vers pont-canalPanneau d'information sur la promenade qui va de la Garenne au pont-canal en suivant la Rigole.

Mirepeisset 089 J sentier qui longe la rigole  Mirepeisset 079 M sortie du village

Mirepeisset, à gauche, sentier qui longe la Rigole. A droite, calvaire à la sortie du village pèlerinage de 1926-1927.

Mirepeisset 053 M la cesse

La rivière la Cesse à Mirepeisset

Mirepeisset 052 L la cesseLa rivière la Cesse à Mirepeisset

Mirepeisset 081 B barrage sur la cesseMirepeisset, barrage sur la Cesse à la Garenne, capture de l'eau via la Rigole pour alimenter le canal du Midi. C'est le point de départ de la Rigole de Mirepeisset.

Cette idée de prise d'eau, on la doit à Riquet, elle fut conçue en amont du village de Mirepeisset sur la Cesse en 1699, elle a été modernisée depuis, la chaussée de la Roupille est équipée d'un système de rehausses, toujours en fonctionnement, qui retient les eaux de la rivière en temps normal ou les libère pendant les crues.

Dans le cours des siècles, les archevêques ont perdu ou aliéné quelques seigneuries. L'archevêque a aliéné le droit de haute, moyenne et basse justice, avec tous les droits afférents, ainsi que les diverses possessions, châteaux, maisons, prairies, vignes, condamines, et les droits de propriétaire terrier. Il a perdu encore les droits et les diverses redevances dans les localités. Mais en revanche il a acquis de nouveaux droits dans les paroisses suivantes qui ne sont pas portées au Livre Vert du XIV ème siècle : Camplong, Fabrezan, Villerouge-la-Panouse, Ferrals, Ginestas, Homps, Luc, et Mirepeisset, pour ne citer que ces villages.

Datant du 25 juillet 1405, on a retrouvé un rouleau contenant quatre reconnaissances passées au profit du chapitre par des habitants de Mirepeisset pour des terres qu'ils tenaient de lui au terroir dudit lieu.

Étienne Barrau était bailli ou bayle du roi vers 1600 à Mirepeisset il était chargé de l'ordre et de la justice. En 1654, un dénommé Pierre Barrau était aussi bailli du roi, il faisait parti de cette vieille et influente famille, depuis le XV ème siècle. Ils occuperont cette fonction de père en fils, pratiquement jusqu'à la Révolution, et après 1789 c'est encore un de ses descendants qui sera élu maire de Mirepeisset. Cette famille Barrau possédait un caveau familial à l'intérieur de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset.

Il faut savoir que depuis le Moyen-âge et jusqu'à la Révolution Française de 1789, on trouvait dans les villes et villages du Royaume, des représentants élus par leur communauté d'habitants. Dans le midi, ces magistrats municipaux s'appelaient les consuls. Dès le XII ème siècle, des villages et villes du Sud de la France s'organisent en consulat qui prenait en main les affaires communales, les consuls géraient les problèmes et le fonctionnement du village.

Par exemple, à Mirepeisset, Le 22 janvier 1601, les 62 électeurs, se réunissent dans le château de demoiselle Françoise de Cézilli, en présence du bailli Étienne Barrau, sur la réquisition de Loys Robert, de Ginestas, procureur juridictionnel, pour procéder au remplacement des trois consuls en place, Jacques Rey, Jean Cassaing et Guilhem Jac, par les nouveaux consuls élus, c'est à dire : Thomas Mirabel élu avec 18 voix, Etienne Marty élu avec 18 voix, et Marty Pomarède élu avec  14 voix. A cette élection 23 personnes s'étaient présentées. En général, le conseil se tenait chez le seigneur ou un notable, mais plus traditionnellement dans l'église paroissiale ou devant celle-ci, comme en 1617. Quelques années plus tard, l'assemblée de Mirepeisset se réunira dans une salle communale située au dessus du four à pain. Dans ces années là, un fait marquant se passa à Mirepeisset en 1621, les consuls décident de faire murer les portes des fortifications à la nuit tombée et décrètent la mise en défense du village en cas d'une attaque, mais cette fermeture nocturne n'est pas appréciée des jeunes gens du village qui se vengent avec des jets de pierre et occasionnèrent des dégâts.

Ce sont les consuls qui négocient l'entretien des installations publiques et des bâtiments religieux, murs d'enceinte, fours à pain, portes du village ou église. Et par l'intermédiaire du consul, la communauté peut acheter, louer ou vendre des biens. A Mirepeisset la charge du four à pain a été rachetée au seigneur par les consuls. En 1630; à Mirepeisset on ne cuisait le pain que les mercredis et les samedis, chacun apportait au four banal le pain pétri sur des tables spéciales, que l'on trouve mentionnées dans la plupart des inventaires lors des décès.

Mirepeisset 083 D a allée pavée

Allée pavée qui suit le mur de la Rigole. On peut s'y promener. A cet endroit (on aperçoit la vanne du bas du rempart) se trouve un petit épanchoir qui permet en cas de besoin de redéverser le trop plein de la Rigole dans la Cesse.

Mirepeisset 084 D b vanne et épanchoirLa vanne et l'épanchoir sur la Rigole en fonctionnement

Mirepeisset 085 E mur de renfort rigoleDans le secteur de l'épanchoir, on voit ici le mur de renfort de la Rigole qui permet de la protéger des crues de la Cesse.

Mirepeisset 086 G borne de crueMirepeisset, borne de la crue de la Cesse le 18 septembre 1843.

On ne retrouve aucune trace d'un château à Mirepeisset, seul, subsistent encore aujourd'hui des portions de remparts qui faisaient parties de l'ensemble défensif du village.

Le paysage de Mirepeisset et sa région, n'a évolué que lentement ; c'est seulement lors du creusement du Canal du Midi, à la fin du XVII ème siècle, puis la culture intensive de la vigne au XIX ème siècle, qui le modifieront vraiment.

Mirepeisset reste encore, au XVII ème siècle, un village essentiellement agricole, relativement modeste, avec seulement, en 1612, 86 contribuables, qui produisent moins de 200 livres de revenu. Il n'y a pas encore de pont sur la Cesse, sinon des gués et passerelles conduisant à plusieurs moulins sur la rive gauche, qui sont alimentés par un canal partant du barrage de Cabezac : les moulins des Parantigues, à la limite de terres appartenant au village de  Ginestas.

Mirepeisset 018 église saint sébastien  Mirepeisset 025 eglise

L'église Saint-Sébastien de Mirepeisset.

Mirepeisset 024 église    Mirepeisset 023 croix
L'église Saint-Sébastien de Mirepeisset.  

L'ÉGLISE SAINT-SÉBASTIEN DE MIREPEISSET

Dans le village, l'église paroissiale est dédiée à Saint-Sébastien qui se fête le 20 janvier et c'est par la même occasion la fête du village. La construction de l'église de Mirepeisset date du début du XI ème siècle. Elle est en effet mentionnée dans une bulle du pape Jean XXII datée du 25 mai 1328. Elle possède un clocher tour à toit plat que l'on nomme "tour sarrasine". Cette église est de style romano-gothique, elle présente un joli chevet hexagonal, 4 chapelles et un balcon décoré de 4 toiles. Elle possède un maître autel en marbre ainsi qu'une très belle chaire. De beaux vitraux subsistent, dont un "Saint-Sébastien" surplombant le chœur. Un très beau chemin de croix et de nombreuses statues dont celle de Saint-Sébastien ornent l'édifice.

L'église fut remaniée au XVII ème siècle, puis en 1895 où sa nef fut rehaussée d'1,50 mètre et le dallage rénové. Ces restaurations successives ont occulté la plupart des vestiges les plus anciens. Il y a quelques années, le clocher a été consolidé et protégé,  la porte d'entrée qui menaçait en ruine a été réhabilitée.

L'église renfermerait 42 sépultures et 2 tombeaux, l'un des deux se trouve derrière le maître-autel. La plupart des sépultures ont été dissimulées par la rénovation du dallage.

 

Voici toute une série de belles photos de l'église Saint-Sébastien, prisent par Kathy Falguera pour l'occasion de ce reportage, je la remercie pour son enthousiasme, son dynamisme et son dévouement  :

Mirepeisset 065 D église saint sébastien  Mirepeisset 066 D église saint sébastien

L'église Saint-Sébastien de Mirepeisset

Mirepeisset 117 eglise Choeur

Le maître-autel de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset en marbre de Caunes-Minervois

Mirepeisset 133 eglise vue de l'extérieur  Mirepeisset 107 eglise balcon

A gauche, le porche d'entrée au pied de la tour sarrasine de l'église Saint-Sébastien.

Ce style de clocher n'est cependant pas rare dans la région. A droite, le balcon de l'église.

Mirepeisset 105 eglise balcon

Mirepeisset, le balcon de l'église Saint-Sébastien

Mirepeisset 106 eglise balcon

Mirepeisset, autre photo du balcon de l'église Saint-Sébastien avec ses quatre grands tableaux.

Mirepeisset 108 eglise balcon

Le balcon avec les deux grandes toiles faisant face à la nef.

Mirepeisset 129 eglise tableau balcon façade gauche  Mirepeisset 128 eglise tableau balcon façade droite

Les tableaux se trouvant au balcon de l'église.

Mirepeisset 109 eglise chapelle  Mirepeisset 110 eglise chapelle

L'église possède quatre chapelles latérales construites après le XVII ème siècle, le marbre rouge veiné de blanc de Caunes-Minervois est omniprésent dans l'église comme on peut le voir ici.

Mirepeisset 114 eglise chapelle

Une des chapelles latérales de l'église

Mirepeisset 113 eglise chapelle  Mirepeisset 111 eglise chapelle

Chapelles latérales de l'église Saint-Sébastien

Mirepeisset 112 eglise chapelle

Chapelle latérale de l'église Saint-Sébastien

Mirepeisset 115 eglise chemin de croix

Très beaux tableaux représentant le chemin de croix

Mirepeisset 116 eglise Choeur  Mirepeisset 118 eglise Choeur

Le choeur de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset au style roman-gothique.

Mirepeisset 117 eglise Choeur

Le maître-autel de l'église Saint-Sébastien.

Mirepeisset 119 eglise Choeur

Le choeur de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset

Mirepeisset 120 eglise

Deux des quatre chapelles latérales de l'église Saint-Sébastien.

Mirepeisset 121 eglise

Balcon et chapelles latérales de l'église.

Mirepeisset 122 eglise  Mirepeisset 123 eglise

A gauche, le maître-autel en marbre de Caunes-Minervois et à droite, un bénitier.

Mirepeisset 124 eglise statue saint sébastien  Mirepeisset 125 eglise statue

A gauche, la statue de Saint-Sébastien et à droite Saint-Joseph.

Mirepeisset 126 eglise tableau balcon à droite  Mirepeisset 127 eglise tableau balcon à gauche

Tableaux se trouvant sur les parties latérales du balcon de l'église Saint-Sébastien

Mirepeisset 132 eglise vitrai  Mirepeisset 131 eglise vitrail

Vitraux de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset

Mirepeisset 130 eglise vitrail

Autre vitrail de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset

Mirepeisset 067 E monuments aux mortsMirepeisset, le monument aux morts 14-18 se trouvant juste à côté de l'église Saint-Sébastien

Mirepeisset 04 Monument aux mortsMirepeisset, autre photo du monument aux morts 14-18

Comme à l'accoutumée voici quelques photos anciennes du village de Mirepeisset, mais aussi de Ginestas et du hameau Le Somail :

Mirepeisset 501 en 1905

Mirepeisset, place de la mairie en 1905

Mirepeisset 516 la place en 1910Mirepeisset, place de la mairie en 1910

Mirepeisset 521 en 1905Mirepeisset, place de la mairie en 1905

Mirepeisset 524 en 1905Mirepeisset, place de la mairie en 1905

Mirepeisset 519 en 1905Mirepeisset, l'église en 1905

Mirepeisset 502 en 1905

Mirepeisset, rue du Pont en 1905, voir le zoom ci-dessous

Mirepeisset 502 zoom en 1905

Mirepeisset, rue du Pont en 1905, zoom de la photo précédente

Mirepeisset 503 en 1905

Mirepeisset, avenue de la Gare et le pont sur la Cesse tout neuf en 1905 avec et le domaine de l'Herbe Sainte au fond.

L'Herbe Sainte est un domaine château viticole. Concernant l'existence de ce domaine, on trouve dans un registre des années 1841-1848, la vente au muid (unité de mesure) y est mentionnée.

Mirepeisset 507 en 1905Mirepeisset, la Gare en 1905

Mirepeisset 518 en 1905Mirepeisset, le pont sur la Cesse et le domaine de l'Herbe Sainte au fond, en 1905 

Mirepeisset 504b en 1905

Mirepeisset, la placette en 1905 

Mirepeisset 506 en 1907Mirepeisset, même lieu que la photo précédente, débouché de la rue de la mairie sur la placette en 1907

Mirepeisset 510 en 1910Mirepeisset, avenue de la Gare, les écoles en 1910

Mirepeisset 522 en 1905

Mirepeisset, promenade de la Rigole et lavoir en 1905

Mirepeisset 517 en 1905

Mirepeisset, promenade de la Rigole en 1905

Mirepeisset 514 en 1905Mirepeisset, promenade de la Rigole et lavoir en 1905
Mirepeisset 520 en 1905

Mirepeisset, barrage de la Cesse permettant la prise d'eau alimentant le canal du Midi via la Rigole en 1905

Mirepeisset 523 en 1905

Mirepeisset, la Chaussée en 1905, avec au fond à droite la prise d'eau de la Cesse (photo ci-dessus)

Mirepeisset 509 le pont sur la Cesse en 1950Mirepeisset, le pont sur la Cesse en 1950

Mirepeisset 515 en 1960Mirepeisset, une vue générale en 1960

Mirepeisset 511 en 1960Mirepeisset, une vue aérienne en 1960, avec l'église au premier plan

Mirepeisset 512 en 1960Mirepeisset, une vue aérienne en 1960

Le Somail 501 en 1905Le Somail, hameau proche de Mirepeisset situé à 2,5 km, ici en 1905
En amont du pont-canal de la Cesse se trouve le hameau Le Somail qui doit son existence au Canal du Midi.
Ce petit port était destiné au commerce de la région. De nombreux magasins ont été construits par les négociants français et étrangers pour servir d'entrepôts aux produits des vignes du Bas-Languedoc.
Le Somail 503 en 1905
Le Somail, avenue de Ginestas en 1905
Le Somail 504 en 1905
Le Somail, la place en 1905, voir la photo ci-dessous 50 ans plus tard
Le Somail 504 en 1955Le Somail, la place en 1955
Le Somail 502 en 1965Le Somail, une vue aérienne du port sur le canal du Midi en 1965
Ginestas 501 en 1905Ginesta, la place en 1905, ce village se situe à 3 km de Mirepeisset
Ginestas 502 en 1905Ginesta, avenue de Narbonne en 1905
Ginestas 503 en 1905Ginesta, la place du marché en 1905
Ginestas 504 en 1905Ginesta, le boulevard des écoles en 1905
Ginestas 01Le village de Ginesta, de nos jours

La suite très prochainement dans la seconde partie de ce reportage

ATTENTION ! Ce reportage est en deux parties, en espérant qu'il vous aura intéressé et que vous viendrez découvrir la suite.

Réparties sur les deux reportages vous visualiserez en tout plus de 180 photos !

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

 Julie logo janvier 2013 495x350

Partager cet article

Réalisé par Kathy Falguera / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article
30 mai 2014
bandeau genealogie histoire de famille 02Belcaire le hameau de Trassoulas 013 titre

 

Depuis que je connais le village de Belcaire, j'ai toujours été surpris par le patronyme Toustou, il faut dire que des Toustou il y en a énormément au Pays de Sault, on s'y perd avec cette généalogie complexe, ces arbres contenant de multiples ramifications, ces très nombreuses filiations et descendances. Je m'étais dit, un jour je ferais un petit clin d'œil à tous ces Toustou du Pays de Sault en leur consacrant un petit reportage sans prétention, et aujourd'hui c'est chose faite. Et c'est aussi, en même temps, l'occasion de vous présenter ce tout petit hameau qu'est TRASSOULAS. Merci à mon fidèle ami et reporter pour ses photos, Henri Toustou. Je vous souhaite une excellente découverte ...

 

logo label Pays Cathare 02

 

carte 01

Le hameau de Trassoulas et le village de Belcaire se situe à, ... allez je vous fais une petite liste :

816 km de Paris, 139 km de Toulouse, 142 km de Narbonne, 81 km de Carcassonne, 54 km de Foix, 26 km d'Ax-les-Thermes, 57 km de Limoux, et 29 km de Quillan

carte Belcaire Trassoulas 02

Extrait de la carte IGN, le hameau de Trassoulas à quelques lieux de Belcaire commune dont il dépend, 5 km pour être précis.

Comme vous pouvez le constater, Trassoulas se situe au lieu de la forêt domaniale de la Bénague et le fabuleux sentier cathare menant à Montségur passe juste au-dessus par le plateau de Langrail

vue aerienne de Trassoulas 01

Une vue aérienne du hameau de Trassoulas situé au beau milieu de la forêt domaniale de la Bénague

vue aerienne de Trassoulas 02Zoom sur le hameau de Trassoulas

Belcaire vu de la route de Trassoulas

Panorama vu de la route menant à Trassoulas, en contrebas la D613 menant à Belcaire que l'on aperçoit au fond

Belcaire le hameau de Trassoulas 014La petite route tortueuse conduisant au hameau de Trassoulas

Belcaire le hameau de Trassoulas 015De Trassoulas superbe panorama au petit matin, sur le plateau de Sault

Ce patronyme TOUSTOU, on le trouve au XVII ème siècle à Belcaire. Une souche aurait pris naissance à Trassoulas au début du XVII ème siècle, quelques familles de bûcherons paysans s'installèrent un peu à l'écart de Belcaire, ainsi pris naissance le hameau. Des Toustou il y en a, à Roquefeuil, à Trézier, à Limoux, et dans tous les villages des alentours.

Connaissez-vous cette légende du passage de Louis XVII à Trassoulas ?

“La légende préciserait que Louis XVII, évadé du Temple, se serait caché à Trassoulas (signifiant trois soleils en patois), hameau de l'Aude, dépendant de la commune de Belcaire, chez un nommé Simon, dit le Breton. Là, il y aurait grandi. Cette légende du Breton a été transmise par l'intermédiaire de l'abbé Jérôme Toustou (curé à Belcaire et Trassoulas de 1938 à 1948), originaire, comme de nombreux Toustou, du Hameau de Trassoulas. L'abbé Toustou, aujourd'hui disparu, aurait étayé son histoire de nombreux documents trouvés ça et là dans les archives, de diverses manières et dans les presbytères. Il ne lui aurait manqué qu'une date pour prouver sa présence dans le hameau de Trassoulas, sous le pseudonyme du Breton, de Louis XVII. Les notes prises par l'abbé, décédé dans un hôpital de Limoux, n'ont jamais pu être retrouvées.

Le "Breton", qui exerçait le métier de cordonnier, aurait fondé lui- même le hameau de Trassoulas, en même temps que le nom de Toustou, lequel aujourd'hui est très répandu.

Il aurait eu sept garçons, dont le mérite le plus grand aurait été de perpétuer la légende. Un coffret et un fauteuil portaient, paraît-il, le sceau de la famille royale ; ces meubles sont, bien entendu, introuvables aujourd'hui. Cette légende ressemble à bien d'autres, et à chaque fois qu'un journal se fait le rapporteur d'un récit, l'on trouve encore des gens pour acquiescer". Ce récit est tiré de la correspondance de M. Jean Médus, demeurant à Carcassonne.

Belcaire le hameau de Trassoulas 01b

Trassoulas, le toponyme s'écrivait "Trassarretto" à l'époque médiévale. On y a parfois vu un dérivé du latin "tractiaire" qui signifie : tailler la pierre.

Le hameau de Trassoulas comptait 177 habitants en 1846, et il n'y en avait plus que 70 en 1954. Actuellement en 2014, il n'y a plus que 27 habitants permanents à Trassoulas. Vous ne pouvez pas vous perdre, il y a trois rues et trois impasse à Trassoulas : rue de la Fontaine, rue des Coumels, rue du Sarrat d'en Poustille, et les impasses du Soleil, des jardins et des Granges. Une maison porte sur son fronton son année de construction : 1860.

En 1846 il n'y avait pas de lieu de culte, ni d'école dans ce hameau. La construction de l'église de Trassoulas date de la deuxième moitié du XIX ème.

Voici quelques renseignements que j'ai pu collecter sur l'église de Trassoulas : La construction de l'église fut décidée au conseil municipal le 20 décembre 1869 ; suivra une recherche financière car le sous-préfet ne pouvait pas apporter une aide financière ; le hameau se constitue alors en syndicat ; Casimir Arnaud maître maçon de Roquefeuil fera une offre pour la construction le 24 juin 1873. On ne retrouve aucun document relatant le retard pris lors de la construction ; on sait simplement, qu'en juin 1878 l'église est effectivement en construction grâce à une visite épiscopale de Mgr Leuillieux ; l'église sera finalement bénie par le curé Dantoin en été 1879. Un bénitier en marbre porte une date gravée : 1891 (voir la photo plus loin). Un règlement daté du 10 juillet 1879 fixe les règles du service religieux de l'église.

La commune de Belcaire mit un certain temps pour rembourser l'emprunt pour financer les travaux de l'église de Trassoulas, en 1882 il en était encore question lors du conseil municipal.

Entre 1938 et 1939 on note que le nouveau curé de Belcaire, Jérôme Toustou remarque un manque de dévotion à Trassoulas, pas un paroissien de Trassoulas ne va régulièrement à l'église ! Il est décidé que le révérend père Cabanettes logera sur place chez Frédéric Toustou carillonneur et sacristain du lieu, et qu'il prendra ses repas dans tous les foyers, à tour de rôle, afin d'instaurer le contact et de les remettre dans le droit chemin de l'évangile. Ces contacts vont contribuer au succès de la mission fixée, en effet, le 16 mai 1939, 96 enfants seront confirmés du doyenné.

Belcaire le hameau de Trassoulas 016

Le paisible hameau de Trassoulas un matin d'avril 2014

Belcaire le hameau de Trassoulas 017De Trassoulas, une belle vue sur le plateau de Sault

Belcaire le hameau de Trassoulas 03L'église de Trassoulas

Belcaire le hameau de Trassoulas 043 salle des fètesLa salle des fêtes de Trassoulas aménagée au premier étage de l'ancien presbytère accolé à l'église

Belcaire déc 2008 conseil municipal reuni a Trassoulas

Novembre 2008, dans la salle des fêtes de Trassoulas, réunion du conseil municipal de Belcaire sous la présidence du maire de l'époque Emmanuel Bresson 

Belcaire le hameau de Trassoulas 012

En arrivant par la petite route dans le hameau de Trassoulas, sur la droite vous apercevez l'église Saint-Côme et Saint-Damien 

Belcaire le hameau de Trassoulas 04

On l'aperçoit mieux sur cette photo

Belcaire le hameau de Trassoulas 02

Le paisible hameau de Trassoulas à l'écart du monde

Belcaire le hameau de Trassoulas 020 fontaine du haut

Hameau de Trassoulas, rue de la Fontaine

Belcaire le hameau de Trassoulas 018 rue la fontaine

Hameau de Trassoulas, rue de la Fontaine, avec son grand lavoir à gauche

Belcaire le hameau de Trassoulas 021 fontaine du haut

Hameau de Trassoulas, rue de la Fontaine, "fontaine du haut"

Belcaire le hameau de Trassoulas 022 rue du sarrat

Hameau de Trassoulas, rue du Sarrat d'en Poustille

Belcaire le hameau de Trassoulas 023 impasse des grangesHameau de Trassoulas, impasse des Granges

Belcaire le hameau de Trassoulas 024Hameau de Trassoulas, rue des Coumels

Belcaire le hameau de Trassoulas 019 rue des coumels

Hameau de Trassoulas, rue des Coumels

Belcaire le hameau de Trassoulas 05

La rue principale du hameau de Trassoulas qui se termine en impasse

Belcaire le hameau de Trassoulas 046

Le hameau de Trassoulas

Belcaire le hameau de Trassoulas 051 fontaine du bas

Hameau de Trassoulas, la "fontaine du bas"

Belcaire le hameau de Trassoulas 052 rue de la fontaineHameau de Trassoulas, rue de la Fontaine

Belcaire le hameau de Trassoulas 06

L'église Saint-Côme et Saint-Damien

Belcaire le hameau de Trassoulas 010L'église Saint-Côme et Saint-Damien

 

Un petit mot sur l'église du hameau de Trassoulas :

L'église est adossée à une colline de champs verdoyants, avec sa façade méridionale qui comporte un clocheton mur avec une seule cloche que l'on nomme "Marguerite", latéralement des contreforts renforcent la stabilité de l'édifice. Juste avant l'église à gauche, se trouve l'ancienne école. A droite de l'église se trouve le petit cimetière du hameau, quasiment colonisé par les familles Toustou. L'intérieur de l'église de Trassoulas sera rénové en 1989.

Ce que je peux vous dire c'est que les saints patrons du lieu, sont Côme et Damien.

Le vocable de l'église de Belcaire était au XVII ème siècle Saint-Michel (archives communales, état civil, année 1676) , puis ce fut Saint-Côme et Saint-Damien. L'église de Trassoulas dépendant de celle de Belcaire, aurait-elle le même vocable, est-ce aussi Saint-Côme et Saint-Damien ?

Je n'ai malheureusement pas de photos à vous offrir de l'intérieur de l'église, si vous en possédez vous pouvez toujours me les adresser, en attendant je vous en donne la description :

La nef est constituée d'une charpente en bois brut taillée à la hache, soutenue par trois arcs en ogive en pierre apparente. La nef est éclairée par quatre vitraux représentant les évangélistes. Le chœur supporté par l'arc triomphal (arc qui sépare la nef et le chœur de l'église) et cinq arêtes ogivales, est éclairé par un vitrail oculus représentant Dieu le Père, et de part et d'autre, deux vitraux représentant les saints patrons du l'église : Côme et Damien. Un bel autel en marbre de Caunes Minervois occupe le centre du chœur, ainsi qu'une table de communion de forme curviligne en bois et fer forgé de belle facture, décor avec des grappes de raisins et feuilles de vigne.

Deux chapelles latérales éclairées par un vitrail composent cet édifice en forme de croix latine.

Belcaire le hameau de Trassoulas 07

L'église Saint-Côme et Saint-Damien

Belcaire le hameau de Trassoulas 047

Le chevet avec ses deux contreforts de l'église de Trassoulas regarde le Sud/Est

Belcaire le hameau de Trassoulas 048Le clocheton-mur de l'église de Trassoulas supportant une cloche unique, avec à son sommet, une petite croix en fer forgé

Belcaire le hameau de Trassoulas 045

La façade Sud/Ouest de l'église de Trassoulas avec dans son prolongement l'ancienne école qui deviendra presbytère et par la suite sera aménagé en salle des fêtes

Belcaire le hameau de Trassoulas 044

La façade Sud/Ouest de l'église de Trassoulas, avec au centre son porche d'entrée

Belcaire le hameau de Trassoulas 049

La façade Nord/Est de l'église avec le hameau de Trassoulas

Belcaire le hameau de Trassoulas 050

La façade Nord/Est de l'église de Trassoulas, à gauche dans le prolongement de l'église, le cimetière qu'ont quasiment colonisé les familles Toustou.

Belcaire le hameau de Trassoulas 042L'ancienne école puis presbytère à gauche et le porche de l'église de Trassoulas

Belcaire le hameau de Trassoulas 041  Belcaire le hameau de Trassoulas 037

A gauche, le portail à double arcature de l'église. A droite, le transept et la nef de l'église

Belcaire le hameau de Trassoulas 026

L'intérieur de l'église de Trassoulas

Belcaire le hameau de Trassoulas 027

Le bénitier en marbre gravé "1891" soit 12 années après l'inauguration et la bénédiction de l'église en 1879

Belcaire le hameau de Trassoulas 028

La chapelle Nord/Est

Belcaire le hameau de Trassoulas 029

La chapelle Sud/Ouest et le choeur à gauche

Belcaire le hameau de Trassoulas 025   Belcaire le hameau de Trassoulas 035

A gauche la nef de l'église de Trassoulas. A droite, la nef est surmontée d'une charpente en poutres et chevrons bruts, que soutiennent trois arcs en ogive aux pierres apparentes

Belcaire le hameau de Trassoulas 030

Le choeur de l'église de Trassoulas supporté par l'arc triomphal et cinq arêtes ogivales, il est éclairé par un vitrail oculus représentant Dieu le Père

Belcaire le hameau de Trassoulas 033

Le bel autel en marbre de Caunes-Minervois, aux riches couleurs

Belcaire le hameau de Trassoulas 036

L'espace sacré du choeur est fermé par une grille courbe élégante en fer forgé, ourlée de raisins et de feuilles de vigne

Belcaire le hameau de Trassoulas 031        Belcaire le hameau de Trassoulas 032

Statues de Saint Joseph et de la Vierge Marie

Belcaire le hameau de Trassoulas 040

Le transept et la nef de l'église de Trassoulas

Belcaire le hameau de Trassoulas 039 St DAMIEN  Belcaire le hameau de Trassoulas 034  Belcaire le hameau de Trassoulas 038 St COSME

Les vitraux de l'église, à gauche, vous avez Saint-Damien et à droite, Saint-Côme (cliquez sur la photo pour agrandir) les saints patrons de l'église

Belcaire le hameau de Trassoulas 08

L'église Saint-Côme et Saint-Damien du hameau de Trassoulas

Belcaire le hameau de Trassoulas 09

L'église Saint-Côme et Saint-Damien du hameau de Trassoulas

Si vous en possédez des vieilles photos du hameau, vous pouvez toujours me les adresser pour compléter ce modeste reportage.

J'ai recensé tous les mariages des TOUSTOU qui se sont déroulées à Belcaire de 1664 à 1870, je vous en propose la liste classée par années ci-dessous, vous allez très certainement retrouver un ou plusieurs de vos ancêtres :

 

ACTES DE MARIAGE DES TOUSTOU

FAIT A BELCAIRE

DE 1664 A 1870

 

16 Janvier 1664 - Toustou Jean Pierre épouse Chalvini ?

 

5 Mars 1669 - Toustou Jean fils d'Arnaud et de ? Jeanne épouse Caussou Jeanne fille de Gabriel et de Toulzau Antoinette.

 

10 Novembre 1670 - Toustou Jeanne fille de Jacques et de Pech Catherine épouse Toulza Joseph fils de Guilhem et de Bonpeyre Jeanne.

 

4 Septembre 1671 - Toustou Philippe fils de Joseph et de Jean Anne épouse Cazeneuve Marie originaire de Bésède fille de Jacques et d'Azema Jeanne.

 

25 Avril 1672 - Toustou Pierre fils de Jacques et de Pech Catherine épouse Azema Anne originaire de Roquefeuil fille d'Etienne et de Salmon Marguerite.

 

24 Novembre 1676 - Toustou Jean Paul fils de Jacquet et de Pech Catherine épouse Pont Anne fille de Pierre et de Othotous Catherine.

 

1er Septembre 1677 - Toustou Guillaume fils d'Arnaud et de Pousse Jacquette épouse Foulquier Françoise fille de Jean et de Montagné Marie.

 

6 Septembre 1677 - Toustou Pierre fils d'Arnaud et de Pousse Jacquette épouse Montagné Françoise veuve de Verniolé Jean Pierre.

 

9 Février 1678 - Toustou Etienne fils de Joseph et d'Argense Jeanne épouse Sarda Jeanne fille de Guillaume et de Deborie Jeanne.

 

17 Juillet 1679 - Toustou Jean Jérôme fils d'Arnaud et de Pousse Jacquette épouse Azema Antoinette originaire de Roquefeuil veuve de Viguier Guillaume.

 

2 Juin 1689 - Toustou Pierre fils de Jean Pierre et de Hoste Catherine épouse Bourgés Guilhelme originaire de Lavelanet fille de Nicolas et de La Garosse Jeanne.

 

4 Septembre 1702 - Toustou Pierre Jean épouse Louise.

 

13 Juin 1703 - Toustou Louis épouse Pousse Marie originaire de Roquefeuil.

 

7 Mars 1707 - Toustou Cosme fils de Jean et de Caussou Jeanne épouse Pelofi Françoise fille de Jean et de Verniole Jeanne.

 

4 Juillet 1707 - Toustou Jacques épouse  Albert Jeanne originaire de Roquefeuil.

 

3 Mai 1710 - Toustou Pierre fils de Guillaume et de Foulquié Françoise épouse Martre Margueritte originaire de Camurac fille de Jean et de Moulis Marie.

 

15 Févier 1719 - Toustou François fils de Paul et de Poux Anne épouse Flauzi Anne originaire d'Escouloubre fille d'Antoine et de Payssene Cecille.

 

26 Août 1719 - Toustou Pierre fils de Paul et de Ponte Anne épouse Talut Marie originaire de Roquefeuil fille de Pierre et d'Arsens Antoinette.

 

24 Février 1721 - Toustou Vincent fils de Guilhaume et de Foulquier Françoise épouse Alazet Ursule.

 

11 Août 1723 - Toustou François fils de Pierre et de Bourges Guilleme épouse Baille Jeanne fille de Jean François et de Duteyl Margueritte.

 

21 Mai 1726 - Toustou Jacques fils de Jean Pierre et de Bourges Guilleme épouse Martre Margueritte originaire de Camurac fille de Pierre et de Berger Beatrix.

 

4 Février 1728 - Toustou Pierre fils de Pierre et de Jean Louise épouse Vacquier Margueritte originaire de Camurac fille de Jean George et d'Arnaud Jeanne.

 

9 Mai 1729 - Toustou Pierre fils de Paul et de Pont Anne épouse Talut Anne originaire de Roquefeuil fille de Jean et de Durban Margueritte.

 

6 Juillet 1730 - Toustou Louis épouse la veuve Fourié Marie.

 

8 Février 1735 - Toustou Cosme fils d'Arnaud et de Pelophi Françoise épouse Folquier Marthe fille de François et de Toulza Raymonde.

 

21 Février 1735 - Toustou Etienne fils de Louis et de Pousse Marie épouse Toustou Paule fille de Pierre et de Bourges Guilleme.

 

21 Février 1735 - Toustou Antoine fils de Louis et de Pousse Marie épouse Rolland Jeanne originaire de Roquefeuil fille de Pierre et d'Adroit Marie.

 

21 Février 1735 - Toustou Raymond fils de Jacques et d'Alazet Anne épouse Courreut Anne originaire de Fougax fille de François et de Baudruc Jeanne.

 

25 Mai 1735 - Toustou François fils de Jean Pierre et de Bourgés Guillaumete épouse Caussou Guillaumete fille de Jean Antoine et de Jean Marie.

 

24 Novembre 1735 - Toustou Pierre veuf de Martin Marguerite épouse Mouré Anne veuve d'Alazet Jean.

 

4 Février 1744 - Toustou Pierre fils d'Arnaud et de Pelophi Françoise épouse Faure Marie Anne fille de Guillaume et de Ferrié Marguerite.

 

12 Février 1744 - Toustou Antoine fils de Cosme et de Marti Jeanne épouse Marti Elizabeth originaire de Roquefeuil fille de Pierre et de Joffre Jacquette.

 

25 Janvier 1747 - Toustou Antoine veuf de Pugens Françoise épouse Baille Marie fille de François et de Barthélémi Marie Anne.

 

28 Mai 1748 - Toustou Jean Pierre fils de Pierre et de Martre Marguerite épouse Mauri Jeanne fille de Jean François et de Bonnefond Marthe.

 

11 Mai 1751 - Toustou Joseph fils d'Antoine et de Marsol Jeanne épouse Sadourni Marie Anne fille de Paul et de Flanci Marguerite.

 

25 avril 1752 - Toustou François fils de François et de Flanci Anne épouse Toulza Marie fille de Philippe et de Mouré Marguerite.

 

5 Février 1755 - Toustou Raymond fils de Raymond et de Courreut Anne épouse Pibouleu Marie Anne originaire de Roquefeuil fille de Bertrand et de Toustou Catherine.

 

27 Mai 1755 - Toustou Paul fils de Pierre et de Talut Anne épouse Toustou Marie fille de Raymond et de Delpech Marguerite.

 

15 Septembre 1760 - Toustou Raimond fils de Louis et de Fourié Marie épouse Alazet Marie Thérèse fille de Jean et de Conte Anne.

 

28 Janvier 1766 - Toustou Jean Raymond fils de Cosme et de Folquier Marthe épouse Fourié Marie fille de Marc Antoine et de Gascou Marie Anne.

 

11 Février 1766 - Toustou Alexis fils de Raymond et de Courrent Anne épouse Pibouleu Catherine originaire de Roquefeuil fille de Bertrand et de Toustou Catherine.

 

10 Février 1767 - Toustou Raymond (consanguinité du 4ème degré) fils de Pierre et de Talut Anne épouse Toustou Marie Jeanne fille de Raymond et de Delpech Margueritte.

 

25 Février 1767 - Toustou Simon fils de Vincent et d'Alazet Ursule épouse Toulza Jeanne fille de Philippe et de Mouré Margueritte.

 

19 Janvier 1768 - Toustou Pierre fils de Jacques et de Martre Margueritte épouse Pelophi Rose fille de Vincent et de Dieusère Marie.

 

21 Février 1775 - Toustou Pierre fils de Raymond et de Delpey Marguerite épouse Maugard Elizabeth originaire de Roquefeuil fille de Pierre et de Delpech Paule.

 

2 Mai 1775 - Toustou Pierre veuf de Costeseque Marie épouse Caussou Marianne veuve de Dillat Philippe.

 

24 Avril 1780 - Toustou Etienne (consanguinité du 4ème degré) fils de Pierre et de Fauré Marianne épouse Toustou Jeanne fille de Jean et de Bourail (Rnail) Catherine.

 

28 Févier 1781 - Toustou Jacques veuf de Delsol Marianne fils de Jean Pierre et de Vaquier Marguerite épouse Cazals Jeanne fille de Cosme et d'Olive Anne.

 

6 Novembre 1781 - Toustou François (consanguinité du 4ème degré)  fils d'Antoine et de Bayle Marie épouse Foulquier Geneviève fille de Jean Baptiste et de Baille Marthe.

 

24 Février 1784 - Toustou Antoine fils de Jean Baptiste et d'Arnaud Françoise épouse Verniolle Marie Rose fille de Pierre et de Toulza Marianne.

 

24 Janvier 1786 - Toustou Simon fils de Jean et de Toulza Marguerite épouse Cazals Rose fille de Jean Guilhaume et de Sylvestre Marie Anne.

 

2 Août 1796 - Toustou Jean Baptiste fils de Raimond et Balsière Jeanne épouse Dillac Marie fille de Jean Antoine et de Pelofy Marthe.

 

23 Octobre 1796 - Toustou Silvestre fils de Jacques et de Delsol Anne épouse Porte Rose fille de Jean et Toulza Marie Rose.

 

19 Février 1798 - Toustou Jacques fils de Pierre et de Pelophi Rose épouse Toustou Rose fille de Raymond et de Toustou Marie Jeanne.

 

8 Juin 1799 - Toustou Raimond fils de Raimond et de Pibouleu Marie épouse Jean Catherine fille de Pierre et d'Uteza Marie.

 

18 Août 1800 - Toustou Benoit Chrisatome fils de Jean Raimond et de Fourié Marianne épouse Fourié Margueritte fille de Jean Pierre et de Pousse Elizabeth.

 

30 Septembre 1800 - Toustou Antoine fils de Pierre Petit et de Toustou Jeanne épouse Carbonnau Catherine originaire de Guilhanes fille de Guilhaume et de Sabathier Jeanne.

 

24 Mai 1803 - Toustou Raimond fils de Joseph et de Sadourni Marie Anne épouse Toustou Marie fille de Raimond et d'Alazet Marie Thérèze.

 

24 Mai 1803 - Toustou Guillaume fils d'Etienne et de Mauri Catherine épouse Benet Elizabeth originaire de Galinagues fille de Joseph et de Bedel Catherine.

 

24 Janvier 1804 - Toustou Benoit fils de Cosme dit Pairoulié et de Casanove Antoinette épouse Mauri Marie fille de François et de Toustou Jeanne.

 

24 Septembre 1804 - Toustou Jean Louis fils de Raimond et de Pibouleu Marie Anne épouse Porte Thérèze fille de Jean et de Toulza Marie Rose.

 

20 Février 1805 - Toustou Pierre Elizabeth fils de Pierre et de Pelofy Rose épouse Caussou Anne fille de Vincent et de Pousse Paule.

 

13 Mai 1807 - Toustou Jean fils de Jean Pierre et de Mauri Jeanne épouse Fourié Appollomie fille de Marc Antoine et de Vacquier Anne.

 

15 Juin 1808 - Toustou Benoit Chrisostome fils de Jean Raimond et de Fourié Marie Anne épouse Folquier Cécile fille de François et de Cousoulens Antoinette.

 

23 Décembre 1808 - Toustou Jean Antoine fils de Jean François et de Folquier Geneviève épouse Cazals Anne fille de Jean Baptiste et de Mauri Marie Anne.

 

13 Juin 1810 - Toustou Simon fils d'Etienne et de Toustou Jeanne épouse Capdet Marthe fille de François et de Toustou Paule.

 

13 Juin 1810 - Toustou Jean Pierre fils d'Etienne et de Toustou Jeanne épouse Montagné Marie Rose fille d'Etienne et de Pugens Ursule.

 

19 Juin 1811 - Toustou Guillaume fils d'Etienne et de Mauri Catherine épouse Toustou Angélique fille de Pierre et de Maugard Elizabeth.

 

22 Juillet 1812 - Toustou Marie Thérèze fille de Jean François et de Folquier Geneviève épouse Tournié François fils de Pierre et d'Izard Rose.

 

20 Janvier 1813 - Toustou Jean fils de Simon et de Toulza Jeanne épouse Toustou Margueritte fille de Raimond et de Pibouleu Marie Anne.

 

11 Août 1813 - Toustou Jean Pierre veuf de Montagné Marie Rose fils d'Etienne et de Toustou Jeanne épouse Folquier Elizabeth fille de François et de Cousoulens Antoinette.

 

4 Juillet 1814 - Toustou François fils de Raimond et de Pibouleu Marianne épouse Toustou Marie Anne fille d'Antoine et de Boucabeille Rose.

 

7 Septembre 1814 - Toustou Pierre fils de Raimond et de Toustou Marie Jeanne épouse Pibouleu Marie originaire d'Espezel fille de François et de Delpech Catherine.

 

31 Janvier 1815 - Toustou Pierre fils de Bernard et de Maugard Marie épouse Toustou Margueritte fille d'Antoine et de Boucabeille Rose.

 

2 Octobre 1816 - Toustou Bernard fils de Pierre et de Maugard Elizabeth épouse Pousse Elizabeth originaire d'Espezel fille de Benoit et de Legrand Françoise.

 

25 Novembre 1818 - Toustou François fils de Philippe et de Delpech Jeanne Marie épouse Toustou Marie Anne fille de Jean et de Ferrié Geneviève.

 

2 Février 1820 - Toustou Cosme fils de Bernard et de Maugard Marie épouse Toustou Françoise fille de Jean Baptiste et de Pibouleu Anne.

 

27 Avril 1820 - Toustou Antoine fils de Jean Pierre et de Mauri Jeanne épouse Sadourni Marie fille de Paul et de Guillem Marie Anne.

 

7 Septembre 1820 - Toustou Jean Christosome veuf en 2ème de Folquier Cécile fils de Jean Raimond et de Fournié Marie Anne épouse Conte Anne fille de Germain et de Sadourni Magdelaine.

 

23 Février 1821 - Toustou François fils de Jacques et de Jean Catherine épouse Toustou Marie fille de Cosme et de Calvel Rose.

 

25 Octobre 1821 - Toustou Joseph fils d'Antoine et de Verniole Rose épouse Folquier Marie Rose fille de Raymond et de Comte Anne.

 

26 Avril 1823 - Toustou Jean Baptiste fils de Jean François et de Folquier Geneviève épouse Cazals ? fille de Jean Baptiste et de Maury Marie Anne.

 

11 Avril 1825 - Toustou Etienne fils de Pierre et de Barre Jeanne épouse Toustou Marie Anne fille d'Antoine et de Boucabeille Rose.

 

30 Janvier 1826 - Toustou Dominique fils de Guillaume et d'Argence Françoise épouse Toustou Anne fille de Louis et de Maugard Marie.

 

29 Avril 1828 - Toustou Marc fils de Pierre et de Siffre Margueritte épouse Toustou Marie fille de Cosme et de Calvel Rose.

 

8 Juin 1829 - Toustou Jean Baptiste fils de Louis et de Maugard Marie épouse Toustou Jeanne fille d'Antoine et de Carbonneau Catherine.

 

28 Novembre 1829 - Toustou Antoine Pascal fils d'Antoine et de Carbonneau Catherine épouse Toustou Anne fille de Pierre et de Barre Jeanne.

 

5 Mai 1830 - Toustou Pierre épouse Alazet Marie Magdelaine originaire de Bélesta fille de Jean Baptiste et de Richou Anne.

 

9 Mai 1830 - Toustou Cosme originaire de Roquefeuil fils de Jean et de Ferrier Geneviève épouse Toustou Rosalie fille d'Etienne et de Siffre Marie.

 

10 Octobre 1830 - Toustou Marc fils d'Antoine et de Boucabeille Rose épouse Pousse Marie fille de Raimond et de Toustou Paule.

 

14 Octobre 1830 - Toustou Raimond originaire d'Espezel fils d'Etienne et de Calvet Marie Anne épouse Clamens Marie fille de Jean Pierre et de Caussou Elizabeth.

 

8 Juin 1831 - Toustou Antoine fils de François et d'Argence Marie Anne épouse Lapasset Françoise originaire de Fougax fille d'André et de Lagarde Jeanne.

 

8 Mai 1833 - Toustou Pierre fils de Joseph et de Toustou Catherine épouse Delpech Marie fille d'Antoine et de Toustou Ursule.

 

16 Juin 1833 - Toustou Etienne fils de Simon et de Capdet Marthe épouse Cazals Margueritte fille de Joseph et de Maury Marie Anne.

 

24 Juin 1833 - Toustou Jean Pierre fils de Cosme et de Calvel Rose épouse Toustou Jeanne fille de François et de Toustou Marie.

 

24 Juillet 1833 - Toustou Simon fils de Jean et de Toustou Marguerite épouse Maury Marie fille de Jean et de Maury Marie Anne.

 

21 Janvier 1834 - Toustou Simon veuf de Capdet Marthe fils d'Etienne et de Toustou Jeanne épouse Durand Magdelaine originaire de Montaillou fille de Jean et de Roussel Jeanne.

 

8 Février 1834 - Toustou Cosme fils de Benoit et de Maury Marie épouse Toustou Marie fille de Guillaume et de Benet Elizabeth.

 

10 Juin 1834 - Toustou Raymond fils de Jean dit Credo et de Ferrier Geneviève épouse Delpech Marie fille de Jacques et de Fourié Jeanne.

 

24 Mai 1835 - Toustou Jean fils d'Etienne et de Siffre Marie épouse Toustou Françoise fille de Cosme et de Calvel Rose.

 

19 Juillet 1837 - Toustou Martial Charles Léon fils de Sylvestre et de Portes Rose Philiberte épouse Folquier Rose fille de François et de Pelofy Marie Anne.

 

16 Juin 1839 - Toustou Jean Antoine fils de Jean Baptiste et de Dillac Marie épouse Médus Catherine fille de Jacques et de Caussou Marie.

 

27 Janvier 1841 - Toustou Marc fils de Jean et de Toustou Margueritte épouse Médus Margueritte fille d'Antoine et de Verniolle Catherine.

 

9 Juillet 1841 - Toustou Jean Antoine fils de Jean Antoine et de Cazals Anne épouse Delpey Thérèse fille de Vincent et de Grauby Anne.

 

29 Mai 1843 - Toustou Germain Laurent fils de Jean Chrisostome et de Conte Anne épouse Toulza Marguerite fille de Jean Pierre et de Cazals Catherine.

 

19 Janvier 1845 - Toustou Joseph fils de Jacques et de Toustou Rose épouse Fourié Marie Rose fille de Pierre et de Maury Marie Anne.

 

25 Novembre 1845 - Toustou Marc veuf de Pousse Marie fils d'Antoine et de Boucabeille Rose épouse Toustou Françoise fille de Pierre et de Pibouleu Marie.

 

27 Juillet 1846 - Toustou Jean du 16ème Régiment d'infanterie légère fils de François et de Toustou Marie Anne épouse Toustou Anne fille de Jacques et de Lagarde Julienne.

 

27 Juillet 1846 - Toustou Dominique fils de Jacques et de Lagarde Jeanne épouse Toustou Jeanne Marie fille de François et de Toustou Marie Anne.

 

12 Mai 1846 - Toustou Philippe fils d'Antoine et de Cazals Anne épouse Lévis Ursule fille de François et de Baille Jacquette.

 

17 Juin 1846 - Toustou Ignace originaire de Roquefeuil fils de Louis et de Sarda Magdelaine épouse Fourié Rose fille de Marc et de Porte Margueritte.

 

6 Septembre 1847 - Toustou François fils de François et de Toustou Marie Anne  épouse Toustou Marie fille de François et de Toustou Marie.

 

7 Mai 1848 - Toustou Joseph François fils de Jean Antoine et de Cazals Anne épouse Bezia Victoire originaire d'Aunat fils d'Henry et de Médus Françoise.

 

28 Mai 1849 - Toustou Hélène fille de Jean et de Fourié Appolonie épouse Touslza Antoine fils de Jean Pierre et de Fauché Marie.

 

3 Juillet 1849 - Toustou Etienne fils de Jacques et de Lagarde Jeanne épouse Delpech Julie fille de Joseph et de Toustou Catherine.

 

22 Juillet 1849 - Toustou Jean Baptiste fils de Benoit et de Maury Anne épouse Sarda Anne originaire de Campagna fille de Marc et de Caux Rose.

 

12 Mai 1850 - Toustou Mathieu fils de Jean Pierre et de Pelofy Anne épouse Touslza Anne fille de Simon et de Vacquier Marthe.

 

20 Mai 1850 - Toustou Joseph fils de Jean Baptiste et de Dillac Marie épouse Fourié Elizabeth fille de Jean Pierre et de Cazals Jeanne.

 

3 Juin 1850 - Toustou François fils d'Antoine et de Sadourny Marie épouse Cazals Cécile fille de Vincent et de Comte Rose.

 

1er Juin 1851 - Toustou Paul fils d'Antoine et de Sadourny Marie épouse Durand Brigitte originaire de Montaillou fille d'Elizabeth ?

 

30 Juin 1851 - Toustou Jean Antoine fils de Jean Antoine et de Cazals Anne épouse Médus Anne Rosalie fille de Joseph et de Rougé Margueritte.

 

27 Novembre 1852 - Toustou Jacques fils de François et de Toustou Marie épouse Toustou Elizabeth fille d'Alexis et de Pibouleu Anne.

 

13 Mai 1853 - Toustou Joseph fils de François et de Toustou Marie Anne épouse Toustou Louise Eléonore fille de Pierre et de Toustou Margueritte.

 

17 Mai 1853 - Toustou Jean Pierre fils d'Antoine et de Sadourny Marie épouse Montagné Marie Rose fille de Bernard et de Bonhomme Jeanne.

 

26 Mai 1853 - Toustou Antoine fils d'Etienne et de Toustou Marie Anne épouse Toustou Marguerite fille de Cosme et de Toustou Françoise.

 

11 Septembre 1853 - Toustou Marc fils d'Etienne et de Rivernet Louise épouse Toustou Anne fille de Pierre et de Pibouleu Marie.

 

15 Janvier 1854 - Toustou Etienne fils de Jean Baptiste et de Pelofy Anne épouse Médus Anne Catherine fille de Joseph François Marie et de Rougé Marguerite.

 

27 Novembre 1854 - Toustou Mathieu veuf de Toulza Anne fils de Jean Baptiste et de Pelofy Anne épouse Toustou Marie fille de Jean Baptiste et de Cazals Elizabeth.

 

12 Février 1855 - Toustou Etienne fils de Pierre et de Toustou Françoise épouse Toustou Marie Anne fille de Cosme et de Toustou Rosalie.

 

13 Février 1855 - Toustou Germain veuf de Toulza Marguerite fils de Chrisostome et de Comte Anne épouse Chaubet Marie Anne originaire de Benaix fille de Jean et de Lapasset Marie Anne.

 

29 Avril 1855 - Toustou Paul veuf de Durand Brigitte fils d'Antoine et de Sadourny Marie épouse Dillac Marie fille de Jean et de Camurac Margueritte.

 

4 Juin 1855 - Toustou Jacques fils de Dominique et de Toustou Anne épouse Toustou Marie fille de Pierre et de Toustou Margueritte.

 

7 Août 1855 - Toustou François fils de Pierre et de Pibouleu Marie épouse Pousse Marie fille de Pierre et de Fauché Marie.

 

23 Septembre 1855 - Toustou Pierre fils de Jean Baptiste et de Pelofy Anne épouse Chaumont Caroline originaire Bélesta fille de Jean Baptiste et de Grauby Julie.

 

8 Mars 1856 - Toustou Etienne veuf de Cazals Margueritte fils de Simon et de Capdet Marthe épouse Fourié Marie Anne fille de Pierre et de Cazals Jeanne.

 

9 Août 1857 - Toustou Jean Pierre fils d'Alexis et de Pibouleu Anne épouse Pousse Paule fille d'Alexis et de Toustou Catherine.

 

18 Avril 1858 - Toustou Pierre fils de Cosme et de Toustou Françoise épouse Delpech Marie fille de Jean Baptiste et de Toustou Catherine.

 

24 Mai 1858 - Toustou Jean fils de Joseph et de Folquier Marie Rose épouse Montagné Marie Rose fille de Bernard et de Bonhomme Jeanne.

 

1er Février 1859 - Toustou Joseph veuf de Fourié Elizabeth fils de Jean Baptiste et de Dillac Marie épouse Ramel Marthe originaire de La Fajolle fille d'Antoine et de Belard Marie.

 

9 Février 1859 - Toustou Jacques fils de Pierre et d'Alazet Magdelaine épouse Maury Marie fille de Jean et de Caussou Marie.

 

9 Mai 1859 - Toustou Jean Joseph fils de Jean Baptiste et de Cazals Elizabeth épouse Caussou Marie Angélique fille de Jean Jacques et de Folquier Thérèze.

 

20 Janvier 1861 - Toustou Jean fils d'Etienne et de Rivernet Louise épouse Lasserre Margueritte originaire de Montaillou fille de Félix et de Rieux Marie.

 

8 Avril 1861 - Toustou François fils de Cosme et de Toustou Françoise épouse Pousse Catherine Dit Margueritte fille d'Alexis et de Toustou Catherine.

 

26 Janvier 1862 - Toustou Maurice fils de Jean Baptiste et de Pelofy Anne épouse Toustou Honorine fille de Jean et de Toustou Françoise.

 

4 Juillet 1864 - Toustou Cosme André fils d'Alexis et de Pibouleu Anne épouse Bonnet Margueritte originaire de Puivert fille d'Adrien et de Pousse Paule.

 

24 Août 1864 - Toustou Joseph François fils de Jean Antoine et de Cazals Anne épouse Alary Adèle fille de Jean François et de Canavy Rose.

 

2 Mai 1866 - Toustou Etienne fils d'Antoine et de Toustou Anne épouse Toustou Marie Magdelaine fille de Jean et de Médus Catherine.

 

24 Mars 1867 - Toustou Alexis fils de Pierre et de Pibouleu Marie épouse Graulle Marie Cécile fille de Jean Baptiste et de Caussou Margueritte.

 

2 Juin 1867 - Toustou Pierre fils de Cosme et de Toustou Rosalie épouse Delpech Marie Anne Dit Adèle fille de Jean Baptiste et de Toustou Catherine.

 

16 Février 1868 - Toustou Jacques veuf de Maury Rose fils de Pierre et d'Alazet Magdelaine épouse Toulza Marie Catherine fille de Jacques et de Toulza Catherine.

 

16 Février 1868 - Toustou Etienne fils de Dominique et de Toustou Anne épouse Toustou Elizabeth fille de Jean Baptiste et de Sarda Anne.

 

10 Juillet 1870 - Toustou Dominique fils de Jean et de Toustou Anne épouse Delpech Anne fille de François et de Toustou Marie.

 

Belcaire le hameau de Trassoulas 011L'église Saint-Côme et Saint-Damien du hameau de Trassoulas

Belcaire le hameau de Trassoulas 053 morilles

Il y a les truffes du Périgord, ici au Pays de Sault, il y a les morilles de Trassoulas !

Celles-ci sont fraîchement cueillies pour le repas du midi.

Je ne devrais pas trahir ce secret bien gardé, mais l'immense forêt domaniale de la Bénague qui entoure le hameau, est si mystérieuse, qu'il faut être intronisé pour y pénétrer.

panorama Trassoulas Pays de SaultUn dernier panorama sur le hameau de Trassoulas avant de partir
 

Comme vous avez pu le voir, même les petits hameaux peuvent avoir une place sur le web, si vous désirez mettre à la UNE votre hameau ou village de l'Aude, j'ai simplement besoin de photos, contactez moi.

Si cela vous intéresse, j'ai réalisé en 2009 deux reportages intitulés "PAYS DE SAULT ET SA FORÊT, histoire du bois ..." la 1ère partie cliquez  ICI  et la seconde partie cliquez  ICI 

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

  Julie logo juillet 2014 495x350

 

Partager cet article

Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article
10 décembre 2013
Bandeau découvrir bandeau loisirs

 

Aujourd'hui je vous propose un reportage entièrement réalisé (texte et photos) par mon ami "Gens de Belcaire" qui est en grande forme en ce moment, avant son hibernation, car on le surnomme aussi "l'ours" et l'hiver dans les montagnes pyrénéennes a déjà pointé le bout de son nez. Entre parenthèse, un petit rappel : comme "Gens de Belcaire", si vous avez des idées de reportages concernant votre région "l'Aude", n'hésitez pas, lancez-vous dans la rédaction et contactez moi, je me ferai un plaisir de vous publier. Voici donc son article consacré à la pêche au Pays de Sault, je vous souhaite une bonne découverte ... 

carte 01

Je rajouterai juste cette carte pour vous situer ce reportage, le Pays de Sault zone dans le cercle rouge

 

logo label Pays Cathare 02peche pyrenees au Pays de Sault 02

 

Pays de Sault -  Création de deux parcours de pêche no-kill situés sur les communes de Joucou et Belfort-sur-Rébenty

 

Cette manière de pêcher est également connue sous le nom de "catch and release" c’est à dire "attraper puis relâcher".

peche pyrenees au Pays de Sault 01

carte du Rébenty Pays de Sault 02

 

peche pyrenees au Pays de Sault 03

peche pyrenees au Pays de Sault 04

La pêche est une activité qui a existé depuis fort longtemps et qui est surtout faite pour se détendre. Elle constitue un passe-temps favorable à bon nombre de personnes. D’année en année, cette activité a évolué et c’est ce que montre le principe du no-kill qui consiste principalement à ne pas tuer la proie obtenue.

 

En ce qui concerne la rivière du Rébenty, de la Commune de Marsa à la celle de La Fajolle.

 

Voici la règlementation Générale :

 

Il est instauré pour l'ensemble des parcours un carnet à souches intitulé "Parcours Pêche en Haute Vallée de L'Aude"gratuit mais obligatoire ....

 

Pour récupérer le carnet, vous pouvez vous inscrire annuellement dans les points suivants :

 

- Maison de la montagne à Espezel

 

- Auberge Saint Sébastien à Campagne sur Aude

 

- Epicerie à Campagne sur Aude

 

- Office Tourisme "Aude en Pyrénées" à Quillan

 

- Café "Le Central" à Axat

 

Il vous sera délivré à cette occasion une carte personnelle annuelle comportant votre numéro d'inscription ...

 

Après chaque partie de pêche, vous devrez déposer une souche du carnet (par parcours pêché et même si pas de prises) renseignée (numéro d'inscription, date et temps de pêche, taille des poissons ....) dans les points déjà cités ci-dessus ou dans les boites aux lettres à disposition sur les secteurs d'Axat, de Campagne sur Aude, de Joucou et de Belfort sur Rébenty ....

Le Rébenty 01

La rivière Le rébenty du côté de Joucou

Les Parcours sur le Rébenty

JOUCOU

 

Limite Amont: 40m en aval de la prise d'eau EDF

 

Limite Aval: Au niveau de la fin de la Mairie

 

Distance: 1000m

 

Espèce Piscicole: Truite Fario

 

Règlementation : Pêche à la Mouche Fouettée uniquement et sans ardillon.

 

Interdiction par arrêté préfectoral de marcher dans l'eau jusqu'au 2ème samedi d'avril.

 

BELFORT SUR RÉBENTY

 

Limite Amont: Prise d'eau du canal

 

Limite Aval: Pont de Belfort sur Rébenty

 

Distance: 1000m

 

Espèce Piscicole: Truite Fario

peche pyrenees au Pays de Sault 016

Article publié dans la Dépêche du Midi le 22/09/2013

Belfort-sur-Rébenty. Bilan des actions réalisées en 2012 par le SMAH de la haute vallée de l'Aude 

peche pyrenees au Pays de Sault 06

Les élus de plusieurs communes accompagnent Mr Pierre BARDIES président du syndicat de rivière et Mr Francis Savy Conseillé Général du canton de Belcaire au bord du Rébenty.

 

Lundi 16 septembre, élus, président et membres du bureau du SMAH se sont réunis à Belfort-sur-Rébenty puis à Rouze pour dresser le bilan des actions réalisées en 2012 par le Syndicat mixte d’aménagement hydraulique de la haute vallée de l’Aude. Cette année, ce sont 38 km de cours d’eau qui ont été restaurés sur le territoire du SMAH pour un montant de 389 866 € HT.

 

Ces travaux ont été financés par l’Union européenne (40 %), par l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse (40 %) et les 20 % restant par le syndicat.Les 38 km de cours d’eau ont été restaurés par l’entreprise Actiforest, d’Espéraza, en collaboration sur certains secteurs avec l’association le Parchemin, de Limoux. La maîtrise d’œuvre a été confiée au bureau d’études AEF Louvet.

 

En parallèle, le SMAH a participé, en partenariat avec la communauté de communes du Pays de Sault (CCPS), à la création de deux parcours de pêche no-kill situés sur les communes de Joucou et Belfort-sur-Rébenty. Cette action représentant un coût de 45 349 € HT a été financée conjointement par le conseil général de l’Aude (30 %), l’État (30 %), la région (20 %) et le SMAH (20 %). La CCPS, pour ce qui relève de ses compétences, a porté l’aménagement touristique de ces parcours. Ce projet d’un coût global de 14 465 € HT a été financé par l’État au titre du FNADT (60 %), par le conseil régional (20 %) et par la CCPS (20 %).

 

Concrètement, outre les démarches administratives permettant la création officielle des parcours (obtention des accords et baux de pêche des propriétaires riverains, déclaration en préfecture…), la CCPS a balisé ces parcours, aménagé une aire de pique-nique sur la commune de Belfort-sur-Rébenty en bordure de la rivière et installera prochainement des panneaux explicatifs sur la faune et la flore, et rappelant les règles de pêche en no-kill. Prochainement, le SMAH va mettre en œuvre la cinquième année du PPGR (Plan pluriannuel de gestion de la ripisylve), au cours de laquelle 65 km de cours d’eau seront traités.

 

La rivière du Rébenty

Autres nom de Le Rébenty : rivière le Rébenty, ruisseau le Rébenty

Longueur en France : 33.6 Km
Commune de localisation de la source en France : 11140 La Fajolle
Commune de localisation du confluent en France : 11500 Saint-Martin-Lys

 

peche pyrenees au Pays de Sault 07

Cette rivière naît au pied du  col du Pradel  dans la forêt de La Fajolle, à environ 1 600 mètres d'altitude, et se jette dans l' Aude, en rive gauche, un peu en aval d'Axat à Saint Martin Lys, après un cours de 34 kilomètres.

Ce torrent pyrénéen, qui sépare le grand et le petit plateau de Sault, traverse une suite de défilés impressionnants et sauvages : défilé d'Adouxes entre  La Fajolle et  Mérial, défilé de Niort entre ce dernier village et la tour d'Espezel,  canyon d'Able, canyon de Joucou où la rivière s'encaisse dans une profonde crevasse calcaire. Une petite route, la départementale 107, percée en 1867, longe le cours du Rébenty et permet de découvrir les paysages spectaculaires de sa vallée.

Le Rébenty est alimenté par 22 affluents répertoriés qui sont de petits ruisseaux au débit très faible.

 

peche pyrenees au Pays de Sault 08

Carte du fleuve Aude et tous ses affluents.

L'Aude est un fleuve du Sud de la France dont le cours de 224 kilomètres s'inscrit pour l'essentiel dans la région Languedoc-Roussillon.

Le fleuve Aude prend sa source dans le massif du Carlit, au lac d'Aude à 2 185 m d'altitude, dans la commune des Angles (département des Pyrénées-Orientales), il coule parallèlement à la Têt (le col de la Quillane d'une altitude de 1 714 mètres marque la ligne de partage des eaux) et se jette dans la mer Méditerranée, à quelques kilomètres de Narbonne, au Grau de Vendres (tout près des Cabanes-de-Fleury), à la limite des départements de l'Aude et de l'Hérault.


La technique de pêche no-kill consiste à attraper des espèces aquatiques sans les tuer. Cette manière de pêcher est également connue sous le nom de « catch and release » c’est à dire « attraper puis relâcher ». Il s’agit surtout d’un système né au Japon et qui s’est par la suite développé dans des pays comme les États-Unis et le Canada. La France commence également à entrer dans l’ère de cette activité halieutique particulière. Avec ce procédé de capture de poisson, l’important est de prendre plaisir à la pratique de cette activité et de se trouver au grand air sans avoir à prendre la vie de ces espèces des eaux douces et marines. peche pyrenees au Pays de Sault 09 Le principe est dans ce cas de capturer la proie pour ensuite la relâcher. C’est surtout une activité qui consiste à assouvir la passion des pêcheurs. Ce qui signifie qu’on se sert encore des outils et matériels divers de pêche. Il faut juste noter que contrairement aux hameçons habituels, ceux qui sont utilisés dans le no-kill sont moins sophistiqués. Ce sont des outils simples qui ne sont en aucun cas munis d’ardillons. Le but est de ne pas blesser l’espèce en question. Différentes sortes de proies peuvent être attrapées avec cette méthode en commençant par les plus petites jusqu’aux plus grandes à condition de les relâcher par la suite. Dans les pays américains, cette méthode est pratiquée à la fois en mer et en eau douce. Par contre, il n’y a encore que les eaux du milieu urbain  qui sont touchées par cette activité en France. Dans les régions françaises, la mer ne fait pas encore l’objet de cette activité. Ce qui n’empêche pas que cette manière de vivre a une importance particulière. Il n’est plus étonnant que les villes de Paris et de Lyon sont devenues des scènes de compétitions dans ce domaine. peche pyrenees au Pays de Sault 010 Intérêt de recourir à cette méthode : Le no-kill est un système intéressant qui permet de préserver les poissons des eaux diverses. En effet, avec un tel mode de vie, les pêcheurs favorisent le développement en nombre et en quantité de ces espèces dans les zones de pisciculture. Ce phénomène a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays. En se servant des leurres  fictifs, dont des simples hameçons, l’amateur ou le professionnel parvient aisément à relâcher la proie. Ainsi, le taux de survie des poissons augmente automatiquement et de manière significative. peche pyrenees au Pays de Sault 011 Il est vrai que pour consommer des poissons de temps à autre, il faut leur ôter la vie. Et justement, le but avec cette méthode récente de pêche est de réduire le gaspillage inutile de ces espèces. Il faut savoir que la plupart des pêcheurs pratiquent cette activité par pur plaisir. Ce qui signifie qu’il n’y a pas réellement besoin de les tuer pour satisfaire cette passion. Le no-kill est donc plus qu’une technique et est à la fois amusante et divertissante. Mais celle-ci contribue également au respect du vivant. peche pyrenees au Pays de Sault 012 peche pyrenees au Pays de Sault 013 peche pyrenees au Pays de Sault 014 peche pyrenees au Pays de Sault 015 TECHNIQUES DE PÊCHE : Le toc : C'est une technique très subtile aux appâts naturels qui vous apportera des sensations et un sens de l'eau extraordinaire. Le toc, par sa spécificité est une pêche qui mérite d'être étudiée et pratiquée sportivement. Le lancer : C'est la recherche précise et sportive de nos partenaires favoris à l'aide de leurres merveilleux de vie, tant en mer qu'en rivières. C'est une pêche de mouvement qui vous permettra de parcourir des zones assez étendues. La mouche : C'est l'art de présenter naturellement un "bijou" de plumes où de poils à des poissons sauvages afin de les leurrer. C'est une pêche sportive et délicate où la façon de "donner" vaut plus que ce que l'on donne et qui permet de savourer pleinement les beautés et le calme de la nature. Le mort-manié et manié : C'est la façon la plus naturelle de provoquer à l'aide de poissons morts ou de leurres souples l'agressivité des sandres et des brochets au plus profond de leurs cachettes. C'est une pêche parfois très délicate où le sens tactile est primordial.

--------------------------------------

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

--------------------------------------

Votre aide est la bienvenue ! Vous désirez participer et me proposer des articles avec ou sans photo. Ce site c'est aussi le vôtre, utilisez cette opportunité. C'est l'occasion, vous voulez "partager" et faire découvrir votre village audois, la région, un itinéraire de rando, ou tout autre sujet qui vous tient à coeur, je me charge du montage et de la présentation sur le site ..., écrivez moimon adresse email pour me joindre est indiquée ci-dessus.

Il  y aura toujours quelque chose sur ce site qui vous surprendra et vous intéressera. Pour ne pas rater la publication des reportages, c'est simple, inscrivez vous sur la Newsletter, dans le menu de gauche ; pour vous inscrire c'est simple, tapez votre adresse mail et cliquez sur "inscrivez-vous". Je compte sur vous pour pulvériser le nombre des abonnés qui progresse de jour en jour !

  --------------------------------------

L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

Julie logo janvier 2013 495x350

Partager cet article

Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
commenter cet article