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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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20 octobre 2014
bandeau les villages du Pays de Saultbandeau le monde rural 825x250Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Cela sera la nouvelle devise de ce site web. Voici donc comme promis un autre petit village de l'Aude au Pays de Sault, avec ses 39 habitants, BELFORT SUR RÉBENTY. Merci à mon ami Henri pour sa motivation et participation par l'apport de ses nombreuses photos, ainsi qu'aux autres photographes.  Votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez. Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici :

 

-  Niort de Sault ; Rodome ; Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mazuby ; Mérial et Campagna de Sault ... 

Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents  afin d'illustrer ces reportages, mobilisez vous oh peuchère ! D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)

 

logo label Pays Cathare 02

 

carte 01b

A l'extrême Sud-Est de l'Aude, vous savez tous maintenant où se situe le Pays de Sault, c'est un des endroits les plus préservés de ce département, au passé historique très riche.

Belfort sur Rébenty se situe à 147 km de Toulouse, 36 km d'Ax-les-Thermes, 27 km de Quillan, 79 km de Carcassonne, 135 km de Narbonne, 165 km de Béziers, 84 km de Perpignan et 824 km de Paris.

carte Belfort 02a

Voyons la carte plus en détail, le village Belfort sur Rébenty au Pays de Sault se situe entre Espezel et Joucou, sur le "Petit Plateau".

 

LE VILLAGE DE BELFORT SUR RÉBENTY (39 habitants 2011)

 

carte Belfort sur Rébenty 03

Extrait de carte IGN, le village de Belfort sur Rébenty se situe un peu au Sud des gorges d'Able.

Vous remarquerez les nombreux chemins de randonnées autour de Belfort avec notamment le GR7.

 

Belfort sur Rébenty Blasonnement du village tel que décri           Blason actuel ville Belfort-sur-Rebenty

A gauche, le blasonnement du village de Belfort sur Rébenty tel que décrit en 1696 par Charles d’Hozier. A droite, le blason actuel du village.

Le toponyme Beaufort ou Belfort est assez commun en France et désigne toujours un ancien bellus fors ou beau château fort. Rébenty, le nom du cours d'eau vient du latin repentinus qui veut dire subit, imprévu et évoque une rivière aux crues soudaines. Un texte médiéval l'appelle flumen Rebentini.

Le village changea de nom plusieurs fois, il s'appela Beaufort, puis Bonnafort-en-Sault, puis Belflore et enfin Belfort en 1781. Les habitants s'appellent les Belfortois.

Belfort sur Rébenty 01

Je vais vous proposer plusieurs photos du survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 010 vue aerienne

Une vue aérienne de Belfort sur Rébenty

Belfort sur Rébenty 02

Survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 03

Survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 04

Survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 05

Survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 06

Survol du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 08 par Alphonsg

Le Rébenty, si vous désirez en savoir un peu plus sur cette rivière, je vous donnerai le lien à suivre à la fin de l'article.

Autrefois, au Moyen Âge le village était un castrum, un village fortifié autour d'un château situé sur la rive droite du Rébenty. Le château de Belfort ou Beaufort était comme son voisin d'Aniort de Sault, d'origine wisigothe. Il était construit à l'Est du village actuel, sur le monticule qui domine la vallée assez large à cet endroit, et qui défendait le passage de la route du Donezan au Chalabrais, plus tard cette route sera le chemin de Vauban, je vous en parlerai plus loin. Cette forteresse appartenait aux barons d'Aniort. Lors de la guerre des Albigeois, Belfort fut attaqué car son seigneur était un insoumis. Le château dut être pris, et son maître, en punition vit ses biens confisqués. Belfort sera confié à Lambert de Thury, lieutenant de Simon de Montfort.

En 1252, quand le Pays de Sault fut devenu terre du roi, Belfort sur Rébenty subit le sort du pays et son château, transformé en forteresse royale, reçut une garnison commandée par trois sergents.

En 1298 la terre de Belfort est vendue par Bernard de Luzenac à Bertrand de Soutou. Sa garnison à cette époque était toujours composée de trois sergents d'armes.

Ce centre de châtellenie important, défendait donc le passage du Chalabrais, dans la vallée du Rébenty, par la plaine d'Amat. Lors des combats qui opposaient Louis XI au roi d'Aragon la forteresse fut prise et détruite par les Espagnols en 1473, l'endroit s'appelle le casteillas. Un texte de 1503 cité par Ch. Raynaud précise que le château est une ruine et que Belfort sur Rébenty s'appelait à cette époque Beaufort. Aujourd'hui il ne reste que peu de chose du vieux château. A la suite de cette conquête espagnole, le village fut abandonnée quelques décennies. C'est à l'aube du XVI ème siècle en qu'apparaît le long de la rivière côté rive gauche, le nouveau village de Belfort sur Rébenty, il se développera autour d'un moulin à fer et d'une scierie utilisant la force motrice de l'eau de la rivière Rébenty. En 1594 on comptait dix sept maisons, Il y a avait sept familles à cette époque. En 1831 il y avait 153 âmes à Belfort ce fut l'année du plus grand nombre d'habitants et 1846 avec 139 âmes, puis la population se stabilisa jusqu'en 1896 où il y avait encore 134 habitants, pour décliner lentement ensuite. Le choléra qui sévit sur la région en 1854 et 1856 ne fit que 11 morts à Belfort.

Belfort sur Rébenty 09 par Didier Boz

Village de Belfort sur Rébenty au pied du Soula.

Belfort sur Rébenty 049 route de quillan 1Belfort sur Rébenty, route de Quillan.

Belfort sur Rébenty 012 chalets 1

Belfort sur Rébenty, route de Quillan, les chalets.

Belfort sur Rébenty 013 chalets 2Belfort sur Rébenty, route de Quillan, les chalets.

La seigneurie de Belfort était entre les mains de la famille d'Usson, ils en furent dépossédée, un moment par la famille des Villemur qui la possédait en 1480 jusqu'en 1714. Roger de Villemur de Paillers, seigneur de Belfort et autres places, habitait Chalabre en 1694. Sa descendance vendit la seigneurie de Belfort à Jean Louis François d'Usson de Bonrepaux, marquis de Bonnac le 26 septembre 1714. Vers 1784, c'est Pierre Guillaume de Sauzède qui acheta le titre de seigneur et baron de Belfort et autres places, il les perdit à la Révolution.

Belfort sur Rébenty 045 place du village 3

Place du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 046 place du village 4

Place du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 048 place du village 6 (maison authierPlace du village de Belfort sur Rébenty.

On voit ici la maison Authier, ancien maire de Belfort sur Rébenty, papa d'une nombreuse famille de rugbymans qui ont portés les couleurs de clubs renommés du département mais surtout de l'union sportive du Pays de Sault.

Belfort sur Rébenty 047 place du village 5

Place du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 061 rue de l'église 3

Rue de l'église à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 062 rue de l'église 4

Rue de l'église à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 059 rue de l'église 1   Belfort sur Rébenty 060 rue de l'église 2

Rue de l'église à Belfort sur Rébenty. 

Belfort sur Rébenty 043 place du village 1

Place du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 044 place du village 2

Place du village de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 041 mairie 1

La très modeste mairie de Belfort sur Rébenty prés de la fontaine.

Belfort sur Rébenty 042 mairie 2

Juste à gauche, la très modeste mairie de Belfort sur Rébenty, au fond on aperçoit l'école.

Belfort sur Rébenty 036 fontaine et école

A gauche, la fontaine lavoir et l'école devant vous.

Belfort sur Rébenty 015 école 1

L'école de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 016 école 2

La cloche de l'école de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 018 église 2

Le mur-clocher à une seule baie de l'église Saint Jean de Belfort sur Rébenty.

La cloche porte la date de 1891, son achat fut financé par les industriels du Rébenty, les familles Bonnaïl et Méric.

Belfort sur Rébenty 017 église 1   Belfort sur Rébenty 019 église 3

A gauche, rue de l'église, on aperçoit le chevet de l'église Saint Jean. A droite, le porche de l'église qui a son entrée latérale. 

Belfort sur Rébenty 022 église 6

Intérieur de l'église Saint Jean de Belfort sur Rébenty. Le plafond de la nef ressemble à celui de l'église d'Aunat.

Belfort sur Rébenty 020 église 4   Belfort sur Rébenty 021 église 5

A gauche, bénitier. A droite, la sacristie avec le confessionnal.

Belfort sur Rébenty 026 église 10

La sacristie à gauche, avec le vieux confessionnal de l'église.

Belfort sur Rébenty 027 église 11

Le choeur de l'église de Belfort sur Rébenty avec ses arcboutants et voûte en croisée d'ogives.

Belfort sur Rébenty 031 église 15

Le choeur de l'église de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 030 église 14

Le choeur de l'église de Belfort sur Rébenty, avec les statues de saint Joseph, saint Blaise, saint Jean et saint  Georges terrassant le dragon.

Un petit mot sur saint Blaise : Saint Blaise évêque et martyr en l'an 316. Il fut l’un des saints autrefois les plus populaires et les plus célèbres.

D’abord très habile médecin, et en même temps très vertueux chrétien, il devint évêque de Sébaste, en Arménie. Ce glorieux martyr eut la tête tranchée devant un gouverneur romain.

Belfort sur Rébenty 032 église 16

Le choeur de l'église de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 033 église 17   Belfort sur Rébenty 023 église 7

A gauche, le maître autel de l'église. A droite, une plaque commémorative en la mémoire des enfants de Belfort, morts pour la France en 1914-1918.

L'église actuelle de style néo roman date de cette période, elle est dédiée à Saint-Jean et était unie à la collégiale de Saint-Paul-de-Fenouillet, laquelle avait pris la suite, en 1459 de l'abbaye de Saint-Jacques de Joucou. La cloche porte la date de 1891. La commune étant peu peuplée, l'église était pauvre et des secours financiers ont toujours été nécessaires pour maintenir l'édifice en état.

Belfort sur Rébenty 034 église 18

La nef de l'église, et au fond à droite la porte latérale donnant accès à l'édifice.

Belfort sur Rébenty 024 église 8   Belfort sur Rébenty 025 église 9

A gauche, la statue de sainte Thérèse. A droite, la statue de Notre Dame de Lourdes. 

Belfort sur Rébenty 028 église 12   Belfort sur Rébenty 029 église 13

A gauche, statue de Jeanne d'Arc et à droite la vierge avec l'enfant Jésus.
Belfort sur Rébenty 064 rue de l'église 6   Belfort sur Rébenty 063 rue de l'église 5

A gauche, la rue de l'église à Belfort sur Rébenty. A droite, pictogramme d'un chemin de randonnée, et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit du chemin Vauban.

Un fait historique que beaucoup ignore : La voie ou chemin Vauban

Au XVII ème siècle, Louis XIV, roi Soleil, était en guerre avec le royaume d'Espagne, il prit possession, après le traité des Pyrénées en 1659, du Roussillon et de la Cerdagne. Pour défendre cette nouvelle frontière, le roi fit construire par Vauban deux forteresses, une à Villefranche de Confluent et une autre à Mont-Louis. Mais pour acheminer hommes, chevaux, artillerie, munitions, etc. il fallait ouvrir de nouvelles voies. En 1691, les travaux de deux voies stratégiques étaient terminés, ainsi naquirent les chemins de Vauban. Les troupes qui faisaient l'aller et retour vers Mont-Louis, faisait étape à Espéraza, Espesel, Quérigut et Rodome où Louvois, le ministre de la guerre y fit halte. A l'époque, il fallait trois ou quatre jours à l'infanterie pour aller de Foix à Mont-Louis via Espezel. Cette voie qui traversait le Pays de Sault, on l'appelait aussi le Chemin des Canons. On connaît exactement son itinéraire, en venant d'Espéraza, celui-ci passait par Brézilhou, Brenac, Pratx, Lafage, Coudons, La Peyre, Belfort sur Rébenty, Aunat, Campagna, Rouze, Le Pla, Quérigut, Puivalador, Formiguères, Les Angles, La Llagone et Mont-Louis. Il y eut quelques variantes qui évitèrent Aunat.  Ce chemin au fil du temps fut plus ou moins bien entretenu.

Le général Luc Dagobert, lorsque la Convention déclare la guerre à l’Espagne, le 7 mars 1793, il prend, à 56 ans, au sein de l'armée des Pyrénées orientales du général de Flers, le commandement du camp retranché de Mont-Louis où sont stationnés 8 000 hommes. Il demanda aux Audois et Ariègeois de remettre très vite en état le Chemin des Canons de la vallée de l'Aude, bien mal en point à cette époque révolutionnaire

Napoléon 1er eut besoin aussi de cette voie pendant qu'il guerroyait en terre ibérique.

Belfort sur Rébenty 065 rue de l'église 7

Rue de l'église à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 066 rue de l'église 8Rue de l'église à Belfort sur Rébenty.

Dans tous les villages du Pays de Sault, chaque famille possédait une petite parcelle de terrain de quelques mètres carrés afin d'entreposer le bois de chauffage, mais ici, dans cette région escarpée le long de la rivière l'espace étant réduit que le bois était stocké sur des sortes de ponts au-dessus du Rébenty et débité au fur et à mesure des besoins, on le verra surtout à Niort de Sault.

On plantait autrefois beaucoup de peupliers dans la vallée du Rébenty, on les ébranchait pour donner aux vaches un complément de litière et de nourriture. Le parcellaire étant très morcelé on y cultivait des betteraves et des pommes de terre.

A signaler, qu'Henri Calvel (1881-1963) gouverneur de l'école polytechnique en 1940 adorait le Pays de Sault et venait passer tous ses étés à Belfort où il avait une maison. Il était le fils d'Alexandre Calvel et d'Henriette Delgrange surnommée "La Guidète".

Belfort sur Rébenty 058 rue de la fontaine 6

Rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 056 rue de la fontaine 4

Rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 057 rue de la fontaine 5  Belfort sur Rébenty 035 fontaine de la place

A gauche, rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty. A droite, fontaine sur la place du même nom. 

Belfort sur Rébenty 055 rue de la fontaine 3

Fontaine, lavoir, rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 054 rue de la fontaine 2

Rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 053 rue de la fontaine 1Rue de la fontaine à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 011 ancienne ginguette chez la moucheVoici l'ancienne guinguette ou dancing "Chez La Mouche" cela rappellera de bons souvenirs à certains.

Ce dancing fut le point de rencontre des nombreux "festéjaïres" du Pays de Sault et au delà, puisque la jeunesse de Quillan, Axat ou Saint Paul de Fenouillet venait y faire la fête sous la direction de "Néné" et Gérard Bouchard, c'était au début des années 70 avec la folie "Woodstock" et les très bonnes musiques qui ont enchantés nos oreilles, ceci pendant de nombreuses années.

Belfort sur Rébenty ancien 13 La casa d'Irène proprio MrVoici une photo de ce dancing qui s'appelait il me semble "La casa d'Irène" dans les années 50-60 le propriétaire était Gérard Bouchard.

Belfort sur Rébenty 037 impasse du ruisseauImpasse du ruisseau à Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 038 jardins 2Les jardins potagers de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 039 jardins 3

Les jardins potagers de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 040 jardinsLes jardins potagers de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 093 plateau de sault

Survol du plateau de Sault au mois de mars.

Belfort sur Rébenty 094 vallée du rebenty

Survol de la vallée du Rébenty au mois de mars.

Belfort sur Rébenty 051 route de quillan 3

Belfort sur Rébenty, route de Quillan, la scierie.

Belfort sur Rébenty 052 route de quillan 4

Belfort sur Rébenty, route de Quillan, la scierie.

La première scierie de Belfort apparaît vers 1600, puis il y en avait deux vers 1800, l'une appartenait à M. de Roquelaure, l'autre à M. Bonnail. Celle de M. Roquelaure fut détruite par un incendie. La scierie fonctionne grâce à la puissance de l'eau. Une turbine de 25 cv, dotée d'un régulateur modulant le débit de l'eau en fonction de l'énergie nécessaire, a été installée pour suppléer aux irrégularités du débit de la rivière. Jusqu'en 1986 un moteur diésel fonctionnait en alternance avec la turbine.

En 1954, il y avait jusqu'à 18 ouvriers qui travaillaient aussi bien au débardage des coupes de bois qu'au sciage. En 1984, il ne reste que 10 ouvriers. C'est à cette époque que M. Alban qui prend sa retraite vend la scierie à M. Guille de Narbonne, qui lui, l'électrifie complètement. Malheureusement l'entreprise dépose le bilan, il ne reste que trois ouvriers, Bernard Caux, Alain Médus et Lucien Rivié, ils ne baissèrent pas les bras, ils reprennent la scierie en 1994 avec l'aide de la municipalité de Belfort, le Conseil Général et la Région.  C'est la seule scierie survivante du Pays de Sault. Autrefois certains villages comptaient  jusqu'à trois scieries.

Belfort sur Rébenty 089 scierie 22

 

Belfort sur Rébenty 071 scierie 4

L'intérieur de la scierie de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 072 scierie 5

Ligne de sciage de la scierie de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 073 scierie 6  Belfort sur Rébenty 074 scierie 7

Sous les dents acérées de la scie de tête, planches et poutres sont découpées. Les pièces passent ensuite à la scie de reprise, où elles sont affinées et prennent leur aspect définitif.

Belfort sur Rébenty 075 scierie 8

Train de rouleaux.

Belfort sur Rébenty 076 scierie 9

Le conducteur opérateur transforme le bois brut en pièces commercialisables.

Dans une scierie, il est le seul à intervenir directement sur le bois, mais il y a longtemps que le scieur a mis de côté ses outils manuels.

Aujourd'hui, le travail est automatisé. L'ouvrier opère dans de vastes locaux où il commande les machines de sciage depuis une cabine.

Belfort sur Rébenty 078 scierie 11

Planches en attente de livraison.

Belfort sur Rébenty 079 scierie 12

Différents modèles de tasseaux, linteaux, chevrons sont débités dans la scierie de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 080 scierie 13

On note en France un véritable regain d'intérêt pour la filière bois, notamment pour la construction des maisons et pour le chauffage.

Belfort sur Rébenty 081 scierie 14  Belfort sur Rébenty 085 scierie 18

Trancheuse - Fendeuse - Broyeuse - Ecorceuse, Broyeur, font parties de l'arsenal de la scierie. 

Belfort sur Rébenty 084 scierie 17

 

Belfort sur Rébenty 086 scierie 19

 

Belfort sur Rébenty 070 scierie 3

Plaquettes de bois.

Belfort sur Rébenty 069 scierie 2

Entrepôts de la scierie de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 082 scierie 15

Parc à grumes, les troncs débardés, prés à être usinés.

Belfort sur Rébenty 083 scierie 16

Divers bâtiments de la scierie de Belfort sur Rébenty, dont l'un sert à entreposer la sciure de bois.

Belfort sur Rébenty 087 scierie 20

Ancienne voie de halage pour charrier les troncs jusqu'à la scierie.

Belfort sur Rébenty 068 scierie 1Chariot élévateur Manitou MB 26 N.

Belfort sur Rébenty 088 scierie 21

Chariot élévateur Manitou MB 26 N en action à la scierie de Belfort sur Rébenty.

Belfort sur Rébenty 090 scierie 23

Autre engin de levage et manutention des troncs d'arbres.

Belfort sur Rébenty 067 ruisseau  Belfort sur Rébenty 077 scierie 10 (ancienne prise d'eau)

A gauche, ruisseau à Belfort sur Rébenty. A droite, l'ancienne prise d'eau qui permettait de faire fonctionner les machines de la scierie au siècle dernier. 

Voici quelques photos anciennes du village de Belfort sur Rébenty :

Belfort sur Rébenty ancien 04 en 1910

Belfort sur Rébenty en 1910.

Belfort sur Rébenty ancien 05 en 1910

Belfort sur Rébenty le château de Cazelles, situé à proximité du village en 1910.

Belfort sur Rébenty 014 chateau de cazeilles

Belfort sur Rébenty, la toiture du château de Cazelles, septembre 2014.

Belfort sur Rébenty ancien 03 chateau de cazelles XIII emeBelfort sur Rébenty le château de Cazelles, situé à proximité du village.

Château les Cazelles (Cazellae XIII ème siècle) prés de Belfort sur Rébenty (archives Carcassonne Cazels 1264-1589).

Propriétaire actuel depuis 2011, Mr et Mme Hall (anglais) autre fois le château était la propriété des Fondi de Niort (famille Fonds dit de Niort) la famille Fonds est originaire de Limoux au XVIII ème siècle ils achètent la seigneurie de Niort et s'installent dans le château des Nègres d'Able qui date du XVII ème siècle. La famille Fonds prend le nom de Fondi de Niort confirmé par jugement en 1886.

Belfort sur Rébenty 092 chateau de Cazelles

Survol du château de Cazelles en été

Belfort sur Rébenty 091 chateau de CazellesSurvol du château de Cazelles en fin d'hiver

UN PETIT MOT SUR L'HISTOIRE DU CHÂTEAU DE CAZELLES :

Le château de Cazelles, ancien manoir d'un des descendants d'Aniort au XVII éme siècle.

Une mention du XVIII ème siècle signale l'ancien château de Cazellae (Viguerie II, 172). Vraisemblablement à cause des crues du Rébenty, la communauté villageoise a légèrement émigré plus haut, au lieu-dit "le moulin de Cazelles". En 1263, Louis IX a cédé la seigneurie de Cazelles, notamment aux abbés de Saint-Michel de Cuxa, pour obtenir en échange la seigneurie de Puilaurens et de Gincla.

 

La famille de Couderc possédait le fief de Cazelles avec son château où ils habitaient. Le plus ancien membre connu de cette famille était Jean Jacques de Couderc, sieur de Cazelles, qui vivait avec sa mère une demoiselle d'Aiguillon en 1656. Ils possédaient les moulins de Cazelles, de Dessus et du Roc. Jean Jacques était marié à Françoise de Nègre, soeur de Pierre de Nègre, sieur d'Able.

 

Jean Jacques de Couderc et Françoise de Nègre eurent 2 fils et 1 fille :

1-  Jean-Jacques de Couderc, fut marié, le 17 juin 1653, à Suzanne de Niort qui teste en 1691 chez Maître Marsol notaire à Roquefeuil. Il mourut en 1679. Ils eurent 7 enfants :

                1- Pierre de Couderc, sieur de Cazelles, qui épousa Anne de Claverie, il décèdera en 1731.

                2- Jean Thimoléon de Couderc, sieur de Ferrières, né en 1657, mort en 1726, il était officier dans l'armée où il s'engagea en 1683.

                3- Françoise de Couderc, épousa Antoine Dupont, sieur Daure, employé des gabelles, On lui donna en dote le moulin de Cazelles.

                4- Anne de Couderc, épousa  Jean Arcens, de Prades.

                5- Raymonde de Couderc, épousa Baille, chirurgien à Montaillou.

                6- Suzanne de Couderc, épousa d'Arseilles, du Barrineuf.

                7- Marguerite de Couderc.

 

2- Pierre de Couderc, sieur de Plausols, il était l'aîné de la famille. Il n'eut qu'un fils :

                1- Pierre de Couderc, marié en 1727 à Anne de Belissens de Millegrand. Il décèdera en 1760. Ils eurent 3 fils :

 

                               1a- Charles François de Turin Couderc, né en 1736, seigneur de Cazelles, il habitait Revel. Il fut page de Louis XV et lieutenant dans le régiment de Montcalm et fut aide de camp du maréchal Richelieu dans son expédition de Mahon.

                                 2a- Louis de Turin Couderc, dit chevalier de Turin. Au début de la Révolution on le trouve à Belfort sur Rébenty, seul avec sa fille infirme.

 

                                 3a- Joseph Paul de Turin Couderc, né en 1743, officier des grenadiers royaux en 1789, il dut se retirer dans son château de Cazelles après la mort de son aîné ; il vivait avec sa nièce, anne Marie louise, fille de son frère aîné, Charles, laquelle avait montré un grand courage pour la défense de son père durant la tourmente. Elle s'était mariée en 1790 avec Jean François Cavaillès, propriétaire à Castelnaudary et Lasbordes.

Joseph Paul de Turin Couderc fut maire de Belfort et président de l'administration municipale du canton d'Espezel. Il fut contraint de démissionner suite à l'arrêt du 18 avril 1793, qui défendait aux d'exercer des fonctions publiques. Mais Clausel représentant du peuple à Quillan lui ordonna de continuer ses fonctions. Durant la Révolution le Pays de sault eut aussi ses suspects, un arrêt du 15 août 1793 enjoignait aux municipalités de les déclarer. Comme d'autres anciens nobles, Joseph Paul de Turin Couderc dut supprimer sa particule, mais par ses titres de noblesse, il restait suspect et son château fut fouillé comme renfermant des armes. On trouva 5 fusils, 5 pistolets  et 3 épées, vu l'isolement de sa propriété on le laissa armé. On en voulait à sa propriété, à ses richesses, sa forêt fut envahie et son château menacé. Monsieur Fondi de Niort avec ses fils et les gardes nationaux vinrent au secours de Joseph Paul pour calmer cette meute armée et arrêter les dévastations dans les bois. Le château fut incendié  et l'héritier Cavaillès son gendre est inscrit pour une indemnité le 28 janvier 1793.

Un acte mentionne Joseph Paul de Turin Couderc comme propriétaire à Castelnaudary.

Le 16 prairial an 9 (6 juin 1801) sa nièce vendit Cazelles pour 40000 livres au sieur Gabarrou, lequel fut exproprié, en 1816 pour non paiement et Cazelles fut adjugé au sieur Laprotte.

 

3- Madon ou Madeleine de Couderc, qui épousa Marsian de Nègre.

 

Belfort sur Rébenty ancien 06 en 1910  Belfort sur Rébenty ancien 07 en 1910

A gauche, la vallée du Rébenty, les gorges d'Albe en 1910. A droite, la vallée du Rébenty, le moulin du Roc que l'on aperçoit au pied du rocher en 1910.

Belfort sur Rébenty ancien 12 en 1955 entrée du village

Belfort sur Rébenty, l'entrée du village en 1955.

Belfort sur Rébenty ancien 02 en 1900 gorges d'ableAux environs de Belfort sur Rébenty, les gorges d'Able en 1900.

Belfort sur Rébenty ancien 08 en 1910Aux environs de Belfort sur Rébenty, les gorges du Rébenty en 1910.

Belfort sur Rébenty ancien 10 en 1900Belfort sur Rébenty, hôtel situé sur la route d'Espezel en 1900.

Belfort sur Rébenty ancien 11 en 1900

Aux environs de Belfort sur Rébenty, les gorges du Rébenty en 1900.

Belfort sur Rébenty ancien 14 en 1900

Belfort sur Rébenty, la place et route de Quillan en 1900.

Belfort sur Rébenty ancien 01 en 1970Belfort sur Rébenty, en 1970.

Belfort sur Rébenty ancien 09 en 1970Belfort sur Rébenty, en 1970.

Voici un autre reportage susceptible de vous intéresser, il s'intitule "Pays de sault et sa forêt, histoire du bois" il est en deux parties et c'est  ICI.


Qui n'a pas parcouru la vallée de la rivière Rébenty ne connaît pas le Pays de Sault dit-on ! D'ailleurs j'en profite pour mettre le lien vers un super reportage en deux parties, réalisé en 2011 sur la découverte du Rébenty  ICI.

 

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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6 octobre 2014
bandeau les villages du Pays de Saultbandeau le monde rural 825x250

Si le hasard t'amène, le plaisir te ramènera ! Cela sera la nouvelle devise de ce site web. Les très petites communes faisant parties de cette région reculée de l'Aude que l'on appelle "le Pays de Sault", seront à la Une de cette série de nouveaux reportages qui leur seront consacrés. Aujourd'hui, commence donc un petit tour d'horizon de ces villages du Pays de Sault, Aunat et Belfort sur Rébenty débuteront cette aventure. Votre participation sera la bienvenue, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents, afin d'illustrer les reportages sur vos villages que vous aimez. Merci à mon ami Henri pour sa motivation et participation par l'apport de ses nombreuses photos, ainsi qu'aux autres photographes.

Les prochains villages du Pays de Sault qui seront traités dans mes prochains reportages, les voici :

- Belfort sur Rébenty ; Niort de Sault ; Rodome ; Bessède de Sault ; Galinagues ; Joucou ; La Fajolle ; Marsa ; Mazuby ; Mérial et Campagna de Sault ...

Alors n'hésitez pas à m'envoyer vos photos, documents  afin d'illustrer ces reportages, mobilisez vous oh peuchère ! D'autres trésors de l'Aude pourront s'intercaler dans cette série, restez vigilant ;-)

logo label Pays Cathare 02

 

carte 01a

A l'extrême Sud-Est de l'Aude, vous savez tous maintenant où se situe le Pays de Sault, c'est un des endroits les plus préservés de ce département, au passé historique très riche.

Aunat se situe à 147 km de Toulouse, 36 km d'Ax-les-Thermes, 27 km de Quillan, 79 km de Carcassonne, 135 km de Narbonne, 165 km de Béziers, 84 km de Perpignan et 824 km de Paris.

carte Aunat 02a

Voyons la carte plus en détail, le village d'Aunat au Pays de Sault se situe entre Rodome et Bessède de Sault, sur le "Petit Plateau".

 

LE VILLAGE D'AUNAT (40 habitants 2011)

 

carte Aunat 03

Extrait de carte IGN, le village d'Aunat situé dans "la vallée sans issue".

Aunat 037 vue aerienneUne vue aérienne du village d'Aunat

Blason ville Aunat

Le blason du village d'Aunat

Aunat 034 par guytas13

Pays de Sault, le village d'Aunat, le "plateau" se situe à une altitude moyenne de 1000 mètres.

Aunat constitue l'héritière de l'ancien Aunacum, la localité apparaît sous le vocable d'Honacum dans un texte datant de 1313. Le hameau primitif s'est donc développé à partir de la villa du gaulois Aunus, un important propriétaire terrien. Ce que les Romains appelaient villa constituait en fait un ensemble de bâtiments se dressant au centre du fundus, immense exploitation agricole couvrant parfois des centaines d'hectares.

Les habitants d'Aunat s'appellent des Anatois.

Aunat 020

Le village d'Aunat où les maisons s'étirent d'Ouest en Est, leur façade principale tournée vers le Sud.

Aunat 021

A l'extrémité Ouest du village de nouvelles constructions ont vu le jour.

Aunat 022

Comme on peut le voir sur cette photo Aunat est aussi une terre d'élevage.

Aunat 019

Des exploitations agricoles entourent le village d'Aunat.

Aunat 011

Une vue d'ensemble du village d'Aunat au petit matin.

Aunat 012

L'extrémité Ouest du village d'Aunat avec la façade Sud de l'église.

Aunat 013

Zoom sur les toits d'Aunat.

Aunat 014

Le centre du village d'Aunat.

Aunat et l'un des terroirs les plus représentatifs des paysages du Pays de Sault. C'est un gros bourg avec une file de maisons, façades orientées au sud. Aunat est situé à 2 km à l'Est de Rodome, sur ce que l'on appel au Pays de Sault "le Plateau de Rodome ou le Petit plateau" le village est entouré de riches terres cultivables. Au début du XIX siècle, Aunat est surtout un village d'agriculteurs et d'éleveurs, aujourd'hui l'élevage occupe encore une place non négligeable, mais les fermes se sont éloignées du village et les prairies prédominent par rapport aux champs. Lors de la construction du village, les rues avaient été dimensionnées pour faciliter le passage du bétail.

Un important reboisement fut réalisé dans les années 1970 grâce aux subventions de Bruxelles, car l'utilisation au siècle dernier du bois pour le chauffage avait rendu l'arbre rare.

Aunat 01 église

L'église massive domine le village.

Aunat 026

Le village d'Aunat

Aunat 015

L'Est du village d'Aunat

Aunat 016

L'Est du village d'Aunat

Aunat 017

Aunat vu de la D29 en direction de Fontanès de Sault

Aunat 018

Aunat vu de la D29 en direction de Fontanès de Sault

Aunat 096 prés du calvaire

Près du calvaire d'Aunat, une vieille faucheuse des années 1940 à l'abandon. Elle devrait être dans un musée !

Elle était tractée par deux chevaux, cette machine agricole d'une époque révolue, était utilisée pour faucher les prairies naturelles, ainsi que les champs de luzerne, de trèfle et de sainfoin.

L'année 1594, est le premier recensement connu, il y avait 60 maisons pour environ 270 habitants, en 1693 on comptait 80 feux et 369 habitants, en 1713 136 feux et 612 habitants. Le maximum d'habitants à Aunat fut atteint en 1836 avec 514 âmes, le nombre se stabilisa autour de 440 jusqu'en 1896, pour décliner lentement ensuite et atteindre 172 âmes en 1954, 119 en 1975, 94 en 1982 et 40 en 2011. Le choléra qui sévit sur la région en 1854 et 1856  fit 40 morts à Aunat.

Aunat 024

L'église d'Aunat est dédiée à Sainte-Marie-Madeleine, elle aurait été construite sur l'emplacement d'un lieu de culte très ancien, car on sait qu'au Moyen Âge il y eut une dévotion importante pour le culte de Marie de Magdala, la Pécheresse qui se consacra au service de Jésus (certains historiens affirment qu'il y avait deux femmes de ce nom dans l'entourage de jésus). Avec son grand mur-clocher à trois baies avec ses trois cloches, l'édifice de forme rectangulaire sans abside est imposant. Deux petits bâtiments ont été rajoutés au XIX ème siècle sur le mur latéral Est afin de constituer une sacristie et une chapelle dédiée à la Vierge Marie. La nef mesure 14 mètres sur 7, elle est peu ornée, à l'exception du Chemin de Croix dans un style fin XIX ème siècle, elle est éclairée par deux fenêtres à vitraux du côté Ouest. Le sanctuaire s'ouvre en une arche de 6 mètres de profondeur et autant de large, à chaque angle à un peu plus de 1,50 mètre de hauteur il y a une tête sculptée dans la pierre, représentant les quatre évangélistes. Ces têtes ornaient probablement des chapiteaux soutenant des futs de piliers, ceci reste à confirmer. Il y a aussi une tribune de 2,50 mètres de large au fond. On peut voir proche de l'autel, une statue de saint Roch et de saint Martin. Entre les fonds baptismaux et la chapelle, est suspendue une chaire. De part et d'autre du maître-autel il y a une statue de saint Paul à gauche et à droite, une statue sainte Marie-Madeleine. Entre les deux ouvertures latérales droites, fermées de vitraux, sur un socle mural se trouve une statue de saint Jean de Kenty qui était un prêtre polonais du XIII ème siècle. Au centre du côté latéral droit du sanctuaire s'ouvre une porte qui donne sur la sacristie qui mesure 4,50 mètres de profondeur sur 4,00 mètres de large.

Aunat 042calvaire 1

Calvaire situé à l'Ouest du village d'Aunat.

Aunat 043calvaire 2   Aunat 054 église 5 (calvaire)

A gauche, calvaire situé à l'Ouest du village d'Aunat. A droite, calvaire situé au pied de l'église en souvenirs des missions de 1884 et 1933.

Aunat 055 église 6

La rue de l'église à Aunat.

Aunat 056 église 7 (rampe d'accés)   Aunat 081 église 33 (rampe)

La rampe d'accès à l'église d'Aunat. 

Aunat 076 église 28 (rampe)

Autre photo de la rampe d'accès à l'église d'Aunat.

Aunat 082 église 34

La façade Sud de l'église  Sainte-Marie-Madeleine à Aunat.

Aunat 083 église 35

L'église Sainte-Marie-Madeleine façade Nord côté cimetière.

Aunat 080 église 32

L'église Sainte-Marie-Madeleine façade Nord côté cimetière.

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A gauche, le mur Nord de l'église Sainte-Marie-Madeleine jouxtant le cimetière. A droite, l'aile Sud/ Est de l'église et l'entrée du cimetière d'Aunat.

Aunat 048 depuis le cimetière 5

Les toits du village d'Aunat vus du cimetière.

Aunat 050 église 1

Le mur-clocher de l'église Sainte-Marie-Madeleine à Aunat.

Aunat 051 église 2

Zoom sur le mur-clocher de l'église d'Aunat.

Aunat 075 église 27   Aunat 074 église 25 bénitier inscription 1719

A gauche, le porche de l'église Sainte-Marie-Madeleine. A droite, bénitier portant une date gravée "1719". 

Aunat 057 église 8 (prés du porche)Gravures près du porche on distingue  "Fo 1686    P  RC" ?

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L'intérieur de l'église Sainte-Marie-Madeleine à Aunat.

Aunat 070 église 21

La nef lambrissée, plafond plat cintré sur les bords, de l'église d'Aunat.

Aunat 065 église 16

Le choeur de l'église d'Aunat.

Entre les deux baies éclairant le choeur, se trouve la statue de saint Jean de Kenty (1397-1473) c'était un prêtre catholique polonais. Il a été canonisé en 1767 et a été donné comme patron protecteur de la Pologne.

Aunat 062 église 13

Le choeur de l'église d'Aunat.

Aunat 061 église 12

Le maître autel de l'église d'Aunat, avec la statue de saint Paul à gauche, et sainte Marie Madeleine à droite.

On aperçoit, ici au fond, les têtes sculptées, à chaque angle du mur à la retombée des arcs de voûtes.

Aunat 064 église 15

Chapelle située à gauche du choeur de l'église d'Aunat, dédiée à la vierge Marie, avec des statues de saint Joseph et de Jésus.

Aunat 063 église 14   Aunat 060 église 11

A gauche, le très ancien confessionnal, avec une statue de Jeanne d'Arc. A droite, Sur le mur Sud, plaque commémorative dédiée aux morts de la guerre 1914-1918. 

Aunat 059 église 10   Aunat 066 église 17

A gauche, Christ sur la croix et le chemin de croix dans un style fin XIX ème siècle. A droite, la chaire de l'église après rénovation.

Aunat 071 église 22

L'entrée de l'église d'Aunat avec à droite l'escalier permettant l'accès à la tribune.

A droite de l'entrée se trouve un grand bénitier en marbre de Caunes-Minervois de 0,80 mètres de diamètre datant de 1719.

Aunat 040 intérieur église

Photo prise de la tribune de l'église d'Aunat.

Aunat 073 église 24

Une vue d'ensemble prise du balcon de l'église d'Aunat.

Aunat 068 église 19   Aunat 067 église 18

Fonds baptismaux et statue de saint Roch, avec une vasque ou cuve baptismale. 

Aunat 069 église 20

Statue ornant l'intérieur de l'église d'Aunat. Serait-ce saint Fris vainqueur des sarrasins ?

Aunat 044depuis le cimetière 1

Photo prise du cimetière d'Aunat.

Aunat 046 depuis le cimetière 3

Une vue prise du cimetière d'Aunat.

Aunat 052 église 3 (depuis la fontaine ronde)

L'église d'Aunat vue depuis la fontaine Ronde.

Aunat 025

Une petite route qui relie Aunat à la D20

En matière de télécommunication, à l'origine Aunat dépendait pour la poste du village de Rodome, mais avait son propre télégraphe dès 1912.

La loi du 16 juin 1881 instituant la gratuité de l'école publique fut bien accueillie dans les villages isolés, c'est à cette époque que les écoles fleurirent dans toutes les communes comme ici à Aunat.

Aunat 05 place du village

La place du village d'Aunat avec son monument aux morts.

Aunat 04 monument aux morts

Monument aux morts d'Aunat.

Aunat 095 monument aux morts 2  Aunat 049 depuis le cimetière 7

A gauche, le monument aux morts de 1914-1918 et 1939-1945. A droite, le village vu depuis le cimetière. 

Aunat 094 monument aux morts 1Le monument aux morts de 1914-1918 et 1939-1945.

Aunat 036 épicerie ambulante par CsamperezbedosLe commerce ambulant très apprécié, fait une halte sur la place à Aunat.

Aunat 02 mairie 1

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 092 mairie-école 1

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 093 mairie-école 4

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 010 la mairie par Vinc107

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 03 mairie 2

La mairie / école du village d'Aunat.

Aunat 091 mairie école 2 (arrière)Quartier situé derrière de la mairie d'Aunat.

Aunat 087 fontaine ronde 2   Aunat 099 rue du trauquel 2

Plaques de rue du village d'Aunat.

Aunat 088 fontaine ronde

Place de la fontaine Ronde à Aunat.

Aunat 0100 rue du trauquel

Maisons de la rue du Trauquel à Aunat.

Aunat 098 rue de l'église

Photo prise au débouché de la rue de l'église sur la place de la fontaine Ronde à Aunat.

Aunat 097 rue de l'église 2

Maisons rue de l'église à Aunat.

Aunat 089 grand rue 2

En remontant la "Grande Rue" à Aunat.

Aunat 085 fontaine abreuvoir 1

Fontaine et abreuvoir à Aunat.

Aunat 086 fontaine abreuvoir 2   Aunat 095 prés de la fontaine ronde

A gauche, fontaine et abreuvoir. A droite, maison prés de la fontaine Ronde à Aunat. 

Aunat 084 église 36 (depuis le monument aux morts)

L'église vue depuis le monument aux morts d'Aunat.

Aunat 06 vue généraleLes jardins potagers en limite des terres agricoles d'Aunat.

Aunat 027 par Franc Bardou

Les cultures autour du village.

Aunat 038 Col des Aychides par Alain

La nature préservée au col des Aychides, 2 km environs au Sud d'Aunat sur la D29 en direction de Fontanès de Sault.

A signaler, de nombreux chemins de randonnées dans ce secteur, de quoi se ressourcer !

Aunat 039 par Tybo2

Il n'est pas beau le Pays de Sault !

Aunat 028 par Franc Bardou

Le Bousquet 1430 mètres vu du village d'Aunat.

Aunat 029 par Franc Bardou

La vraie nature est omniprésence au Pays de Sault !!

Aunat 030 Rodome au loin par Franc Bardou

Superbe photo du Pays de Sault ! A l'Ouest d'Aunat on aperçoit le village de Rodome.

Aunat 031 Rodome au loin par Franc Bardou

Le village de Rodome au loin, ce village fera l'objet d'un prochain reportage.

Aunat 032 Rodome au loin par Franc Bardou

De quoi méditer à l'ombre des frênes.

Aunat 033 Rodome au loin par cojjack

La route quittant Aunat vers Rodome au mois de mars.

Aunat 035 par Laurence Demarcq-DestanqueLe village d'Aunat vu des hauteurs du Nord/Est.

Aunat ancien 02 école en 1907

La mairie et l'école du village d'Aunat vers 1905-1907

Ce gigantesque effort des communes du Pays de Sault en faveur de l'éducation se traduisit dés 1889, par un taux de plus de 90% d'enfants qui savaient lire et écrire.

Une anecdote : en 1794, Aunat était jaloux de village voisin Rodome, et aurait voulu un juge de paix issu de sa commune. La population des deux villages en vint aux mains et la gendarmerie d'Espezel dut intervenir pour rétablir l'ordre. En fin de compte, Aunat emporta la partie et c'est un dénommé M. Pierre Blancard qui fut élu juge de paix le 3 nivôse an III de la République (23 décembre 1794).

En 1864, un témoignage rapporte qu'il y avait encore des loups au Pays de Sault.

Aunat 07 sous la neige février 2009

Le village d'Aunat sous la neige en février 2009.

Aunat 08 sous la neige février 2009

Le village d'Aunat sous la neige en février 2009.

Aunat 09 sous la neige février 2009

Le village d'Aunat sous la neige en février 2009.

LA FÊTE DE LA PATATE A AUNAT

Depuis l'année 2009 maintenant, les amateurs de patate se réunissent à Aunat pour la fête de l'Adepopas qui a lieu un dimanche au mois de septembre, c'est le mois où débute l'arrachage des pommes de terre du Pays de Sault.

Estampillées de la marque Pays Cathare, les fameuses pommes de terre du Pays de Sault, ces belles blondes portent les noms de Marabelle, Mona Lisa et d'Eden.

C'est une belle animation dans cette petite commune de quarante habitants à l'année. L'Adepopas, est une association de défense de la pomme de terre du Pays de Sault, elle met les bouchées doubles pour présenter l'étendue de son savoir faire aux novices. Sur le plateau de Sault, la pomme de terre a deux siècles d'histoire. Si les premières traces du tubercule sur le plateau remontent à 220 ans, son retour est beaucoup plus récent. En effet, dans un pays où l'élevage est roi, la culture de la pomme de terre a fait son grand retour après la crise de la vache folle. Elle a permis un complément de revenus aux éleveurs et a contribué à l'installation de nouveaux agriculteurs au Pays de Sault.

 

Voici quelques photos anciennes du village d'Aunat :

Aunat ancien 01 en 1900

Une vue générale d'Aunat dans les années 1900

Aunat ancien 04 en 1905

Le village d'Aunat en 1905

Aunat ancien 05 en 1905

Brèche sur la route d'Aunat, près d'Usson en 1905

Aunat ancien 03 en 1975

Une vue panoramique d'Aunat en 1975

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

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30 août 2014
bandeau les villages du Pays de SaultBelcaire eglise titre

Tout d'abord je voudrais remercier mon ami Henri Toustou pour ses prises de vue et un grand merci à tous ces néo-villageois comme certains les appels, qui participent et qui se démènent pour faire vivre leur village bien qu'ils ne soient pas des enracinés. Certains n'ont pas compris qu'un village appartient à une communauté, elle est bien terminée l'époque des seigneurs et les règles de civilité ne sont pas exclusives. Je fais allusion ici, à des "querelles de clocher", et ils sont bien dommageables ces règlements de compte au sein de petits villages comme Belcaire qui ont tout intérêt à rester unis. Je ferme cette parenthèse et passons à des choses beaucoup plus passionnantes, avec ce reportage qui met en avant un patrimoine architectural remarquable des villages de l'Aude. Je vous propose de découvrir l'église de Belcaire comme jamais elle n'a été présentée, avec les nombreuses photos d'Henri. Je vous souhaite une bonne découverte avec plus de 100 photos inédites composant cet article ...

 

logo label Pays Cathare 02

 

Belcaire carte 01

Belcaire se situe à 26 km d'Ax-les-Thermes, 29 km de Quillan, 27 km de Lavelanet, 54 km de Foix, 81 km de Carcassonne, 139 km de Toulouse et 142 km de Narbonne.

Belcaire carte 02

Le pays de Sault, composé de dix sept villages, a connu un cruel exode rural par le passé, beaucoup plus que dans d'autres régions françaises, c'est du fait d'une part de son enclavement, de l'éloignement important des grandes villes et de la densité de sa population, relativement faible.

Actuellement, même si certains mettent des bâtons dans les roues pour freiner ce dynamisme, le pays de Sault revit. Avec ses atouts naturels préservés au sein d'une zone de montagne authentique : le bois, partout présent en pays de Sault, ressource naturelle et renouvelable par excellence, pas suffisamment valorisé par le passé, est aujourd'hui en pleine mutation ; enfin son élevage au sein d'une agriculture naturellement tournée vers la qualité et l'authenticité caractérisent le pays de Sault.

Cette région où tout a été préservé peut être fière et doit tout mettre en œuvre pour en tirer profit avec réalisme. C'est l'installation de personnes motivées et de jeunes reprenant l'activité de leurs parents, tous passionnés et désireux profondément de faire vivre ce pays, qui sont les meilleurs atouts de ce territoire.

Toutes ces énergies convergent vers une qualité de vie qui se savoure sans modération en pays de Sault.

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Belcaire son point culminant, à gauche le Casteillas avec sa croix de fer, vestiges du premier château, et l'église à droite avec son clocher si particulier.

En arrière plan, au fond à droite on aperçoit le pic des Sarrassis.

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Belcaire, capitale du Pays de Sault, est proche de Camurac l'unique station de ski de l'Aude.

Le sentier cathare sinuant au travers du plateau de Sault, passe à proximité du village de Belcaire et poursuit son chemin jusqu'au village de Comus, puis les gorges de la Frau pour arriver à Montségur.

Les gorges du Rébenty sont à sillonner aussi.

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Plan de situation du village de Belcaire, garez-vous  le long de la D613 ou autour du foirail à l'entrée Est du village et parcourez les ruelles à pied jusqu'à l'église.

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L'église de Belcaire dominant le village vue de la rue Gardouch. Dans le prolongement, à gauche du clocher on aperçoit l'imposant presbytère.

La paroisse de Belcaire dépendait de l'évêché d'Alet de 1318 jusqu'au début du XIX ème siècle. Les paroissiens payaient la dime à l'abbé du village de Joucou, puis au chapitre de Saint Paul de Fenouillet, lequel en laissait les 2/3 au prêtre desservant. A partir de 1802, la paroisse de Belcaire passa sous la coupe du diocèse de Carcassonne.

L'histoire de la paroisse de Belcaire n'est bien connue qu'à partir de 1660.

L'abbé Pierre Moulis (1872-1948) a écrit un ouvrage intéressant qui s'intitule "Le Pays de Sault" édité en 1958, c'était peut-être prémonitoire pour l'amour que je porte à cette région, car ce livre je l'avais acheté en 1972 lors de mes premières vacances à Belcaire et je le possède toujours.

Dans cet ouvrage l'abbé qui a effectué des recherches, indique que le premier curé de Belcaire dont le nom soit conservé, est Jean François de Nègre qui resta dans cette paroisse de 1639 à 1671. Il appartenait à la famille des baillis de Sault. Son successeur fut Jean-Pierre Boyer de 1671 à 1700. En 1676, il fit l'acquisition des maisons voisines du presbytère qui se trouve dans le prolongement de l'église, et le fit agrandir et reconstituer. En 1688 il acheta à Carcassonne le bénitier de l'église en marbre de Caunes-Minervois.

Se succéderont ainsi les curés comme Jacques Bousquet de 1700 à 1730, Charles Parrasse de 1730 à 1732, Hilaire Magdalon de 1732 à 1756, Benoît Nègre de 1756 à 1778, Joseph Borrel de 1778 à 1782, Gabriel Blanchard de 1782 à 1810, au moment de la Révolution il disparut avec son évêque en Espagne, en 1802 il revint prendre sa place.

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En passant place de la mairie et en empruntant la rue Gardouch, sur votre droite, la majestueuse église Saint Côme / Saint Damien vous apparaîtra.

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La façade Sud imposante, massive, l'église est orientée Ouest / Est.

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Le mur de soutènement que vous apercevez au premier plan, a été construit il y a 130 ans, en 1884, il soutient et permet l'accès au parvis.

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Le petit parvis devant l'église, surplombant le quartier de l'Oum, accessible par la rue du Rival ou la rue de l'Église.

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La croix du parvis Sud de l'église.

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Le clocher crénelé de l'église vu de l'Est, rue de l'Église.

A Belcaire, à part des oratoires champêtres, existait une église ou chapelle à côté du cimetière actuel. C'est la raison de son éloignement par rapport au village que l'on connaît aujourd'hui. Une tradition évoquée par l'abbé Moulis dit que le village se trouvait près du cimetière. Cette église devait être dédiée à Saint-Michel, puisque plus tard, c'est sous ce vocable qu'on désigne le cimetière (voir les archives communales État civil de l'année 1676 et suivantes).

L'église massive, puissante comme un fortin, est soutenue par un mur d'assise cyclopéen. Accolé à l'église un imposant presbytère domine les vieux quartiers de l'Oum et de la Coume. Belcaire fut le village du bailli puis chef lieu de canton, en ce qui concerne l'aspect religieux, il est le siège d'un doyenné. La date initiale de construction de l'église au point culminant du village n'est point connue. L'abbé Maximin Louis Cantier propose, dans les annales paroissiales de Belcaire éditées en 1898, le XV ème siècle sans plus de précision pour l'affirmer. Mais on ne peut concevoir le premier château-fort " Le Casteillas" datant du XIII ème siècle construit à proximité, sans un lieu de culte. L'abbé Sabarthès dans son dictionnaire topographique du département de l'Aude, cite les archives vaticanes qui signalent, en 1347, une "Ecclesia de Bellicadro" traduction : une église de Belcaire.

A l'origine l'église qui date du XIII ème siècle possédait un clocher-mur de style roman avec deux cloches, la décision de le remplacer fut prise en 1875. Neuf années vont s'écouler.

C'est en 1884 que l'église de Belcaire aura son nouveau clocher tour crénelé, qui revêt un aspect très particulier pour une église qu'on lui connaît de nos jours. Belcaire eglise 4

Clocher crénelé datant de 1884 réalisé par l'architecte Charles Émile Saulnier, dont je vous dirai un mot plus loin.

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Ce clocher a la particularité de par sa conception, de servir de porche abritant le portail de l'église et il est ouvert au Nord comme au Sud, permettant ainsi l'accès à l'entrée depuis la rue de l'Église. 

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Une ouverture sous le clocher permettait de sonner autrefois les cloches et de hisser celles-ci au sommet lors de leur installation.

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Sur le mur de l'église, un plot de nivellement général IGN est scellé, indiquant l'altitude exacte, donnée comme référence pour le village : 1030 mètres.

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L'intérieur de l'église de Belcaire après les travaux de rénovation de 1988-1989.

Tient, les lustres ne sont pas ceux que l'on voit sur la photo ancienne datant de 1905 (voir plus loin) que sont devenus les originaux ?

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Quand on pénètre dans l'église, l'œil est tout de suite attirée par le magnifique retable du chœur.

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Autre photo du chœur de l'église de Belcaire avec son magnifique retable.

Pénétrons à l'intérieur de l'église dont les saints patrons sont Saint Côme et Saint Damien.

Le chœur de l'église possède un magnifique retable baroque, triptyques en bois polychrome doré datant du XVII ème siècle c'est le seul retable du Pays de Sault qui ne soit pas plat, ses ailes avancent en oblique et les niches des statues sont un peu creuses. Les ailes sont ornées des saints patrons de la paroisse. A Belcaire, on peut voir sur ce retable, les médecins, chrétiens d'origine arabe du III ème siècle, Côme, à gauche tenant une fiole, qui guérit les malades par des remèdes et Damien à droite qui guérit les incurables par les miracles. Ces deux statues ont été léguées à la paroisse par Pierre Baille en 1674. Les retables sont en bois (tilleul ou châtaignier), non seulement pour le fond constitué de planches, mais aussi pour les éléments décoratifs surajoutés et les statues. Seul, le tableau central est peint sur toile avec ici la représentation du Christ en croix peint par Prache de Carcassonne. Le retable et son tabernacle ont dû être exécutés à Limoux, étant donné leurs similitudes avec le mobilier religieux des villages de Magrie, de Pieuse et des Sauzils près de la commune de Fa. Il y a une bizarrerie sur ce retable, des colonnes torses sont ornées de lierre qui est le symbole de la fidélité, or, en général on trouve ce genre de décor que dans les lieux où l'on ne cultive pas la vigne. Ces volutes latérales ont certainement été réalisées par l'atelier Parant-Melair de Carcassonne. Les petits anges qui surmontent l'ensemble datent du XIX ème siècle.

Dans le chœur de l'église on peut voir aussi quatre tableaux rappelant la vie et la mort de Saint Côme et Saint Damien. Ces toiles ont été peintes par Montrié en 1729.

L'autel au tabernacle doré, repose sur un pied de marbre de Caunes-Minervois.

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L'autel, au tabernacle doré repose sur un pied en marbre de Caunes Minervois, le retable en bois polychrome.

A gauche, le vitrail représente "la Communion de Jean" au cours de la Cène. Les deux toiles illustrent le martyre des saints patrons de l'église.

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A gauche du retable, la statue de Saint Damien, frères jumeaux d’origine arabe et issus d’une famille noble et chrétienne, Côme et Damien sont nés au III ème siècle à Egée en Asie Mineure actuelle. Fort habiles dans l’art médical, ils parcourent les villes et bourgades, guérissent les malades au nom du Christ. Ils exercent leur art gratuitement et deviennent ainsi les Anargyres, "ceux qui repoussent l’argent".

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La partie gauche du retable avec la statue de Saint Damien tenant dans sa main le pot de panacée.

Étant donné que ces deux saints étaient des frères jumeaux comment les différencier ?

Dans leur représentation chacun porte des instruments évoquant médecine et chirurgie : la spatule et la boîte d’onguents pour Saint Côme, le pot de panacée, remède universel contre tous les maux pour Saint Damien.

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La partie droite du retable avec la statue de Saint Côme, les vitraux de ce côté représentent Jésus pardonnant à Madeleine, avec en dessous, deux toiles illustrant là aussi le martyre des saints patrons de l'église Côme et Damien.

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Photo de gauche, le retable avec les deux saints patrons de part et d'autre de la toile peinte, Saint Côme est patron des chirurgiens, né en Arabie, il pratiquait la médecine à Aigéai en Cilicie, ainsi que son frère jumeau, Damien, lui, saint patron des pharmaciens. Ils souffrirent ensemble le martyre sous Dioclétien, en 303 ou 310. On les appelle "anargyres" parce qu'ils soignaient "sans accepter d'argent". On les fête le 26 septembre en Occident, le 1er novembre en Orient. Photo de droite, la toile peinte représentant le Christ en croix, tableau réalisé par Prache de Carcassonne. 

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A droite du retable, Saint Côme la spatule et la boîte d’onguents.

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Les splendides balustres en marbre de Caunes Minervois séparant la nef du chœur de l'église de Belcaire.

C'est au début du ministère du curé Charles Parasse qui exerça à Belcaire de 1730 à 1735, que furent exécutées les peintures des voûtes du chœur, en bleu avec étoiles d'or.

Le chœur de l'église est éclairé par deux vitraux représentant, à gauche, la Communion de Jean au cours de la Cène, et, à droite, Jésus pardonnant à Madeleine. Sous ces vitraux, il y a quatre toiles, deux de chaque côté, illustrent le martyre des saints patrons.

Le chœur est coiffé de l'arc triomphal et de six arêtes en ogive et fermé par une table de communion en marbre elle aussi de Caunes-Minervois datant de 1727 (coût 480 livres). Le maître autel en marbre date de 1753, ces deux éléments ont été commandés à Joseph Grimes, de Caunes Minervois.

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Chapelle du Sacré-Cœur, avec des plaques commémoratives en honneur aux morts des deux dernières guerres mondiales 1914-1918 et 1939-1945.

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Autre photo de la chapelle du Sacré-Cœur.

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Plaque commémorative de la guerre 1939-1945.

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Sur le mur Nord donc à gauche, la chapelle dédiée à Saint Joseph. Vous apercevez, à droite, la statue de Saint Roch.

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La statue de Saint Joseph.
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Des tableaux représentant les différentes stations du chemin de croix relatant les souffrances du Christ, ornent les murs de l'église.

Le chemin de croix a son origine dans la liturgie du vendredi saint des chrétiens de Jérusalem. Le nombre de stations a longtemps été variable, il est fixé à 14 depuis le XVII ème siècle.

A droite, la statue de Saint Roch.

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La chapelle dédiée, à Sainte Thérèse de Lisieux et à Sainte Germaine, avec un vitrail représentant un "intérieur de Nazareth". 
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Chapelle dédiée à la Vierge à l'Enfant et à Sainte-Anne, mère de Marie. Avec un vitrail représentant la "Dation ou donation, du Rosaire à Saint-Dominique.   

La nef est relativement simple, elle est couverte par une voûte sur croisées d'ogives. Sur le mur aveugle de gauche, on peut voir les statues de Saint Jean Baptiste de la Salle et de Saint Roch, sur ce même côté, s'ouvrent les chapelles du Sacré-Cœur et de Saint Joseph. Le mur de droite, comporte également deux chapelles, l'une des chapelles, éclairée par un vitrail représentant un intérieur de Nazareth, abrite des statues de Sainte Thérèse de Lisieux et de Sainte Germaine. La seconde chapelle à droite, est dédiée à la Vierge et l'Enfant et à Sainte Anne, mère de Marie, avec un vitrail représentant la Dation ou Donation, du Rosaire à Saint Dominique. Au dessus des chapelles d'autres vitraux représentent, le sacre de Charles VII et le martyre de Sainte Jeanne d'Arc d'une part, et Jeanne entendant des voix, d'autre part.

Quatre statues ornent aussi ce mur de droite, Saint Antoine de Padoue, Saint Médard, Sainte Jeanne d'Arc et Notre-Dame de Lourdes.

L'église comporte encore des fonds baptismaux, ainsi qu'une chaire de bois dont l'escalier s'insère dans l'élément bâti. Au fond de la nef, il y a une tribune avec quelques bans.

A l'entrée de la nef, trône un beau bénitier en marbre de Caunes-Minervois datant de 1688 acheté par le curé de l'époque à Carcassonne. 

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A gauche, photo de la porte d'entrée du l'église. A droite, le bénitier en marbre de Caunes Minervois datant de 1688. 

Saint Eutrope et la vierge en bois polychrome datant XVI ème siècle, sont aussi à admirer !

Entre 1824 et 1857,  fut menée une restauration intérieure de l'église. La nef, crépie simplement au mortier, fut recouverte de plâtre, y compris le plafond qui montrait ses boiseries. A cette époque, il y avait quatre chapelles intérieures, vouées à la Sainte-Vierge, à Saint Roch, à Saint Blaise et à Saint Michel. La chapelle saint Blaise fut fermée pour laisser place au confessionnal et à la chaire, les autres furent exhaussées et celle de Saint Michel remplacée par Saint Joseph.

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Une vue de la nef avec au fond la tribune.

La nef est assez simple, couverte par une voûte sur croisées d'ogives.

A gauche, quatre statues ornent le mur, Saint Antoine de Padoue, Saint Médard, Sainte Jeanne d'Arc et Notre Dame de Lourdes.

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Sur cette photo on aperçoit un peu mieux cette tribune, balcon au dessus de la porte d'entrée principale de l'église. A droite, on peut apercevoir la statue de Saint Jean Baptiste de la Salle.

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Seuls quelques bans meublent ce balcon, et à droite au centre, une porte permet l'accès au clocher.

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Une vue d'ensemble sur la nef, prise de la tribune de l'église.

Belcaire église 114Autre photo de la nef et du chœur, prise du balcon de l'église.

Les façades de l'église ont été remaniées en 1681 et en 1936.

La reconstruction de la toiture du chœur et de la tribune a été inaugurée le 23 août 1936.

En 1988 et 1989, l'antique plancher de la nef fut remplacé par du carrelage, réfection des peintures et crépis intérieurs, étanchéité de la toiture, restauration des vitraux.

La plus vieille des cloches date de 1500 et porte les armoiries royales, trois fleurs de lys, ce bourdon mesure 1,10 m de haut et 1,10 m de diamètre à sa base.

En 1884, une cloche neuve fut achetée à monsieur Amans Levêque fondeur à Toulouse.

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A gauche, en entrant dans l'église, une petite pièce renfermant les bannières utilisées lors des processions.

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A gauche, deux bannières, l'une représente la Vierge et l'Enfant dont on voit le détail sur la photo de gauche.  

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A gauche, le détail de la broderie représentant la Vierge et l'Enfant sur l'une des bannières.  

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A gauche, détails de la bannière des Saints Patrons de la paroisse. A droite, détails de la bannière de Sainte Marie. Toutes ces bannières étaient utilisées durant les processions.  

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A gauche, la bannière de la société de Secours Mutuels qui aux XIX ème et XX ème siècles pris le relais de la Confrérie des Dames de la Charité, évoquée dans le texte.

A droite, la chaire surplombant l'ancien confessionnal, celui a été vitré, afin de mettre en sécurité les objets de culte de l'église. 

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Avant ce confessionnal, vers 1840, il y avait à cet emplacement une chapelle dédiée à Saint Blaise.

La nouvelle chaire a été construite aussi vers cette période.

Cet ancien confessionnal, a été réaménagé, servant aujourd'hui de vitrine où sont exposés les objets de culte et statues religieuses fragiles.

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Statues se trouvant dans la vitrine de l'ancien confessionnal.

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A gauche, statue de la Vierge du Calvaire en bois polychrome du XVI ème siècle et objets du culte à droite, se trouvant dans la vitrine de l'ancien confessionnal, comme cet ostensoir en argent du XVII ème siècle. 

A Belcaire il y avait un Conseil de Fabrique.

Institués officiellement en 1311, mais existant déjà dès le début du XII ème siècle en Languedoc, les Conseils de Fabrique  étaient chargés d'administrer les biens de la paroisse. Ils étaient à l'origine composés des seuls membres du clergé. Par la suite, des laïcs y furent adjoints, élus par les paroissiens et constituant le bureau de marguilliers. Les Conseils de fabrique furent supprimés par la loi du 9 décembre 1905, instituant la séparation des Églises et de l'État.

Qu'est-ce qu'un marguillier ?

Un marguillier membre du Conseil de Fabrique est un laïc, chargé de la construction et de l'entretien de l'église, de l'administration des biens de la paroisse comme les terres, locations de terres, écoles, rentes et impôts. Il doit veiller à l'entretien des locaux, tenir le registre de la paroisse et de préparer les affaires qui doivent être portées au Conseil. Les membres de ce Conseil sont au nombre de trois : un président, un trésorier, un secrétaire.

L'élection des marguilliers s'effectue dans l'église à l'issue des vêpres, toute la paroisse y est rassemblée selon la coutume.

Chaque année, le Conseil de Fabrique procédait à l'élection de deux d'entre eux. Le plus ancien était sortant et ne pouvait se représenter, mais il y a des dérogations à cette règle.

En effet, les membres du Conseil de Fabrique, doivent savoir compter et écrire en français, ce qui n'était pas courant au XVII ème siècle, c'est pour cette raison qu'ils appartiennent nécessairement à l'élite de la communauté, les mêmes personnes se retrouvant, selon les années, membres du Conseil de Fabrique ou consuls.

Parmi les marguilliers, les noms les plus souvent cités sont bien connus à Belcaire aujourd'hui encore : Bayle, Pélofy, Sarda, Fourié, Médus, Pugens, Verniole, Martre, tient je ne vois pas Vergé … Les revenus de la Fabrique provenaient, c'est ce qui est le plus connu, des quêtes et offrandes. Au XVII ème et au XVIII ème siècle, les budgets connus sont stables et raisonnables, ils s'élèvent à quelques centaines de livres.

A la Révolution, le décret du 2 novembre 1789, met les biens ecclésiastiques à la disposition de la Nation. Mais par dérogation, les Conseils de Fabriques demeurent administrées comme antérieurement. Le décret du 30 décembre 1809 organise le fonctionnement des Fabriques dans chaque paroisse. Elles deviennent alors des établissements publics du culte, et ce jusqu'en 1905. Le Conseil de Fabrique comprend alors le curé, le maire et cinq à neuf membres élus.

Les Conseils de Fabriques sont à nouveau supprimés par la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905. Les revenus et biens des paroisses, pour ce qui concerne exclusivement l'exercice du culte, y sont prévus et administrés par des associations cultuelles. L'Église catholique refusera de créer les associations cultuelles telles que prévues dans la loi de 1905. Il faudra attendre 1924 et l'accord sur les associations diocésaines pour débloquer la situation.

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Pierre Ourtal "le Suisse" en habits d'apparat pour les grandes occasions il guidait avec majesté les processions. Mais il était aussi doté de pouvoirs de police et il était le garde champêtre de Belcaire.

Il fut garde champêtre jusqu’en 1965. Jean FERRAT lui succéda pour les annonces. Il effectuait les annonces avec un tambour, certainement conservé à la mairie de Belcaire.

Les pouvoirs de police ont été édictés par le Conseil de Fabriques en 1859.

Simon Toustou mon ami expatrié au Canada qui a visionné ce reportage, m'informe : "Les annonces se faisaient avec un clairon et le tambour, c'était Mr. Poux le
grand père de Jacques Poux, qui, avec le tambour annonçait tout ce qui
concernait les affaires municipales et Pierre Ourtal les marchands qui venaient
vendre a la Coume".

Il faut savoir qu'à Belcaire il y eut une Confrérie des Dames de la charité. Le 30 juin 1645, après avoir passé un mois d'inspection en Pays de Sault, l'évêque d'Alet, Nicolas Pavillon, fonda la Confrérie des Dames de la Charité, sur le modèle institué par son maître et ami Vincent de Paul. Cette confrérie qui devait assistance aux pauvres était composée de seize femmes, lesquels élisent pour deux ans, leur prieure ou supérieure, leur trésorière et leur garde-meubles. La confrérie recevait des dons et legs importants. Son existence dura 147 années, mais la tourmente révolutionnaire passa par là et elle prit fin vers octobre 1792.

On note aussi dans les archives, qu'il eut deux miracles dans l'église de Belcaire, l'un c'est produit le samedi Saint de l'année 1704 et le second se produisit le même jour cinq années plus tard, le 30 mars 1709 exactement. Honorée Keisse qui était paralysée de la jambe droite suite à un accident, lava sa jambe avec l'eau des fonds baptismaux préalablement bénie, et se retrouva soudainement guérie. Un acte fut dressé et paraphé par les époux et les prêtres du lieu, le curé Bousquet et son vicaire Cazal.

Honorée Keisse n'était pas une enracinée mais simplement l'épouse du docteur O'Galvan, ils étaient venus en Pays de Sault pour fuir les persécutions dont les catholiques étaient victimes en Irlande au début du XVIII ème siècle. Ce médecin avait une très bonne réputation puisqu'il soignait gratuitement les malades dont s'occupait le Confrérie des Dames de la Charité.

Il y eut un enseignement religieux à Belcaire dés le XVII ème siècle, on y trouve le plus souvent des régents, des instituteurs qui sont des clercs, entre 1660 et 1789 il y en a eu plus de cinquante qui ont exercé dans le village. J'ai déjà eu l'occasion de diffuser dans ces pages des photos datant de 1898 de cette école religieuse. Elle ferma ses portes en 1905.

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A gauche, le clocher crénelé de l'église de Belcaire. A droite, l'escalier montant au sommet de ce clocher, où Henri va nous y emmener. 

Un petit mot sur Charles Émile Saulnier né à Paris en 1828 – décédé en 1900. Saulnier était un architecte qui construisit le clocher si caractéristique de l'église de Belcaire en 1884. Il a construit les églises de Preixan, Peyrens, Luc-sur-Orbieu, Belcaire (clocher), Chalabre ; les écoles-mairies de Lézignan, Alzonne, Cupservies, Roquefère. Il a poursuivi la construction du palais de justice de Carcassonne et la sous-préfecture de Castelnaudary. Belcaire eglise 41

Le dernier palier pour accéder au sommet du clocher, c'est assez périlleux, il faut emprunter cette l'échelle très abrupte.

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Voici les installations sous la plate-forme supérieure du clocher, les structures en bois massif (moutons) supportant les cloches de plusieurs tonnes.

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Les deux énormes cloches de Belcaire. On aperçoit le battant tout rouillé car aujourd'hui le glas est automatisé par un marteau de tintement périphérique.

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Cette cloche est millésimée 1500, elle porte les armoiries royales.

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Zoom sur les armoiries royales de la cloche ci-dessus.

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Les anses originales d'une des cloches avec des têtes d'hommes, fixées aux ferrures sous le mouton en bois massif.

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La cloche datant de 1880 achetée à Amans Levêque de Toulouse avec ses magnifiques décors et inscriptions.

Ces inscriptions, mentionnent les noms du curé, du parrain, de la marraine et du fondeur.

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Détails des ferrures et anses simples de la cloche datant de 1880.

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L'automatisme est passé par là, ce n'est plus le bedeau qui sonne les cloches, mais le marteau de tintement électrique.

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Détails du décor de la cloche datant de 1880.

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Inscriptions latines " Requiescant in pace in memoriam Leaniae Caussou et Joannis Baptistae Martre Me Maria Zepherino Leentina Martre Ecclesiam Belcaire libenter donaverunt …",

Parrains : Marie, Zéphirin Martre. Marraine : Léontine Caussou. Curé : Pennavayre. Le maire : Pugens.

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La signature du fondeur de cette cloche, Levêque Amans, et non pas Armand comme on peut le lire sur certains documents

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Levêque Amans était effectivement fondeur à Toulouse.

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Henri nous propose quelques photos prisent de la plateforme sommitale du clocher, c'est un privilège car l'accès n'est pas autorisé à tout le monde. Ici on aperçoit le Roc du Cachémy, c'est à ce rocher qu'était adossé le château féodal primitif de Belcaire. Des vestiges de murailles restent visibles, un reportage a été réalisé sur ce château, je vous donnerai l'adresse web à la fin.

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En haut de clocher, sur la plateforme l'architecte a fait graver la date de l'inauguration de sa construction.

A l'époque le curé était Antoine Pennavayre et le maire de Belcaire Pugens.

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Le Roc du Cachémy ou lieu dit "le Casteillas", la croix en fer forgé situé au point culminant de Belcaire, juste au-dessus de l'église date, si je ne me trompe pas, de 1814.

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Une vue en direction de l'Est, s'étend sous vos yeux le village de Belcaire avec le pic des Sarrassis dans le lointain.

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En contrebas, le quartier de la Coume et de l'Oum à Belcaire.

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Le quartier de l'Oum, (il ne faut pas que je me trompe, sinon je vais encore en entendre !).

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Autre photo de Belcaire prise vers l'Est.

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Panorama vers l'Ouest en direction d'Ax-les-Thermes.

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Autre photo vers l'Ouest, lotissement Séguélares en contrebas.

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Prise du vue vers l'Ouest, lotissement Séguélares en contrebas.

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Prise du vue vers l'Ouest, lotissement Séguélares et rue du Rival en contrebas.
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Prise du vue vers le Nord/Ouest, les quartiers du Rival et Ferrières.

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Prise du vue vers le Nord/Ouest, les quartiers du Rival et Ferrières, c'est un endroit qui me rappelle de bons souvenirs.

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Prise du vue vers l'Est, rue de l'Église en contrebas, on aperçoit le château de Belcaire avec sa tour ronde au toit pointu. Au fond, le pic des Sarrassis et le Picou.

Belcaire eglise une vue sur le picou

Prise du vue vers l'Est, rue de l'Église en contrebas, on aperçoit le château de Belcaire avec sa tour ronde au toit pointu. Au fond, le pic des Sarrassis et le Picou.

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Prise de vue vers le Nord/Ouest, le rue du Rival en contrebas, au fond au aperçoit les chalets du Lac de Belcaire.

Belcaire eglise 76

Il faut penser à redescendre, prudence !

Juste en contrebas de l'église, on a découvert une grotte sépulcrale : la grotte de Gardouch. Elle abritait des restes humains d'une quarantaine d'individus qui auraient vécu dans la région il y a environ 3800 à 4000 ans. Vous pouvez visionner le reportage que j'ai réalisé à son sujet ICI.

D'autres reportages tout aussi intéressants, concernant "L'histoire de Belcaire" c'est ICI, et "L'histoire des châteaux de Belcaire", c'est ICI.

 

Bibliographie : "Le Pays de Sault" 1958 par Pierre Moulis ; "Le patrimoine religieux" ACCES 2002.

Voici quelques photos anciennes de l'église de Belcaire :

Belcaire photo ancienne 05 vue panoramique en 1940

Belcaire, photo colorisée des années 1940

Belcaire photo ancienne 06 choeur de l'église en 1905

Belcaire, le choeur de l'église en 1905 avec ses magnifiques lustres en cristal.

Belcaire photo ancienne 03 en 1950

Belcaire, l'église en 1950

Belcaire photo ancienne 01 en 1910  Belcaire photo ancienne 02 en 1950

Photo de gauche, Belcaire l'église et l'école en bas en 1905. Photo de droite, l'église en 1950.

Belcaire photo ancienne 07 nef de l'église en 1950

Belcaire, la nef et le choeur de l'église en 1950

Belcaire photo ancienne 08 choeur de l'église en 1975

Belcaire, le choeur de l'église en 1975

Belcaire photo ancienne 04 en 1905

Superbe photo de Belcaire en 1905 prise par Lacroix

Ce n'est pas facile de faire évoluer les choses de façon positive pour promouvoir une région, même pour cela il y a des opposants. Heureusement qu'il y a le soutien des lectrices et lecteurs fidèles au site.

Merci Henri, cela fait un bien fou d'avoir un ami qui collabore efficacement à certains de mes reportages, grâce à ses photos. Cela change de tous ces aigris, grincheux qui ne connaissent que la critique facile et qui ne pensent qu'à nuire sous des prétextes futiles. Dans un esprit courtois et constructif, vous pouvez toujours m'adresser vos remarques et vos infos complémentaires, pour faire évoluer ce reportage intéressant.

 

Références bibliographiques : Recherches archives, ouvrage de l'abbé Moulis et divers ouvrages publiés aux éditions ACCES, voir leurs publications  ICI.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

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  Julie logo juillet 2014 495x350

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Réalisé par Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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19 juillet 2014
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Voici cette seconde partie que vous attendez toutes et tous. La proximité du canal du Midi a rendu à une certaine époque pas si lointaine, un grand service au village de Mirepeisset et à sa région, je vais vous en dire deux mots. Et, suivra l'interview de Kathy Falguera notre romancière, ainsi que des photos d'articles de presses, la présentation de ses romans, des photos de ses conférences et de ses dédicaces.

Si vous désirez adresser un message à Kathy Falguera, n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage.

logo label Pays Cathare 02

 

Mirepeisset 011 port la RobineLe port de la Robine sur le canal du Midi proche de Mirepeisset, se situe après avoir passé le pont-canal de la Cesse sur la gauche.

Mirepeisset carte 03b

Voici une carte pour mieux comprendre la navigation aux environs de Mirepeisset.

Au-dessus de Saint-Nazaire-d'Aude vous avez le canal du Midi qui suit sa route après le pont-canal vers Béziers pour rejoindre la mer à Sète.

Juste après le pont-canal vous avez le canal de Jonction qui vous offre une autre possibilité de rejoindre la mer via le canal de La Robine, en passant par Narbonne puis à travers les étangs de Bages et de Sigean tout en longeant la réserve naturelle de l'île Sainte-Lucie pour enfin atteindre la mer Méditerranée à Port-la-Nouvelle.

 

Kathy Falguera vous fait profiter de sa balade le long de la Rigole et nous propose de nombreuses photos que voici :

LES PONTS ET PASSERELLES QUI ENJAMBENT LA RIGOLE A MIREPEISSET

 

Mirepeisset 027 Pont 1

Mirepeisset, ici la prise d'eau de la Roupille, elle permet par la Rigole d'alimenter le canal du Midi depuis la retenue d'eau de la Cesse. On voit, à droite, la Cesse s'écouler en contre bas.

Mirepeisset 028 Pont 2

Mirepeisset, pont qui enjambe la Rigole et qui mène au parc la Garenne (passage en voiture possible).

Mirepeisset 029 Pont 3a

Mirepeisset, passerelle qui amène au village par la descente des Carrassiers.

Mirepeisset 030 Pont 3b

Mirepeisset, passerelle qui amène au village par la descente des Carrassiers.

Mirepeisset 031 Pont 3c

Mirepeisset, passerelle qui amène au village par la descente des Carrassiers.

Mirepeisset 032 Pont 4a

Mirepeisset, la vanne au bas des remparts (amont et aval). Elle permet de réguler le débit de la Rigole dans les deux sens (canal du Midi / Cesse ou Cesse / canal du Midi).

Mirepeisset 033 Pont 4b

Mirepeisset, la vanne au bas des remparts (amont et aval). Elle permet de réguler le débit de la Rigole dans les deux sens (canal du Midi / Cesse ou Cesse / canal du Midi).

Mirepeisset 034 Pont 5a

Mirepeisset, ce petit pont très ancien amène au village par la rue de la Rigole (passage en voiture possible).

Mirepeisset 035 Pont 5b

Mirepeisset, ce petit pont très ancien amène au village par la rue de la Rigole (passage en voiture possible).

Mirepeisset 036 Pont 5c

Mirepeisset, ce petit pont très ancien amène au village par la rue de la Rigole (passage en voiture possible).

Mirepeisset 037 Pont 6a

Mirepeisset, pont de l'Herbe Sainte, il enjambe la Rigole mais aussi la Cesse.

 Il traverse le village par la D 326 entre les villages de Ginestas et Argeliers. Construit entre 1892 et 1895, c'est le seul pont à quatre grandes arches sur la Cesse.

A cet endroit, un carrefour qui permet d’accéder à la porte minervoise ainsi qu'au pont-canal en voiture.

Mirepeisset 038 Pont 6b

Mirepeisset, pont de l'Herbe Sainte, il enjambe la Rigole mais aussi la Cesse.

C'est celui que l'on voit dans la première partie du reportage sur les photos anciennes datant de 1905.

Mirepeisset 039 Pont 6c

Mirepeisset, pont de l'Herbe Sainte, il enjambe la Rigole mais aussi la Cesse, construit entre 1892 et 1895.

Mirepeisset 041 Pont 7b

Mirepeisset, au fond, la passerelle amène au village par la rue du Pont.

Mirepeisset 042 Pont 8

Mirepeisset, vanne de la porte minervoise. Ici le débouché de la Rigole qui apporte son eau au canal du Midi.

Mirepeisset 016 canal du MidiCanal du Midi toujours aussi enchanteur.

Mirepeisset carte 04

 

MIREPEISSET ET LE CANAL DU MIDI

Un petit rappel : c'est sous le règne de François Ier, en 1539, que fut dressé le premier plan pour la construction d'un Canal qui devait réunir l'Aude à la Garonne. Ce projet fut repris ensuite sous le règne du roi Charles IX vers 1560. Mais pour s'affranchir des grandes difficultés pour la réalisation de ce projet gigantesque à cette époque, c'est le baron Pierre-Paul Riquet Bonrepos qui eut un trait de lumière.

Les travaux du Canal du Midi, ont duré quatorze années de 1667 à mai 1681, Riquet étant décédé le 1er octobre 1680, six mois avant l'inauguration officielle. Le projet améliora des terres incultes, décupla la valeur de celles qui étaient déjà cultivées et permit de porter vers les deux mers les richesses de l'intérieur.

Dans ce chapitre consacré à Mirepeisset, j'aborderai uniquement les éléments du projet proche du village.

Si vous désirez connaître tout l'historique du Canal du Midi, j'ai réalisé un reportage en quatre parties, où vous y trouverez tous les détails concernant ce chantier pharaonique, c'est ICI.

Mirepeisset 022 pont canal de la CesseUne vue aérienne du pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 07 pont canal du Midi

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 06 canal du Midi

Le Canal du Midi, à droite juste après la buvette, le débouché de la Rigole, prise d'eau de la Cesse à Mirepeisset.

Mirepeisset 019 pont canal de la Cesse

Le pont-canal de la Cesse, bateau venant de Toulouse.

Mirepeisset 09 pont canal du Midi

Le pont-canal de la Cesse comme si vous y étiez direction Toulouse.

Mirepeisset 0101 acqueduc de la Cesse

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 08 pont canal du MidiLe pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 05 canal du Midi

Le Canal du Midi, à gauche le débouché de la Rigole, prise d'eau de la Cesse à Mirepeisset.

Mirepeisset 0104 Le Canal du Midi la prise d'eau en directiLe Canal du Midi, à gauche le débouché de la Rigole avec sa passerelle, prise d'eau de la Cesse à Mirepeisset.

La Cesse, cette rivière naît dans la Montagne Noire, à Cassagnoles, à côté de Ferrals-les-Montagnes dans le département de l'Hérault, au niveau du versant sud du col de Serrières, la longueur de son cours d'eau est de 53,6 km. La Cesse a 35 affluents contributeurs dont 33 ruisseaux et trois rivières : la Cessière (17,9 km) ; le Brian (15,1 km) et le Rieussec. La rivière traverse tout le village de Mirepeisset d'Est en Ouest. Elle borde le village sur son côté gauche, et elle est suivie sur son côté droit par la Rigole. Il y a un dénivelé d'environ 20 mètres sur 2,5 km, ce qui explique le courant important, surtout en période de crue. C'est à Mirepeisset que le débit de la Cesse a été observé durant une période de 29 ans (1980-2008) son débit peut varier de 1 à 10 entre le mois d'août et le mois de février. La Cesse connaît régulièrement des crues. Mirepeisset se située à moins de six kilomètres du confluent de la Cesse avec l'Aude à Sallèles-d'Aude.

En amont du le village de Mirepeisset la quantité d'eau qu'elle débite est si considérable qu'une grande partie en a été captée, pour l'alimentation du canal du Midi, ce que l'on appelle la "Rigole le Mirepeisset", elle fut inaugurée en juin 1794. La Cesse est la plus riche et la plus précieuse source parmi celles qui alimentent le canal du Midi.

La rigole de Mirepeisset a environ 3312 mètres de longueur ; elle conduit les eaux de la rivière de la Cesse, depuis la chaussée de la Roupille qui est le point de dérivation, jusqu'à la grande retenue. L'excédent des eaux retombe dans le lit naturel de la rivière, et va se jeter dans l'Aude, après avoir traversé le canal sous un pont aqueduc qui est un des plus considérables du canal du Midi. Cet aqueduc est composé de trois grandes arches, dont les deux extrêmes sont à plein cintre, et celle du milieu en anse de panier à trois centres, chaque arc étant d'environ 60 degrés. La rigole de Mirepeisset est soutenue dans une grande partie de sa longueur, par des murs ou caladas très inclinés et arrêtés par de bons chausserons de pilots garnis de tirants, chapeaux et palplanches.

Mirepeisset 010 pont canal du Midi

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 055 O le pont canal

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 056 P le pont canal

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 057 Q le pont canal

Le pont-canal de la Cesse.

Mirepeisset 020 pont canal de la Cesse

La plaque commémorative fixée au-dessus de l'arche centrale du pont-canal de la Cesse, avec cette précision : "Hauteur au dessus de la mer 31,35 mètres".

Mirepeisset 096 acqueduc de la Cesse aval

Le pont-canal de la Cesse en aval.

Mirepeisset 097 acqueduc de la Cesse amon

Le pont-canal de la Cesse en amont.

Mirepeisset 095 Aqueduc de La Cesse

Photo prise au niveau du pont-canal de la Cesse qui se trouve devant vous.

Mirepeisset 054 N le pont-canal

La rivière la Cesse et le pont-canal. 

Le pont-canal de la Cesse est l'un des nombreux ponts de ce type construits pour le canal du Midi, celui-ci fut réalisé par Vauban et Niquet, c'est l'un des plus ouvrages du Canal. À l'origine, le canal traversait la Cesse à niveau. Pierre-Paul Riquet, le premier architecte du canal, avait placé un barrage incurvé de 205 mètres de long et 9,10 mètres de haut au travers de la Cesse afin d'en collecter l'eau pour rendre la traversée possible. C'est ce barrage qui a été remplacé par le pont-canal.

L'ouvrage a été dessiné en 1686 par Vauban et achevé par Antoine Niquet en 1690. Le maître maçon en était John Gaudot. Le pont comporte trois arches, celle du milieu faisant 18,3 mètres et les deux arches de côté 14,6 mètres chacune.

Sur la rive gauche de La Cesse, en amont d'Herbe Sainte, près d'un moulin et d'une source "Font de Saincte Lucye", il existait dès la fin du XIV ème siècle, une chapelle qui s'appelait "ecclesia ou capella Sancta Lucye". On ne retrouve aucune trace de cet édifice après le XVII ème siècle, probablement détruit lors de la création du barrage du canal du Midi. Lors de travaux on a retrouvé des tombes dans ce secteur, ce qui prouve l'existence de ce lieu de culte.

Mirepeisset 0103 Le Canal du Midi en limite de MirrepeissetLe Canal du Midi en limite de Mirepeisset.

Mirepeisset 091 Bief 56 embranchement Canal de Jonction

Canal du Midi, bief 56 embranchement du canal de Jonction. A droite, le canal de Jonction et en face le canal du Midi qui continue sa route vers Béziers.

Mirepeisset 013 a gauche vers Capestang et Beziers adroiteCanal du Midi, à gauche direction Capestang et Béziers et à droite vers Narbonne par le canal de Jonction.

Mirepeisset 012 après le port la RobineLe canal du Midi vers Béziers, après le port de la Robine et le canal de Jonction. 

Mirepeisset 059 S canal du midi

Canal du Midi non loin du pont-canal de la Cesse, on trouve le dos à Béziers.

Mirepeisset 092 le Canal de Jonction au départ du Canal du

Canal de Jonction au départ du canal du Midi.

Mirepeisset 0102 Le Canal du Midi ancien tracé en provenanLe Canal du Midi ancien tracé en provenance de Mirepeisset.

Mirepeisset 094 épanchoirdes PatiassesL'épanchoir des Patiasses.

Mirepeisset 093 épanchoir des PatiassesL'épanchoir des Patiasses.

L'épanchoir est un ouvrage spectaculaire situé à environ 300 m de l'embouchure de la Rigole de Mirepeisset dans la direction du Somail sur la rive gauche.

Il a été construit en 1694, pour permettre de vider le trop plein d'eau du canal. Il est constitué d'un grand mur de pierres percé d'une demi-douzaine d'ouvertures équipées de vannes.
Ces vannes sont ouvertes essentiellement lors de crues ou de pluies abondantes, permettant ainsi à l'eau de s'écouler dans une rigole et rejoindre la Cesse.

Mirepeisset 0100 épanchoir des PatiassesÉpanchoir des Patiasses.

Mirepeisset 099 épanchoir des PatiassesIci le passage permettant de franchir l'épanchoir des Patiasses, à gauche le canal du Midi.

Mirepeisset 058 R épanchoir des Patiasses  Mirepeisset 090 K port-la robine

A gauche, l'épanchoir des Patiasses que l'on aperçoit au fond, et à droite, le port de la Robine à proximité de Mirepeisset.

Le port de plaisance de la Robine est situé à une centaine de mètres du pont-canal dans la direction de Béziers, il sert surtout au stockage de bateaux.

Il a été réalisé dans un bras mort du canal abandonné après la construction des ouvrages d'art du secteur de Mirepeisset.

Mirepeisset 017 canal du Midi à ArgeliersCanal du Midi, le pont de la Province, situé proche du village d'Argeliers. A cet endroit le canal forme une boucle que l'on appelle le "Grand Bief".

A peu de distance du pont-canal de la Cesse, sur la droite, on rencontre une demi-écluse qui forme l'entrée du canal de Jonction autrefois aussi appelé canal dit de Narbonne. Si vous continuez tout droit vers l'Est, vous suivez le cour du canal du Midi qui passe par Béziers pour ensuite vous amener à Agde, l'étang de Thau et destination finale le port de Sète.

Revenons au pont-canal de la Cesse qui est un carrefour stratégique, vers le Sud, donc ce canal de Jonction permet de joindre le canal du Midi à l'Aude (confluent au lieu-dit Galhousty), puis via le canal de la Robine à Narbonne, vous permet de rejoindre la Méditerranée et d'arriver au port de la Nouvelle. Sur ce canal de Jonction long de 8 km avec un tracé totalement rectiligne, il y a 7 écluses du Nord au Sud afin de rattraper une dénivellation de plus de 22 mètres. Les écluses sont : celui de Cesse, de Truillas, d'Empare, d'Argelliers, de Saint-Cyr, de Sallèles-d'Aude et de Gaillousty point de rencontre avec l'Aude.

La construction du canal de Jonction est une affaire politique, en effet, la ville de Narbonne, privée du passage du canal du Midi dans ses murs, obtint toutefois une promesse de construction d'une écluse dans la chaussée de la rivière de la Cesse, pour entrer dans celle de l'Aude, et au-delà passer à Narbonne par la Robine, promesse qui figurait dans l'article 20 du devis présenté en 1668 par le chevalier de Clerville aux États de Languedoc et au diocèse de Narbonne. En 1684, Vauban s'intéressa à ce projet de canal de Jonction et reconnu celui-ci comme d'un grand intérêt, un arrêt du roi du 19 février 1685 en ordonna l'examen, et un autre arrêté daté du 2 juillet 1686 en décida l'exécution. Sa construction débuta en 1690 mais de multiples obstacles arrêtèrent les travaux à plusieurs reprises si bien qu'en 1775 le canal n'était toujours pas terminé. Sous la direction de l'architecte Bertrand Garipuy les travaux reprirent en 1775 et le canal fut achevé 5 années plus tard en 1780, soit presque 100 ans après la décision de sa construction.

Mirepeisset 098 aquarelle Canal de Jonction de la RobineAquarelle canal de Jonction de la Robine.

Un petit clin d'œil en passant à un ami internaute, Nicolas Dürr qui m'a envoyé quelques unes de ses photos, et c'est un passionné du canal du Midi qu'il parcourt en vélo plusieurs fois par an et croque des aquarelles en flânant sur ces berges. Je vous propose deux liens qui le concerne et que je vous invite à consulter :

Le premier lien concerne la rubrique intitulée : "La randonnée de Nicolas sur le Canal" : http://www.canaldumidi.com/Publications/Rubrique/randonnee-nicolas/

 

Le second lien concerne la rubrique "arrêt sur images", montrant les séjours qu'il a fait à différents endroits du Canal, rubrique qui évolue en permanence puisqu'il parcourt le canal très souvent : http://www.canaldumidi.com/Publications/Rubrique/arret-sur-images/

 

A VOIR AUSSI :

A proximité de Mirepeisset, à Sallèles-d'Aude, vous avez le musée Amphoralis qui domine ce qui fut autrefois, une véritable cité industrielle où l'on fabriqua, trois siècles durant, des amphores, tuiles, briques, tuyaux, vaisselle, etc. Ce musée des potiers gallo-romains, intègre le village des potiers, qui est un chantier permanent, à la fois zone d'expérimentation archéologique et lieu d'interprétation, d'animations. Les visiteurs assistent aux travaux et peuvent participer.

Et toujours à Sallèles-d'Aude, vous pouvez découvrir le centre européen du Patchwork, qui se trouve dans un ancien chai, au milieu des vignes, c'est une passionnée du patchwork qui vous entraîne dans son monde tout en couleur. Au rez-de-chaussée il y a une expo permanente des techniques et de l'histoire du patchwork. A l'étage, expo temporaire d'artistes internationaux, il y a aussi des stages d'initiation et de perfectionnement, et bien sûr, une boutique de patchwork et kits.

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Vous avez pu découvrir dans la première partie de ce reportage un portrait de Kathy Falguera romancière qui a passé toute son enfance dans la région et en particulier à Mirepeisset, voici donc la suite de cette présentation :

Kathy Falguera romanciere 323 B cultura 16 juin 2012

Dédicaces à Cultura de Narbonne  le 16 juin 2012 pour la sortie du roman « Les Mésaventures de Colin Brunel » et du livre régional « Sur les Traces de Colin Brunel »

Kathy Falguera romanciere 328 F 12 juillet 2013 Gruissan (2Manifestation « Des Lecteurs et des Livres » à la médiathèque de Gruissan le 12 juillet 2013. Présentation des livres et lecture d'extraits.

Kathy Falguera, a bien voulu répondre à mes questions ; questions que vous auriez certainement aimées lui poser, voici l'interview :

 

Qu'est-ce qui vous a amené à l'écriture ?

Je crois que j'ai toujours eu envie d'écrire. Lorsque j'étais au primaire, j'avais de bonnes notes en rédaction. Mon imagination venait du fait, je pense, que je lisais beaucoup. D'abord la comtesse de Ségur puis Enid Blyton et son fameux « Club des Cinq ».

Pour le Noël de mes 9 ans mes parents m'ont offert une petite machine à écrire et je m'amusais à inventer des histoires policières avec de jeunes héros. J'écrivais aussi des poèmes pour mes parents.

 

Comment vous est apparue l'envie d'écrire ?

J'ai repris l'écriture par hasard lorsque je jouais de la basse dans un groupe. Comme nous faisions de petites compositions, j'écrivais les paroles des chansons et cela m'a poussé à me lancer dans le roman auquel je pensais depuis très longtemps.

J'avais envie d'écrire une histoire qui me permettrait de ne pas oublier l'ambiance de l'adolescence au milieu des années 1970. Cela m'a pris deux ans. Je n'ai pas cherché de maison d'édition car j'étais persuadée qu'il ne serait même pas lu par le comité de lecture. Proposer un roman de presque 500 pages sans CV littéraire était pour moi peine perdue. Je l'ai donc fait éditer à compte d'auteur chez Publibook.

Il a eu un succès relatif et de bonnes critiques pour le peu de promotion à sa sortie en 2004. J'ai pensé alors que je n'étais pas si « mauvaise » que cela.

Kathy Falguera romanciere 322 A 2005 gruissan

Interview à Gruissan en 2005 pour la parution en 2004 du roman « la Rencontre »

Comment s'est passé le parcours de l'écriture à l'édition ?

J'ai attendu quatre ans pour avoir l'idée d'écrire « Sur la Route des Figuiers » (livre régional qui propose la visite de 24 villages).

J'aime me promener et découvrir des endroits sauvages, j'ai eu envie de faire partager mes découvertes. Le figuier dont j'adore les fruits serait mon fil conducteur.

 

Cette fois j'ai décidé de le proposer à une maison d'édition. Sans suivre le protocole habituel : envoi du manuscrit, d'un CV littéraire... j'ai envoyé un mail présentant sommairement l'ouvrage. La maison d'édition NPL de Sète m'a immédiatement contactée. J'ai signé un contrat. Malheureusement j'ai décidé de ne pas continuer avec eux car la sortie du livre était sans cesse repoussée.

 

Entre temps j'avais eu le temps d'écrire le roman « Les Mésaventures de Colin Brunel » et « Sur les traces de Colin Brunel » que j'ai proposé de la même manière aux éditions Lacour de Nîmes. Monsieur Lacour m'a lui aussi immédiatement contactée pour les éditer. Par la suite, il a aussi édité « Sur la Route des Figuiers ».

L'an dernier, j'ai été contactée par la maison d'édition TDO de Pollestres (66) qui désirait m'avoir avec eux. Leur contrat était très intéressant : diffusion des livres et présentation dans une multitude d'endroits du sud de la France.

J'ai expliqué cela à Monsieur Lacour (j'avais quand même mauvaise conscience). Il m'a rassurée et s'est réjoui de cette situation. Nous avons gardé d'excellents rapports.

 

TDO a donc édité « Le Temps d'un été » que j'étais entrain d'écrire lorsque les éditeurs m'ont contactée. Ils vont rééditer le mois prochain « Les Mésaventures de Colin Brunel » qui est épuisé chez Lacour. Réédition aussi en juin pour « Le Temps d'un été » paru en décembre et déjà épuisé.

Il est prévu de rééditer aussi « Sur les Traces de Colin Brunel » et « La Rencontre ».

J'ai deux romans à présenter : un thriller psychologique fini mais que je dois peaufiner avant de le proposer et un roman historique sur les seigneurs de Bouisse et de Villesèque au XVIIe siècle qui est sur le point d'être achevé.

J'ai d'ailleurs rendez-vous cet été avec M. Philippe Ramon afin qu'il me fasse visiter le château de Bouisse.

Kathy Falguera romanciere 331 H oct 2013 carcassonne RCF (3  Kathy Falguera romanciere 330 H oct 2013 carcassonne RCF (2

Interview pour la station de radio RCF de Carcassonne en octobre 2013. Présentation de tous mes ouvrages.

Votre livre "Le temps d'un été" est-il autobiographique ?

Comme pour « la Rencontre », « Le Temps d'un Été » n'est pas autobiographique dans le sens où les deux histoires sont entièrement sorties de mon imagination. Par contre, j'ai puisé dans mes souvenirs d'enfant et d'adolescente des situations réelles ou des personnages particuliers qui ont vraiment existé et que j'ai à peine masqué. J'ai aussi posé tous ces personnages et la trame des histoires sur des lieux bien réels.

Kathy Falguera romanciere 326 E 8 juillet 2013 tuchan  Kathy Falguera romanciere 333 J 22 février 2014

A  gauche, présentation à Tuchan (Corbières) le 8 juillet 2013 de mes romans et en particulier du livre « Sur la Route des Figuiers » dont Tuchan fait partie.

A droite, présentation du roman « Le Temps d'un Été »  le 22 février 2014 à la médiathèque de Gruissan.

Que ressentez-vous après avoir terminé un livre ?

Lorsque j'écris une histoire, c'est pour donner du plaisir et faire rêver la personne qui va me lire.

Qu'elle referme le roman en se disant qu'elle a passé un très bon moment ; qu'elle a oublié pour un temps ses soucis, c'est ma plus belle récompense.

 

Comment trouvez-vous l'inspiration pour écrire vos romans ?

Je ne sais pas vraiment où je trouve mon inspiration. C'est très divers. Mon attention peut être attirée par une musique, une personne croisée dans la rue, un lieu, une situation inhabituelle et je vais tout de suite me questionner et imaginer la trame d'une aventure, d'une histoire sans même le vouloir.

Mais c'est la nuit, au calme lorsque j'y repense que la vraie histoire prend forme. C'est comme si un film se déroulait dans ma tête. Par la suite, je n'ai plus qu'à écrire ce que je vois.

Kathy Falguera romanciere 332 I 20 janvier 2014  Kathy Falguera romanciere 329 G 3 aout quintillan 2013

A gauche, présentation du roman « Le Temps d'un Été »  le 20 janvier 2014 à la soirée poétique de Narbonne-Plage.

A droite, présentation à Quintillan (Corbières) le 3 août 2013 de mes romans et en particulier du livre « Sur la Route des Figuiers » dont Quintillan fait partie.

Les idées d'écritures vous viennent comment ?

Lorsque je débute un roman, même si j'ai l'histoire bien en tête, je commence toujours par faire des recherches. Pour un roman qui va se passer au XVIIe siècle cela se comprend aisément : personnages, lieux, culture... (J'ai mis deux ans pour écrire « Les Mésaventures de Colin Brunel pourtant ce roman ne fait que 190 pages).

Pour un roman contemporain, je vais d'abord mettre au monde mes personnages en leur donnant une date de naissance, des parents (même si il n'en n'est jamais question dans le roman), un physique et un caractère. Je me rends sur place pour m’imprégner des lieux, de l'ambiance. Je fais beaucoup de photos pour retrouver le soir sur mon ordinateur les détails que j'aurais pu oublier. Je questionne les personnes que je rencontre.

 

Comment s'organise la rédaction d'un roman ? 

Même si j'ai la totalité de l'histoire en tête, je ne commence pas l'écriture d'un roman par le début mais par la partie qui m'inspire le plus et qui va rayonner ensuite sur les autres. Cela peut même être par la fin. Par la suite, l'histoire qui va prendre vie va modifier (ou pas) les premiers écrits. Lorsque je suis bien « rentrée » dans le roman, que les personnages deviennent « vivants », ce sont eux qui décident de la manière dont ils vont agir car ils ont une vraie nature. Leur caractère s'est développé.

J'écris l'histoire qu'ils me dictent. Bien souvent, je modifie l'histoire que j'avais imaginée car tel ou tel personnage n'aurait pu agir ainsi.

C'est pour cette raison que lorsque j'ai fini un roman, il me faut un peu temps pour en sortir. C'est une séparation assez brutale d'avec mes personnages. L'impression qu'ils sont bien réels est si forte que c'est comme un abandon mutuel. Il me semble que je n'aurai plus jamais d'idée... mais il me suffit de voir voleter un papillon pour plonger dans une idée qui va donner une histoire !

Tout cela est assez compliqué à expliquer, j'espère que je ne suis pas trop confuse.

Kathy Falguera romanciere 311 F mirepeisset octobre 2013  Kathy Falguera romanciere 312 G mirepeisset mai 2014

A gauche, présentation du livre régional « Sur la route des figuiers » à la Porte Minervoise près du pont-canal (commune de Sallèles d'Aude) le 12 octobre 2013. Dans ce livre, les villages de Mirepeisset et Sallèles d'Aude sont entre autre présentés.

Photo de droite, présentation du roman « Le temps d'un été » dans la salle des fêtes de Mirepeisset le 16 mai 2014. L'histoire de ce roman se déroule principalement à Mirepeisset en 1969.

Quelle méthode de travail utilisez-vous ? Comme Aznavour vous écrivez et notez toujours des bribes d'idées ?

J'essaie d'être méthodique dans mon travail : un cahier pour les lieux, un cahier pour les personnages mais cela ne dure pas bien longtemps ! Je me retrouve avec des bouts de papier griffonnés d'idées, de renseignements, des post'it collés sur la tapisserie autour de mon bureau, des dessins, des adresses pour des rendez-vous...

Au bout d'un moment je ne retrouve plus rien alors papier par papier, je recopie tout sur les cahiers et puis tout recommence !

 

Pourquoi aimez-vous écrire ?

J'aime écrire car cela me plonge dans une aventure qui me permet d'occulter la « vraie » vie pour un temps. Parce que je suis libre de faire ce que je veux : Lorsque la situation paraît désespérée, je peux toujours trouver une solution pour que mes personnages s'en sortent bien (ou pas !).

Parce que j'aime rêver et pour moi c'est la manière la plus concrète de le faire.

Parce que je désire aussi procurer à mes lecteurs le plaisir de découvrir l'histoire que j'ai imaginée.

Mais... et il ne faut pas se voiler la face, c'est certainement aussi une thérapie : Ce que l'on ne veut ou que l'on ne peut pas dire, on le fait dire à ses personnages. On crée des situations qui permettent de gérer un problème que l'on n'a pu résoudre à un certain moment de sa vie. C'est souvent à la relecture que je m'en rends compte car lorsque j'écris je ne pense pas à ça.

Kathy Falguera romanciere 324 C 20 octobre 2012  Kathy Falguera romanciere 335 L 8 mai 2014

A gauche, manifestation littéraire « Rue du Livre »  le 20 octobre 2012 à Gruissan avec le chanteur Pascal Bizern (qui avait aussi écrit un livre).

A droite, foire de Printemps de Narbonne le 8 mai 2014 avec ma maison d'édition TDO.

Quelles sont vos passions à part l’écriture ?

En dehors de l'écriture j'ai besoin de me dépenser et de canaliser mon énergie : randonnées en montagne,  surf lorsque les stations de ski sont ouvertes, balades dans l'arrière pays audois (cela me change du bord de mer surtout l'été), marche aquatique, natation...

J'aime toujours beaucoup lire, je recherche la découverte avec des auteurs inconnus.

Mais j'ai de moins en moins de temps de libre, surtout en cette saison car ma maison d'édition  m'envoie dans beaucoup d'endroits pour présenter mes ouvrages : foires, salons, hypermarchés... et de mon côté j'accepte toujours avec plaisir les invitations des associations, des municipalités …

Voilà, vous en savez un petit peu plus sur mon « travail » d'auteur et sur moi-même.

Kathy Falguera romanciere 325 D 29 juin 2013 marraine  Kathy Falguera romanciere 327 F 12 juillet 2013 Gruissan (1

A gauche, marraine de l'exposition de peinture à Phare Sud de Gruissan le 29 juin 2013 où j'ai présenté le livre régional « Sur la Route des Figuiers ».

A droite, manifestation « Des Lecteurs et des Livres » à la médiathèque de Gruissan le 12 juillet 2013. Présentation des livres et lecture d'extraits.

 

Voici la bibliographie de Kathy Falguera. Les couvertures des ouvrages à gauche et le résumé de l'histoire à droite :

Kathy Falguera romanciere 301 A la rencontre 1ère Kathy Falguera romanciere 302 A la rencontre 4ème

 

Kathy Falguera romanciere 303 C les mésaventures de colin    Kathy Falguera romanciere 304 C les mésaventures de colin

 

Kathy Falguera romanciere 305 C sur les traces de colin bru    Kathy Falguera romanciere 306 C sur les traces de colin bru

 

Kathy Falguera romanciere 307 D sur la route des figuiers 1    Kathy Falguera romanciere 308 D sur la route des figuiers 4

 

Kathy Falguera romanciere 309 E le temps d'un été 1ère    Kathy Falguera romanciere 310 E le temps d'un été 4ème

Voici quelques articles de presse où Kathy Falguera a la faveur de la Une en 2013 et 2014 :

Kathy Falguera romanciere 317 D a 22 février 2014

22 février 2014

Kathy Falguera romanciere 316 C b 20 janvier 2014

20 janvier 2014

Kathy Falguera romanciere 315 C a 20 janvier 2014  Kathy Falguera romanciere 318 D b 22 février 2014

A gauche, 20 janvier 2014. A droite, 22 février 2014. 

Kathy Falguera romanciere 319 D c 22 février 2014

22 février 2014

Kathy Falguera romanciere 313 A 8 juillet 2013  Kathy Falguera romanciere 314 B 12 octobre 2013  

A gauche, 8 juillet 2013. A droite, 12 octobre 2013

Kathy Falguera romanciere 320 E 16 mai 2014  Kathy Falguera romanciere 321 F 29 janvier 2014

A gauche, 16 mai 2014. A droite, 29 janvier 2014.

Vous pouvez retrouver toute l'actualité de Kathy Falguera sur son site internet :   http://www.kathyfalguera.wix.com/index

 

Je n'ai pas pour habitude de vous dévoiler le sujet suivant, mais celui-ci est en partie liée à celui que vous venez de lire. En effet, en réalisant le reportage sur Mirepeisset, j'ai retrouvé des documents relatant la crise viticole qui ébranla l'Aude en 1907 et dont le point de départ de la révolte se situe dans un village tout proche de Mirepeisset à 4 km, qui se nomme Argeliers. Profitant de cette proximité, j'ai réalisé un article où vous découvrirez l'histoire de ce conflit du début du XX ème siècle, dont peut-être vous n'avez jamais entendu parler. Des photos d'époque illustreront cet évènement. Je ne saurai que trop vous conseiller, pour ne pas le rater, de vous inscrire sur la newsletter.

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

Vous désirez être averti de la parution d'un nouvel article ? Inscrivez-vous sur la Newsletter ICI

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

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  Julie logo juillet 2014 495x350

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Réalisé par Kathy Falguera / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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7 juillet 2014
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Aujourd'hui je vais vous proposer un article un peu plus "vivant" que d'habitude. Pourquoi ? Parce que, internet permet aussi de mettre en relation des personnes qui sans cela, ne se seraient jamais connues, des contacts humains intéressants, passionnants voient ainsi le jour, en voici encore la preuve :

A la suite de la diffusion du reportage sur le château de Bouisse, j'ai reçu un mail enthousiaste de félicitation d'une romancière qui a découvert par hasard mon site lors de recherches sur le web pour l'écriture d'un de ses romans. A la suite de cet échange, je lui ai proposé cette idée de reportage : associer la découverte du village de Mirepeisset à celle de l'auteur de romans Kathy Falguera. Elle a accepté en participant à l'élaboration de ce document qui va vous intéresser, je l'en remercie vivement.

On se rapproche de Narbonne, je vous emmène cette fois dans la plaine du Minervois, à Mirepeisset, région viticole ; l'endroit intéressa Pierre-Paul Riquet l'inventeur du Canal du Midi, vous allez comprendre pourquoi.

Entre parenthèses, un jour il va falloir que je réalise un reportage sur Narbonne, qui sera en plusieurs parties, car c'est une ville riche au passé chargé d'histoire.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de la lecture de cet article et n'hésitez pas à laisser vos impressions et commentaires en bas du reportage.

logo label Pays Cathare 02

 

Mirepeisset carte 01

Le village de Mirepeisset se situe au Nord-Ouest de Narbonne à 16 km, Montpellier est à 98 km, Béziers à 30 km, Perpignan à 80 km, Carcassonne à 49 km et Toulouse 143 km

Mirepeisset carte 02

Zoom sur la carte

vue aerienne de Mirepeisset 02

Le village de Mirepeisset au bord de La Cesse dans la plaine du Minervois

vue aerienne de Mirepeisset 01

Une vue aérienne du village de Mirepeisset

Kathy Falguera m'a fait découvrir son village d'enfance : Mirepeisset. C'est dans l'histoire de l'Aude qu'elle puise son inspiration pour écrire ses romans. J'ai jugé intéressant de vous faire découvrir cet auteur en préambule de l'histoire du village de Mirepeisset. Dans la seconde partie du reportage, je vous en dévoilerai d'avantage sur son univers, avec une interview, des photos d'articles de presses, présentation de ses romans, photos de ses conférences et de ses dédicaces. Mais commençons par sa biographie afin de mieux la connaître : 

Kathy Falguera romanciere 334 K 3 mai 2014

Kathy Falguera, lors de la manifestation "Le Printemps des Sens" à Gruissan le 3 mai 2014, où elle animait un atelier écriture basé sur l'imagination et la créativité.

Kathy Falguera, née sous le signe du poisson, au début des années 60 à Paris par hasard, puisque conçue en Afrique du nord  elle se retrouve quelques mois plus tard avec de nouveaux parents, les vrais ayant surement quelque chose de très important à faire ailleurs !

Elle atterrit au domaine des Roses dans le petit hameau audois du Somail. L'entretien de cette grande propriété va s'avérer coûteux et ses parents vont être dans l'obligation de la partager avec une autre famille. La petite fille alors âgée de quatre ans va précocement goûter aux joies de la colocation : deux adorables garçons à peine plus âgés qu'elle, vont lui apprendre à ne pas avoir peur du noir enfermée dans un placard à  balais ou à développer son sens de l'orientation pour retrouver le chemin de la maison sans GPS, larguée en pleine campagne ou au beau milieu d'une vigne.

A cinq ans, elle suit ses parents qui vont s'installer à quelques kilomètres de là, dans le petit village de Mirepeisset. Elle y passe son enfance et le début de son adolescence. C'est dans cet endroit idyllique qu'elle commence, entre  chapardages de cerises et baignades à  la Garenne (retenue d'eau de la Cesse) à  s'intéresser aux plantes en découvrant les orties, aux fruits en recrachant les amandes amères, aux animaux sympas comme les scorpions ou les guêpes mais aussi aux garçons qui donnent des rendez-vous d'amoureux dans le cimetière situé à deux pas de chez elle.

En 1974, finie la vie à  la campagne, elle part à  la "gran' ville" de Narbonne et après le collège Victor-Hugo c'est le lycée docteur Lacroix qui la verra arriver en Ciao et en retard jusqu'au bac D péniblement décroché, l'option flipper et baby foot n'étant pas au programme ! Adolescente tout à  fait dans la norme, elle passe ses journées libres au bar de la Rotonde à fumer des Camel, boire des cafés, à écouter les Pink-Floyd ou Led Zeppelin sur le juke box avec sa bande de copains plus ou moins lobotomisés. A ce régime, son QI soit disant supérieur à la norme d'après sa mère (mais les mères voient toujours en leur progéniture des Einstein en herbe !) prend un sacré coup dans la cafetière et c'est peut-être pour cette raison qu'à 18 ans elle se retrouve bague au doigt pour le meilleur et pour le pire. Deux enfants plus tard, on la retrouve à Gruissan, ses plages de sable fin, son port à touristes qui lui fournit un emploi. Occupant le moindre espace de temps, elle passe du jujitsu à  la guitare basse, de la lecture aux sports de glisse sans complexe et se retrouve même prof de stretching  mais cela n'étire pas le temps qui passe. Alors pour ne rien oublier, entre deux abdos-fessiers, elle écrit et écrit encore. En 2006, toujours par hasard comme au début de sa vie, elle rencontre son géniteur puis retrouve un vrai frère et une vraie sœur qui se demandent encore si cette aînée n'est pas tombée de la lune ! Elle espère enfin que décembre 2012 ne signera pas la fin du monde comme le film de Roland Emmerich, des fois qu'elle connaîtrait le succès avec ses livres !

Vous en saurez d'avantage dans la seconde partie de ce reportage, place maintenant à la découverte de son village qu'elle aime :

Blason ville de Mirepeisset

Blason du village de Mirepeisset

Mirepeisset 014 les vignes au nord ouestCouleurs d'automne, les vignobles au Nord de Mirepeisset

Mirepeisset 015 la D5 route de Beziers au nordLa route de Béziers au Nord de Mirepeisset

Mirepeisset 061 A mirepeisset

Le village de Mirepeisset

HISTOIRE DU VILLAGE DE MIREPEISSET

Mirepeisset est un charmant petit bourg de l'Aude situé dans le Minervois sur la rivière de la Cesse, c'est un joli but de promenade. Le village est à proximité du canal du Midi, qui lui offrait autrefois un débouché facile pour l'expédition de ses vins.

En été, baignade très agréable dans la Cesse, au lieu dit "La Garenne", avec une aire de jeu à l'ombre, l'endroit dispose de tables de pique-nique et vous avez la possibilité de faire des grillades. Un plan d'eau, qui s'étale sur environ 400m de long sur 40 m de large, est un des seuls aménagements de la Cesse, avec celui de Bize. A l'ombre des grands arbres de La Garenne, ce cadre naturel est un véritable enchantement pour les balades, la pêche et les activités nautiques. Le parc de Garenne est aménagé, avec un camping, un cours de tennis, un boulodrome et un restaurant.

Le territoire de Mirepeisset était autrefois couvert de bois immenses, convertis ensuite en riches vignobles qui produisent des vins de qualité supérieure, très recherchés. En 2011, la commune comptait 765 habitants Mirepeissetois.

Mirepeisset 021 place de la mairieMirepeisset, la place de la mairie. 

Mirepeisset 513 en 1905Et voici la place de la mairie en 1905, j'aurai l'occasion de vous en proposer d'autres à la fin de cette première partie du reportage.

Mirepeisset 03Mirepeisset, pont sur la Rigole et la rue du même nom.

Mirepeisset, le premier élément du toponyme est le latin mirare qui signifie regarder. Le second est, d'après l'étymologie populaire, le latin piscis qui signifie poisson. Le toponyme signifierait donc : le village qui regarde les poissons de la Cesse ou le miroir aux poissons, ou encore, regarde le petit poisson. En réalité, il semble qu'on ait affaire à une corruption de l'occitan pech, dérivé du latin podium signifiant une colline. Un texte médiéval cite ce village audois Mirapeich et dans un document datant de 1271, il est question de Mirapisce. Mirepeisset semble être une forme diminutive, qui n'est pas la forme originale. En effet, le suffixe n'apparaît qu'au XIV ème siècle, Mirapisceto dans un texte de 1371, Mirapeychet en 1402, puis Mirapeissetum en 1499.

Mais, une légende occitane locale explique la signification du nom du village : un vigneron du bourg avait l'habitude d'ajouter, dans les tonneaux de vin qu'il vendait, de grandes quantités d'eau de la Cesse, mais personne ne pouvait le prouver. Jusqu'au jour où, un des tonneaux qu'il transportait sur sa charrette, tomba lourdement sur la route et se brisa. Dans une flaque de vin, on vit alors s'agiter un petit poisson de la rivière, et un des villageois, témoin de la scène, c'est alors écrié en occitan : "Mira ! Peixet !", traduction : "Regarde ! Le petit poisson !".

Mirepeisset 069 F pigeonnier

Mirepeisset, très ancien pigeonnier

Mirepeisset 068 F pigeonnierMirepeisset, très ancien pigeonnier

Mirepeisset 070 G rue du Centre  Mirepeisset 071G rue du Pont

Mirepeisset, à gauche, la rue du Centre et à droite, la rue du Pont.

Mirepeisset 063 B porte du carrassierMirepeisset, la porte du Carrassier place de la mairie, dernier vestige des remparts défendant le village au Moyen-âge.

Un carrassier ou radelier est la personne chargée de former et de conduire les radeaux de bois qui forment un ensemble de troncs abattus dans les forêts et qui, assemblés ou retenus par une aussière ou haussière (grosse corde), descend un fleuve afin d'être débité ou chargé sur un navire.

Mirepeisset 062 B porte du carrassier  Mirepeisset 064 C ancienne fontaine

Mirepeisset, la porte du Carrassier à gauche, et à droite très ancienne fontaine place de la mairie.

L'implantation de groupes humains sur cette partie du Narbonnais remonte à une préhistoire fort ancienne. La première évolution dans l'habitat groupé due à l'agriculture est à situer au néolithique, vers 3000/2000 avant notre ère. Elle se poursuit avec de nombreux déplacements à la protohistoire, jusqu'à la fin de l'époque romaine.

Des recherches sur le terrain, ont permis de découvrir qu'une occupation d'époque romaine assez dense a existé entre le Vergel et les Quatre-chemins et près de la rivière Cesse. Dans ce dernier secteur, dans la partie occidentale de la plaine dite "des Plos", les investigations ont mis au jour de très nombreuses sépultures sous dalles, dont la datation se situe entre les V ème et X ème siècles, et quelques fondations orientées suggérant la présence possible d'une chapelle.

Vers le X ème et le XI ème siècle, une majeure partie des populations va se regrouper dans des agglomérations, autour d'un château ou d'une église : ce sera le cas de Mirepeisset.

La seigneurie de Mirepeisset était très anciennement une possession de l'abbaye de Montolieu. Le bourg de Mirepeisset, Mirapeyx ou Mirapeich, situé à proximité immédiate de la Cesse, a hérité du Moyen-âge d'un "fort" et d'un réduit défensif nommé "château vieux", ensuite complété par un "château neuf" et une porte ; on parle déjà, en 1409, d'un barry (faubourg), ou quartier bas, extérieur aux murs, ce qui suggère une augmentation sensible de la population à cette période.

Mirepeisset 076 K anciens remparts

Vestiges du rempart médiéval situé à l'Est du village le long de la Rigole

Mirepeisset 075 K anciens remparts  Mirepeisset 026 rempart et rigole

A gauche, vestiges de l'ancien rempart. A droite, la Rigole longeant le rempart du Moyen-âge.

Le 7 des Calendes de septembre 1281, Amalric de Narbonne, seigneur de Talairan, reçu en héritage et suite à une sentence arbitrale, bon nombre de fiefs avec entre autre, les seigneuries de Ginestas et de Mirepeisset. Il mourut en 1311.

Des documents nous apprennent aussi, qu'Ivern Guillaume ou Iverni Guillelmus, curé de Mirepeisset, faisait parti de l'entourage ordinaire du vicomte Amalric II de Narbonne entre 1260 et 1328.

On découvre qu'en 1337 G. Sarda de Narbonne a acheté les seigneuries de Ginestas et de Mirepeisset à Aymeri de Narbonne seigneur de Talairan, mais le roi a usé de son droit de préemption et racheté les seigneuries avec l'aide des habitants des villages.

Après de vaines recherches historiques concernant le village de Mirepeisset, on peut dire, que cette région du Languedoc a subi pendant cette période des XVI ème et XVII ème siècles les guerres de religion et les épidémies.

Dans cette partie du Minervois, les premiers troubles dus aux religionnaires se situent après 1550, et sont accompagnés de famines ponctuelles et d'une réapparition de la peste.

En 1589, Jean De Bourcier, seigneur de Pontaut, de Barre et de Mirepeisset qui avait épousé  à Ouveillan le 4 avril 1577, Françoise de Cézelli une montpelliéraine (également mentionnée sous le nom de Constance de Cézelli), rallié au Roi il organisa la résistance de la forteresse de Leucate devant cinq mille lansquenets espagnols et tudesques en juillet 1589. Leucate était une place forte stratégique, attachée au pouvoir royal, qui défendait les marches d'Espagne. Jean de Bourcier de Barre fut capturé en voulant avertir le duc de Montmorency du débarquement. Son épouse Françoise de Cézelli organise la défense en son absence, elle ne voulut pas rendre la place, outrés, les ligueurs étranglèrent le 8 septembre 1589 Jean Bourcier de Barre dans son cachot et lui envoyèrent son cadavre.

Mais au bout de trois semaines, de guerre lasse, les assaillants lèvent le siège. Henri IV n’oubliera pas la pasionaria montpelliéraine, il lui laissera le gouvernement effectif de la place de Leucate qu'elle exercera pendant vingt-sept ans, jusqu’à la majorité de son fils aîné Hercule.

Françoise de Cézelli (1558-1615) fut la dernière qui a possédé la seigneurie de Mirepeisset au début du XVII ème siècle. On relève plusieurs fois sa signature "Francese de Césely", car elle s'intéresse personnellement à ses biens, qu'elle entretient, fait réparer des bâtiments, loue les terres et y vient séjourner souvent. Son fils, Hercule De Barre, qui défendit une deuxième fois la place de Leucate contre les Espagnols en 1637, ne s'en désintéresse pas davantage, malgré quelques heurts avec la population ou les consuls, dans les années 1611-1615.

Mirepeisset 073 I ancien puits  Mirepeisset 074 J ancienne station distribution eau

Mirepeisset, à gauche, ancien puits se trouvant impasse du Puits. A droite, ancienne station de distribution d'eau du village.

Mirepeisset 01 puits en bord de riviere de la CessePuits au bord de la Cesse, la Font Lenca est un puits communal qui alimentait le village en eau potable jusqu'au milieu du siècle dernier.

Mirepeisset 045 D-la-font-lenca

Puits au bord de la Cesse, la Font Lenca. 

Mirepeisset 072 H chateau d'eauLe château d'eau du village de Mirepeisset

Mirepeisset 043 A mirepeisset

Le village de Mirepeisset

Mirepeisset 060 A mirepeissetLe village de Mirepeisset

En 1590, le maréchal de Joyeuse occupera à nouveau de nombreux villages du Minervois et de la partie du Narbonnais qui avaient été pris par le protestant Henri 1er de Montmorency (1534-1614).

On trouve trace en 1592 d'un document où le notaire Telhion transcrit une plainte d'Antoine de Lagarde, seigneur de Bize, soulignant que "ses oliviers de Mirepeisset" ont été coupés par les "Toudesques" qui sont des mercenaires allemands.

En 1591 la peste réapparaît à Narbonne, l'épidémie s'étend à toute la région du Midi. Les registres paroissiaux de Mirepeisset ne remonte qu'à l'année 1620, qu'il est impossible d'évaluer les pertes humaines de cette époque.

Entre 1620 et 1629 date à la quelle, la paix d'Alès ou Édit de grâce promulgué par le roi de France Louis XIII fut signé le 28 juin 1629, des opérations militaires recommenceront dans la Province, mais elles semblent avoir affecté superficiellement les villages qui sont restés pour la plus part fidèles au parti catholique et rapidement acquis à la royauté en 1615.

La peste sévit de nouveau en 1629, à Mirepeisset on suspend le prélèvement de la taxe à cause du mal contagieux, plus personne n'entre et ne sort, il y a  une interdiction d'accès au village et même aux jardins, avec fermeture de deux portes pour faciliter les contrôles.

Mirepeisset 078 L desccente des cornouillers

Mirepeisset, anciens remparts en bas de la descente des Cornouillers

Mirepeisset 077 L desccente des cornouillersMirepeisset au Nord du village, la descente des Cornouillers qui débouche sur la passerelle enjambant la Rigole et qui vous amène à la Garenne.

Mirepeisset 087 H passerelle sur la cesse  Mirepeisset 040 Pont 7a

A gauche, la passerelle enjambant la Cesse, bâtie au ras de l'eau, elle permet de laisser s'écouler l'eau par dessus en cas de crues. Autrefois, elle était en bois et bien plus haute.

A droite, une autre passerelle, celle-ci sur la Rigole et escalier qui vous amène rue du Pont. 

Mirepeisset 088 I la cesse de la passerelle

Rivière la Cesse vue de la passerelle

Mirepeisset 044 C en montant au village  Mirepeisset 046 E en longeant la rigole

Mirepeisset, à gauche, un accès au village en revenant de la Garenne. A droite, sentier qui longe la Rigole et qui mène au pont-canal.

Mirepeisset 047 F la rigole  Mirepeisset 048 G la rigole

En longeant la Rigole qui alimente le canal du Midi.

Mirepeisset 02 La Garenne

Mirepeisset, la Garenne

Mirepeisset 080 A parc de la garenneMirepeisset, parc de la Garenne

Mirepeisset 049 H la garenne  Mirepeisset 050 I la garenne

Mirepeisset, la Garenne, retenue d'eau de la rivière la Cesse. Ce lieu aménagé au fil des années (jeux pour enfants, camping, restaurant) est l'endroit où se retrouvent les villageois depuis sa création pour se baigner, pique-niqué. Il accueille aussi les vides greniers.

Mirepeisset 082 C promenade garenne vers pont-canalPanneau d'information sur la promenade qui va de la Garenne au pont-canal en suivant la Rigole.

Mirepeisset 089 J sentier qui longe la rigole  Mirepeisset 079 M sortie du village

Mirepeisset, à gauche, sentier qui longe la Rigole. A droite, calvaire à la sortie du village pèlerinage de 1926-1927.

Mirepeisset 053 M la cesse

La rivière la Cesse à Mirepeisset

Mirepeisset 052 L la cesseLa rivière la Cesse à Mirepeisset

Mirepeisset 081 B barrage sur la cesseMirepeisset, barrage sur la Cesse à la Garenne, capture de l'eau via la Rigole pour alimenter le canal du Midi. C'est le point de départ de la Rigole de Mirepeisset.

Cette idée de prise d'eau, on la doit à Riquet, elle fut conçue en amont du village de Mirepeisset sur la Cesse en 1699, elle a été modernisée depuis, la chaussée de la Roupille est équipée d'un système de rehausses, toujours en fonctionnement, qui retient les eaux de la rivière en temps normal ou les libère pendant les crues.

Dans le cours des siècles, les archevêques ont perdu ou aliéné quelques seigneuries. L'archevêque a aliéné le droit de haute, moyenne et basse justice, avec tous les droits afférents, ainsi que les diverses possessions, châteaux, maisons, prairies, vignes, condamines, et les droits de propriétaire terrier. Il a perdu encore les droits et les diverses redevances dans les localités. Mais en revanche il a acquis de nouveaux droits dans les paroisses suivantes qui ne sont pas portées au Livre Vert du XIV ème siècle : Camplong, Fabrezan, Villerouge-la-Panouse, Ferrals, Ginestas, Homps, Luc, et Mirepeisset, pour ne citer que ces villages.

Datant du 25 juillet 1405, on a retrouvé un rouleau contenant quatre reconnaissances passées au profit du chapitre par des habitants de Mirepeisset pour des terres qu'ils tenaient de lui au terroir dudit lieu.

Étienne Barrau était bailli ou bayle du roi vers 1600 à Mirepeisset il était chargé de l'ordre et de la justice. En 1654, un dénommé Pierre Barrau était aussi bailli du roi, il faisait parti de cette vieille et influente famille, depuis le XV ème siècle. Ils occuperont cette fonction de père en fils, pratiquement jusqu'à la Révolution, et après 1789 c'est encore un de ses descendants qui sera élu maire de Mirepeisset. Cette famille Barrau possédait un caveau familial à l'intérieur de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset.

Il faut savoir que depuis le Moyen-âge et jusqu'à la Révolution Française de 1789, on trouvait dans les villes et villages du Royaume, des représentants élus par leur communauté d'habitants. Dans le midi, ces magistrats municipaux s'appelaient les consuls. Dès le XII ème siècle, des villages et villes du Sud de la France s'organisent en consulat qui prenait en main les affaires communales, les consuls géraient les problèmes et le fonctionnement du village.

Par exemple, à Mirepeisset, Le 22 janvier 1601, les 62 électeurs, se réunissent dans le château de demoiselle Françoise de Cézilli, en présence du bailli Étienne Barrau, sur la réquisition de Loys Robert, de Ginestas, procureur juridictionnel, pour procéder au remplacement des trois consuls en place, Jacques Rey, Jean Cassaing et Guilhem Jac, par les nouveaux consuls élus, c'est à dire : Thomas Mirabel élu avec 18 voix, Etienne Marty élu avec 18 voix, et Marty Pomarède élu avec  14 voix. A cette élection 23 personnes s'étaient présentées. En général, le conseil se tenait chez le seigneur ou un notable, mais plus traditionnellement dans l'église paroissiale ou devant celle-ci, comme en 1617. Quelques années plus tard, l'assemblée de Mirepeisset se réunira dans une salle communale située au dessus du four à pain. Dans ces années là, un fait marquant se passa à Mirepeisset en 1621, les consuls décident de faire murer les portes des fortifications à la nuit tombée et décrètent la mise en défense du village en cas d'une attaque, mais cette fermeture nocturne n'est pas appréciée des jeunes gens du village qui se vengent avec des jets de pierre et occasionnèrent des dégâts.

Ce sont les consuls qui négocient l'entretien des installations publiques et des bâtiments religieux, murs d'enceinte, fours à pain, portes du village ou église. Et par l'intermédiaire du consul, la communauté peut acheter, louer ou vendre des biens. A Mirepeisset la charge du four à pain a été rachetée au seigneur par les consuls. En 1630; à Mirepeisset on ne cuisait le pain que les mercredis et les samedis, chacun apportait au four banal le pain pétri sur des tables spéciales, que l'on trouve mentionnées dans la plupart des inventaires lors des décès.

Mirepeisset 083 D a allée pavée

Allée pavée qui suit le mur de la Rigole. On peut s'y promener. A cet endroit (on aperçoit la vanne du bas du rempart) se trouve un petit épanchoir qui permet en cas de besoin de redéverser le trop plein de la Rigole dans la Cesse.

Mirepeisset 084 D b vanne et épanchoirLa vanne et l'épanchoir sur la Rigole en fonctionnement

Mirepeisset 085 E mur de renfort rigoleDans le secteur de l'épanchoir, on voit ici le mur de renfort de la Rigole qui permet de la protéger des crues de la Cesse.

Mirepeisset 086 G borne de crueMirepeisset, borne de la crue de la Cesse le 18 septembre 1843.

On ne retrouve aucune trace d'un château à Mirepeisset, seul, subsistent encore aujourd'hui des portions de remparts qui faisaient parties de l'ensemble défensif du village.

Le paysage de Mirepeisset et sa région, n'a évolué que lentement ; c'est seulement lors du creusement du Canal du Midi, à la fin du XVII ème siècle, puis la culture intensive de la vigne au XIX ème siècle, qui le modifieront vraiment.

Mirepeisset reste encore, au XVII ème siècle, un village essentiellement agricole, relativement modeste, avec seulement, en 1612, 86 contribuables, qui produisent moins de 200 livres de revenu. Il n'y a pas encore de pont sur la Cesse, sinon des gués et passerelles conduisant à plusieurs moulins sur la rive gauche, qui sont alimentés par un canal partant du barrage de Cabezac : les moulins des Parantigues, à la limite de terres appartenant au village de  Ginestas.

Mirepeisset 018 église saint sébastien  Mirepeisset 025 eglise

L'église Saint-Sébastien de Mirepeisset.

Mirepeisset 024 église    Mirepeisset 023 croix
L'église Saint-Sébastien de Mirepeisset.  

L'ÉGLISE SAINT-SÉBASTIEN DE MIREPEISSET

Dans le village, l'église paroissiale est dédiée à Saint-Sébastien qui se fête le 20 janvier et c'est par la même occasion la fête du village. La construction de l'église de Mirepeisset date du début du XI ème siècle. Elle est en effet mentionnée dans une bulle du pape Jean XXII datée du 25 mai 1328. Elle possède un clocher tour à toit plat que l'on nomme "tour sarrasine". Cette église est de style romano-gothique, elle présente un joli chevet hexagonal, 4 chapelles et un balcon décoré de 4 toiles. Elle possède un maître autel en marbre ainsi qu'une très belle chaire. De beaux vitraux subsistent, dont un "Saint-Sébastien" surplombant le chœur. Un très beau chemin de croix et de nombreuses statues dont celle de Saint-Sébastien ornent l'édifice.

L'église fut remaniée au XVII ème siècle, puis en 1895 où sa nef fut rehaussée d'1,50 mètre et le dallage rénové. Ces restaurations successives ont occulté la plupart des vestiges les plus anciens. Il y a quelques années, le clocher a été consolidé et protégé,  la porte d'entrée qui menaçait en ruine a été réhabilitée.

L'église renfermerait 42 sépultures et 2 tombeaux, l'un des deux se trouve derrière le maître-autel. La plupart des sépultures ont été dissimulées par la rénovation du dallage.

 

Voici toute une série de belles photos de l'église Saint-Sébastien, prisent par Kathy Falguera pour l'occasion de ce reportage, je la remercie pour son enthousiasme, son dynamisme et son dévouement  :

Mirepeisset 065 D église saint sébastien  Mirepeisset 066 D église saint sébastien

L'église Saint-Sébastien de Mirepeisset

Mirepeisset 117 eglise Choeur

Le maître-autel de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset en marbre de Caunes-Minervois

Mirepeisset 133 eglise vue de l'extérieur  Mirepeisset 107 eglise balcon

A gauche, le porche d'entrée au pied de la tour sarrasine de l'église Saint-Sébastien.

Ce style de clocher n'est cependant pas rare dans la région. A droite, le balcon de l'église.

Mirepeisset 105 eglise balcon

Mirepeisset, le balcon de l'église Saint-Sébastien

Mirepeisset 106 eglise balcon

Mirepeisset, autre photo du balcon de l'église Saint-Sébastien avec ses quatre grands tableaux.

Mirepeisset 108 eglise balcon

Le balcon avec les deux grandes toiles faisant face à la nef.

Mirepeisset 129 eglise tableau balcon façade gauche  Mirepeisset 128 eglise tableau balcon façade droite

Les tableaux se trouvant au balcon de l'église.

Mirepeisset 109 eglise chapelle  Mirepeisset 110 eglise chapelle

L'église possède quatre chapelles latérales construites après le XVII ème siècle, le marbre rouge veiné de blanc de Caunes-Minervois est omniprésent dans l'église comme on peut le voir ici.

Mirepeisset 114 eglise chapelle

Une des chapelles latérales de l'église

Mirepeisset 113 eglise chapelle  Mirepeisset 111 eglise chapelle

Chapelles latérales de l'église Saint-Sébastien

Mirepeisset 112 eglise chapelle

Chapelle latérale de l'église Saint-Sébastien

Mirepeisset 115 eglise chemin de croix

Très beaux tableaux représentant le chemin de croix

Mirepeisset 116 eglise Choeur  Mirepeisset 118 eglise Choeur

Le choeur de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset au style roman-gothique.

Mirepeisset 117 eglise Choeur

Le maître-autel de l'église Saint-Sébastien.

Mirepeisset 119 eglise Choeur

Le choeur de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset

Mirepeisset 120 eglise

Deux des quatre chapelles latérales de l'église Saint-Sébastien.

Mirepeisset 121 eglise

Balcon et chapelles latérales de l'église.

Mirepeisset 122 eglise  Mirepeisset 123 eglise

A gauche, le maître-autel en marbre de Caunes-Minervois et à droite, un bénitier.

Mirepeisset 124 eglise statue saint sébastien  Mirepeisset 125 eglise statue

A gauche, la statue de Saint-Sébastien et à droite Saint-Joseph.

Mirepeisset 126 eglise tableau balcon à droite  Mirepeisset 127 eglise tableau balcon à gauche

Tableaux se trouvant sur les parties latérales du balcon de l'église Saint-Sébastien

Mirepeisset 132 eglise vitrai  Mirepeisset 131 eglise vitrail

Vitraux de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset

Mirepeisset 130 eglise vitrail

Autre vitrail de l'église Saint-Sébastien de Mirepeisset

Mirepeisset 067 E monuments aux mortsMirepeisset, le monument aux morts 14-18 se trouvant juste à côté de l'église Saint-Sébastien

Mirepeisset 04 Monument aux mortsMirepeisset, autre photo du monument aux morts 14-18

Comme à l'accoutumée voici quelques photos anciennes du village de Mirepeisset, mais aussi de Ginestas et du hameau Le Somail :

Mirepeisset 501 en 1905

Mirepeisset, place de la mairie en 1905

Mirepeisset 516 la place en 1910Mirepeisset, place de la mairie en 1910

Mirepeisset 521 en 1905Mirepeisset, place de la mairie en 1905

Mirepeisset 524 en 1905Mirepeisset, place de la mairie en 1905

Mirepeisset 519 en 1905Mirepeisset, l'église en 1905

Mirepeisset 502 en 1905

Mirepeisset, rue du Pont en 1905, voir le zoom ci-dessous

Mirepeisset 502 zoom en 1905

Mirepeisset, rue du Pont en 1905, zoom de la photo précédente

Mirepeisset 503 en 1905

Mirepeisset, avenue de la Gare et le pont sur la Cesse tout neuf en 1905 avec et le domaine de l'Herbe Sainte au fond.

L'Herbe Sainte est un domaine château viticole. Concernant l'existence de ce domaine, on trouve dans un registre des années 1841-1848, la vente au muid (unité de mesure) y est mentionnée.

Mirepeisset 507 en 1905Mirepeisset, la Gare en 1905

Mirepeisset 518 en 1905Mirepeisset, le pont sur la Cesse et le domaine de l'Herbe Sainte au fond, en 1905 

Mirepeisset 504b en 1905

Mirepeisset, la placette en 1905 

Mirepeisset 506 en 1907Mirepeisset, même lieu que la photo précédente, débouché de la rue de la mairie sur la placette en 1907

Mirepeisset 510 en 1910Mirepeisset, avenue de la Gare, les écoles en 1910

Mirepeisset 522 en 1905

Mirepeisset, promenade de la Rigole et lavoir en 1905

Mirepeisset 517 en 1905

Mirepeisset, promenade de la Rigole en 1905

Mirepeisset 514 en 1905Mirepeisset, promenade de la Rigole et lavoir en 1905
Mirepeisset 520 en 1905

Mirepeisset, barrage de la Cesse permettant la prise d'eau alimentant le canal du Midi via la Rigole en 1905

Mirepeisset 523 en 1905

Mirepeisset, la Chaussée en 1905, avec au fond à droite la prise d'eau de la Cesse (photo ci-dessus)

Mirepeisset 509 le pont sur la Cesse en 1950Mirepeisset, le pont sur la Cesse en 1950

Mirepeisset 515 en 1960Mirepeisset, une vue générale en 1960

Mirepeisset 511 en 1960Mirepeisset, une vue aérienne en 1960, avec l'église au premier plan

Mirepeisset 512 en 1960Mirepeisset, une vue aérienne en 1960

Le Somail 501 en 1905Le Somail, hameau proche de Mirepeisset situé à 2,5 km, ici en 1905
En amont du pont-canal de la Cesse se trouve le hameau Le Somail qui doit son existence au Canal du Midi.
Ce petit port était destiné au commerce de la région. De nombreux magasins ont été construits par les négociants français et étrangers pour servir d'entrepôts aux produits des vignes du Bas-Languedoc.
Le Somail 503 en 1905
Le Somail, avenue de Ginestas en 1905
Le Somail 504 en 1905
Le Somail, la place en 1905, voir la photo ci-dessous 50 ans plus tard
Le Somail 504 en 1955Le Somail, la place en 1955
Le Somail 502 en 1965Le Somail, une vue aérienne du port sur le canal du Midi en 1965
Ginestas 501 en 1905Ginesta, la place en 1905, ce village se situe à 3 km de Mirepeisset
Ginestas 502 en 1905Ginesta, avenue de Narbonne en 1905
Ginestas 503 en 1905Ginesta, la place du marché en 1905
Ginestas 504 en 1905Ginesta, le boulevard des écoles en 1905
Ginestas 01Le village de Ginesta, de nos jours

La suite très prochainement dans la seconde partie de ce reportage

ATTENTION ! Ce reportage est en deux parties, en espérant qu'il vous aura intéressé et que vous viendrez découvrir la suite.

Réparties sur les deux reportages vous visualiserez en tout plus de 180 photos !

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Kathy Falguera / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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