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  • : BELCAIRE capitale du Pays de Sault en Languedoc Roussillon. Au départ j'ai réalisé ce site pour partager les retrouvailles 33 ans après, de 17 copines, dans cette région authentique préservée en territoire cathare au pied des Pyrénées. Mais je me suis aperçu que l'Aude n'était pas assez mise en valeur, alors amoureux de cette région et la passion étant là, j'ai réalisé des reportages pour vous présenter ce département aux lieux chargés d'histoire. Ce site a pour but surtout de vous faire découvrir cette région authentique, plein de charme qu'il faut aller visiter.
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     l'Association le Grand Sault

 

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10 décembre 2013
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Aujourd'hui je vous propose un reportage entièrement réalisé (texte et photos) par mon ami "Gens de Belcaire" qui est en grande forme en ce moment, avant son hibernation, car on le surnomme aussi "l'ours" et l'hiver dans les montagnes pyrénéennes a déjà pointé le bout de son nez. Entre parenthèse, un petit rappel : comme "Gens de Belcaire", si vous avez des idées de reportages concernant votre région "l'Aude", n'hésitez pas, lancez-vous dans la rédaction et contactez moi, je me ferai un plaisir de vous publier. Voici donc son article consacré à la pêche au Pays de Sault, je vous souhaite une bonne découverte ... 

carte 01

Je rajouterai juste cette carte pour vous situer ce reportage, le Pays de Sault zone dans le cercle rouge

 

logo label Pays Cathare 02peche pyrenees au Pays de Sault 02

 

Pays de Sault -  Création de deux parcours de pêche no-kill situés sur les communes de Joucou et Belfort-sur-Rébenty

 

Cette manière de pêcher est également connue sous le nom de "catch and release" c’est à dire "attraper puis relâcher".

peche pyrenees au Pays de Sault 01

carte du Rébenty Pays de Sault 02

 

peche pyrenees au Pays de Sault 03

peche pyrenees au Pays de Sault 04

La pêche est une activité qui a existé depuis fort longtemps et qui est surtout faite pour se détendre. Elle constitue un passe-temps favorable à bon nombre de personnes. D’année en année, cette activité a évolué et c’est ce que montre le principe du no-kill qui consiste principalement à ne pas tuer la proie obtenue.

 

En ce qui concerne la rivière du Rébenty, de la Commune de Marsa à la celle de La Fajolle.

 

Voici la règlementation Générale :

 

Il est instauré pour l'ensemble des parcours un carnet à souches intitulé "Parcours Pêche en Haute Vallée de L'Aude"gratuit mais obligatoire ....

 

Pour récupérer le carnet, vous pouvez vous inscrire annuellement dans les points suivants :

 

- Maison de la montagne à Espezel

 

- Auberge Saint Sébastien à Campagne sur Aude

 

- Epicerie à Campagne sur Aude

 

- Office Tourisme "Aude en Pyrénées" à Quillan

 

- Café "Le Central" à Axat

 

Il vous sera délivré à cette occasion une carte personnelle annuelle comportant votre numéro d'inscription ...

 

Après chaque partie de pêche, vous devrez déposer une souche du carnet (par parcours pêché et même si pas de prises) renseignée (numéro d'inscription, date et temps de pêche, taille des poissons ....) dans les points déjà cités ci-dessus ou dans les boites aux lettres à disposition sur les secteurs d'Axat, de Campagne sur Aude, de Joucou et de Belfort sur Rébenty ....

Le Rébenty 01

La rivière Le rébenty du côté de Joucou

Les Parcours sur le Rébenty

JOUCOU

 

Limite Amont: 40m en aval de la prise d'eau EDF

 

Limite Aval: Au niveau de la fin de la Mairie

 

Distance: 1000m

 

Espèce Piscicole: Truite Fario

 

Règlementation : Pêche à la Mouche Fouettée uniquement et sans ardillon.

 

Interdiction par arrêté préfectoral de marcher dans l'eau jusqu'au 2ème samedi d'avril.

 

BELFORT SUR RÉBENTY

 

Limite Amont: Prise d'eau du canal

 

Limite Aval: Pont de Belfort sur Rébenty

 

Distance: 1000m

 

Espèce Piscicole: Truite Fario

peche pyrenees au Pays de Sault 016

Article publié dans la Dépêche du Midi le 22/09/2013

Belfort-sur-Rébenty. Bilan des actions réalisées en 2012 par le SMAH de la haute vallée de l'Aude 

peche pyrenees au Pays de Sault 06

Les élus de plusieurs communes accompagnent Mr Pierre BARDIES président du syndicat de rivière et Mr Francis Savy Conseillé Général du canton de Belcaire au bord du Rébenty.

 

Lundi 16 septembre, élus, président et membres du bureau du SMAH se sont réunis à Belfort-sur-Rébenty puis à Rouze pour dresser le bilan des actions réalisées en 2012 par le Syndicat mixte d’aménagement hydraulique de la haute vallée de l’Aude. Cette année, ce sont 38 km de cours d’eau qui ont été restaurés sur le territoire du SMAH pour un montant de 389 866 € HT.

 

Ces travaux ont été financés par l’Union européenne (40 %), par l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse (40 %) et les 20 % restant par le syndicat.Les 38 km de cours d’eau ont été restaurés par l’entreprise Actiforest, d’Espéraza, en collaboration sur certains secteurs avec l’association le Parchemin, de Limoux. La maîtrise d’œuvre a été confiée au bureau d’études AEF Louvet.

 

En parallèle, le SMAH a participé, en partenariat avec la communauté de communes du Pays de Sault (CCPS), à la création de deux parcours de pêche no-kill situés sur les communes de Joucou et Belfort-sur-Rébenty. Cette action représentant un coût de 45 349 € HT a été financée conjointement par le conseil général de l’Aude (30 %), l’État (30 %), la région (20 %) et le SMAH (20 %). La CCPS, pour ce qui relève de ses compétences, a porté l’aménagement touristique de ces parcours. Ce projet d’un coût global de 14 465 € HT a été financé par l’État au titre du FNADT (60 %), par le conseil régional (20 %) et par la CCPS (20 %).

 

Concrètement, outre les démarches administratives permettant la création officielle des parcours (obtention des accords et baux de pêche des propriétaires riverains, déclaration en préfecture…), la CCPS a balisé ces parcours, aménagé une aire de pique-nique sur la commune de Belfort-sur-Rébenty en bordure de la rivière et installera prochainement des panneaux explicatifs sur la faune et la flore, et rappelant les règles de pêche en no-kill. Prochainement, le SMAH va mettre en œuvre la cinquième année du PPGR (Plan pluriannuel de gestion de la ripisylve), au cours de laquelle 65 km de cours d’eau seront traités.

 

La rivière du Rébenty

Autres nom de Le Rébenty : rivière le Rébenty, ruisseau le Rébenty

Longueur en France : 33.6 Km
Commune de localisation de la source en France : 11140 La Fajolle
Commune de localisation du confluent en France : 11500 Saint-Martin-Lys

 

peche pyrenees au Pays de Sault 07

Cette rivière naît au pied du  col du Pradel  dans la forêt de La Fajolle, à environ 1 600 mètres d'altitude, et se jette dans l' Aude, en rive gauche, un peu en aval d'Axat à Saint Martin Lys, après un cours de 34 kilomètres.

Ce torrent pyrénéen, qui sépare le grand et le petit plateau de Sault, traverse une suite de défilés impressionnants et sauvages : défilé d'Adouxes entre  La Fajolle et  Mérial, défilé de Niort entre ce dernier village et la tour d'Espezel,  canyon d'Able, canyon de Joucou où la rivière s'encaisse dans une profonde crevasse calcaire. Une petite route, la départementale 107, percée en 1867, longe le cours du Rébenty et permet de découvrir les paysages spectaculaires de sa vallée.

Le Rébenty est alimenté par 22 affluents répertoriés qui sont de petits ruisseaux au débit très faible.

 

peche pyrenees au Pays de Sault 08

Carte du fleuve Aude et tous ses affluents.

L'Aude est un fleuve du Sud de la France dont le cours de 224 kilomètres s'inscrit pour l'essentiel dans la région Languedoc-Roussillon.

Le fleuve Aude prend sa source dans le massif du Carlit, au lac d'Aude à 2 185 m d'altitude, dans la commune des Angles (département des Pyrénées-Orientales), il coule parallèlement à la Têt (le col de la Quillane d'une altitude de 1 714 mètres marque la ligne de partage des eaux) et se jette dans la mer Méditerranée, à quelques kilomètres de Narbonne, au Grau de Vendres (tout près des Cabanes-de-Fleury), à la limite des départements de l'Aude et de l'Hérault.


La technique de pêche no-kill consiste à attraper des espèces aquatiques sans les tuer. Cette manière de pêcher est également connue sous le nom de « catch and release » c’est à dire « attraper puis relâcher ». Il s’agit surtout d’un système né au Japon et qui s’est par la suite développé dans des pays comme les États-Unis et le Canada. La France commence également à entrer dans l’ère de cette activité halieutique particulière. Avec ce procédé de capture de poisson, l’important est de prendre plaisir à la pratique de cette activité et de se trouver au grand air sans avoir à prendre la vie de ces espèces des eaux douces et marines. peche pyrenees au Pays de Sault 09 Le principe est dans ce cas de capturer la proie pour ensuite la relâcher. C’est surtout une activité qui consiste à assouvir la passion des pêcheurs. Ce qui signifie qu’on se sert encore des outils et matériels divers de pêche. Il faut juste noter que contrairement aux hameçons habituels, ceux qui sont utilisés dans le no-kill sont moins sophistiqués. Ce sont des outils simples qui ne sont en aucun cas munis d’ardillons. Le but est de ne pas blesser l’espèce en question. Différentes sortes de proies peuvent être attrapées avec cette méthode en commençant par les plus petites jusqu’aux plus grandes à condition de les relâcher par la suite. Dans les pays américains, cette méthode est pratiquée à la fois en mer et en eau douce. Par contre, il n’y a encore que les eaux du milieu urbain  qui sont touchées par cette activité en France. Dans les régions françaises, la mer ne fait pas encore l’objet de cette activité. Ce qui n’empêche pas que cette manière de vivre a une importance particulière. Il n’est plus étonnant que les villes de Paris et de Lyon sont devenues des scènes de compétitions dans ce domaine. peche pyrenees au Pays de Sault 010 Intérêt de recourir à cette méthode : Le no-kill est un système intéressant qui permet de préserver les poissons des eaux diverses. En effet, avec un tel mode de vie, les pêcheurs favorisent le développement en nombre et en quantité de ces espèces dans les zones de pisciculture. Ce phénomène a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays. En se servant des leurres  fictifs, dont des simples hameçons, l’amateur ou le professionnel parvient aisément à relâcher la proie. Ainsi, le taux de survie des poissons augmente automatiquement et de manière significative. peche pyrenees au Pays de Sault 011 Il est vrai que pour consommer des poissons de temps à autre, il faut leur ôter la vie. Et justement, le but avec cette méthode récente de pêche est de réduire le gaspillage inutile de ces espèces. Il faut savoir que la plupart des pêcheurs pratiquent cette activité par pur plaisir. Ce qui signifie qu’il n’y a pas réellement besoin de les tuer pour satisfaire cette passion. Le no-kill est donc plus qu’une technique et est à la fois amusante et divertissante. Mais celle-ci contribue également au respect du vivant. peche pyrenees au Pays de Sault 012 peche pyrenees au Pays de Sault 013 peche pyrenees au Pays de Sault 014 peche pyrenees au Pays de Sault 015 TECHNIQUES DE PÊCHE : Le toc : C'est une technique très subtile aux appâts naturels qui vous apportera des sensations et un sens de l'eau extraordinaire. Le toc, par sa spécificité est une pêche qui mérite d'être étudiée et pratiquée sportivement. Le lancer : C'est la recherche précise et sportive de nos partenaires favoris à l'aide de leurres merveilleux de vie, tant en mer qu'en rivières. C'est une pêche de mouvement qui vous permettra de parcourir des zones assez étendues. La mouche : C'est l'art de présenter naturellement un "bijou" de plumes où de poils à des poissons sauvages afin de les leurrer. C'est une pêche sportive et délicate où la façon de "donner" vaut plus que ce que l'on donne et qui permet de savourer pleinement les beautés et le calme de la nature. Le mort-manié et manié : C'est la façon la plus naturelle de provoquer à l'aide de poissons morts ou de leurres souples l'agressivité des sandres et des brochets au plus profond de leurs cachettes. C'est une pêche parfois très délicate où le sens tactile est primordial.

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Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

Voici mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact   jp@belcaire-pyrenees.com 

Avant de quitter ce site et pour mieux y revenir, profitez-en pour consulter aussi les sommaires du menu, il y a de nombreux sujets variés, très intéressants et instructifs, allez-y,  jetez un oeil !

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L'aventure continue ... avec vous, toujours de plus en plus nombreux et fidèles lecteurs.

Julie logo janvier 2013 495x350

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Réalisé par Gens de Belcaire / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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15 novembre 2013
bandeau-villages-de-l-aude-825x250.jpgBandeau la porte de l histoire
 
Il n'y a pas que les gros bourgs qui ont une histoire à vous conter, même les tout petits villages sont mis à la Une sur ce site web. Au fur et à mesure de mes "enquêtes" pour réaliser mes reportages, je suis toujours aussi étonné de découvrir que l'histoire de France avec un grand H, couvre vraiment tous les recoins de l'Aude. Que de beaux villages et de châteaux à découvrir, la lumière et la mémoire sont les composantes essentielles de cette terre cathare si attachante et pourtant mal connue. Remerciements : à mon ami Henri pour ces nombreux clichés qui illustrent ce reportage, et aux internautes qui apportent grâce à leurs photos, un complément d'information toujours intéressant.

Aujourd'hui, je vous propose de faire une petite balade dans un tout petit village du Lauragais pas connu du tout, et où il fait visiblement bon vivre, je vous souhaite une bonne découverte .... Et n'hésitez pas à laisser votre appréciation à la fin.

 

logo label Pays Cathare 02

La Pomarède 002On commence par un petit aperçu du château de La Pomarède pour vous donnez envie d'en savoir plus

carte 01 de l'aude

Le village de La Pomarède se trouve à 11 km de Castelnaudary, 60 km de Toulouse, 111 km de Narbonne, 165 km de Perpignan, 140 km de Béziers, 199 km de Montpellier et 112 km de Montauban.

La Pomarède Carte 02

Le village de La Pomarède, n'est pas très loin du canal du Midi entre Castelnaudary et Revel

La Pomarède 089 vue aerienneUne vue aérienne du village de La Pomarède

La Pomarède 083 vue aerienneVoici une autre vue aérienne du village de La Pomarède on l'on distingue très bien la tour crénelée du château

La Pomarède Carte 03

Le village de La Pomarède dans le Lauragais se trouve en limite des départements de l'Aude et de la Haute-Garonne

Blason de La Pomarède

Blason de La Pomarède

Ses habitants sont appelés les Pomarédois. Le village comptait 162 habitants en 2010. Le nombre d'habitants a atteint son apogée avec 526 âmes en 1846.

Commune située dans le Lauragais sur Le Fresquel (rivière, elle se jette dans l'Aude en rive gauche à Carcassonne. Le Fresquel prend sa source au nord-ouest du département de l'Aude, au-dessus de la commune de Baraigne).

Le village, perché sur une colline, s’est construit autour d’un château dit "cathare". On accède au centre du village en franchissant l’ancien pont qui enjambe les douves et en passant sous une magnifique porte médiévale. On débouche, de l’autre côté, sur une jolie place de village d'environ 3000 m² qui est en réalité la cour du château, avec sa mairie, sa poste, sa petite école.

La Pomarède 054

Le paisible village de La Pomarède émergeant d'un cadre de verdure

La Pomarède 049

Le côté Sud du village de la Pomarède

La Pomarède 076

Le village de La Pomarède vu côté Nord-Est

La Pomarède 077

La tour carrée crénelée qui était le donjon du château de La Pomarède et les logis attenants

La Pomarède 078

Fronton de l'église du village de La Pomarède

Le toponyme "La Pomarède", d’origine végétale, signifie en occitan médiéval "La Pommeraie". Le site de La Pomarède a été occupé au moins depuis l'époque Gallo Romaine au début de l'ère chrétienne. En témoigne, la vieille tuilerie romaine à la limite du village de Puginier au Sud de La Pomarède, des casques romains ont été retrouvés dans le ruisseau d'En Sérié.

Juché sur la partie sommitale d'une colline boisée, ce lieu a peut-être servie de base à un oppidum mérovingien. Il faut savoir que ce château féodal a subit d'importants remaniements, essentiellement du XIX ème siècle à nos jours.

Son premier témoignage manuscrit remonterait à l’an 1091 sous la forme : "La Pomareda".

A cette période, La Pomarède est un habitat ecclésial. Cet endroit devait abriter un lieu de culte, cité en 1257 comme "l'église vieille", et sa nécropole. Elle devient une communauté villageoise avant le milieu du XIII ème siècle.

Le château de La Pomarède a été bâti en 1052, il comprend quatre tours d’angle, deux corps de bâtiment, une entrée principale avec un pont enjambant les douves. Il est à cette époque le fief du Comte de Toulouse Guillaume IV.

En 1159, La Pomarède appartient à Sicard de Laurac, vassal de Raymond de Trencavel. Toute la région est sous l'emprise de l’hérésie cathare à cette époque.

En 1211, La Pomarède, qui fait partie des places fortes acquises à la cause du comte de Toulouse contre Simon de Montfort, est assiégée lors de la croisade des Albigeois (1208-1249), menée à l'instigation de l'église catholique romaine contre l'hérésie, et en particulier contre le catharisme.

 

plan du chateau de la PomarèdePlan du château de La Pomarède

La Pomarède 011Rue du village de La Pomarède contournant le château et descendant vers l'église

La Pomarède 046

L'accès au château de La pomarède

La Pomarède 043

Le pont de pierre et l'accès à la cour du château de La Pomarède

La Pomarède 042

Le pont de pierre à trois arches datant du XVII ème siècle, permettant l'accès à la cour du château de La Pomarède.

Ce pont a remplacé le pont-levis d'autrefois.

La Pomarède 044

Les douves  Sud-Est autour du mur d'enceinte du château de La Pomarède

La Pomarède 006

Le mur d'enceinte Est du château de La Pomarède

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Pont de pierre à trois arches, marquant l'entrée du château

La Pomarède 016

Mur d'enceinte  Est, de plus de huit mètres de hauteur, du château de La Pomarède

La Pomarède 017

Superbe pont de pierre à trois arches, vous remarquerez que les douves sont bien entretenues, ce n'était pas le cas il y a encore quelques années.

Ce qui améliore grandement le cadre de cet endroit historique.

La Pomarède 005

Vous pouvez circulez tout autour du château pour admirer son architecture

La Pomarède 045

La porte débouchant sur la cour du château de la Pomarède

La Pomarède 032

Porte à arc brisé du château de La Pomarède

La Pomarède 018  La Pomarède 019

Une partie des bâtiments du château abrite un hôtel restaurant (cliquez sur la photo pour agrandir)

La Pomarède 024

Cour du château de La Pomarède avec le donjon carré crénelé à l'Ouest dite tour Jean XXII et une partie des bâtiments aménagés en hôtel restaurant

La Pomarède 021

Hôtel restaurant dans l'enceinte du château médiéval de La Pomarède

La Pomarède 025

Angle Sud-Ouest de la cour du château de La Pomarède

La Pomarède 022

Angle Sud-Est de la cour du château de la Pomarède

La Pomarède 028

Le mur d'enceinte Est vu de l'intérieur de la cour du château de La Pomarède

La Pomarède 023

La cour du château, d'autres bâtiments ont  trouvé d'autres fonctions comme, la poste, la mairie et l'école 

La Pomarède 026

Ici, au premier plan, c'est l'école de La Pomarède

Au milieu du XIII ème siècle les registres de l’Inquisition recensent quelques Pomarédois comme "hérétiques".

En 1303, un conflit juridique oppose le roi de France Philippe le Bel et le pape Boniface VIII, conflit dans lequel La Pomarède aurait pris le parti du roi.

En 1316, Jacques-Arnaud d’Euze qui est le pape Jean XXII originaire de Cahors, premier pape d'Avignon, en allant fonder le diocèse de Saint-Papoul et introniser son évêque, passera deux nuits à la Pomarède, qui s’appellait alors Villa de Sancto Christopho. La tour qui domine à l’Ouest est baptisée Tour Jean XXII en souvenir de ce passage.

En 1347 et 1350, la grande peste fait payer un lourd tribut à La Pomarède, 40 à 50% d'habitants du village décèderont. En 1355, les scélérats du Prince Noir, pillent le village. La fontaine des Anglais du Malou-Haut date de ce passage.

En 1355, lors de la guerre de cent ans, les Anglais passent à La Pomarède et brûlent Castelnaudary.

Pape Jean XXII

Portrait de Jean XXII par Henri Ségur, tableau exposé au Palais des papes d'Avignon

La Pomarède 073

La façade Nord du château de La Pomarède

La Pomarède 082   La Pomarède 084

A gauche, l'angle Nord-Est des douves du château. A droite, l'angle Nord-Ouest avec le donjon du château (cliquez sur la photo pour agrandir)

La Pomarède 074

La tour carrée crénelée ancien donjon du château, domine cet ensemble architectural médiéval 

La Pomarède 029   La Pomarède 030

La tour carrée crénelée ancien donjon du château  (cliquez sur la photo pour agrandir)

La Pomarède 031

Détails de la tour carrée crénelée ancien donjon du château

La Pomarède 075

La tour carrée crénelée ancien donjon du château de La Pomarède

La Pomarède 001La tour carrée crénelée ancien donjon du châteaude La Pomarède

Bertrand Dugesclin au chateau de Versailles Statue par L. F     Frédéric Armand de Schomberg 02

A gauche, Bertrand Dugesclin au château de Versailles statue par L. Foucou 1799. A droite, portrait de Frédéric Armand de Schomberg (1615-1690) maréchal de France.

Frédéric Armand de Schomberg, dit le maréchal de Schomberg (1615-1690), est le plus célèbre des réfugiés huguenots et l'un des militaires français les plus connus à l'extérieur de la France

02 Gisant de Du Gesclin Cathédrale Saint-Denis

Gisant de Du Gesclin comte de Longueville (1320-1380) dans la cathédrale Saint-Denis à Paris

Au XIV ème siècle, lors de la guerre de cent ans, les troupes anglaises et les troupes françaises menées par Bertrand Du Guesclin passeront par le "col de l'homme mort" et La Pomarède en 1365.

La guerre de Cent ans se poursuit sur tout le territoire de ce qui constitue aujourd'hui le département de l'Aude avec son lot de bandes pillardes et d’insécurité.

La période de la Renaissance va être empoisonnée par de nouvelles luttes religieuses. Catholiques et protestants vont s’entredéchirer tout comme Chrétiens et Hérétiques, 350 ans plus tôt. Pendant près de 40 ans, ce ne seront que luttes fratricides. La Pomarède ne sera pas touchée directement, mais leurs voisins deviendront des centres protestants importants et très agités.

En 1617, Montmaur tombe aux mains des Protestants.

En 1622,  Le Mas Sainte-Puelle est brûlé, et Revel est occupé par les Protestants.

En 1627, Condé, le grand chef militaire, parle de faire raser Montmaur. Henri II duc de Montmorency (1595-1632), maréchal de France et gouverneur du Languedoc, est à Saint-Félix. Le duc de Rohan, protestant, est à Revel et voudrait atteindre Foix. Mais le duc de Montmorency, le Catholique, décide de lui barrer la route.

Le duc de Rohan quitte Revel, passe au col de la Pomarède, actuellement "les Maisonnettes et l’Homme-Mort", mais se heurte, entre Souilhe et Souilhanels, au duc de Montmorency qui lui, est passé par Soupex. Le Protestant Rohan se dégage et passe.

Cinq ans après, en 1632, ce même Montmorency se brouille avec Richelieu et conspire contre Louis XIII, après l’avoir servi. Le Roi envoie contre lui le maréchal Schomberg qui, par intrigue achète la place forte de Saint-Félix et s’y installe.

De son côté, le duc de Montmorency arrive par Villepinte, bivouaque à Lasbordes et prend position sous Castelnaudary à la ferme Des Loubatous.

Schomberg est prévenu. Il passe, de nuit, à La Pomarède et pénètre, avec quelques officiers dans le château de Tréville où il trouve les seigneurs de Tréville, de Puginier et du Castelet qui se demandent quel parti prendre et ne s'attendaient pas à cette visite.

C’est alors que Olivier de Laurens, seigneur du Castelet se décide à conduire Schomberg au gué qui lui permettra de franchir le Fresquel.

Le choc à lieu sur les bords de cette rivière, près de Souilhanels, le 1er  septembre 1632.

Grièvement blessé, le duc de Montmorency est fait prisonnier. 0n l’amène à Lectoure puis à Toulouse où il est jugé. Personne ne veut croire à la condamnation d’un membre d’une si illustre famille. Mais Richelieu est de fer. Henri II duc de Montmorency est décapité à la hache sous les murs du Capitole de Toulouse le 30 octobre 1632.

Par la suite, la vie sera plus calme à La Pomarède sous le règne de Louis XIV.

Henri II de Rohan  Henri II duc de Montmorency tableau du Louvre
A gauche, portrait exposé au musée national Suisse, d'Henri II duc de Rohan (1579-1638). A droite, portrait exposé au Louvre, d'Henri II duc de Montmorency (1595-1632)

Au XVIII ème siècle durant la période révolutionnaire, quand le château appartenait à la famille de Saint-Etienne de Caramain, le château de La Pomarède et ses terres, sont confiés à un riche bourgeois, M. Reverdy jusqu’à son retour d’immigration. Ainsi, le château évita d'être saisi comme bien national. M. Reverdy dont la famille conservera les terres en fermage pendant 80 ans.

Au début du XIX ème siècle, en 1817, les Bruyères s'allièrent à l'illustre famille Mauléon-Narbonne. C'est une des filles de Jean Félicité de Bruyères, l’exilé, qui s'alliera à une autre famille illustre, celle des Mauléon Narbonne, tandis qu’approche le second Empire.

C’est à cette époque en 1841 que la descendante des Mauléon-Bruyères, Félicitée de Mauléon épousera le Marquis Louis d’Auberjon de Saint-Félix, à qui elle apportera le château de La Pomarède en dot.

Le château fera l’objet de profondes modifications, comme par exemple l'échauguette sera réduite de moitié et son sommet sera modifié.

Félicité de Mauléon et Louis d’Auberjon auront un fi1s, Dominique d’Auberjon, père de la châtelaine Jeanne-Marie-Louise d’Auberjon, Comtesse de Brignac (1883-1968), épouse de Louis Marie Nicolas Ernest Maurin de Brignac, elle incarnera la dernière châtelaine de La Pomarède.

La Pomarède 007Mur d'enceinte Sud du château de La Pomarède

La Pomarède 008

Autre photo du mur d'enceinte Sud du château de La Pomarède avec à droite l'échauguette Sud-Est

La Pomarède 009

Échauguette : ouvrage construit en saillie sur un angle, le long d'une courtine pour faciliter la surveillance des murs d'enceinte et en assurer leur défense.

Une échauguette se différencie d'une tour en étant construite attenante à un mur. Une tour est construite à partir du sol.
Les échauguettes sont généralement munies de meurtrières. 
La Pomarède 014

Mur d'enceinte Sud du château de La Pomarède avec à droite l'échauguette Sud-Est.

Les deux échauguettes du château datent du XIV ème siècle.

La Pomarède 013

Admirez les détails de construction de cette échauguette à cinq pans, épaulée par un contrefort d'angle.

La Pomarède 015

Côté Est de l'échauguette

La Pomarède 070Enceinte du château, détail surprenant, des petites briques en terre cuite ont été insérées entre les interstices des pierres d'origine, servaient-elles à combler les vides pour la consolidation du mur ?

La Pomarède 041

Angle Nord-Est du château de La Pomarède

La Pomarède 039

Autre type d'échauguette sur l'angle Nord-Est du château de La Pomarède, celle-ci dispose d'archères.

Cette échauguette de forme circulaire, prend appui sur trois arceaux ancrés dans les murs de la courtine et sur deux contreforts.

La Pomarède 020   La Pomarède 034

Autre photos de l'échauguette Nord-Est du château de La Pomarède (cliquez sur la photo pour agrandir)

La Pomarède 035

Échauguette Nord-Est du château de La Pomarède 

La Pomarède 040

L'échauguette Nord-Est du château de La Pomarède qui était à l'origine crénelée a été remaniée (on aperçoit encore des vestiges) et a reçu une toiture contemporaine

La Pomarède 072Façade Nord du château de La Pomarède

La Pomarède 010Façade Sud du château de La Pomarède

 

LES SEIGNEURS DE LA POMARÈDE

Vers 1347, Aimeri de Roquefort est le premier à être nominativement désigné seigneur de La Pomarède.

A partir du siècle suivant, la baronnie de La Pomarède sera associée aux vicomtes de Caraman avant d'être liée à d'autres patronymes comme : Antoine de Carmain* à la moitié du XV ème siècle ; Jean de Saint-Etienne ** à partir de 1552 ; Jean Aimery de Bruyères*** à partir de 1724, comte de Bruyères-Chalabre ; le marquis Louis d’Auberjon en 1841....

 

*Antoine de Carmain, quatrième fils de Jean Ier vicomte de Carmain et de Catherine de Corrase ou Coaraze veuve de Mathieu de Foix mort en 1453, qu'il épousa en seconde noce. Le père, Jean de Carmaing mourut en l'an 1470.

Antoine de Carmain obtint, en partage de la succession de son père, la seigneurie de La Pomarède, qui servit de nom distinctif à sa branche ; il possédait en outre la baronnie d'Auriac en 1495. Il épousa en 1492, Antoinette de Saint-Étienne, dont il eut :

 

         - Henri de Carmain, seigneur de La Pomarède, qui ne laissa qu'une fille, nommée Marguerite, qui porta le nom de Carmain et la seigneurie de La Pomarède à Jean de Saint-Étienne** son cousin, qu'elle épousa en 1552. Jean de Saint-Étienne était gouverneur du château de Penne. De ce mariage vint :

         - Henri de Saint-Étienne, I er du nom, qui pris du chef de sa mère, le nom de Carmain et fut baron de La Pomarède ; il fut père de :

         - Henri de Saint-Étienne de Carmain, II ème du nom, baron de La Pomarède, qui fut père à son tour de :

         - Gabriel, dont l'article suit ;

         - Alexandre, dit le chevalier de La Pomarède ;

         - Pierre, dit chevalier de Saint-Étienne ;

         - Guillaume, dit l'abbé de Carmain, en 1709 ;

         - Joseph, dit chevalier de Laval ;

         - et autre Guillaume, dit chevalier de Carmain, au service du roi Louis XIV en 1706.

 

Gabriel de Saint-Étienne, marquis de Carmain, baron de La Pomarède, a servi longtemps en qualité de capitaine d'infanterie. Il servit en Irlande, d'aide de camp au duc de Lauzin en 1689. Puis en 1691, il se rendit en Piémont, et il fit des campagnes en France en occupant les mêmes fonctions auprès du général M. de Catinat où il connu des heures de gloire. Il mourut le 3 février 1706. Il avait épousé en 1702, Paule de Viguier de Bidault dont il eut trois filles :

         - N.... de Saint-Étienne Carmain, femme de Jacques, marquis de Lardac ;

         - Marie, qui épousa le 11 septembre 1724, Jean Aimery***, comte de Bruyères-Chalabre, de ce mariage sept garçons naîtront, dont cinq entre les murs du château de La Pomarède. Leurs actes de naissance sont les plus vieux documents que possède la mairie. Trois de ces enfants deviendront de grands chefs militaires. L’un d’entre eux s’illustrera dans la marine royale. Deux seront évêques, l’un, Henri de Bruyères-Chalabre né en 1731 au château de La Pomarède fut le dernier évêque de Saint-Pons et l’autre de Saint-Omer. Mais seul, l’aîné, François Jean de Bruyères, marquis de Chalabre, Baron de La Pomarède, aura une descendance en la personne de Jean Louis Félicité, Comte de Bruyères.

8 ans après leur union, l'église du village sera dotée d'une cloche dont Jean Aymerie sera le parrain. Les dépouilles de la famille Saint-Étienne de Caraman reposent sous les dalles d'une des chapelles de l'église de La Pomarède.

 
Armoirie de Mgr Henri de Bruyères Chalabre évêque de Sai

Armoirie de Monseigneur Henri de Bruyères-Chalabre dernier évêque de Saint-Pons

 

UN CHÂTEAU CHARGÉ D'HISTOIRE AU COEUR D'UNE RÉGION MAGNIFIQUE

Le château, dont les premières mentions remontent au XI ème siècle, est une construction des XIV ème et XV ème siècles, à l'exception du donjon élevé à la fin du XI ème et aux XII ème siècles. Le château est un ensemble fortifié situé sur une légère éminence. L'enceinte, de tracé trapézoïdal, était protégée par un fossé artificiel de tracé circulaire. L'entrée principale est précédée par un pont à trois arches du XVII ème siècle.

Sous l’Empire, Félicité, une descendante du comte de Bruyères épouse le Marquis d’Auberjon de Saint-Félix et revient s’installer au château qui subira sous leur influence de grandes transformations.

En 1904, le donjon perd sont toit pointu, le grand salon s’orne des blasons des d’Auberjon.

armes de la famille Auberjon sur la poutre du grand salon dBlasons de la famille des Auberjon ornant les encorbellements du plafond du grand salon du château

La dernière châtelaine, petite-fille de Félicité et de son époux Louis, sera Jeanne-Marie-Louise d’Auberjon.

Le château de La Pomarède est vendu à la municipalité en 1950 par Jeanne-Marie-Louise d’Auberjon (1883-1968), épouse de Louis Marie Nicolas Ernest Maurin de Brignac. Cette dame de Brignac, née Comtesse d'Auberjon qui a vendu le château à la commune en 1950, gardera en usufruit la partie située entre la tour et le corps principal jusqu'à sa mort en 1968. Elle incarnerait ainsi la dernière châtelaine de La Pomarède.

Jeanne Marie Louise d’Auberjon dernière comtesse de La P

Portrait de Jeanne-Marie-Louise d’Auberjon (1883-1968) la dernière châtelaine de La Pomarède

L'enceinte fortifiée du XI ème et XII ème siècle qui abrite aujourd'hui la mairie, l'agence communale de "La Poste", l'école et la salle des fêtes. Appuyée sur deux des tours le bâtiment seigneurial du XVII ème siècle est devenu depuis 1997 l'Hostellerie du Château de La Pomarède (une étoile au guide Michelin). Une autre tour est dite de Jean XXII, pape d'Avignon, qui est supposé y avoir passé une nuit en 1320.

Le mur d'enceinte, avec les échauguettes, le pont, le fossé, les façades et les toitures de l'immeuble situé dans l'angle sud-est de la cour, sont classés aux Monuments Historiques en 1995. 

La Pomarède 012

L'échauguette Sud-Est du château de La Pomarède et les douves Est

La Pomarède 036

La façade Nord du château de La Pomarède

La Pomarède 037

L'angle Nord-Est du château de La Pomarède et ses douves

La Pomarède 038

Autre cliché du pont permettant d'accéder à la cour du château de La Pomarède, et le fossé défensif.

La Pomarède 048

Angle Nord-Est du château, on aperçoit l'une des archères à étrier de l'échauguette, caractéristique du début du XIVème siècle.

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Une vue d'ensemble côté Sud du château de La Pomarède encadré par les maisons du village

La Pomarède 051

Les toits du village de La Pomarède et la tour carrée crénelée ancien donjon du château

La Pomarède 052

Façade Sud du château de La Pomarède et à droite l'échauguette Sud-Est

 

LA PRISE DU CHÂTEAU DE LA POMARÈDE PAR SIMON DE MONTFORT

Robert de Mauvoisin, était allé dans différentes régions de France pour y solliciter de nouveaux renforts en faveur de Simon de Montfort. Ce général ayant ranimé son courage à la vue de ces troupes qui arrivèrent à Carcassonne vers la fin de l'année 1211, il les conduisit à Fanjeaux dans le dessein d'attaquer le comte de Foix qu'il tenait assiégé depuis quinze jours par Guillaume d'Aure chevalier du parti des croisés dans le château de Cher ou Quier. Ce comte n'osant l'attendre, leva le siège, et abandonna ses machines de guerre.

Simon se rendit alors dans le pays de Foix, où il fit des dégâts, et prit quatre châteaux qu'il rasa. Etant de retour à Fanjeaux, il marcha avec toute son armée vers le château de la Pomarède du diocèse de Toulouse, il l'assiégea dans les formes, et il donna l'assaut au bout de quelques jours. Mais la nuit étant survenue, il fut obligé de la bataille, et de remettre l'attaque au lendemain. Les assiégés se voyant hors d'état de résister, firent un trou dans la muraille du château et se sauvèrent dans l'obscurité, et abandonnèrent la place. Puis Simon de Montfort marcha ensuite vers Albedun château du diocèse de Narbonne, qui s'était soustrait à son obéissance et dont le seigneur vint au devant de lui, pour lui faire ses soumissions.

La Pomarède Carte 04Encore un petit extrait de carte, pour voir en détail la configuration des alentours du village de La Pomarède, comme le lac de Malfrette au Nord-Ouest que vous verrez en photo ci-après

La Pomarède 053Un calvaire marquant un Jubilé qui eu lieu en 1875, de quoi s'agit-il ?

Dans la tradition catholique, le Jubilé est un grand événement religieux. L'Année jubilaire est avant tout l'année du Christ, porteur de vie et de grâce à l'humanité.

Le Jubilé est appelé communément "Année Sainte", non seulement parce qu'il commence, se déroule et se conclut par des rites sacrés, mais aussi parce qu'il est destiné à promouvoir la sainteté de vie.
Il a été institué en effet pour consolider la foi, favoriser les oeuvres de solidarité et la communion fraternelle au sein de l'Eglise et dans la société, pour rappeler et encourager les croyants à une profession de foi plus sincère et plus cohérente dans le Christ unique Sauveur.
Le déroulement de l'Année Sainte ne fut pas permis à cause des événements survenus avec la République Romaine et l'exil temporaire de Pie IX.
Ce même Pontife put toutefois convoquer le Jubilé de 1875, privé des cérémonies d'ouverture et de fermeture de la Porte Sainte à cause de l'occupation de Rome par les troupes de Victor Emmanuel II.
Le jubilé de 1875 était donc très attendu et beaucoup de paroisses ont souhaité marquer cette année sainte particulière en érigeant des croix, nommées croix de jubilé.
La Pomarède 003

Les aménagements paysagers entourant l'enceinte du château de La Pomarède

La Pomarède 047

Drôle de machine d'un autre temps, me direz-vous.

C'est un ventadou, il servait à créer un vent artificiel qui permettait ainsi de séparer les grains de leur enveloppe.

Du moins c'est le nom que l'on lui donnait au Pays de Sault, peut-être a t-il  un autre nom dans le Lauragais ?

La Pomarède 004

Zoom sur ce Ventadou, machine qui autrefois, rendait bien des services.

La Pomarède 061

Rue paisible du charmant village de La Pomarède

La Pomarède 062

Le porche néo-gothique de l'église Saint-Christophe du village de La Pomarède. L'intérieur de l'église a été rénové de 2009 à 2010, l'inauguration a été célébrée par Mr Alain Planet le 20 novembre 2010.

L'église date du début du XIII éme siècle, elle était peut-être à l'origine une église préromane.

Elle aurait remplacé "l'église vieille" cité en 1257 dans les textes anciens et qui se trouvait près du cimetière.

En 1317, elle est rattachée au diocèse de Saint-Papoul.

La Pomarède 063

Le clocher mur de l'église Saint-Christophe du village de La Pomarède.

Le clocher à pignon triangulaire est percé de trois baies campanaires à plein cintre.

Sa cloche unique a été parrainée en 1732 par Jean-Emeric de Bruyères, seigneur de La Pomarède.

C'est un clocher typique que l'on trouve dans de nombreux villages du Lauragais.

Cette église de style gothique, est contemporaine au château.

La Pomarède 064   La Pomarède 066

Les vitraux vus de l'extérieur de l'église Saint-Christophe du village de La Pomarède.

 Vitraux réalisés en 1963 par le peintre verrier toulousain très connu Henri Guérin (1929-2009) 

Vitraux en dalle de verre des années 1950, d'une technique nouvelle et à la mode dans cette période d’après guerre, ces vitraux sont réalisés avec des dalles de verre épaisses (20x30x3cm), taillées et liées par un joint de ciment gris. 

La Pomarède 068

Par endroit, on peut voir les matériaux de construction de l'église Saint-Christophe du village de La Pomarède

La Pomarède 090La nef est soutenue par trois arcs doubleaux brisés et dispose de trois chapelles latérales voûtées sur croisées d'ogives.

Le chœur au chevet plat est fermé par un appui en fer forgé du XVIII éme siècle. 

Le tableau que vous apercevez dans le chœur, est l'œuvre de Louis-Marie-François Jacquesson de La Chevreuse (Toulouse 1839 - Paris 1903).

Derrière la grille des fonds baptismaux il y a un bénitier en marbre rose de Caunes- Minervois qui date de 1752.

La Pomarède 069

La rue de La Liberté à La Pomarède et l'ancien presbytère qui a été rénové.

La Pomarède 067

Place de la poste à La Pomarède, ce bâtiment abritait autrefois la Poste et la Mairie qui aujourd'hui se trouvent dans l'enceinte du château de La Pomarède

La Pomarède 055Village de La Pomarède
La Pomarède 060

Angle Sud-Ouest de l'enceinte du château de La Pomarède.

On aperçoit sur cette photo, une croix de Mission en fer forgé datant de 1901.

La Pomarède 057

Local ancien rénové qui abritait autrefois le système de balance publique.

Un poids public, ou bascule publique, est un ouvrage architectural.

Ce poids public a été construit par Mr de Brignac en 1907 maire de la commune à cette époque, sur un terrain cédé gracieusement par Madame la comtesse d'Auberjon. 

Il est situé généralement au centre d'une ville, un village, à proximité d'une gare, d'un bureau de poste ou d'un lieu de marché, et permet de déterminer le poids de tout véhicule.
Le poids public est utilisé dans le commerce ou le transport pour évaluer le poids de marchandises ou la tare d'un véhicule.
Le "poids public communal" était un bâtiment utilisé lors des transactions entre paysans lors des foires ou marchés.
Ces bâtiments existent officiellement depuis une ordonnance de Louis XII en 1498, mais c'est surtout le XIX ème siècle qui les verra s'installer en nombre dans les communes,  et ils font partie aujourd'hui du patrimoine national. .
Il s'agissait alors de vérifier le poids des matières vendues ou des animaux, sous responsabilité de la commune.
Les anciennes mesures étaient en effet sources de conflits. La commune mettait alors à disposition les instruments de mesure communs à tous, et ainsi le système de pesage était considéré comme officiel.
Généralement le bâtiment est devancé d'une sorte de "benne" qui permettait le pesage des animaux, sur cette photo on distingue encore son emplacement.

La Pomarède 071

Plaque sur le fronton du bâtiment Poids Public ci-dessus

La Pomarède 079

Le lac de Malfrette situé à 1,5 km au Nord-Ouest de La Pomarède (voir le plan ci-dessus).

Situé en partie sur l'emplacement d'un gisement d'argile épuisé par "La Tuilerie", le lac de "Malfrette" a été aménagé en 1990.

D'une superficie de 13 hectares et d'une capacité d'environ 8000 m3, cette retenue collinaire à usage agricole est devenue un lieu de promenade touristique équipé de plusieurs aires de pique-nique. 

La Pomarède 081

Le lac de Malfrette

La Pomarède 080

Le village de La Pomarède vu du lac de Malfrette

La Pomarède 085L'hiver c'est abattu sur la campagne, près de La Pomarède

 

Cette fois je n'ai pas beaucoup de photos anciennes à vous proposer, mais c'est toujours cela :

La Pomarède ancien 03 en 1905

La Pomarède en 1905, avec l'école au fond à gauche et la mairie juste après l'enseigne "chocolat Menier", l'église étant à droite.

La carriole, est certainement celle du photographe qui a pris cette photo à la volée !

La Pomarède 059Voici une photo prise en 2013 au même endroit que la photo précédente, l'angle de vue est différent
La Pomarède ancien 02 en 1955

La Pomarède en 1955

La Pomarède ancien 01 en 1990La Pomarède en 1990

 

Madame Michèle Marc qui habite le village de La Pomarède m'a transmis des documents et photos anciennes que je vous propose ci-après, je l'en remercie vivement pour sa participation :

La Pomarède ancien 04 en 1910Une vue générale de La Pomarède en 1910

La Pomarède ancien 07 vers 1953Une vue aérienne de La Pomarède en 1953

La Pomarède ancien 08 vers 1980Une vue générale de La Pomarède en 1980

La Pomarède ancien 09 vers 1980Une autre vue générale du village de La Pomarède en 1980

La Pomarède ancien 06 en 1948Une vue aérienne de La Pomarède en 1948

La Pomarède ancien 05 en 1930Le château de La Pomarède en 1900 car la tour possède encore son toit pointu qui sera démantelé en 1904

La Pomarède ancien 015 fronton de porte vers 1980  La Pomarède ancien 010 vers 1980

Photo de gauche, La Pomarède en 1980, fronton de porte médiévale. A droite, l'église Saint-Christophe en 1980

La Pomarède ancien 016 fronton de porte vers 1980  La Pomarède ancien 014 porte de grange vers 1980

Ces deux photos de La Pomarède datent des années 1980, à gauche fronton de porte originale et à droite, porte de grange

La Pomarède ancien 026 pont du chateau vers 1980

La Pomarède en 1980, pont d'accès au château

La Pomarède ancien 027 pont du chateau vers 1980La Pomarède en 1980, pont d'accès au château

La Pomarède ancien 018 échauguette vers 1980

Le château de La Pomarède en 1980, l'échauguette Nord-Est

La Pomarède ancien 020 tour coté cour vers 1980  La Pomarède ancien 025 portail du chateau vers 1980

Celles-ci aussi datent des années 1980, à gauche, la tour carrée crénelée ancien donjon du château. A droite, la porte d'entrée à la cour du château

La Pomarède ancien 017 escalier accès au chateau vers 198  La Pomarède ancien 019 tour coté cour vers 1980

A gauche, escalier permettant l'accès au château. A droite, la tour carrée crénelée ancien donjon vue de la cour du château en 1980.

 Du haut de la tour carrée ancien donjon, la cour du château, et une vue en direction du Sud en 1980 

La Pomarède ancien 021 vue de la tour vers S-O vers 1980Du haut de la tour carrée ancien donjon, une vue vers le Sud-Ouest en 1980

La Pomarède ancien 023 vue de la tour vers Ouest vers 1980Du haut de la tour carrée ancien donjon, une vue vers l'Ouest en 1980

La Pomarède ancien 013 la rue basse vers 1980La Pomarède, la rue Basse en 1980

La Pomarède ancien 012 le presbytere vers 1980La Pomarède, le presbytère en 1980

La Pomarède ancien 011 la poste vers 1980La Pomarède, la poste en 1980

La Pomarède ancien 024 l'école vers 1980La Pomarède, l'école en 1980

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Réalisé par Henri TOUSTOU / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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2 octobre 2013
bandeau les villages du Pays de Sault

 

Il existe en Pays de Sault une notion de temps qui se joue des contraintes quotidiennes. Tout ici invite à la patience : l'attente d'un levé de soleil, celle des premiers flocons, le vol guetté d'un rapace, les cèpes à l'automne et tant d'autres rendez-vous intimes avec une nature vive et protégée. Ce territoire de moyenne montagne, est fait de grand air, d'eau, d'herbe et de cailloux. Ce bout de terre accroché aux nuages a été très tôt apprivoisé par les hommes, ceux des grottes. L'alchimie est réussie avec toutes les composantes géographiques de ce Sud d'altitude, généreux avec les contrastes de la chaîne pyrénéenne. Prenez l'exacte mesure de vos attentes : profiter du privilège de l'espace et du silence, de la douce convivialité partagée. Bienvenue en Pays de Sault !

Merci à Paul Delobel qui est allé "au pied levé" prendre quelques photos du hameau de La Malayrède car j'en avais très peu à vous proposer, il aurait été dommage que ce tout petit hameau ne soit pas mis à l'honneur !

Voici la suite du reportage que vous attendez tous, celui-ci est diffusé en deux parties, du fait qu'il y a de nombreuses photos à télécharger .... N'hésitez pas à apporter votre collaboration photographique ou témoignage à ce reportage, car je peux toujours rajouter des infos, vous avez mon adresse email à la fin de l'article pour me contacter, je vous souhaite une bonne lecture ...

 

logo label Pays Cathare 02

 

Belvis 167

J'ai encore quelques photos de Belvis, il serait dommage de ne pas les diffuser !

Belvis 157

Belvis, côté Est en venant du hameau de La Peyre

Belvis 160

Belvis, D222 sortie Ouest, vu du "Prat Planié"

Belvis 158

Belvis vu depuis le village d'Espezel

Belvis 094

Panorama de Belvis

Belvis 165

Belvis, le quartier d'en haut et les "Prés des villes" vu du cimetière, on aperçoit aussi le Presbytère au pied du Roc del Castel

Belvis 091

Belvis, le quartier du "Milieu", vu du cimetière

Belvis 090

Belvis, le quartier d'en haut

Belvis 096

Belvis, le quartier d'en haut et les "Prés des villes" vu du cimetière

Belvis 095

Une dernière photo de Belvis sous ce beau ciel bleu

Colonie Felix Armand à Belvis 01

A la lecture de la première partie de ce reportage, un internaute, Michel Lannes m'a adressé deux photos datant des années 1960 de la colonie de vacances Félix Armand située à Belvis.

Michel Lannes, n'est autre que le neveu de l'abbé Lannes de Quillan qui a été directeur très longtemps de cette colonie.

Bon nombre de ces enfants venaient de Quillan et environs.

Pourquoi ne pas les diffuser ! On ne sait jamais des internautes pourraient très bien se reconnaître sur ces photos. Qu'ils m'écrivent j'indiquerais leur nom.

2ème rang en partant de la gauche : Francis LANNES, ....

 

Colonie Felix Armand à Belvis 02

Autre photo des années 1960 de la colonie de vacances Félix Armand située à Belvis.

1er rang en partant de la gauche : ..... ,  le 10ème c'est Michel LANNES, ....

Michel ne se rappelle que deux noms : Montanié et Lacroix sans plus de précision

 

Belvis carte 03

Voici la position des deux hameaux par rapport au village de Belvis.

Le hameau de La Malayrède se situe au Nord à 3,5 km de Belvis, quand au hameau de La Peyre, lui est situé à l'Est le long de la D613 à 2,5 km

Hameau La Malayrède

Une vue aérienne du petit hameau perdu de La Malayrède

 

LE  HAMEAU DE LA MALAYRÈDE

Je n'ai que très peu de photos à vous proposer concernant le hameau La Malayrède, mais, si vous en possédez, envoyez les moi, je les rajouterai volontiers à ce reportage qui s'étoffera grâce à votre aimable participation.

Le hameau de La Malayrède, est situé à six kilomètres au Nord-Est de Belvis. Ce hameau ne figure pas sur la carte dressée par Christian Raynaud pour le XIII ème siècle, contrairement à Belvis qui y est mentionné. Par contre, sur la carte de Cassini datant de la fin du XVIII ème siècle, le hameau son l'église y figure. Le hameau de La Malayrède est un hameau de défrichement, datant probablement du début du  XVII ème siècle. Un bail datant de 1613, indique, que des officiers du Roi avaient affermé là 120 sétérées à six habitants venus de Roquefixade (Ariège). Le lieu est mentionné dans un texte en 1682. Le nom du hameau varie selon les actes, il s'orthographie : Maleyrède en 1692, Mallerède en 1719.

Un siècle et demi plus tard, en 1760, le hameau a prospéré, il compte une trentaine de "taillables", 27 maisons, 27 granges.

En 1867 et le 30 juillet 1870, des actes font états de la rénovation d'une vieille chapelle  et de la construction d'un presbytère au hameau de La Malayrède. Des malversations à la suite des travaux, s'ensuivirent et le combat pour obtenir réparation et avoir un lieu de culte sécurisé fut rude pendant de longues années. En 1987, l'église fut fermée pour raison de sécurité. En 1999, l'église fut entièrement restaurée. L'église possède une seule cloche datant de 1876.

Hameau La Malayrède 019

Bienvenue au hameau de La Malayrède, pas besoin d'aller au Népal pour s'isoler loin du monde

Belvis 013 le hameau de Lamalayrède

Le petit hameau de La Malayrède à la fin de l'hiver

Hameau La Malayrède 015

Le hameau de La Malayrède perdu au bout de la départementale 422 qui se termine en impasse, au calme dans un écrin de verdure

Hameau La Malayrède 016

Habitations du hameau de La Malayrède, loin des bruits de la ville

Belvis 012 église du hameau Lamalayrède

L'église du hameau de La Malayrède

Hameau La Malayrède 01

Le cimetière jouxtant l'église du hameau de La Malayrède

Hameau La Malayrède 02Le petit cimetière du hameau de La Malayrède, avec des tombes très anciennes

Hameau La Malayrède 014

L'église et le presbytère du hameau de La Malayrède

Hameau La Malayrède 03L'intérieur de l'église du hameau de La Malayrède

Hameau La Malayrède 012  Hameau La Malayrède 010

A gauche l'église du hameau de La Malayrède. A droite, la végétation reprend ses droits sur certaines habitations (cliquez sur les photos pour agrandir)

Hameau La Malayrède 011

Habitation du hameau de La Malayrède

Hameau La Malayrède 013

Ancien lavoir rénové et transformé du hameau de La Malayrède

Hameau La Malayrède 06Citerne et captage en eau pour alimenter le hameau de La Malayrède

Hameau La Malayrède 018

Le hameau de La Malayrède, lieu de repos

Hameau La Malayrède 05

Habitations du hameau de La Malayrède

Hameau La Malayrède 04

Hameau de La Malayrède, lors d'une rénovation, une porte conservée qui a traversé les us du temps

Hameau La Malayrède 07

Habitation du hameau de La Malayrède

Hameau La Malayrède 09

Habitation rénovée en bois, du hameau de La Malayrède

Hameau La Malayrède 08

Habitations en pierre de pays du hameau de La Malayrède

Hameau La Malayrède 017

Sur les hauteurs du hameau de La Malayrède, vous avez une superbe vue, on aperçoit le lac de Montbel (flèche) au Nord-Est de Puivert, à vol d'oiseau cela fait 13 km environ

 

LE  HAMEAU DE LA PEYRE

Le terme "hameau" est issu de l'ancien pluriel des noms en -el : hamel, hameaux en ancien français diminutif de ham se traduit "petit village". Les hameaux se distinguent des lieux-dits dans la mesure où ils sont toujours habités, ce qui n'est pas forcément le cas des lieux-dits. Je ne connais pas la date de naissance de ce hameau qui est rattaché administrativement au village de Belvis tout proche. Je pense qu'à l'origine des habitations sont venues grossir un corps de ferme et pour des raisons pratiques elles se sont regroupées au bord de la route D613. Si vous avez des infos et connaissez l'histoire de ce hameau, écrivez-moi. Mais pour le plaisir voici un album photos de ce paisible hameau de Lapeyre. Sur certains documents Lapeyre est écrit aussi en deux mots "La Peyre" tout comme le hameau de "La Malayrède".

 

Hameau de Lapeyre 050

Une vue aérienne du hameau de La Peyre

hameau de Lapeyre 053

Une vue aérienne du hameau de La Peyre

Belvis 062 vu du hameau de Lapeyre

Belvis vu du hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 036

Le hameau de La Peyre et la D613, vus depuis le village de Belvis

Hameau de Lapeyre 001

Nous quittons Belvis, retour sur la D613 qu'il nous faut remonter en direction de Quillan pour rejoindre le hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 048

Le hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 020Route reliant le hameau de La Peyre à la D613 en direction d'Espezel

Hameau de Lapeyre 021Route reliant le hameau de La Peyre à la D613 en direction d'Espezel

Hameau de Lapeyre 022Entrée dans le hameau de La Peyre depuis Belvis

Hameau de Lapeyre 023

Entrée dans le hameau de La Peyre depuis Belvis

Hameau de Lapeyre 024

Entrée dans le hameau de La Peyre depuis Belvis

Hameau de Lapeyre 002

Hameau de La Peyre, chemin de Quirbajou, fontaine-lavoir

Hameau de Lapeyre 003

Hameau de La Peyre, chemin de Quirbajou, fontaine-lavoir

Hameau de Lapeyre 004Hameau de La Peyre, habitations le long du chemin de Quirbajou

Hameau de Lapeyre 005Hameau de La Peyre, habitations le long du chemin de Quirbajou

Hameau de Lapeyre 006Hameau de La Peyre, habitations le long du chemin de Quirbajou

Hameau de Lapeyre 007Hameau de La Peyre, engins agricoles le long du chemin de Quirbajou

Hameau de Lapeyre 008Hameau de La Peyre, route menant à la D613

Hameau de Lapeyre 009Habitations au coeur du hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 010Habitations au coeur du hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 011Le coeur du hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 012Habitations au coeur du hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 013Habitations au coeur du hameau de La Peyre.

La maison type du paysan au Pays de Sault : la partie basse des maisons s'appelait autrefois la "passade", c'est l'endroit où l'on entreposait les outils, le matériel agricole et c'est aussi à ce niveau, que se trouvait l'étable avec les râteliers.

Au-dessus de l'étable il a les foins pour nourrir les bêtes, et à côté une chambre.

A l'étage on trouve aussi le lieu de vie, avec une ou deux chambres. Au second étage, c'est le grenier qui servait de débarras et resserre à grains.

Les hauteurs entres planchers sont relativement faibles afin de contenir la chaleur.

Hameau de Lapeyre 014Habitations au coeur du hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 015

Habitations au coeur du hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 016Habitations au coeur du hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 017

Habitations au coeur du hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 018Rue du hameau de La Peyre

Hameau de Lapeyre 019

Le hameau de La Peyre, l'activité est essentiellement agricole

Hameau de Lapeyre 026Hameau de La Peyre, fontaine-lavoir le long de la route départementale

Hameau de Lapeyre 025Hameau de La Peyre, fontaine-lavoir le long de la route départementale

Hameau de Lapeyre 030

Une extension du hameau de La Peyre que l'on nomme "La Borde" que l'on aperçoit ici, ce sont quelques habitations implantées à la sortie du hameau le long de la D613

Hameau de Lapeyre 031

Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde"

Hameau de Lapeyre 049

Hameau de La Peyre vers le lieu dit "La Borde"

Hameau de Lapeyre 032

Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde"

Hameau de Lapeyre 028

Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde"

Hameau de Lapeyre 027Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde"

Hameau de Lapeyre 029Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", vestige d'une autre époque

Hameau de Lapeyre 033Hameau de La Peyre, habitations du lieu dit "La Borde"

Hameau de Lapeyre 034

Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde"

Hameau de Lapeyre 035

Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde"

Hameau de Lapeyre 037Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde"

Hameau de Lapeyre 038

Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", la maison Lacroix, ancienne menuiserie aujourd'hui fermée

Hameau de Lapeyre 039Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", la maison Lacroix, ancienne menuiserie aujourd'hui fermée

Hameau de Lapeyre 040Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", la route départementale D613, en direction de coudons, Quillan

Hameau de Lapeyre 041Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", la route départementale D613, en direction de Coudons, Quillan

Hameau de Lapeyre 043

Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", habitations le long de la route départementale D613

Hameau de Lapeyre 044Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", habitations le long de la route départementale D613

Hameau de Lapeyre 045Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", habitations le long de la route départementale D613, remarquez la boîte aux lettres publiques des PTT incrustée dans le mur de cette maison (voir photo ci-dessous), original non !

Henri à l'oeil du détail

Hameau de Lapeyre 046

Boîte aux lettres publiques des PTT, incrustée dans le mur de la maison (voir photo ci-dessus), original non !

Hameau de Lapeyre 047Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", habitations le long de la route départementale D613, en direction d'Ax-les-Thermes

Hameau de Lapeyre 052Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", habitations le long de la route départementale D613, en direction d'Ax-les-Thermes

Hameau de Lapeyre 051Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", habitations le long de la route départementale D613, en direction de Coudons, Quillan

Hameau de Lapeyre 042Hameau de La Peyre lieu dit "La Borde", habitations le long de la route départementale D613

Photo 01 Pierre ROLLAND de Lapeyre vers 1935

Et pour terminer ce reportage je vous propose 3 photos de Pierre ROLLAND agriculteur au hameau de La Peyre que l'on voit ici aux champs en 1935.

Le labour avec le brabant, venu dans le pays vers 1920, celui-ci pesait de 120 à 130 kg, un pas de vis permettait de régler la profondeur du labour.

Remarquez sur cette photo, que les bêtes portent un "mouralh", sorte de panier grillagé, pour les empêcher de prendre une bouchée d'herbe de temps à autre.

Le joug est le bon joug du pays qui était fabriqué jusque dans les années cinquante à Niort-de-Sault

Photo 02 Pierre ROLLAND de Lapeyre en 1936

Pierre ROLLAND agriculteur au hameau de La Peyre que l'on voit ici aux champs en 1936.

La mise sous le joug des bêtes, nécessite adresse et promptitude car l'animal n'est pas toujours docile

Photo 03 Pierre ROLLAND de Lapeyre août 1964Pierre ROLLAND agriculteur au hameau de La Peyre, s'en allant au pré en compagnie de son chien Dick en août 1964

 

Cela fait plaisir de voir ces petits villages avec leurs hameaux méconnus d'être à la Une du web , c'est la France profonde dont on ne parle jamais !  Et bien aujourd'hui c'est chose faites.

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...

Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article, à bientôt, l'aventure continue ... pour la promotion de l'Aude !

Vous connaissez mon adresse mail pour m'adresser vos documents ou prendre simplement contact :

  jp@belcaire-pyrenees.com 

 

Ainsi se termine ce reportage, en espérant qu'il vous aura intéressé, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ... et revenez me voir !

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Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui ont bien voulu partager et grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...qu'on se le dise !! 
Sachez qu'il est toujours possible d'y rajouter des infos, des photos, si vous en avez, contactez moi, je me ferai un plaisir de compléter l'article.

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Réalisé par Henri TOUSTOU / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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17 septembre 2013
bandeau les villages du Pays de Sault

 

Que le temps passe vite, l'été est bientôt derrière nous ! Sympa, la rentrée ! A peine rangé ce sublime tee-shirt orange fluo que vous n'avez pas osé porter de l'été, aussitôt terminé le dernier tube de crème solaire, que la routine reprend son cours avec la rentrée scolaire. Le mot est lâché ! La voilà, la rentrée, prête à déshabiller l'été de ses atours de vacances. Eh bien non ! www.belcaire-pyrenees.com, va vous permettre d'y rester en vacances ou de vous donner des idées de villégiatures et de découvrir l'Aude de façon agréable, grâce à ce site web proche de vous. Aujourd'hui, je vous propose de découvrir un petit village fort sympathique, plein de charme au Pays de Sault, Belvis et ses deux hameaux Lamalayrède et Lapeyre. Un petit coin de paradis que nous vous faisons partager avec mon ami Henri Toustou originaire de Belcaire en Pays de Sault.

Les nombreuses photos réalisées dans ce reportage par Henri Toustou, est un parfait exemple de ce que j'attends de vous, si vous désirez mettre à la Une votre village de l'Aude !!!

 

Ce reportage qui vous est proposé en deux parties, vous allez pouvoir visualiser sur l'ensemble, plus de 275 photos !!!!

Je vous mets au défi, vous ne trouverez pas d'équivalent à ce reportage consacré à Belvis sur internet !

Ce fut un gros travail de préparation, mais je suis parvenu à faire, je pense quelque chose de bien, mais on peut toujours l'améliorer, si vous avez des compléments historiques à me communiquer, n'hésitez pas.

 

Entre parenthèse avec mon ami Henri, nous avons l'idée, de réaliser un reportage photos d'époque, sur l'aventure spéléo, à laquelle ont participé les jeunes de Belcaire entre 1970 et 1985. Nous comptons sur votre collaboration et participation, fouillez vos archives, vous qui possédez des clichés spéléo de cette période, n'hésitez pas à m'envoyer vos photos et témoignages pour une diffusion prochaine. Sans vous, ce site n'existerait pas.

Sur www.belcaire-pyrenees.com comme vous le voyez c'est éclectique !

 

logo label Pays Cathare 02

 

 Belvis 018

Belvis 043

Bienvenue en Pays de Sault

Belvis 159

Belvis blotti à l'abri de son Roc del Castel

Belvis carte 01

Le village de Belvis se situe à la porte du Pays de Sault.

Toulouse n'est qu'à 137 km, Béziers 160 km, Narbonne 130 km, Cahors 247 km, Carcassonne 69 km, Foix 56 km, Quillan 17 km et Ax-les-Thermes 38 km.

Belvis carte 02

Repérez sur cette carte le village de Belvis et ses deux hameaux Lamalayrède (ou en deux mot suivant les cartes La Malayrède) et Lapeyre dont il sera question dans ce reportage en deux parties.

Belvis carte 04

Zoom sur cette carte IGN vous situant la fameuse grotte préhistorique de la Cauna

photo aerienne de Belvis 01

Vue aérienne du village de Belvis

photo aerienne de Belvis 02

Zoom sur la vue aérienne du village de Belvis

 

blason de Belvis

Le blason du village de Belvis

Belvis 038 RD613 arrivée à Belvis

Alors là, je vais me faire plaisir pour vous montrer quelques photos ; venant de Quillan, ici, nous arrivons sur le plateau du Pays de Sault par la D613 en direction de Belvis, quelle émotion ce paysage !!!

C'est bizarre cela me fait toujours le même effet.

Belvis 037 RD613 arrivée à Belvis

Il n'est pas beau ce Pays de Sault !? Vous êtes dans une région qui a su garder son authenticité, malgré elle !

Belvis 040 RD613 arrivée à Belvis

Nous approchons de Belvis

Belvis 039 RD613 arrivée à Belvis

Belvis vu de la D613

Belvis 020

Belvis village tranquille au Pays de Sault ouvert entre autre, au tourisme vert !

A cause de son exposition au midi, cela a donné lieu au dicton suivant :

"Belvis, pla en finèstrat, beiollo, bisto et paoûe d'estat"

Ce qui peut se traduire par  : "Belvis est bien situé, bien orienté, mais peu de surface"

Belvis 076

Belvis, vu de la D613 en venant d'Espezel

Belvis 075

J'adore cette photo pour son angle vue, photo prise de la D613 (que l'on voit à droite) entre Espezel et Belvis

Belvis, en latin "bella visio" signifie belle vue.

Belvis se situe sur le plateau septentrional (le grand plateau) du Pays de Sault, à une altitude de 960 mètres, il jouxte les grandes forêts de Callong et Picaussel. Ce petit village du Pays de Sault, est remarquablement exposé et domine les plateaux et les gorges du Rébenty. La commune comptait en 2010, 182 habitants.

Le village est blotti en amphithéâtre au pied du "Roc del Castel", ancien site castral d'où la vue porte sur une large partie du Plateau de Sault. Autrefois, le village était entouré de "feradjals" zone de culture intensive où se trouvent les terres les plus fertiles, souvent des jardins. On ne stocke plus le foin et la paille autour des maisons et les animaux ont quitté le village. Les troupeaux se sont agrandis et sont parqués aujourd'hui dans de grands hangars aux alentours.

Belvis 01

Belvis est le point de départ de belles balades dans les forêts de Picaussel et de Callong, le sentier GR7A passe à Belvis ainsi que le fameux sentier Cathare à proximité (voir la carte).

Et tout récemment (en 2012) un sentier des arts a été créé, parcours fléché et original à partir de Belvis, tous les ans pour la période estivale il est "rénové"

Belvis 03

Magnifique panorama du village de Belvis

Belvis 042

Le charme des forêts sauvages du Pays de Sault en automne

Le Pays de Sault va voir un certain nombre de châteaux émerger aux XI ème et XII ème siècles, avec la multiplication de petits seigneurs. La plupart de ces châteaux allaient donner naissance à des villages fortifiés comme Belvis. Vers 1234, le seigneur du lieu, Raimond de Niort, invita un jour son frère, Bernard-Othon de Niort, à un repas, où lui furent présenté Raimond Guillaume hérétique avec Alaman de Roaix, Raimond Roger de Toulouse, Guillaume de Rouvenac et Marquésia (fille de Pierre-Roger de Mirepoix) la femme de Raimond de Niort. Pendant ce repas ils écoutèrent les prédications des hérétiques. Les chevaliers cités étaient des faidits traqués, nous étions en pleine croisade Albigeoise, le tribunal de l'Inquisition était en place depuis 1233. Beaucoup de cathare vinrent se réfugier au Pays de Sault. Un grand nombre de chevaliers faidits du Razès qui représentaient l'un des points forts de la résistance occitane sont hébergeaient par les seigneurs du Pays de Sault.

On sait qu'à l'époque du siège de Montségur en 1243, le seigneur de Belvis, Raimond de Niort, envoya à plusieurs reprises deux de ses hommes, Escot de Belcaire et Avellanet, tous deux habitants Belvis, apporter des messages à Pierre-Roger de Mirepoix.

Pierre Roger qui s'entendait bien avec ce sergent Escot de Belcaire qui vivait à Belvis, lui demanda d'aller s'informer pour savoir "si le Comte de Toulouse menait à bien ses affaires". Il fut convenu que si tout allait bien en effet, Escot allumerait un feu sur le Vidorle (au Nord de Belvis "le Sarrat de Vidorles" altitude 985m), un sommet proche de Belvis. Quelques jours plus tard, le feu fut allumé, et par deux fois.

 

On sait que l'arbalétrier, Raymond de Belvis, faisait parti des assiégés de Montségur, il reçu avec vingt autres croyants et croyantes le consolament le dimanche 13 mars 1244. Ils périrent brûlés vifs le 16 mars 1244. Deux cent vingt-quatre Bons Hommes et Bonnes Femmes périrent ce jour là à Montségur, on ne connaît à ce jour, que dix-neuf femmes et quarante-quatre hommes. Les noms des autres se sont perdus avec leurs cendres.

Belvis 182

Superbe photo de Belvis sous la neige avec un ciel bien plombé

Belvis 06Belvis en hiver

Belvis 034 mars 2009

Le village de Belvis à la sortie de l'hiver

Belvis 05

Une vue aérienne de Belvis, avec en arrière plans les forêts de Picaussel et de Callong

Autrefois il y avait un modeste château à Belvis sur "le Roc del Castel" qui surveillait la région et défendait ce petit village, il n'en reste plus, il a été démantelé pierre par pierre. Confisqué pendant la croisade contre les Albigeois, il fut détruit en représailles. Il communiquait à vue avec la forteresse d'Albe (Joucou).

 

Belvis dépendait de la seigneurie de Belfort (Aude) qui était entre les mains de la famille d'Usson au XVII ème siècle, mais avant eux, cette seigneurie fut possédée par les Villemur de 1480 jusqu'en 1714. Roger de Villemur de Paillers seigneur de Belfort et autres places fortes habitait Chalabre en 1694. Ils vendirent le 26 septembre 1714, la seigneurie de Belfort à Jean Louis François d'Usson de Bonrepaux, marquis de Bonnac. Elle changea de main vers 1784, Pierre Guillaume de Sauzède acheta le titre de seigneur et baron de Belfort et autres places, dont Belvis.

Belvis 180

En prenant la petite route qui vous mène à Belvis par l'entrée Est, en venant du hameau de Lapeyre vous avez cette belle vue.

Belvis 080

Belvis par l'entrée Est, en venant du hameau de Lapeyre

Belvis 110

Entrée Est du village de Belvis, en venant du hameau de Lapeyre

Belvis 177

Entrée Est du village de Belvis, endroit que l'on appelle "la balance" ou "poids public"

Petit local ancien rénové que l'on voit en partie à gauche du véhicule, qui abritait autrefois le système de balance publique.
Un poids public, ou bascule publique, est un ouvrage architectural.
Il est situé généralement au centre d'une ville, un village, à proximité d'une gare, d'un bureau de poste ou d'un lieu de marché, et permet de déterminer le poids de tout véhicule.
Le poids public est utilisé dans le commerce ou le transport pour évaluer le poids de marchandises ou la tare d'un véhicule.
Le "poids public communal" était un bâtiment utilisé lors des transactions entre paysans lors des foires ou marchés.
Ces bâtiments existent officiellement depuis une ordonnance de Louis XII en 1498, mais c'est surtout le XIX ème siècle qui les verra s'installer en nombre dans les communes,  et ils font partie aujourd'hui du patrimoine national. .
Il s'agissait alors de vérifier le poids des matières vendues ou des animaux, sous responsabilité de la commune.
Les anciennes mesures étaient en effet sources de conflits. La commune mettait alors à disposition les instruments de mesure communs à tous, et ainsi le système de pesage était considéré comme officiel.
Généralement le bâtiment est devancé d'une sorte de "benne" qui permettait le pesage des animaux, sur cette photo on distingue encore son emplacement, le véhicule est garé dessus.

Belvis 179

Entrée Est du village de Belvis, en regardant vers le hameau de Lapeyre

Belvis 111

Entrée Est du village de Belvis, en venant du hameau de Lapeyre

Belvis 178Le début de la Grande Rue à Belvis, côté Est

Belvis 181Belvis, vers la place Jean Grauby

Belvis 174Belvis, l'ancienne école

Belvis 021 grande rue

Belvis, la Grande Rue à proximité de l'église Saint-Étienne

Belvis 131

Belvis, la Grande Rue en direction du "Buc"

Belvis 166

Belvis, sa mairie

Belvis 175

Belvis, réservoir d'eau potable construit en 1900, c'est en quelque sorte le château d'eau, permettant l'alimentation en eau par gravitation du village

Belvis 176Belvis, plaque commémorative avec les noms des différents acteurs ayant participés à la réalisation du réservoir d'eau potable construit en 1900

Belvis 022 grande rue

Belvis, la Grande Rue

Belvis 023 grande rue

Belvis, la place Jean Grauby en 1999 avant sa rénovation comme on peut le voir ci-dessous

Belvis 057

Belvis, la place Jean Grauby rénovée en 2013, et le bassin "du milieu"

Belvis 124

Belvis, la Grande Rue prés de la place Jean Grauby

Belvis 125

Belvis, la Grande Rue prés de la place Jean Grauby

Belvis 031 grande rueBelvis, prés du bassin d'en haut en 1999

Belvis 046

Belvis, le bassin d'en haut.

Belvis 081Belvis, vu depuis le bassin d'en haut vers Lapeyre

Dans le village de Belvis, il y a quatre fontaines-lavoirs réparties le long de la Grande Rue, afin de permettre aux habitants, quand il n'y avait pas encore l'eau courante au XIX ème siècle, de subvenir aux besoins ménagers.

D'Est en Ouest, vous avez : le bassin du haut, le bassin du Milieu, le bassin d'en bas et le bassin du Buc qui se trouve à la sortie Ouest du village.

Belvis 045Belvis, le bassin d'en haut.

A la fin du XVII ème siècle, la monarchie, pour couvrir ses besoins d'argent, met en vente l'office de maire perpétuel, qui est en quelque sorte un emprunt d'État. Le roi paye annuellement quelques petites sommes, des gages. Le titulaire de l'office peut le céder en récupérant son argent. En 1700, à Belvis le sieur Quiraud en bénéficiera. Le maire préside le Conseil politique du village avec le premier consul, parfois juge.

Le 21 novembre 1706, lors d'une assemblée du Pays de Sault débattant des privilèges de la terre, des usages du bois et du sel, on trouve parmi les dignitaires : noble Urbain d'Arses, conseiller du roi, maire d'Espezel et de Belvis et Bernard Sénier, consul de Belvis. Urbain d'Arses sera désigné pour se rendre à Montpellier transmettre une requête au Magistrat Intendant. Requête qui portera sur l'impossibilité au Pays de Sault de supporter les charges supplémentaires, pour huit corps de garde.

 

Donc en 1706 noble Urbain d'Arses, conseiller du roi, était maire d'Espezel et de Belvis.

Un mot sur la famille Darses, elle était originaire du lieu de Cassaignes paroisse de Jean sous Monjau du diocèse de Saint-Flour en Auvergne. On connaît l'existence de trois frères en 1682, il y avait Jean sieur de Murat qui habitait l'Auvergne, Antoine prêtre nommé curé de Belvis vers 1665 et Urbain (cité plus haut) qui suivit son frère à Belvis. Ce dernier acheta des propriétés et hérita, par son mariage avec Anne de Nègre veuve de Maffre de Salva, de la seigneurie de Lapeyre ou de Quirhaut avec la coseigneurie d'Espezel.

Urbain Darses et Anne de Nègre eurent pour fils, Pierre Joseph Darses sieur de Cassaignes mousquetaire du Roi qui alla habiter à Espezel. Le second fils d'Urbain, Antoine Darses sieur de Lapeyre marié à Marguerite de Mounès eut de ce mariage un fils Jean-Louis seigneur de Quirhaut chevalier Darses qui deviendra lieutenant de cavalerie.

Belvis 033 paysage entrée Est

Un aperçu du paysage vu en arrivant à Belvis par l'Est

Belvis 026 sortie ouest

En partant de Belvis côté Ouest en direction de Belcaire

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Belvis, vu d'Espezel

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Belvis, vu en venant d'Espezel

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Belvis, D222 sortie Ouest, vu du "Prat Planié"

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Le tracteur d'un agriculteur monsieur DELES de Belvis

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Belvis dominé par le Roc del Castel, vu du "Lavadou"

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Belvis, tôt le matin, le Pays de sault et la chaîne pyrénéenne vous accueille

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Belvis, l'automne arrive

Belvis 08Belvis vu du sommet du Roc del Castel en direction de l'Ouest

Belvis 074Belvis dans son écrin de verdure

Belvis 071Belvis, l'Ouest du village le "Buc"

Belvis 072Belvis, vu du chemin rural longeant "les Prés de la ville"

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Belvis, le quartier sud "les Prés de la ville"

Belvis 066Belvis, le cimetière vu des "Prés de la ville"

Belvis 083Belvis, le quartier les "Prés de la ville" vu du cimetière

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Belvis, le quartier Ouest le "Buc" vu du cimetière

Belvis 085Belvis, zoom sur le quartier Ouest le "Buc" vu du cimetière

Belvis 089Belvis, le cimetière

Belvis 087Belvis, vers l'Ouest, panorama sur le plateau de Sault

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Belvis, le quartier du bas vu du Sud

Les incidents de la période révolutionnaire furent limités et moins sanglants qu'ailleurs. Il y eut néanmoins des insultes et tracasseries, confiscations de biens, incendies, arrestations et emprisonnements et même une condamnation à mort concernant l'abbé Henri Beille qui fut arrêté à Roquefeuil.

Les nouvelles lois de séparation des Églises et de l'État bousculent les comportements traditionnels et mordent sur l'autorité religieuse. On demande à l'Église de faire des Inventaires, les enterrements échappent à l'Église locale, le presbytère est loué au curé, les sonneries des cloches sont réglementées par le pouvoir municipal.

Lors des désordres de la Révolution et de la désorganisation religieuse qui marqua cette période de notre histoire, les nouvelles lois exigeaient des fonctionnaires publics et par conséquent de tous les curés, le serment de fidélité à cette loi. Les prêtres ne voulurent pas les observer et la résistance fut générale. Les réfractaires furent condamnés à émigrer, ce fut ce que l'on appela le régime de la Terreur.

La lutte contre les réfractaires en possession des églises et soutenus par les fidèles fut surtout vive à Belvis et à son annexe Belfort. Le 21 janvier 1792 un arrêté fut pris pour faire marcher les troupes vers Belvis afin de rétablir et de maintenir l'ordre.

Belvis 017Voici un exemple de serment signé par le curé de Belvis, Joseph Bonet, datant du 6 octobre 1792, pour y prêter serment porté par la loi du 14 août 1792.

Dans cet écrit, il jure d'être fidèle à la nation, et de maintenir de tout son pouvoir la liberté et l'égalité, ou de mourir à son poste.

Pendant cette période troublée, la loi exigeait la confiscation des biens des émigrés, on vendit ceux de Dominique de Caumeille curé de Belvis en octobre 1794.

La chasse au curé était donc bien ouverte dans toute la région comme partout en France en ce 19 germinal de l'An II (29 mars 1794).

Plus tard, un fait marquant se déroula à Belvis, l'abbé Antoine Médus né à Belcaire, vicaire de Roquefeuil en 1780, émigra comme beaucoup en Espagne, il rentra en France en 1797 en se cachant, il fut trouvé dans le presbytère de Belvis. Arrêté par trois gendarmes sur mandat d'arrêt daté du 1er novembre an VI (21 octobre 1797) au moment où il tentait de s'enfuir par une fenêtre du presbytère. Mais un attroupement d'une vingtaine de villageois assaillirent les gendarmes, se qui permit à l'abbé de s'enfuir. Il y eut des représailles de la gendarmerie vis à vis des agents communaux.

 

Au XVII ème siècle, dans toutes les communautés du Pays de Sault; il y avait des instituteurs, des régents ou régentes comme on les appelait alors, et qu'on payait sur le budget communal, c'était presque toujours des clercs. On trouve des traces de l'existence de ces instituteurs à Belvis dés 1677. A ce sujet, à Belvis, M. Catays, ancien curé, légua deux mille livres à la communauté d'Alet-les-Bains, pour l'établissement d'une régente fixe dans sa paroisse, pour assumer l'éducation des filles.

La mairie de Belvis dispose d'archives communales intéressantes, comme par exemple, le règlement forestier imprimé en 1754, indiquant la marque et l'exploitation des coupes, les droits et les devoirs de l'adjudicataire et aussi ceux des usages. C'était la naissance du premier code forestier !

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Belvis, le quartier de "l'Échartou"

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Belvis, le quartier de "l'Échartou"

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Belvis, le quartier de "l'Échartou", cette porte visiblement très ancienne, a résisté au temps, c'est peut-être elle, qui soutien le mur !

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Belvis, le quartier "les Faijes", rue qui mène à la grotte de la Cauna

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Belvis, le quartier "les Faijes", le chemin qui mène à la grotte de la Cauna

Belvis n'échappa pas au terrible choléra de 1854 et de 1856 qui sévissait dans toute l'Europe.

La propagation est foudroyante, il suffit d'un colporteur pour infester tout un village. A Belvis en une seule journée le médecin verra 283 malades, plus de 90% de la population fut atteinte. Il y avait plus personne pour porter les morts et creuser les fosses. Durant cette période il y eut au total 117 morts à Belvis. Au total, il y eut 1239 morts du choléra au Pays de Sault soit 10% de la population. Le Pays de Sault restera longtemps traumatisé et ne retrouvera jamais sa démographie de 1851. Après la grande guerre de 14-18, et la mécanisation du monde rural, l'exode pris un rythme accéléré, c'était la fin d'une époque.

La démographie au Pays de Sault est fragile: en 1836 il y avait 840 habitants à Belvis, quarante ans plus tard, en 1876 : 649 ; en 1906 : 550 ; en 1954 : 334.

Au hameau de Lapeyre en 1846 il y avait 127 habitants contre 49 en 1954.

Voici encore quelques chiffres qui montrent la dégringolade de cette démographie au Pays de Sault qui compte 24 communes, 3796 habitants en 1946, 2069 en 1975 et 1587 en 1990.

De cela, chacun en est conscient et plus encore les élus locaux, soucieux de la survie et du développement de leur communauté. Le Pays de Sault ayant gardé toute son authenticité, c'est pour cela qu'il faut entre autre développer de nouvelles activités tournées vers le tourisme. Le Pays de Sault c'est plus de vingt mille hectares de forêt.

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Au loin, Belvis, voici une succession de photos prisent du village de Mazuby

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Belvis, vu de Mazuby

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Zoom sur Belvis, toujours vu de Mazuby

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Zoom sur Belvis, toujours vu de Mazuby

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Zoom sur Belvis, toujours vu de Mazuby

Belvis 063Belvis au fond, photo prise du "Bac du Pinet" 1196 mètres d'altitude, massif situé sur la commune de Belcaire, à vol d'oiseaux cela fait une dizaine de kilomètres

 

LA CAUNA DE BELVIS

A ce jour, les plus anciens témoignages de la présence humaine sur le plateau de Sault ont été identifiés dans la Cauna de Belvis. La grotte de Belvis, dite la "Cauna", présente, à n'en pas douter, les plus anciennes traces du peuplement humain du Pays de Sault.

Prés du village de Belvis, il y a la grotte préhistorique de la Cauna, classée aux monuments historique en 1989. Cette grotte est creusée dans une étroite faille calcaire, à 250 mètres à l'Ouest des premières maisons du village. Les fouilles réalisées à l'intérieur de la grotte de 1968 à 1986, ont révélées un gisement stratigraphique intéressant, avec pratiquement toutes les séquences du paléolithique supérieur et en particulier un bel horizon de la culture châtelperronienne. Ce gisement est le plus élevé de toute la chaîne pyrénéenne.

Cette grotte bien exposée, face au sud, domine les plateaux du Pays de Sault et les gorges du Rébenty serpentant non loin de là. Il y a environ 35 500 ans avant Jésus Christ, un groupe de chasseurs fut le premier occupant de cette grotte. Ces chasseurs occupèrent la grotte d'après les constatations que pour une courte durée. Et puis, près de 23 000 ans s'écoulèrent avant que d'autres hommes vinrent occuper la place. Les datations effectuées dans cet habitat par la méthode du radiocarbone font remonter cette occupation à un peu plus de 12 000 ans, c'est à dire vers la fin du paléolithique supérieur, grotte du châtelperronien et du magdalénien supérieur. L'aire d'habitation de la grotte s'étend sur une superficie de 62 m². Lors des fouilles entreprises, les principaux objets recueillis (pierres taillées, os sculptés, tête de harpon, armatures de sagaies, outillages et armes de chasse en pierre et en os, œuvres d'art, faune, etc.) sont exposés dans le musée de la préhistoire de Belvis qui se situe dans l'ancien presbytère. Petites précisions : des objets intéressants découverts dans la grotte de Gardouch située à Belcaire sont aussi exposés dans ce musée. 

Le musée se visite sur rendez-vous préalable 48 heures à l'avance.

Horaires d'ouverture :

Du 01 janvier au 31 décembre  - De 08:00 à 12:00 et de 15:00 à 18:00

 

MUSEE DE LA PREHISTOIRE LA CAUNA

11340 BELVIS

Tél : 33 (0)4 68 20 35 66  - 33 (0)4 68 20 75 85 

Email :  mairie.belvis@wanadoo.fr


Si l'archéologie du Pays de Sault vous intéresse, sachez aussi, que j'ai réalisé un reportage en février 2010, qui a pour titre "Grotte préhistorique à BELCAIRE ! Datant de l'âge de Bronze ancien" que vous pouvez visualiser ICI

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Belvis vu du chemin menant à la grotte de la Cauna

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La grotte de la Cauna, vue depuis le cimetière de Belvis

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Zoom sur l'entrée de la grotte de la Cauna, photo prise depuis le cimetière de Belvis

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L'entrée de la grotte est interdite, le sol est protégé par des tôles afin de préserver le site pour les fouilles à venir et pour les archéologues des générations futures

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Voici un exemple des objets archéologiques trouvés et visibles dans le musée de Belvis

A noter aussi, que dans la forêt domaniale de Picaussel (commune de Belvis) on trouve un vaste gouffre connu des spéléologues, appelé "gouffre de Bareng". Il a une profondeur de 80 mètres, avec tout un réseau de galeries exploré sur 300 mètres à ce jour.

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Une magnifique vue d'ensemble vers l'Ouest du plateau de Sault prise du Roc del Castel à Belvis

Jusqu'au début du XXème siècle, un vieux grand chemin empierré joignait Quillan à Ax-les-Thermes par Coudons et Belcaire, c'était la D613 que vous connaissez aujourd'hui.

A quelle date la D613 fut-elle goudronnée ? Si vous en avez le souvenir contactez moi, je ne connais pas la date exacte, mais les travaux furent très certainement réalisés après la guerre 38-40 entre 1946 et 1955.

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L'église Saint-Étienne de Belvis et son lavoir rénové en contre bas

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Place Jean Grauby à Belvis, le lavoir restauré récemment en contre bas de l'église Saint-Étienne, que l'on nomme : le bassin du milieu.

L'attachement aux petits patrimoines des villages est important comme la rénovation des fontaines, des lavoirs, des calvaires, des places, ... etc, ceci est encore un bel exemple.

Ce fut long pour cette prise de conscience, mais c'est en bonne voie au Pays de Sault, admettez quand même, que c'est plus beau qu'avant !!??

Un cadre de vie agréable n'est pas négligeable, certes cela a un coût, mais le résultat est là !

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Plaque commémorative de la place Jean Grauby

Belvis 061La nouvelle place Jean Grauby à Belvis refaite entièrement, avec son bassin du "Milieu"

 

L'ÉGLISE DE BELVIS

Dédiée à Saint-Étienne, premier martyr chrétien, l'église relevant du baillage de Sault, était unie à la collégiale de Saint-Paul-de -Fenouillet, laquelle avait pris la relève de l'abbaye de Saint-Jacques de Joucou dès 1459.

Ce lieu de culte aurait pour origine, un sanctuaire dédié à Notre-Dame, qui était probablement situé au lieu-dit "Vidorles", sur le chemin du hameau Lamalayrède, nommé "Sarrat de la Maire de Dious" qui se traduit par "Colline de la mère de Dieu", à 3km au Nord de Belvis. Ce sanctuaire ou prieuré, aurait existé depuis le VIII ème siècle.

Les archives concernant l'église de Belvis sont rares, son architecture néo-romane existait au XVII ème siècle. Le maître autel provient de l'église Saint-Nazaire de la cité de Carcassonne dont il fut ramené, en 1677, par l'abbé Antoine Darses, curé de Belvis. Le maître autel fut restauré en 1960.

Un acte daté du 27 octobre 1845 fait état du délabrement du clocher qui nécessite des réparations urgentes. Le 18 juin 1875 autre relevé des dégradations, le toit et le clocher sont en mauvais état, en 1922 l'église est menacée de fermeture car la nef présentait des lézardes, la chapelle Sud était hors d'usage, la toiture du chœur était dans un état lamentable et toujours ce clocher qui menaçait ruine. Élection communale, le 22 avril 1923, un nouveau maire, Antoine Crestia est élu, à la suite des travaux de rénovation furent entrepris.

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En 1848, on vola dans l'église 97 chaises plus les agenouillers.

Vers 1860, le cimetière situé devant l'église, fut déplacé tout en conservant la croix centrale. Lors de l'épidémie de choléra de 1854, un autre cimetière aurait existé aux Calcades, dans le bas de Belvis près de D613.

Les deux cloches datent de 1632 et 1646, l'église fut saccagée à la Révolution, les cloches furent volées et restituées par la suite.

Dans l'église Saint-Etienne, à voir absolument, 2 anges adossés en bois polychrome et doré du XVII ème siècle ; Vierge à l'Enfant, dite Notre-Dame-de-Belvis, statue en bois polychrome du XIVème.

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Belvis, l'église Saint-Étienne

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Belvis, l'église Saint-Étienne

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Les cloches et le porche de l'église Saint-Étienne de Belvis (cliquez sur la photo pour agrandir)

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Belvis, l'église Saint-Étienne

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Le porche de l'église Saint-Étienne de Belvis

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Belvis, derrière l'église

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La croix de la "Mission" implantée le long de la route menant au hameau de Lamalayrède, la photo ci-dessous du même lieu date de 1950

Belvis 19 en 1950 La croix de la Mission

La croix de la "Mission" photo prise en 1950

Au sujet de cette statue Notre-Dame de Belvis, protectrice du voyageur en Pays de Sault, elle proviendrait selon la tradition, des ruines de l'église Notre-Dame de Bidorles. Cette statue en bois peint d'un mètre de haut, qui est toujours dans l'église de Belvis, daterait du XIV ème siècle, mais plus probablement du XVI ème siècle, car on trouve trace de sa restauration en 1640.

Bidorles ou Vidorles, hameau aujourd'hui disparu sans laisser de traces, était une paroisse au XII ème siècle située proche et au Nord de Belvis. Bidorles ou Vidorles se trouvait vraisemblablement dans la partie la plus large du vallon conduisant au hameau de La Malayrède, sorte de vaste clairière enfoncée dans un coin entre la forêt de Callong et celle de Picaussel qui disparue par la suite. On trouve des traces écrites de l'église Notre-Dame de Bidorles qui est citée dans deux actes, une première fois en 1148 et une seconde fois en 1255. Hypothèse : les épidémies de peste du XIV ème siècle notamment en 1348, ont certainement contribuées à l'abandon du village et à sa destruction par la suite.

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Statue Notre-Dame de Belvis, protectrice du voyageur en Pays de Sault (XIV ème ou XVI ème siècle)

Un curé au caractère bien trempé, marqua son temps à Belvis, l'abbé Pierre Moulis, né à Camurac le 24 décembre 1872, fut ordonné prêtre le 19 décembre 1896, d'abord curé de La Fajolle, puis curé de Belvis pendant 44 ans. Il était l'historien du Pays de Sault !

Belvis 016 abbé Pierre Moulis 1872-1948

Voici une photo de l'abbé Pierre Moulis (1872-1948)

A signaler, croix des chemins et carrefours disparues pour des causes diverses dans les alentours de Belvis :

- Croix Verdier à 2 km au Sud-Ouest, petite croix de pierre sans piédestal.

- Croix de l'église de Quirhaut à 3 km à l'Est.

- Croix blanche, seul le socle est resté.

 

ANCIENNE MAISON DE PRESTIGE A BELVIS : L'HÔTEL ROUANET

L'hôtel Rouanet de Belvis, qui était la gloire culinaire du village. Éloi Rouanet né à Saint-Pons dans l'Hérault, le 12 mars1899 décédé en 1975, il fut un très grand cuisinier, qui gravit tous les échelons dans de grands restaurants, comme le "Chapon Fin" à Bordeaux, l'hôtel du Palais à Biarritz, le Ritz à Paris, le Taure à Toulouse, il fut pendant 12 ans chef de cuisine des palaces de la chaîne Transatlantique, etc. En 1941, il décide d'ouvrir, avec son épouse Marguerite Grauby originaire du Pays de Sault, une auberge avec un restaurant et quelques chambres. Le petit village de Belvis était perplexe. Mais l'auberge attira des touristes de tous les pays, le livre d'or de l'auberge témoigne de personnages de grand renom, comme, le général De Gaulle, Winston Churchill, Gina Lollobrigida, Pierre Daninos, Raymond Escoffier, de sénateurs, des personnalités du monde entier, etc... Il adorait le Pays de Sault, il l'a fait connaître dans le monde entier !

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Belvis, la Grande Rue en remontant vers l'église, à gauche l'ancien hôtel Rouanet

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L'ancien hôtel ROUANET, aujourd'hui il ne reste que le nom sur le fronton de la maison

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Belvis, la Grande Rue

Belvis 030 grande rue

Belvis, la Grande Rue

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Belvis, le presbytère

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Belvis, photo prise du presbytère

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Belvis, la Grande Rue vers la mairie

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Belvis, la Grande Rue

Belvis 119Belvis, la Grande Rue en direction du "Buc", le tracteur de monsieur Renaud

Belvis 120Belvis, la Grande Rue vers le bassin du Bas

Belvis 121Belvis, la Grande Rue, passage permettant l'accès aux jardins au Sud du village

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Belvis, certaines maisons ont la date de leur construction gravée sur le mur, comme ici 1762

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Belvis, la Grande Rue, en regardant vers la mairie

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Belvis, la Grande Rue, le seul magasin multiservices qui rend bien service aux habitants !!

Belvis 128Belvis, la Grande Rue, le seul magasin multiservices qui rend bien service aux habitants !!

Pour que ces boutiques survivent, la logique veut, qu'il faut que les habitants y fassent leurs achats, sinon ils fermeront.

Belvis 123Belvis, la Grande Rue

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Belvis, la Grande Rue, nous arrivons au bassin d'en bas

Belvis 052Belvis, le bassin d'en bas

Belvis 053Belvis, le quartier du bassin d'en bas

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Belvis, le quartier du bassin d'en bas

Belvis 054Belvis, le bassin d'en bas et la route menant au hameau de La Malayrède (ici en deux mots)

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Belvis, le quartier "le bassin d'en bas"

Belvis 055Belvis, le bassin d'en bas, la Grande Rue en direction du Buc sortie Ouest

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Belvis, le quartier "les Roches"

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Belvis, le quartier "les Roches"

Belvis 156Belvis, le quartier "les Roches"

Belvis 168Belvis, le quartier "d'en Bas"

Belvis 169Belvis, le quartier "d'en Bas" 

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Belvis, le quartier "d'en Bas",  monsieur Marin assis sur le banc à l'ombre de sa maison

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Belvis, le quartier "d'en Bas"

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Belvis, le quartier "d'en Bas"

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Belvis, le quartier "d'en Bas" 

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Belvis, le chemin du Rigal

 

SENTIER DES ARTS A BELVIS

Tout récemment (en 2012) un sentier des arts a été créé, parcours fléché et original à partir de Belvis ouvert à tous, et tous les ans pour la période estivale ce sentier particulier est "rénové". J'ai d'ailleurs réalisé un reportage sur l' inauguration de sa première édition, que vous pouvez voir  ICI si cela vous interpelle ....

 

LE MAQUIS DE PICAUSSEL

Dans la forêt de Picaussel, se sont déroulés des événements tragiques pendant la seconde guerre mondiale sous l'occupation allemande. Je ne vous donnerai pas plus de détails car j'ai réalisé en août 2009 un reportage sur ces faits de la résistance audoise, vous pouvez le consulter ICI , c'est intéressant car dans ce reportage, un sentier de randonnée est associé à la découverte de notre histoire parfois tragique.

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Belvis en hiver, route D222 côté Ouest en venant d'Espezel, le quartier "le Buc"

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Belvis, mur de soutènement à l'entrée Ouest du village

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Belvis, une niche dans le mur de soutènement à l'entrée Ouest du village, stèle commémorative en souvenir de Pierre Pibouleau, fusillé le 6 juillet 1943

Belvis 025 Le bucBelvis, route D222 côté Ouest en venant d'Espezel, le quartier "le Buc"

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Belvis, la fontaine-lavoir rénovée du "Buc"

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Belvis, la fontaine-lavoir rénovée du "Buc"

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Belvis, la fontaine-lavoir rénovée du "Buc"

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Belvis, la fontaine-lavoir rénovée du "Buc"

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Belvis, la fontaine-lavoir rénovée du "Buc"

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Belvis, route D222 côté Ouest en venant d'Espezel, le quartier "le Buc"

Belvis 137Belvis, l'entrée Ouest du village

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Belvis, l'entrée Ouest du village "le Buc"

Belvis 133Belvis, de plus en plus de constructions de ce type, émergent au Pays de Sault

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Belvis, à l'Ouest "le conte" paysage prés du carrefour de la D222 et D613

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Belvis, "le Buc" et le chemin du "Rigal"  à gauche

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Belvis, entrée du village Ouest "le Buc"

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Belvis, entrée du village Ouest "le Buc"

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Belvis, le cimetière vu du "Buc"

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Belvis, vu du chemin rural au Sud

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Belvis, vu du chemin rural au Sud

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Belvis, source "Font du Saule" le long du chemin rural au Sud

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Belvis, vu depuis le chemin rural au Sud  

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Belvis, vu depuis le chemin rural au Sud

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Belvis Ouest, une vue prise du quartier "le Buc"

Belvis 116Belvis, "font blanche" à l'Ouest de du village le long du chemin de randonnée

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Le hameau de Lapeyre au loin vu de Belvis, notre prochaine destination (2ème partie de ce reportage)

Belvis 010 la foret de Callong  Belvis 011 la foret de Callong

La magnifique forêt de Callong avec ces arbres immenses  (cliquez sur la photo pour agrandir)

Belvis 019Belvis Est

Belvis 035 paysage vers LapeyreUn panorama vu de Belvis en direction du hameau Lapeyre

Belvis 036 plateau de sault vu de BelvisLes montagnes bordant le plateau de Sault, vu de Belvis

Belvis chemins de randonnées alentours

Un panneau d'information implanté prés de l'église vous indique les chemins de randonnées aux alentours de Belvis.

Un conseil : des cartes topo-guides gratuites sont aussi disponibles à l'Office du Tourisme de Belcaire

 

Et voici, les habitués du site le savent, dans chaque reportage je vous propose quelques photos anciennes de ce que fut Belvis au début du XX ème siècle ...


Belvis ancien 05 1900

Belvis en 1900

Belvis ancien 06 en 1900

Belvis en 1900, remarquez sur cette photo que la route au premier plan, c'est la D613 qui n'était à cette époque qu'une voie empierrée

Belvis ancien 010 en 1935Belvis la Grande Rue et quelques habitants du village en 1935

Belvis ancien 01 en 1900Belvis le rocher de la Caoune avec l'entrée de la grotte préhistorique la Cauna en 1900

Belvis ancien 08 en 1900

L'église de Belvis en 1900

Belvis ancien 011 en 1908  Belvis ancien 011b zoomé en 1908

L'église de Belvis en 1908

Belvis ancien 07 en 1900

Belvis en 1905, la Grande Rue, photo prise prés du "bassin d'en bas" que vous pouvez voir ci-dessous sur cette photo prise en 2013

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Belvis, le bassin d'en bas en 2013

Belvis 024 grande rue

Belvis, le bassin d'en bas en 1999 et la Grande Rue

Belvis ancien 17 en 1910

Belvis en 1910 route Ouest passant par "le Buc" (la fontaine lavoir en bas à gauche)

Belvis ancien 15 fontaine et réservoir en 1900Belvis, la fontaine et le réservoir en 1900, nommé aujourd'hui "le bassin du milieu"

Belvis ancien 16 la colonie en 1955Belvis, bâtiment de la colonie en 1955 et qui sera ensuite un presbytère

Belvis ancien 09 en 1950Belvis, en 1950

Belvis ancien 13 en 1950Belvis, en 1950

Belvis ancien 02 1950Belvis, en 1950

Belvis ancien 04 1950Belvis, en 1950

Belvis ancien 03 1955Belvis, en 1955

Belvis ancien 14 en 1970Belvis, dans les années 1970

Belvis ancien 012 café tabac en 1975

Belvis, le café tabac en 1975, et les photos ci-dessous en 2000 et 2013

Belvis 027 grande rueBelvis, le café tabac en 2000

Belvis 056Belvis, le café tabac en 2013

Belvis ancien 18 en 2012 carte postale de BasileBelvis, en 2012

 

Ainsi prend fin la première partie, la seconde partie de ce reportage, à suivre bientôt ...

Eh bien, voilà encore un beau reportage, qui mérite tous mes remerciements aux internautes photographes qui grâce à leurs clichés, permettent de documenter et de mettre en valeur ce reportage, que je réalise bénévolement pour la promotion d'une belle région : L'AUDE ! L'aventure continue ...

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Réalisé par Henri TOUSTOU / Jean-Pierre LAGACHE - dans DÉCOUVERTE
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2 septembre 2013
Bandeau découvrir Gorges de Galamus 052 bandeau

 

C'est parti pour une superbe balade au Sud de l'Aude dans la région des plus belles forteresses dites "Cathares", ces citadelles, ces nids d'aigles imprenables, avec des paysages magnifiques et des panoramas qui vous laissent sans voix. La balade que je vous propose de découvrir aujourd'hui, ce sont les splendides gorges de Saint-Antoine de Galamus. Certains en ont entendu parlé où les connaissent déjà, mais qu'à cela ne tienne, voir ou revoir ces lieux que la nature a forgé est toujours un véritable plaisir. Alors, si vous êtes dans la région pour visiter les citadelles "Quéribus", "Peyrepertuse" ou "Puilaurens" profitez en pour faire un léger détour vers les gorges de Galamus que voici en images ...

 

logo label Pays Cathare 02

 

carte 01b de l'aude

Une carte toujours pour vous situer les lieux de la balade.

Saint-Paul de Fenouillet point de départ pour visiter les gorges de Galamus, se trouve à 149 km de Toulouse, 79 km de Carcassonne, 54 km de Limoux, 54 km de Belcaire, 91 km de Narbonne, 34 km de Rivesalte et 42 km de Perpignan

carte 02b gorges de GalamusSi vous désirez voir les détails, l'idéal est de cliquez sur la carte pour l'agrandir.

Les gorges de Galamus sont situées entre les Corbières et le Pays de Fenouillèdes.

carte 03 gorges de Galamus

Zoom sur cet extrait de carte IGN pour voir en détail la zone des gorges de Galamus qui se trouve à cheval sur deux départements.

J'en profite pour saluer les Pyrénées Orientales qui m'excuseront et ne m'en voudront pas, mais je m'occupe de l'Aude je ne peux pas tout faire !

Gorges de Galamus 040

Saint-Paul de Fenouillet dans les Pyrénées Orientales, son Chapitre du XIII ème siècle à gauche et l'église Saint-Pierre du XV ème siècle.

Commune de 1879 habitants (2010), elle fait partie du Fenouillèdes et se situe au confluent de l'Agly et de la Boulzane.

Gorges de Galamus 039

Saint-Paul de Fenouillet dans les Pyrénées Orientales, le clocheton du XVII ème siècle du Chapitre, collégiale datant du XIII ème siècle

Gorges de Galamus 041

Paysages en quitant Saint-Paul de Fenouillet dans les Pyrénées Orientales par la D4 en direction des gorges de Saint-Antoine de Galamus

Gorges de Galamus 014

Saint-Paul de Fenouillet dans les Pyrénées Orientales au fond à gauche, et au loin, la chaîne pyrénéenne, vus de l'entrée des gorges de Galamus.

Gorges de Galamus 015

Saint-Paul de Fenouillet dans les Pyrénées Orientales au Pays de Fenouillèdes

Les gorges de Galamus sont situées dans deux départements à la fois : l'Aude et les Pyrénées-Orientales. Si les Pyrénées-Orientales l'emportent pour les kilomètres, la plus belle partie des gorges se trouve sans conteste dans l'Aude.

Gorges de Galamus 016   Gorges de Galamus 031

Les voici les gorges vertigineuses de Saint-Antoine de Galamus (Cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Gorges de Galamus 06

L'Agly ou "rivière des aigles" qui coule au fond des gorges de Galamus a creusé cette barrière calcaire

Gorges de Galamus 035

Suivez scrupuleusement les indications ci-dessous en ce qui cooncerne la circulation dans les gorges, comme vous pouvez le voir ici, cela tortille beaucoup et ce n'est pas très large !

Pour venir voir les gorges de Galamus, si vous venez d'Axat ou de Puilaurens, prenez la D117 jusqu'à Saint-Paul-de-Fenouillet et à gauche empruntez la D7 qui s'enfonce dans les gorges creusées par l'Agly.

L'Agly ou "rivière des aigles" qui coule au fond des gorges de Galamus est un petit fleuve côtier venue du Pech de Bugarach qui a creusé cette entaille profonde de plusieurs dizaines de mètres dans la roche. Cette même rivière a creusé au sud le Fossé de la Fou dans une autre barrière calcaire. La rivière Agly est alimentée par de nombreuses sources et résurgences parfois chaudes (27°C) que l'on trouve tout le long des gorges. Une source abondante (150L/s) assure la consommation d'eau du village en aval, Saint-Paul-de-Fenouillet.

Il est conseillé de laisser votre véhicule sur des deux parkings à l'entrée des gorges, car la route est tellement étroite qui vous obligerez, en cas de rencontre avec un autre véhicule de faire marche arrière jusqu'à la précédente aire de croisement. Je le sais je me suis fait prendre ! Et je confirme deux véhicules ne se croisent pas.

Venant du Sud, les bus ne doivent pas tenter d'aller sur le dernier parking une centaine de mètre au-delà du premier, car il est réservé à quelques voitures maxi ; tous bus, minibus ou camping-cars doivent stationner dès le 1° parking indiqué quelques centaines de mètres avant le tunnel. Attention ! A ceux venant du Nord aucun parking ni passage ni demi-tour n'est possible. L'idéal, est de parcourir les Gorges de Galamus à pied et si l'on est courageux de faire la randonnée qui offre des vues splendides sur les gorges et ses alentours.

Gorges de Galamus 032   Gorges de Galamus 08

L'Agly coule paisiblement en été, mais l'hiver elle peut être redoutable (Cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Gorges de Galamus 046

A l'entrée des gorges de Galamus, petite chapelle "Priez sans cesse"

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Il ne faut pas avoir le vertige, mais cela vaut le déplacement, pour admirer le travail de la nature !

Gorges de Galamus 011   Gorges de Galamus 022

Quelques cascades se succèdent et des "marmites permettent la baignade en été (Cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Gorges de Galamus 010

Au fond des gorges la végétation est luxuriante

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A l'entrée des gorges de Galamus le panorama est magnifique

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  Je n'ai pas eu de chance quand j'y suis allé le temps était mitgé

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Les gorges de Galamus aux parois escarpés sont impressionnantes, cela me fait penser aux gorges de la Frau, le sentier Cathare qui mène à Montségur près de Comus serpente au fond de celle-ci.

Gorges de Galamus 044

La route serpente le long de la paroi rocheuse qui tombe à pic sur les gorges, comme vous pouvez le voir, ce n'est pas trés large !

Le visiteur de ces lieux se croit transporté dans une autre région ; il entre dans un étroit vallon, resserré entre deux montagnes, droites, escarpées, inabordables, hérissées de rochers, couvertes d'arbres séculaires, de buis d'une hauteur prodigieuse, d'arbustes de la plus grande variété. Dans ce jardin naturel croissent en abondance les plantes les plus précieuses.

Sur environ 4 kilomètres ce ne sont que des escarpements où une végétation rustique s'accroche aux rochers. Au fond de la superbe gorge étroite et vertigineuse s'écoule le torrent tumultueux, avec quelques marmites géantes faisant office de bassins naturels où les gens viennent s'y baigner en été.

 

Au Pays de Fenouillèdes, dans les temps reculés, ce territoire était un pays d'extrême frontière, ouverts de divers côté à l'invasion, c'est pourquoi les Wisigoths y avaient multiplié les moyens de défense, et l'avaient couverts de châteaux-forts et de tours guerrières. Tandis que le prosélytisme religieux achevait la conquête pacifique du sol, en créant de nombreux ermitages, dont quelques-uns devinrent plus tard des prieurés ou des églises comme nous avons pu le voir dans les précédents reportages. L'un de ces plus anciens ermitages existe encore, c'est celui de Saint-Antoine de Galamus.

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Le tunnel taillé dans le rocher des gorges de Galamus

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Ce texte gravé dans le rocher, est un quatrain en occitan, de Léonses Rives, il a été gravé à l'entrée du tunnel ouvrant les gorges en 1892.

Vous avez la traduction de ce texte plus bas, en visualisant les photos anciennes.

Avant un tunnel taillé dans la roche, il y a un parking, en descendant le sentier qui part de ce stationnement, à travers les broussailles et après avoir franchi un petit tunnel, vous aboutissez à un ermitage créé au VI ème siècle, c'est l'ermitage Saint-Antoine de Galamus.

Autrefois habité par l'homme de la Préhistoire, ce site des gorges de Galamus, est un site naturel classé et protégé, il fut sans doute le premier lieu habité de Saint-Paul.

Les grottes de Galamus, dès le VI ème siècle étaient un refuge pour les ermites. Ceux-ci vécurent dans la prière et l'abstinence. Ils placèrent le site sous la protection de saint Antoine le Grand, patron des érémitiques, patriarche des moines du désert.

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Remarquez les constructions accrochées à la paroi rocheuse des gorges de Galamus

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C'est l'ermitage de Saint-Antoine de Galamus qui date du VI ème siècle

Gorges de Galamus 05

Il est possible s'y rendre à partir de la route qui serpente dans les gorges, ou à partir d'un sentier qui part de la petite chapelle vue précédemment en photo et qui longe les gorges à mi-niveau. 

Gorges de Galamus 09Cette ermitage de Saint-Antoine de Galamus est magnifique car en fonction de la position de soleil et des saisons les couleurs ne sont jamais les mêmes.

C'est pour cette raison que je vous propose plusieurs photos remarquables.

Cachée dans la paroi rocheuse, il y a une surprenante chapelle. Au XVème siècle se sont les franciscains qui aménagent l’endroit qui devient un fervent but de pèlerinage. En 1782, Saint-Paul-de-Fenouillet subit une redoutable épidémie de "suette" qui est une terrible forme de gangrène accompagnée d’une importante sueur malsaine dont l’issue est souvent mortelle. Cette épidémie fait déjà 14 morts dans le village, et la population inquiète se place sous la protection bienveillante de Saint-Antoine-de-Galamus. Le miracle s’accomplit car l’épidémie s’arrête aussitôt. En remerciement pour cette intervention divine, il fut édifié une chapelle dans la grande grotte. Selon la tradition l’énorme platane poussant dans la cavité daterait de cet événement vieux de 200 ans.

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L'ermitage de Saint-Antoine de Galamus

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L'ermitage de Saint-Antoine de Galamus

Cet ermitage consiste en trois grottes, l'une de grande profondeur, renferme l'oratoire ou la chapelle consacrée au culte, sur un autel taillé dans le roc, il y a l'image modestement sculptée du saint ermite, ayant à ses pieds son fidèle compagnon. La seconde plus petite est contigüe à la chapelle et lui sert pour ainsi dire de vestibule. Enfin, la troisième grotte largement ouverte forme une rotonde au centre de laquelle se trouve un bassin remplie d'eau limpide venant de la voûte. Jadis, lorsque les femmes désiraient devenir mères, elles allaient en pèlerinage à Saint-Antoine de Galamus, et il leur suffisait de toucher le cordon de la cloche pour voir leurs vœux exaucés.

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La chapelle de Saint-Antoine de Galamus

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Les lieux ont été réaménagés au XV ème siècle par les Franciscains.

Ils sont alors devenus un lieu de pèlerinage traditionnel les lundis de Pâques pour les Occitans et les lundis de Pentecôte pour tout le sud de l'Occitanie et pour la Catalogne.

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La chapelle de Saint-Antoine de Galamus

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A gauche, le christ sur la croix au fond de la chapelle de saint-Antoine de Galamus.

A droite, oeuvre sculptée en bois représentant "le Christ et l'humanité" offerte par G. A. Grouiller sculpteur à Saint-Paul de Fenouillet (Cliquez sur la carte pour l'agrandir).

L'oeuvre s'articule ainsi : Le jour de l'ascension, Jésus Christ retourne à son père. Sur Terre l'humanité peut désormer espérer (personnage debout), cependant certains restent aveugles de cet espoir (personnage assis).

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A gauche, la sépulture de l'ermite frère Pierre. A droite, agrandissement du texte inscrit sur sa pierre tombale.  (Cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Le célèbre ermitage de Galamus dans lequel se succédèrent jusqu'en 1936, de nombreux anachorètes. Vêtu d'un grand manteau de bure l'ermite de Galamus arpentait régulièrement les terroirs environnants quêtant et vendant des produits de cueillette pour assurer sa subsistance. Familier du monde sauvage, gardien des marges, aux lisières des terroirs dans son "nid d'aigle" accroché à la paroi abrupte, l'ermite de Galamus était un interlocuteur privilégié des jeunes qui fréquentaient assidûment son territoire.

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La route est aussi impressionnante que le précipice des gorges de Galamus

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Les gorges de Saint-Antoine de Galamus (Cliquez sur la carte pour l'agrandir)

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Les gorges de Saint-Antoine de Galamus

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Zoom sur l'Agly qui coule au fond des gorges de Saint-Antoine de Galamus

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L'ermitage de Saint-Antoine de Galamus est dissimulé de la route qui le surplombe

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Une promenade à pied sur cette petite route des gorges de Saint-Antoine de Galamus

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Je m'y suis risqué en voiture pour regagner le Nord des Corbières, il faut prier de ne croiser personne au mauvais endroit. Car les zones de croissements sont limitées.

Gorges de Galamus 034Les gorges de Saint-Antoine de Galamus

Gorges de Galamus 038Les gorges de Saint-Antoine de Galamus, avec l'ermitage en bas à droite.

Un belvédère surplombe les gorges, il est situé peu après le tunnel taillé dans la roche, delà vous pouvez admirer l'ermitage suspendu au flanc de la paroi rocheuse aux couleurs changeantes en fonction de la position du soleil.

Gorges de Galamus 024

Les gorges de Saint-Antoine de Galamus

Gorges de Galamus 018Des paysages magnifique s'offrent à vous à la sortie des gorges de Galamus.

Comme à l'accoutumée, voici pour les amateurs des photos anciennes du site de Galamus :

Gorges de Galamus 214 en 1905

Les gorges de Saint-Antoine de Galamus en 1905

Gorges de Galamus 201 en 1905

Les gorges de Saint-Antoine de Galamus en 1905

Gorges de Galamus 202 en 1980   Gorges de Galamus 203 en 1905

A gauche, les gorges de Saint-Antoine de Galamus en 1980, au même endroit que la photo précédente. A droite, photo datant des années 1905.

Gorges de Galamus 209 en 1905

Le tunnel taillé dans la roche aux gorges de Saint-Antoine de Galamus en 1905

Gorges de Galamus 210 en 1905

Les gorges de Saint-Antoine de Galamus en 1905

Gorges de Galamus 204 en 1905    Gorges de Galamus 206 en 1905

Les gorges de Saint-Antoine de Galamus dans les années 1905.

A gauche, la sortie du défilé au Nord, côté du département de l'Aude. Et à droite, le sentier menant à l'ermitage de Saint-Antoine de Galamus

Gorges de Galamus 207 en 1905   Gorges de Galamus 213 en 1905

Les gorges de Saint-Antoine de Galamus dans les années 1905

Gorges de Galamus 211 en 1905   Gorges de Galamus 218 en 1905

Les gorges de Saint-Antoine de Galamus dans les années 1905.

Sur la photo de gauche, on aperçoit le sentier descendant en lacets vers l'ermitage.

Gorges de Galamus 212 en 1905

Les gorges de Saint-Antoine de Galamus dans les années 1905, la grotte chapelle

Gorges de Galamus 215 en 1905

L'entrée des gorges de Saint-Antoine de Galamus dans les années 1905.

Voici le texte écrit à gauche sur cette photo :

Chapelle de "Priez sans cesse"

Dint a qu'él roc pélat qué traouco la Sabino

Oun l'Aiglo dins soun bol gaou sabo soul béal

Penjat per un courdel d'ame la barro mino,

L'homé coumo l'aouset à troubat un cami.

 

Ce texte est un quatrain, en occitan, de Léonses Rives, qui a été gravé à l'entrée du tunnel ouvrant les gorges en 1892 l'écriture exact est en réalité celle-ci :

"-  Dins aquel roc pelat que trauco la sabino

- Oun l'aglo dins soun bol gausabo soul beni

- Penjat per un courdel ambe la barromino

-  L'home coumo l'ausel a troubat un cami."

 

Qui veut dire :

- " Dans ce roc pelé que troue la sabine

 - Où l'aigle dans son vol osait seul venir

-  Pendu par une corde avec la barre à mine

- L'homme comme l'oiseau a trouvé un chemin."

Gorges de Galamus 216 en 1905

Le tunnel des gorges de Saint-Antoine de Galamus dans les années 1905

Gorges de Galamus 219 en 1955

Les gorges de Saint-Antoine de Galamus en 1950

Gorges de Galamus 217 en 1905

Le tunnel des gorges de Saint-Antoine de Galamus dans les années 1905

Gorges de Galamus 222 en 2000  Gorges de Galamus 221 en 2000

L'ermitage des gorges de Saint-Antoine de Galamus en 1980

Gorges de Galamus 208 en 1980

L'ermitage des gorges de Saint-Antoine de Galamus en 1980

Gorges de Galamus 220 en 2000

L'ermitage des gorges de Saint-Antoine de Galamus illuminé la nuit en 2000

 

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